Vivre pour la gloire de dieu : il n’y a pas de temps à perdre
L’art pas si facile d’avoir des amis
L’intendance s’apprend en famille.
Nouvelles de notre territoire
« Connectées » – la revue de l’Association pastorale est une publication de ressources en ligne pour les épouses de pasteur, publiée trimestriellement par la Division Interaméricaine.
Association Pastorale de la Division Interaméricaine. Secrétaire de l’Association
Pastorale : Pr. Josney Rodriguez
Secrétariat-adjoint de l’Association pastorale : Leticia De los Santos
Coordinatrice du Contenu : Leticia De los Santos
Éditrice : Ana Laura Namorado
Traduction Anglais : Rony Arturo Ruiz
Français : Kossivi Sanvi
Direction Créative et Design : Busani/Sam Hdz. Lara
8100 SW 117th Avenue, Miami, Florida, 33183 USA, Année 2026.
Le ministère n’est pas une tâche à entreprendre seul ; c’est un voyage que l’on parcourt en équipe.
ÉDITORIAL
Au cours de ces derniers mois, Dieu m’a accordé la grâce de visiter certaines Unions de notre Division. Partout, j’ai constaté quelque chose qui a rempli mon cœur de gratitude : des femmes engagées à servir Dieu avec amour et dévouement.
Quand on parle de ministère, on a tendance à penser uniquement au pasteur. C’est une erreur, car cette tâche, cette vocation, concernent aussi sa famille. L’épouse et les enfants du pasteur participent à cette mission commune qui transforme des vies et fortifie les églises.
C’est pourquoi, à SIEMA, nous accordons une importance particulière au soutien et à l’accompagnement des épouses de pasteurs. Le ministère n’est pas une entreprise solitaire ; c’est un cheminement mené en équipe.
Un pasteur a besoin d’une partenaire de vie : une épouse qui l’accompagne, l’encourage et le soutient. Il est donc important de bien comprendre ce que signifie « soutenir dans le ministère ». Parfois, cette idée peut de venir un fardeau ou engendrer des attentes démesurées. L’épouse n’est pas censée être une « co-pasteure », mais plutôt une aide précieuse, apportant un soutien émotionnel, spirituel et pratique dans la mission qu’ils partagent.
Chaque femme a reçu de Dieu des talents uniques. Jésus l’a clairement enseigné dans la parabole des talents (Matthieu 25.15) : « Il donna cinq talents à l’un, deux à l’autre, et un au troisième, à chacun selon sa capacité ». Nous n’avons pas toutes les mêmes dons, ni les mêmes vocations, mais chacune a reçu un don précieux à mettre au service du Seigneur.
Lorsque nous utilisons nos dons, nous trouvons un sens à notre vie et nous nous épanouissons. Lorsqu’une épouse de pasteur exerce son ministère avec liberté, équilibre et joie, nous en sommes tous bénis. Son mari trouve du soutien et elle-même goûte à la joie d’une
vie pleine de sens. Son foyer est fortifié et l’Église enrichie. En revanche, il est triste de voir des épouses épuisées, tentant de répondre à des attentes impossibles ou de se surpasser. Nous aspirons à voir des femmes heureuses, servant selon leurs capacités et jouissant du privilège de collaborer avec Dieu selon les dons qu’elles ont reçus.
Il est indéniable que nous vivons une période charnière de l’histoire du monde. Quel privilège de pouvoir participer à cette mission en ce moment ! Je prie pour que chacune d’entre vous continue à mettre ses compétences et ses talents au service des autres avec enthousiasme, laissant Dieu agir à travers vous pour leur venir en aide.
N’oublions pas que chaque acte de service accompli avec amour a une valeur éternelle.
Gros câlin, avec amour, Léticia
Nous n’avons pas tous les mêmes dons, ni les mêmes missions, mais chacun a reçu quelque chose de précieux à mettre au service du Seigneur.
AVANT QU’ILS
NE CRIENT, JE RÉPONDRAI
« Marcher à tes côtés, voilà mon désir, Jésus aimant et bienveillant. Je loue et bénis ton nom, pour ton sang versé sur la croix ». Très joyeuse, j’ai dit : « Merci, Seigneur ! J’aime ça ! » J’ai continué à écrire ce qui allait devenir le refrain : « Qu’il est doux de vivre à tes côtés, Seigneur, tu me donnes une douce paix et la force d’aimer. Tu me guéris, tu m’encourages et tu me fais vivre la joie bienheureuse d’être avec toi».
Les activités de la semaine m’avaient épuisée. Samedi après-midi, j’étais si exténuée que je ne rêvais que d’une chose : me reposer et, si possible, dormir un peu. Mais à peine allongée, je me suis souvenue qu’il me fallait un hymne pour une conférence des Ministères des Femmes que nous devions organiser à l’Union du Nord du Mexique. Avec tous ces préparatifs, j’avais oublié de chercher un compositeur pour écrire les paroles et la musique.
L’événement approchant à grands pas, j’ai dit à mon mari d’un ton inquiet : « Il me manque l’hymne. À qui dois-je m’adresser ? » Sa réponse m’a surprise, et j’ai même eu l’impression qu’elle était moqueuse. Il a dit : « Eh bien, fais-le toi-même ».
Vous imaginez ma réponse : « De quoi tu parles ? Je ne suis pas auteure-compositrice, ne te moque pas de moi, ce n’est pas mon talent ». Il devait partir pour une réunion, alors je me suis allongée, espérant m’endormir. J’ai tourné et retourné dans mon lit sans succès. Puis j’ai fait quelque chose qui me surprend encore aujourd’hui : je me suis redressée, j’ai pris une feuille de papier et un stylo. J’ai parlé à Dieu, et j’ai senti sa présence tout près de moi. Ce n’était pas une prière pour lui demander de l’aide ; j’ai simplement dit à voix haute : « Me voici, Seigneur ; veux-tu me donner la chanson ? » Immédiatement, les
Dévotion et service sont ma devise et mon chant. Partager ta Parole et servir avec amour. Tu m’as donné l’exemple, je suis ton disciple, donne-moi ton Esprit, inspire-moi à agir.
paroles me sont venues, et j’ai commencé à écrire : « Marcher à tes côtés est mon désir, Jésus aimant et bon. Je loue et bénis ton nom, pour ton sang versé sur la croix ». Comblée de joie, j’ai dit : « Merci, Seigneur ! J’aime ça ! »
J’ai continué à écrire ce qui allait devenir le refrain : « Qu’il est doux de vivre à tes côtés, Seigneur !
Tu me donnes une paix profonde et la force d’aimer. Tu me guéris, tu m’encourages et tu me fais vivre la joie d’être avec toi ». Le dialogue avec Dieu s’est poursuivi et je lui ai dit : « Seigneur, tu connais le thème de notre conférence ; j’aimerais que ledit thème soit dans le prochain couplet ». Et j’ai continué à écrire : « La dévotion et le service sont mon thème et mon chant. Partager ta Parole et servir avec amour. Tu m’as donné l’exemple ; je suis ton disciple. Donne-moi ton Esprit ; pousse-moi à agir ». Et enfin, le troisième couplet : « Avec joie, je partage la bonne nouvelle de la paix dans mon foyer, dans l’église et partout, afin que d’autres se souviennent que tu reviendras bientôt nous emmener tous dans notre demeure céleste ».
Reconnaissante et heureuse de cette intervention divine qui répondait à mon besoin, je me suis allongée, confiante de pouvoir enfin m’endormir et me reposer un peu. Mais la même chose s’est produite : je me suis retournée dans mon lit. Je me suis redressée, une feuille de papier à la main, et souriante, j’ai dit à mon Dieu, l’Auteur de la chanson : « Veux-tu aussi me donner la musique ? » À ma grande surprise, je me suis mise à chanter. J’ai voulu croire que c’était peut-être la mélodie d’une autre chanson et que je l’adaptais simplement aux paroles que je connaissais déjà. Je me suis dit : « Si cela vient de Dieu, je ne l’oublierai pas ». Vous qui lisez ce témoignage, pensez-vous qu’après cette expérience merveilleuse, j’ai pu dormir ? Eh bien non. Il est impossible de dormir quand on a été témoin de l’aide de Dieu d’une manière aussi précise et évidente.
« C’est avec joie que je partage la bonne nouvelle de la paix, dans ma maison, dans l’église et partout ailleurs, afin que les autres se souviennent que tu reviendras bientôt pour nous emmener tous dans notre demeure céleste ».
Un peu plus tard, mon mari est rentré et m’a demandé : « Alors, comment ça s’est passé ? » « Super ! » ai-je répondu aussitôt. Je lui ai raconté avec enthousiasme ce qui s’était passé et j’ai chanté la chanson. Il m’a dit : « Enregistre-la pour ne pas l’oublier », mais j’ai rétorqué : « Si ça vient de Dieu, je ne l’oublierai pas ». Ma réponse pourrait laisser penser que je doutais de l’inspiration divine, mais j’étais au contraire certaine que Dieu me l’avait donnée et que personne ne pourrait me l’enlever. Et il en fut ainsi.
Suite à cette expérience simple mais très significative, je vous invite à méditer sur trois leçons que j’ai tirées de mes conversations avec Dieu :
1. L’AMOUR DE DIEU ET SON DÉSIR DE VOUS BÉNIR ANTICIPENT VOS DEMANDES. Voyez ce qu’a écrit le prophète Ésaïe : « Avant qu’ils m’invoquent, je répondrai ; avant qu’ils aient cessé de parler, j’exaucerai » (Ésaïe 65.24). Dieu pourvoit à vos besoins avant même que vous ne les exprimiez.
2. DIEU EST LA SOURCE DE L’INSPIRATION MUSICALE ET POÉTIQUE QUI LE LOUE. DAVID DÉCLARE : « Il a mis dans ma bouche un cantique nouveau, une louange à notre Dieu… » (Psaume 40.3). Sophonie 3.17 souligne que Dieu lui-même chante de joie pour son peuple. Au ciel, les anges chantent sans cesse des cantiques en louange au seul Dieu qui mérite louange et honneur pour l’éternité (voir Apocalypse 4.8,11 ; 19.1,6-7). Chère amie, si vous avez la grâce de composer de la musique, de chanter des louanges à Dieu ou de jouer d’un instrument pour l’adorer, je vous encourage à continuer de le faire avec humilité et sincérité. Reconnaissez que l’inspiration et la capacité de le faire viennent de lui. La participation publique a son importance, mais chanter et louer
L’amour de Dieu et son désir de vous bénir anticipent vos demandes.
Dieu est une expérience enrichissante lorsqu’elle fait partie de votre dévotion personnelle.
3. AYEZ CONFIANCE, DIEU EST PRÊT À VOUS BÉNIR. L’apôtre Paul avait cette belle assurance lorsqu’il déclara : « Et mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon sa richesse, avec gloire, en Jésus-Christ » (Philippiens 4.19). David l’a également exprimé en déclarant : « L’Éternel est mon berger ; je ne manquerai de rien » (Psaume 23.1). Lorsque marcher chaque jour avec Jésus est une joie, il nous accordera des bénédictions inimaginables.
Dans notre vie quotidienne, il nous arrive d’adresser à Dieu une prière ou des louanges pour le remercier des bienfaits reçus. Ellen G. White affirme : « Nombre de chants sont des prières » — Éducation, chap. 17, p. 191.
« Il faut qu’il y ait relation vivante avec Dieu dans la prière, et relation vivante dans les cantiques de louange et d’action de grâces » — Évangéliser, p. 448.
Pour conclure, je propose d’adopter les paroles de Rubén Acuña, chanteur très apprécié de notre église au Mexique : « Fais de ma vie un chant qui s’harmonise avec ta sainteté ». C’est un appel profond à Dieu de l’honorer par nos talents et par notre vie tout entière. Que toute reconnaissance et toute louange soient toujours pour notre Dieu tout-puissant.
Natalia Castro Rodríguez est née à Sinaloa, au Mexique. Elle a été mariée pendant 47 ans au pasteur J. Mercedes Espinosa. Tous deux sont retraités. Elle a deux enfants, Keila et Eben Ezer, tous deux mariés. Elle a trois petits-fils et deux petites-filles. Elle a œuvré au sein de l’Église comme enseignante, secrétaire et directrice des ministères des femmes et des ministères pour enfants dans l’Union Mexicaine du Nord.
LE PLAISIR DE MES YEUX
J’ai décidé d’écrire cet article pour le magazine CONECTÉES, destiné aux épouses de pasteurs de la Division interaméricaine. Avant de poursuivre, je vous suggère d’inviter votre mari à le lire ensemble. Ce sera une excellente source d’enrichissement mutuel. Qu’en pensez-vous ? Alors, allons-y !
Ce pasteur était appelé « sacrificateur », mais il était surtout connu pour son rôle de prophète. Il s’agissait d’Ézéchiel, une figure importante de Jérusalem. Il fut emmené captif à Babylone sous le règne de Jojakin en 597 avant J.-C. Les commentateurs estiment qu’il était jeune. Dieu envoya des messages à son peuple pendant sa captivité dans ces contrées lointaines. Une partie de son ministère pastoral et prophétique consistait à donner de l’espoir aux enfants du peuple de Dieu. Cependant, un jour, il reçut de Dieu un message triste et désespérant. Au chapitre 24, à partir du verset 16, nous lisons : « Fils
Il a utilisé l’expression « La joie de tes yeux ».
C’est une invitation à employer des mots tendres, beaux et affectueux pour parler de nos épouses.
de l’homme, voici, je t’enlève par une mort soudaine ce qui fait les délices de tes yeux. Tu ne te lamenteras point, tu ne pleureras point, et tes larmes ne couleront pas ». Cette phrase, « je t’enlève… ce qui fait les délices de tes yeux », retient mon attention. À qui Dieu faisait-il référence ?
Qui, selon lui, était la joie des yeux d’Ézéchiel ? Au verset suivant, il lui donne d’autres instructions à ce sujet : « Soupire en silence, ne prends pas le deuil des morts, attache ton turban, mets ta chaussure à tes pieds, ne te couvre pas la barbe, et ne mange pas le pain des autres » (Ézéchiel 24.17). J’éprouve une profonde tristesse à l’idée de ce que le prophète a ressenti en apprenant la mort imminente de sa femme. Cela a dû être une terrible épreuve.
À la pénibilité de la captivité s’ajoutait la solitude du veuvage. Sans verser une seule larme et sans laisser paraître le moindre signe de chagrin, il annonça le message de Dieu au peuple. Il dit : « J’avais parlé au peuple le matin, et ma femme mourut le soir. Le lendemain matin, je fis ce qui m’avait été ordonné » (Ézéchiel 24.18). Ce doit avoir été un moment terriblement douloureux pour lui.
Nous pourrions tirer de nombreux enseignements de l’épisode traumatique survenu au domicile de ce pasteur, mais je souhaite consacrer le reste de cet article à commenter uniquement l’expression par laquelle Dieu décrit la femme d’Ézéchiel : « Ce qui fait les délices de tes yeux ».
Je trouve cette expression très belle et tendre pour parler d’une épouse. Le terme hébreu, traduit par « délice », évoque quelque chose de précieux, un trésor. La version de la Bible Nouvelle Français Courant la traduit comme « celle qui fait la joie de tes yeux ». La version Semeur la présente comme « celle qui charme tes yeux ». La version de Martin la traduit légèrement ainsi : « Ce que tes yeux voient avec le plus de plaisir ».
Après avoir médité sur cette belle phrase, je souhaite partager avec vous trois idées susceptibles d’enrichir la relation conjugale au sein du corps ministériel auquel nous appartenons.
1. La manière belle, tendre et poétique dont Dieu parle de son épouse est une invitation pour nous, maris. Dieu aurait pu simplement prononcer le nom de la femme d’Ézéchiel. Il aurait pu utiliser les mots « épouse », « conjointe », « compagne », « femme », « partenaire », « cousine », « parente », « dame », ou tout autre synonyme. Il a choisi l’expression « la joie de tes yeux ». C’est là une invitation à employer des mots tendres, beaux et affectueux pour parler de nos épouses. J’ai entendu de nombreux maris appeler leurs femmes par des surnoms affectueux, presque tous des diminutifs. Ils les utilisent en privé comme en public. Je l’avoue, c’est magnifique.
2. Dieu a une grande estime pour les épouses. Il devait bien connaître celle de la parabole pour la considérer comme une source de joie pour son mari. Dieu a-t-il inventé cette expression ou l’a-t-il entendue du prophète ? Je suis certain qu’ils partageaient tous deux le même avis à son sujet. C’est une invitation à chérir nos épouses. Pleines de vertus, à l’image de celle du chapitre 31 des Proverbes. Cette femme possède de nombreuses qualités, dont celle d’inspirer confiance. « Le cœur de son mari a confiance en elle » (Proverbes 31.11). Cette vision positive devrait être partagée non seulement par son mari, mais aussi par le reste de la famille. Ils peuvent la proclamer bienheureuse : « Ses fils se lèvent et la disent heureuse » (Proverbes 31.28). Le verset précise ensuite que « Son mari (se lève) et lui donne des louanges ».
3. L’épouse d’Ézéchiel possédait de nombreuses qualités qui ravissaient son mari. Cette histoire nous rappelle l’importance de toujours garder à l’esprit les qualités qui apportent de la joie à la vie conjugale. Il serait judicieux d’en dresser une liste, écrite ou mentale, et de les garder présentes à notre esprit, afin qu’elles puissent ressurgir, empreintes de tendresse et d’amour, à tout moment, et plus particulièrement lors des crises et des difficultés qui peuvent survenir dans une relation
Les époux devraient vivre selon l’idéal divin du mariage.
Le quotidien peut engendrer des tensions au sein du couple. Dans ces moments-là, il est important de se souvenir que nous ne faisons qu’un. L’amour et la tendresse doivent toujours prévaloir dans le mariage.
Une attitude bienveillante sera toujours une bénédiction pour son conjoint.
Pastor Pedro Iglesias. Il a servi dans l’Église à divers postes, plus récemment en tant que Secrétaire adjoint de la Division Interaméricaine et Directeur du Ministère de la Famille, aux côtés de son épouse, Cecilia. Sa passion est la famille.
Les maris doivent se conformer à l’idéal que Dieu se fait de leurs épouses. Le quotidien peut engendrer des tensions au sein du couple. Dans ces moments-là, il est important de se rappeler que nous ne faisons qu’un. Une relation empreinte de douceur et d’amour doit toujours prévaloir dans le mariage. Paul conseille : « Maris, aimez chacun votre femme, et ne vous aigrissez pas contre elle » (Colossiens 3.19). Le verbe « aigrir » dans ce texte est en réalité un mot grec qui signifie amer. Le conseil biblique serait donc : « Ne soyez pas amer envers elle ». La bienveillance sera toujours une bénédiction pour son conjoint.
L’épouse d’Ézéchiel n’est pas morte au moment où elle a reçu le message de Dieu. Je crois que le prophète a pu lui dire à plusieurs reprises avant sa mort : « Tu es la joie de mes yeux ». J’imagine que ce n’était pas la première fois ; elle entendait certainement souvent des paroles bienveillantes de la part de son mari. Ces paroles ne devraient pas être réservées à la fin de vie. Elles devraient faire partie du quotidien. On ne sait rien des circonstances de sa mort ; j’ose seulement dire qu’elle est morte avec les paroles de Dieu à son sujet. Dieu l’appelait « la joie de son mari ».
Enfin, quelques mots adressés directement à l’épouse qui lit cet article : votre mari devrait lui aussi être appelé « la joie de vos yeux ». De tels époux vivront toujours en profitant des délices de la grande invention de Dieu : le mariage.
VIVRE POUR LA
GLOIRE DE DIEU : IL N’Y A PAS DE TEMPS À PERDRE
« Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu’un seul reçoit le prix ? Courez de manière à l’obtenir » (1 Corinthiens 9.24).
En ces derniers jours de préparation à la venue du Seigneur, prenons-nous Dieu au sérieux ?
Il est temps de proclamer haut et fort le message d’Apocalypse 14, avec la puissance du Saint-Esprit, pour avertir et préparer le monde au retour imminent de Jésus. Ce message est urgent et ne doit pas tarder : il n’y a pas une seconde à perdre. La question est la suivante : en tant qu’épouses de pasteurs, œuvrons-nous pour Dieu ou pour nos propres intérêts ?
Dieu nous demande de faire deux choses principales en cette période de l’histoire de la Terre : ÊTRE le message et DONNER le message.
SOYEZ le message
Celui qui transmet le message porte une lourde responsabilité. Rares sont ceux qui écoutent des enseignements qu’ils jugent sans rapport avec le messager ou qui ne les concernent pas. C’est pourquoi le messager doit vivre le message avant que l’auditeur puisse le recevoir et s’y connecter.
On prête rarement attention aux enseignements superficiels que le messager n’a pas appliqués à sa propre vie. C’est pourquoi celui qui transmet ce message doit l’incarner pour que l’auditeur puisse l’accepter et l’intégrer.
Les athlètes savent ce que signifie vivre avec concentration et discipline. Ils savent que pour donner le meilleur d’eux-mêmes, ils doivent savoir dire non à certaines choses afin de se consacrer pleinement à ce qui compte le plus. L’apôtre Paul l’exprime ainsi : « Au contraire, je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur, après avoir prêché aux autres, d’être moi-même disqualifié » (1 Corinthiens 9.27). Paul explique que le dessein de Dieu pour sa vie – porter son message aux païens – l’a incité à prendre ses choix personnels plus au sérieux, en privilégiant la discipline et la maîtrise de soi pour s’y préparer.
Lorsque Dieu est Seigneur de nos vies, notre mode de vie le reflète. Comment ? Ellen White nous l’explique : « Quiconque désire être ouvrier avec Dieu doit chercher à perfectionner toutes les aptitudes de son corps et de son esprit. La véritable éducation, c’est l’épanouissement de nos facultés physiques, mentales et morales en vue de l’accomplissement de nos devoirs; c’est la culture du corps, de l’esprit et de l’âme pour le service de Dieu. C’est la seule éducation qui subsistera jusque dans la vie éternelle » — Les paraboles de Jésus, p. 285.
Examinons quelques priorités essentielles pour la santé et la vitalité :
Considérons ce que nous mangeons. Notre corps se construit grâce à l’énergie qu’il reçoit. Si nous désirons un corps plus fort, nous devons consommer les aliments que notre Créateur a préparés pour nous, c’est-à-dire des aliments complets et non transformés (voir Genèse 1.29). Les aliments complets, comme ceux que l’on trouve dans le potager ou le verger, contiennent tous les éléments nécessaires à notre santé : fibres, phytonutriments, vitamines essentielles, minéraux et antioxydants.
Elle augmente l’énergie, la vitalité et la capacité à participer davantage à la vie [Si vous cherchez des conseils sur la façon de manger pour une bonne santé, pensez à une assiette composée de 50 % de légumes et de fruits, 25 % de protéines (haricots, lentilles, pois, noix) et 25 % de céréales complètes et de légumes féculents (riz brun, quinoa, avoine, patates douces, courge, etc.)].
Faisons attention à ce que nous buvons. Chaque cellule du corps a besoin d’eau pour fonctionner, survivre et maintenir sa structure. L’eau représente entre 50 et 60 % de notre poids corporel. Elle est essentielle au transport des nutriments et à l’élimination des déchets. Elle permet également les réactions chimiques nécessaires à l’environnement. Selon la Mayo Clinic, un adulte en bonne santé a besoin de boire en moyenne entre 2,7 et 3,7 litres (11,5 à 15,5 tasses) de liquides par jour. L’eau fraîche et
pure est le liquide indispensable à la santé. Boire un ou deux verres d’eau au réveil amorce le processus d’hydratation et permet aux cellules de fonctionner de manière optimale tout au long de la journée.
Réfléchissez à ce que nous faisons. Le corps est fait pour bouger. Aujourd’hui, nos ordinateurs, téléphones et voitures doivent être utilisés à bon escient afin d’éviter les déséquilibres tels que la sédentarité.
Selon les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), les adultes ont besoin d’environ 150 minutes d’activité physique d’intensité modérée par semaine. Cela signifie que 30 minutes de marche peuvent constituer un bon début pour améliorer sa santé. De plus, il est important d’entraîner son corps pour maintenir le bon fonctionnement des muscles.
Soulever des poids ou faire des exercices au poids du corps, au moins deux fois par semaine, permet de renforcer les principaux groupes musculaires des jambes, des hanches, du dos, des abdominaux, de la poitrine, des épaules et des bras. Des muscles forts offrent de nombreux avantages. Ils contribuent à protéger le corps en améliorant le métabolisme basal, en augmentant la sensibilité à l’insuline, ce qui favorise une meilleure régulation de la glycémie, et en améliorant la santé cardiovasculaire et osseuse.
Envisagez une restauration. Un sommeil réparateur est tout aussi essentiel pour le corps que l’exercice physique. C’est le moment privilégié pour la réparation des tissus, la croissance musculaire, le renforcement du système immunitaire et la régénération cérébrale. Les adultes qui bénéficient de 7 à 8 heures de sommeil de qualité chaque nuit et
Des muscles forts offrent de nombreux avantages. Ils contribuent à protéger l’organisme des dommages en améliorant le métabolisme de base, augmentent la sensibilité à l’insuline pour une meilleure régulation de la glycémie et améliorent la santé cardiovasculaire et osseuse.
Prenez du temps dans la prière pour demander à Dieu ce qu’il vous appelle à faire. Choisissez de mettre Dieu en premier en adoptant un mode de vie qui le glorifie.
qui prennent une pause toutes les deux heures au travail permettent à leur corps de se réparer et de se ressourcer. Se coucher et se lever à la même heure chaque jour favorise un sommeil plus profond. Bien dormir nous aide à rester en bonne santé, à être plus actifs, à améliorer notre santé cardiovasculaire et métabolique et à nous sentir plus heureux. Cela contribue également à prévenir les maladies chroniques telles que le diabète, les maladies cardiovasculaires, l’hypertension artérielle et les accidents vasculaires cérébraux.
Outre cela, Dieu nous a fait de nombreux autres dons, tels que la lumière du soleil, l’air pur, le don de la maîtrise de soi, ainsi que la paix et la joie qui découlent de la confiance en lui.
TRANSMETTRE le message
Le Message des Trois Anges est un ultime appel au monde entier à se préparer à la venue de notre Seigneur. C’est un appel à placer Dieu au premier plan, au dernier et au meilleur de nous-mêmes, dans tout ce que nous faisons, et à l’adorer par notre manière de vivre. C’est un appel à lui rendre gloire non seulement par nos paroles, mais aussi par nos actions. C’est un appel à nous détacher du monde : de ses voies, de sa pensée, de ses habitudes, car Dieu a appelé chaque personne à lui et désire un peuple qui le suive sans réserve.
Êtes-vous partante ?
Vivre pour la gloire de Dieu, c’est accomplir notre mission. Prenez le temps, dans la prière, de demander à Dieu ce qu’Il vous appelle à faire.
Choisissez de mettre Dieu en premier en adoptant un mode de vie qui Le glorifie. Passez du temps dans la Parole de Dieu, observez Ses voies, imprégnez-vous de Ses principes et laissez Dieu révéler Ses vérités à votre cœur. Écoutez le Saint-Esprit vous parler de votre mission personnelle et n’hésitez pas à commencer dès maintenant. Il n’y a pas de temps à perdre.
Marcia McEdward est l’épouse d’un pasteur, mère de deux enfants et grand-mère de deux petits-enfants, et a exercé la profession d’infirmière dans cinq pays différents. « J’aime Dieu, servir les autres et passer du temps dans la nature ».
L’ART PAS SI FACILE
D’AVOIR DES AMIS (Partie II)
J’étais en master quand une amie très chère m’a appelée pour me dire que, les cours approchant à grands pas, elle avait pris la liberté de m’acheter un billet d’avion pour venir la voir. J’étais vraiment ravie ! C’était une véritable aubaine ! Mes économies pour l’année universitaire étaient presque épuisées, et il ne restait que deux semaines. Je lui ai dit : « Tu sais quoi ? J’ai besoin de donner des conférences cet été pour continuer à financer mes études ». Sa réponse a fusé : « Ne t’inquiète pas, tu peux rester ici tout l’été. Les bureaux de la clinique te serviront de base. Il y a plein d’endroits en ville où tu peux donner des conférences ».
Mon amie est décédée d’un cancer il y a des années, et elle me manque toujours. Nous étions très proches et partagions d’innombrables conversations. Sa présence et son soutien ont été une source de motivation essentielle pour poursuivre mes études supérieures. Les véritables amies comme elle sont des trésors qui brillent d’autant plus dans l’adversité.
L’amitié double les joies et divise les peines.
Des études montrent que plus nos amis sont sincères et fidèles, plus nous sommes heureux. Le temps passé avec eux enrichit nos vies.
Des études montrent que plus nos amis sont sincères et fidèles, plus nous sommes heureux. Le temps passé avec eux enrichit nos vies. Cependant, c’est la qualité de ces amitiés, et non leur quantité, qui fait toute la différence. Les études indiquent qu’il ne s’agit pas de simples connaissances, mais plutôt de relations profondes, car celles-ci génèrent des bienfaits tels qu’une plus grande satisfaction personnelle, une plus grande stabilité émotionnelle, un risque moindre de mortalité prématurée, une baisse du taux de cortisol et une amélioration des fonctions cognitives, entre autres.
L’isolement social peut doubler le risque de décès prématuré, un effet plus important que celui de fumer 20 cigarettes par jour. Des études ont montré que de véritables amitiés réduisent la tension artérielle, renforcent le système immunitaire et protègent contre le déclin cognitif. N’est-il pas important d’avoir des amis ?
Brisons le mythe !
Au sein du ministère, il est tout à fait possible de se faire des amies ; on peut briser le mythe selon lequel c’est impossible. Cependant, il faut être sage et prudente dans le choix de ses amies. Il est fort probable qu’avec la plupart des femmes de SIEMA, nous ne serons que de simples collègues. Pourquoi ?
Parce que nous ne sommes pas compatibles avec tout le monde et que, généralement, nous avons des personnalités différentes. Nous sommes généralement attirées par les personnes qui ont des caractéristiques et des qualités similaires aux nôtres.
Dans le tableau ci-dessous, la colonne de gauche énumère les qualités d’un véritable ami. La colonne de droite énumère les caractéristiques d’un véritable ami. Je vous recommande de choisir la liste de gauche. Analysez chaque description :
AMIE VÉRITABLE VS FAUSSE AMIE
ELLE EST AFFECTUEUSE
Empathique, respectueuse et chaleureuse. Comme cette amie qui se souvient toujours de votre anniversaire et de vos dates importantes, et qui vous fait vous sentir aimée. Celle qui vous salue dès le matin sur WhatsApp et vous donne des nouvelles. « Il n’y a pour personne de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jean 15.13).
SOLIDAIRE
Celle qui est toujours là pour vous, dans les bons comme dans les mauvais moments. Celle qui prend soin de vous quand vous êtes malade et vous donne des conseils pour vous soulager. Celle qui vous ouvre sa porte pour vous écouter. «L’ami aime en tout temps, Et un frère est là pour (aider dans) la détresse » (Proverbes 17.17).
SOURCE DE MOTIVATION
Elle élabore avec vous un plan d’action et vous motive à faire de l’exercice, à améliorer votre alimentation ou à enrichir votre vie spirituelle. Elle vous inspire à sortir de votre zone de confort et vous encourage à atteindre vos objectifs. « Que l’amour soit sans hypocrisie. Ayez le mal en horreur ; attachez-vous fortement au bien » (Proverbes 27.17).
« Un véritable ami aime en tout temps et est un frère dans les moments difficiles » (Proverbes 17.17).
CELLE QUI VOUS CRITIQUE
Ou bien elle cherche à se moquer de vous. Celle qui crée des conflits non seulement avec vous, mais aussi avec les autres. Celle qui vous envoie des messages WhatsApp pour vous rabaisser et qui a tendance à être agressive. « Ne fréquente pas quelqu’un de coléreux, ne va pas avec un homme furieux, de peur que tu ne t’habitues à ses sentiers et que tu n’y trouves un piège pour ta vie » (Proverbes 22.24-25).
NON SOLIDAIRE
Celle qui vous a abandonné quand votre vie est devenue trouble et complexe. Celle qui a changé quand vous avez changé de cap, de statut ou de position.
Celle qui fréquente les « influents » ou les populaires. Celle qui fait preuve d’amitié par intérêt. « Que l’amour soit sans hypocrisie. Ayez le mal en horreur ; attachez-vous fortement au bien » (Romains 12.9).
CELLE QUI VOUS DÉCOURAGE
Vous ne vous sentez pas à l’aise en sa compagnie car elle est blessante, envieuse et vous rejette pour vos réussites, peut-être parce que vous lui êtes supérieur à bien des égards. Cela affecte votre humeur et vous rend triste. « Car là où il y a jalousie et rivalité, il y a du désordre et toute espèce de mauvaises pratiques » (Jacques 3.16).
AMIE VÉRITABLE VS FAUSSE AMIE
UNE PROFESSIONNELLE DE LA SANTÉ MENTALE
Parce qu’elle se concentre toujours sur le positif, elle est optimiste et vous témoigne une acceptation inconditionnelle. Elle peut transformer votre tristesse en joie et emplir votre vie d’optimisme. « L’huile et le parfum réjouissent le cœur, et la douceur d’un ami vaut mieux que les conseils qu’on se donne à soi-même » (Proverbes 27.9).
CELLE QUI EST RECONNAISSANTE
Celle qui met Dieu à la première place dans sa vie et exprime naturellement les nombreuses bénédictions qu’elle reçoit de Lui. Elle fait preuve d’esprit de réciprocité et ressent de la joie à donner aux autres. « Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le pareillement pour eux » (Luc 6.31).
LA SPIRITUELLE
Elle pratique sa dévotion personnelle avec constance. Elle se joint à vous dans la prière et vous invite à jeûner pour une cause commune. Elle a des manières raffinées et une attitude exemplaire. « Je m’accompagne de tous ceux qui te craignent et qui gardent tes commandements ». (Psaume 119.63)
CELLE QUI A BESOIN D’AIDE PROFESSIONNELLE
Parce qu’elle est jalouse, envieuse, hypocrite et créatrice d’intrigues. Vous devez prier pour elle, car c’est elle qui promeut les commérages et la médisance, et qui rend le groupe malade et le divise. Elle n’est pas heureuse avec elle-même, c’est pourquoi elle aime gâcher le bonheur des autres. « L’homme pervers suscite des querelles, et le rapporteur divise des amis » (Proverbes 16.28).
L’INGRATE
Elle ne sait pas être reconnaissante ; elle s’imagine avoir droit à un traitement de faveur et ne témoigne aucune reconnaissance pour les faveurs reçues. Égocentrique et dépourvue d’empathie, elle se croit spéciale, en droit de recevoir des faveurs mais non d’en accorder. L’ingratitude est la porte ouverte aux plaintes et à l’insatisfaction. « Car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, orgueilleux, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, sacrilèges » (2 Timothée 3.2).
« L’huile et le parfum réjouissent le coeur, et la douceur d’un ami provient de ses conseils sincères » (Proverbes 27.9).
LA VANITEUSE
Elle reste attachée aux choses du monde et son comportement, ses paroles et ses actes ne reflètent pas la spiritualité. Elle refuse de se détourner du monde pour suivre le Christ. Elle est vulgaire et irrespectueuse à l’égard des choses spirituelles. « Adultères ! Ne savez-vous pas que l’amour du monde est inimitié contre Dieu ? Celui donc qui veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu » (Jacques 4.4).
AMIE VÉRITABLE VS FAUSSE AMIE
L’INTÈGRE
Loyale, honnête et fidèle en toutes circonstances. Incapable de vous trahir ni de répandre des rumeurs pour vous nuire. Celle qui sait garder un secret et en qui on peut avoir confiance. « Celui qui a des amis peut les avoir pour son malheur, mais il est tel ami plus attaché qu’un frère » (Proverbes 18.24).
LA MALHONNÊTE
Elle fait semblant d’être votre amie, mais elle parle dans votre dos et vous trahit. Par envie et par jalousie, elle cherche secrètement à vous blesser et à vous détruire. « Car l’Éternel a horreur de l’homme pervers, mais son intimité est pour les (hommes) droits » (Proverbes 3.32).
Dans un monde où les relations superficielles prédominent, il est nécessaire d’apprendre à être authentique, sincère et entier, car tel est le désir du Seigneur.
La vérité, c’est que (pour paraphraser Martin Luther King Jr.) nous avons appris à voler comme les oiseaux, à nager comme les poissons, mais apprendre l’art d’être de bons amis n’a pas été facile.
Peut-être avez-vous ressenti le besoin de vous éloigner d’une amie parce que vous ne vous sentiez plus à l’aise avec elle. Peut-être avez-vous dû prendre vos distances avec quelqu’un pour préserver votre santé mentale – ne vous inquiétez pas. Une « amitié » gangrenée par les conflits, les critiques et l’agressivité n’est pas saine. Il vaut mieux y mettre fin. Dans un monde où les relations superficielles prédominent, il est essentiel d’apprendre à être authentique, sincère et de tout cœur, car c’est ce que Dieu désire.
Dr. Raquel Coello, docteure en psychologie et thérapeute familiale, apprécie offrir un soutien psychologique et des services de thérapie aux personnes qui en ont besoin. Elle aime lire, faire de la recherche, écrire, voyager et passer du temps en famille. raquelcoello092@gmail.com
L’INTENDANCE S’APPREND EN FAMILLE
La vie trouve son origine en Dieu et lui appartient en propre. Dans sa miséricorde, le Seigneur nous confie le temps et nous comble de dons pour vivre avec sagesse, bonheur, responsabilité et équilibre. Pour y parvenir, il est nécessaire de bien gérer chaque aspect de notre existence. En fin de compte, nous devons garder à l’esprit qu’un jour nous devrons rendre compte à Dieu de l’usage que nous a fait de chaque don qu’il nous a accordé ; il est donc essentiel d’en être de bons intendants.
Qu’est-ce que l’intendance ?
Une définition classique, mais toujours pertinente, souligne que la gestion responsable des biens que Dieu nous a confiés consiste à les faire fructifier fidèlement. C’est un mode de vie chrétien qui implique un engagement total et une gestion responsable des dons divins, reflétant ainsi l’amour et la fidélité de notre Père. De plus, il s’agit de faire un usage sage et fidèle des ressources qui nous sont confiées (voir Ellen G. White, Consejos sobre Mayordomía Cristiana [Conseils à l’éconôme]).
Dans sa miséricorde, le Seigneur nous confie le temps et nous accorde des dons pour vivre avec sagesse, bonheur, responsabilité et équilibre.
Compte tenu du rythme de vie de chaque famille, il est essentiel de prévoir du temps pour se consacrer à sa spiritualité et ainsi renouveler sa communion avec Dieu.
Quand on parle d’intendance, on aborde un vaste sujet qui touche à tous les aspects de la vie. Nous nous concentrerons ici sur des questions générales où la famille se révèle le lieu idéal pour cultiver ce concept, car c’est là que nous commençons à être de fidèles intendants du Tout-Puissant.
1.Intendance du corps Lorsque l’Éternel créa l’humanité, celle-ci était parfaite, jouissant de santé, de vigueur et de paix, car elle était en communion directe avec son Créateur. Cependant, lorsqu’Adam et Ève transgressèrent la loi sacrée, leurs corps commencèrent à se détériorer et à vieillir jusqu’à leur mort. Malgré cela, puisque Dieu a inscrit l’éternité dans le cœur de l’homme, celui-ci cherche à prolonger la vie autant que possible. C’est pourquoi, aujourd’hui, l’accent est mis sur la santé. Un des principes fondamentaux est de privilégier la médecine préventive à la médecine curative. En ce sens, on dit souvent : « Mieux vaut prévenir que guérir ». Les traitements étant coûteux, l’attention s’est portée sur l’amélioration des modes de vie afin d’éviter les maladies qui peuvent s’avérer onéreuses et invalidantes pour les patients et leurs familles.
Dans Lévitique 11, Dieu établit des directives claires concernant l’alimentation nécessaire au maintien d’une bonne santé. Dans le livre Le ministère de la Guérison*, il est conseillé : « Les céréales, les fruits, les oléagineux et les légumes sont donc les aliments choisis pour nous par notre Créateur. À l’état naturel ou apprêtés d’une manière très simple, ils constituent le régime le plus sain et le plus nourrissant. Ils donnent une force, une endurance et une vigueur physiques et intellectuelles qu’une nourriture plus compliquée et plus stimulante ne saurait jamais fournir » (p. 251). Ceci souligne clairement le devoir des mères : celui de veiller à fournir à leur famille une alimentation saine et de qualité.
Cependant, une bonne alimentation ne suffit pas ; il est essentiel d’entretenir son corps. Rappelons-nous les paroles de l’apôtre Paul : « Votre corps est le temple du Saint-Esprit » (1 Corinthiens 6.19). C’est pourquoi l’exercice physique joue un rôle fondamental dans notre fidélité à Dieu. Pratiquons au moins 30 minutes d’activité physique intense chaque jour ; si nous pouvons bouger plus longtemps, c’est encore mieux. Nous en récolterons bientôt les fruits : une meilleure santé, plus de vigueur et une plus grande acuité mentale. Sans aucun doute, cela sera toujours préférable à rester assis des heures durant devant la télévision ou absorbé par les écrans de divers appareils.
2. Gestion du temps
Apprenons à nos enfants, dès leur plus jeune âge, à accorder aux choses essentielles l’importance qu’elles méritent. « S’il y eut jamais un temps où chaque maison devrait être une maison de prière, c’est bien maintenant. L’incrédulité et le scepticisme règnent partout ; l’iniquité abonde… Cependant, à notre époque périlleuse, quelques-uns de ceux qui se disent chrétiens n’ont pas de culte de famille. Dieu n’est pas honoré dans leur maison, et ils n’apprennent pas à leurs enfants à l’aimer et à le craindre » — Ellen G. White, Témoignage pour l’Église, vol. 3, p. 104.
« Il n’est aucun talent dont il nous demandera un compte aussi rigoureux que celui du temps » — Les paraboles de Jésus, p. 296.
Aujourd’hui, la vie est devenue une course si trépidante et exigeante que nous ne savons plus comment ni quand ralentir, ni même nous arrêter complètement. Compte tenu du rythme de vie de chaque famille, il est essentiel de prévoir du temps pour se consacrer à sa spiritualité et ainsi renouveler sa communion avec Dieu. Ne laissons aucun membre de la famille quitter le foyer sans avoir établi un lien avec le Ciel. Lorsque nous réfléchissons aux temps de prière en famille, nous devons tenir compte de l’âge de chacun et adapter les activités spirituelles à sa situation particulière.
Le meilleur moyen d’enseigner aux enfants la fidélité à Dieu est par l’exemple. Deutéronome 6.4-9 nous le rappelle : « Écoute, Israël ! L’Éternel, notre Dieu, l’Éternel est un. Tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. Et ces paroles que je te donne aujourd’hui seront dans ton cœur. Tu les inculqueras à tes fils et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras. Tu les lieras comme
« Écoute, Israël ! L’Éternel, notre Dieu, l’Éternel est un. Tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta force. Et ces paroles que je te donne aujourd’hui seront dans ton coeur. Tu les inculqueras à tes fils et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras. Tu les lieras comme un signe sur ta main, et elles seront comme des fronteaux entre tes yeux. Tu les écriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes ».
un signe sur ta main, et elles seront comme des fronteaux entre tes yeux. Tu les écriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes ».
3. Trésors
Paul nous offre cette importante réflexion : « En effet, nul de nous ne vit pour lui-même, et nul ne meurt pour luimême » (Romains 14.7). Quelqu’un a écrit : « Celui qui ne vit que pour lui-même ne mérite pas de naître ». Dieu nous a dotés de talents et de dons d’une grande influence.
Si nous ne nous engageons pas dans une vie de service, nous resterons inconscients du pouvoir que nous pourrions exercer pour le bien d’autrui. Une personne égoïste n’est jamais satisfaite ; elle veut toujours que tout tourne autour d’elle. Elle désire être la première à recevoir le prix et avoir le meilleur. Elle est convaincue que ses opinions sont les meilleures. De même, la personne envieuse est toujours insatisfaite. C’est l’opposé de la satisfaction que ressent une personne dévouée au service des autres et altruiste.
Comment pouvons-nous enseigner à nos familles que nos biens et nos réussites sont destinés à servir et à aider les autres ? Établissons ensemble un budget familial, où chacun comprend ce que signifie être fidèle à Dieu par la dîme et les offrandes. De plus, ce budget devrait prévoir un plan pour aider les plus démunis. Cette aide pourrait même consister à soutenir les études d’un étudiant ou à fournir de la nourriture à une personne dans le besoin. L’important est que chaque membre de la famille comprenne la valeur et le but des dons que Dieu lui a faits. Cela s’acquiert par l’exemple.
4. Talents
Le pasteur B. Pérez Marcio raconte la légende suivante, celle d’un roi qui se promenait souvent pour récompenser les bonnes actions de ses sujets. Un jour, il dit à un vieil homme qui plantait des arbres :
—Que faites-vous, monsieur ?
—Je plante des noyers, mon roi !
—Pourquoi planter des noyers dont on ne pourra pas manger les fruits ?
—Pour rembourser ma dette envers ceux qui ont planté ces arbres, dont j’ai savouré les fruits depuis ma jeunesse, répondit le vieil homme.
À moins de nous engager dans une vie au service des autres, nous ignorerons le pouvoir que nous pourrions exercer au profit d’autrui.
De tout temps, des personnes se sont battues pour créer ou faciliter le confort dont nous jouissons aujourd’hui. Nous lisons des récits bibliques, des histoires de pionniers, des récits de martyrs ; tous ont contribué à nous aider à mieux vivre.
Nous bénéficions d’avantages matériels dont d’autres n’ont pas profité, mais qui ont contribué à notre bien-être. En tant que parents, que faisons-nous pour aider nos enfants à comprendre que nos talents sont destinés à servir la société et l’Église ? Intéressons-nous à leur apprendre à mener une vie utile, afin qu’ils puissent, à leur tour, être une source de bienfaits pour autrui.
Conclusion
Je suis certaine que nous connaissons tous bien ce sujet, mais la question essentielle est : où apprenons-nous ce mode de vie ? Après réflexion, nous pouvons convenir que le meilleur endroit pour enseigner à nos enfants la responsabilité d’être de bons intendants est la famille. C’est là que se posent les fondements de leur vie d’adulte ; c’est là que nous élevons des enfants fidèles à Dieu dans tous les aspects de la vie. Quelle immense responsabilité Dieu nous a confiée de cultiver chez nos enfants des caractères qui les mèneront à la vie éternelle ! Puissions-nous pouvoir dire, le jour où Dieu nous demandera des comptes : « Me voici avec les enfants que l’Éternel m’a donnés » (Ésaïe 8.18).
Thelma Park de Reyna est l’épouse d’un pasteur mexicain. Elle est titulaire d’une maîtrise en thérapie familiale et en psychologie de l’éducation. Elle adore cuisiner végétarien. Elle et son mari profitent désormais d’une retraite bien méritée.
NOUVELLES DE NOTRE TERRITOIRE
De l’ Union du Chiapas
Du 5 au 9 avril, l’Union mexicaine du Chiapas a organisé la rencontre des enfants de pasteurs sous la devise « Enfant de pasteur, enfant de Dieu », réunissant 191 jeunes issus de familles pastorales, âgés de 12 à 24 ans, ainsi que des enfants de pasteurs professionnels qui ont participé virtuellement.
Cet événement visait à renforcer leur identité d’enfants bien-aimés de Dieu et à les aider à comprendre que leur valeur et leur vocation trouvent leur fondement dans une relation personnelle avec Jésus. Durant cette rencontre, les participants ont été encouragés à découvrir leurs dons et leurs talents et à s’impliquer activement dans la mission de l’Église.
Des ateliers sur la musique, les médias, la santé et les missions internationales ont été proposés.
Les messages ont été transmis par les pasteurs Hiram Ruiz et Josué Murillo Campos, tous deux fils de pasteurs, qui ont partagé des expériences tirées de leur propre vie en tant que PK’s.
De même, l’initiative quinquennale de la Division, « Reconnexion PK’s », a été promue, visant à renforcer les relations et le soutien mutuel entre les enfants de pasteurs.