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Connectées Magazine 2T 2026

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Si j’étais un ange

Nouvelles de notre territoire

« Connectées » – la revue de l’Association pastorale est une publication de ressources en ligne pour les épouses de pasteur, publiée trimestriellement par la Division Interaméricaine.

Association Pastorale de la Division Interaméricaine. Secrétaire de l’Association

Pastorale : Pr. Josney Rodriguez

Secrétariat-adjoint de l’Association pastorale : Leticia De los Santos

Coordinatrice du Contenu : Leticia De los Santos

Éditrice : Ana Laura Namorado

Traduction Anglais : Rony Arturo Ruiz

Français : Kossivi Sanvi

Direction Créative et Design : Busani/Sam Hdz. Lara

ÉDITORIAL

Nous vivons à une époque où tout va très vite et où presque tout ce que nous désirons est instantanément accessible. Un simple clic suffit pour obtenir l’information dont nous avons besoin. Dans de nombreux endroits, les repas sont livrés à domicile en quelques minutes. Nous disposons de moyens de transport rapides tels que l’avion, Uber ou le taxi, qui nous permettent d’atteindre notre destination sans délai. Les achats effectués en ligne sont livrés dès le lendemain, et l’envoi d’argent, qu’il soit national ou international, ne prend que quelques secondes depuis un téléphone portable. Aujourd’hui, presque tout est instantané.

Cependant, lorsqu’on réfléchit à la vie chrétienne et à la relation que nous devrions entretenir avec Jésus, une question importante se pose : cette relation peut-elle se construire rapidement ? La Bible nous montre que Jésus prenait le temps de prier, de se retirer seul avec son Père. Dans le récit de Marthe et Marie, il est clair que, malgré l’importance des tâches ménagères, « Marie avait choisi la meilleure part ». Elle s’est assise pour écouter Jésus. Il y avait beaucoup à faire, comme préparer le repas pour les invités, mais Marie était captivée par le Maître. Elle a décidé de s’arrêter, de s’asseoir et de prendre le temps d’apprendre de lui. Parfois, sans même nous en rendre compte, nous remettons à plus tard ce qui est essentiel.

« La cause du Christ exige des ouvriers diligents et énergiques. Un vaste champ d’activité s’ouvre devant les Marthes zélées pour l’œuvre religieuse. Mais il faut d’abord qu’elles s’asseyent, avec Marie, aux pieds de Jésus. La diligence, la promptitude et l’énergie doivent être sanctifiées par la grâce du Christ, afin que la vie devienne une puissance invincible au service du bien » — Hijas de Dios [Filles de Dieu] 55.4.

Aujourd’hui, je vous invite à consacrer un moment précis pour vous recueillir et approfondir votre connaissance de Jésus. Certes, nos vies sont trépidantes et nos instants de prière et d’étude sont souvent trop brefs, mais ce qui est véritablement important et précieux requiert du temps. Ne laissez rien vous dérober ces instants privilégiés avec Jésus.

Si vous faites cela, je suis sûre que par la grâce de Dieu, votre vie deviendra une « force irrésistible pour le bien ».

Un câlin, Léticia

« Ne laissez rien vous voler votre temps seul avec Jésus. »

UN MOMENT DE TRANQUILLITÉ

Lecture : « Vers le matin, pendant qu’il faisait encore très sombre, il se leva et sortit pour aller dans un lieu désert où il se mit à prier » (Marc 1.35).

Je dois avouer que je ne suis pas une personne matinale, même si je suis mariée à un « petit oiseau » qui l’est. Mon mari a l’habitude de se lever très tôt, mais pour moi, ces premières heures du matin, lorsque les couvertures sont chaudes et les yeux encore lourds de sommeil, sont trop tentantes pour que je me lève et commence les tâches de la journée. C’est pourquoi, lorsque j’ai lu ce verset, je me suis intéressée à savoir à quelle heure Jésus se levait. Ce jour-là, avant de terminer mon temps de dévotion, j’ai demandé à Jésus : « À quelle heure te réveillais-tu ? » Puis j’ai ajouté : « S’il te plaît, réveille-moi ce soir à la même heure que toi ».

La journée s’est déroulée comme d’habitude. J’ai été occupée par les tâches ménagères, mon travail de bureau, la préparation des repas, la gestion de mes enfants, la réponse aux appels téléphoniques et la préparation de tout le nécessaire pour assumer mes nombreuses responsabilités. Après le culte familial du soir, tous sont partis se reposer, sauf moi. Je fais partie des personnes qui ont plus d’énergie le soir que le matin ; c’est pourquoi, lorsque tout le monde va se coucher et que le silence règne dans la maison, j’aime lire et réfléchir. Cette nuit-là, avant de m’endormir, j’ai dit à Jésus : « N’oublie pas de me réveiller à l’heure où tu te réveilleras pour prier. » Puis, je suis tombée dans un sommeil très profond. Soudain, mes yeux se sont

ouverts et j’ai regardé l’horloge : il était 2 h 45 du matin ! « Que fais-je là, éveillée à cette heure ? » ai-je pensé. Puis, je me suis souvenue de ma demande à Jésus.

« Tu veux dire que tu te réveillais si tôt pour prier ? Je n’arrive pas à y croire ! Je crois que tu ne m’as pas compris quand je t’ai demandé de me réveiller à l’heure même où tu te levais pour prier. Marc dit que tu te réveillais très tôt, mais je ne pense pas que ce soit à cette heure-là ».

Je suis retournée chercher une position confortable dans mon lit et je me suis rapidement rendormie. Le lendemain matin, je me suis réveillée et suis allée à mon endroit habituel pour mon culte personnel, mais je me sentais un peu embarrassée et troublée. J’avais demandé à Jésus de me réveiller à l’heure où il le ferait, et je m’étais réveillée à 2 h 45 du matin. Ce n’était pas possible ! À cette heure-là, tout le monde dort, et mon corps ne supporterait pas d’être éveillé si tôt. Pensant que je n’avais peut-être pas été assez claire dans ma demande, j’ai décidé que, la nuit suivante, je parlerais à nouveau avec Jésus à ce sujet. La journée était terminée, et je me préparais à dormir. Cette fois, j’ai été plus prudente dans ma conversation avec Jésus.

« Hier soir, je t’ai demandé de me réveiller à l’heure où tu le faisais habituellement, mais je crois qu’il y a eu un malentendu : tu m’as réveillé à 2 h 45 du matin. Aujourd’hui, réveille-moi, s’il te plaît, car je veux savoir à quelle heure tu te levais habituellement pour prier. C’est tout ce que je souhaite, et j’espère que nous nous comprenons désormais. Amen ».

Avec cette pensée, je suis allée me coucher

ce soir-là. À 2 h 45 du matin, mes yeux se sont de nouveau ouverts. « Je n’arrive pas à y croire ! Tu te levais si tôt ? Ne m’as-tu pas comprise ? »

J’ai eu du mal à retrouver le sommeil parce que je me sentais anxieuse. J’étais presque certaine que Jésus n’avait pas tort, mais que c’était moi qui refusais d’accepter la réalité selon laquelle le Maître cherchait les premières heures de la journée pour sa communion avec le Père. J’étais convaincue que Jésus m’avait répondu, mais je ne voulais pas admettre cette vérité. J’ai parlé à mon mari de l’incident des deux nuits précédentes, et nous avons pris le temps d’étudier ce que Marc voulait dire en utilisant l’expression « vers le matin, pendant qu’il faisait encore très sombre ». Il m’a expliqué que les Romains divisaient les veillées nocturnes en quatre parties, et que Jésus se réveillait à peu près à la dernière veillée, entre 3 heures et 6 heures du matin. Le commentaire biblique adventiste précise qu’en

été, le soleil se levait vers 5 heures, et que la première lumière visible pouvait être aperçue à 3 h 30 du matin dans la ville de Capernaüm. À présent, tout avait un sens pour moi !

Chères amies, notre Jésus se levait très tôt ! Quelle belle leçon pour nous, qui sommes souvent endormies ! Le Fils de Dieu, la Majesté du ciel, cherchait la direction et l’aide de son Père céleste dès les premières heures du matin. Et nous ? J’imagine ce que vous pensez :

• Jésus n’avait pas d’enfants qui se réveillaient plusieurs fois pendant la nuit ».

• Jésus n’avait pas une personne ronronnant à côté de lui qui l’empêchait de dormir ».

• Jésus n’avait pas à faire autant de choses que moi : la maison, le travail, mes problèmes... »

Ce sont des excuses que nous avons inventées pour nous justifier face à une réalité que nous savons ne pas être celle qu’elle devrait être. Rechercher la présence et la guidance de Dieu dans notre vie quotidienne est une nécessité urgente.

Pendant de nombreuses années, je me suis sentie coupable du manque de régularité dans mon emploi du temps consacré à mes dévotions. Je n’ai jamais cessé de prendre le temps d’être seule avec ma Bible et de prier, mais j’avais l’impression que mon programme de dévotion ne ressemblait pas à celui de beaucoup de mes sœurs et camarades d’église. Cela a duré jusqu’au jour où j’ai lu la déclaration suivante : « Ce dont vous avez besoin pour grandir spirituellement n’est pas une liste d’exigences. Dieu n’a jamais établi une liste de choses que vous devez faire le matin ou le soir pour pouvoir vous connecter avec lui. Ce qu’il cherche, c’est l’amitié avec vous » — Tamyra

«

Ce dont vous avez besoin pour grandir spirituellement, ce n’est pas une liste d’exigences. Dieu n’a jamais dressé de liste de choses à faire le matin ou le soir pour avoir une relation avec lui. Ce qu’il recherche, c’est son amitié. »

Horst, Time for All That’s Important [Du temps pour tout ce qui est important]. Une relation amicale ne se mesure ni au temps ni aux exigences, mais au désir de partager ensemble toute la journée, en permanence.

Depuis lors, j’ai tiré plusieurs leçons que je souhaite partager avec vous, au cas où vous éprouveriez des difficultés à instaurer l’habitude de consacrer du temps à Jésus dans votre routine quotidienne :

1- La première leçon que nous devons toutes apprendre, moi y compris, est celle de nous coucher tôt. Nos tâches ménagères doivent être organisées de manière à ce que nous puissions aller au lit à une heure convenable, afin de dormir le nombre d’heures nécessaires. Jésus se couchait tôt ; c’est pourquoi il pouvait se lever tôt. Nous devons en faire autant.

2- La deuxième leçon consiste à programmer des moments de quiétude. À chaque jour suffit sa peine, et même si nous sommes bien organisées, il y aura toujours des choses à accomplir. Notre priorité doit être de consacrer chaque jour du temps au calme et à l’intimité avec Jésus. Choisissez le moment qui vous convient le mieux et ajustez votre emploi du temps en conséquence.

3- La troisième leçon consiste à déployer tous les efforts nécessaires pour rechercher cette rencontre quotidienne avec Jésus. Satan s’efforcera d’empêcher cela à tout prix, en plaçant d’autres intérêts sur votre chemin. Il déteste que vous vous connectiez à la source de votre puissance. Souvenez-vous qu’il profite de vos batteries spirituelles faibles pour vous faire tomber ; c’est pourquoi il est essentiel de chercher le Seigneur dès le tout début de la matinée. Que ce soit tôt le matin, dans le calme de l’après-midi ou avant de dormir, ne laissez pas passer une rencontre avec Jésus. Ces instants de tranquillité vous donneront la force d’affronter la journée avec la certitude que vous êtes sous la surveillance et la direction divines. Jésus recherchait la compagnie du Père ; faisons de même.

Avec tendresse, Evelyn O.

Evelyn Omaña, Elle écrit depuis la Caroline du Nord où elle aime jardiner avec son mari et en compagnie de son chien Fiona.

PRÉSERVER LE SANCTUAIRE DU FOYER

:

stratégies contre l’infidélité ministérielle

Ces dernières années, nous avons appris que des pasteurs de différentes régions de l’Église adventiste ont quitté leur ministère pour diverses raisons. Cette réalité est préoccupante et exige de l’attention. Je crois que c’est un signal d’alarme pour notre Église et pour chacune d’entre nous, épouses de pasteurs adventistes. La chute d’un ministre de Dieu n’est pas un cas isolé. La servante du Seigneur souligne : « Les anges du ciel regardent en spectateurs honteux, affligés et indignés… Les ministres qui souillent leur vocation sont, aux yeux du ciel, plus coupables que Balthazar lui-même »— Testimonios para los Ministros [Témoignages pour les ministres], p. 428. Cette situation révèle la gravité spirituelle et rappelle à chaque épouse de pasteur la nécessité d’être vigilante et consciente du danger. Soyons assidues à la prière, au soutien spirituel et à la confiance en Dieu pour la protection de nos foyers.

Lorsque nous unissons nos vies à celles d’un pasteur, nous croyons souvent à l’idée naïve d’un mariage parfait. Nous rêvons d’une relation où il n’y aura ni

frictions ni discordes, imaginant que nous marcherons « presque sans toucher le sol », immergés dans un monde de bonheur complet, consacrés uniquement à la prière et au service.

Cependant, cette vision est une demi-vérité, parce que s’il est vrai que la vie ministérielle est de prière constante et de service permanent, il est aussi vrai qu’elle implique une expérience profondément humaine et réelle, qui exige une dépendance totale à la grâce divine et la recherche d’outils pour préserver notre relation matrimoniale.

Pour paraphraser Willie et Elaine Oliver, directeurs de la section

« Le mariage est comme la vie spirituelle ; si l’on néglige les disciplines quotidiennes, on perd sa vitalité. »

Famille à la Conférence générale : « Le mariage est comme la vie spirituelle ; si l’on néglige les disciplines quotidiennes, on perd toute vitalité ». Ainsi, nous ne pouvons pas considérer la solidité de notre mariage comme acquise. Le fait de servir Dieu ne suffit pas. Dans cet article, nous verrons comment l’épouse d’un pasteur peut préserver la sainteté de son mariage. Elle peut accompagner son mari pour protéger leur foyer et leur ministère, notamment contre les dangers que représentent les autres femmes. « Le mariage est un cercle sacré où seul Dieu devrait entrer » (H. Adv., p.26).

Évaluons notre mariage

Chaque mariage traverse différentes phases, et comme l’écrivait Mark Twain : « Nul homme ni femme ne sait vraiment ce qu’est l’amour parfait avant d’avoir été marié pendant un quart de siècle ». Que vous soyez mariés depuis longtemps ou depuis peu, prenez le temps d’identifier les points forts de votre relation ainsi que les moyens de surmonter ses difficultés.

En tant qu’épouses de pasteurs, nous devons être conscientes que le ministère est exigeant et semé d’embûches. Des situations difficiles peuvent survenir. Elles peuvent nous pousser à une profonde introspection. Cela nous permet d’évaluer notre mariage et de prévenir des situations désastreuses. Sommes-nous réellement conscientes des dangers qui guettent au sein de notre foyer ? Nous croyons-nous à l’abri ? Notre mariage est-il solide ? Quelles faiblesses au sein de notre couple nous alertent sur des risques réels ? La flamme de l’amour s’est-elle éteinte ? Y a-t-il des disputes et des querelles incessantes et irréconciliables qui rendent nos lendemains difficiles ? Une tierce personne capte-t-elle notre attention ? Que faisons-nous pour protéger notre foyer ? Le risque de rupture conjugale existe. La bonne nouvelle est que le divorce peut être évité.

Les dangers dans le mariage

Étant donné que le pasteur, par sa fonction, est une figure publique influente, l’ennemi cherchera à le rendre vulnérable à des avances et à une attention inappropriées. Face à cela, l’épouse sage ne cède

pas à l’insécurité. Elle évite toute jalousie injustifiée ou la tentation de voir une rivale dans chaque femme de l’assemblée. Au contraire, elle aide prudemment son mari à établir des limites claires avec les femmes de son entourage, avec un tact qui lui fait ressentir son soutien indéfectible et comprendre que l’intégrité n’est pas négociable. Avec une élégance naturelle et un cœur empli du SaintEsprit, sa présence témoigne devant toute l’assemblée de la place privilégiée et inébranlable qu’elle occupe auprès de leur pasteur, une place qui ne saurait être usurpée.

Une épouse sage reste proche de son mari et l’accompagne autant que possible. Il ne faut jamais faire de visites ni tenir des entretiens pastoraux en privé avec une sœur qui nécessite du soutien ; choisir d’éviter ce danger est un acte de prudence, non un manque de foi. Prendre des mesures de prévention, c’est choisir ses limites : « La liberté n’est pas l’absence de limites, c’est la capacité de choisir ses propres limites » (B. Brown). L’infidélité détruit à la fois la vie spirituelle et l’union conjugale, mais elle peut être évitée en agissant rapidement et en faisant preuve de transparence et d’honnêteté, comme le souligne David Schnarch (2009).

LA TRANSPARENCE NUMÉRIQUE : UN BESOIN FONDAMENTAL

L’un des pièges contemporains que l’ennemi utilise pour miner les mariages avec efficacité aujourd’hui est celui des relations virtuelles. Le danger s’insinue par les téléphones portables et les ordinateurs. Des messages aux tons ou aux sujets inappropriés sont échangés. Ainsi, une proximité se crée imperceptiblement, nourrissant une relation à la fois excitante, malveillante et addictive. Le pasteur et son épouse devraient donc s’abstenir d’écrire ou de recevoir des messages personnels ou intimes de la part de tiers du sexe opposé ; cela pourrait créer des liens affectifs dangereux. À la place, ils devraient encourager une « transparence numérique absolue ». Le véritable amour ne devrait pas avoir de secrets, mais vivre au grand jour, avec honnêteté et transparence dans l’utilisation des réseaux sociaux. Le mariage se protège par la prière, mais aussi par la transparence concernant les mots de passe partagés et par l’application de la règle suivante : ne jamais écrire ou envoyer d’audio que son conjoint ne puisse lire ou écouter. Il ne s’agit pas de méfiance, mais d’authenticité et de sagesse, car « le sage a de la crainte et s’écarte du mal » (Proverbes 14.16).

Des épouses dévouées qui protègent leur foyer Pour fortifier un mariage, il est essentiel que l’épouse du pasteur soit imprégnée de la présence de Dieu. La plus grande bénédiction pour un ministre est d’avoir une épouse centrée sur sa relation avec Dieu. Les distractions à la maison sont nombreuses : garde d’enfants, éducation, tâches ménagères, repas. Souvent, les épouses travaillent aussi à l’extérieur. Il est alors facile, comme Marthe, de se laisser absorber par ses activités, sans se rappeler qu’il existe « une chose plus importante » : en cherchant le royaume de Dieu, tout le reste sera donné par surcroît. La relation personnelle que nous entretenons avec Dieu influence directement la réussite de notre mariage. En tant qu’épouses de pasteurs, efforçons-nous chaque jour d’être revêtues du Saint-Esprit pour devenir une aide précieuse et un rempart pour notre foyer.

Guider mon berger afin de le fortifier

Le pasteur est une figure d’autorité spirituelle qui

requiert une grande force et un foyer solide pour le soutenir. Il a donc besoin d’une épouse qui le soutienne, le prenne en charge et le guide spirituellement. Bibliquement, nous savons que le pasteur est le prêtre de la famille, mais cela n’implique pas que la responsabilité de la vie spirituelle du foyer repose uniquement sur lui ni qu’il n’ait jamais besoin d’accompagnement spirituel. L’épouse a la responsabilité solennelle de veiller à la vie spirituelle de ses enfants, ainsi qu’à la sienne et à celle de son mari. Elle observe avec tact si son pasteur entretient une relation profonde et vivante avec Dieu, s’il prie et étudie régulièrement et en profondeur la Bible, ses enseignements et les écrits prophétiques. Ellen G. White avertit clairement : « Nombreux sont ceux qui sont tellement absorbés par leurs projets et leur travail qu’ils n’ont pas le temps de prier ni d’étudier les Écritures. Ils oublient que le secret de la réussite réside dans la communion avec Dieu »— El Ministerio de Curación [Le Ministère de la guérison], p. 408.

Avec sagesse, l’épouse reconnaît les nombreuses responsabilités de son pasteur et veille à ce qu’il ne soit pas tellement absorbé par l’œuvre du Seigneur qu’il en oublie le Seigneur de cette œuvre. Elle s’assure que le temps de son mari n’est pas uniquement consacré à la préparation des sermons, ce qui l’empêche de négliger sa propre communion et son propre épanouissement spirituel. Attention ! La préparation des sermons pour l’église ne doit jamais se substituer à la dévotion personnelle, car il y a une différence fondamentale entre étudier pour remplir un ministère et lire la Parole afin qu’elle nourrisse et transforme profondément sa vie.

L’épouse sage ne critique pas son mari, mais l’invite avec amour et tact à prier et le motive à s’engager pleinement dans leur vie spirituelle. Elle lui rappelle tendrement les enseignements de ses moments de recueillement personnel et aménage un espace privilégié à la maison pour que la famille, et surtout le pasteur, puisse étudier la Parole de Dieu en toute tranquillité, sans distraction. En prenant soin de son mari et en le guidant spirituellement, elle protège leur foyer et le ministère sacré auquel Dieu les a appelés. Engagez-vous à suivre ce modèle et à fortifier votre foyer par l’action concrète et la prière.

TOMBEZ

AMOUREUSE ET FAITES EN SORTE QU’IL TOMBE À NOUVEAU AMOUREUX DE VOUS.

Un foyer où règne l’amour entre époux constitue un rempart infranchissable contre l’adultère. L’adultère ne commence pas dans la chambre à coucher ; c’est plutôt un processus de déclin moral qui débute par un éloignement de Dieu, suivi d’un éloignement du mariage. Un mari dont le cœur déborde d’amour pour sa femme et qui se sent pleinement aimé n’a nul besoin de chercher du réconfort ailleurs. Ainsi, une femme sage voit chaque jour comme une occasion de raviver la flamme de l’amour pour son mari et de reconquérir son cœur. Elle trouve la beauté et la joie même dans les aspects les plus ordinaires de leur relation et en remercie Dieu et son mari.

Je repense avec un sourire au conseil malicieux de ma mère, qu’elle appliquait avec perspicacité à la situation : « N’aille jamais au supermarché l’estomac vide, sinon tu auras envie de mettre tout ce qui te fait envie dans ton panier ». Il est essentiel de cultiver le bien-être émotionnel de notre mari à la maison. Ainsi, il n’aura pas l’impression d’avoir « la faim au travail », mais il ira travailler chaque jour comblé, épanoui et aimé. Et peu importe les tentations qu’il croisera dehors, il n’en désirera aucune et ne les mettra pas dans son panier. Pour compléter cela, organisons régulièrement des sorties romantiques et des activités qui entretiennent la flamme de l’amour et de la joie dans notre couple, en le surprenant par de petites attentions qui contribueront à préserver la passion et l’intimité physique.

Soutien émotionnel et communication assertive

Le pasteur est constamment submergé par les difficultés de sa mission. Il écoute tout le monde, mais qui l’écoute vraiment ? La réponse est claire : sa femme. Elle devrait être l’épaule sur laquelle

il peut se confier, l’oreille attentive qui perçoit ce qu’elle seule peut entendre, et les bras ouverts pour recevoir l’amour et la force nécessaires pour continuer. Elle veille à être toujours présente pour lui, à l’écouter avec attention et amour, sans jugement.

Parlez à votre mari de vos sentiments et de vos craintes. Instaurez un climat de respect et de confiance mutuelle où il se sentira à l’aise pour parler de tout, et laissez cette confiance renforcer votre relation. Encouragez la transparence en incitant votre mari à la pureté dans ses relations avec les autres femmes et à vous signaler tout dépassement des limites.

Comme l’écrivait John Gottman :

« La communication est la clé d’un mariage réussi. Lorsque nous parlons, écoutons et comprenons, nous pouvons surmonter tous les obstacles ». Par conséquent, le couple de pasteurs doit faire de sa relation une priorité et ne laisser ni rien ni personne l’affecter.

Conclusion

Bien qu’il y ait encore beaucoup à dire, souvenons-nous toujours que notre mariage n’est pas une structure inébranlable, mais une union sacrée que Satan attaque de mille façons, ce qui exige de la vigilance, de l’attention et de la protection divine. Protéger notre foyer de l’infidélité n’est pas un acte de méfiance, mais la plus belle preuve d’amour et de responsabilité pour notre bonheur, honorant Dieu et servant fidèlement l’Église. En établissant des limites claires, en maintenant une transparence totale et en prenant soin avec tendresse du cœur de notre conjoint, nous construirons non seulement des foyers heureux, mais nous préserverons aussi le ministère sacré que Dieu nous a confié.

Dra. Xenia M. Gamboa, Épouse de pasteur depuis 38 ans, elle a trois enfants adultes. Elle a travaillé comme coordinatrice pour les groupes MI et MM. Docteure en sciences de l’éducation, elle est actuellement directrice adjointe de l’éducation pour la Division interaméricaine. Elle aime servir Dieu.

Références

- Bible, version à La Colombe. Proverbes 4.23 et 14.16.

- Brown, Brené (2010), El poder de la vulnerabilidad [Le pouvoir de la vulnérabilité]. Urano Publishing.

- Chapman, Gary (1992), Les cinq langages de l’amour. Maison d’édition Unilit.

- Gottman, John (1999), Los siete principios para hacer que el matrimonio funcione [Les sept principes pour faire fonctionner le mariage]. Maison d’édition Paidós.

- Oliver, Willie, and Elaine. Married and Frustrated! Part 2 [Mariés et frustrés ! 2e partie]. Ministères de la famille adventiste.

- Schnarch, David (2009), Pasión en la pareja [La passion dans le couple]. Maison d’édition Paidós.

- Twain, Mark (1889), A Connecticut Yankee in King Arthur’s Court [Un Yankee de Connecticut à la cour du roi Arthur]. Charles L. Webster and Company.

- White, Ellen G., Le foyer chrétien. Inter-American Division Publishing Association.

- White, Ellen G., Le ministère de la guérison. Inter-American Division Publishing Association.

- White, Ellen G., Témoignages pour les ministres. Inter-American Division Publishing Association.

- White, Ellen G., Témoignages sur la conduite sexuelle, l’adultère et le divorce. Inter-American Division Publishing Association.

L’ART PAS SI SIMPLE D’AVOIR DES AMIES

Je suppose que nous connaissons tous le dicton : « Les amis sont la famille qu’on choisit ». Cela signifie que l’on ne choisit pas ses proches, mais ses amis. Les amis sont des personnes qui nous ressemblent, avec qui nous partageons des valeurs et avec qui nous aimons vivre. Cette phrase est vraiment magnifique ! Elle souligne la capacité de chacun à tisser des liens forts et à créer des amitiés inconditionnelles qui enrichissent notre vie et la remplissent de bonheur.

Aristote, l’un des philosophes les plus influents de la Grèce antique, s’est exprimé à plusieurs reprises sur la nature des relations humaines. Il a offert une perspective unique et approfondie sur les différents types d’amitié qui peuvent exister entre les personnes : l’amitié d’utilité, l’amitié de plaisir et l’amitié fondée sur le caractère ou la vertu, la forme la plus sublime d’amitié. Aristote l’expliquait ainsi :

AMITIÉ FONDÉE SUR L’UTILITÉ : Dans ce type de relation, le lien principal n’est pas une affection sincère, mais plutôt les avantages que chacun tire de cette amitié. Ces amis se rapprochent car ils peuvent s’apporter mutuellement des expériences, des ressources et des services. Les amitiés entre camarades, collègues de travail ou de classe en sont de bons exemples. Il est important de noter que

(Partie I)

ces amitiés sont souvent éphémères et peuvent se dissoudre une fois l’avantage disparu. Cependant, ces relations peuvent s’avérer très utiles pour ouvrir des portes et apporter un soutien précieux à certaines étapes de la vie.

AMITIÉ FONDÉE SUR LE PLAISIR. Elle repose sur le plaisir et la joie de partager des intérêts et de passer du temps ensemble. Apprécier les mêmes loisirs et goûts permet de vivre des expériences agréables, ce qui rend la vie plus plaisante et intéressante. Les amitiés fondées sur le plaisir ont tendance à être éphémères et peuvent se dissoudre lorsque les intérêts évoluent, que les circonstances changent ou que le plaisir partagé diminue avec le temps pour diverses raisons. Ces amitiés manquent de profondeur car

«

Avoir un ami bon, sincère et loyal qui nous aime, nous comprend et ne nous juge pas nous remplit d’espoir, nous ressource et renforce notre foi. »

elles ne reposent pas sur des valeurs morales. Néanmoins, ce type d’amitié joue un rôle crucial dans notre bien-être mental, car les expériences partagées avec nos amis nous apportent de la joie, du bien-être et du bonheur.

UNE AMITIÉ FONDÉE SUR LE CARACTÈRE ET LA

VERTU : Aristote considérait l’amitié comme la forme la plus élevée et la plus durable, car elle repose sur l’admiration mutuelle et le développement d’une relation réciproque, caractérisée par une communication symétrique et le partage de qualités morales et de traits de caractère. Le lien primordial qui les unit est l’amour, la loyauté, le respect, l’empathie, la reconnaissance et l’appréciation de la bonté intrinsèque de chacun. On ne s’unit pas pour ce que l’on peut obtenir ou apprécier chez l’autre, mais pour ce que l’on est au plus profond de soi. Ce type d’amitié ne peut exister qu’entre des individus vertueux qui partagent des valeurs morales et recherchent le bien-être mutuel.

COMMENT POUVONS-NOUS APPLIQUER CES CONNAISSANCES DANS NOTRE DOMAINE ?

Je crois que tout au long de notre vie, nous avons tous pu goûter aux trois types d’amitié dont parlait Aristote. Mais comment appliquer cette réalité à notre ministère ? Une jeune femme très sympathique du ministère me disait il y a quelques jours que, dans son précédent domaine professionnel, on les mettait souvent en garde : « On ne peut être ami avec personne, car il arrive un moment où la moitié du monde vous trahit ».

Mais peut-on avoir des amis dans le ministère ? Quelle serait votre réponse ? La mienne : « Je le crois ». Je refuse de croire que le corps du ministère ne soit composé que de « Judas ». Le conseil serait donc de chercher un Jean, un Jacques, et pourquoi pas un Pierre, qui, à un moment donné, a commis une erreur de jugement ou a dit quelque chose d’indiscret ou d’imprudent qui nous a blessés, mais qui a ensuite manifesté un véritable remords.

À ce stade de la discussion, il est important de reconnaître que nous sommes faits pour vivre en communauté et que, même s’il est vrai qu’avec la plupart des femmes du ministère, nous ne serons rien de plus que des collègues, avec sagesse, bienveillance et subtilité, nous pouvons nouer des amitiés avec ces femmes vertueuses, pieuses et sincères que nous admirons à juste titre. Le titre de cet article est « L’art pas si simple d’avoir des amies ». Et en effet, se faire des amis et les entretenir n’est ni facile ni simple ; c’est un véritable art. Le dictionnaire définit l’art comme la « capacité ou aptitude à faire quelque chose ». Et en étant amies, nous démontrons notre capacité à établir des relations saines, enrichissantes et réciproques, fondées sur l’amour et la solidarité. Nous devons être sages dans le choix de nos amies car, bien sûr, il existe de « fausses amitiés » qui peuvent nous nuire ; « […] les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs » (1 Corinthiens 15.33).

POURQUOI LES VÉRITABLES AMITIÉS SONT-ELLES PRÉCIEUSES ?

POUR NOTRE SANTÉ MENTALE : les amitiés sincères agissent comme un puissant moteur chimique dans le cerveau, libérant un cocktail de neurotransmetteurs et d’hormones, notamment les hormones du bonheur ou du bien-être. Parmi les principales figurent l’ocytocine, les endorphines, la dopamine et la sérotonine, produites par des amitiés positives. Cet ensemble d’hormones procure non seulement de la joie, mais réduit également le stress, renforce le système immunitaire et favorise des comportements sains et équilibrés.

VIT SOUVENT SOUS UNE PRESSION INTENSE. Avoir un ami bon, sincère et loyal qui nous aime, nous comprend et ne nous juge pas nous remplit d’espoir, nous ressource et fortifie notre foi. Vous est-il déjà arrivé de vous réunir avec un groupe d’amis pour prier face à une situation difficile ou pour un membre de votre famille ? Je pense que nous l’avons tous fait. Vous avez certainement prié ensemble pour que Dieu vous aide à résoudre d’innombrables problèmes. Dieu exauce ces prières ! Gloire à Dieu ! Pour notre santé spirituelle : les belles amitiés jouent un rôle essentiel dans notre vie spirituelle, car elles sont comme des piliers qui nous soutiennent dans les moments difficiles, nous fortifiant par leur exemple, leurs prières et leur foi. Ainsi, elles nourrissent véritablement notre vie intérieure. Lorsque nous sommes tristes, en colère, frustrés ou découragés, nous nous tournons vers ces chers amis pour qu’ils prient avec nous et pour nous, ou pour partager un verset biblique qui nous aide à retrouver la foi et la paix dont nous avons tant besoin. Et ainsi, en priant les uns pour les autres, nous sommes remplis de courage, de joie et de sérénité. « Le fer aiguise le fer, ainsi un homme aiguise la personnalité de son prochain » (Proverbes 27.17).

Les amitiés fondées sur un amour inconditionnel reflètent l’amour de Dieu. La phrase « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jean 15.13) définit le sacrifice ultime comme la plus haute expression de la véritable amitié. Puisse Dieu nous accorder la capacité de cultiver cet art puissant et transcendant d’être de bons amis et de trouver des amis qui soient une source d’inspiration pour nos émotions, notre empathie et notre esprit critique. Puisse-t-il nous accompagner non seulement dans notre vie terrestre, mais aussi au ciel.

À suivre

Dra. Raquel Coello, Psychologue et thérapeute familiale, elle prend plaisir à offrir des services de thérapie et un soutien psychologique aux personnes qui en ont besoin. Ses loisirs comprennent la lecture, la recherche, l’écriture, les voyages et les moments passés en famille. raquelcoello092@gmail.com

LA SANTÉ HOLISTIQUE AU CŒUR DE LA SOUFFRANCE

DANS UN MONDE DE SOUFFRANCE, L’ESPOIR EST NÉ

La vie était précaire dans le monde romain du Ier siècle. Des épidémies mortelles, pour lesquelles aucun traitement n’existait, décimaient des communautés entières. De nombreuses personnes décédaient de maladies telles que la lèpre, la tuberculose et le paludisme. Les troubles intestinaux et la dysenterie étaient favorisés par le manque d’hygiène. La famine et la malnutrition étaient généralisées, et les blessures dues au travail forcé ou aux combats entraînaient fréquemment des infections et la mort. Outre leurs souffrances physiques, les Romains portaient des blessures invisibles, telles que les traumatismes, le chagrin, la peur et le désespoir.

À ces problèmes de santé s’ajoutaient la persécution et l’incertitude. Ne sachant pas s’ils seraient emprisonnés ou tués le lendemain, les premiers chrétiens vivaient dans une crainte constante. Le peuple hébreu et la société tout entière endurèrent de grandes souffrances durant cette période. De cette souffrance partagée naquit un profond désir d’un avenir meilleur et durable.

L’apôtre Jean reçut de Dieu une vision d’espoir pour ce monde brisé. En exil sur l’île de Patmos, il entrevit, au-delà des maladies et des misères de son époque, un temps où la souffrance serait éradiquée. Il écrivit dans Apocalypse 21.4 : « Il essuiera toute larme de leurs yeux ». L’ancien monde a disparu ; il n’y aura donc plus ni mort, ni deuil, ni larmes, ni souffrance. Cette promesse divine a un impact durable.

LES PROBLÈMES DE SANTÉ DANS LE MONDE

CONTEMPORAIN

Malgré le passage des siècles, les maladies demeurent un fléau pour l’humanité. Les maladies non transmissibles (MNT) constituent une crise sanitaire distincte, mais non moins grave, à laquelle le monde est confronté aujourd’hui. L’Organisation mondiale de la Santé estime que 74 % des décès dans le monde sont dus à des MNT. Ces

« Dans un monde de souffrance, l’espoir est né. »

maladies résultent d’une interaction complexe entre la génétique, l’environnement et les choix de vie, plutôt que d’une transmission interhumaine. Parmi elles :

• Affections cardiaques

• Cancers

• Affections respiratoires chroniques

• Diabète

• Affections mentales et neurologiques

• Troubles musculo-squelettiques

• Des problèmes systémiques dans les systèmes de santé du monde entier coexistent avec ces maladies :

• Infrastructures inadéquates et ressources rares

• Manque de personnel de santé qualifié

• Augmentation des frais médicaux et couverture d’assurance insuffisante

• Des établissements surpeuplés où les temps d’attente sont longs

• Soins incohérents, médicaments périmés et diagnostics erronés

• La peur, la stigmatisation et la discrimination liées aux problèmes de santé mentale, au VIH et à la tuberculose.

Le sens d’Apocalypse 21.4 prend toute sa dimension lorsqu’on tient compte de ces éléments. Les souffrances de ce monde n’auront pas le dernier mot.

L’APPEL DES ADVENTISTES À LA RESTAURATION ET À LA GUÉRISON

L’Église adventiste du septième jour est un mouvement prophétique fondé sur la Bible. Nous ne sommes pas un peuple qui reste passif face à la souffrance. Il est de notre devoir d’agir. Le Dr Zeno Charles-Marcel, directeur des ministères de la santé pour l’Église adventiste du septième jour mondiale, nous rappelle : « Depuis toujours, le peuple de Dieu est appelé à un ministère de guérison et de restauration. Selon Matthieu 9.35, la mission du Christ était d’enseigner, de prêcher et de

guérir, incarnant ainsi une approche holistique du bienêtre humain » (Page 29, Adventist Review, vol. 202).

Le message adventiste en matière de santé a toujours mis l’accent sur le Ministère de la Santé Intégrée (MSI), qui englobe les soins physiques, mentaux, sociaux et spirituels. Il s’appuie sur les Écritures et les écrits inspirants d’Ellen G. White. Ce message est diffusé depuis des décennies dans le monde entier par des professionnels de santé adventistes, des missionnaires médicaux et des bénévoles engagés dans la défense de la santé. Les services offerts par nos hôpitaux, cliniques, écoles et églises ont transformé des vies. Avec les progrès de la médecine et de la technologie, il est essentiel de se rappeler qu’une véritable guérison englobe bien plus que de simples traitements et médicaments. La prévention, les modifications du mode de vie, les remèdes naturels, l’éducation nutritionnelle et le soutien spirituel en font partie intégrante. Ces approches visent à traiter les causes profondes de la maladie plutôt que ses seuls symptômes. Une prise en charge holistique de la personne doit être concrétisée. Nos pasteurs, les professionnels de la santé et les responsables laïcs doivent collaborer pour intégrer ces principes de santé dans les programmes d’aide et de formation des disciples.

Jésus : Le modèle de guérison holistique Le ministère de guérison de Jésus allait bien au-delà du simple traitement des maladies. Il a rendu aux gens leurs familles, leurs communautés et leur dignité. Certes, il a guéri les corps, mais il a aussi guéri les âmes et les cœurs. Cette approche holistique est magnifiquement illustrée dans Luc 10.25-37 par la parabole du Bon Samaritain. En plus de prodiguer des soins médicaux immédiats et d’un soutien continu à l’homme blessé, le Samaritain s’est personnellement engagé pour sa guérison. Le Christ nous appelle à suivre cet exemple.

UN PEUPLE PLEIN D’ESPOIR

Nous sommes un peuple plein d’espoir malgré les difficultés de notre vie personnelle et de notre système de santé. L’Apocalypse 21.4 dit : « Il essuiera toute larme de leurs yeux ». Les larmes symbolisent le poids du cœur humain. Cette image représente Dieu se penchant pour essuyer les larmes de ses enfants, comme un parent aimant. Ce n’est pas aux anges qu’incombe cette tâche ; c’est lui-même qui l’accomplit. C’est une promesse d’espoir pour tous ceux qui souffrent aujourd’hui.

L’IMPORTANCE D’AVOIR UNE RELATION AVEC DIEU

Il est essentiel de se souvenir que cette promesse, bien qu’accordée à tous, n’est accessible qu’à ceux qui l’accueillent pleinement et entretiennent une relation intime avec Dieu. C’est pourquoi la mission de l’Église ne peut se limiter à ses murs. L’Église primitive n’est pas restée confinée à la chambre haute où elle a vu le jour. Les croyants ont été envoyés dans les maisons, les rues, les places publiques, les prisons et les palais. Jésus a déclaré : « Moi aussi, je vous envoie, comme le Père m’a envoyé » (Jean 20.21). Nous sommes envoyés,

fortifiés par l’Esprit Saint, pour apporter espérance et guérison à un monde en proie à la souffrance physique, émotionnelle et spirituelle.

GUÉRISON MAINTENANT, ESPOIR POUR TOUJOURS

Pour lutter contre les maladies et prolonger la vie, nous œuvrons aujourd’hui avec diligence dans les cliniques, les hôpitaux et les foyers. Ce travail est essentiel, car il témoigne de l’amour et de la compassion de Dieu pour son peuple. Cependant, l’Apocalypse nous rappelle que si la médecine est indispensable, elle ne saurait être notre seul espoir. Selon Ellen G. White : « Le message du troisième ange au monde inclut une réforme du système de santé » (Conseils sur la santé, p. 121). La mort ne peut pas toujours être évitée, même avec les meilleurs soins médicaux. Dieu promet un avenir sans maladie, sans pandémie et même sans chagrin. Dans l’au-delà, tous les maux qui nous accablent seront éradiqués.

VIVRE ENTRE LA PROMESSE ET L’ACCOMPLISSEMENT :

Le plan de Dieu prévoit une guérison complète et holistique, c’està-dire du corps, de l’âme et de l’esprit, et, selon Apocalypse 21.4, cette guérison est éternelle. Quel jour glorieux nous attend ! Un jour où les corps malades, les familles brisées et les esprits meurtris n’existeront plus. Le Grand Médecin lui-même fera toutes choses nouvelles.

En attendant ce jour, en tant que ses serviteurs, nous offrons un service empreint de compassion et apportons l’espoir en menant les gens au Christ. Participons à l’accomplissement de sa mission !

Anett C. Braham, Infirmière diplômée d’État (IDE) avec plusieurs années d’expérience en dialyse. Elle apprécie son rôle d’épouse de pasteur et son implication au sein de SIEMA.

Referencias

i. Adventist Review, 4 juillet 2026, Volume 202, Numéros 8–15.

ii. Ellen White, Counsel on Health [Conseil sur la santé], p. 394. iii. Tiré du site web de l’Organisation mondiale de la santé ; https://www.who.int/health-topics/noncommunicable-diseases#tab=tab_1iv.

iv. William H. McNeill, Plagues and Peoples [Des fléaux et des peuples] (Anchor Books, 1976); v. Ralph Jackson, Doctors and Diseases in the Roman Empire [Médecins et maladies dans l’Empire romain] (University of Oklahoma Press, 1988); vi. Kyle Harper, The Fate of Rome: Climate, Disease, and the End of an Empire [Le destin de Rome : climat, maladies et fin d’un empire] (Princeton University Press, 2017).

ÉLEVER DES ENFANTS COMPATISSANTS

FAITES DE LA GENTILLESSE UN MODE DE VIE

À trois ans, j’ai découvert la joie de servir les autres alors que mon père travaillait à l’hôpital de la mission de Kwahu, au Ghana. Chaque jour, je voyais la file de malades devant la clinique, et la joie sur leurs visages quand on soignait leurs plaies, leur donnait un flacon de médicament, ou les installait dans un lit après une opération d’urgence.

De retour en Angleterre, j’ai vu mes parents aider discrètement des familles en difficulté et des réfugiés. Leur bonheur à servir m’a marqué, surtout en voyant la gratitude qu’ils ont reçue. Plus tard, mon père a conduit des camions de nourriture pour l’ADRA dans les zones de guerre. Un jour, ma mère a réuni des gâteaux, des cadeaux et des robes pour deux fillettes qui n’avaient jamais fêté leur anniversaire à cause de la guerre.

LA BÉNÉDICTION DE LA COMPASSION

J’ai récemment appris comment le cerveau réagit lorsqu’on soulage la souffrance d’autrui. En ressentant de l’empathie pour la détresse des autres, nos circuits cérébraux de la douleur s’activent, ce qui provoque de la tristesse. Cependant, si cette douleur suscite en nous de la compassion et le désir d’agir, les centres du plaisir et de la récompense s’activent alors : nous ressentons de la paix, de la gratitude et de la joie. Cette réaction naturelle montre que notre cerveau est programmé pour nous récompenser lorsque nous faisons du bien. Ainsi, aider les autres favorise la joie et soulage la détresse dans notre vie. Lorsque nous apprenons aux enfants la joie d’aider, nous leur offrons un cadeau précieux qui les accompagnera toute leur vie et enrichira ceux qui les entourent.

UN DIEU COMPATISSANT

Dieu est miséricordieux (voir Psaume 103.8). Son amour compatissant pour tous ses enfants est la motivation de son désir de nous sauver et de nous préparer une demeure où nous pourrons vivre éternellement avec lui (voir Jean 14.1-3). Jésus était miséricordieux envers les autres (voir Matthieu 14.13-21). Sa compassion l’a poussé à guérir, à aider, à pardonner et à encourager les gens, ainsi qu’à nourrir les foules venues écouter son enseignement. Dieu nous manifeste sa miséricorde de mille façons chaque jour. Lorsque nous reconnaissons son amour dans nos vies, il remplit nos cœurs d’amour, nous aidant ainsi à aimer les autres (1 Jean 4.19).

DE PETITES CHOSES QUI FONT UNE GRANDE DIFFÉRENCE

Même de petits gestes

Chaque enfant est unique. Aidez-le à découvrir sa façon particulière d’aider les autres et à y trouver de la joie.

de compassion peuvent faire une énorme différence pour une personne qui souffre. Des chercheurs ont découvert que lorsque des médecins exprimaient de la compassion dans un message de 45 secondes, leurs patients bénéficiaient de nombreux bienfaits pour leur santé, et ces effets positifs persistaient pendant des mois. Ils expliquaient aux patients qu’ils ignoraient comment leur maladie évoluerait, mais qu’ils leur promettaient d’être à leurs côtés à chaque étape, de les soutenir et de les aider.

Un sourire, une oreille attentive, une étreinte réconfortante, une douce caresse, un petit cadeau, une attention particulière ou un message encourageant peuvent prendre très peu de temps. Pourtant, ces gestes peuvent apporter espoir, paix, joie, amour et gratitude, que le Saint-Esprit peut amplifier dans la vie des autres et diffuser au sein de leur communauté. Repensez à un moment où l’on vous a témoigné de compassion et vous a soulagé de votre souffrance. Quel effet cela a-t-il eu sur vous ? Que ressentez-vous en repensant à ce geste de bonté ? Lorsque ma famille a traversé une tragédie, quelqu’un a déposé un petit bouquet de fleurs sur le pas de notre porte. Le souvenir de ce simple geste me remplit de joie à chaque fois que j’y repense, et je remercie Dieu pour ce voisin qui a pris quelques minutes pour cueillir ces fleurs pour nous.

EXPLORER LA COMPASSION

Utilisez l’histoire du Bon Samaritain pour aider vos enfants à comprendre la compassion (voir Luc 10.25-37). Le Bon Samaritain pensait qu’il fallait aider ceux qui souffraient, sans distinction. Il a utilisé ce qu’il avait sous la main pour soigner l’homme et l’amener en sécurité. Il a agi rapidement et avec générosité. Il devait poursuivre son voyage, mais il savait que le blessé devait se reposer. Il a donc payé l’aubergiste pour qu’il en prenne soin et a promis de payer les frais supplémentaires à son retour.

Explorez cette histoire avec vos enfants. Découvrez la démarche du Bon Samaritain. Cela les aide à comprendre leur responsabilité de faire preuve de compassion. Encouragez-les à chercher des occasions d’aider, à se demander comment le faire, puis à agir rapidement et à impliquer d’autres personnes.

LA COMPASSION GRANDIT AU FOYER

Les familles aimantes éduquent des enfants compatissants qui aiment servir Dieu et leur prochain. Soyez attentifs aux manifestations de la compassion de Dieu envers vous et votre famille. Aidez vos enfants à ressentir cette compassion. Apportez-leur du réconfort et de la compassion lorsqu’ils sont tristes ou en difficulté. Impliquez-les dans des actions de compassion envers vos voisins, vos amis, les membres de votre église et de votre communauté. En leur montrant l’exemple, il leur deviendra plus naturel d’être compatissants envers les autres. Encouragez-les à constater comment la gentillesse et la compassion contribuent également à leur propre bonheur.

IDENTIFIER LEURS DONS

Aidez vos enfants à découvrir leurs dons et leurs talents spirituels. Ils aiment peut-être jouer de la musique, chanter, dessiner, cuisiner ou jardiner. Comment peuvent-ils utiliser leurs dons, même les plus simples, pour faire du bien aux autres ? Leurs dons n’ont pas besoin d’être parfaits. Quand j’étais enfant, j’écrivais des poèmes et je faisais de petites cartes. Mes poèmes n’étaient pas extraordinaires et mes cartes étaient enfantines. Mais elles faisaient sourire les gens et leur donnaient le sentiment d’être aimés, car je pensais à eux. Chaque enfant est unique. Aidez-le à découvrir sa façon particulière d’aider les autres et à y trouver de la joie. Par exemple, les enfants créatifs préféreront peut-être confectionner un cadeau, tandis que d’autres aimeront chanter dans les maisons de retraite, rendre visite à des voisins isolés, ou vous aider à préparer de la soupe pour les sans-abri. Félicitez-les pour tout ce qu’ils font pour prendre soin des autres. Votre enthousiasme encouragera leur persévérance.

UN CONCEPT DE COMPASSION SIMPLE

Chaque fois que Jésus rencontrait des personnes souffrantes, il trouvait le moyen de les réconforter par son amour et de les laisser plus heureuses qu’avant leur rencontre. Ce principe simple peut vous aider, vous et vos enfants, à faire de la compassion un mode de vie. Vous pouvez le mettre en pratique à la maison en vous efforçant de vous apporter mutuellement de la joie et du réconfort. Vous pouvez encourager vos enfants à faire du bien autour d’eux en réfléchissant à des gestes et des paroles bienveillants à adresser à toutes les personnes qu’ils croisent à l’école, à l’église et même au supermarché.

LA COMPASSION PARTAGE L’AMOUR DE DIEU

La compassion est un puissant moyen de partager l’amour de Dieu. Elle nous aide à être sel et lumière dans nos communautés (voir Matthieu 5.13-16) et à bénir les autres, comme le Bon Samaritain a béni l’homme blessé. Les « brebis » de la parabole de Jésus ont remarqué ceux qui étaient dans le besoin et les ont bénis avec bienveillance (voir Matthieu 25.3146). Chaque fois que nous faisons preuve de compassion envers les autres, ils goûtent à l’amour de Dieu et voient combien il est bon (voir Psaume 34.8).

Karen Holford, Elle travaille pour la Division transeuropéenne et apprécie d’étudier les recherches sur la compassion, qui affirment le caractère de Dieu et les principes bibliques de la bienveillance envers autrui.

SI J’ÉTAIS UN ANGE

Si j’étais un ange, Seigneur, Je te chanterais jour et nuit des chants de louange ; J’admirerais ton visage sans fin. Et avec une grande admiration.

Si j’étais un ange, Ma voix résonnerait autour de ton trône ; Elle zébrerait le ciel comme un éclair, Annonçant le message du salut.

Si j’étais un ange, Je porterais des robes blanches, Sans taches, sans péché ; Je voyagerais dans des chars et sur des chevaux de feu, Répondant à l’appel de tes enfants.

Si j’étais un être angélique, Je parlerais en langue céleste ; Cependant, regarde-moi, Seigneur, je ne suis qu’un pécheur.

Et comme une brebis, je cherche le bon berger.

Donne-moi la joie de chanter Des louanges à ta gloire; Pour voir ta face reflétée

En tous mes prochains autour de moi.

Utilise ma voix comme une trompette, Pour porter l’Évangile jusqu’aux extrémités de la terre ; Donne de la force à mes pieds, pour que je puisse atteindre

Aussi loin que ma mission me mène.

Change mes vêtements sales. Par ton manteau de justice et de rédemption ;

Même si je ne chevauche pas des chevaux de feu,

Que je puisse aider mon frère dans sa détresse.

Apprends-moi à utiliser le langage de l’amour,

En apportant du réconfort aux autres, Que mes mains soient des instruments de bénédiction

Pour offrir un abri et une protection aux fatigués.

Utilise-moi, Seigneur, Je te donne ma vie,

Je remets mon être entre tes mains, Je ne suis pas un ange

Mais je suis ta fille fidèle.

Nizaya Soto Solórzano

NOUVELLES DE NOTRE TERRITOIRE

De l’Union des Antilles et de la Guyane française

Le sabbat 31 janvier 2026 marquera nos mémoires. Les épouses de pasteurs de la SIEMA de la Guyane Française ont eu l’immense privilège de recevoir leur certification officielle, fruit de plusieurs mois d’engagement dans une formation spirituelle et ministérielle.

La SIEMA et P’KIDS ont eu l’honneur de célébrer la Journée de la Famille Pastorale de la Guadeloupe, un événement marquant la clôture de l’année 2025. Ce moment convivial a permis de rassembler la communauté dans un esprit de gratitude et de partage.

Lors de la cérémonie de remise de certificats, nous avons eu la joie d’entendre une femme de pasteur interpréter un magnifique chant à la flûte traversière.

Ce sabbat mémorable du 17 janvier 2026 restera gravé dans nos cœurs. Les femmes de pasteurs de la SIEMA Guadeloupe ont été profondément honorées de recevoir leur certification officielle après des mois de formation spirituelle et ministérielle.

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