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LE GRAND
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dictionnaire général du bâtiment
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DICOBAT dictionnaire général du bâtiment
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DICOBAT dictionnaire du bâtiment
2015
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Ossature indéformable constituée par un assemblage de pièces de bois, basé sur les principes de la triangulation. On distingue : Architecture Description des bâtiments
Les chapentes traditionnelles, composées d’un petit nombre de fermes en éléments de forte section, réunies par des pannes.
Matériaux, composants
charpente traditionnelle à fermes © DICOBAT
Propriétés physiques Sols, infrastructures Maçonnerie Charpente
épi de faîtage ferme de croupe
Couverture, étanchéité
lien
panne ferme faîtière d'angle
demi-ferme de renfort
liteaux (litonnage) chevêtre
chevrons enchevêtrure contrefiche
arêtier
Fumisterie
panne
Menuiserie Revêtements intérieurs Génie thermique
panne ferme de courant
Plomberie, réseaux
poinçon
Électricité, éclairage Serrurerie, ferronnerie Sécurité Outils, matériel, quincaillerie Fixations, collages, joints Vitrerie, miroiterie
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entrait jambette
chantignole demi-ferme de croupe demi-entrait
entrait
gousset sablière coyer
arbalétrier arbalétrier de noue
voliges (voligeage)
croupeayure
et son
enr
Acoustique Métiers
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arcature Prix éditeur France : 128 € ISBN : 979-10-92348-02-6
9
7 9 1 0 9 2
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J. et A. de VIGAN
• Éditions
arcature
Il arrive à chacun de nous de ne pas retrouver le mot précis qui désigne un élément, une action, un outil, etc. : on sait que ce mot existe, on l’a ”sur le bout de la langue”, mais il ne revient pas... Ce classement thématique est destiné à vous aider à retrouver rapidement le terme qui vous échappe. Dans les pages suivantes vous trouverez, regroupés par sujet, la plupart des termes qui sont définis, plus loin, dans le dictionnaire alphabétique. Toutefois, afin de ne pas la surcharger, cette partie ne comporte pas les nombreux qualificatifs qui peuvent concerner certains mots génériques tels que béton, eau, fenêtre, etc. : pour les trouver, on se reportera directement à ces mots, dans le corps du dictionnaire lui-même.
Architecture Description Matériaux, Propriétés Sols,
8
des bâtiments
14
composants
17
physiques
23
infrastructure
25
Maçonnerie
27
Charpente
31
Couverture, Portes,
étanchéité
32
fenêtres, ouvertures
33
Serrurerie,
ferronnerie
Menuiserie Revêtements Vitrerie,
33 34
intérieurs
miroiterie
35 36
Acoustique
36
Génie
37
thermique
Fumisterie
38
Plomberie,
réseaux
39
électricité,
éclairage
40
Sécurité
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Outils,
42
matériels, quincaillerie
Fixations, Métiers
index thématique
index thématique
collages, joints
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charp
Dicobat
panne faîtière
épi de faîtage
lien de faîtage ou aisselier
liteaux (litonnage)
chevrons
linçoirs
arbalétrier de croupe
trémie
arbalétrier d’arêtier panne intermédiaire ou filière
contrefiche
entrait chantignole, ou échantignole
arbalétrier de noue
demi-entrait gousset coyer
V. aussi au mot Croupe.
panne sablière
entrait upe re cro nrayu ots) on e s m et s ssi ce u a (V.
poinçon
jambette voliges (voligeage)
CHARPENTE TRADITIONNELLE À FERMES demi-fermes de renfort
ferme de croupe
ferme d’angle
demi-ferme d’arêtier
demi-ferme de croupe fermes de courant
Ces fermes légères, dites fermettes, sont préfabriquées en atelier avec des bois de petit échantillon ; elles sont livrées sur chantier, prêtes à poser. V. NF P 21-101 (EXP juil. 1997) : éléments industrialisés de charpente en bois ; spécifications. Leurs assemblages sont faits par collage, par boulonnage ou, le plus souvent, avec des connecteurs légers,
charpente en bois lamellé-collé 250
en tôle emboutie, hérissés de pointes pour fixation par clouage. Voir au mot Fermette les différents types de fermettes et leurs modes d’assemblage. GB : pre-assembled trussed rafters. • Les charpentes en lamellé-collé : technique qui utilise des pièces préfabriquées, faites d’une juxtaposition de nombreuses lattes de bois associées par collage, à joints décalés. (V.ill). Les éléments de charpente sont solidarisés entre eux et/ou sur leurs supports soit par des platines, soit par des nœuds formant articulation. Le lamellécollé offre à la créativité architecturale des possibilités innombrables. Ce procédé, très résistant et esthétique, est intéressant en particulier pour des charpentes de grande portée : stades, églises, halls d’aéroports, salles polyvalentes, vastes hangars, etc. (V. Lamellé-collé). GB : laminated beams framing, glulam timberwork. Les éléments de calcul des charpentes sont donnés par les Règles CB71 (Règles de
charp
Dicobat
calcul des charpentes en bois) et surtout, désormais, par l’Eurocode 5. Parmi les variantes anciennes de charpentes en bois, citons : ff la charpente d’assemblage, ou charpente à la Philibert Delorme, dont les arbalétriers courbes sont composés de deux rangs, ou cours de pièces de bois assez courtes, à joints alternés ; ils sont entretoisés par des liernes clavetées. (V.ill). ff les charpentes à chevrons-portant-fermes : charpentes sans pannes dans lesquelles les chevrons, qui portent la couverture, sont eux-mêmes assemblés en fermes, et jouent ainsi le rôle d’arbalétriers multiples. (V.ill). ff la charpente lambrissée, quelle qu’en soit la structure, est celle qui reçoit un habillage de voliges sous les chevrons, comme on le voit souvent dans des églises anciennes.
principe de la charpente dite
à la Philibert-Delorme (ou de l’Orme), du
nom de cet architecte, à arbalétriers courbes composés de deux cours de planches ; et détail d'assemblage par liernes clavetées
charpente dite
à chevrons-portant-fermes, ici à berceau lambrissé
(d'après le Vocabulaire de l'Architecture)
charpente à la Mansart (coupe)
arbalétrier de terrasson
panne de brisis
boursault
jambette aisselier faux arbalétrier
la charpente à la Mansart (du nom de l’architecte François Mansart qui la mit à la mode, mais qui fut utilisée avant lui par Pierre Lescot pour le Louvre). Moins ancienne et encore largement pratiquée, elle présente l’avantage de gagner une large surface habitable dans l’étage de comble. (V.ill).
ff
2/ Charpentes métalliques. Le principe général de triangulation en fermes parallèles et poutres indéformables (en particulier les poutres-treillis) est aussi à la base de la conception des charpentes métalliques. On trouvera au mot Ferme les illustrations et dénominations des principaux types d’assemblages. V. aussi Poutre, Poutrelle. GB : metal truss framing, structural steelwork. Les éléments constitutifs sont des profilés d’acier, ou parfois d’aluminium pour les charpentes légères, assemblés par des goussets, pattes, équerres, etc., par boulonnage à serrage contrôlé, par rivetage ou par soudage. Tous ces modes d’assemblage font l’objet de normes. Pour la conception des charpentes métalliques en acier, on se reportera au NF DTU 32.1 (Construction métallique : charpente en acier), aux Règles cm66 (Règles de calcul des constructions en acier), ou mieux à l’Eurocode 3. Pour les charpentes en aluminium, voir l’Eurocode 9 et les Règles AL (Règles de conception et de calcul des charpentes en aluminium). Une technique plus récente, apparue en Australie, est celle de la charpente métallique précontrainte, composée de câbles tendus noyés dans une structure tubulaire ; de mise en œuvre rapide, elle autorise des portées très importantes. 3/ Charpentes en béton. Les progrès de la précontrainte et l’allègement des pièces de grande portée ont permis le développement de l’utilisation du béton dans la conception de charpentes modernes, en particulier dans les bâtiments industriels et publics. GB : concrete framework. V. l’Eurocode 2, les règles techniques de conception BAEL (béton armé) et BPEL (béton précontraint). 251
coll
Dicobat
collégiale n.f.
Substantif de l’adjectif collégial, qui s’appliquait aux monastères et assemblées de chanoines comportant un chapitre collégial, sans siège épiscopal. Une collégiale désigne ainsi une église qui a un chapitre collégial.
coller 1/ (v.tr.) Assembler par l’intermédiaire d’une
colle ou d’un adhésif. GB : bond (to-), glue (to-), stick (to-), hang (to- wallpaper). 2/ (v.intr.) Être assemblé par collage, adhérer à... GB : stick to (to-), adhere to (to-). collerette n.f.
couvert. Large bague de zinc ou de plomb, serrée sur le conduit de ventilation qui émerge d’une toiture, et qui recouvre la douille de l’alaise pour en assurer l’étanchéité. GB : vent soaker, pipe flashing. plomb. Bague ou rétrécissement annulaire à l’intérieur d’un raccord ou d’un manchon, servant de butée au tuyau qui pénètre cet élément. GB : back edging.
collet n.m. menuis.-charp. Extrémité étroite d’une marche dansante d’un escalier, contre le noyau ou le limon central du quartier tournant. (V.ill). Plus généralement, partie d’une marche qui prend appui sur le limon. GB : narrow end (of a step). outill. Partie rétrécie d’un outil tel qu’un ciseau, entre la lame et l’embase qui porte la soie. GB : neck. plomb. Façon donnée à une extrémité de tuyau en vue de sa jonction par compression avec un raccord à écrou. GB : flange. Le collet battu est fait par évasement au mandrin, jusqu’à obtention d’une sorte de
rondelle perpendiculaire à l’axe du tuyau.
(V.ill). GB : turned up flange.
Le raccord à collet repoussé est constitué par un simple évasement conique ; sa compression par serrage d’un embout conique assure l’étanchéité. (V.ill). GB : flared joint NA : flare fitting. serrur. Partie d’une lame de penture ou de paumelle la plus proche de l’œil. collier n.m. archit. Rang de perles ou d’olives ornant l’as-
tragale d’une corniche ou d’un chapiteau. Syn.: chapelet. plomb. Bande en métal méplat ou en PVC qui ceinture un tuyau pour le maintenir le long d’une paroi. Le collier est en général composé de deux demi-couronnes, dont l’une est scellée au mur et l’autre amovible ou pivote sur une charnière. Certains colliers comportent une bague en matériau élastomère, destinée à éviter la transmission des bruits solidiens des tuyauteries vers la maçonnerie. GB : pipe cleat, pipe clip, band clamp. Les colliers coulissants sont ceux qui ne bloquent pas la pièce qu’ils maintiennent, pour permettre le libre jeu des dilatations. colliers rosace demi-couronne à sceller
collier de prise en charge
demi-couronne amovible
COLLETS
C raccord à collet battu (C)
matrice pour collets battus
collet battu : les trois phases d’excécution
1 - serrage dans la matrice
296
2 - évasement à la toupie
raccord à collet repoussé
3 - après retournement dans la matrice, finition au mandrin à épaulements
colo
Dicobat
Le collier de prise (en charge) est un accessoire qui permet un branchement en dérivation sur une canalisation : le serrage du collier fait pénétrer en force l’extrémité conique de la dérivation dans la canalisation, et l’y maintient fermement. (V.ill). GB : pipe saddle, service clamp. colloïde n.m. et adj.
Corps dans lequel des particules solides diverses restent en suspension dans un liquide, du fait d’un équilibre appelé l’état colloïdal : les particules, ou micelles, ayant des charges électriques de même signe, se repoussent mutuellement et restent ainsi en suspension stable. Les émulsions de résines, de bentonite, de colgrout, etc., sont des suspensions colloïdales. GB : colloid, gel. colmatage n.m. Bouchage (trou), obturation (fissure), obstruction (tuyau), encrassement (lime). Le colmatage d’un filtre est son encrassement et son obturation progressive par les particules qu’il retient. GB : clogging. colmater v.tr. Boucher, obturer une fissure, un trou, une fuite. GB : fill in (to-). colombage n.m. 1/ Mode de construction des murs por-
teurs associant plusieurs pans de bois dont les ossatures restent apparentes, et dont les vides font l’objet d’un remplissage en plâtras, en pisé, en torchis, ou en maçonnerie de brique, etc., avec ou sans enduit en parement. GB : half-timbering, stud work. 2/ Autrefois, le colombage désignait surtout les pans de bois dont les pièces étaient de section ronde, peu ou pas équarries. GB : cruckhouse (medieval). colombe n.f. 1/ Poteau vertical d’un pan de bois. 2/ Grand rabot fixe, disposé à l’envers sur
quatre pieds (V. aussi Galère).
colombier n.m. Construction isolée en forme de tour circulaire abritant un élevage de pigeons (différent du pigeonnier, qui est bâti sur un poteau central, ou fuie, ou volet). GB : dovecot, pigeon-house. colonnade n.f.
Alignement droit ou circulaire de colonnes analogues. GB : colonnade.
a les mêmes fonctions, a plutôt une section carrée). GB : column, post. La colonne est l’ouvrage qui caractérise chacun des ordres architecturaux de l’Antiquité (V. Ordres). La colonne se compose d’une base, d’un fût et d’un chapiteau. Souvent, la base repose sur un piédestal ; elle peut être un simple dé ou plinthe (colonne perse), ou un ensemble enrichi de filets, tores, scoties, griffes, etc. Seule la colonne dorique n’a pas de base. Le fût est soit monolithe (d’un bloc), soit composé d’une pile de pierres appareillées, solidarisées par des goujons de bois ou de bronze. Il peut être lisse, cannelé, torsadé, orné de bagues, bracelets, anneaux, bossages, congélations, guirlandes, etc. Le chapiteau compose l’assiette de la construction soutenue par la colonne. Il fait l’objet d’une riche ornementation ; le rôle du chapiteau consiste à former une transition visuelle entre les lignes verticales de la colonne et les horizontales qu’il supporte. Les colonnes sont traditionnellement en pierre ; le 19e siècle a vu se développer les colonnes en fonte, et le 20e siècle celles en béton moulé. Colonnes accouplées : colonnes juxtaposées ayant le même socle et le même tailloir. (V.ill à Accouplé). GB : coupled columns. Colonne adossée : colonne légèrement enga gée dans un mur. (V.ill). GB : attached column. Colonne d’appareil, ou colonne en tambour : colonne dont le fût est fait de pierres superposées (par opp. à la colonne monolithe). GB : engaged column. Colonne cantonnée : colonne haute et mince, dans l’angle rentrant d’un pilier, elle porte la retombée d’un ou plusieurs arcs (en particulier dans les styles gothique et roman). GB : bundled column. Colonne en délit : colonne séparée d’un mur par un petit espace. Colonne doublée : deux colonnes qui s’interpénètrent. Colonne engagée : colonne dont une partie semble prise à l’intérieur du mur avec lequel elle fait corps. (V.ill). Colonnes en faisceau, ou fasciculées : ensemble de colonnes juxtaposées symétriquement autour d’un pilier. (V.ill à Pilier). Colonne flanquée : colonne prise entre deux pilastres engagés. colonnes
colonnaison n.f.
Ordonnance des colonnes entre elles (proportions, espacement). GB : column arrangement. Voir aussi Entrecolonnement. colonne n.f.
Support cylindrique isolé qui sert d’appui à un élément de couvrement : arc, voûte, plate-bande, architrave (le pilier, qui
engagée
archit.
nichée
adossée
297
faç
Dicobat
divisions d’une façade corniche trumeau meneau
hauteur d’étage de plancher à plancher
calage plein-de-travée bandeau appui filant
allège travée principale
travée secondaire
Réglementation concernant les façades : dans la plupart des communes, la hauteur autorisée ou le gabarit, l’alignement des façades et les gammes de couleurs admises font l’objet de règlements, ou sont définis dans le PLU. V. aussi, pour le choix des bardages de façades, le classement reVÊTIR. Selon leur conception et leur composition, on distingue : • La façade légère : façade constituée de matériaux de faible masse, tels que tôles métalliques, verre, panneaux de bois, de fibres, etc. GB : light cladding. Ces composants, qui ne participent pas à la stabilité de l’édifice, sont des murs-rideaux (GB : curtain-wall cladding), s’ils passent devant les abouts de planchers, ou des murs-panneaux (GB : panel-walls), dans le cas contraire.
La façade semi-rideau est une façade légère en plusieurs parties, ne passant pas toutes devant les abouts de planchers. La façade double peau est une façade légère constituée de deux parois séparées par une lame d’air, afin d’optimiser ses fonctionnalités thermiques, acoustiques, ou de ventilation. Elle est dite respirante si la lame d’air communique avec l’extérieur, équilibrant ainsi les pressions de vapeur d’eau et évitant la condensation sur les vitrages. (V.ill page suivante). Les façades légères sont soumises à la procédure d’Avis Technique (G.S.2). Le montage des façades légères se fait en grille ou en cadre. Dans le premier cas, une ossature autoporteuse est fixée sur l’ossature primaire du bâtiment avant de recevoir un remplissage (vitrages, panneaux...) et les ouvrants. Dans le second cas, des cadres ayant la hauteur de un ou deux étages sont préfabriqués en usine (avec vitrages et ouvrants) et posés sur site. (V.ill). L’isolation thermique des façades légères dépend des performances énergétiques des éléments qui la constituent (vitrages et profilés) mesurées par leur coefficient de transmission surfacique U (Ug pour les vitrages et Uf pour les profilés). • La façade lourde : façade en éléments maçonnés et porteurs, qui sont enduits, bardés ou laissés apparents : pierre de taille, moellon, briques pleines ou creuses, parpaings, béton cellulaire, voiles de béton (dans ce cas on dit aussi façade coulée, ou banchée, ou coffrée), etc. GB : masonry wall, masonry façade.
montages des façades légères façade grille
façade cadre
montant traverse ossature primaire
ossature secondaire
panneau préfabriqué
remplissage
pattes d’accrochage
couvre-joints serreurs
474
face
Dicobat
façade double peau (principe) ÉTÉ ou JOUR
clapet fermé
HIVER ou NUIT
lame d’air air chaud rayonnement solaire
clapet ouvert
store vénitien fermé réfléchissement store vénitien ouvert vitrage intérieur isolant
filtre
vitrage extérieur
air frais vapeur d’eau
L’air qui entre en partie basse entre les deux peaux s’échauffe au contact du vitrage de la peau extérieure et monte par convection pour être évacué en partie haute.
Voir les DTU 20.1, 21, 22.1, 23.1, ainsi que les Avis Techniques du G.S.1. Les murs des façades lourdes en maçonnerie font l’objet d’une classification selon leur conception vis-à-vis de l’étanchéité à l’eau de pluie et aux migrations d’eau par capillarité (V. tableau au mot Mur) : ff les murs de type I : murs nus (brique pleine) ou revêtus extérieurement d’un enduit traditionnel imperméable, et sans coupure de capillarité ni lame d’air dans leur épaisseur ; ff les murs de type II : comme les murs de type I, mais avec coupure de capillarité et/ ou lame d’air dans leur épaisseur ; ff les murs de type III : comme les murs de type I, mais avec une cloison de doublage intérieur séparée du mur par un vide d’air, et dispositif d’évacuation des eaux d’infiltration ou de condensation ; ff les murs de type IV : mur dont l’étanchéité à la pluie est assurée soit par un revêtement extérieur totalement étanche, soit par un bardage isolé du mur par une lame d’air formant ventilation ascendante (avec ouvertures basse et haute). • La façade portée : elle est composée d’une ossature porteuse de poutres et de poteaux en béton (chaînages horizontaux et verticaux), entre lesquels sont élevées des parois de remplissage maçonnées en brique, parpaing, etc. GB : infilled frame-wall. • La façade préfabriquée : façade composée d’éléments lourds, rapportés et solidarisés aux planchers. Ces éléments de grandes dimensions comprennent souvent les ouvertures ; ils peuvent être moulés en béton architectonique à parement fini (béton bouchardé, sablé, grésé, lavé, brûlé, scié, etc.) ou en panneaux menuisés divers (V. le DTU 22.1, et les normes NF P 86-201 : façades préfabriquées ; et P 09-511 : façades construites avec des composants - joints
dans le bâtiment - essais de perméabilité à l’air). GB : precast panel-walls. • La façade à pan de bois : sa conception est voisine de celle de la façade portée, puisqu’elle est faite de chaînages horizontaux (sablières) et verticaux (poteaux) entre lesquels est constitué un remplissage : V. Pan de bois. GB : timber framed wall. façadier n.m.
Mot récent, qui désigne un entrepreneur ou un compagnon spécialisé dans la mise en œuvre des enduits d’imperméabilisation et de parement des façades, surtout par projection d’enduits monocouches avec une pompe à mortier (le terme de ravaleur désignant plutôt ceux qui font l’entretien, la rénovation ou le ravalement des façades). GB : plasterer (façade ~). face n.f. 1/ Moulure plate et large, en légère saillie ;
on écrit aussi fasce dans ce sens. GB : fascia (a flat member). 2/ La face arrière, ou face de derrière d’un moellon, d’une pierre ou d’une brique est celle qui, opposée au parement, est noyée à l’intérieur du mur ; les faces de joint sont les côtés verticaux ; la face de lit est la face de pose destinée à se trouver horizontale dans la maçonnerie, la face d’attente étant la face supérieure. GB : face, side. face de derrière face de joint face de parement face de lit, ou lit de pose face ou lit d’attente
475
iso
Dicobat
Matériau Conductivité λ (W/m°C) Cuivre 390 Aluminium 230 Zinc 112 Acier 52 Granit 2,80 Marbre et pierres dures 2,50 Béton armé 1,50 à 1,80 Béton de gravillons 1,20 Béton de granulats légers 0,21 à 0,52 Pierre calcaire 1,25 Enduits hydrauliques 1,00 à 1,15 Verre 1,00 à 1,15 Carreaux de plâtre 0,60 Plâtre (enduit ou plaques) 0,35 à 0,40 Béton cellulaire 0,16 à 0,22 Bois moyens (5/600 kg/m3) 0,15 Fibragglos 0,12 Liège expansé aggloméré 0,043 Vermiculite en vrac 0,07 à 0,09 Laine de verre ou de roche 0,03 à 0,04 Polystyrène exp. classe I 0,037à 0,046 Mousse polyuréthane 0,025 à 0,029 Lame d’air sec immobile 0,023 Paroi composée de : Résistances thermiques R (m2.°C/W) - Maçonnerie de briques pleines, épaisseur 10,5 cm 0,09 - Briques creuses, ép. 10 cm, 8 alvéoles 0,20 d°, ép. 20 cm, 20 alvéoles 0,42 d°, ép. 20 cm, 9 alvéoles en quinconce 0,63 - Blocs creux de béton, ép. 15 cm, 4 alvéoles 0,14 d°, en béton de pouzzolane 0,34 - Plancher à poutrelles et entrevous de béton de granulats et dalle de compression, ép. 16 + 4 cm 0,14 résistance thermique est inférieur ou égal à 0,065 W/m.°C, et dont la résistance thermique est au moins de 0,5 m2.°C/W. Le choix des isolants thermiques en fonction des emplois (compressibilité, tenue à l’humidité, etc.) est guidé par leur certification ACERMI (V. à ce mot). Normes : ff NF P 75-101 : Isolants thermiques destinés au bâtiment. Définition (HOM, oct. 1983) ; ff NF P 75-301 : Isolants thermiques de bâtiment manufacturés - Plaques et panneaux - Mesure de la compressibilité à température ambiante sous charge constante (HOM, sept. 1987) ; ff NF P 75-302 à 306 (caractéristiques d’absorption d’eau et de perméabilité). Voir aussi la norme internationale NF EN ISO 10456 : Matériaux et produits du bâtiment. Procédures pour la détermination des valeurs thermiques déclarées et utiles (HOM, mai 2001). 588
isolateur n.m. acoust. Pièce
intermédiaire ou plot-support souple servant de liaison élastique entre un équipement sonore (pompe, moteur d’ascenseur, tuyauterie, baignoire, etc.) et la maçonnerie, afin de ne pas transmettre à cette dernière les vibrations et bruits solidiens générés par l’équipement. GB : vibration mount. électr. Support de conducteur électrique exposé aux intempéries ; à l’extérieur, les isolateurs sont généralement en verre ou en porcelaine vitrifiée. Les isolateurs doivent empêcher, sur les câbles électriques qu’ils portent, la formation d’arcs de contournement, tant à sec que sous pluie battante. GB : insulator. isolation n.f. Réduction ou suppression du cheminement d’un phénomène (électrique, acoustique, calorifique) entre deux milieux ou entre deux éléments distincts, par l’interposition d’un matériau dont c’est la fonction principale : isolant phonique, isolant électrique, isolant thermique. Isolation acoustique ou phonique : V. Acoustique. GB : sound insulation. Isolation électrique (ou isolement) : V. Câble, Conducteur, Luminaire, Terre. GB : electric insulation. Isolation thermique Ensemble des techniques mises en œuvre pour limiter les déperditions calorifiques, c’est-à-dire ralentir les flux calorifiques allant de l’intérieur des locaux (chauffés) vers l’extérieur quand la température extérieure est inférieure à la température intérieure. GB : heat insulation, thermal insulation. Une bonne isolation thermique doit être efficace aussi dans le sens inverse, pour améliorer le confort d’été en contribuant au maintien d’une température inférieure à la température extérieure. Une isolation est dite statique si elle est composée par l’interposition de matériaux isolants inertes. Elle est dite dynamique (ou pariétodynamique, s’agissant de parois) si elle utilise la récupération de la chaleur présente dans un volume clos, entre des parois : voir par ex. à Mur Trombe. Les craintes de difficultés d’approvisionnement en pétrole, et son renchérissement, ont conduit dès 1973 à une politique d’économies d’énergie par l’obligation d’isolation thermique des constructions neuves, et par des mesures d’incitation dans le cas des constructions existantes. L’impact sur l’atmosphère des émissions de gaz (CO2) (effet de serre, destruction de la couche d’ozone) et la recherche d’un traitement de l’air optimisé (confort d’été) ont donné lieu en l’an 2000 à l’instauration d’une nouvelle méthode, aboutissant à un calcul théorique de la consommation thermique : la ”Réglementation Thermique 2000”, 2005,
isol
Dicobat
3/ Le coefficient de transmission surfacique U (anciennement K), également appelé coefficient de déperdition thermique, caractérise la transmission thermique de la paroi par unité de surface et vaut 1/R. Il est exprimé en W/m2.°C. Plus U est faible, meilleure est l’isolation. Uw est le coefficient de transmission thermique surfacique des fenêtres (w pour windows). Il dépend de deux coefficients de déperdition thermique : ff par le vitrage (Ug, pour glass), ff par le cadre (Uf, pour frame) Par extension, on peut déterminer Ud qui caractérise l’ensemble des déperditions thermiques d’une porte (d pour door).
puis RT 2012, encore plus contraignante : voir au mot Thermique. Rappel des principaux éléments d’évaluation des déperditions. Le préalable à toute isolation thermique est la connaissance quantifiée des déperditions, et des équipements ou parois qui donnent lieu à ces déperditions. Les unités ci-après sont celles conservées (λ, R), ou adaptées par la Réglementation Thermique. 1/ Toute matière est traversée plus ou moins vite par les flux de chaleur. Son coefficient de conductivité thermique λ (lambda), exprimé en watts par mètre par degré (W/m°C), est le flux de chaleur par m2, traversant un mètre d’épaisseur de matériau, par degré d’écart de température entre les deux faces du matériau. 2/ On en déduit la résistance thermique R d’une paroi constituée d’une épaisseur donnée de matériau homogène et, par mesure expérimentale, celle des parois maçonnées homogènes en matériaux à structure hétérogène (briques creuses, blocs de béton de granulats, etc.). À l’inverse de la conductivité, la résistance thermique est donc l’aptitude d’une paroi à ”freiner” le passage des flux thermiques (e = épaisseur en m) : e R= (en m2°C/W)
Techniques d’isolation thermique. Ne sont cités ici que les procédés les plus courants. Pour tout détail, on se reportera aux très nombreux ouvrages parus sur l’isolation thermique, ou aux documentations des fabricants. 1/ Les combles. L’isolation est réalisée : • soit sous toiture, avec un isolant en panneaux ou matelas en rouleaux, rapporté sous les rampants, entre et/ou sous les chevrons, avec pare-vapeur placé du côté intérieur du comble (immédiatement sous le parement éventuel tel que plaques de plâtre ou lambrissage), et en ménageant toujours une lame d’air de ventilation entre l’isolant et le matériau de couverture ; (V.ill). • soit sur plancher de comble, lorsque celui-ci n’est pas habitable, ni chauffé : si ce plancher est une dalle, on déroule des matelas d’isolant en couches croisées ; si la surface est un solivage, on installe, sur
Nous donnons page précédente les valeurs des λ utiles (qui, pour les matériaux poreux humides, peuvent être supérieurs de 20 à 80 % à ceux des mêmes matériaux secs), ainsi que de résistances thermiques de parois en éléments maçonnés.
isolation des combles perdus
2nde couche éventuelle d’isolant sans pare-vapeur
1re couche d’isolant (de même hauteur que les solives), avec pare-vapeur côté chaud pare-vapeur isolant en vrac soufflé ou répandu par épandage
solive
plancher-haut
isolation des combles aménagés chevron
chevron sous-toiture 1re couche d’isolant
suspente rail métallique isolant
contre-chevron
pare-vapeur
2nde couche d’isolant, avec pare-vapeur
plaque de plâtre
sans ossature métallique
avec ossature métallique
589
mul
Dicobat
multisplit adj.
Qualifie un système de climatisation-chauffage composé de plusieurs appareils distincts. V. à Climatiseur. GB : multisplit.
muquarna
Dans l’art islamique, éléments décoratifs tridimensionnels et répétitifs disposés en nid-d’abeilles. Chacun a la forme d’une petite niche à stalactite, en encorbellement sur les éléments situées juste en dessous. En général sculptés en stuc ou en bois, ils sont parfois composés de briques. On les rencontre surtout en sous-face des voûtes, pendentifs, arcs et corniches. Répandus dans le monde arabe à partir du Xe siècle, on en trouve de très beaux exemples dans le sud de l’Espagne (en particulier à l’Alhambra de Grenade).
tête
mur n.m. Paroi d’allure verticale, plutôt épaisse (par opp. à la cloison). GB : wall. Dans un bâtiment, les murs désignent, le plus souvent, des parois porteuses : on distingue les murs de fondations, les murs de soubassement, les murs de façade (murs de face et murs pignons, aussi nommés murs portants ou gros murs) et les murs de refend intérieur. (V.ill). À l’exception de ces derniers, toutes les parois verticales de distribution des locaux intérieurs d’un logement sont des cloisons (V. ce mot). Hors des bâtiments, on trouve les murs de clôture, les murs de soutènement, ainsi que des murs d’appui et des murets. Classification des murs extérieurs selon leur étanchéité à la pluie (NF DTU 20.1 : Ouvrages en maçonnerie de petits éléments - Parois et murs). Le DTU distingue quatre classes de murs : ff les murs de type I, sans ouvrage d’étanchéité extérieure (sauf éventuellement un enduit ou un revêtement adhérent), ni coupure de capillarité dans leur épaisseur ; (V.ill). ff les murs de type II, sans ouvrage d’étanchéité extérieure (si ce n’est éventuellement un enduit ou un revêtement adhérent), mais avec coupure de capillarité continue dans leur épaisseur, par un isolant non hydrophile ou une lame d’air ; (V.ill). ff les murs de type III, sans ouvrage d’étanchéité extérieure, mais avec une paroi de doublage intérieur séparée du mur crête, faîte, arête extérieur par une lame d’air, à la base de ou arase laquelle est ménagé un dispositif de collecte et d’évacuation des eaux d’infiltration éventuelles ; (V.ill). ff les murs de type IV, qui comportent un ouvrage extérieur d’étanchéité à la pluie, composé soit d’un bardage ventilé par une lame d’air continue, soit d’un enduit adhérent assurant à lui seul l’étanchéité même encoignure, en cas de fissuration du support (solution pied ou cueillie non traditionnelle relevant généralement parties d’un mur de l’Avis Technique). (V.ill).
698
Pour les murs en panneaux préfabriqués, V. le DTU 22.1 : Murs extérieurs en panneaux préfabriqués de grandes dimensions du type plaque pleine ou nervurée en béton ordinaire (HOM, mai 1993). (V.ill). Voir aussi Mur-rideau. Selon les désordres qui affectent un mur, on parlera de : ff mur bouclé : mur qui s’arrondit légèrement sous l’action d’une poussée latérale ou d’une charge excentrée. ff mur fissuré ou lézardé : mur fendu dans son épaisseur par suite d’un tassement, d’un affaissement inégal du sol, etc. ff mur forjeté ou déversé : mur qui, ayant pris une certaine inclinaison, n’a plus son aplomb d’origine (V. aussi les mots Fruit et Contrefruit). ff mur soufflé : mur qui bouffe, c’est-à-dire dont l’enduit se désolidarise de la maçonnerie en larges cloques. Désignations selon leur forme, leur composition ou leur disposition : Un contre-mur est un mur rapporté contre un autre, soit pour le consolider, soit pour satisfaire à des contraintes légales : caves, fosses, cuves, etc., ne devant pas être limitées par le mur séparatif lui-même. Un gros-mur désigne parfois un mur porteur massif, ou un mur-poids. Mur d’allège : partie de mur de façade qui forme le support d’une croisée, entre le niveau du plancher et l’appui de la baie. GB : breast wall, spandrel. Mur aveugle : mur qui ne comporte pas d’ouverture. GB : blind wall. Mur bahut : muret bas servant de base à une colonnade ou à un rang de colonnettes (par ex. dans un cloître). GB : dwarf wall. Mur banché : paroi verticale constituée de béton coulé entre deux banches de coffrage. Syn.: voile de béton (s’il est peu épais). V. le DTU 23.1 (NF P 18-210) : Murs en béton banché (HOM, mai 1993). GB : concretecast wall. Mur capteur et mur Trombe : dispositif de chauffage solaire passif, constitué d’un mur épais (environ 40 cm), à forte inertie thermique (béton ou briques), peint en noir pour augmenter l’absorption de calories, et établi derrière une grande surface vitrée (double vitrage à faible émissivité). Le mur Trombe (du nom de son inventeur) possède en plus des ouvertures à sa base et à son sommet, qui permettent à l’air présent entre le vitrage et le mur de circuler en se réchauffant par effet de serre ; la nuit, le mur restitue l’énergie calorifique emmagasinée pendant la journée, et continue à chauffer la lame d’air caloporteuse. En été, une sortie en partie haute permet d’évacuer l’air chaud vers l’extérieur. (V.ill page suivante). Mur chauffant, ou chauffant-rafraîchissant : sur le principe du plancher chauffant à circulation d’eau (V. Chauffage), ce type de mur à ”émetteurs intégrés” se développe, en particulier en Allemagne.
mur
Dicobat
MURS désignation des murs selon leur conception
désignation des murs selon leur posistion ou leur fonction
murs simples
mur de façade, ou mur gouttereau
mur de refend
enduit traditionnel
EXT.
enduit léger isolant
INT.
en blocs pleins (béton de granulats, béton cellulaire...)
mur de clôture
mur-pignon mur d’échiffre
mur de soubassement
classement des murs selon leurs caractéristiques de résistance à la pénétration de l’eau de pluie murs de TYPE 1
EXT.
INT.
en pierre de taille
mur composite briques pleines ou perforée (montées en dernier)
briques creuses (montées en premier) + enduit intérieur
enduit isolant léger hydrophile
mur double lame d’air briques pleines ou perforées
murs de TYPE 2
lame d’air
isolant non hydrophile
paroi de doublage intérieur
murs avec cloison de doublage lame d’air ou isolant
mur de TYPE 3 lame d’air
béton banché
panneaux isolants
murs de TYPE 4 bardage sur lame d’air
enduit étanche cloison de doublage
étanchéité
paroi int.
cloison sèche
paroi ext.
exutoire
murs de soutènement traditionnel (béton armé) et préfabriqué
V. aussi Soutènement.
abouts de plancher
mur de façade à mur-rideau habillage de panneaux, ou façade rideau dit façade panneau (ossature masquée (ossatures horizontales par les éléments) restant apparentes)
façade semirideau
699
planc
Dicobat
appuis et repos des poutres et solives des planchers vide d’air sur 4 faces
0,15 à 0,20 m
appui encastré (empochement)
appui sur corbeau
appui sur lambourde ou poutre "muraillère"
appui sur sablière
appuis et repos des solives sur les poutres de bois Q P
S
E S
R J
D
A
repos sur poutre : A : simple, bout-à-bout J : juxtaposé R : à recouvrement à mi-bois S : à sifflet
repos entaillés : D : à entaille droite, ou vive P : à paume grasse Q : à queue-d'hironde
Planchers en béton. Le terme désigne tous types de planchers dont l’ossature rigide et porteuse est constituée de béton. GB : concrete floor. planchers coffrés et coulés en place planelle de rive chaînage périphérique
table de coffrage lisse d’appui étai
plancher à dalle pleine, sur coffrage
plancher à dalle pleine nervurée (sur coffrage amovible ou sur coffrage perdu)
802
appui à tenon et étrier (E), ou sur sabot (S)
repos sur lambourdes portées par étriers (ou boulonnées contre la poutre)
On distingue : 1- Les planchers en béton armé. • le plancher en dalle pleine de béton armé, ferraillée et coulée en place, soit sur un coffrage qui sera éliminé après durcissement par décintrage, soit sur un coffrage perdu. Sa portée n’excède pas 4 m, et son épaisseur est d’au moins 12 cm. Sa périphérie est encastrée dans les murs porteurs. (V.ill). Pour les calculs des dalles et planchers en béton, on utilise les formules du BAEL et désormais de l’Eurocode 2, les abaques Pigeaud (planchers rectangulaires), la méthode Caquot (planchers à charges d’exploitation élevées). GB : slab concrete floor. • le plancher de béton nervuré : dalle de béton dont la sous-face est recoupée de nervures saillantes coffrées, garnies d’armatures à cadres, formant des poutrelles intégrées régulièrement espacées, souvent en réseau orthogonal. (V.ill). GB : ribbed concrete floor. • le plancher-résille, analogue au précédent, mais dont les poutres ou les nervures saillantes composent un quadrillage orthogonal. GB : grid concrete floor. • le plancher-champignon, composé d’une dalle pleine, sans poutre, dont les charges sont reportées sur l’évasement en chapiteau ou en goussets de poteaux de béton. (V.ill).
planc
Dicobat
L’armature de la dalle est toujours ancrée à celle des poteaux. GB : mushroom concrete floor. • le plancher double-dalle à nervures inversées, composé d’une première dalle coulée armée, avec constitution, au-dessus, d’un réseau de nervures ; les vides entre nervures sont garnis de gravats ou de matériaux isolants, au-dessus desquels on coule, en indépendance, une dalle de compression légèrement armée. • le plancher en béton translucide : dalle constituée de pavés de verre moulé pris dans un quadrillage de béton armé. Chaque dalle doit être disposée en totale indépendance sur ses appuis (repos sur chapes bitumineuses, joints élastomères). GB : translucent floor (with glass bricks). 2- Les planchers-béton préfabriqués : • plancher à poutrelles : les poutrelles préfabriquées sont soit en béton armé, soit en béton précontraint, ces matériaux étant éventuellement associés à des éléments céramiques (V. Poutrelles).
planchers de béton armé sur poteaux dits planchers-champignons à goussets plancher-champignon
à chapiteau (polygonal ou circulaire)
plancher-champignon sans chapiteaux, dit "plancher-champignon sans champignon"
plancher à poutrelles préfabriquées (en béton armé ou béton précontraint) poutrelle portée par le chevêtre
dalle (ou table) de répartition ou de compression, armée d’un treillis soudé
chevêtre (armature)
trémie
chaînage périphérique chapeaux de rives V. aussi Isorupteur.
L’intervalle entre poutrelles est garni d’éléments préfabriqués, hourdis ou entrevous de céramique, de béton de granulats courants ou de matériaux isolants moulés, puis une dalle de compression à treillis soudé est coulée sur l’ensemble. • plancher à prédalles : plancher composé de larges tables minces de béton armé (épaisseurs 4 à 6 cm selon procédés), à parement supérieur rugueux, dont les rives reposent sur un réseau de poutres. (V.ill). Les prédalles (V. ce mot) sont soit à treillis précontraint, soit à armature de poutrelles à treillis intégré, avec chapeau raidisseur saillant. Après leur mise en place, les prédalles sont provisoirement étayées, pour recevoir une dalle de compression en béton, armée d’un treillis soudé. • Le plancher en π, ou plancher à double T, est composé de longues tables préfabriquées en béton armé vibré, avec en sous-face deux nervures à saillie importante, formant poutrelles de raidissement. (V.ill). • Le plancher-caissons préfabriqué est composé d’éléments tubulaires préfabriqués,
hourdis ou entrevous poutrelle
poutrelles jumelées
plancher à prédalles de béton précontraint dalle de compression ou de répartition à treillis soudé coulée sur l’ensemble prédalles de béton précontraint
poutre ou mur de refend
étriers de levage
plancher à tables de béton armé vibré, dite à double T, ou plancher en π
803
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