Travaillez sous un pont élévateur en toute sécurité !
ÉCLAIRAGE
Qu’est-ce que la mobilité douce ?
AVERTISSEUR(S)
Votre rubrique d’actus prévention
SOUS LE CAPOT
Chutes : comment éviter les faux pas ?
PLEIN PHARE
Témoignage de Florent FICHTER, spécialiste de la location de voitures haut de gamme
ASSISTANCE
Un addictologue en ligne, pour lutter contre les conduites addictives
TABLEAU DE BORD
Travaillez sous un pont élévateur en toute sécurité !
DÉTECTEUR(S)
Votre rubrique d’actus santé
JEU-CONCOURS
Juin - Juillet - Août 2026
Cette publication trimestrielle est éditée par : IRP AUTO SolidaritéPrévention, association Loi 190139, avenue d’Iéna - CS 21687 - 75202 Paris cedex 16 - Directeur de la publication et représentant légal : Jules SITBON - Comité de rédaction : Axel DERROUGH, Anne GEESEN, Sophie KOREN-BÉDÉ, , Assiyatou Isabelle SARR - Rédactrice en chef : Manon LEONARD – Conception et réalisation : agence Avec des Mots - 27, rue de Solférino 92100 Boulogne-Billancourt Crédits photos : Adobestock, DR, Juliette HALLIEZ , IRP AUTO Solidarité-Prévention, iStock - Illustrations : infographie / Lionel TARCHALA, portraits / David DESPAU - Impression : imprimerie Roto Armor (certification PEFC et Imprim’vert) - Z.A. de Fournello 22170 Plouagat - Façonnage : imprimerie Solidaire (entreprise adaptée, certifications Imprim’vert, PEFC et FSC) - 1, rue Belatrix 53470 Martigné-sur-Mayenne - Papier : Condat 100 % PEFC - Dépôt légal : juin 2026 - Document non contractuel - ISSN : 3076-2073
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LE CADEAU À GAGNER
Roulez en toute sécurité avec un casque de vélo équipé d'un éclairage arrière à 180°, d'oreillettes amovibles et d'une visière rétractable.
À GAGNER !
Ce numéro est distribué avec un encart d’une page recto verso.
TENTEZ VOTRE CHANCE, C'EST FACILE !
Laissez-vous guider. Les réponses se cachent toutes dans ce numéro : bonne chance à vous !
BRAVO AUX 3 HEUREUX GAGNANTS DU NUMÉRO PRÉCÉDENT ! Félicitations à M. Bachir Mehdi BAREK (Polignac), Mme Laetitia MOTZ (Chilly-Mazarin) et M. Mathieu BOURBON (Montigné-le-Brillant), tirés au sort parmi les bonnes réponses du jeu-concours de mars 2026 qui ont chacun gagné un oreiller à mémoire de forme, d’une valeur de 85 € TTC.
*Casquevélodevillebeige(tailleL,59/62cm),d’unevaleurde:109,99€TTC.Jeuréservéauxsalariésdesservicesdel’automobile.Consultezle règlement sur votre Espace Solidarité-Prévention.
QU’EST-CE QUE
LA MOBILITÉ DOUCE ?
Ce n’est pas parce que vous travaillez dans l’automobile que vous venez forcément au travail en voiture. De plus en plus de salariés optent pour des modes de déplacement alternatifs, regroupés sous le terme de mobilité douce.
Alternative sur les trajets courts
La mobilité douce désigne les déplacements peu ou non motorisés comme la marche, le vélo, les rollers, la trottinette ou le vélo à assistance électrique, notamment pour les trajets domicile–travail. Elle séduit par ses bénéfices : activité physique, réduction du stress, économies et impact environnemental limité. La mobilité douce peut représenter une alternative pratique à la voiture, surtout sur les trajets courts.
Des risques spécifiques
La mobilité douce suppose aussi de partager l’espace public avec d’autres usagers et de circuler parfois dans des conditions complexes : trafic dense, météo
« Attention aux conditions de circulation parfois complexes. »
Minnoug Moussa COULIBALY, préventeur santé et sécurité chez IRP AUTO.
défavorable, visibilité réduite ou infrastructures inadaptées. Chutes, collisions avec d'autres véhicules, etc. Lorsque des accidents surviennent sur le trajet domiciletravail, ils sont considérés comme des accidents de trajet.
Une vigilance accrue permanente
Pour limiter les risques, quelques réflexes sont essentiels : porter des équipements de protection (casque, éléments réfléchissants, etc.), rester
visible, respecter le Code de la route et anticiper les comportements des autres usagers. Quel que soit le mode de transport, la prévention des accidents de trajet concerne tous les salariés.
ENVIE D’EN SAVOIR PLUS ?
Découvrez notre article sur la mobilité douce pour rouler en toute sécurité, sur notre page #TOUTROULE
La mobilité douce permet de réduire la pollution sonore et les émissions de gaz à effet de serre, tout en favorisant votre santé physique et mentale.
RISQUES PSYCHOSOCIAUX
Burnout, des signaux d’alerte...
Le syndrome d'épuisement professionnel, ou burnout, est un ensemble de réactions consécutives à des situations de stress professionnel chronique. L’entourage professionnel est souvent le premier à repérer les signaux d’alerte. Ces signes se regroupent en cinq grandes catégories. Sur le plan émotionnel, l’épuisement se traduit par de l’anxiété, de l’irritabilité ou une perte d’émotions. Les troubles cognitifs apparaissent avec des difficultés de concentration, d’attention ou de mémoire. La motivation diminue : désengagement, perte de sens du travail et doutes sur ses compétences. Les comportements peuvent évoluer vers l’isolement ou des conduites addictives. Enfin, écoutez les signaux de votre corps : troubles du sommeil, vertiges ou douleurs musculosquelettiques. Que faire si vous vous sentez concerné ? Ne restez pas seul ! Parlez-en à un collègue, à votre manager, au service ressources humaines, au comité social et économique (CSE) ou au médecin du travail. C’est une première étape essentielle pour agir efficacement.
POUR
ALLER + LOIN
IRP AUTO vous accompagne avec des conseils pratiques et des ressources dédiées pour préserver votre équilibre et votre bien-être. Pour en savoir plus, rendez-vous sur IRPAUTO&moi.
RISQUE INCENDIE
jetez
d’eau sur de l’huile en feu !
Au contact de l’huile brûlante, l’eau se vaporise instantanément et projette les flammes, provoquant un embrasement violent. En atelier automobile, ce risque existe notamment lors de travaux sur moteurs, vidanges ou zones grasses chauffées. En cas de feu d’huile, coupez la source de chaleur et utilisez un extincteur adapté (mousse, poudre ou CO2) et donnez l’alerte immédiatement.
RISQUE ÉLECTRIQUE
Savez-vous ce qu’est un arc électrique ?
En intervenant sur des installations électriques, vous pouvez être confrontés à un arc électrique. Comment ? Une décharge intense circule dans l'air entre conducteurs quand des règles de prévention ne sont pas respectées ou quand l'environnement est propice (humidité, poussières, matériel endommagé, etc.). Cette décharge génère une chaleur extrême, une lumière aveuglante et des projections pouvant brûler ou blesser gravement. Pour être sûr d'être bien protégé : travaillez hors tension, respectez les procédures, utilisez des outils isolés et portez des gants, des lunettes et des vêtements adaptés.
LE CHIFFRE
30 %
C’est la part que représentent les atteintes de l’épaule dans les troubles musculosquelettiques. Elles sont souvent appelées « tendinites de la coiffe des rotateurs »
Source : INRS
RISQUE INCENDIE
À chaque type d’incendie son extincteur
Pour vous permettre de réagir efficacement en cas d’incendie, il est essentiel de repérer l’emplacement des extincteurs, mais aussi de mieux connaître les classes de feux et les matériels appropriés.
Les feux sont classés en 5 classes : Classe A, matériaux solides (bois, papier, textile) ; Classe B, liquides inflammables (essence, huiles) ; Classe C, gaz (propane, butane) ; Classe D, métaux combustibles, Classe F, huiles et graisses (cuisines).
Et les extincteurs correspondent à ces types de feu :
• À poudre (ABC) : polyvalent pour la majorité des risques en atelier.
• CO2 (dioxyde de carbone) : pour les feux de liquides et risques électriques, sans résidu.
• À mousse : pour les liquides inflammables (classe B).
• À eau/additif : pour les feux de matériaux solides (classe A) et certains liquides (à éviter sur l’électricité).
• Poudres spéciales (classe D) : pour les feux de métaux, rares mais dangereux.
En atelier, vous avez surtout à disposition des extincteurs ABC et CO2 normalement placés pour être accessibles rapidement : près des zones à risque (soudure, stockage de carburant, équipements électriques) et dans les zones de passage fréquent.
TMS
POUR
ALLER + LOIN
Pour tout savoir sur le (bon) choix d’extincteur, consultez notre page #TOUTROULE
Ne portez pas tout sur vos épaules
Très sollicitées au quotidien, les épaules sont particulièrement exposées aux douleurs si l’on n’adopte pas les bons réflexes. Articulations complexes et fragiles, elles sont mises à rude épreuve aussi bien au travail (port de charges, gestes répétitifs, postures contraignantes) qu’à la maison. Douleurs, raideurs ou blocages doivent alerter. Pour limiter les risques, adaptez votre posture et votre environnement de travail, faites des pauses, alternez les tâches, réduisez les charges et utilisez les aides disponibles (bien ajuster la hauteur du pont élévateur, par exemple).
POUR ALLER + LOIN
Découvrez le guide de prévention « Gestes et postures » recensant toutes les bonnes postures à adopter pour rester en forme, sur votre Espace Solidarité-Prévention > Mes Ressources.
ÉQUIPEMENT
GANTS DE PROTECTION TACTILES
Connectés en sécurité !
Pourquoi ?
À l’heure où les outils numériques envahissent les zones de travail, les équipements de protection individuelle doivent s’adapter à ces nouveaux usages. À chaque fois que vous retirez vos gants pour manipuler un écran (tablette, smartphone, dispositif embarqué) vous exposez vos mains à des risques et interrompez votre niveau de protection, au détriment de votre santé et sécurité.
La solution ?
Avec les gants de protection tactiles, vous pouvez interagir avec vos outils numériques tout en conservant une protection optimale !
Notre conseil
La fonctionnalité tactile peut être intégrée sur presque tous les types de gants (électrostatiques, anti coupures, imperméables, résistants à la chaleur, etc.). Mais attention ! Certains gants chimiques ne sont pas concernés. Généralement, un pictogramme directement sur le gant permet d’indiquer s’il est tactile ou non.
CHUTES
COMMENT ÉVITER LES FAUX PAS
LE CONTEXTE :
Dans les ateliers, concessions et autres lieux de passages, les chutes restent l’un des accidents les plus fréquents. Sols glissants, passages encombrés, désordre, éclairage faible ou manutentions précipitées créent des situations propices aux accidents, parfois graves, malgré leur apparente banalité.
LES ENJEUX :
Identifier les causes des chutes et adopter les bons réflexes est essentiel pour réduire nettement les accidents. Cette vigilance individuelle et collective renforce la sécurité, protège la santé et améliore l’organisation au quotidien.
?
1 Source : Ameli
C’EST LE NOMBRE D’ACCIDENTS DU TRAVAIL1 qui sont liés à une chute, chaque année en France. LE CHIFFRE
LES
3 CONSEILS À RETENIR
• GARDEZ VOTRE ESPACE DE TRAVAIL PROPRE ET DÉGAGÉ : sols essuyés, outils rangés, câbles sécurisés.
• UTILISEZ LE MATÉRIEL ADAPTÉ, surtout pour les travaux en hauteur (escabeau, plateforme stable, etc.).
• RESTEZ VIGILANT EN VOUS DÉPLAÇANT : marchez calmement, portez des chaussures antidérapantes, sécurisez les zones à risque.
Parce que les chutes de plain-pied sont plus fréquentes que les chutes de hauteur et peuvent avoir des conséquences graves pour les salariés et les travailleurs indépendants, restez vigilants dans votre espace de travail.
2e
Les chutes de hauteur sont la 2e cause de mortalité au travail (après les risques routiers) et la 3e cause d’incapacité permanente et d’arrêts de travail1
LES CHUTES DE PLAIN-PIED SONT DE LOIN LES PLUS COURANTES : glissades, trébuchements, faux-pas et autres pertes d’équilibre, etc. En effet, elles surviennent sans différence de niveau, de la façon la plus « anodine », simplement en marchant. Elles peuvent être causées par un sol glissant (huile, eau, graisse, etc.), un sol encombré (outils, câbles, pièces) ou un sol irrégulier (tapis, plaques, trous).
11 %
C’est la part des chutes de plain-pied dans l’ensemble des accidents du travail. Elles sont aussi responsables de 15 % des incapacités permanentes les plus graves1
CONTEXTES DE CHUTE MULTIPLES
Les chutes de hauteur : elles impliquent une différence de niveau : chute d’un escabeau, d’une plateforme, du haut d’une fosse, ou en travaillant sur un véhicule (coffre, capot, plateau, etc.). Elles peuvent survenir lorsque l’on monte sur du matériel non prévu pour cela (roues, sièges, bidons), lorsqu’un escabeau est instable ou mal positionné, ou encore si les protections collectives ne sont pas utilisées (garde-corps, plateforme sécurisée).
Les chutes liées à une dénivellation : dans ce cas, les chutes ne viennent pas d’une « hauteur » importante, mais d’une marche, d’une rampe ou d’une bordure mal identifiée. Elles sont typiques dans les zones de stockage, les entrées d’atelier, les passages entre showroom et atelier, etc.
LE RÔLE CLÉ DE VOS GESTES QUOTIDIENS
La sécurité repose autant sur le matériel mis à disposition que sur les réflexes de chacun. De simples gestes du quotidien peuvent faire toute la différence.
Le premier d’entre eux consiste à garder l’espace de travail propre et dégagé. Une flaque d’huile essuyée immédiatement, un câble réenroulé, une clé rangée : autant de petites attentions qui évitent de grandes glissades. Plus l’environnement est ordonné, moins le risque de chute est présent.
Autre réflexe essentiel : utiliser le bon matériel pour accéder aux zones en hauteur. Monter sur une roue, un bidon ou un siège pour attraper quelque chose au-dessus de soi peut sembler pratique sur le moment, mais c’est une vraie fausse bonne idée. Un escabeau stable, une plateforme adaptée et un matériel en bon état restent la meilleure garantie d’éviter une chute. Prendre dix secondes pour vérifier la stabilité d’un équipement, c’est gagner des jours, voire des semaines, sans blessure.
10 SITUATIONS DE TRAVAIL À RISQUE
• Les circulations au sein de l’établissement
• Les circulations à l’extérieur
• Les déplacements dans les escaliers
• Les interventions en toiture (hors opérations de construction)
• Les accès et travaux en mezzanine
• Les travaux en hauteur (entreposage, mise en rayon, maintenance, etc.)
• Les déplacements autour du poste de travail (y compris dans les bureaux)
• Les montées et descentes de véhicules
• Les déplacements sur les quais de chargement ou de déchargement
• Les travaux de nettoyage et de propreté
LA VIGILANCE DANS TOUTES SITUATIONS
La vigilance s’impose également lors des déplacements. Marcher plutôt que courir, surtout dans les zones humides ou proches des fosses, réduit nettement les risques. Les chaussures de sécurité jouent elles aussi un rôle important : leurs semelles antidérapantes sont de précieux alliés sur
Toute distraction, comme l’usage du téléphone ou d’une tablette peut troubler votre attention, votre vigilance... Et donc compromettre votre sécurité même dans une situation anodine.
les sols gras ou mouillés. Et si vous repérez un éclairage défaillant, une dalle abîmée ou un sol glissant, ne laissez pas passer : le signaler rapidement, c’est protéger l’ensemble de l’équipe.
Enfin, les accès et dénivellations doivent rester sécurisés en permanence. Une fosse laissée ouverte, une chaîne oubliée, un capot de protection mal remis en place, et la chute peut être immédiate. Avant de commencer une intervention, un simple coup d’œil pour vérifier que les barrières et protections sont en place permet d’éviter bien des accidents.
3 questions à…
ALEXANDRE BRANLY, INGÉNIEUR HSE (Hygiène Sécurité Environnement) à l’ACMS* de la Région Île-de-France
* ACMS : Association interprofessionnelle des centres médicaux et sociaux de santé au travail.
« Je suis déjà tombé : une chute d’environ un mètre, heureusement sans gravité. En marchant sur le bac de batterie d’un camion, celui-ci a glissé et m’a fait perdre l’équilibre. Depuis cet incident, je suis beaucoup plus vigilant. Les formations aux gestes et postures ainsi que les échauffements, réalisés chaque matin avant la prise de poste, m’aident à travailler en toute sécurité. »
Jonathan BERTHE, Mécanicien poids lourds chez Renault Trucks Dubreu (59)
Selon vous, pourquoi les chutes restentelles l’un des accidents les plus fréquents, dans les services de l’automobile ?
A. B. : Les chutes représentent plus de 20 % des accidents du travail, d’où leur place prioritaire dans les politiques de prévention nationales. Dans l’automobile, ce risque est tellement intégré au quotidien qu’il peut devenir invisible. Souvent jugé bénin, il est banalisé et conduit à des situations de négligence : sols souillés non traités, fosses non sécurisées, travail en hauteur avec du matériel inadapté, mauvaises habitudes… La routine, la pression de production, l’urgence et la sous-estimation du risque renforcent ces situations. Quand le danger fait partie du décor, la vigilance baisse, ce qui explique la fréquence des accidents.
Y a-t-il des zones particulièrement accidentogènes dans le secteur automobile ?
A. B. : Les environnements de travail y sont complexes et très sollicités. Les zones les plus accidentogènes sont les ateliers, les fosses, la maintenance, la logistique et les quais de chargement, par exemple. On y cumule sols glissants, encombrements, différences de niveaux et circulation plus importante. Il est important de sécuriser les escaliers. Des escaliers en bon état, correctement
éclairés, dotés de mains courantes et de nez de marche antidérapants, contribuent à limiter les chutes.
Quels sont, selon vous, les comportements les plus efficaces pour réduire les chutes au quotidien ?
A. B. : Ils sont simples à adopter au quotidien. Il faut traiter le danger tout de suite (essuyer un sol souillé immédiatement, ramasser ce qui traîne, signaler ou sécuriser sans attendre). La majorité des accidents survient quand on remet à plus tard ! Regarder où l’on marche, anticiper les obstacles est également essentiel, car beaucoup de chutes viennent d’un manque d’attention, non d’un manque de règles. La vigilance se travaille à chaque pas : ralentir, observer, éviter les distractions (surtout l’usage du téléphone !), suivre les chemins sécurisés et rester attentif aux autres. Il faut aussi refuser la banalisation, car ce n’est pas parce qu’une situation est habituelle qu’elle est acceptable. Enfin, il est important de porter des EPI adaptés (chaussures de sécurité antidérapantes par exemple), d’utiliser des équipements de travail conformes et sécurisés pour travailler en hauteur.
Pour rappel, l’article R. 4323-89 du Code du travail précise qu’« il est interdit d’utiliser les échelles, escabeaux et marchepieds comme poste de travail […] »
FLORENT FICHTER, CO-FONDATEUR DE LUXURY CLUB (PARIS 17)
« Une passion partagée avec les clients. »
Depuis 2008, Luxury Club est spécialisé dans la location courte durée de véhicules haut de gamme. Florent FICHTER nous ouvre les portes de cette activité.
Avec un parc de 30 voitures (15 sportives et 15 SUV premium), Luxury Club s’adresse à une clientèle passionnée. « Elle est composée à 60 % de clients français (cadres dirigeants, artisans, commerçants ou actifs franciliens) et à 40 % de touristes étrangers. Certains louent pour un événement, d’autres sont des habitués parisiens qui ne souhaitent plus conduire au quotidien »
UN QUOTIDIEN MULTITÂCHE ET RYTHMÉ
« Avec mes 3 collaborateurs, notre quotidien est très varié : vérification de l’état du parc,
organisation des livraisons, gestion administrative, accueil des clients, conduite des véhicules et parfois leur entretien ». Un rythme qui convient bien à Florent FICHTER qui travaille dans l’automobile depuis l’âge de 17 ans : il a notamment évolué chez Opel et BMW, « où les processus qualité étaient très structurés ».
DES PROCÉDURES
MILLIMÉTRÉES
« J’ai appliqué cette rigueur à la location. Chaque étape est standardisée » : vérification des documents, caution, contrôle d’identité, contrat dématérialisé avec photos horodatées et géolocalisées, état du véhicule, etc. La mise en main suit aussi un parcours précis, de l’ouverture du véhicule aux spécificités techniques et organes de sécurité. Rien n’est laissé
FLASHEZ CE CODE pour voir l’interview vidéo de Florent.
au hasard pour assurer une expérience à la fois sécurisée et haut de gamme.
DES RISQUES ATYPIQUES ?
Des véhicules haut de gamme qui peuvent susciter des comportements inadaptés de la part d’autres automobilistes comme : se mettre à hauteur pour filmer ou prendre des photos en accélérant ou en freinant brutalement au mépris des règles de sécurité. « Mon équipe et moi avons tous été formés pour adopter les bons réflexes, car ces situations ont pu générer un sentiment d’insécurité et de peur ». Un métier qui fait aussi face à de plus en plus de demandes de dernière minute des clients. « Ce qui peut être source de stress. Mais notre organisation est bien rodée et permet de rester efficaces ».
ADDICTIONS, EN PARLER C’EST DÉJÀ PRÉVENIR...
LE WEB EN PARLE
Les conduites addictives peuvent concerner l’alcool, les drogues, les médicaments, mais aussi certains comportements comme les jeux ou encore l’usage excessif des écrans. Parfois banalisées, elles peuvent pourtant avoir de lourdes conséquences sur la santé, la sécurité et le travail collectif. Baisse de vigilance, erreurs,
IRP AUTO VOUS EN PARLE
« Un service d’accompagnement confidentiel et sans jugement. »
« Alcool, drogues, tabac, téléphone portable, les situations d’addiction peuvent toucher chacun d’entre nous, directement ou à travers un proche, sans prévenir et sans distinction. Elles ont souvent des répercussions sur la santé, la vie personnelle et le travail. Conscient de ces réalités, IRP AUTO propose un service d’accompagnement téléphonique, pour permettre aux salariés de la branche des services de l’automobile de ne pas rester seuls face à ces difficultés. Ce dispositif offre un espace d’écoute et de conseils avec des spécialistes, dans un cadre confidentiel et sans jugement. L’objectif n’est pas de stigmatiser, mais d’aider, d’informer et d’orienter, dès les premières questions ou inquiétudes, que la situation vous concerne directement ou touche une personne de votre entourage (professionnel ou personnel). »
Aurélie PIERRON, responsable du département Solidarité-Prévention.
Vous n'êtes pas seul ! Pour vous aider à faire face à des difficultés personnelles, à une addiction ou à des situations de vie délicates, des dispositifs d’accompagnement sont à votre disposition. Retrouvez-les dans votre Espace Solidarité Prévention et votre Espace Aides & Avantages.
accidents ou tensions entre collègues sont des signaux d’alerte à ne pas ignorer, notamment dans des métiers où la sécurité est essentielle. Prévenir les conduites addictives, c’est avant tout en parler sans tabou, repérer les situations à risque et orienter les personnes concernées vers les bons interlocuteurs.
COMMENT EN BÉNÉFICIER ?
Accéder au service d’accompagnement d’IRP AUTO est simple. Il suffit d’appeler le 097 100 1000 (appel non surtaxé, coût selon opérateur) du lundi au vendredi de 8 h 30 à 18 h 30. Après un premier échange et en fonction de la situation rencontrée, l’appel est transféré à un addictologue. Ce professionnel peut vous accompagner si vous vous sentez confronté à une addiction (alcool, drogues, jeux, écrans, etc.) ou si vous vous inquiétez pour un proche et ne savez pas comment réagir. Les échanges sont strictement confidentiels et sans limitation de durée. Parler à un spécialiste peut être un premier pas utile, pour soi ou pour aider quelqu’un d’autre. Contactez-nous pour que nous puissions trouver ensemble l’accompagnement le mieux adapté à votre situation et à vos besoins !
BONNES PRATIQUES
Travaillez sous un pont élévateur en toute sécurité !
Indispensable en atelier, le pont élévateur facilite de nombreuses interventions sur les véhicules. Mais son utilisation n’est pas sans risques : chute du véhicule, écrasement, troubles musculosquelettiques ou encore chutes d’objets. Connaître ces dangers et appliquer les bonnes pratiques est essentiel pour travailler en sécurité et préserver sa santé au quotidien. Le Mag vous en dit plus sur les bons usages et les points de vigilance à avoir.
1 ASSUREZ-VOUS d’avoir et de maintenir une zone de travail propre et dégagée autour du pont élévateur.
2 VEILLEZ à éviter qu’outils, câbles ou débris soient des obstacles (donc dangereux) et entravent le fonctionnement du pont.
COMMANDES
Ne vous éloignez pas des commandes.
PÉRIMÈTRE
Ne vous placez ni sous le véhicule, ni à proximité immédiate. Ne laissez ni outil ni matériel dans la zone.
VÉHICULE
N’intervenez pas sur le véhicule.
PRATIQUES ANTI-TMS*
1. Adaptez la hauteur de travail pour une activité moins contraignante pour vos bras, vos épaules, votre dos.
2. Choisissez des outils adaptés pour diminuer les efforts.
3. Utilisez des équipements de soutien (vérins, tables mobiles, etc.).
POSITION
Ne tentez jamais de corriger l’équilibre du véhicule en l’air ! Arrêtez immédiatement la manœuvre et abaissez le pont si besoin.
4. Utilisez un éclairage au sol ou des éclairages d’appoint (baladeuse, l ampe frontale, etc.).
* Troubles musculosquelettiques
4 tonnes
C’EST LE POIDS MOYEN POUVANT ÊTRE SOULEVÉ PAR UN PONT ÉLÉVATEUR DEUX COLONNES. À noter que la capacité indiquée sur le pont élévateur est la charge maximale totale en fonctionnement.
Tableau
5 PRIORITÉS AVANT UTILISATION
CONSIGNES ESSENTIELLES !
Vérifiez l’état général du pont élévateur avant utilisation (câbles, chaînes, supports).
—
Respectez toujours la capacité de charge maximale indiquée par le fabricant.
—
Assurez-vous que le véhicule soit correctement positionné sur le pont.
—
Veillez à centrer les roues sur les bras de levage ; placer les points d’appui du pont sous les points de levage dédiés du véhicule.
—
Ne vous appuyez jamais sur le véhicule.
3
GARDEZ toujours à proximité un extincteur d’incendie.
4
PORTEZ des équipements de protection individuelle appropriés (gants, lunettes et chaussures de sécurité).
VÉRIFICATIONS
À faire : contrôle visuel, absence d’anomalie, entretien à jour du pont élévateur, etc.
5
UTILISEZ toujours les dispositifs de verrouillage du pont élévateur.
POSITIONNEMENT
À faire : respecter les points de levage et la charge maximale possible.
UN PROBLÈME OU DYSFONCTIONNEMENT ?
Arrêtez immédiatement son utilisation. Prévenez votre employeur afin qu’il fasse appel à un professionnel qualifié.
SÉCURISATION
À faire : veiller à ce que le sol soit dégagé et qu’il y ait un éclairage suffisant.
URGENCES
Accident, malaise, incendie... Qui appeler ?
En France, le 15 (SAMU) est à appeler pour toute urgence médicale : malaise, blessure grave, perte de connaissance. Le 18 (pompiers) intervient en cas d’incendie, d’accident de la circulation ou de danger immédiat. Le 17 (police et gendarmerie) concerne les situations de violence, de vol ou de menace. Le 112, numéro d’urgence européen, permet de joindre les secours partout dans l’Union Européenne. Pour les personnes malentendantes, sourdes, sourd-aveugles et aphasiques, vous pouvez contacter le 114 (par application, Internet et SMS). Mémorisez ces numéros, vous gagnerez de précieuses minutes en cas d’urgence. Bon à savoir : si vous avez contacté un numéro d’urgence, vous pouvez être recontacté via le 0 800 112 112. Ce numéro est gratuit, le fait de décrocher ne vous sera pas facturé ni surtaxé.
SOMMEIL
POUR
ALLER + LOIN
Retrouvez nos conseils pour vous aider à identifier le bon service à contacter sur notre page #TOUTROULE. De bons réflexes qui peuvent sauver votre santé !
Les bienfaits de la micro-sieste
Courte et facile à intégrer, la sieste flash (ou micro-sieste) dure entre 10 et 20 minutes. Elle permet de récupérer rapidement sans entrer dans un sommeil profond, évitant la sensation de lourdeur au réveil. Ses bénéfices sont reconnus : amélioration de la concentration, de la vigilance et de la mémoire, réduction du stress et de la fatigue, et limitation des erreurs liées à la somnolence.
La sieste flash ne peut se faire que sur les temps de pause, dans un espace adapté, et jamais au détriment des consignes de sécurité. Lorsqu’elle est organisée
et autorisée par l’employeur, elle peut constituer un levier complémentaire de prévention de la fatigue et des risques professionnels.
EN CHIFFRE
3 à 5
C’est le nombre minimum de cycles de 90 minutes en moyenne pour passer une bonne nuit de sommeil.
Source : Inserm
NUMÉRIQUE Votre
Carte Vitale à portée de main avec l’application
Gratuite et disponible sur l’AppStore et Google Play, l’application Carte Vitale transforme votre smartphone en véritable outil numérique ! Elle permet d’accéder aux mêmes services que la carte physique, tout en ouvrant la voie à de nouveaux usages en ligne.
Pratique et toujours à portée de main, l’application Carte Vitale est sécurisée, simple à utiliser et constamment à jour : plus besoin de chercher sa carte, elle vous accompagne partout.
Son activation est possible selon deux parcours, en fonction de votre situation : • si vous disposez de la nouvelle carte nationale d’identité électronique, vous pouvez activer votre application via l’identité numérique France Identité ; • si vous ne possédez pas cette carte ou ne souhaitez pas utiliser France Identité, une activation par vérification vidéo est proposée. Attention toutefois : le déploiement de l’application est progressif chez les professionnels de santé. Il est donc recommandé de conserver également votre Carte Vitale physique.
Entre progrès réels et vigilance à maintenir
Grâce aux avancées scientifiques, le VIH1 n’est plus la maladie mortelle qu’il était il y a trente ans. Les traitements permettent aujourd’hui de vivre durablement avec le virus et de réduire fortement les risques de transmission. Pourtant, l’épidémie est loin d’être terminée. Selon une étude de Santé publique France, entre 2014 et 2023, le nombre de découvertes de séropositivité a augmenté de 41 % chez les 15-24 ans, alors qu’il a diminué de 15 % chez les adultes. Cette hausse concerne surtout les DROM2 et la métropole hors Île-de-France.
Autre signal d’alerte : en Europe, plus d’un diagnostic sur deux est posé tardivement, notamment chez les personnes contaminées par voie hétérosexuelle et les usagers de drogues injectables. Le nombre de personnes vivant avec un VIH non diagnostiqué est en augmentation.
Face à ces constats, la prévention reste essentielle : se protéger grâce à l’utilisation de préservatifs, se faire dépister régulièrement et s’informer sont des réflexes clés pour préserver sa santé et celle des autres.
1 Virus de l’immunodéficience humaine (ou sida) ; 2 Départements et régions d’Outre-mer.
POUR
ALLER + LOIN
Vous recherchez une adresse de dépistage gratuit pour le VIH, une infection sexuellement transmissible (IST) ou une hépatite ? Vous pouvez vous rendre dans un Centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD).
SPORT
En été, gardez la forme sans surchauffer !
Quand les températures grimpent, continuer une activité physique peut sembler difficile. Pourtant, le sport reste bénéfique, à condition d’adapter ses pratiques. Bouger régulièrement aide à préserver sa forme, à limiter les douleurs musculaires et à évacuer le stress, des atouts précieux dans des métiers souvent physiques. Par forte chaleur, des règles s’imposent : privilégiez les heures les plus fraîches (tôt le matin ou en soirée), réduisez l’intensité des efforts et faites des pauses régulières. L’hydratation est aussi essentielle. Boire avant, pendant et après l’effort, sans attendre la sensation de soif. Des vêtements légers, respirants et de couleur claire permettent aussi de mieux réguler la température corporelle. En cas de fatigue inhabituelle, de maux de tête ou de vertiges, il est important d’arrêter immédiatement l’activité. Adaptez votre pratique à la chaleur, c’est protéger votre santé tout en continuant à bouger en toute sécurité.
LE CONSEIL DE L’EXPERT
ACTIVITÉ
Le sport à domicile
Il n’est pas toujours facile de pratiquer une activité sportive à la maison, c'est pourquoi IRP AUTO Solidarité-Prévention vous propose une série de vidéos pour vous aider et vous motiver ! En quelques minutes, vous bougez vraiment, vous relâchez les tensions et vous entretenez votre forme, sans matériel spécifique ni organisation compliquée. Chaque séance propose une série de 3 exercices simples et efficaces guidés par des professionnels connus du monde du rugby, notamment Jacques BOUSSUGE. Dans cette vidéo en particulier, vous renforcerez le haut mais aussi le bas de votre corps avec des équipements maison (chaise et bouteille d’eau). Résultat : vous gagnez en tonicité, vous soutenez votre dos et vous vous sentez plus dynamique.
POUR
ALLER + LOIN
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Jacques BOUSSUGE, ancien champion de rugby
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