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N° 739 Lundi 23 Novembre 2015

Air Liquide et Airgas se désirent

L

e géant allemand Linde a de quoi trembler. Air Liquide est en passe de lui reprendre la couronne mondiale des gaz industriels. Le groupe français vient de signer un accord pour l’acquisition de l’Américain Airgas. Selon les données 2014, le futur ensemble pourrait peser plus de 19 milliards d’euros, contre des ventes totales de 17,05 Mrds € publiées par Linde. Le chiffre d’affaires Gaz et services d’Air Liquide bondirait de 30 %, à 17,8 Mrds €. Surtout, l’opération permettrait au fleuron tricolore de devenir enfin n°1 en Amérique du Nord, pour compléter son leadership actuel en Europe, Moyen-Orient/Afrique et Asie-Pacifique. Avec Airgas, Air Liquide serait aussi n°1 dans les domaines Grande industrie et Industriel marchand, et co-leader dans l’électronique. Les conseils d’administration d’Air Liquide et d’Airgas souhaitent voir leur union se concrétiser rapidement. L’offre du groupe français représente un potentiel de 13,4 Mrds $ (environ 12,5 Mrds €). Une somme en numéraire qui doit être réunie via un prêt relais déjà obtenu, une augmentation de capital de 3 à 4 Mrds € et un « mix d’obligations à long terme en dollars américains et en euros », précise le groupe français. Son offre de 143 $ par action représente un premium de plus de 50 % sur le cours moyen de l’action Airgas depuis un mois, et de 20 % sur un an. « Leader aux Etats-Unis À Paris, la Bourse n’a que vaguement apprécié, le titre Air Liquide chutant de 7 % le 18 novembre, le sur le marché des gaz lendemain de l’annonce. Les synergies entrevues, de 300 M$ avant impôts d’ici deux à trois ans, conditionnés » seraient jugées un peu faibles selon des observateurs cités par l’AFP. Le titre Airgas a, de son côté, bondi dès le 17 novembre de plus de 30 %, à plus de 137 $. Les deux protagonistes jugent leur union comme hautement complémentaire. Intégrer Air Liquide est perçu par l’acteur américain comme une opportunité de choix en raison notamment de la vaste présence mondiale du groupe français. Fort d’un chiffre d’affaires de 5,3 Mrds $ en 2014, recensant plus de 17 000 salariés, Airgas est profondément implanté aux ÉtatsUnis, mais aussi présent au Mexique et au Canada. Mais pas au-delà. Air Liquide (15,4 Mrds € en 2014) recense 50 000 employés à travers 80 pays dans le monde. Côté français, Airgas est séduisant pour sa position de leader aux ÉtatsUnis sur le marché des gaz conditionnés et des produits et services associés. Ensemble, Air Liquide estime qu’ils pourraient améliorer leurs offres et s’ouvrir de nouveaux marchés. Surtout, avec Airgas, le géant tricolore changerait profondément la ventilation géographique de ses ventes. La part des Amériques dans le chiffre d’affaires de la division Gaz et services passerait de 24 % à 42 %. Celle de l’Europe se réduirait de 48 % à 37 %. De quoi être bien moins exposé sur un marché morose, et bien mieux positionné sur un marché en pleine croissance, porté par les grands projets industriels et une énergie bon marché. Sur le papier, cette opération semble bien partie pour aboutir. Mais ce n’est pas encore gravé dans le marbre. Les conditions actuelles semblent favorables grâce au feu vert unanime des deux conseils d’administration. Reste à recevoir l’approbation des actionnaires d’Airgas. La situation semble en tout cas nettement plus prometteuse que lorsque Air Products avait tenté d’acquérir Airgas. Un raid d’un an qui s’était soldé par un échec début 2011, après un refus obstiné de la cible (CPH n°540). Toutefois, la proposition actuelle d’Air Liquide peut toujours être contrée par une offre alléchante. n Julien Cottineau

Sommaire PANORAMA

CHIMIE

Pages 5-9

OO Au cœur de rumeurs, Syngenta agite le secteur OO Linde investit en Finlande OO Qatar Petroleum se désengagerait au Vietnam OO Indorama acquiert des actifs de Cepsa en Espagne OO BP met en vente son complexe de Decatur OO PTTGC choisit un procédé Ineos OO BASF démarre son usine de TDI à Ludwigshafen OO Lenzing dévoile sa nouvelle stratégie OO Mitsui se muscle en Thaïlande OO Lanxess ouvre une unité en Chine OO Solvay réajuste ses chiffres en intégrant Cytec OO Huntsman acquiert American Pacific OO Solvay ouvre une usine de vanilline en Chine

ZOOM

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OO Theranexus avance sur son premier produit

PHARMA

Pages 11-13

OO Echec du raid de Mylan sur Perrigo OO L’usine française de Catalent suspendue OO Pierre Fabre s’allie à Array BioPharma OO L’Américain Merck s’empare d’Harrisvaccines OO Biophytis met le cap aux États-Unis OO Accord de 150 Mrds $ en vue entre Pfizer et Allergan

ÉQUIPEMENTS & SERVICES

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OO Ovizio effectue une levée de fonds OO Double acquisition pour Brenntag aux États-Unis OO IMCD inaugure un laboratoire en France

SPOT-SCOPE

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CARNET – AGENDA

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Chimie Pharma Hebdo - Lundi 23 Novembre 2015

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OO L’UIC rejoint l’Alliance Industrie du Futur OO L’EFSA écarte le risque cancérigène du glyphosate OO Lancement de l’appel à projets Carnot 3 OO Incendie sur le complexe de Shell à Moerdijk OO La chimie britannique optimiste pour 2015 OO L’OMS alarmée par la résistance antibiotique OO Pilules : plaintes contre Endo et Patheon OO Dépenses de 1 400 Mrds $ en 2020 pour les médicaments

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Panorama Innovation

L’UIC rejoint l’Alliance Industrie du Futur L’Alliance Industrie du Futur a annoncé l’arrivée de l’Union des industries chimiques au sein de ses membres actifs (voir encadré). Cette association coordonne le déploiement du plan gouvernemental Industrie du Futur (CPH n°735). L’Alliance regroupe organisations professionnelles, acteurs scientifiques et académiques, entreprises et collectivités territoriales pour coordonner au niveau national les « initiatives, projets et travaux tendant à la modernisation et à la transformation de l’industrie en France ». À travers des groupes de travail, l’action de l’Alliance se déploie sur des plateformes régionales et des collectivités pour mieux accompagner PME et ETI. « Innovante par nature, l’industrie chimique accompagne la transformation des autres industries et de la société. Cette dynamique fait de l’UIC, un nouveau membre stratégique pour la réussite du projet », s’est réjoui Philippe Darmayan, président de l’Alliance Industrie du Futur. « La force de l’industrie chimique, c’est sa capacité à se transformer en permanence, à toujours savoir se renouveler pour rester au niveau des meilleurs. Une industrie chimique de pointe, forte et compétitive est essentielle à l’existence d’une industrie forte en France », s’est félicité de son côté Philippe Gœbel, président de l’UIC pour saluer cette entrée dans l’Alliance. n J.C.

Les membres de l’Alliance AFDEL (Association française des éditeurs de logiciels et solutions internet) Arts & Métiers ParisTech CEA CETIM (Centre technique des industries mécaniques) FIEEC (Fédération des industries électriques, électroniques et de communication) FIM (Fédération des industries mécaniques) Gimélec L’Institut Mines-Télécom PFA (Plateforme automobile) SYMOP (Syndicat des machines et technologies de production) Syntec Numérique (syndicat professionnel des éditeurs, ESN et sociétés de Conseil en Technologies) UIC UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie).

Lancement de l’appel à projets Carnot 3 L’appel à projets Carnot 3 est ouvert depuis le 17 novembre. La date limite de candidature a été fixée au 17 février 2016. Géré par l’Agence nationale de recherche (ANR), le label « institut Carnot », vise à reconnaître et soutenir les laboratoires qui placent la recherche partenariale au cœur de leur stratégie de recherche. La mise en place de cette troisième vague de labellisation avait été annoncée en mars der-

nier (CPH n°710). Dans ce cadre, une commission avait été créée pour proposer des évolutions du dispositif. Les deux premières vagues de labellisation ont été lancées par l’ANR en 2006 et 2011. Le label Carnot est attribué par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche sur proposition du comité Carnot, qui fait office de jury de sélection des candidatures. n A.F.

Conjoncture

Le Royaume-Uni optimiste pour 2015 La Chemical Industries Association (CIA), fédération des industries chimiques outre-Manche, indique que les résultats de son dernier sondage auprès de ses adhérents montrent que plus de 50 % tablent sur une bonne croissance des ventes en 2016. Et ce, en dépit d’une baisse des ventes constatées au troisième trimestre par environ un tiers des sociétés chimiques établies outre-Manche. 55 % des adhérents

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prévoient aussi une croissance du chiffre d’affaires à l’export l’an prochain alors que seulement 23 % ont affiché une croissance de leurs ventes à l’export au cours du troisième trimestre. En termes de production, pour 2015, la CIA table sur une croissance comprise entre 2,5 % et 3 %, après une croissance très robuste de plus de 6 % au premier semestre en glissement annuel (CPH n°736). n J.C.

Glyphosate

Pas de danger pour l’EFSA L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a jugé « improbable » le risque cancérogène du glyphosate sur l’homme. Cette substance active est largement utilisée dans les pesticides. Dans le cadre du processus de renouvellement de l’autorisation du glyphosate en Europe, l’EFSA et les États membres de l’UE ont réévalué ce produit et ont récemment rendu leur rapport. Ils ont fixé une dose aiguë de référence (DARf) pour le glyphosate s’élevant à 0,5 mg par kg de poids corporel. « C’est la première fois qu’un tel seuil d’exposition est appliqué à cette substance », a souligné l’EFSA. « Il s’agit d’un processus exhaustif ; nous avons procédé à une évaluation complète qui tient compte d’une multitude de nouvelles études et de nouvelles données. En introduisant une dose aiguë de référence, nous renforçons encore la façon dont les risques potentiels associés au glyphosate seront évalués dans le futur », a, de son côté, indiqué Jose Tarazona, le chef de l’unité Pesticides de l’EFSA. Outre le fait d’écarter tout risque cancérogène, le rapport propose également une nouvelle mesure de sécurité qui permettra de renforcer le contrôle des résidus de glyphosate dans l’alimentation. Ces conclusions seront utilisées par la Commission européenne qui décidera de conserver ou non le glyphosate sur la liste des substances actives autorisées dans l’UE. Elles vont à l’encontre de celles émises par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) en mars dernier (CPH n°712). Ce dernier avait classé le glyphosate comme cancérogène probable pour l’homme. L’EFSA a indiqué avoir tenu compte du rapport du Circ. « L’évaluation a pris en compte une vaste quantité d’éléments, y compris un certain nombre d’études non évaluées par le Circ, ce qui explique en partie pourquoi les deux évaluations ont abouti à des conclusions différentes », A.F. a expliqué l’EFSA. n

Incident

Incendie sur le complexe de Shell à Moerdijk Shell a indiqué un incendie survenu le 11 novembre sur un compresseur de son vapocraqueur, sur son complexe pétrochimique de Moerdijk (Pays-Bas). L’incident a entraîné un arrêt temporaire des productions d’éthylène. L’incendie a été maîtrisé et aucune victime n’est à déplorer. D’une capacité de 900 000 tonnes par an d’éthylène et de 500 000 t/an de propylène, ce vapocraqueur avait été remis en service l’été dernier par Shell après plusieurs mois de dysfonctionnements (CPH n°726). n J.C.

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Panorama Sécurité sanitaire

Contraception

L’Organisation mondiale de la Santé, qui vient de lancer une campagne mondiale de sensibilisation baptisée « Antibiotiques, à manipuler avec précaution », a publié des résultats inquiétants sur la méconnaissance de la résistance aux antibiotiques. Une enquête menée en octobre auprès de 9 772 personnes dans 12 pays (Afrique du Sud, Barbade, Chine, Égypte, Russie, Inde, Indonésie, Mexique, Nigéria, Serbie, Soudan et Vietnam), a révélé que 76 % des « personnes interrogées pensent que la résistance aux antibiotiques survient lorsque l’organisme devient résistant aux antibiotiques. En réalité, ce sont les bactéries – et non les êtres humains ou les animaux – qui deviennent résistantes aux antibiotiques et leur propagation est la cause des infections difficiles à traiter ». 66 % estiment qu’il n’y a pas de risque d’infection résistante aux médicaments pour les patients qui prennent correctement leur antibiotique prescrit. Ou encore 44 % estiment que ce problème de résistance ne se pose que pour les personnes en prenant régulièrement. L’OMS rappelant « qu’en réalité, n’importe qui peut à tout moment et dans n’importe quel pays être atteint d’une infection résistante aux antibiotiques ». Selon Margaret Chan, directeur général de l’OMS, « l’augmentation de la résistance aux antibiotiques représente un immense danger pour la santé mondiale, et les gouvernements reconnaissent désormais qu’il s’agit de l’un des plus grands défis auxquels la santé publique est confrontée aujourd’hui. Elle atteint des niveaux dangereusement élevés dans toutes les parties du monde (…) et met en péril notre capacité à traiter les maladies infectieuses et compromet de nombreux progrès obtenus dans le domaine J.C. médical». n

Les groupes pharmaceutiques Endo International et Patheon sont dans une situation délicate aux États-Unis. 113 femmes ont porté plainte contre eux et leur réclament des millions de dollars de dommages et intérêts. La plainte a été déposée début novembre à Philadelphie. Elle vise trois filiales américaines d’Endo : Qualitest Pharmaceuticals, Endo Pharmaceuticals et Endo Health Pharmaceutical ainsi que le façonnier américain Patheon. Elle est consécutive à une erreur d’emballage, survenue en

L’OMS alarmé par la résistance antibiotique

Plaintes contre Endo et Patheon suite à des erreurs d’emballage 2011, sur des pilules contraceptives vendues sous les marques Cyclafem, Emoquette, Gildess FE, Orsythia, Previfem et Tri-Previfem. L’ordre de ces pilules avait été inversé « à 180 degrés » dans la plaquette, laissant les utilisatrices sans contraception adéquate puisque le dosage hormonal de ces contraceptifs varie selon les jours du mois. Parmi les 113 plaignantes, 94 ont eu un enfant, 17 n’ont pas mené leur grossesse à terme et deux n’ont pas été enceintes. n A.F. avec AFP et Bloomberg

Médicaments

Des dépenses de 1 400 milliards de dollars en 2020 Selon une étude du cabinet IMS Health, les dépenses liées aux médicaments devraient augmenter de 349 milliards de dollars pour atteindre 1 400 Mrds $ à l’horizon 2020, soit une augmentation de 29 à 32 %. Cela représente une croissance annuelle de 4-7 %. D’ici à cinq ans, IMS Health estime que plus de la moitié de la population mondiale vivra dans un pays où l’utilisation des médicaments excédera une dose par personne et par jour. Soit 31 % de plus qu’en 2005. L’utilisation mondiale de médicament devrait atteindre 4,5 trillions de doses, soit 25 % de plus par rapport à 2015. Cette hausse interviendra principalement dans les marchés

émergents, notamment en Inde, Chine, Brésil et Indonésie. Dans les pays développés, les volumes devraient rester relativement stables. « Au cours des cinq prochaines années, nous prévoyons un bond des médicaments innovants provenant des pipelines de recherche ainsi que des nouvelles technologies qui apporteront des améliorations mesurables en termes de résultats sur la santé », a expliqué Murray Aitken, le vice-président senior d’IMS Health et le directeur exécutif de l’Institut IMS Healthcare Informatics. En effet, plus de 225 médicaments entreront sur le marché d’ici 2020, dont un tiers visera à traiter le cancer. n A.F.

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Chimie Agrochimie

Au cœur de rumeurs, Syngenta agite le secteur Les rumeurs se succèdent. Le géant agrochimique suisse aurait refusé une gigantesque offre de ChemChina, et serait impliqué dans plusieurs discussions pour un éventuel rapprochement. Tandis que Monsanto serait peut-être prêt à repartir à l’assaut de Syngenta.

EN BREF

Syngenta

L

e secteur des semences et des phytosanitaires semble en pleine partie de poker. Partie truffée de sous-entendus et de manœuvres en coulisses, saupoudrée d’une absence notable de communication très officielle. De quoi nourrir ambitions et offres avant un très probable remodelage du profil des acteurs mondiaux actuels et donc du secteur. Mi-novembre, Bloomberg annonçait en citant des sources anonymes proches du dossier que le géant chimique chinois ChemChina aurait lancé une offre de 42 milliards de dollars (environ 39,1 Mrds €) en numéraire sur Syngenta. Offre qui aurait été refusée par le groupe suisse, qui l’estimerait sous-évaluée. Elle se basait sur une acquisition par action de 449 francs suisses. Soit ce qu’avait proposé initialement, cet été, l’Américain Monsanto pour s’emparer de Syngenta. Avant de porter son offre jusqu’à 470 CHF par titre, sachant que l’offre se décomposait en numéraire mais aussi en échange d’actions. Elle n’avait toutefois pas convaincu le groupe suisse qui a bataillé fermement tout l’été, jusqu’à décourager Monsanto fin août (CPH n°728). Sauf qu’en à peine trois mois, beaucoup de choses se sont passées. Syngenta a dû faire avec un certain mécontentement de ses actionnaires, qui auraient pu faire une belle opération financière. Fin octobre, coup de théâtre, le p-dg du groupe suisse, Michael Mack, a annoncé sa démission et est remplacé depuis par John Ramsay, le directeur financier qui évolue désormais comme p-dg par intérim (CPH n°736). Monsanto s’est, de son côté, engagé dans un plan de restructuration, sur fonds de difficultés financières liées notamment à une mauvaise conjoncture au Brésil (CPH n°734). Oui mais voilà, le géant américain aurait peut-être des velléités de nouvelle offensive. C’est ce qui circule ces derniers jours dans la presse financière internationale. En particulier à la suite d’une conférence investisseurs mi-novembre où Brett Begemann, président de Monsanto, aurait laissé entendre que discussions et réflexions au sujet de Syngenta se poursuivaient en interne. Il faut dire que tout le secteur s’agite. Bloomberg indique que Syngenta et ChemChina n’auraient pas rompu les dis-

cussions malgré le refus de l’offre. Récemment, le Wall Street Journal assurait, de son côté, que des discussions seraient en cours entre Syngenta et DuPont, mais également entre DuPont et Dow pour d’éventuels rapprochements d’actifs. Et ce, dans un contexte où DuPont et Dow réfléchissent tous deux activement à leurs stratégies respectives, en particulier pour leurs activités agrochimiques (CPH n°737). Pour l’heure, pas de rumeurs récentes sur les deux autres géants des semences et phytosanitaires : BASF et Bayer. Mais il ne peut être exclu que les deux géants allemands s’activent en coulisses. D’une part, car la consolidation du secteur est forcément d’importance pour eux. D’autre part, car des rumeurs avaient surgi dès la fin du printemps sur une possible offre de BASF sur Syngenta (CPH n°721). Pendant ce temps-là, le cours de Bourse de l’agrochimiste suisse a récemment repris du tonus. Après un printemps et un été passé au-dessus ou proche de la barre des 400 CHF par action, le cours était tombé, suite au retrait de Monsanto dans une fourchette entre 300 et 330 CHF par titre. Mais s’est nettement redressé suite aux rumeurs ChemChina, jusqu’à frôler les 390 CHF le 18 novembre. n Julien Cottineau

Clariant investira « plusieurs dizaines Hexion booste ses capacités en Chine Six nouveaux brevets pour Deinove de millions d’euros » en Indonésie Le groupe américain a renforcé ses capacités Deinove, société de biotech industrielle qui déIl s’agira donc « de plusieurs dizaines de millions d’euros » d’investissement pour le futur site chimique de Clariant implanté dans la zone industrielle du Port industriel de Gresik, en Indonésie (CPH n°738). C’est ce qu’a indiqué le groupe suisse lors de la pose de la première pierre de son complexe, mi-novembre.

de résines époxy sur base aqueuse sur son site de Tianjin, en Chine. L’usine dispose notamment d’un réacteur additionnel. Ce renforcement permettra à Hexion d’étendre sa production de résines époxy, utilisées pour des formulations de revêtements à base d’eau, de sols polymérisés, ou dans les fibres de carbone. Ni les détails capacitaires, ni financiers n’ont été dévoilés.

veloppe des procédés innovants de production de biocarburants et composés biosourcés à partir des bactéries Déinocoques, vient d’obtenir six nouveaux brevets aux États-Unis. La société dispose désormais d’un portefeuille de 170 brevets à l’international répartis en 19 familles, ce qui constitue « un actif stratégique pour la signature de partenariats ».

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Chimie Gaz industriels

Pétrochimie

Le géant allemand des gaz industriels a annoncé un investissement de 15 millions d’euros en Finlande. Le projet s’articule en deux phases distinctes. D’une part, Linde construira une unité « on-site » de production d’azote sur un site industriel de CP Kelco en Finlande. L’azote sera utilisé pour les procédés d’inertage dans la production de carboxyméthyl-cellulose (CMC). Cette unité doit être mise en service début 2016. D’autre part, Linde construira une unité, « on-site » également, de production d’oxygène sur le futur site d’une usine du papetier Metsä Fibre. L’usine doit entrer en service au troisième trimestre 2017. Ses deux projets sont assortis d’accords à long-terme pour la fourniture d’azote et d’oxygène. n J.C.

Siam Cement a annoncé à la Bourse thaïlandaise que Qatar Petroleum pourrait se désengager du projet Long Son Petrochemicals Project, un complexe pétrochimique intégré dans le sud du Vietnam. La filiale QPI Vietnam (QPIV) du groupe qatari « a prévenu les autres actionnaires du projet qu’il envisageait de se retirer », indique Siam Cement. Le groupe thaïlandais précise que « toutes les parties discutent et réfléchiront à la meilleure alternative pour ce projet ». QPIV est impliqué à hauteur de 25 % dans la coentreprise constituée en 2012 (CPH n°581). Les autres parties prenantes sont Siam Cement,

Linde investit en Finlande

PTA/PIA/PET

Indorama acquiert les actifs de Cepsa en Espagne Indorama Ventures a annoncé la conclusion d’un accord pour l’acquisition des actifs de Cepsa en Espagne. L’opération porte sur la reprise des unités d’acide isophtalique purifié (PIA, 220 000 tonnes par an), de polyéthylène téréphtalate (PET 175 000 t/an) et d’acide téréphtalique purifié (PTA, 325 000 t/an) sur le site de Guadarranque-San Roque. L’opération ferait d’Indorama le n°2 mondial pour la production de PIA, et le seul producteur en Europe. Le PIA est essentiel pour la production de PET et est aussi très utilisé pour la fabrication de peintures, notamment. Un des grands avantages du site serait son intégration, que ce soit entre les unités et en amont avec une raffinerie adjacente qui fournirait les matières premières. Une telle intégration serait rare dans le monde pour ce type de productions, assure Indorama. Le groupe thaïlandais a déjà fait affaire par le passé avec Compañía Española de Petróleos (Cepsa), groupe basé en Espagne mais détenu intégralement depuis 2011 par International Petroleum Investment Company (IPIC, Abu Dhabi, Émirats arabes unis). En juin dernier, Indorama a finalisé la reprise de l’usine Cepsa Chimie Montréal, au Canada, qui dispose de capacités de 600 000 t/an de PTA (CPH n°712). Par ailleurs, Indorama estime que l’Europe, dans le domaine du PIA, PTA et PET fait face à une conjoncture difficile et des capacités trop fragmentées. Ce qui conduit à des importations nécessaires depuis l’Asie et les États-Unis. Le groupe thaïlandais compte sur sa consolidation du secteur, lui qui détient déjà des actifs du même type à Rotterdam, aux Pays-Bas. Il indique d’ailleurs qu’entre l’unité hollandaise de 220 000 t/an de PET et celle en Espagne, il « existe ainsi une opportunité de dégoulottage à faibles coûts ». Sans en dire plus. Les détails financiers n’ont J.C. pas été divulgués. n

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Qatar Petroleum se désengagerait au Vietnam qui détient 46 % des parts à travers des participations directes et indirectes, ainsi que les entreprises vietnamiennes PetroVietnam et Vinachem qui détiennent ensemble 29 % des parts. Selon Siam Cement, le projet est toujours sur les rails et les appels d’offres toujours en cours. En 2012, la coentreprise évoquait un complexe d’une capacité de 1,4 million de tonnes par an d’oléfines. Complexe qui serait constitué d’un vapocraqueur flexible (alimenté en naphta, éthane et propane) avec en aval des unités de polyéthylène, de polypropylène, et de chlorochimie (CPH n°581). n J.C.

PTA

BP met en vente son complexe de Decatur Le groupe réorganise son réseau industriel pétrochimique. Avec l’objectif de se concentrer sur des complexes de taille mondiale et « low-cost », équipés de ses meilleures technologies, et capable de résister au mieux à la cyclicité de certains marchés. Une situation à laquelle ne semblerait plus correspondre tout à fait le complexe de BP à Huntsville, près de Decatur dans l’Alabama (États-Unis), puisqu’il est désormais en vente. Le groupe n’a pas donné plus de précision, notamment en termes de calendrier. Le complexe de Decatur dispose de capacités totales de 1,7 million de tonnes par an dont 1 Mt/an d’acide téréphtalique purifié (PTA, 3 unités). Il dispose d’une unité de paraxylène, matière première essentielle à la production de PTA, et se pose également comme le seul producteur mondial à échelle

commerciale de naphtalène dicarboxylate (NDC, 1 unité de production), selon BP. Le NDC est une spécialité utilisée dans les polyesters et les résines de nouvelle génération qui trouvent des applications dans les écrans plats LCD par exemple. Construit en 1965, le complexe est détenu par BP depuis 1998 et la fusion avec Amoco. Il recense plus de 400 salariés. Le groupe désire plus se concentrer sur ses sites de PTA intégrés à Cooper River, en Caroline du Sud et qui fait l’objet d’un plan d’investissement de 200 millions de dollars pour sa modernisation, et celui de Geel, en Belgique, deux complexes présentés comme les plus grands mondiaux. Par ailleurs, BP vient aussi de démarrer la plus grande unité mondiale de PTA (1,25 Mt/an) à Zhuhai, en Chine (CPH n°725). n J.C.

Polyéthylène

PTTGC choisit un procédé Ineos pour le projet américain Les contours du futur complexe du géant pétrochimique thaïlandais aux États-Unis se précisent. Ineos a indiqué que PTTGC avait retenu sa technologie Innovene S pour l’unité de polyéthylène prévue dans le cadre de son complexe à Dilles Bottom, dans l’Ohio. La licence attribuée par le pétrochimiste européen couvrira les deux lignes de production envisagées pour le polyéthylène, une de haute densité, la seconde de densité moyenne. Au total, les capacités seront bien de 700 000 tonnes par an de polyéthylène, comme ce qui était envisagé

dernièrement (CPH n°730). Ces volumes seraient destinés au marché américain mais aussi à l’export, précise Ineos. Ce projet de complexe pétrochimique de PTTGC sur le sol américain doit s’articuler autour d’un vapocraqueur sur base éthane d’une capacité de 1 Mt/an. Le groupe thaïlandais n’a pas encore donné son feu vert définitif au projet. Son engagement certain n’est pas attendu avant 2016 voire 2017. Le Français Technip est déjà associé au projet, notamment pour la technologie liée à la production d’éthylène (CPH n°736). n J.C.

Lundi 23 Novembre 2015 - Chimie Pharma Hebdo

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Chimie Isocyanates

Fibres

Lenzing dévoile sa nouvelle stratégie

BASF

BASF démarre son usine de TDI à Ludwigshafen

Le complexe de TDI ouvert à Ludwigshafen. Le géant mondial et allemand a démarré son complexe de diisocyanate de toluène (TDI) d’une capacité de 300 000 tonnes par an sur son gigantesque verbund de Ludwigshafen (Allemagne). Ce projet lancé dès 2012 (CPH n°578) a nécessité un investissement de plus d’1 milliard d’euros et va permettre la création de 200 postes sur le site. Le complexe comprend des unités de dinitrotoluène (DNT), de toluènediamine (TDA) et de TDI. L’investissement a permis aussi de renforcer et de moderniser les capacités de matériaux précurseurs à Ludwigshafen, et de construire les infrastructures nécessaires pour les apports en vapeur, électricité et eau. Avec ces nouvelles capacités de TDI, BASF contrebalance la fermeture d’une unité de 80 000 t/an à Schwarzheide (CPH n°578). En plus de ce complexe de 300 000 t/an, le groupe détient des unités à Yeosu (Corée du Sud), Caojing (Chine) et Geismar (Louisiane, États-Unis), d’une capacité combinée de 480 000 t/an. Ce complexe de TDI permettra au chimiste allemand de mieux servir ses clients en Europe. Le TDI est un matériau essentiel à la production de polyuréthanes, et trouve des applications majeures dans l’ameublement (mousses élastiques pour

les matelas, coussins, revêtements pour bois) et dans l’industrie automobile. Ce complexe de BASF est le second majeur à entrer en service sur le continent européen en moins d’un an après le démarrage fin 2014 de l’unité de 300 000 t/an de Bayer MaterialScience (aujourd’hui Covestro) à Dormagen, toujours en Allemagne J.C. (CPH n°700). n

Le groupe autrichien a présenté sa stratégie pour les années à venir. Nommée « sCore TEN », elle est composée de cinq mesures clés. La première consiste à renforcer l’activité de base du groupe : la pâte de cellulose. Pour cela, Lenzing prévoit d’augmenter ses volumes de production et d’étendre ses opérations dans ce domaine. La deuxième mesure vise à mettre en place des centres de compétence régionaux pour les produits innovants. Par ailleurs, Lenzing prévoit d’augmenter de 50 % la part des ventes générées par ses fibres de spécialité dans son chiffre d’affaires en 2020. Il commercialise notamment ces fibres sous les marques Tencel et Lenzing Modal. Le groupe autrichien pourrait aussi augmenter ses capacités de production pour les fibres Tencel en fonction des besoins du marché. « Notre objectif est de conserver et étendre le rôle de leader de Lenzing sur le marché en croissance dynamique des fibres cellulosiques artificielles », a expliqué Stefan Doboczky, le p-dg de Lenzing. La demande pour ce genre de fibres devrait croître de 5 à 6 % par an jusqu’en 2020. Une croissance presque deux fois plus rapide que celle du marché mondial des fibres, selon Lenzing. Via la quatrième mesure, Lenzing souhaite améliorer ses activités de R&D par le biais de nouvelles technologies. Enfin, le chimiste autrichien compte s’ouvrir à d’autres activités. « Comparé à l’année précédente, nous voulons accroître de 10 % par an l’Ebitda et avons pour but d’augmenter le rendement du capital investi (RCI) de plus de 10 % en 2020. En même temps, notre objectif est de conserver une dette financière à un niveau qui est inférieur à 2,5 fois l’Ebitda », a ajouté Stefan Doboczky. Le groupe prévoit de financer ses futurs investissements par ses propres capitaux. n A.F.

Films Projet de tensioactifs finalisé en Indonésie BASF a indiqué avoir finalisé un projet de renforcement capacitaire sur son site de production de tensioactifs à Cimanggis, en Indonésie. Les détails du projet n’ont pas été dévoilés. L’objectif est de mieux répondre à la forte demande des industries de soins et de détergents dans les pays émergents asiatiques. Le site répond aux normes GMP de la Fédération européenne des ingrédients cosmétiques et a récemment reçu une certification Halal.

Mitsui se muscle en Thaïlande Mitsui Chemicals va gonfler ses capacités de production en films respirables, des produits utilisés dans les couches, en Thaïlande. Dans ce cadre, de nouvelles unités de fabrication vont être mises en place sur le site de sa filiale Mitsui Hygiene Materials, localisée dans la province de Rayong. Les travaux de construction vont débuter en novembre 2015 et s’achèveront un an plus tard. Les opérations commerciales démarreront, elles, en janvier 2017. Ce projet permettra d’augmenter de 4 200 tonnes par an les volumes de films respirables, commercialisés sous la marque Espoir. Les capacités actuelles s’élèvent à 6 700 t/an pour ce type de produits sur le site thaïlandais. Ce projet permettra à Mitsui de répondre à la demande croissante observée à l’est et au sud-est de l’Asie, notamment en Chine et au Japon. Les détails financiers de cette extension de volumes n’ont pas été divulgués. n A.F. Chimie Pharma Hebdo - Lundi 23 Novembre 2015

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Chimie Membranes pour pneu

Résultats

Lanxess ouvre une unité en Chine

Solvay réajuste ses chiffres en intégrant Cytec

Lanxess

La business unit Rhein Chemie Additives de Lanxess a ouvert une unité de production de membranes pour pneu de la marque Rhenoshape sur son site chinois de Qingdao. Lanxess a investi « quelques millions d’euros » dans ce projet. Cette nouvelle unité lui permet, dans un premier temps, d’accroître d’environ 10 % ses capacités de production mondiales pour ce type de produits. Elle représente la quatrième unité de membranes pour pneus de Lanxess. En 2013, le groupe avait ouvert une unité de Rhenoshape à Porto Feliz, dans l’État de São Paulo (Brésil, CPH n°634). « Il s’agit de notre première ligne de production de Rhenoshape en Asie et elle représente un potentiel de croissance important pour nous », a indiqué Philipp Junge, le responsable de l’activité dédiée aux additifs pour caoutchouc de Rhein Chemie Additives. L’unité a été installée sur un marché stratégique puisque la Chine représente le plus grand producteur de pneus mondial. « Nous servons des fabricants de pneus internationaux qui produisent leurs pneus innovants en Chine et dans d’autres pays asiatiques, comme au Japon, en Thaïlande et en Malaisie », a ajouté Philipp Junge. n A.F.

Spécialités

Huntsman acquiert American Pacific Huntsman Family Investments, la plateforme d’investissements de Jon Huntsman, le président du groupe chimique éponyme, a signé un accord pour mettre la main sur American Pacific Corporation Specialty Chemicals. Cette entreprise était jusqu’alors détenue par HIG Capital. Fondé en 1955, American Pacific fabrique principalement du perchlorate d’ammonium pour une utilisation dans les fusées à propergol solide, les moteurs à propulsion et les missiles. Ils sont employés par le ministère américain de la Défense et la National Aeronautics and Space Administration (NASA). La société est localisée à Cedar City, dans l’Utah et son siège social se situe à Las Vegas, dans le Nevada. Les détails financiers de cette opération n’ont pas été dévoilés. n A.F.

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Dans le cadre de l’acquisition en cours de Cytec pour 5,5 milliards de dollars (CPH n°728), Solvay a révisé ses résultats financiers pour l’année 2014 et pour les neuf premiers mois de 2015. « Le but est de montrer les effets importants que l’acquisition aurait eu sur les états financiers consolidés historiques du groupe comme si elle avait eu lieu au 1er janvier 2014 (…) et au 30 septembre 2015 », a expliqué Solvay. Ainsi pour 2014, le chiffre d’affaires consolidé pro-forma du nouvel ensemble s’élève à 12,14 milliards d’euros. Les ventes proforma de Cytec représentent 1,51 Mrd € et celles de Solvay 10,63 Mrds €. Le Rebitda pro-forma de l’ensemble atteint 2,07 Mrds € (291 M€ pour Cytec et 1,78 Mrds € pour Solvay). La perte globale consolidée proforma s’élève, elle, à 355 M€. Pour les neuf premiers mois de 2015, les ventes atteignent 9,74 Mrds € (1,36 Mrd € pour Cytec et 8,37 Mrds € pour Solvay) et le Rebitda 1,82 Mrd € (293 M€ pour Cytec et 1,53 Mrd € pour Solvay). Enfin, le résul-

tat global pro-forma s’établit à 864 M€. L’acquisition de Cytec devrait être finalisée avant la fin de l’année. Elle reste soumise aux conditions habituelles de clôture, notamment aux autorisations réglementaires requises et à l’accord des actionnaires de Cytec. n A.F.

Les actionnaires votent pour l’augmentation de capital Dans le cadre du financement du rachat de Cytec, les actionnaires de Solvay ont autorisé le conseil d’administration à procéder à une augmentation de capital. Le montant maximum a été fixé à 1,5 Mrd €. Les actionnaires présents lors de cette assemblée représentaient 59,9 % du capital de Solvay. 99,13 % d’entre eux se sont prononcés en faveur du projet.

Arômes

Solvay ouvre une usine en Chine Le chimiste belge a récemment inauguré son usine de production de vanilline à Zhenjiang, dans la province chinoise de Jiangsu. Ce projet avait été annoncé à l’été 2013 (CPH n°640). Il s’agit de la première usine du groupe pour ce type de composés en Asie. Opérationnelle depuis juillet dernier, elle permet à Solvay de booster de 40 % ses capacités totales en vanilline. L’usine est entièrement intégrée et prend en compte l’ensemble de la chaîne de production de ce composé, de la fabrication de catéchol, la matière première, jusqu’au produit fini qui est commercialisé sous la marque Rhovanil. Le groupe opère déjà deux sites de production situés à Baton Rouge (États-Unis) et à Saint-Fons (France). Cette nouvelle usine lui permettra de répondre à la forte demande observée en Asie. La vanilline est l’un des composants primaires de l’extrait naturel

de vanille et permet de conférer l’arôme et l’odeur de vanille. Utilisée seule ou en formulation, elle sert essentiellement le marché de l’agroalimentaire mais est aussi utilisée en parfumerie, cosmétique et dans A.F. les détergents. n

Solvay inaugure une unité chinoise

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Le chimiste belge a célébré le 10 novembre l’ouverture de son unité de production de fluoroélastomères (FKM) de la marque Tecnoflon à Changshu, en Chine. Elle représente la troisième unité qu’exploite Solvay pour ce type de produits dans le monde. Elle a démarré ses opérations fin juillet (CPH n°728).

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Zoom Jeune société innovante

Theranexus avance sur son premier produit La jeune société lyonnaise a lancé une phase Ib pour son premier produit dans le traitement de la narcolepsie.

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Une association de deux produits connus Un premier produit de Theranexus repose sur la combinaison d’un traitement contre les troubles de l’éveil et d’un autre appartenant à la Pharmacopée humaine et repositionné sur le mécanisme identifié. « Nous associons deux produits qui sont déjà en usage chez l’homme. De ce fait, les risques de développement sont mieux maîtrisés », témoigne Franck Mouthon. Une connaissance des produits qui permet à la société de débuter des essais cliniques de phase Ib à peine 18 mois après sa création pour ce traitement nommé THN102. Cette étude est coordonnée par l’unité Fatigue et Vigilance de l’IRBA (Insti-

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Les deux cofondateurs de Theranexus : Franck Mouthon (à gauche) et Mathieu Charvériat (à droite). tut de recherche biomédicale des armées) avec le soutien de la Pharmacie centrale des armées qui produit les lots cliniques. Elle est réalisée à l’hôpital d’Instruction des armées de Percy (Clamart, Hauts-de-Seine). L’étude est conduite en double-insu chez des volontaires sains privés de sommeil, avec un groupe placebo, un comparateur actif et des groupes pour lesquels le THN102 est administré à trois doses différentes. L’étude vise à évaluer l’effet de THN102 notamment « sur les capacités de maintien d’éveil et les capacités cognitives (attention, mémoire) », selon la société. Les résultats sont attendus au 1er semestre 2016 pour ce produit qui entend apporter une réponse aux patients souffrant de narcolepsie, maladie qui touche environ 10 000 personnes en France et plus de 500 000 dans le monde, selon Theranexus. La société entend débuter une phase II dès 2016 pour ensuite « chercher un partenaire industriel », confie le dirigeant. Theranexus poursuit également le développement d’un second programme. Ce traitement concerne les douleurs neuropathiques, « qui apparaissent chez certains patients souffrant de diabète, d’accidents vasculaires cérébraux, ou plus généralement de lésions des nerfs », indique Franck Mouthon. Il précise : « Elles touchent 30 millions de personnes dans le monde. L’arsenal thérapeutique actuel repose majoritairement sur l’usage d’antiépileptique ou d’antidépresseurs. Theranexus se pose en réponse à ce besoin avec un produit combinant un antidépresseur et un médicament ciblant les connexines ». Si ce programme est moins avancé

Theranexus

’arrivée en phase clinique aura été rapide pour la jeune société lyonnaise. Créé en mars 2013, Theranexus a procédé à l’inclusion des premiers volontaires pour la phase Ib de son premier produit en octobre 2015. « Notre étude en cours montre que notre modèle fonctionne », se félicite Franck Mouthon, président et cofondateur de Theranexus. Cette rapidité à aller vers la démonstration clinique de son produit, Theranexus l’explique par la technologie développée. C’est dans les laboratoires du CEA que Franck Mouthon et Mathieu Charvériat, les deux cofondateurs de Theranexus, se sont rencontrés. « Dans le cadre de nos recherches, nous avons identifié un mécanisme cellulaire qui permet d’améliorer l’efficacité des traitements actuels. Cette observation était inattendue. Nous travaillions dans le domaine des maladies neurodégénératives sur des modèles prions et nous avons fait cette observation sur nos modèles témoins », détaille Franck Mouthon. Il ajoute : « Ce mécanisme nous fait penser au mécanisme de la résistance aux antibiotiques mais appliquée au cerveau. Dans le cadre de maladies psychiatrique et neurologique, cette résistance oblige à augmenter les doses ou à changer de traitement ». Les chercheurs ont alors identifié les connexines au centre de ce mécanisme. « Cette cible se trouve au niveau du cerveau. En agissant sur cette cible, nous améliorons l’efficacité des traitements », indique le président de Theranexus. Forte de ce constat, la jeune société s’est plongée dans les produits existants de la Pharmacopée humaine, pour « chercher des médicaments qui pouvaient avoir une activité sur ce mécanisme ». Ce sont ces produits que développe aujourd’hui Theranexus en les associant aux premières lignes de traitements dans les indications sélectionnées.

que celui dans le domaine de la narcolepsie, le dirigeant prévoit une première démonstration pharmacologique chez l’homme, à l’horizon 2017. Outre ces deux programmes, la société de neuf personnes poursuit les développements afin de « renforcer tous les aspects technologiques et la propriété intellectuelle », indique Franck Mouthon. Avec toujours l’objectif « d’amener les produits en phase II pour trouver un partenaire industriel », indique le dirigeant. Pour poursuivre ces développements Theranexus a réalisé son premier tour de table en novembre 2014. Cette opération lui a permis de lever 3,6 millions d’euros auprès d’Auria Partners, CEA Investissement, Emergence Innovation 1 et Rhône-Alpes Création. La société réfléchit actuellement à « renforcer les équipes sur le business development et sur l’activité de recherche », indique Franck Mouthon. Un deuxième tour de table est également envisagé « courant 2017 », annonce le dirigeant. Un peu plus de deux ans après sa création, Theranexus poursuit ainsi le développement de ces deux programmes et l’émergence de nouvelles combinaisons thérapeutiques. n Aurélie Dureuil

Theranexus en chiffres l

2013 : création de la société

l

3,6 M€ levés en novembre 2014

l

9 employés

l

2 programmes en cours

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Pharmacie Stratégie

Échec du raid de Mylan sur Perrigo

La dernière offre de Mylan sur Perrigo n’a pas abouti. Lancée en septembre, elle s’élevait à 27 Mrds $.

L

e match opposant l’Américain Mylan à l’Irlandais Les ventes de Mylan par activité Les ventes de Perrigo par activité Perrigo s’est achevé le 13 novembre. La victoire est Source : Perrigo Source : Perrigo revenue au groupe irlandais puisque Mylan n’a obtenu Epipen Santé Epipen Santé Autres Autres Génériques Génériques qu’environ 40 % des actions de Perrigo. Comme 11 % animale 11 % annoncé animale 7% 7% Europe Europe 3% 3% cet été, le laboratoire américain souhaitait obtenir au Produits 15 % 15 % nu Autres génériques nutritionnels Autres génériques moins 50 % du capital du spécialiste irlandais des OTC et spécialités 10 % et spécialités pour prendre le contrôle de son conseil d’administration 18 % 18 % (CPH n°728). L’OPA hostile, lancée le 14 septembre dernier, Produits sous s’élevait à environ 27 milliards de dollars (25,2 Mrds €). Ce ordonnance Produits Produits qui représentait 75 $ par action plus 2,3 actions de Mylan 25 % matures matures pour chaque titre de Perrigo (CPH n°730). Le groupe amé21 % 21 % ricain a précisé qu’il allait restituer les actions des actionnaires qui avaient souscrit à l’offre. « Nous avons toujours Génériques Génériquesune mauvaise affirmé que cette offre de Mylan représentait OTC OTC Amérique du Nord Amérique du Nord API et autres 53 % API et autres 53 % opération pour nos actionnaires, car elle signi35 % 35sous-évalue % 2% 2% ficativement notre business model et nos futures perspectives de croissance », a expliqué Joseph Papa, le p-dg de CA 2014 : CA 2015 (sept. 2014/sept CA 2014 : CA 2015 (sept. 2014/sept. 2015) : Perrigo. Le laboratoire irlandais a indiqué qu’il allait$lancer 7,72 Mrds $ 5,5 Mrds $ 7,72 Mrds 5,5 Mrds $ « immédiatement » un programme de rachat d’actions de 2 Mrds $, dont le quart devrait être concrétisé d’ici à la fin de l’année. De son côté, Robert Coury, le président de Mynistration de Perrigo, qui a rejeté pour la seconde fois la lan, a tenu à minimiser l’impact de cette défaite. « Comme proposition (CPH n°717). Mylan avait fini par lancer une nous l’avons toujours dit, Mylan voyait en Perrigo une opOPA hostile sur une portion moindre du capital. La fusion portunité unique et excitante, mais elle n’est pas la seule des deux groupes aurait permis de créer un géant pharà être nécessaire au succès futur de notre société ». Il a maceutique, occupant une position dominante à la fois tenu à rappeler que le groupe était « bien positionné pour sur le marché des génériques et des médicaments sans mettre en place rapidement une nouvelle stratégie et des ordonnance. Le nouvel ensemble aurait pesé environ opportunités valorisantes pour l’entreprise, dont certaines 15,3 Mrds $ de chiffre d’affaires proforma. S’il n’a pas ont déjà été identifiées ». réussi à fusionner avec Perrigo, Mylan aurait pu tout aussi Cet échec met un terme à plusieurs mois de bataille entre bien passer sous pavillon israélien au cours des derniers les deux groupes. Le spécialiste américain des génériques mois. En effet, pendant qu’il tentait de racheter son concurest parti à l’offensive de son concurrent début avril, avec rent irlandais, le groupe a été approché par l’Israélien Teva. l’objectif initial d’acquérir 100 % du capital et non pas seuCe dernier était prêt à débourser 40 Mrds $ pour s’empalement 50 % comme avec sa dernière offre. La première rer du laboratoire américain, qui avait décliné l’offre. Teva proposition s’élevait à 28,9 Mrds $ (CPH n°714). Celle-ci avait tout de même réussi à prendre une participation de a été rapidement rejetée par Perrigo, estimant qu’elle 4,6 % dans le capital de Mylan fin juin (CPH n°723). Le sous-évaluait le groupe (CPH n°716). Mylan est revenu à groupe israélien s’était ensuite détourné de Mylan en la charge le 29 avril avec une offre d’environ 35,6 Mrds $. juillet, pour jeter son dévolu sur les génériques d’Allergan Audrey Fréel Un prix toujours trop faible aux yeux du conseil d’admi(CPH n°728). n

EN BREF Ipsen collabore avec Interprotein Ipsen a engagé un partenariat de recherche avec Interprotein, une société japonaise de biotechnologies spécialisée dans la R&D. Ils ont aussi signé un accord relatif à une option pour le développement et la commercialisation de nouveaux peptides thérapeutiques pour soigner des pathologies graves dans le domaine de l’endocrinologie, comme le syndrome de Cushing. Si Ipsen exerce son option, Interprotein pourrait percevoir jusque 165 millions d’euros ainsi que des redevances sur les ventes.

Onxeo lance un programme de recherche

Lilly et Merck musclent leur partenariat

Onxeo a lancé un programme de recherche dont l’objectif est d’identifier de nouvelles indications pour le Livatag (doxorubicine) et le Beleodaq (belinostat). Il a déjà signé deux collaborations : la première avec une équipe de l’hôpital de la Croix Rousse à Lyon et la deuxième avec Synovo, une CRO allemande spécialisée en immunothérapie. Les premières données précliniques devraient être obtenues début 2016.

Lilly et Merck ont étendu leur collaboration existante dans l’immuno-oncologie, signée en début d’année (CPH n°703). Les partenaires viennent d’annoncer qu’ils allaient évaluer l’anticancéreux Keytruda (pembrolimuzab) de Merck en combinaison avec l’Alimta (permetrexed) de Lilly dans le cadre d’une étude pivot de phase III chez des patients atteints de cancer du poumon non à petites cellules non épidermoïde.

Chimie Pharma Hebdo - Lundi 23 Novembre 2015

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Pharmacie Sous-traitance

L’usine française de Catalent suspendue L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a prononcé la suspension temporaire, depuis le 13 novembre, de l’usine de Catalent à Beinheim, dans le Bas-Rhin. Décidée à l’issue d’une visite d’inspection par l’ANSM entre les 12 et 13 novembre, cette suspension est accompagnée de rappel de lots de médicaments qui pourraient être concernés par un défaut de qualité. Le contrôle qualité de l’usine alsacienne du sous-traitant américain « a constaté à plusieurs reprises que quelques capsules molles (1 à 2 unités) de médicaments se sont retrouvées mélangées avec d’autres médicaments également fabriqués sur le site », indique l’ANSM. Catalent a confirmé cette suspension sur ce site en activité depuis 1965, qui recense environ 300 salariés et qui produit plus de 2 milliards de doses chaque année. Si l’ANSM évoque une malveillance interne présumée, le façonnier américain assure de son côté qu’il était « hautement improbable que les capsules pouvaient avoir été mélangées via une défaillance humaine ou de celle du procédé de production, et que ces incidents seraient potentiellement liés à une action délibérée d’un ou pluJ.C. sieurs individus ». n

Biotechnologies

Biophytis met le cap aux États-Unis La société française spécialisée dans les maladies du vieillissement a mis en place, le 17 novembre, Biophytis Inc, sa filiale américaine. Cette implantation aux ÉtatsUnis est intervenue plus tôt que prévu, puisqu’elle devait initialement s’effectuer au premier semestre 2016. Située à Cambridge, dans le Massachusetts, cette filiale permettra à Biophytis de renforcer la visibilité de ses programmes de recherche. « Par ailleurs, cette présence outre-Atlantique nous offre l’opportunité de nous rapprocher de la FDA et de collaborer en amont avec elle sur le management des maladies du vieillissement. Enfin, cette filiale nous permet un contact facilité avec des investisseurs nord-américains de premier plan dont certains sont déjà présents à notre capital », a expliqué Stanislas Veillet, le p-dg de Biophytis. La société avait procédé, en août dernier, à une augmentation de capital de 6 millions d’euros auprès d’un investisseur nord-américain (CPH n°729). Elle avait également levé 10 M€ en juillet, lors de son introduction en Bourse sur Alternext Paris (CPH n°725). Créée en 2006 et installée sur le parc technologique Biocitech, Biophytis développe des produits en phase IIb pour le traitement de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) et de la dystrophie musculaire liée à l’âge (sarcopie). n A.F.

12

Oncologie

Pierre Fabre s’allie à Array BioPharma Le laboratoire français se muscle dans l’oncologie. Il a noué un accord avec la société américaine Array BioPharma pour développer et commercialiser deux petites molécules : le binimetinib et l’encorafenib. Celles-ci sont en phase III d’essais cliniques chez des patients atteints de cancer de l’ovaire et de mélanome. Selon les termes de l’accord, Array va d’abord empocher 30 millions de dollars (28,1 M€), et pourrait aussi percevoir jusqu’à 425 M$ selon le franchissement de certaines étapes de développement et de commercialisation ainsi que des redevances à deux chiffres sur les futures ventes. Le laboratoire américain conservera les droits de commercialisation des deux molécules aux États-Unis, au Canada, au Japon, en Corée et en Israël. De son côté, Pierre Fabre pourra vendre de façon exclusive les produits dans les autres pays, notamment en Europe, en Asie et en Amérique Latine. Array prendra en charge

les futurs coûts de développement à hauteur de 60 % et Pierre Fabre à hauteur de 40 %. Les partenaires se sont en outre engagés à financer de nouveaux essais cliniques dans le cancer colorectal et le mélanome. Ils ont aussi précisé que les études en cours continueront à être substantiellement financées par Novartis, avec qui Array a développé ces deux molécules. Cet accord reste soumis à l’approbation des autorités européennes de la concurrence. « Binimetinib et encorafenib seront parfaitement adaptées à notre vaste expertise en oncologie et en dermatologie, elles renforcent notre portefeuille de produits et notre présence à l’international », a expliqué Frédéric Duchesne, le directeur général de Pierre Fabre Médicament et Santé. La franchise Pierre Fabre Oncologie recense plus de 1 000 salariés et a généré des ventes de plus de 200 millions d’euros en 2014 (soit 9,5 % du chiffre d’affaires A.F. total du groupe). n

Santé animale

L’Américain Merck s’empare d’Harrisvaccines La filiale Merck Animal Health du laboratoire américain a mis la main sur son compatriote Harrisvaccines. Les détails financiers de la transaction n’ont pas été divulgués. Elle devrait être bouclée au 4e trimestre 2015. Basé à Ames, dans l’Iowa, Harrisvaccines a été créé en 2005. Il est spécialisé dans le développement et la fabrication de vaccins pour les porcs et les autres animaux de production. Son unité de production est localisée sur le parc de recherche de l’université de l’Iowa. La société a développé la

technologie de particule d’ARN SirraVax. Via cette technologie, des gènes spécifiques de pathogènes sont séquencés puis insérés dans des particules d’ARN, ce qui permet la mise au point du vaccin. En juin 2014, Harrisvaccines a été l’un des premiers groupes à avoir reçu une licence conditionnelle du ministère américain de l’Agriculture (USDA) pour un vaccin contre le virus de la diarrhée épidémique porcine, une maladie du porc qui a durement frappé les États-Unis au printemps 2013. n A.F.

Stratégie

Accord de 150 Mrds $ en vue entre Pfizer et Allergan Il pourrait s’agir de la plus grande opération de fusion-acquisition pour 2015 et la plus importante dans l’histoire de l’industrie pharmaceutique. Selon des sources anonymes relayées par Bloomberg et l’AFP, Pfizer serait en passe de faire une offre d’environ 150 milliards de dollars (environ 140 Mrds €) pour s’emparer d’Allergan (CPH n°736). À titre de comparaison, et aussi pour illustrer la frénésie de consolidation dans le secteur pharmaceutique et biotechnologique cette année, Bloomberg avance le chiffre record d’un montant d’ac-

cords totalisant 220 Mrds $ depuis janvier. L’offre de Pfizer, qui pourrait être officialisée cette semaine, serait comprise entre 370 et 380 dollars par action alors que le titre évolue ces derniers jours entre 300 et 310 $. Toutefois, un accord pourrait être compliqué par l’action du Trésor américain qui se démène pour trouver des parades à ce genre d’opérations dont l’un des objectifs est de pouvoir établir le siège social d’un groupe américain en Irlande et considérablement abaisser leurs taux d’imposition. n J.C.

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Tél. N° Siret

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Équipements et services EN BREF Technip décroche un contrat avec CHS L’ingénieriste français a paraphé un contrat avec le groupe agro-industriel américain CHS. L’accord, évalué entre 50 et 100 millions d’euros, prévoit que Technip se charge de l’ingénierie, de la fourniture des équipements et de la construction d’une unité d’hydrogène à Laurel dans le Montana (États-Unis). L’unité d’une capacité de 40 000 m3/h, devrait être opérationnelle en 2017 et servira au traitement de produits bruts pour la production de carburant diesel.

GEA Heat Exchangers devient Kelvion L’ex-division de GEA, spécialisée dans l’échange thermique, change de nom pour devenir Kelvion. Cette démarche est consécutive au rachat de l’ex-activité de GEA par le fonds Triton l’an dernier pour environ 1,3 milliard de dollars. La société est spécialisée notamment dans les échangeurs à plaques et à tubes ainsi que les tours de refroidissement.

Alliance entre Cell&Co, Biostor et BioKryo Les trois sociétés ont annoncé une coopération stratégique pour la formation d’une chaîne logistique dans les sciences de la vie dénommée European Biostorage and Repository Alliance (EBBA). Cette collaboration a pour but de proposer des solutions aux acteurs de la R&D notamment en biopharmacie pour la fourniture, le transport conditionné et le stockage d’échantillons biologiques.

Emerson signe avec GE Healthcare Le spécialiste américain des équipements de procédés a convenu d’un accord avec son compatriote GE Healthcare, la division Sciences de la vie de General Electric. Cette collaboration prévoit qu’Emerson intègre ses systèmes de contrôle DeltaV au sein de l’offre technologique de son partenaire pour la production d’anticorps monoclonaux et de vaccins.

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Microscopie

Ovizio effectue une levée de fonds La société belge, spécialisée dans les technologies de microscopie pour les sciences de la vie, a annoncé un tour de financement auprès d’investisseurs américains et belges. Ovizio Imaging Systems a levé une somme de huit millions d’euros auprès de plusieurs sociétés de capital-risque (New Science Ventures, Qbic, Nausicaa Ventures, Theodorus III) et d’investisseurs privés. « Grâce à ce soutien financier, nous sommes en mesure de poursuivre le développement d’une plateforme technologique et d’une organisation commerciale mondiale pour répondre aux besoins non satisfaits dans nos marchés », indique Philip Mathuis, p-dg d’Ovizio. Ainsi, une partie de cette somme sera allouée à la croissance organique de son équipe de R&D,

soit l’embauche de cinq collaborateurs d’ici la fin de l’année, et celle de 10 autres en 2016. « Les fonds nous permettront également d’appliquer notre technologique au marché du diagnostic in vitro. Plus particulièrement, nous étudierons le potentiel de cette technologie à détecter certaines maladies à un stade précoce pour un coût réduit », déclare le dirigeant. L’entreprise belge a conçu une technologie brevetée de microscopie quantitative 4D basée sur l’holographie digitale. Cette innovation est notamment destinée à la surveillance automatisée des cultures cellulaires, notamment dans les bioréacteurs. Créé en 2009, Ovizio s’était illustré en décrochant un contrat avec la société Pall Life Sciences, il y a quelques semaines (CPH n°737). n D.O.

Commerce chimique

Double acquisition pour Brenntag aux États-Unis Le leader de la distribution de produits chimiques renforce son activité dans les lubrifiants en Amérique du Nord. Brenntag a paraphé deux accords pour s’emparer des actifs de ses compatriotes JAM Distributing Company (JAM DC) et Berlin-Windward. Le montant des transactions est tenu secret. « Les deux acquisitions représentent un investissement significatif pour rééquilibrer notre mix industriel en Amérique du Nord et compléter notre activité existante sur le marché moins volatile des lubrifiants », précise Steven Holland, p-dg de Brenntag. « Les deux sociétés sont des ajouts précieux à nos actifs sur le marché de la distribution de lubrifiants, qui est attractif en taille, en croissance et en rentabilité », complète Markus Klähn, p-dg de la filiale nordaméricaine du groupe allemand. Selon les prévisions, JAM DC et Berlin-Windward, spécialisés

dans les produits à destination, entre autres, de l’industrie et de l’automobile, devraient permettre à Brenntag de générer un chiffre d’affaires supplémentaire d’environ 780 millions de dollars sur l’exercice financier 2016. Le groupe a multiplié les opérations de croissance externe en 2015. Il avait ainsi mis la main en septembre dernier sur les actifs du Singapourien TAT Group (CPH n°732) et du Turc Parkoteks Kimya (CPH n°731). Le Dubaïote Trychem était également passé dans le giron de l’Allemand en août (CPH n°728). Ces opérations étaient précédées par l’acquisition en mars du Sud-Africain Lionheart Chemical Enterprises (CPH n° 709). Fort d’un effectif d’environ 13 500 salariés, Brenntag a enregistré un chiffre d’affaires de 10 Mrds € en 2014, en hausse de 2,5 % en glissement annuel (CPH n°712). n D.O.

IMCD inaugure un laboratoire en France Le spécialiste néerlandais du commerce chimique a inauguré à Paris son premier centre dédié à l’analyse et au développement de formulations de lubrifiants. Cet établissement a pour objectif d’aider IMCD « à mieux comprendre les synergies entre formulations et additifs, à promouvoir le portefeuille d’huiles de base et d’additifs d’IMCD et à développer de nouveaux projets en collaboration avec les clients et les fournisseurs », selon IMCD. « Le laboratoire améliorera l’offre technique d’IMCD, à la fois pour les fournisseurs de lubrifiants et pour les partenaires commerciaux, en leur fournissant un service unique et de premier plan. Cela comprend l’assistance sur n’importe quelle problématique technique comme la pression ex-

trême, la corrosion et l’usure, pour en nommer quelques-unes », déclare Sandrine Lebensztein, directrice technique Lubrifiants d’IMCD. Ce laboratoire rejoint un réseau de 25 laboratoires que le distributeur néerlandais possède dans le monde. Ces centres fournissent non seulement de l’assistance à la formulation mais également des prestations d’analyses et des formations (externes et internes). Le groupe néerlandais s’était illustré cette année en réalisant sa première acquisition américaine avec la reprise de M.F. Cachat en mai (CPH n°718). Il avait également repris les actifs de l’Indien Kushalchand en avril (CPH n°714). Employant un effectif d’environ 1  500 collaborateurs,IMCDaffiche un chiffre d’affaires de 1,36 Mrd en 2014. n D.O.

Lundi 23 Novembre 2015 - Chimie Pharma Hebdo

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Spot-scope Cotations du 13/11/2015 au 18/11/2015

L

es marchés pétrochimiques en Europe ont été confrontés à divers facteurs, la semaine passée. Les signaux indiquant que ni Russie ni Arabie saoudite ne comptaient réduire leur production de pétrole ont tiré les prix du brut vers le bas. Le Brent a ainsi trébuché de plus de 6 $/baril, à 44,39 $/b. Ce qui a entraîné une chute de 80 $/t du prix du naphta en Europe du Nord-Ouest. Simultanément, le vapocraqueur de Shell à Moerdijk aux Pays-Bas s’est retrouvé à l’arrêt en raison d’un incendie (voir p. 2), ce qui a provoqué des tensions sur le marché. Le prix spot de l’éthylène s’est négocié dans une fourchette de prix très large. Les accords annoncés s’étirent entre des hausses de 70 €/t à 100 €/t. Le prix

spot du propylène a bondi de 100 €/t. Celui du butadiène a progressé de 20 €/t. À l’inverse des oléfines, les aromatiques ont affiché une certaine quiétude. Le prix du benzène est resté inchangé. Le prix spot du toluène a enregistré un gain de 20 $/t. Celui des mélanges de xylène a reculé d’autant. Le prix spot du styrène, en hausse de 70 $/t, a réagi au problème de Shell à Moerdijk qui produit également des volumes de styrène, ce qui a conduit à renouer avec une certaine parité avec le prix contrat. Le marché des polymères a continué d’être chahuté. Les prix spot du polyéthylène (PE) étaient orientés à la baisse, ceux du polypropylène (PP) et du polystyrène (PS) plutôt à la hausse. Alors que certains acteurs sont toujours en train de

négocier les prix contrat d’octobre, quelques pistes pour ceux de novembre semblent s’esquisser. Plusieurs prix contrat de septembre ont été reconduits pour octobre. Mais pas tous. Ceux du PE basse densité et du PE basse densité linéaire ont chuté de 80 à 90 $/t. Celui du PE haute densité a enregistré une chute de 120 $/t pour le grade soufflage et de seulement 50 $/t pour le grade injection. Les prix du PP ont augmenté de 100 à 120 $/t. Ceux du PS d’environ 50 $/t. Les observateurs du marché estiment qu’il est trop tôt pour se prononcer sur la possibilité que le regain des prix spot des monomères durera et qu’il aura un effet sur les négociations des prix contrats de novembre.

Prix des monomères et intermédiaires en Europe du Nord-Ouest Naphta

Spot (dollars)

Spot (euros)

Contrat (euros)

400-410 (4)

-

-

850 - 900 (4)

905 (nov.) - 905 (oct.) - 945 (sept.) - 945 (août)

Éthylène Propylène

-

640 - 650 (1) (4)

670 (nov.) - 710 (oct.) - 820 (sept.) - 820 (août)

Butadiène

-

610 - 620 (3)

625 (nov.) - 670 (oct.) - 695 (sept.) - 770 (août)

Benzène

670 - 680 (3)

-

582 (nov.) - 520 (oct.) - 520 (sept.) - 750 (août)

Toluène

570 - 580 (3)

-

575 (nov.) - 545 (oct.) - 545 (sept.) - 545 (août)

Xylènes

520 - 530 (3)

-

-

Paraxylène

780 - 790 (3) (6)

-

740 (nov.) - 725 (oct.) - 720 (sept.) - 785 (août)

Orthoxylène

740 - 750 (3) (6)

-

670 (nov.) - 685 (oct.) - 700 (sept.) - 800 (août)

930 - 940 (3)

-

960 (nov.) - 990 (oct.) - 1 200 (sept.) - 1 300 (août)

-

220 - 230 (3) (6)

295 (3) (Q4) - 369 (3) (Q3) - 354 (3) (Q1) - 344 (3) (Q4)

565 - 575 (3) (6)

-

-

-

860 - 870 (4) (6)

815 (oct.) - 850 (sept.) - 986 (août) - 1 088 (juil.)

1 000 - 1 010 (4)

-

1065 (nov.) - 1 110 (oct.) - 1 230 (sept.) - 1 360 (août)

Styrène Méthanol MTBE Éthylène glycol Acrylonitrile

Prix des grands polymères en Europe du Nord-Ouest PEbd

grade film

1 430 - 1 450 (3)

-

1 470 - 1 700 (oct.)

PEbdl

base butène

1 420 - 1 440 (3)

-

1 530 - 1 550 (oct.)

PEhd

soufflage injection

1 320 - 1 340 (3) 1 360 - 1 380 (3)

-

1 510 - 1 530 (oct.) 1 450 - 1 470 (oct.)

PP

homo injection copolymère

1 360 - 1 380 (3) 1 470 - 1 490 (3)

-

1 250 - 1 270 (oct.) 1 260 - 1 280 (oct.)

PS

standard choc

1 680 - 1 700 (3) 1 820 - 1 840 (3)

-

1 530 - 1 550 (oct.) 1 620 - 1 640 (oct.)

PVC

standard

900 - 910 (3)

-

1 130 - 1 150 (oct.)

Cotations relevées dans le nord de l’Europe pour Chimie Pharma Hebdo entre le 13/11/2015 et le 18/11/2015. En tonnes métriques, franco livré (FD), sauf mention contraire : (1) qualité chimique ; (2) qualité polymère ; (3) fob ; (4) cif ; (5) cotations mensuelles et (6) cotations des semaines précédentes. (Q1) contrats du premier trimestre 2015, (Q2) contrats du deuxième trimestre 2015 ; (Q3) contrats du troisième trimestre 2015 ; (Q4) contrats du quatrième trimestre 2015. Source : Chimie Pharma Hebdo

Chimie Pharma Hebdo - Lundi 23 Novembre 2015

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Carnet BIOAMBER

INNOPHOS

Mario Saucier, directeur financier

Kim Ann Mink, p-dg du groupe

Mario Saucier deviendra directeur financier de BioAmber, le 4 janvier prochain. Ce recrutement intervient après la démission annoncée en juillet de François Laurin, qui avait pris la tête des finances du groupe canadien début 2015 (CPH n°702). En attendant de trouver un successeur, BioAmber avait rappelé Andrew Ashworth, l’ancien directeur financier qui avait pris sa retraite fin 2014. Ce dernier assure depuis cet été cette fonction en intérim, et il quittera le groupe fin janvier 2016. Fort d’une longue expérience dans la finance, M. Saucier a notamment été directeur financier du groupe canadien Englobe de 2008 à 2013 et directeur de la comptabilité de la société canadienne Quebecor World entre 2005 et 2008.

Innophos annonce un changement de taille à sa direction. À partir du 14 décembre, le groupe américain sera dirigé par Kim Ann Mink. Il prendra la relève de Randy Gress qui partira à la retraite après 11 années passées au sein d’Innophos. R. Gress continuera d’exercer la fonction de président pendant une période de transition d’environ trois mois. K. Mink travaillait jusqu’alors pour Dow, où il occupait la fonction de président de l’activité dédiée aux élastomères, aux produits électriques et aux télécommunications depuis septembre 2012. Il a rejoint Dow en avril 2009 en tant que directeur général des matériaux de performance et p-dg d’Angus Chemical, une filiale du chimiste américain. BONE THERAPEUTICS

AXALTA

Mike Carr, président en Amérique du Nord

Mike Carr a été promu vice-président et président en Amérique du Nord d’Axalta Coating Systems. Dans ce cadre, il sera responsable des activités de la société américaine aux ÉtatsUnis et au Canada. Il travaillait jusqu’alors pour le groupe Johnson Controls, où il occupait la fonction de vice-président et directeur général de la division Power Solutions aux États-Unis et au Canada.

Thomas Lienard, directeur du business développement

La société belge a accueilli Thomas Lienard en qualité de directeur du business développement. Il dispose de plus de 15 ans d’expérience internationale en vente et en marketing dans des sociétés pharmaceutiques, comme Lundbeck ou Lilly, notamment en Belgique et aux États-Unis. Dans le cadre de cette nouvelle fonction, il assumera la responsabilité du développement des affaires, des activités commerciales et de la planification stratégique.

AXIALL

Timothy Mann, p-dg

Le conseil d’administration d’Axiall a nommé Timothy Mann, 49 ans, au poste de p-dg. Il a également été élu au conseil de directeurs du groupe américain. T. Mann occupait déjà le poste de p-dg, en intérim, depuis le 6 juillet dernier. Avant cela, il était vice-président exécutif de la stratégie, directeur juridique et secrétaire général d’Axiall. Il succède à Paul Carrico, 64 ans, qui a pris sa retraite cet été. Il était à la tête du groupe depuis 2008.

Agenda n 23-24 novembre, Romainville Colloque Adebiotech Lipinov sur les lipides du futur www.adebiotech.org

TRINSEO

Départ du directeur financier John Feenan

n 1er décembre, Tours

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n 26 novembre, Paris Session d’étude SFSTP « Knowledge Management : l’autre levier de l’ICH Q10 ».

John Feenan, le vice-président exécutif et le directeur financier du groupe américain, a annoncé qu’il allait quitter la société pour poursuivre d’autres opportunités de croissance à compter du 31 décembre. Christopher Pappas, le p-dg de Trinseo prendra en charge, dès à présent, la fonction de directeur financier en attendant la nomination du successeur de J. Feenan.

•C himie Pharma hebdo est édité par : ETAI – Antony Parc II, 10, place du Gal de Gaulle BP 20156 - 92186 ANTONY Cedex - Tél. 01 77 92 92 92 • Web : www.chimiepharmahebdo.com Pour joindre vos correspondants, composez le 01 77 92, suivi des quatre chiffres indiqués après chaque nom. Pour leur adresser un e-mail, taper l’initiale du prénom, le nom puis @infopro-digital.com • Directeur de la publication : Christophe Czajka • Directeur général délégué : Paul Boursier • Directrice de la rédaction : Sylvie Latieule (95 87) • Rédacteur en chef : Julien Cottineau (95 86) - jcottineau@infopro-digital.com • Rédactrice graphiste : Patricia Hagen • Conception graphique : Julia Grandvuillemin • Réalisé par l’équipe de rédaction d’Info Chimie Magazine et d’Industrie Pharma : Audrey Fréel (95 83), Aurélie Dureuil (95 81), Dinhill On (95 80) • Publicité : Patricia Raphel (96 58) Sandrine Papin (96 43) - Eric Leuenberger (96 37) • Marketing, diffusion, abonnements : - Directeur : Jean-Baptiste Alline - Directrice marketing direct & diffusion : Laurence Vassor - Marketing : Jean Lochet - Abonnements : Nadia Clément

www.sfstp.org

Session d’étude SFSTP « Biodisponibilité, le challenge du formulateur » www.sfstp.org

n 1er-2 décembre, Strasbourg

n 2-3 décembre, Lyon Waste Meetings 2015 : 2e rendez-vous d’affaires des acteurs du traitement, du recyclage et de la valorisation des déchets www.wastemeetings.com/index.php/fr

Biofit 2015 : événement européen sur l’open innovation, le transfert de technologique et la recherche collaborative en sciences de la vie

n 8 décembre, Paris

www.biofit-event.com

http://medecine-personnalisee.genopole.fr

Colloque international de Genopole et Amgen sur la médecine personnalisée

Lundi 23 Novembre 2015 - Chimie Pharma Hebdo

19/11/15 20:03


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