Rapport annuel 2025-2026
METTRE À L’ÉCHELLE L’IMPACT pour un changement durable
METTRE À L’ÉCHELLE L’IMPACT poUr Un changeMenT DUrable 2025-2026 au 31 mars 2026
Fondé sur la conviction que le savoir est un puissant moteur de progrès, le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) du Canada finance la science et l’innovation en Afrique, en Asie, en Amérique latine et au Moyen-Orient. nous travaillons avec des chercheuses et chercheurs, des institutions et des décideuses et décideurs politiques dans les pays à faible et à moyen revenu afin de générer des données factuelles qui répondent à des défis concrets. nous veillons également à ce que ces données perdurent, se diffusent des communautés aux politiques et d’une région à l’autre, favorisant ainsi l’équité, l’égalité des chances et la prospérité commune pour les populations du monde entier.
sUr la coUVerTUre Élève et enseignante à l’académie aga Khan de Mombasa, au Kenya, utilisant des outils numériques interactifs dans le cadre d’un projet éducatif soutenu par le crDI. le crDI appuie des solutions d’apprentissage numérique évolutives et fondées sur des données probantes, qui améliorent les résultats des élèves tout en renforçant les pratiques pédagogiques. À moins d’indication contraire, toutes les sommes mentionnées dans ce rapport annuel sont en dollars canadiens.
crDI-panos/Marc shoUl
en tant que partenaire des efforts du canada en matière d’affaires étrangères et de développement, le crDI soutient la recherche et l’innovation au sein et aux côtés des régions en développement afin de favoriser le changement mondial. le centre investit dans la recherche afin de recueillir des données, d’éclairer les décisions et de créer des possibilités qui favorisent un monde inclusif et durable.
Table des matières 2
notre année en bref
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Message du président du conseil des gouverneurs
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Message de la présidente
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Des données à l’impact comment le crdI favorise-t-il la mise à l’échelle des résultats de la recherche?
16 Investir dans des solutions au service du monde et du Canada 17 Analyse de la direction • activités de base • gouvernance organisationnelle • ressources financières • une organisation durable et inclusive • gestion des risques • résultats et aperçu 37 Divulgation relative aux risques financiers liés au climat 43 États financiers 70 nous joindre
Notre année en bref en afrique, en asie, en amérique latine et au moyen-orient, le crdI soutient des chercheuses et chercheurs et des institutions qui travaillent dans leur propre contexte pour relever des défis urgents, allant de la sécurité alimentaire et de l’égalité des sexes à la santé environnementale, en passant par l’éducation et la gouvernance démocratique. les résultats démontrent que les changements significatifs suivent rarement un parcours linéaire. Ils se concrétisent grâce aux relations, à un engagement durable et au développement constant d’idées, d’outils et de partenariats. le crdI, dont le siège est à ottawa, a cinq bureaux régionaux à l’échelle des pays du Sud. en 2025-2026, la valeur totale des nouveaux projets approuvés pour recevoir des fonds du crdI et de bailleurs de fonds s’élevait à 148,69 millions de dollars.
Prendre en compte chaque femme et chaque fille
crDI/sVen TorfInn
panos/chrIs De boDe
la recherche entraîne des répercussions à bien des égards. elle peut orienter les politiques nationales, renforcer les institutions publiques, façonner les pratiques professionnelles, donner naissance à des technologies qui améliorent la vie quotidienne ou redéfinir la manière même dont on mesure le progrès. le rapport annuel de cette année, qui porte sur la mise à l’échelle de l’impact, retrace ces différentes voies vers le changement et montre comment la recherche ancrée localement contribue à des transformations durables à l’échelle du système. ces transformations renforcent les capacités des économies émergentes et consolident les liens du canada avec des régions d’importance stratégique et économique.
Déployer des approches pédagogiques innovantes à l’échelle internationale
un centre d’excellence dédié à l’état civil et aux statistiques démographiques, créé sous l’égide du crdI, a trouvé sa place au sein du système des nations unies, lui conférant ainsi une portée mondiale pour aider les femmes et les filles à faire valoir leurs droits. pour en savoir davantage, consultez la page 9.
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aI4pep ghana, KnUsT
crDI-panos/JaMe s oaTWaY
dans le cadre du partage de connaissances et d’innovations, le crdI et le partenariat mondial pour l’éducation (gpe) aident les gouvernements de plus de 70 pays à déployer des approches pédagogiques qui ont fait leurs preuves. pour en savoir davantage, consultez la page 10.
De l’air pur pour les communautés vivant dans les milieux les plus pollués d’Afrique du Sud
Quand les moustiques volent, l’intelligence artificielle est à l’écoute
un réseau de surveillance de la qualité de l’air à faible coût et basé sur l’intelligence artificielle, développé avec le soutien du crdI, est en train de devenir le plus grand système de ce type en afrique, fournissant à des millions de personnes des informations essentielles pour protéger leur santé. pour en savoir davantage, consultez la page 12.
des chercheuses et chercheurs du ghana ont mis au point un système basé sur l’intelligence artificielle qui détermine les espèces de moustiques grâce au battement de leurs ailes, permettant ainsi aux autorités sanitaires d’être alertées rapidement en cas d’épidémie. cette innovation locale est aujourd’hui en cours d’adaptation sur trois continents. pour en savoir davantage, consultez la page 13.
rapporT annUel DU crDI 2025-2026
EXÉCUTION EFFICACE
PORTÉE MONDIALE
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bureaux régionaux répartis dans le monde entier permettent d’établir des liens étroits avec les enjeux et les parties prenantes à l’échelle locale, nationale et régionale.
ORGANISATION DURABLE
INVESTISSEMENT INTELLIGENT MoIns De
91% 2% du financement va directement aux programmes, ce qui garantit que les ressources parviennent aux personnes qui en ont besoin.
rÉDUcTIon De
de l’aide publique au développement du canada : c’est, en moyenne, ce que représente le financement du crdI, démontrant qu’un investissement modeste est porteur d’impacts important.
24%
réduction de 24 % des émissions liées aux voyages aériens depuis l’an dernier, dans le cadre des efforts visant l’atteinte de la carboneutralité d’ici 2050.
NOTRE PORTÉE GÉOGRAPHIQUE
NOTRE ORIENTATION PROGRAMMATIQUE
fonds alloués aux nouveaux projets de recherche approuvés en 2025-2026, par régions (cad)
fonds alloués à de nouveaux projets de recherche approuvés en 2025-2026, selon les principaux domaines de programme du centre et le fonds catalytique* (cad)
afrique orientale et australe : 55,03m (37,01 %)
148,69M 148.69M
Moyen-orient et afrique du nord : 12,58m (8,46 %)
fonds catalytique* : 7,18 m (4,83 %)
activités mondiales : 30,35m (20,41 %)
afrique centrale et de l’ouest : 14,20m (9,55 %)
santé mondiale : 17,35m 11,67 %)
148,69M 148.69M gouvernance démocratique et inclusive : 20,05 m (13,48 %)
asie : 23,61m (15,88 %)
systèmes alimentaires résilients au climat : 27,64 m (18,6 %)
amérique latine et caraïbes : 12,92m (8,69 %) *
NOS SOURCES DE FINANCEMENT (cad) le crédit parlementaire de 2025-2026 du crdI a été bonifié par le financement des bailleurs de fonds, ce qui a amplifié l’impact de l’investissement du canada.
Éducation et sciences : 58,83 m (39,56 %)
Économies durables et inclusives : 17,64 m (11,86 %)
le Fonds catalytique du crdI appuie la recherche sur des questions émergentes ou transversales.
297,4M (total des produits) PARLEMENT DU CANADA : 160,9M (54,1 %)
BAILLEURS DE FONDS : 133,8M (45 %) AUTRES : 2,7M (0,9 %)
M e T T r e À l’ É c h e l l e l’ I M pa c T p o U r U n c h a n g e M e n T D U r a b l e
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Message du président du Conseil des gouverneurs En cette année marquée par des changements rapides, la recherche ancrée au niveau local constitue l’un des moyens les plus sûrs de transformer les données factuelles en un impact durable et à grande échelle. Les partenaires du CRDI génèrent des connaissances et les mettent en pratique par l’intermédiaire de politiques qui orientent les décisions, de programmes qui renforcent les services, d’innovations concrètes et de pratiques qui transforment la manière dont les communautés fonctionnent et prospèrent. Partout dans le monde, la capacité d’innovation est de plus en plus répartie géographiquement, avec l’émergence de nouveaux pôles d’excellence scientifique et technologique en Afrique, en Asie, en Amérique latine et au Moyen-Orient. Ces régions contribuent à façonner les règles, les normes et les partenariats qui sous-tendront les marchés et les cadres de gouvernance future. Pour le Canada, investir dans une recherche menée localement et pertinente à l’échelle mondiale dans ce contexte en pleine évolution est un impératif stratégique. Cette recherche diversifie les relations et contribue à façonner les normes, les marchés et les standards qui définiront l’avenir. En parcourant les pages de ce rapport, vous remarquerez que les solutions menées localement ont souvent une portée mondiale. Les innovations développées au Ghana inspirent désormais la préparation aux épidémies aux Philippines. Un système de surveillance de la qualité de l’air mis au point en Afrique du Sud est en cours d’adaptation au Royaume-Uni. Ces exemples, parmi d’autres, montrent que le soutien à la recherche pour le développement renforce les systèmes, les marchés et les relations qui peuvent jouer un rôle déterminant pour la prospérité et la sécurité à long terme du Canada.
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RAPPORT ANNUEL DU CRDI 2025-2026
En tant que conseil d’administration, notre responsabilité est de veiller à ce que le CRDI reste en phase avec sa mission, en s’appuyant sur une gouvernance solide, l’apprentissage et l’équité, et ce, afin que les données probantes parviennent jusqu’aux décideuses et décideurs, aux programmes, aux produits et aux pratiques. Nous sommes encouragés par les progrès continus réalisés dans le cadre de la Stratégie 2030 et par l’accent mis par le Centre sur la mise à l’échelle des solutions efficaces. À une époque où les ressources mondiales sont limitées, il est impératif que chaque investissement réalisé génère le plus grand impact possible tant pour le Canada que pour le monde entier. Les résultats des travaux du CRDI, qui consistent à générer des solutions aux défis sociaux et économiques dans les marchés émergents tout en approfondissant les relations et les apprentissages au profit du Canada et de la population canadienne, parlent d’eux-mêmes. Je suis inspiré par les personnes qui sont à l’origine de l’impact du CRDI : chercheuses et chercheurs, co-investisseuses et coinvestisseurs, leaders communautaires et autres acteurs qui travaillent ensemble pour faire progresser des solutions innovantes. Je remercie les gouverneurs, la direction et le personnel du CRDI pour leur engagement indéfectible en faveur de la recherche pour le développement. Ensemble, nous faisons de la connaissance un pont entre les priorités locales et les défis mondiaux, entre les besoins d’aujourd’hui et les occasions de demain.
Stephen Toope Président par intérim du Conseil des gouverneurs
Message de la présidente des preuves qui tombent entre les bonnes mains au bon moment peuvent changer des vies. les investissements du crdI dans la production et l’utilisation de données factuelles montrent que les solutions peuvent rapidement passer de l’idée à la mise en œuvre lorsqu’elles sont conçues pour répondre à des besoins urgents et concrets. les témoignages présentés dans le rapport annuel de cette année retracent ce parcours, depuis la découverte jusqu’à son impact, puis jusqu’à un impact destiné à être déployé à grande échelle. en voici quelques exemples : n les recherches sur les énergies renouvelables et l’irrigation ont
éclairé la politique énergétique nationale du bhoutan, ouvrant la voie à l’adoption à l’échelle nationale de systèmes d’irrigation alimentés par l’énergie solaire. n les investissements à long terme dans l’enregistrement civil et
les statistiques de l’état civil ont emprunté une autre voie pour être déployés à grande échelle : un centre de ressources mondial, désormais hébergé au sein des nations unies, aide les pays à recenser toutes les femmes et les filles afin de pouvoir planifier des services qui leur sont destinés. n au brésil, un guide fondé sur la recherche et publié par la cour
suprême fédérale renforce la manière dont les institutions judiciaires réagissent à la désinformation sexiste. n et en afrique du Sud, des réseaux de surveillance de la qualité
de l’air à faible coût et basés sur l’intelligence artificielle transforment les données en outils qui profitent déjà des millions de personnes. le portefeuille d’investissements du crdI a apporté des avantages concrets au canada au cours de l’année écoulée. notre présence régionale est le fondement de relations de confiance qui relient les données factuelles à l’action et contribuent à orienter l’engagement du canada sur la scène internationale. en collaborant avec les gouvernements, les universités, la société civile,
les communautés et le secteur privé, nous forgeons des partenariats et des alliances qui visent un objectif plus vaste. cela signifie que chaque dollar investi par le canada suscite un soutien supplémentaire de la part de nos alliées et alliés, amplifiant ainsi notre impact commun. l’approche du crdI exerce une influence durable en investissant dans les personnes et les institutions afin que les solutions soient non seulement découvertes, mais aussi adoptées, adaptées et déployées à plus grande échelle et perpétuées dans le temps. À l’horizon, alors que nous atteignons la mi-parcours de la Stratégie 2030, le crdI reste déterminé à produire des recherches et des données probantes de haute qualité qui génèrent des résultats concrets en matière de développement et appuient la politique étrangère du canada. Qu’il s’agisse de renforcer la résilience de l’aquaculture dans la région Indo-pacifique de manière à soutenir notre propre sécurité alimentaire et nos échanges commerciaux, ou de promouvoir une intelligence artificielle éthique et inclusive pour répondre à des besoins concrets qui renforcent le leadership croissant du canada en matière d’intelligence artificielle, le crdI soutient les actrices et acteurs qui comprennent les innovations et les systèmes solides nécessaires pour un impact durable. en associant des données rigoureuses à des cadres d’innovation solides et à des partenariats collaboratifs, nous veillons à ce que nos recherches éclairent non seulement les politiques, mais soient également le moteur de progrès significatifs. dans un monde complexe, la recherche reste l’un des moyens les plus évidents de transformer des défis communs en progrès communs. Je suis profondément reconnaissante envers le personnel du crdI pour son dévouement, son expertise et son esprit d’innovation dans la mise en œuvre de notre mandat. et je me réjouis de continuer à bâtir ensemble l’avenir de l’institution.
Julie Delahanty présidente
M e T T r e À l’ É c h e l l e l’ I M pa c T p o U r U n c h a n g e M e n T D U r a b l e
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Des données à l’impact : comment le crDI favorise-t-il la mise à l’échelle des résultats de la recherche? partout dans le monde, les travaux de recherche soutenus par le crdI génèrent des connaissances qui ont le pouvoir d’améliorer les conditions de vie et de créer les conditions nécessaires à la prospérité des sociétés. partout dans le monde, les travaux de recherche soutenus par le crdI génèrent des connaissances qui ont le pouvoir d’améliorer les conditions de vie et de créer les conditions nécessaires à la prospérité des sociétés. toutefois, pour que la recherche soit efficace, les données doivent circuler — à travers les institutions, les relations et les décisions — afin de façonner les politiques, de renforcer les programmes et de faire évoluer les pratiques au fil du temps. comment les données issues d’une étude se traduisentelles en mesures politiques? comment une découverte se concrétise-t-elle dans les champs des agriculteurs? comment une idée novatrice se traduit-elle en résultats concrets? pour trouver des réponses, le crdI a étudié la manière dont les chercheuses et chercheurs et les innovatrices et innovateurs d’afrique, d’asie, d’amérique latine et du moyen-orient s’efforçaient de traduire les données scientifiques en actions concrètes. cela a donné lieu à l’approche « mise à l’échelle de la science », qui reconnaît les différentes voies, telles que les programmes, les politiques et les produits, par lesquelles la recherche peut contribuer à des résultats positifs. la mise à l’échelle de la science est née de la conviction que nous pouvons être plus systématiques et plus scientifiques dans notre façon de mettre à l’échelle et que, ce faisant, nous augmentons la probabilité que notre recherche apporte des changements significatifs. la mise à l’échelle de la science consiste à optimiser les effets positifs des innovations tout en étudiant attentivement la façon dont elle se déroule. l’application de la mise à l’échelle de la science n’est pas une science exacte. elle offre un cadre permettant de se poser de meilleures questions sur la manière dont le changement s’opère et sur sa pérennité à long terme. le crdI s’appuie sur la mise à l’échelle de la science pour aller au-delà des résultats de la recherche — articles, rapports, présentations lors de conférences — et déterminer dans quelle mesure les connaissances contenues dans ces documents influencent réellement le monde. ces enseignements sont désormais rassemblés dans un corpus de travaux en constante expansion, notamment un cours en ligne gratuit et disponible depuis début 2026, élaboré en collaboration avec le réseau des solutions pour le développement durable des nations unies. ce cours aide les chercheuses et chercheurs, les praticiennes et praticiens et les décideuses et décideurs politiques à acquérir les compétences nécessaires pour naviguer dans la complexité du monde réel, en remettant en question les hypothèses, en examinant le contexte
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rapporT annUel DU crDI 2025-2026
et en faisant des choix délibérés sur la manière dont les innovations peuvent se développer de manière responsable. le rapport annuel de cette année montre à quoi ressemble la mise à l’échelle dans la pratique. au bhoutan, les données sur l’irrigation à l’énergie solaire ont été intégrées à la politique énergétique nationale, avec un budget alloué à des sites pilotes. au Zimbabwe, la recherche sur le travail de soins non rémunéré alimente une motion parlementaire historique. en afrique du Sud, des dispositifs de surveillance de la qualité de l’air à faible coût, mis au point par des chercheuses locales et chercheurs locaux, assurent désormais un service à des millions de personnes. au brésil, la recherche sur la désinformation sexiste influence la manière dont la cour suprême fédérale protège les femmes en ligne. les récits présentés dans ce rapport suivent des chercheuses et chercheurs ainsi que des innovatrices et innovateurs sur différents parcours de mise à l’échelle de la science, illustrant ce qu’il faut pour passer de la découverte à l’impact. ces récits démontrent que la mise à l’échelle n’est pas une phase qui succède à la recherche. Il s’agit plutôt d’une façon de penser qui façonne la recherche dès le départ. cette approche est rendue possible par le mode de fonctionnement du crdI. nous finançons des chercheuses et chercheurs et des institutions implantées dans les pays en quête de changement, et nous faisons confiance à l’expertise locale pour élaborer des solutions adaptées aux réalités locales. le crdI adopte une vision à long terme, reconnaissant que l’influence se déploie sur des années, et non au fil des projets. de plus en plus, nous investissons non seulement dans la production de nouvelles recherches, mais aussi dans la mise en pratique des données existantes, en finançant des courtiers du savoir et en réunissant chercheuses et chercheurs et décideuses et décideurs afin de tisser des liens qui permettent aux résultats de parvenir aux personnes qui peuvent les mettre en pratique. l’approche du crdI apporte une valeur ajoutée au-delà des frontières. en investissant dans les capacités de recherche là où l’innovation se manifeste — dans des régions où les économies sont en croissance et approfondissent l’expertise technique — le canada établit des partenariats qui favorisent des environnements commerciaux durables, combattent l’instabilité et ouvrent la voie à de nouvelles possibilités. lorsque la mise à l’échelle est efficace, elle génère des solutions qui profitent aux communautés des économies émergentes et à faibles ressources, tout en renforçant la position stratégique du canada dans un monde incertain.
IcIMoD
Un projet soutenu par le CRDI au Bhoutan fait progresser l’irrigation alimentée à l’énergie solaire; les données probantes issues de la recherche éclairent les politiques nationales et favorisent l’expansion d’une agriculture plus productive et résiliente face au climat, mieux connectée aux marchés.
Placer les données factuelles au cœur de l’élaboration des politiques
Équiper les exploitations agricoles, autonomiser les femmes au Bhoutan
une étude bien menée peut soit rester dans un tiroir, soit transformer la manière d’agir d’un gouvernement, notamment en influençant les lois, les réglementations et les priorités budgétaires. la différence est souvent une question de relations, de moments opportuns et de confiance. l’impact sur les politiques se produit rarement simplement parce que les données sont « suffisamment bonnes ». Il se produit lorsque les chercheuses et chercheurs comprennent le paysage politique, impliquent les décideuses et décideurs dès le début et présentent leurs conclusions d’une manière qui tient compte des contraintes et des occasions réelles.
au bhoutan, l’agriculture fait vivre 60 % de la population, et plus de la moitié des personnes qui travaillent la terre sont des femmes. cependant, seules 16 % des terres agricoles ont accès à l’irrigation. les systèmes existants sont saisonniers, fonctionnent par gravité et sont de plus en plus vulnérables au changement climatique.
le crdI soutient ce travail non seulement en finançant la recherche, mais aussi en favorisant la transformation des résultats de recherche en données exploitables par les décideurs. pour cela, il faut investir dans des courtiers du savoir capables de faire le lien entre d’une part les chercheuses et chercheurs et, d’autre part, les législatrices et législateurs, de réunir les chercheuses et chercheurs ainsi que les décideuses et décideurs autour d’une même table, et d’adopter une vision à long terme. en effet, les changements politiques s’inscrivent souvent sur plusieurs années, et non sur quelques mois. les récits présentés dans cette section illustrent ce qui se passe lorsque la recherche atteint les bonnes oreilles au bon moment et lorsque les gouvernements prennent des mesures en fonction des données disponibles.
les recherches soutenues par le crdI ont contribué à changer la donne, non seulement pour quelques exploitations agricoles, mais aussi à l’échelle nationale. les données issues de l’initiative Énergies propres au service du développement ont été directement intégrées à la politique énergétique nationale 2025 du bhoutan, jetant ainsi les bases d’un déploiement à grande échelle de l’irrigation solaire dans tout le pays. ces données provenaient du projet Autonomisation des femmes grâce à des systèmes d’irrigation décentralisés par levage alimentés par des énergies renouvelables, dirigé par le centre international de mise en valeur intégrée des montagnes. celui-ci s’était donné pour objectif de répondre à la question suivante : l’énergie solaire pourrait-elle acheminer l’eau vers les exploitations agricoles tout en créant des débouchés pour les femmes des zones rurales? l’équipe de recherche a mis au point des outils d’aide à la décision, mené des études de faisabilité et collaboré étroitement avec les ministères afin de traduire les résultats en mesures concrètes.
M e T T r e À l’ É c h e l l e l’ I M pa c T p o U r U n c h a n g e M e n T D U r a b l e
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une nouvelle disposition dans la politique nationale engage le gouvernement à promouvoir l’utilisation productive des énergies renouvelables. cependant, il ne s’agit pas seulement de produire de l’électricité, mais de la mettre à profit pour le pompage de l’eau, les entreprises communautaires et d’autres applications qui soutiennent les moyens de subsistance.
en produisant des données qui ont influencé les budgets locaux et catalysé la législation nationale, cette recherche montre une voie claire vers la mise à l’échelle : de la recherche à l’action municipale, en passant par le débat parlementaire et une éventuelle réforme politique à l’échelle nationale.
ces recherches ont également donné lieu à des actions concrètes. pour la première fois, le bhoutan a alloué des fonds budgétaires à la mise en place de quatre sites pilotes d’irrigation solaire, qui devraient être opérationnels d’ici mi 2026. le gouvernement étudie actuellement les possibilités de financement en vue d’une expansion à l’échelle nationale.
« Les tâches domestiques et les soins non rémunérés pèsent entièrement sur les épaules des femmes, ce qui entrave leur participation à l’économie et à la vie sociale. En les reconnaissant comme un travail à part entière, ce projet de loi rend hommage à la précieuse contribution des femmes à leur famille et à leur communauté. »
des pratiques agricoles résilientes face au changement climatique comme celles-ci renforcent les systèmes alimentaires mondiaux et les chaînes d’approvisionnement qui relient les agricultrices et agriculteurs des économies émergentes aux marchés du monde entier, notamment le canada.
Pourquoi l’économie des soins mérite-t-elle d’être soutenue par des investissements?
Rendre visible le travail invisible au Zimbabwe
et si les soins étaient considérés non pas comme un fardeau personnel, mais plutôt comme une infrastructure économique?
partout dans le monde, les femmes et les filles assument le fardeau des tâches domestiques non rémunérées : cuisiner, faire le ménage et s’occuper des enfants et des personnes âgées. au Zimbabwe, nombreuses femmes doivent également aller chercher de l’eau pour leur foyer. ce labeur invisible permet aux communautés de subsister. cependant, cela limite les possibilités offertes aux femmes en matière d’éducation, d’emploi et d’accès au pouvoir.
dans le cadre de l’initiative Transformer l’économie des soins grâce à l’investissement, le crdI et ses partenaires fournissent des données concrètes aux investisseuses et investisseurs et aux décideuses et décideurs politiques. cette initiative recense les modèles d’affaires qui fonctionnent, aide les entreprises du secteur des soins à se développer et met les entrepreneures et entrepreneurs en relation avec les sources de financement et le soutien politique dont ils ont besoin.
les travaux de recherche soutenus par le crdI contribuent à remédier à cette situation. le projet d’équité #Wecareforher est dirigé par la Women’s Academy for Leadership and Political Excellence (Walpe) et bénéficie du soutien de l’initiative mettre à l’échelle les innovations en soins en afrique, un partenariat entre le crdI et affaires mondiales canada. le projet visait à rassembler des données sur la manière dont les tâches de soins non rémunérées limitent la participation économique des femmes et à traduire ces données en mesures politiques concrètes.
reconnaître l’importance des soins et y investir ne relève pas uniquement des droits. Il s’agit d’une stratégie économique judicieuse. lorsque les systèmes de soins sont plus solides, les femmes ont davantage de possibilités de participer pleinement à l’économie, ce qui jette les bases d’une croissance plus inclusive.
la recherche a porté ses fruits. en collaboration avec les autorités locales, le projet a contribué à réorienter les budgets municipaux vers des infrastructures d’approvisionnement en eau et des services sociaux qui réduisent le temps que les femmes consacrent aux soins non rémunérés. au niveau national, le projet a soutenu l’élaboration d’une motion parlementaire historique sur les soins non rémunérés, qui doit maintenant faire l’objet d’un débat. Si elle est adoptée, cette motion reconnaîtrait officiellement, pour la première fois dans l’histoire législative du Zimbabwe, les soins non rémunérés comme un travail à part entière. un échange d’expériences avec le Kenya a contribué à susciter un élan. des parlementaires zimbabwéens, dont la présidente du groupe parlementaire des femmes, ont rencontré les architectes de la première politique nationale de soins du Kenya, ce qui constitue un exemple fort de pays s’inspirant mutuellement.
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— sitabile Dewa, directrice exécutive de la Walpe
rapporT annUel DU crDI 2025-2026
Renforcer les systèmes au service des populations certaines innovations ne se concrétisent pas mieux au moyen de mandats politiques, mais plutôt par l’intermédiaire des organisations qui servent directement les communautés : systèmes de santé, organisations communautaires, écoles. la mise à l’échelle par l’intermédiaire de programmes implique de créer quelque chose qui pourra être reproduit, qu’il s’agisse d’une intervention, d’un modèle de formation ou d’un service capable d’étendre sa portée et d’améliorer les résultats tout en conservant ce qui a fait son succès à l’origine. cette voie exige de prêter attention à la durabilité. un programme qui s’effondre lorsque le financement externe prend fin n’a pas véritablement été déployé à grande échelle; il n’a fait que se développer temporairement. le crdI soutient la recherche, qui renforce les capacités institutionnelles, intègre les innovations dans les systèmes existants et génère le type de données probantes qui
crDI / anDreW esIebo
Le Registre des naissances et des décès du Ghana mène une campagne de sensibilisation pour enregistrer les nourrissons. Grâce à son soutien aux systèmes d’état civil dans des dizaines de pays, le CRDI contribue à garantir que les populations puissent accéder à une identité juridique et aux droits et services qu’elle permet.
aide les programmes à attirer un soutien continu. des institutions solides dans les pays partenaires jettent les bases d’une collaboration à long terme, ouvrant la voie à l’expertise, à la technologie et aux partenariats canadiens dans des secteurs allant de l’éducation aux soins de santé. les récits suivants montrent comment les programmes axés sur la recherche passent du stade pilote à celui de la pérennité.
Recenser chaque femme et chaque fille un acte de naissance peut sembler être un simple document, mais il ouvre la voie à toute une série de droit. Sans cet acte, une fille est davantage exposée au risque de mariage précoce, et une femme peut se trouver dans l’impossibilité d’hériter de biens, d’accéder aux soins de santé, d’inscrire ses enfants à l’école ou de voter. partout dans le monde, des dizaines de millions de naissances ne sont pas enregistrées chaque année, et une proportion disproportionnée de ces enregistrements manquants concerne des femmes et des filles. le crdI a contribué à changer cela. non pas au moyen d’un projet isolé, mais en créant une institution mondialement, puis en la mettant à l’échelle. ce qui a commencé comme un centre d’excellence créé par le crdI opère désormais au sein du système des nations unies, avec une portée s’étendant à 130 pays. les systèmes d’enregistrement et de statistiques de l’état civil enregistrent les événements clés de la vie : naissances, mariages, divorces, décès. lorsque ces systèmes fonctionnent, ils fournissent une identité légale et génèrent les données dont les gouvernements ont besoin pour la planification et la prestation de services. lorsqu’ils ne fonctionnent pas, des personnes passent entre les mailles du filet et la société en paie le prix.
le crdI a constaté cette lacune. en 2015, grâce à un financement conjoint d’affaires mondiales canada, le crdI a créé le centre d’excellence sur les systèmes d’enregistrement et de statistiques de l’état civil (eSec), une plateforme mondiale de ressources destinée à aider les pays à renforcer leurs systèmes d’enregistrement, en mettant particulièrement l’accent sur l’égalité des sexes. pendant cinq ans, le crdI a soutenu les efforts nationaux dans 67 pays, en collaborant avec les gouvernements pour renforcer les systèmes électroniques d’enregistrement des naissances, enregistrer les mariages afin de lutter contre le mariage des enfants, tester des solutions numériques innovantes pour les communautés isolées et produire des rapports annuels sur les statistiques de l’état civil qui suivent les données ventilées par sexe. afin de mettre davantage à l’échelle sa portée, le crdI a ensuite transféré le centre vers une nouvelle structure institutionnelle : le Fonds des nations unies pour la population (Fnuap), une organisation qui dispose de l’infrastructure mondiale et de l’autorité nécessaires pour soutenir le renforcement des données et des systèmes eSec dans tout pays sollicitant une aide. « des systèmes eSec performants constituent le fondement même de l’égalité des sexes », a déclaré Julitta onabanjo, directrice de la division technique du Fnuap. « Ils amorcent le processus qui permet aux femmes et aux filles de revendiquer leur autonomie et leurs droits, et de réaliser pleinement leur potentiel. » Investir dans l’égalité des sexes par l’intermédiaire de systèmes tels que les eSec est un moteur important d’une croissance économique fondée sur des données démographiques. cela contribue à renforcer les institutions et les processus démocratiques, à stabiliser les partenariats mondiaux et à instaurer une paix et une sécurité durables.
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Mettre à l’échelle des innovations fondées sur des données probantes pour transformer l’éducation des systèmes éducatifs solides constituent le fondement de tout ce qui suit : des économies saines, des démocraties résilientes et des communautés capables de résoudre les problèmes de demain. cependant, des millions d’enfants à travers le monde sont privés d’une éducation de qualité parce que les écoles manquent de ressources, que les enseignantes et enseignants ne disposent pas de la formation nécessaire ou que les filles se heurtent à des obstacles qui les empêchent tout simplement d’aller à l’école. après sept ans d’activité, le programme partage de connaissances et d’innovations (KIX), une initiative conjointe du crdI et du partenariat mondial pour l’éducation, est devenu un moteur de mise à l’échelle de l’innovation en éducation en aidant les gouvernements à apprendre les uns des autres et à s’appuyer sur des données probantes pour intégrer des approches éprouvées dans leurs systèmes nationaux. géré par le crdI, le KIX finance la recherche, teste de nouvelles approches et aide les gouvernements à mettre en œuvre des solutions éprouvées dans plus de 70 pays. les retombées vont bien au-delà des salles de classe. les populations éduquées sont le moteur de la croissance économique, créant les conditions propices à des partenariats stables et à une prospérité commune, notamment avec le canada. les projets financés par le KIX sont à l’origine de changements significatifs dans des domaines importants : n Éducation de la petite enfance — au ghana, au Kenya et
en gambie, les écoles ont recours à l’apprentissage par le jeu pour aider les jeunes enfants à acquérir des compétences clés avant leur entrée à l’école primaire. en ouganda et en Zambie, de nouveaux programmes de formation des enseignantes et enseignants ont donné aux éducatrices et éducateurs les outils nécessaires pour rendre l’apprentissage plus attrayant et interactif, aidant ainsi les enfants à acquérir des bases solides en lecture, en écriture, en calcul et en compétences sociales. n enfants non scolarisés — en Éthiopie, au Kenya et en
tanzanie, des programmes d’éducation accélérée aident des milliers d’enfants, en particulier des filles, à réintégrer l’école et à rattraper leur retard scolaire. ces programmes ont également contribué à façonner les stratégies gouvernementales visant à élargir l’offre d’options éducatives flexibles — notamment des programmes accélérés qui adaptent les horaires scolaires à la réalité quotidienne des enfants — afin de garantir que davantage d’enfants puissent poursuivre leur scolarité. n Développement professionnel des enseignantes et
enseignants — dans 41 pays, les enseignantes et enseignants ont amélioré leurs compétences grâce au
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mentorat par les pairs, à l’apprentissage numérique et à l’accompagnement. ces approches rendent les cours plus attrayants et mieux adaptés aux besoins des élèves. dans de nombreux pays, notamment en Zambie, en côte d’Ivoire et au nigeria, les gouvernements ont intégré ces méthodes dans les programmes nationaux de formation des enseignantes et enseignants, garantissant ainsi qu’un plus grand nombre d’éducatrices et éducateurs bénéficient d’un développement professionnel efficace et pratique.
« Lorsque nous permettons aux enfants d’explorer leurs passions et leurs centres d’intérêt, nous sommes mieux à même de découvrir leurs talents et de les guider de manière constructive… L’initiative KIX GPE a marqué un tournant pour moi. Le fait d’avoir été reconnue pour mon travail dans le domaine de l’apprentissage par le jeu et d’avoir obtenu une bourse pour financer ma maîtrise a renforcé ma confiance dans les approches centrées sur l’enfant. » — natasha nyangwete, éducatrice de la petite enfance en Zambie. en produisant des données issues du terrain et en les diffusant, le KIX contribue à mettre à l’échelle les solutions éducatives afin d’atteindre les personnes qui en ont le plus besoin, transformant ainsi les politiques et les pratiques sur le long terme. Soutenir l’éducation permet de réduire la pauvreté et les inégalités, tout en formant une main-d’œuvre qualifiée et en renforçant les économies, ce qui contribue à faire de ces pays des partenaires commerciaux plus stables et plus prospères pour le canada.
Éclairer les perspectives le changement ne passe pas toujours par les institutions. parfois, les impacts les plus significatifs surviennent lorsque des individus adoptent de nouvelles pratiques : une agricultrice qui essaie une technique différente, une travailleuse de la santé qui met en application de nouvelles connaissances, une communauté qui modifie sa façon de gérer une ressource commune. ce parcours porte sur les personnes et sur la manière dont la recherche transforme leurs connaissances, leurs convictions et leurs actions. le changement de comportement est souvent plus difficile à mesurer qu’une nouvelle loi ou un programme à grande échelle. Il peut toutefois entraîner des conséquences tout aussi importantes. le crdI investit dans la recherche qui touche les praticiennes et praticiens, forme les professionnelles et professionnels et dote les communautés de compétences durables. À mesure que cette expertise se développe, de nouvelles relations se nouent, ouvrant la voie à un apprentissage commun et à une collaboration à long terme, notamment avec des partenaires du canada. les récits présentés dans cette section illustrent la façon dont les données probantes se traduisent en pratique, et ce, une personne et une communauté à la fois.
panos/sean sUTTon
Des familles déplacées dans l’État kayah (Karenni), au Myanmar, reconstruisent des abris de fortune après que la reprise des combats les a contraintes à fuir sous les tirs. Leur vécu témoigne de l’impact humain de la crise, que la recherche et les activités de mobilisation soutenues par le CRDI contribuent à porter à l’attention des décideuses et décideurs canadiens.
en 2024, m. thein a témoigné devant le Sous-comité des droits internationaux de la personne de la chambre des communes du canada, informant les députés sur les déplacements forcés, la crise des réfugiés rohingyas et la situation à laquelle sont confrontés des millions de personnes déplacées à l’intérieur du pays. Il a formulé des recommandations concrètes : étendre l’aide humanitaire transfrontalière, collaborer avec les pays voisins pour protéger les personnes réfugiées et soutenir les acteurs favorables à la démocratie qui gouvernent désormais de vastes régions du pays.
Une nouvelle voix pour le Myanmar dans les milieux politiques canadiens lorsque l’armée du myanmar a pris le pouvoir en février 2021, il en a résulté une crise humanitaire qui a depuis entraîné le déplacement de plus de trois millions de personnes. pourtant, pendant des années, les questions relatives au myanmar ont été largement absentes des débats sur la politique étrangère canadienne. napas thein contribue à changer cela. chercheur canado-birman, m. thein a bénéficié du soutien de l’initiative du savoir au service de la démocratie au myanmar du crdI, un partenariat avec affaires mondiales canada et l’université de la colombie-britannique, qui soutient les jeunes chercheuses et chercheurs et les défenseures et défenseurs œuvrant pour un avenir démocratique au myanmar. cette bourse a offert à m. thein bien plus que des compétences en recherche. elle lui a permis d’entrer en contact avec un réseau de décideuses et décideurs politiques, de parlementaires et de fonctionnaires du canada qui n’avaient auparavant que peu de connaissances des défis politiques et humanitaires du myanmar. ce qui avait d’abord pris la forme d’un renforcement des capacités individuelles commençait à se transformer en influence. pour la première fois depuis des années, les enjeux birmans étaient présentés directement aux responsables politiques.
m. thein a expliqué au comité que les jeunes devaient choisir entre la conscription, rejoindre les forces de résistance ou fuir. « J’ai des proches qui ont été contraints de prendre cette décision », a-t-il déclaré. c’est ainsi que les compétences se transforment en influence. une seule bourse a permis de renforcer les capacités de recherche, de créer des réseaux et de témoigner devant le parlement, démontrant ainsi comment investir dans les jeunes leaders peut redéfinir les débats politiques. outre m. thein, l’initiative du savoir au service de la démocratie au myanmar a octroyé des bourses à plus de 325 boursières et boursiers depuis 2022, en collaboration avec des universités et des instituts de recherche de huit pays d’asie et d’amérique du nord. ces chercheuses et chercheurs en herbe ont mené des recherches sur la démocratie, la consolidation de la paix, la sécurité numérique, les migrations, l’égalité des sexes, la crise climatique et d’autres domaines.
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Quand la désinformation devient une forme de violence basée sur le genre pour les femmes qui s’expriment publiquement — journalistes, femmes politiques, militantes — les réseaux sociaux peuvent être un véritable casse-tête. dans le cadre d’un phénomène mondial croissant auquel le canada n’échappe pas, des attaques coordonnées diffusent de fausses informations afin de discréditer leur travail, de remettre en cause leurs compétences et de les écarter de la vie publique. cela ne relève pas simplement du harcèlement. Il s’agit d’une forme de violence basée sur le genre. des recherches soutenues par le crdI ont permis de rassembler des preuves à l’appui, et ces preuves sont désormais mises en pratique au plus haut niveau du système judiciaire brésilien. dans le cadre du projet intitulé « démêler le genre dans le code et le droit », des chercheuses et chercheurs d’amérique latine ont étudié comment la désinformation fonctionne comme un outil de violence liée au genre en ligne. ces travaux ont examiné le paysage juridique et politique de la région et élaboré des cadres pour aider les gouvernements, les plateformes et la société civile à réagir plus efficacement. en avril 2025, la cour suprême fédérale du brésil a publié une brochure sur la désinformation comme l’une des dimensions de la violence basée sur le genre, un guide s’appuyant sur les connaissances issues des recherches soutenues par le crdI. Élaborée en partenariat avec Internetlab, cette ressource aide les juges, les responsables et le public à comprendre les raisons pour lesquelles les fausses informations nuisent aux femmes, et offre des conseils pratiques en matière de prévention et de signalement.
« la diffusion de fausses informations et de discours violents peut constituer une menace encore plus grave pour les femmes, en ayant des répercussions sur leur santé, leur sécurité, leur participation politique et leur vie professionnelle », a déclaré le ministre luís roberto barroso, président de la cour, lors du lancement. cette initiative, qui a débuté par des travaux de recherche, façonne désormais la manière dont la plus haute administration du brésil appréhende et traite la désinformation sexiste, tout en renforçant la protection des femmes à travers le pays.
Des solutions à portée de main certaines solutions prennent une forme concrète : une variété de semences résistantes à la sécheresse, un dispositif de diagnostic peu coûteux, un logiciel permettant de suivre les éclosions de maladie. lorsque la recherche aboutit à un outil utilisable par la population, la mise à l’échelle consiste à le mettre à leur disposition, que ce soit par l’intermédiaire des marchés, de la distribution publique ou d’une combinaison des deux. ce parcours implique souvent de gérer la tension entre l’intérêt public et la viabilité commerciale. le crdI soutient la recherche qui privilégie l’équité, en veillant à ce que les produits conçus pour le développement parviennent aux communautés qui en ont besoin, et non seulement à celles qui ont les moyens de se les procurer. les récits présentés ici retracent le parcours des innovations, du laboratoire au terrain, et parfois au-delà des frontières, lorsque des solutions mises au point dans une région font leurs preuves dans d’autres.
Mettre à l’échelle les informations sur la qualité de l’air dans toute l’Afrique du Sud
crDI/panos JaMes oaTWaY
les habitantes et habitants du centre industriel de l’afrique du Sud pouvaient pratiquement sentir l’air toxique. toutefois, jusqu’à récemment, ces personnes ne savaient pas ce qu’elles respiraient exactement.
Vue aérienne de l’école secondaire Raymond Mhlaba, située à Tshepisong, à l’ouest de Johannesburg, où des dispositifs de surveillance de la qualité de l’air alimentés par l’IA sont déployés dans le cadre du projet AI_r appuyé par le CRDI. Conçus pour être abordables, ces dispositifs visent à permettre une adoption à grande échelle dans les collectivités.
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aujourd’hui, des millions de personnes le savent, grâce à un système de surveillance de la qualité de l’air peu coûteux et basé sur l’intelligence artificielle, qui, après avoir commencé comme projet pilote, est en train de devenir le réseau de surveillance de la qualité de l’air le plus vaste et le plus rentable d’afrique. cette technologie, appelée aI_r, a été mise au point par des chercheuses et chercheurs de l’université Wits de Johannesburg avec le soutien du crdI. la véritable avancée a été de la rendre abordable : les appareils de surveillance fabriqués localement coûtent environ 100 dollars américains (137 dollars canadiens) chacun, soit une fraction du coût des systèmes conventionnels. cela a permis de déployer des capteurs de manière dense dans les communautés plutôt que de s’appuyer sur quelques stations gouvernementales coûteuses.
aI4pep ghana, KnUsT
Déploiement sur le terrain d’un dispositif de suivi des moustiques alimenté par l’IA et intégré à un piège lors d’activités de collecte de données en extérieur au Ghana. Mis au point par une équipe appuyée par le CRDI, cet appareil de bioacoustique capte les sons produits par le battement des ailes des moustiques afin de faciliter la détection et la surveillance des vecteurs du paludisme dans des conditions réelles.
cinq cents moniteurs sont en cours de déploiement dans la province du gauteng, et un partenariat avec l’opérateur national de fibre optique evotel permet une expansion rapide. ce système basé sur l’intelligence artificielle ne se contente pas de mesurer la pollution. Il utilise l’apprentissage automatique pour prévoir quand et où des concentrations toxiques vont se présenter, ce qui laisse aux familles, aux écoles et aux responsables de la santé le temps de réagir. « en somme, nous mettons en œuvre la justice environnementale », a déclaré lotta mayonga, responsable des questions d’intelligence artificielle et d’études environnementales pour le projet. « nous pouvons donner aux personnes les plus vulnérables les informations nécessaires pour qu’elles puissent comprendre ce qu’elles respirent et ce qui les rend malades. » cette innovation a été saluée à l’échelle internationale en 2025, remportant le prestigieux prix odeSS décerné par la Fondation pierre Fabre en France. Il faudra des années pour obtenir une réelle amélioration de la qualité de l’air. toutefois, en mettant à l’échelle une technologie peu coûteuse, ces travaux de recherche offrent d’ores et déjà à la population d’afrique du Sud un atout majeur : les preuves dont le pays a besoin pour protéger la santé de ses habitantes et habitants et militer en faveur d’un air plus pur. dans le cadre d’un partenariat entre l’université de Wits et l’université de leeds au royaume-uni, les appareils de surveillance aI_r sont également installés dans des zones mal desservies de leeds, démontrant ainsi comment les connaissances et l’innovation issues des pays du Sud peuvent
également profiter aux communautés des pays développés. de tels partenariats ouvrent de nouvelles voies de collaboration et d’apprentissage commun, notamment avec des chercheuses et chercheurs du canada et des institutions gouvernementales travaillant sur la santé urbaine, le climat et la surveillance environnementale.
Quand les moustiques volent, l’intelligence artificielle les écoute le bourdonnement des ailes d’un moustique est peut-être le son le plus dangereux de la planète. les moustiques tuent plus de 700 000 personnes chaque année, en transmettant le paludisme, la dengue, la fièvre jaune et d’autres maladies. au ghana, des chercheuses et chercheurs soutenus par le crdI ont transformé ce son en un outil de prévention, soit un outil qui est désormais mis à l’échelle pour protéger des communautés sur trois continents. À l’université Kwame nkrumah des sciences et technologies du ghana, une équipe a mis au point un système de surveillance basé sur l’intelligence artificielle qui écoute le battement des ailes des moustiques afin de déterminer leur espèce, leur sexe et leur âge. cela est important, car différents moustiques sont vecteurs de différentes maladies, et seules les femelles plus âgées piquent et transmettent des agents pathogènes. les méthodes de surveillance traditionnelles nécessitent un dénombrement manuel et peuvent passer à côté d’infections émergentes qui sont alors trop tardives à détecter.
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ce projet s’inscrit dans le cadre de l’initiative « AI for Pandemic and Epidemic Preparedness », un programme quinquennal financé par le crdI et le Foreign, commonwealth and development office du royaume-uni. cet appareil, entièrement fabriqué au ghana grâce à l’expertise locale, combine des capteurs bioacoustiques et des données climatiques pour prédire les zones susceptibles d’être touchées par des éclosions de maladie. le modèle basé sur l’intelligence artificielle atteint une précision de près de 97 % dans la classification des moustiques, offrant ainsi aux responsables de la santé publique l’alerte précoce dont ils ont besoin pour agir avant qu’une épidémie locale ne se transforme en crise. « Si l’on se fie uniquement à une surveillance basée sur les événements, la réponse sera tardive », a déclaré Kingsley badu, chercheur principal du projet. « les systèmes de détection précoce assistés par l’intelligence artificielle seront la meilleure solution pour le pays. »
IDrc/panos: eDUarDo JalIl
cela s’avère exact au-delà du ghana. des chercheuses et chercheurs aux philippines adaptent actuellement le système pour suivre la dengue, tandis que les autorités sanitaires canadiennes explorent son potentiel pour une utilisation nationale. une solution qui a vu le jour pour répondre à un problème local est en train de devenir un outil mondial, preuve que l’innovation issue des pays du Sud peut protéger les communautés partout dans le monde. Promouvoir l’utilisation de la technologie des nanobulles en aquaculture le crdI est à l’avant-garde du soutien à la recherche sur l’utilisation des nanobulles – de minuscules bulles remplies de gaz qui présentent plusieurs propriétés uniques dans l’eau – en tant que technologie de désinfection innovante et non chimique, notamment en aquaculture. la technologie des nanobulles a déjà transformé les secteurs du traitement des eaux usées à travers le monde et son application à la purification de l’eau a été couronnée de succès dans de nombreux pays. au canada, la technologie des nanobulles améliore la qualité de l’eau et la santé des poissons, en particulier dans l’élevage du saumon. des recherches soutenues par le crdI en thaïlande évaluent actuellement de nouvelles applications des nanobulles d’ozone dans les environnements d’aquaculture commerciale. le projet a démontré que le traitement par nanobulles d’ozone en eau douce est sans danger pour l’élevage de poissons et de crevettes, ce qui rend son utilisation envisageable dans n’importe quel pays. le projet sur les nanobulles s’inscrit dans le cadre du programme Solutions vétérinaires innovatrices pour la résistance aux antimicrobiens, qui vise à réduire le risque que la résistance aux antimicrobiens chez les animaux fait peser sur la santé mondiale et la sécurité alimentaire, notamment au canada.
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Nouvelles façons d’apprendre parfois, l’héritage le plus précieux de la recherche n’est pas une politique, un programme ou un produit. Il s’agit d’une nouvelle façon de penser : une méthode participative qui transforme la manière dont les communautés s’engagent dans la gouvernance; un cadre d’évaluation qui redéfinit la façon dont le monde appréhende le progrès; une approche de recherche qui devient la norme dans un domaine. les méthodologies sont mises à l’échelle lorsque d’autres chercheuses et chercheurs, organisations et gouvernements les adoptent, parfois sans même savoir d’où elles proviennent. le crdI a contribué à des approches influentes qui façonnent aujourd’hui les pratiques bien au-delà des projets qui les ont initialement testées. les récits présentés dans cette section illustrent la diffusion des idées.
Au-delà du PIB : évaluer ce qui compte vraiment comment un pays devrait-il mesurer le succès? depuis des décennies, la réponse est le produit intérieur brut (pIb) : un simple chiffre qui rend compte de la production économique, mais qui ne dit pas grand-chose sur l’épuisement des ressources naturelles, le bien-être de la population ou le caractère inclusif de la croissance. les recherches soutenues par le crdI contribuent à donner une nouvelle orientation à cette réflexion. au départ, il s’agissait d’un effort méthodologique ciblé mené en Éthiopie, en Indonésie et à trinité-et-tobago, mais ce travail a fini par façonner la réflexion mondiale sur la manière d’évaluer le progrès. les chercheuses et chercheurs se sont associés aux systèmes statistiques nationaux pour vérifier si les pays pouvaient générer les données nécessaires à l’évaluation de la richesse globale, soit une mesure plus large qui rend compte de l’ensemble des éléments qui sous-tendent le bien-être à long terme. leur réponse a été affirmative. les résultats révèlent une réalité très différente de celle que reflète le pIb seul. les tendances globales en matière de richesse divergent souvent de la croissance économique, révélant si les gains reposent sur des éléments durables ou sur l’épuisement du capital naturel, humain et social. chaque pays est confronté à des risques à long terme spécifiques, allant de la dégradation des écosystèmes à l’utilisation inefficace des ressources, que les indicateurs traditionnels ne prennent tout simplement pas en compte. ces travaux montrent que la richesse globale offre une image bien plus précise de la viabilité du développement. une innovation majeure a consisté à mettre en lumière ce que les économies ont longtemps négligé : les soins non rémunérés et les tâches domestiques. À l’aide d’enquêtes sur l’emploi du temps et de méthodes d’évaluation établies, les chercheuses et chercheurs ont démontré que des activités, telles que la garde d’enfants, les soins aux personnes âgées, la cuisine et le ménage — le plus souvent effectuées par des femmes — peuvent être
panos/MIKKel osTergaarD
Les projets soutenus par le CRDI partout dans le Sud global mettent en relation des chercheuses et chercheurs, des communautés et des décideuses et décideurs afin de renforcer l’autonomisation juridique, de faire progresser l’égalité des genres et d’élargir les possibilités offertes aux populations. Les résultats de leurs recherches contribuent à faire reconnaître la contribution économique du travail domestique et des soins non rémunérés assurés par les femmes, tout en éclairant l’élaboration de politiques plus inclusives et favorisant une croissance économique plus équitable.
systématiquement mesurées et intégrées dans les comptes nationaux. dans certains cas, la valeur de ce travail rivalise avec celle des principaux secteurs formels, voire la dépasse. l’exclure fausse l’analyse économique et masque les contributions essentielles qui soutiennent les familles, les communautés et les économies. en intégrant les soins non rémunérés dans des mesures globales de la richesse, les pays acquièrent une compréhension plus précise du bien-être, de la productivité et de l’égalité des sexes, ainsi qu’une base plus solide pour leurs décisions politiques. l’investissement précoce du crdI dans ces travaux l’a placé à l’avant-garde d’un mouvement mondial en pleine expansion. l’accent mis sur les outils pratiques, les capacités des pays et la disponibilité des données a contribué à éclairer les efforts internationaux, notamment ceux du groupe d’experts de haut niveau des nations unies — au-delà du pIb. l’élan prend désormais de l’ampleur. le pacte des nations unies pour l’avenir de 2024 a fait passer le concept « au-delà du pIb » du débat technique au rang de priorité mondiale, et la quatrième conférence internationale sur le financement du développement de 2025 a réaffirmé la nécessité de disposer d’indicateurs de progrès plus pertinents. les travaux de recherche du crdI contribuent à concrétiser cette ambition en fournissant aux pays les outils nécessaires pour comprendre les véritables moteurs de la prospérité et pour bâtir des économies à la fois dynamiques et durables.
Des stratégies juridiques qui se propagent dans les quartiers informels du monde entier, appelés localement bidonvilles ou favélas, les habitantes et habitants sont confrontés à une dure réalité : expulsions forcées, arrestations arbitraires, manque d’eau potable et systèmes qui traitent la pauvreté comme un crime. pourtant, les communautés n’attendent pas que le changement vienne d’en haut. elles s’organisent, se mobilisent et utilisent le droit comme un outil au service de la dignité. comment ces stratégies issues de la base se propagent-elles? un nouvel ouvrage soutenu par le crdI contribue à mettre à l’échelle les initiatives efficaces. l’ouvrage, intitulé Legal Empowerment in Informal Settlements: Grassroots Experiences from the Global South et publié en septembre 2025, rassemble des études de cas provenant de pays d’afrique, d’asie et d’amérique latine. rédigé par des avocates et avocats, des militantes et militants, des chercheuses et chercheurs et des membres des communautés qui soutiennent ces populations, parfois depuis des décennies, cet ouvrage présente les stratégies qui transforment la manière dont les habitantes et habitants des quartiers informels font valoir leurs droits. Il met en lumière le travail des assistantes et assistants juridiques communautaires qui aident les familles à lutter contre les expulsions, les projets de cartographie participative visant à garantir la sécurité foncière, ainsi que les mouvements de défense des droits qui militent pour un changement des politiques.
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cinq des études de cas s’appuient directement sur des recherches soutenues par le crdI à rio de Janeiro (brésil), nairobi (Kenya), accra (ghana), buenos aires (argentine) et Karachi (pakistan). l’impact se fait déjà sentir. au Kenya, les chercheuses et chercheurs se sont appuyés sur leurs conclusions pour mettre en évidence la « pénalité de la pauvreté », c’est-à-dire le fait que les habitantes et habitants des quartiers informels paient beaucoup plus cher pour les services de base que ceux des zones officielles. les autorités municipales ont réagi en déclarant le quartier « zone d’aménagement spécial », une première étape vers des investissements plus équitables dans les infrastructures.
l’État de droit est le fondement de sociétés stables où les personnes peuvent construire leur vie et subvenir à leurs besoins. lorsque l’autonomisation juridique se renforce au sein des communautés à travers le monde, elle consolide l’ordre international dont dépendent le canada et toutes les nations. en rassemblant des stratégies éprouvées dans un ouvrage que tout le monde peut télécharger gratuitement, cette initiative offre aux décideuses et décideurs politiques, aux professionnelles et professionnels et aux universitaires une feuille de route adaptée à leur propre contexte. c’est ainsi que la justice participative prend de l’ampleur, de communauté en communauté et de pays en pays.
Investir dans des solutions au service du monde et du Canada À une époque où les défis mondiaux ne cessent de s’amplifier, l’investissement du canada dans le crdI témoigne d’un engagement stratégique visant à renforcer les capacités de recherche et la solidité institutionnelle dont les communautés ont besoin pour résoudre leurs propres problèmes, tout en veillant à ce que ces solutions puissent se développer et se répandre. lorsque les chercheuses locales et chercheurs locaux produisent des données qui orientent les politiques, lorsque les innovations mises au point dans les pays du Sud se diffusent d’une région à l’autre et lorsque les institutions des pays à faible ou à moyen revenu se renforcent, les retombées dépassent largement les frontières. nous traversons une période de transformation. les liens économiques évoluent, les technologies progressent à un rythme effréné et l’ordre mondial est bouleversé par l’incertitude. dans ce contexte, le canada est confronté à un choix : soit s’engager dès maintenant auprès des innovatrices et innovateurs qui résolvent des problèmes concrets dans les économies émergentes, soit s’adapter plus tard à des normes et systèmes façonnés par des valeurs différentes. le crdI positionne stratégiquement le canada dans des régions où la population croît, où les talents scientifiques se développent et où les marchés s’étendent, soit là où les solutions de demain se conçoivent aujourd’hui. les bénéfices sont concrets. À mesure que les systèmes de connaissances se renforcent en afrique, en asie, en amérique latine et au moyen-orient, ils créent les conditions propices à des échanges commerciaux mutuellement avantageux, ouvrent la voie à l’expertise et à la technologie canadiennes et établissent des liens internationaux solides qui renforcent notre capacité collective à faire face aux crises mondiales. grâce au financement direct d’expertes locales et d’experts
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locaux, le crdI favorise les écosystèmes de leadership et d’innovation qui permettent aux idées de prendre racine, de s’adapter et de se développer, amplifiant ainsi l’impact de manière à la fois ancrée localement et pertinente à l’échelle mondiale. les récits présentés dans ce rapport illustrent concrètement ce qu’implique cette mise à l’échelle : une recherche qui ne s’arrête pas à la théorie, mais qui se traduit en politiques, en programmes et en produits, contribuant ainsi à bâtir des systèmes au service des communautés et à renforcer les liens du canada avec un monde en constante évolution. telle est l’approche distinctive du crdI : adopter une vision à long terme de l’influence et construire les réseaux qui relient les données probantes à l’action, positionnant ainsi le canada comme un partenaire de confiance en matière de développement durable. tout ce qui se construit aujourd’hui dans les universités, les gouvernements et les organisations de la société civile renforce la résilience mondiale d’une manière qui profite à tout le monde, notamment à la population canadienne. alors que nous poursuivons la mise en œuvre de la Stratégie 2030, notre plan d’action décennal visant à créer un monde plus durable et plus inclusif, le crdI continue de veiller à ce que la recherche ne se limite pas à générer des connaissances, mais qu’elle produise des résultats significatifs et durables. les défis qui se profilent sur la scène mondiale sont de taille. cependant, en investissant dans l’expertise, les institutions et les partenariats qui permettent aux communautés d’apporter des solutions fondées sur des données probantes, le canada contribue à bâtir un monde plus stable, plus prospère et plus équitable.
analyse de la direction 18
activités de base
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gouvernance organisationnelle
Une organisation durable et inclusive
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gestion des risques
ressources financières
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résultats et aperçu
ToMMY TrencharD, panos
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activités de base en tant que société d’État contribuant aux initiatives internationales du canada en matière d’affaires mondiales et de développement, le crdI investit dans le savoir, l’innovation et les solutions afin d’améliorer les conditions de vie et les moyens de subsistance dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire (pFr-prI). en tirant parti de la puissance de la science et de l’innovation dirigées localement, le centre travaille en partenariat avec des chercheuses et chercheurs, des décisionnaires et des communautés dans les pays en développement pour bâtir un monde plus inclusif, durable et prospère. les travaux du crdI sont régis par la Loi sur le Centre de recherches pour le développement international (1970), qui énonce que le centre de recherches pour le développement international a pour mission « de lancer, d’encourager, d’appuyer et de mener des recherches sur les problèmes des régions du monde en voie de développement et sur la mise en œuvre des connaissances scientifiques, techniques et autres en vue du progrès économique et social de ces régions ». motivé par l’engagement de trouver des solutions pratiques capables d’apporter un changement durable, le centre : • fournit un soutien financier aux chercheuses et chercheurs des pays du Sud pour relever les défis du développement national et contribuer à des solutions mondiales plus vastes qui profitent non seulement aux pays à faible revenu et à revenu intermédiaire, mais aussi au canada, à la population canadienne et au monde entier; • facilite l’utilisation et l’adoption de la recherche et encourage le dialogue et l’apprentissage entre les chercheuses et chercheurs, les décisionnaires et les parties prenantes du secteur privé afin d’améliorer le développement économique, de faire progresser les systèmes de santé, d’éducation et d’alimentation, de protéger les droits de la personne et de stimuler l’innovation au service d’une industrie et d’un commerce dynamiques; • synthétise et mutualise les résultats de ses investissements en recherche afin d’éclairer les programmes locaux, régionaux et mondiaux, en veillant à ce que les résultats de la recherche mènent à des mesures concrètes dans les politiques, les programmes et les communautés; • mobilise et convoque des organismes de recherche et des partenaires financiers tout au long du processus d’innovation et collabore avec eux, en établissant des alliances mondiales porteuses d’impact et en élargissant la portée et l’influence des investissements du canada. le crdI reçoit des fonds du gouvernement du canada au moyen d’un crédit parlementaire afin de remplir son mandat. ces fonds servent de levier pour encourager des contributions supplémentaires de la part de bailleurs de fonds externes, lesquelles, combinées au financement gouvernemental de base, permettent au centre de mener à bien sa mission et d’atteindre ses objectifs. les activités du crdI sont guidées par la Stratégie 2030 – un programme audacieux et ambitieux qui affirme l’engagement du centre à soutenir des sociétés davantage durables et inclusives dans les pays en développement.
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rapporT annUel DU crDI 2025-2026
les révisions triennales de la Stratégie 2030, dont la seconde aura lieu en 2026-2027, sont l’occasion de réfléchir à l’évolution de l’environnement extérieur, aux progrès et aux défis, ainsi qu’aux adaptations nécessaires dans le but d’améliorer la mise en œuvre. en 2026, le bureau du vérificateur général du canada a terminé l’examen spécial du crdI. l’examen spécial, un type d’audit effectué pour les sociétés d’État fédérales au moins une fois tous les dix ans, a déterminé que le crdI disposait de bonnes pratiques de gestion organisationnelle et opérationnelle, incluant une planification stratégique solide, l’identification et l’évaluation des risques, le partage des connaissances et la collaboration avec les bailleurs de fonds. Il a mis en évidence des points à améliorer concernant la gouvernance, les processus de gestion des programmes, l’atténuation des risques et l’élaboration de rapports, auxquels le centre s’emploie à remédier. les résultats de l’examen reflètent la solide position du crdI comme partenaire fiable et bailleur de fonds pour la recherche pour le développement.
Partenariats en tant que société d’État canadienne, le crdI apporte une expertise complémentaire et un réseau unique de partenaires pour soutenir les principales initiatives du gouvernement canadien et contribuer à atteindre des objectifs communs relatifs aux priorités du canada en matière d’affaires étrangères, de commerce et de développement. le centre travaille en étroite collaboration avec affaires mondiales canada (amc) et collabore périodiquement avec d’autres ministères et organisations du gouvernement du canada, comme les conseils subventionnaires de la recherche du canada, afin d’harmoniser et de renforcer l’impact commun. au cœur de l’approche du crdI se trouvent des partenariats et des alliances qui augmentent notre capacité à stimuler l’innovation et à développer des connaissances dans les pays du Sud, notamment en maximisant les investissements du crdI dans la recherche pour le développement. les partenariats du crdI s’articulent autour d’une collaboration stratégique avec une grande variété d’organisations, notamment des organismes gouvernementaux, des conseils subventionnaires, le secteur privé et des fondations philanthropiques, et ce, à la fois au canada et dans le reste du monde. en mobilisant des alliances, le centre tire parti des ressources financières disponibles et les multiplie pour bâtir un avenir où les communautés des pays à faible revenu et à revenu intermédiaire sont autosuffisantes, saines et prospères. ce faisant, nous favorisons la stabilité internationale et établissons la confiance et la bonne volonté entre le canada et le reste du monde.
au 31 mars 2026, le crDI avait 35 accords de contribution avec 15 bailleurs de fonds actifs différents. la valeur des contributions des bailleurs de fonds s’élève à 666,4 millions de dollars.
Programmation le crdI sélectionne ses bénéficiaires au moyen d’un processus rigoureux. les propositions sont évaluées par des personnes expertes en fonction de leurs mérites scientifiques, de leur influence sur le développement, et des facteurs de risque. les projets complexes mettent souvent à contribution plusieurs bénéficiaires de subventions, et chacun d’entre eux doit signer un accord de subvention qui contient les modalités de l’entente de financement. tous les établissements bénéficiaires sont soumis à un processus d’évaluation des risques qui examine notamment leur capacité administrative et financière. le déblocage des fonds aux bénéficiaires est fondé sur l’avancement des activités de recherche et validé par des rapports techniques et financiers satisfaisants. la mutualisation des résultats de nos investissements en recherche éclaire les programmes locaux, régionaux et mondiaux et appuie l’application des résultats de la recherche. elle renforce également les capacités de recherche des bénéficiaires de subventions. cette composante du travail du crdI fait partie de sa valeur pour les bénéficiaires et le distingue ainsi des autres bailleurs de fonds où le financement direct peut ne pas être soutenu par un modèle global de renforcement des capacités.
externes tels que l’adaptation et la résilience au climat, le partage de connaissances et d’innovations, ainsi que la croissance de l’économie et les débouchés économiques des femmes. en plus des évaluations spécifiques des programmes, le crdI a également entrepris plusieurs initiatives pour renforcer notre programme d’apprentissage. Il a lancé un cours en ligne ouvert à tous sur la mise à l’échelle de l’impact, a entamé la refonte de la plateforme de suivi et de rapport des résultats du crdI et a présenté au conseil des gouverneurs du crdI un rapport d’avancement de la stratégie amélioré.
Apprentissage : • pour l’amélioration des programmes • pour encadrer les décisions • pour générer de nouvelles connaissances
atteindre, évaluer et illustrer des RÉSULTATS
Reddition de comptes : • transparence • Facilite l’expression des opinions et la participation
gouvernance organisationnelle Le Conseil des gouverneurs
pour les subventions actives aux bénéficiaires, au 31 mars 2026, le montant moyen des subventions est de 792 039 $ pour une durée moyenne de 37 mois. Fournir un soutien local pour améliorer les capacités en recherche constitue un élément essentiel pour renforcer les relations avec les partenaires et assurer des résultats efficaces. À ce titre, les membres du personnel des cinq bureaux régionaux du crdI jouent un rôle essentiel en collaborant directement avec les établissements de recherche des pays à faible revenu et à revenu intermédiaire pour faire avancer les initiatives, ce qui permet d’établir des liens étroits avec les enjeux et les parties prenantes à l’échelle locale, nationale et régionale.
Suivi et évaluation le crdI a recours au suivi, à l’évaluation et à l’apprentissage afin d’évaluer et de démontrer les résultats, de savoir comment la recherche contribue au développement, de guider ses décisions et de satisfaire aux exigences en matière de reddition de comptes. en tant que gestionnaire de la recherche et de l’innovation, le crdI estime que la manière dont la recherche est évaluée est importante afin de garantir qu’elle constitue une force positive de changement dans le monde. le centre a lancé des évaluations externes des programmes en 2025-2026 axées sur la pertinence et la cohérence de la mise en œuvre des programmes, la qualité de la recherche soutenue par le crdI et la contribution des programmes aux résultats voulus et imprévus. les évaluations des programmes culmineront avec l’élaboration des réponses de gestion et des plans d’action en septembre 2026 et constitueront un élément clé de l’examen triennal de la Stratégie 2030 du crdI qui aura lieu en 2026-2027. onze autres évaluations ont été réalisées cette année, notamment pour des programmes financés par des sources
le conseil des gouverneurs est responsable de la gestion du centre. Il fournit une orientation stratégique à la direction et supervise les activités du centre. Il mène ses activités conformément à la Loi sur le Centre de recherches pour le développement international, aux Règlements généraux du CRDI et dans un cadre de gouvernance fondé sur les exigences légales applicables, les politiques internes et les pratiques exemplaires reconnues en matière de gouvernance. la charte du Conseil des gouverneurs définit les rôles, les responsabilités, les pouvoirs et les pratiques de gouvernance du conseil des gouverneurs et de ses comités. le conseil des gouverneurs s’acquitte de ses responsabilités conformément aux normes les plus élevées en matière d’éthique, d’intégrité, de transparence et de professionnalisme. les normes de conduite régissant l’exercice des fonctions des gouverneurs et l’exercice de leurs fonctions sont énoncées dans le Code de conduite du Conseil du CRDI, que les gouverneurs reconnaissent annuellement. conformément aux Lignes directrices relatives aux conflits d’intérêts du Conseil des gouverneurs du CRDI, les membres du conseil des gouverneurs doivent déclarer tout conflit d’intérêts potentiel au début de chaque réunion. les membres du conseil des gouverneurs, comme tous les membres du personnel du crdI, doivent également adhérer aux valeurs et aux comportements énoncés dans le Code de valeurs et d’éthique du secteur public du gouvernement du Canada dans toutes les activités relatives à leurs fonctions professionnelles.
Membres la composition du conseil des gouverneurs est définie dans la Loi sur le Centre de recherches pour le développement international, qui prévoit un équilibre entre la représentation canadienne et internationale. bien que la plupart des gouverneurs doivent être
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de nationalité canadienne, une représentation internationale au sein du Conseil des gouverneurs est essentielle pour le Centre. Cela permet au Conseil des gouverneurs de bénéficier de points de vue éclairés par les enjeux et les besoins des populations et des communautés des pays à faible et moyen revenu, contribuant ainsi à garantir que les programmes du Centre restent pertinents pour les pays en développement. La présidence du Conseil des gouverneurs est nommée par le gouverneur en conseil pour un mandat de cinq ans au plus. Les autres membres du Conseil des gouverneurs sont nommés pour des mandats de quatre ans au plus. Les personnes membres du Conseil des gouverneurs sont nommées par le gouverneur en conseil à l’issue d’un processus de sélection ouvert, transparent et fondé sur le mérite.
Conseil des gouverneurs du CRDI (au 31 mars 2026) STEPHEN TOOPE Vice-président du Conseil des gouverneurs et président du Conseil par intérim, Toronto (Ontario)
Le Conseil des gouverneurs du CRDI compte quatre comités (au 31 mars 2026) Le Comité de direction (qui s’est réuni à trois reprises en 20252026) veille à ce que les travaux du Conseil des gouverneurs se déroulent entre les réunions, selon les besoins. Il est également chargé de veiller à ce que le Conseil des gouverneurs maintienne une approche saine en matière de gouvernance du Centre et fonctionne de manière efficace. Le Comité des finances et de l’audit (qui s’est réuni à sept reprises en 2025-2026) assure la surveillance en ce qui a trait à la gestion financière et à l’établissement de rapports, aux audits internes, à la gestion du risque et aux contrôles internes, à la vérification annuelle des états financiers effectuée par le Bureau du vérificateur général et aux normes d’intégrité et de comportement. Le Comité de la stratégie, du rendement des programmes et de l’apprentissage (qui s’est réuni à deux reprises en 2025-2026) aide le Conseil des gouverneurs à s’acquitter de ses responsabilités continues en matière de définition des priorités stratégiques, de planification annuelle et de suivi du rendement.
ALEX AWITI Nairobi, Kenya
Le Comité des ressources humaines (qui s’est réuni une fois en 2025-2026) aide le Conseil des gouverneurs à s’acquitter de ses responsabilités en ce qui concerne l’application de politiques et de pratiques saines en matière de ressources humaines qui contribuent à la réalisation de la mission et du mandat du CRDI.
ANI HOTOYAN-JOLY Markham, Ontario
Rémunération
JULIE DELAHANTY Présidente, Ottawa (Ontario)
BESSMA MOMANI Kitchener (Ontario) HILARY ROSE Sherwood Park (Alberta) JOHN HENDRA LaHave (Nouvelle-Écosse) MARY KAWAR Amman, Jordanie NURJEHAN MAWANI Vancouver (Colombie-Britannique)
Fonctionnement du Conseil des gouverneurs Le Conseil des gouverneurs a tenu quatre réunions au cours de l’exercice financier 2025-2026. Le Conseil des gouverneurs mène ses travaux par l’entremise de comités permanents, chaque comité fonctionnant selon ses propres mandats et traitant des questions nécessitant une expertise spécialisée. Cette structure de comité permet de fournir une analyse détaillée et des conseils éclairés à l’ensemble du Conseil des gouverneurs sur les questions de prise de décision dans la zone de responsabilité de chaque comité.
La rémunération des membres du Conseil des gouverneurs est établie conformément aux Lignes directrices concernant la rémunération des titulaires à temps partiel nommés par le gouverneur en conseil dans les sociétés d’État de la façon suivante : • Indemnité journalière versée à la présidence et aux gouverneurs – de 360 $ à 420 $; • Honoraires annuels des personnes présidentes de comité – de 4 600 $ à 5 400 $; • Honoraires annuels de la personne présidente du Conseil des gouverneurs – de 9 200 $ à 10 800 $.
Cadres du Centre (au 31 mars 2026) JULIE DELAHANTY Présidente MAGGIE GORMAN VÉLEZ Vice-présidente, Stratégie, régions et politiques RICHARD DANIS Vice-président par intérim, Ressources, et chef de la direction financière SANTIAGO ALBA CORRAL Vice-président, Programmes et partenariats TRENT HOOLE Vice-président, Expérience du personnel et intégrité Secrétaire du Conseil des gouverneurs (au 31 mars 2026) ) SANDEEP PRASAD, secrétaire général
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RAPPORT ANNUEL DU CRDI 2025-2026
de nationalité canadienne, une représentation internationale au sein du conseil des gouverneurs est essentielle pour le centre. cela permet au conseil des gouverneurs de bénéficier de points de vue éclairés par les enjeux et les besoins des populations et des communautés des pays à faible et moyen revenu, contribuant ainsi à garantir que les programmes du centre restent pertinents pour les pays en développement. la présidence du conseil des gouverneurs est nommée par le gouverneur en conseil pour un mandat d’au plus cinq ans. les autres membres du conseil des gouverneurs sont nommés pour des mandats de plus de quatre ans. les personnes membres du conseil des gouverneurs sont nommées par le gouverneur en conseil à l’issue d’un processus de sélection ouvert, transparent et fondé sur le mérite.
Conseil des gouverneurs du CRDI (au 31 mars 2026) Stephen toope Vice-président du conseil des gouverneurs et président du conseil par intérim, toronto (ontario) JulIe delahantY présidente, ottawa (ontario) aleX aWItI nairobi, Kenya anI hotoYan-JolY markham, ontario beSSma momanI Kitchener (ontario) hIlarY roSe Sherwood park (alberta) John hendra lahave (nouvelle-Écosse) marY KaWar amman, Jordanie nurJehan maWanI Vancouver (colombie-britannique)
Fonctionnement du Conseil des gouverneurs le conseil des gouverneurs a tenu quatre réunions au cours de l’exercice financier 2025-2026. le conseil des gouverneurs mène ses travaux par l’entremise de comités permanents, chaque comité fonctionnant selon ses propres mandats et traitant des questions nécessitant une expertise spécialisée. cette structure de comité permet de fournir une analyse détaillée et des conseils éclairés à l’ensemble du conseil des gouverneurs sur les questions de prise de décision dans la zone de responsabilité de chaque comité.
en date du 31 mars 2026, les quatre comités du conseil du crDI étaient les suivants :
le comité de direction (qui s’est réuni à trois reprises en 20252026) veille à ce que les travaux du conseil des gouverneurs se déroulent entre les réunions, selon les besoins. Il est également chargé de veiller à ce que le conseil des gouverneurs maintienne une approche saine en matière de gouvernance du centre et fonctionne de manière efficace. le comité des finances et de l’audit (qui s’est réuni à sept reprises en 2025-2026) assure la surveillance en ce qui a trait à la gestion financière et à l’établissement de rapports, aux audits internes, à la gestion du risque et aux contrôles internes, à la vérification annuelle des états financiers effectuée par le bureau du vérificateur général et aux normes d’intégrité et de comportement. le comité de la stratégie, du rendement des programmes et de l’apprentissage (qui s’est réuni à deux reprises en 2025-2026) aide le conseil des gouverneurs à s’acquitter de ses responsabilités continues en matière de définition des priorités stratégiques, de planification annuelle et de suivi du rendement. le comité des ressources humaines (qui s’est réuni une fois en 2025-2026) aide le conseil des gouverneurs à s’acquitter de ses responsabilités en ce qui concerne l’application de politiques et de pratiques saines en matière de ressources humaines qui contribuent à la réalisation de la mission et du mandat du crdI.
Rémunération la rémunération des membres du conseil des gouverneurs est établie conformément aux lignes directrices concernant la rémunération des titulaires à temps partiel nommés par le gouverneur en conseil dans les sociétés d’État de la façon suivante : • Indemnité journalière versée à la présidence et aux gouverneurs – de 360 $ à 420 $; • honoraires annuels des personnes présidentes de comité – de 4 600 $ à 5 400 $; • honoraires annuels de la personne présidente du conseil des gouverneurs – de 9 200 $ à 10 800 $.
Cadres du Centre (au 31 mars 2026) JulIe delahantY présidente maggIe gorman VÉleZ Vice-présidente, Stratégie, régions et politiques rIchard danIS Vice-président par intérim, ressources, et chef de la direction financière SantIago alba corral Vice-président, programmes et partenariats trent hoole Vice-président, expérience du personnel et intégrité secrétaire du conseil des gouverneurs (au 31 mars 2026) ) Sandeep praSad, secrétaire général
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rapporT annUel DU crDI 2025-2026
le centre publie les frais de déplacement et d’accueil de ses cadres supérieurs et des membres de son conseil des gouverneurs conformément à la Loi sur l’accès à l’information et présente des rapports annuels au ministre de la Sécurité publique au sujet de sa conformité à la Loi sur la lutte contre le travail forcé et le travail des enfants dans les chaînes d’approvisionnement. ces rapports et d’autres établissements de rapports financiers et ministériels, qui visent à assurer la conformité aux exigences fédérales pour les sociétés d’État, sont disponibles en ligne à l’adresse crdi.ca.
Direction du Centre (au 31 mars 2026) KaIa ambroSe directrice, Stratégie, évaluation et apprentissage KellY boWden directrice, politique et communication rIchard danIS directeur, Finances et administration naSer FaruQuI directeur, division Éducation et sciences
en tant qu’organisme de recherche, le crdI publie les produits et les résultats de ses recherches financées conformément à sa politique de libre accès. cette approche est fondée sur la conviction que tous ceux qui peuvent utiliser la recherche au service du développement – et l’approfondir – pour améliorer les conditions de vie des populations doivent pouvoir tirer pleinement parti des avantages économiques et sociaux qu’elle procure. la politique de libre accès du crdI est au diapason du vaste mouvement en faveur du libre accès, dans lequel des organismes subventionnaires de la recherche et des gouvernements, dont le gouvernement du canada, voient un moyen d’accroître la transparence, la reddition de comptes et l’efficacité.
carolIne Ford directrice, gouvernance démocratique et inclusive neIl Jacob directeur, Fonds de sources externes montaSSer Kamal directeur, Santé mondiale KatrIna mIllard directrice, administration des subventions erIca See conseillère juridique matt StenSon chef de cabinet et directeur des affaires corporatives
Ressources financières le financement du centre provient en majeure partie d’un crédit parlementaire et de contributions de bailleurs de fonds. le crédit parlementaire constitue la principale source de financement du centre, ce qui lui permet d’exécuter son mandat. Il comprend une portion récurrente et une portion non récurrente; cette dernière fluctue à mesure que le crdI conclut des protocoles d’entente avec d’autres organismes gouvernementaux fédéraux pour des projets particuliers. le montant total du crédit parlementaire reconnu pour 2025-2026 était de 160,9 millions de dollars, ce qui représente 54,1 % des produits du crdI. le crdI conclut des ententes de cofinancement avec des bailleurs de fonds qui fournissent des fonds dans le but de collaborer à des projets et des programmes d’intérêt commun et qui relèvent du mandat du centre. cette source de financement est classée dans la catégorie des contributions des bailleurs de fonds et représente 45,0 % des produits du crdI.
erIn tanSeY directrice, Économies durables et inclusives denIS trudeau directeur, Solutions numériques et gouvernance de l’information
Directions régionales (au 31 mars 2026) FederIco burone bureau régional de l’amérique latine et des caraïbes KapIl Kapoor bureau régional de l’asie KathrYn toure bureau régional de l’afrique orientale et australe marIe-glorIoSe IngabIre bureau régional de l’afrique centrale et de l’ouest
( en 2025-2026 (en millions de dollars) source des produits
WeSSam el beIh bureau régional du moyen-orient et de l’afrique du nord
45,0 % (133,8)
Transparence et responsabilisation le crdI doit rendre compte au parlement et à toute la population canadienne de son utilisation des ressources publiques. Il fournit des renseignements portant sur les répercussions de ses programmes et des détails sur la conformité aux principales exigences législatives sur son site Web, dans des rapports au parlement et dans le cadre d’un forum de discussion sur ses activités lors de son assemblée publique annuelle.
54,1 % (160,9)
297,4
0,9 % (2,7) Financés par le crédit parlementaire Financés par les bailleurs de fonds Autres
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P
Dans le cadre des ententes de cofinancement, le CRDI recrute des spécialistes dans des domaines de recherche précis pour travailler sur des projets et des programmes cofinancés. À ce titre, une partie de l’effectif du CRDI est financée par les fonds reçus des bailleurs de fonds. Au cours de 2025-2026, un total de 56 postes ont été financés par des bailleurs de fonds.
Personnel du CRDI par sources de financement
321
377
56
Financés par le crédit parlementaire Financés par les bailleurs de fonds
Une organisation durable et inclusive Dans le cadre de la Stratégie 2030, le CRDI s’est fermement engagé à devenir une organisation durable et inclusive. La stratégie environnementale, sociale et de gouvernance (ESG) du Centre est un élément important et une manifestation de cet engagement. Le Conseil des gouverneurs, par l’entremise de son Comité de direction, supervise la stratégie ESG et la gouvernance éthique. Le Comité de gestion du centre (CGC) approuve les priorités ESG, tandis qu’une équipe ESG — composée de la personne spécialiste ESG principale, de la direction de la Division des finances et de l’administration (DFA) et de la personne gestionnaire de la gestion budgétaire et financière (GBF) — gère la mise en œuvre. Le CRDI compte également sur le soutien de son groupe de ressources des membres du personnel pour les indicateurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) pour fournir des commentaires et promouvoir la prise en charge interorganisationnelle des questions en matière d’ESG.
Les contributions découlant des accords de cofinancement sont comptabilisées comme des produits provenant de contributions de bailleurs de fonds. En 2025-2026, la valeur des accords de cofinancement pluriannuels signés était de 46,7 millions de dollars.
A
Accords de cofinancement par types de bailleurs de fonds pour 2025-2026 (en millions de dollars)
Organismes étrangers d'aide bilatérale 24,8
46,7
21,7
Fondations Autres organisations
Personnes et talents 0,2
Responsabilité financière et saine gestion financière Le cadre de gestion financière du CRDI est robuste, ce qui garantit une affectation et une gestion appropriées des fonds confiés au CRDI. De la préparation d’un budget rigoureux au suivi et à l’analyse courants des résultats financiers, en passant par des prévisions continues, le cadre garantit que les ressources financières sont utilisées aux fins prévues et contribuent à la réalisation de la mission et de la vision du Centre. La direction surveille les principaux indicateurs et variables financiers qui ont une incidence sur le niveau des ressources disponibles pour la recherche dans les années à venir, notamment les engagements en cours, les schémas de dépenses pour les nouveaux projets et le niveau des dépenses administratives. Le suivi de ces indicateurs permet de s’assurer que la gestion et la planification financières sont effectuées avec la plus grande prudence et la plus grande diligence à l’égard des fonds publics, tout en atteignant l’objectif du CRDI d’être une organisation adaptée à ses besoins.
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RAPPoRt Annuel Du CRDI 2025-2026
En tant que société d’État, le CRDI est régi par la Loi sur l’équité en matière d’emploi du Canada, qui exige que le Centre publie chaque année des données sur quatre groupes sous-représentés dans le but d’atteindre une représentation de ces groupes égale ou supérieure à leur proportion sur le marché du travail.
P
Personnel du CRDI par emplacements
Canada 32 284
377
Kenya Inde
19 18 14 10
Sénégal Uruguay Jordanie
REPRÉSENTATION GLOBALE POUR LES GROUPES DÉSIGNÉS Groupes désignés
2021
2022
2023
2024
2025
Femmes
64,70 %
66,10 %
66,80 %
67,73 %
67,15 %
Minorités visibles
27,70 %
27,30 %
31,50 %
33,07 %
40,41 %
Personnes autochtones
0,40 %
1,30 %
0,40 %
0,40 %
0,29 %
Personnes en situation de handicap
3,40 %
3,10 %
9,90 %
17,93 %
16,28 %
*Le tableau ci-dessus montre la représentation globale des groupes désignés embauchés par le bureau d’Ottawa de 2021 à 2025, selon les données de l’année civile.
Nombre de membres du personnel embauchés à Ottawa
% des membres du personnel embauchés à Ottawa
Groupes désignés
2024
2025
2024
2025
Hommes
81
109
32,27 %
31,69 %
Femmes
170
231
67,73 %
67,15 %
Autre*
0
4
0,00 %
1,16 %
*Personne non binaire, personne queer, genre fluide, préfère ne pas se prononcer
Nombre de membres du personnel embauchés à Ottawa
% des membres du personnel embauchés à Ottawa
Groupes désignés
2024
2025
2024
2025
Groupes racisés
83
139
33,07 %
40,41 %
Personnes autochtones
1
1
0,40 %
0,29 %
Personnes en situation de handicap
45
56
17,93 %
16,28 %
Alors que les résultats de 2024 n’ont reflété que l’auto-identification volontaire, les chiffres de 2025 montrent une augmentation de 20 % des efforts d’auto-identification et une conformité avec les obligations de déclaration prévues par la Loi sur l’équité en matière d’emploi. Bien que le personnel embauché par les bureaux régionaux ne soit pas encore inclus dans ce rapport, des plans sont en cours pour étendre l’auto-identification à l’ensemble du Centre. Le CRDI investit dans l’apprentissage et le perfectionnement des employés afin de soutenir une main-d’œuvre performante et résiliente. En 2025-2026, le CRDI a introduit une nouvelle approche axée sur la rétroaction et la croissance, remplaçant les vérifications traditionnelles à l’échelle de l’organisation. Les taux de participation dépassaient 90 %, reflétant un fort engagement du personnel et des gestionnaires. Le perfectionnement des membres du personnel demeure une priorité fondamentale. La formation linguistique soutient les exigences en matière de bilinguisme et la collaboration efficace avec les partenaires mondiaux. Au cours de l’année, les membres du personnel ont suivi 2 249,5 heures de formation linguistique
en français, anglais et espagnol, soit une moyenne de 34 heures par personne participante. Le perfectionnement du leadership a également été élargi. La direction a participé à un programme de perfectionnement ciblé mis en œuvre par un tiers — résultat direct d’un processus d’évaluation à 360 degrés dont les résultats agrégés ont cerné quatre domaines communs d’amélioration au niveau du groupe.
Années de service 2025-2026 2023-2024 2024-2025 2023-2024 0% 20% 40% 60% 80% 100% 0% 20% 40% 60% 80% 0–1 an 1–5 ans 5–100–1 ansan 20 ans 10–20 et plus ans
10–20 1–5ans ans
100%
5–10 ans
20 ans et plus
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la stabilité de la main-d’œuvre et le soutien à la transition demeurent solides. le roulement des membres du personnel en 2025-2026 était de 7 %, globalement cohérent avec l’année précédente (9 %) et inférieur à la moyenne nationale canadienne dans toutes les industries. pour soutenir les transitions de carrière, y compris la retraite, 17 membres du personnel ont participé à des programmes structurés de planification de la retraite. de plus, dans le contexte de l’examen exhaustif des dépenses, le crdI a pris une initiative proactive en offrant des webinaires supplémentaires animés par un tiers et spécifiquement axés sur la préparation à la retraite. Promouvoir la santé mentale et le bien-être dans le cadre de l’engagement continu du crdI envers la santé mentale, l’équité et l’inclusion, le comité de la diversité, de l’équité et de l’inclusion du centre a été chargé d’examiner en profondeur les conclusions d’une enquête telus sur la santé mentale de 2024. en collaboration avec un cabinet externe, le comité a mené un processus en trois phases visant à évaluer les expériences relatives aux microagressions et les dynamiques professionnelles associées au sein du centre. ce processus comprenait notamment l’analyse des données de référence, la mise en place d’espaces sécurisants permettant au personnel de partager ses expériences, ainsi que l’élaboration de recommandations fondées sur des données factuelles afin de donner suite aux conclusions. le rapport du comité sur les microagressions contient des recommandations ciblées dans cinq domaines d’action clés et est utilisé pour élaborer une feuille de route pour le centre couvrant les trois prochaines années. Faire avancer la réconciliation en 2025-2026, le groupe de travail sur l’action autochtone du centre a mené une série d’actions coordonnées axées sur le renforcement des capacités internes et le soutien à la recherche et à la production de connaissances dirigées par les personnes autochtones. la sensibilisation du personnel et le renforcement des capacités liés à la vérité et à la réconciliation ont été renforcés grâce à des programmes éducatifs offerts à plus de 10 % du personnel, tant au siège social que dans les bureaux régionaux. les participants ont signalé une forte mobilisation et cerné des occasions concrètes d’appliquer les apprentissages dans leur travail. À l’avenir, le groupe de travail étudie diverses options visant à mettre en place une formation plus large, à l’échelle du centre, pour l’ensemble du personnel, conformément à l’appel à l’action 57 de la commission de vérité et réconciliation concernant la formation des fonctionnaires. lors de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation du canada, le centre a encouragé des occasions d’apprentissage et des événements commémoratifs afin de favoriser la sensibilisation, la réflexion et l’engagement au sein de l’organisation. afin de soutenir davantage la recherche dirigée par les autochtones, le centre a lancé en 2026 une possibilité de financement ciblée visant à renforcer la collaboration entre les chercheuses et chercheurs autochtones du canada et celles et ceux des pays du Sud. l’appel ouvert a recueilli plus de 200 propositions du monde entier. À partir de ces propositions, un comité d’examen interne-externe composé de chercheurs et chercheuses autochtones a recommandé sept propositions de financement. pour améliorer la coordination et le suivi, le groupe 24
rapporT annUel DU crDI 2025-2026
de travail a également dressé un inventaire des projets de recherche axés sur les autochtones dans le cadre des programmes actifs du centre et a commencé à mettre au point une approche plus systématique pour assurer le suivi de ces projets et en tirer des enseignements. Promouvoir l’égalité des genres et l’inclusion le crdI a continué de renforcer l’intégration de l’égalité des genres et l’inclusion (egI) dans ses programmes, ses partenariats et son apprentissage interne. en mai 2025, le crdI a lancé un cadre de programmation pour l’égalité des genres, l’équité et l’inclusion (egI) révisé, reflétant l’évolution des approches de l’intersectionnalité et de l’inclusion. pour appuyer son application, des séances de discussion ont été organisées avec sept divisions et trois bureaux régionaux, et d’autres échanges sont prévus dès que les conditions le permettront. le crdI a également lancé « Susciter le changement », un projet de soutien à la recherche qui examine les changements institutionnels liés à l’egI entre partenaires de recherche. dix organismes bénéficiaires ont participé, et les perspectives clés seront partagées lors d’événements de partage de connaissances internes et externes. pour soutenir davantage l’apprentissage pratique, le crdI a lancé la clinique communautaire de l’egI en février 2026. ce forum interne par les pairs offre un espace au personnel pour discuter des défis en matière d’egI en temps réel et partager des outils et solutions, en complément des communautés de pratique existantes. de plus, le crdI a mis à jour ses directives sur l’intégration de l’egI dans les propositions de projet. l’outil révisé intègre un apprentissage sur l’intersectionnalité, des marqueurs de genre mis à jour et des directives renforcées pour les bénéficiaires potentiels et actuels. deux communautés de pratique de l’egI ont également été réunies au cours de l’année, favorisant la réflexion et le dialogue sur des thèmes clés, notamment les comportements masculins et les normes sociales positives, ainsi que des réflexions plus larges sur l’egI en reconnaissance de la Journée internationale des femmes. ensemble, ces initiatives démontrent l’engagement continu du crdI à promouvoir l’egI dans son travail et à renforcer l’apprentissage, la collaboration et l’impact. Normes d’intégrité et de protection le crdI favorise une culture d’intégrité et de responsabilité grâce à une formation régulière et des normes claires autour d’un comportement éthique et respectueux. tout le personnel doit suivre une formation sur le code de conduite du crdI, qui comprend des modules sur la prise de décision éthique, les conflits d’intérêts et le comportement approprié en milieu de travail. en 2025-2026, 92 % des membres du personnel du crdI ont suivi une formation sur le code de conduite. le crdI a lancé sa campagne interne « culture d’actions justes » en 2025-2026 afin de promouvoir activement les actions quotidiennes qui reflètent les valeurs communes du centre : respect, intentionnalité et responsabilité. dans le cadre de cette campagne, des supports de communication ont été mis en place dans les bureaux du crdI à travers le monde, afin de présenter les différentes voies permettant de faire part de ses préoccupations et de signaler des cas d’inconduite. l’initiative a renforcé l’engagement
du crdI envers une conduite éthique et a contribué à normaliser les conversations sur l’intégrité et la culture d’actions justes du centre au sein de l’ensemble de l’organisation. le crdI adopte une approche générale dans le cadre de ses efforts de prévention et de réponse à l’exploitation, aux abus et au harcèlement sexuels (eahS) ainsi qu’à d’autres formes d’inconduite. cette année, le centre a élaboré et offert deux modules de formation sur la protection pour renforcer la sensibilisation du personnel aux responsabilités en matière de prévention de l’eahS et des programmes de protection, ainsi que deux modules de formation à l’intégrité axés sur la sensibilisation du personnel à la déclaration en matière de culture et de valeurs du crdI. parallèlement, des séances de renforcement des capacités du personnel ont été animées par la personne spécialiste principale de la protection du crdI et des conseillères régionales ou conseillers régionaux en matière de protection pour les cinq bureaux régionaux. des formations sur la protection ont également été lancées pour les nouveaux bénéficiaires du crdI après la signature de l’accord de subvention. environ 70 personnes participantes issues de 23 équipes bénéficiaires ont assisté aux deux séances de renforcement des capacités en 2025-2026. dans leur ensemble, ces mesures ont permis d’ancrer la sensibilisation à la protection dans l’ensemble des processus du crdI et de renforcer la sensibilisation et les pratiques du personnel et des bénéficiaires de subventions. elles garantissent une conformité constante avec les normes internationales, y compris l’approche commune pour la protection contre l’exploitation, les abus et le harcèlement sexuels, ainsi qu’avec les principales exigences des bailleurs de fonds. le crdI a élaboré et lancé son tout premier rapport d’intégrité en 2025-2026. présenté au conseil des gouverneurs, le rapport a fourni au crdI une vue d’ensemble du nombre de signalements reçus, évalués et faisant l’objet d’une enquête, ainsi que des tendances émergentes, dans le but d’aider le centre à renforcer sa culture globale d’actions justes. de plus, les membres du personnel occupant des postes à responsabilités dans le domaine de la gestion et de la supervision des projets de recherche doivent suivre la formation en ligne Fer2022 sur l’éthique de la recherche, qui s’appuie sur l’Énoncé de politique des trois conseils : Éthique de la recherche avec des êtres humains. cette formation garantit que les membres du personnel occupant des postes désignés ont une compréhension approfondie des principes et normes éthiques qui régissent la recherche avec des êtres humains. en 2025-2026, le crdI a enregistré un taux de réussite de 88 % à la formation sur l’éthique de la recherche parmi le personnel concerné. Émissions de gaz à effet de serre le crdI s’efforce de déterminer, d’évaluer et de gérer les risques et les possibilités concernant les changements climatiques dans l’ensemble du centre et dans toutes ses activités. en tant qu’organisation engagée dans la construction d’un monde plus durable et davantage inclusif, le crdI a tout intérêt à réduire les émissions de gaz à effet de serre (geS) liées à ses activités. les émissions globales diminuent d’une année à l’autre, principalement en raison de la réduction continue des voyages d’affaires, comme indiqué dans la section sur les divulgations des risques financiers liés au climat, ci-dessous. le centre continuera à sensibiliser
l’ensemble de ses bureaux aux questions environnementales afin d’encourager les actions quotidiennes permettant de réduire l’empreinte écologique de l’organisation, dans le but de progresser davantage vers son objectif organisationnel : atteindre la cible de zéro émission nette de carbone d’ici 2050. Approvisionnement responsable le crdI continue d’intégrer les exigences de conformité et de diligence raisonnable dans ses processus d’intégration des fournisseurs et d’approvisionnement. en 2025-2026, 187 nouveaux fournisseurs ont été intégrés, avec une conformité totale au code de conduite des fournisseurs. le crdI a élaboré des procédures pour traiter la non-conformité des fournisseurs. ces procédures décrivent l’approche à suivre pour évaluer les risques de non-conformité, définissent les rôles et responsabilités des spécialistes en la matière, établissent des protocoles de communication avec les fournisseurs et soutiennent la mise en œuvre des mesures correctives. les politiques d’approvisionnement durable sont régulièrement révisées et mises à jour afin de s’assurer que les risques de travail forcé et de travail des enfants sont cernés et atténués. la reconnaissance et la compréhension des politiques sont renforcées par des formations, et le signalement des incidents peut s’effectuer par l’intermédiaire de connexions clearView et des canaux dédiés à la protection. le crdI a pu exploiter pleinement les capacités de la plateforme de renseignement eSg pour : • effectuer des analyses périodiques des risques auprès des principaux fournisseurs; • Inviter les fournisseurs à plus haut risque à remplir un questionnaire succinct et à fournir des documents complémentaires pour une validation des risques supplémentaires; • effectuer une vérification diligente accrue auprès des fournisseurs représentant un volume d’achats important et essentiels en examinant les documents soumis et en surveillant les changements dans les fiches de bord eSg des fournisseurs. cette année, 28 % des fournisseurs du crdI, représentant 78 % des dépenses liées à l’approvisionnement, ont été sélectionnés en priorité pour une analyse des risques eSg, tandis que 17 % des fournisseurs – représentant 63 % des dépenses liées à l’approvisionnement – font actuellement l’objet d’une évaluation active à l’aide d’un outil tiers de gestion des risques liés à la chaîne d’approvisionnement. le renforcement de la gestion des risques eSg dans la chaîne d’approvisionnement demeure un défi en raison de la base de fournisseurs diversifiée et fréquemment changeante du crdI, incluant un grand nombre de fournisseurs à court terme ou ponctuels, ce qui limite la comparabilité annuelle des résultats d’évaluation des risques. en 2025-2026, une formation moderne sur l’esclavage a été offerte aux membres du personnel, par un prestataire externe, dans le cadre d’un déploiement progressif. la formation portait d’abord sur la haute direction et les détenteurs de budget qui interviennent dans les achats et l’approvisionnement. Soixantetrois personnes participantes ont été invitées à la formation, avec un taux de réussite de 58 %.
M e T T r e À l’ É c h e l l e l’ I M pa c T p o U r U n c h a n g e M e n T D U r a b l e
25
Gestion du risque au centre, la gestion du risque fait l’objet d’une approche continue, proactive et systématique. l’objectif ultime de la gestion du risque du crdI est la protection de ses actifs et l’exécution réussie de son mandat. les processus et pratiques de gestion du risque du crdI sont basés sur des lignes directrices publiées par deux organismes internationaux qui encouragent des pratiques de gestion du risque saines et prudentes : l’organisation internationale de normalisation (ISo 31000:2018) et le committee of Sponsoring organizations (coSo 2017). les processus et pratiques de gestion du risque du crdI sont également conformes au cadre stratégique de gestion du risque du conseil du trésor du canada. les conseils fournis par ces entités ont été adaptés aux besoins et au contexte du centre. en raison de son vaste mandat, de son réseau international et des milieux complexes dans lesquels il évolue, le crdI est exposé à un large éventail de risques. Il applique divers contrôles et stratégies pour gérer adéquatement les risques et, en plus de l’audit annuel mené par le bureau du vérificateur général, utilise un cadre de contrôle interne inspiré du modèle des trois lignes de l’Institut des auditeurs internes : • Première ligne : la direction dirige et supervise les interventions et l’utilisation des ressources pour atteindre les objectifs, veille à la conformité aux attentes juridiques, réglementaires et éthiques, et établit et maintient des structures, des contrôles internes et des processus appropriés pour la gestion efficace des opérations et des risques au quotidien. • Deuxième ligne : la gestion du risque fournit une expertise de pointe, un soutien complémentaire, une surveillance et une fonction de remise en question relatives à la gestion du risque par l’analyse de la pertinence et de l’efficacité de la gestion du risque et l’amélioration continue des pratiques de gestion du risque au niveau des processus, des systèmes et des entités. • Troisième ligne : l’audit interne maintient la responsabilité principale envers le conseil des gouverneurs et l’indépendance vis-à-vis des responsabilités de la direction et communique des assurances et des conseils objectifs à la direction et au conseil des gouverneurs sur la pertinence et l’efficacité de la gouvernance, de la gestion du risque et des contrôles pour appuyer l’atteinte des objectifs organisationnels et promouvoir l’amélioration continue. L’audit interne fournit une assurance et des conseils indépendants et objectifs à la direction et au conseil des gouverneurs sur l’adéquation et l’efficacité de la gouvernance, de la gestion des risques et des contrôles internes, en soutenant l’atteinte des objectifs organisationnels et en favorisant l’amélioration continue.
26
rapporT annUel DU crDI 2025-2026
le crdI évalue et surveille divers types de risques qui peuvent être associés à différents domaines d’activité du centre (c’est-àdire financiers, relatifs à la réputation ou aux programmes). l’évaluation formelle et structurée des risques à l’échelle de l’organisation garantit la prise en compte de l’ensemble du portefeuille de risques du crdI. les principes, les pratiques et les responsabilités de l’organisation en matière de gestion du risque sont intégrés à tous les échelons et dans l’ensemble du centre. Ils sont conçus pour cerner les possibilités qui peuvent améliorer l’atteinte des objectifs établis, ainsi que les menaces qui peuvent y nuire, et pour gérer les deux à des niveaux de risque acceptables. en mars 2026, le conseil des gouverneurs a examiné les principaux risques organisationnels du centre, comme le financement, la réputation, le bien-être, la cybersécurité et l’intégrité de l’information, qui ont été déterminés dans le cadre d’un processus d’évaluation complet à l’échelle du centre. des contrôles adaptés sont en place et des mesures supplémentaires visant à atténuer ces risques seront mises en œuvre tout au long de l’année. l’évolution de l’exposition du crdI aux risques fait l’objet d’un suivi permanent et, le cas échéant, les risques émergents dont la tendance est à la hausse sont transmis à un échelon supérieur pour un examen plus approfondi et la prise des mesures qui s’imposent. cette mesure, ainsi que d’autres, vise à instaurer une culture de la gestion du risque dans les activités quotidiennes du centre et à garantir que le crdI s’adapte à l’environnement en constante évolution dans lequel il évolue, conformément aux bonnes pratiques en matière de gestion du risque. l’audit interne est un élément clé du cadre de reddition de comptes du crdI. Il renforce la capacité du crdI à créer de la valeur, à la protéger et à la pérenniser en fournissant au conseil d’administration et à la direction des garanties, des conseils, des analyses et des perspectives fondés sur les risques, indépendants et objectifs. l’audit interne renforce l’efficacité des processus de gouvernance, de gestion du risque et de contrôle interne, ce qui soutient les efforts de la direction visant à réaliser la mission et les objectifs stratégiques du crdI, améliore la prise de décision et la supervision, et renforce la réputation et la crédibilité du crdI auprès des parties prenantes.
centre. les affectations peuvent être financées par le crédit parlementaire seul ou encore par une combinaison du crédit parlementaire et de contributions des bailleurs de fonds.
Indicateurs de rendement les indicateurs de rendement du centre permettent de suivre les résultats et de cerner les domaines dans lesquels des mesures correctives doivent être prises. le crdI a recours à des indicateurs de rendement pour s’assurer qu’il est sur la bonne voie en vue d’atteindre son budget et ses objectifs tels qu’ils sont décrits dans la Stratégie 2030. Charges relatives aux projets de recherche par rapport au budget les charges relatives aux projets de recherche font l’objet d’un suivi rigoureux, étant donné qu’elles représentent la plus grande charge du crdI et qu’elles constituent le principal moyen par lequel le crdI remplit son mandat. au 31 mars 2026, les charges totales relatives aux projets de recherche s’élevaient à 223,5 millions de dollars, soit 109,2 % d’un budget de 204,7 millions de dollars. les charges de recherche financées par le crédit parlementaire ont dépassé le budget en raison d’engagements excédentaires historiques; des mesures d’atténuation sont en cours afin que ces charges reviennent aux niveaux prévus au budget en 2026-2027. les charges financées par les contributions des bailleurs de fonds ont également dépassé le budget, principalement en raison du programme Intelligence artificielle pour le développement (Iapd); elles sont partiellement compensées par des écarts dans de grands programmes pluriannuels, notamment l’initiative « mettre à l’échelle les innovations en soins en afrique » et la phase II de l’initiative clare. (Voir la figure 1.)
les affectations financées par le crédit parlementaire de 86,6 millions de dollars sont inférieures au budget de 92,3 millions de dollars au 31 mars 2026. cette sous-affectation prévue pour l’exercice financier 2025-2026 a favorisé une gestion efficace des charges et permis de maximiser les économies de coûts. au cours de l’exercice financier, les affectations financées par le budget du crédit parlementaire ont été réduites de 101,8 millions à 92,3 millions de dollars en réponse à des engagements excédentaires pris lors des exercices financiers précédents. les affectations financées par les contributions des bailleurs de fonds de 62,3 millions de dollars sont inférieures au budget de 65,5 millions de dollars (voir la figure 2). cet écart est principalement lié au calendrier des affectations au titre du programme Intelligence artificielle pour le développement (Iapd).
FIGURE 2 : affecTaTIons De prograMMe 300,000
250,000
(en milliers de dollars )
Résultats et aperçu
200,000
150,000
Financées par des contributions de bailleurs de fonds
100,000
Financées par le crédit parlementaire
50,000
FIGURE 1 : charges relaTIVes aUX proJeTs De recherche
Mars 2025
Réalisations
Budget
Réalisations
Budget
Budget
Mars 2024
Mars 2026
150 000
100 000
Financés par des contributions de bailleurs de fonds
50 000
Financés par le crédit parlementaire
Mars 2024
Mars 2025
Réalisations
Budget
Réalisations
Budget
Réalisations
0 Budget
(en milliers de dollars)
200 000
Réalisations
0
250 000
Mars 2026
Affectations de programme les affectations de programme représentent les fonds approuvés pour de nouveaux projets de recherche avec des décaissements prévus sur plusieurs années. Étant donné que les fonds doivent être alloués avant de pouvoir être engagés puis dépensés, les affectations de programme représentent un indicateur avancé des charges relatives aux projets de recherche – qui constituent la plus grande charge du
Investissement dans l’apprentissage et le perfectionnement professionnel le crdI a besoin de personnel hautement qualifié afin d’entreprendre le travail nécessaire à l’accomplissement de son mandat. Il est donc important que le crdI investisse continuellement dans l’apprentissage et le perfectionnement afin que les membres du personnel acquièrent et conservent les compétences nécessaires à la réussite du crdI dans un monde qui évolue rapidement. le centre a investi 0,7 % de sa masse salariale dans la formation et le perfectionnement professionnel du personnel au cours de l’exercice qui s’est terminé le 31 mars 2026, ce qui est inférieur à son objectif de 1,0 %. la direction encourage les membres du personnel à profiter des occasions de formation compte tenu de la nécessité de suivre l’évolution rapide des technologies et d’élaborer de nouvelles compétences afin de répondre aux changements de l’environnement opérationnel du crdI (voir la figure 3).
M e T T r e À l’ É c h e l l e l’ I M pa c T p o U r U n c h a n g e M e n T D U r a b l e
27
FIGURE 3 : APPRENTISSAGE ET PERFECTIONNEMENT PROFESSIONNEL
FIGURE 4 : RATIO DES CHARGES AFFÉRENTES AUX SERVICES GÉNÉRAUX ET ADMINISTRATIFS
1,2% (en millions de dollars)
30,0
1,0% 0,8% 0,6% 0,4%
2023-2024
2024-2025
% dépensé
2025-2026
Cible annuelle de 1%
En 2026-2027, le CRDI réduira son objectif d’investissement dans l’apprentissage et le perfectionnement professionnel des membres du personnel de 1,0 % à 0,5 %. Ce changement reflète les réductions de dépenses entreprises dans le cadre de l’Examen exhaustif des dépenses (EED). Pour appuyer cet ajustement, le CRDI réalignera son approche d’apprentissage et de perfectionnement afin de s’assurer que les membres du personnel continuent de recevoir la formation dont ils ont besoin tout en réduisant les coûts (par exemple, en mettant l’accent sur la formation en emploi et le développement des compétences au sein des portefeuilles). Ratio des charges afférentes aux services généraux et administratifs
Le CRDI surveille son ratio des charges afférentes aux services généraux et administratifs (c’est-à-dire les charges afférentes aux services généraux et administratifs en pourcentage des charges totales) afin de s’assurer de fonctionner de manière efficace. Les charges afférentes aux services généraux et administratifs ont diminué en 2025-2026, principalement en raison de réductions des services professionnels alignées sur l’objectif du gouvernement du Canada de diminuer les dépenses dans cette catégorie. Cette diminution est également due à la baisse des coûts liés à la technologie, comme la mise à jour périodique des ordinateurs portables qui a eu lieu au cours de l’exercice financier 2024-2025 (voir le tableau 1 pour plus de détails sur l’écart). Le pourcentage des charges afférentes aux services généraux et administratifs pour l’exercice se terminant le 31 mars 2026 a diminué à 8,3 % (comparativement à 8,9 % pour l’exercice se terminant le 31 mars 2025). Les charges afférentes aux services généraux et administratifs du CRDI se situent dans la cible souhaitée de 8 % à 11 % (voir la figure 4).
28
20,0 15,0 10,0
RAPPORT ANNUEL DU CRDI 2025-2026
20,9
24,3
24,3
2022-2023
2023-2024 Charges
26,9
25,1
2024-2025
2025-2026
5,0 0,0
0,2% 0,0%
25,0
2021-2022
11,0% 10,0% 9,0% 8,0% 7,0% 6,0% 5,0% 4,0% 3,0% 2,0% 1,0% 0,0%
Services généraux et administratifs Coûts d’administration en % des charges totales
Synthèse financière globale Le budget pour l’exercice 2025-2026 a été préparé en fonction de l’hypothèse de stabilité. Les charges relatives aux projets de recherche et les produits connexes provenant des contributions des bailleurs de fonds étaient plus élevés qu’au cours de l’exercice précédent en raison des activités de programmation de quelques grands programmes financés par des bailleurs de fonds, comme le programme Intelligence artificielle pour le développement (IAPD) et la phase II de l’initiative Adaptation aux changements climatiques et résilience (CLARE). Les dépenses des projets de recherche financées par des crédits parlementaires ont diminué en raison d’une réduction délibérée des affectations des projets de recherche, nécessaire pour compenser les engagements excessifs pris au cours des exercices précédents.
Charges de 302,3 millions de dollars (301,8 millions de dollars en 2024–2025)
Produits de 297,4 millions de dollars (286,9 millions de dollars en 2024-2025)
TABLEAU 1 : rÉsUMÉ Des charges eT Des proDUITs
(en milliers de dollars)
2025-2026 2024-2025
Variation
Variation
en $ a
en %
a
Programmation en recherche pour le développement 110 794
124 785
(13 991)
(11,2 %) ❶
de bailleurs de fonds
112 685
101 401
11 284
11,1 % ❷
Renforcement des capacités de recherche
53 749
48 767
4 982
10,2 % ❸
Projets de recherche financés par le crédit parlementaire Projets de recherche financés par des contributions
277 228
274 953
2 275
Services généraux et administratifs
25 082
26 892
(1 810)
Total des charges
302 310
301 845
465
Total des produits
297 441
286 931
10 510
Résultats d'exploitation nets
(4 869)
(14 914)
10 045
a
0,8 % (6,7 %) ❹ 0,2 % 3,7 % ❺ (67,4 %)
Variation en dollars et en pourcentage entre les réalisations de l'exercice 2025-2026 et celles de l'exercice 2024-2025.
Écarts ❶ projets de recherche financés par le crédit parlementaire
❷ projets de recherche financés par les contributions de bailleurs de fonds
❸ renforcement des capacités de recherche
❹ services généraux et administratifs
❺ Total des produits
la diminution d’un exercice à l’autre de 14,0 millions de dollars est attribuable à la baisse des charges tant au titre du Fonds catalytique que de la part du crdI dans plusieurs grands programmes pluriannuels tels que l’Initiative de recherche collaborative one health sur les épidémies (cohrIe), le programme Iapd et l’initiative Solutions vétérinaires innovatrices pour la résistance aux antimicrobiens (InnoVet-amr). cela s’explique également par une réduction des affectations des projets de recherche, rendue nécessaire par des engagements excédentaires pris au cours des exercices précédents. cette diminution est en partie compensée par la reconnaissance des charges liées à l’initiative restauration des forêts et des paysages après les incendies (reVIVe). l’augmentation d’un exercice à l’autre de 11,3 millions de dollars est principalement attribuable à l’augmentation des activités de programmation concernant des projets importants comme le programme Iapd et la phase II de l’initiative clare.
l’augmentation d’un exercice à l’autre est principalement attribuable à des salaires et avantages plus élevés résultant des charges de réaménagement des effectifs liées à l’examen exhaustif des dépenses du gouvernement du canada, des augmentations salariales prévues et des charges plus élevées liées aux projets financés par des contributions de bailleurs de fonds. la diminution d’un exercice à l’autre est principalement attribuable à la diminution des services professionnels, en particulier les services de consultation liés à la gouvernance de l’information et aux solutions numériques, ainsi qu’aux finances et à l’administration. la baisse des achats de mobilier de bureau et de matériel a également contribué à cette réduction. ces coûts ont été partiellement compensés par des salaires et avantages plus élevés, principalement en raison des charges de réaménagement des effectifs liées à l’examen exhaustif des dépenses (eed) du gouvernement du canada. l’augmentation des produits d’un exercice à l’autre est principalement attribuable à la hausse des contributions des bailleurs de fonds. l’augmentation est partiellement compensée par d’autres produits. une justification plus détaillée de ces changements est fournie dans la section relative aux produits.
Charges le conseil des gouverneurs a approuvé le budget de 2025-2026 avant le début de l’exercice. les résultats de cet exercice sont intégrés dans l’ensemble de l’analyse de la direction du rapport annuel. le crdI a terminé l’exercice financier 2024-2025 avec un déficit de 7,0 millions de dollars dans ses capitaux propres non affectés, résultant d’engagements excédentaires historiques. en conséquence, le centre a commencé à prendre des mesures pour améliorer sa situation financière en 2025-2026, telles que la réduction des affectations de projets de recherche et la réduction de plusieurs catégories de charges opérationnelles, notamment les services professionnels, les déplacements et les communications. d’autres mesures d’atténuation sont prévues pour 2026-2027 et au-delà. le crdI répartit ses charges entre deux principales rubriques : la programmation en recherche pour le développement et les services généraux et administratifs. les coûts directs associés aux
projets de recherche scientifique et technique que finance le centre dans le cadre de la programmation de recherche pour le développement sont présentés par source de financement (voir le tableau 1). la majorité de ces projets sont exécutés par des établissements indépendants avec le soutien de subventions de recherche. les projets comprennent également des activités de recherche entreprises par des particuliers avec le soutien de subventions individuelles de formation, de bourses d’études, de bourses de perfectionnement, de stages et de subventions individuelles de recherche et relatives à la recherche. les charges relatives aux projets de recherche fluctuent d’une année à l’autre en fonction du portefeuille de projets. les paiements pour les projets de recherche sont fondés sur l’avancement des activités de recherche du bénéficiaire ainsi que sur la soumission de produits livrables satisfaisants en vertu des subventions octroyées. par conséquent, les paiements relatifs aux projets de recherche peuvent parfois être retardés ou intervenir plus tôt que prévu.
M e T T r e À l’ É c h e l l e l’ I M pa c T p o U r U n c h a n g e M e n T D U r a b l e
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la programmation de la recherche pour le développement comprend le renforcement des capacités de recherche, une fonction importante du partage des connaissances qui est au cœur des activités du crdI et de son rendement organisationnel général.
organisationnelles. ces charges comprennent des services comme la gouvernance de l’information et les solutions numériques, les ressources humaines, les finances et l’administration, les services juridiques, la gestion du risque et l’audit interne.
les services généraux et administratifs offrent diverses fonctions qui appuient le fonctionnement général du centre et qui aident ce dernier à assumer ses responsabilités
le tableau ci-dessous présente les charges réelles par rapport au budget pour l’exercice 2025-2026 et une comparaison des charges d’une année à l’autre.
TABLEAU 2 : charges D’Un eXercIce À l’aUTre par caTÉgorIes 2025-2026 Réalisations Budget révisé
(en milliers de dollars)
Écart
% d'écart
2024-2025 Réalisations
Variation
Variation
en $ a
en % a
Projets de recherche
223 479
204 683
18 796
9,2 %
226 186
(2 707)
(1,2 %) ❶
Salaires et avantages
59 652
57 448
2 204
3,8 %
54 148
5 504
10,2 %
Services professionnels
1 875
2 789
( 914)
(32,8 %)
3 191
(1 316)
(41,2 %) ❸ (10,7 %) ❹
❷
Déplacements
2 875
4 690
(1 815)
(38,7 %)
3 220
( 345)
Locaux
2 828
3 049
( 221)
(7,2 %)
2 715
113
4,2 %
❺
Dépenses en logiciels
2 768
2 395
373
15,6 %
2 980
( 212)
(7,1 %)
❻
Amortissement des actifs au titre du droit d'utilisation
1 701
1 701
0
0,0 %
1 711
(10)
(0,6 %)
Intérêts sur les obligations locatives
1 435
1 399
36
2,6 %
1 441
( 6)
(0,4 %)
Mobilier de bureau, matériel et entretien Amortissement des immobilisations corporelles Autres Total des charges a
(73,3 %) ❼
386
731
(345)
(47,2 %)
1 445
(1 059)
1 357 3 954
1 231 2 000
126 1 954
10,2 % 97,7 %
1 088 3 720
269 234
24,7 % 6,3 %
302 310
282 116
20 194
7,2 %
301 845
465
0,2 %
❽ ❾
Variation en dollars et en pourcentage entre les réalisations de l'exercice 2025-2026 et celles de l'exercice 2024-2025.
Écarts ❶ projets de recherche
Écart budgétaire en raison de l’augmentation des charges afférentes aux projets de recherche financés par le crédit parlementaire. les charges afférentes aux projets de recherche dans cette catégorie ont été supérieures au budget en raison d’engagements excédentaires pris lors des exercices financiers précédents. la diminution d’un exercice à l’autre est due à la diminution des charges afférentes aux projets de recherche financées par le crédit parlementaire. Voir le tableau 1 pour plus de détails.
❷ salaires et avantages
l’écart budgétaire est principalement dû aux charges de réaménagement des effectifs liées à l’examen exhaustif des dépenses du gouvernement du canada. l’augmentation d’un exercice à l’autre est principalement due aux charges de réaménagement des effectifs liées à l’examen exhaustif des dépenses du gouvernement du canada, aux augmentations salariales prévues, à un plus grand nombre de membres du personnel travaillant sur des projets cofinancés que l’exercice précédent, et à une baisse des postes vacants en 2025-2026 comparativement à 2024-2025.
❸ services professionnels
l’écart budgétaire et la diminution d’un exercice à l’autre sont dus à une diminution des services de consultation liés à la gouvernance de l’information, aux solutions numériques, ainsi qu’aux finances et à l’administration.
❹ Déplacements
Écart budgétaire et diminution d’un exercice à l’autre en raison des mesures d’atténuation requises résultant des engagements excédentaires du crdI lors des exercices financiers précédents.
❺ locaux
l’écart budgétaire est attribuable à des paiements de services publics, d’entretien et d’impôts fonciers pour les locaux à usage de bureaux moins élevés que prévu au moment de la préparation du budget.
❻ Dépenses afférentes
l’écart budgétaire est attribuable à la hausse des coûts d’entretien, des frais d’utilisation, des coûts de licence, des frais d’abonnement annuels et du soutien, y compris le logiciel en tant que service, principalement en raison des augmentations inflationnistes et des fluctuations des taux de change.
aux logiciels
la diminution d’un exercice à l’autre reflète l’évolution des besoins en logiciel.
❼ Mobilier de bureau, matériel et entretien
❽ amortissement des immobilisations corporelles
❾ autres
30
l’écart budgétaire est attribuable à moins d’achats que prévu au moment du budget. la diminution d’un exercice à l’autre est principalement attribuable à la mise à jour des ordinateurs portables du siège social et des bureaux régionaux en 2024-2025. l’augmentation d’un exercice à l’autre et l’écart budgétaire sont attribuables à un amortissement plus élevé des immobilisations incorporelles, qui a commencé au troisième trimestre de l’exercice financier suivant l’achèvement de la première phase du portail des bénéficiaires de subventions du crdI. l’augmentation d’un exercice à l’autre et l’écart budgétaire sont principalement dus à des pertes de change.
rapporT annUel DU crDI 2025-2026
le crdI répartit ses charges afférentes aux projets de recherche par programme en fonction des besoins au moment de l’attribution des fonds. en 2025-2026, les charges les plus importantes du centre concernaient le programme Éducation et sciences, suivi du programme Systèmes alimentaires résilients au climat (voir la figure 6).
le centre combine souvent les fonds des bailleurs de fonds (en vertu d’un accord de cofinancement) avec les fonds parlementaires afin d’amplifier les accords de financement avec les bailleurs de fonds. en 2025-2026, le crdI a versé 23,8 millions de dollars de ses fonds internes pour des accords relatifs aux contributions des bailleurs de fonds. cela représente 21,5 % des charges totales des projets de recherche financés par le parlement (voir la figure 5).
FIGURE 6 : charges affÉrenTes aUX proJeTs De recherche en DÉVeloppeMenT en 2025-2026 par secTeUr De prograMMe (en mIllIonS de dollarS)
FIGURE 5 : charges affÉrenTes aUX proJeTs De recherche poUr le DÉVeloppeMenT en 2025-2026 250,0
(en millions de dollars)
Systèmes alimentaires résilients au climat
Financées par des contributions de bailleurs de fonds
200,0
Santé mondiale
112,7
74,5
150,0
100,0
50,0
Éducation et sciences
72,5
87,0
110,8
Économies durables et inclusives
27,9
Financées par le crédit parlementaire en contrepartie des contributions de bailleurs de fonds
23,8
Total: 223,5 Gouvernance démocratique et inclusive 12,0 15,2
21,4 Fonds catalytique
Financées par le crédit parlementaire
0,0
la durée de l’accord de cofinancement, lorsque les charges correspondantes sont engagées. par conséquent, bien que les projets financés par les contributions des bailleurs de fonds contribuent de manière importante à l’avancement du mandat du centre, leurs répercussions sur les résultats nets et les capitaux propres de fin d’année sont limitées.
Produits les produits du crdI comprennent un crédit parlementaire, les contributions de bailleurs de fonds et d’autres produits. le crédit parlementaire fait partie de l’enveloppe de l’aide internationale du canada et est alloué au centre pour appuyer l’exécution de son mandat. le crdI reçoit également des contributions de bailleurs de fonds à des programmes de recherche ou à des projets particuliers, qui sont comptabilisées en tant que produits de contributions de bailleurs de fonds sur
le tableau ci-dessous présente les produits réels par rapport au budget pour l’exercice 2025-2026 et une comparaison des produits d’un exercice à l’autre.
TABLE 3: proDUITs 2025-2026
2024-2025 Variation
Variation
Réalisations
en $ a
en % a
-
153 446
(1 548)
(1,0 %) ❶
18,9 %
8 024
943
11,8 % ❷
Réalisations
Budget révisé
151 898
151 898
-
8 967
7 541
1 426
Total du crédit parlementaire
160 865
159 439
1 426
0,9 %
161 470
( 605)
(0,4 %)
Contributions de bailleurs de fonds
133 883
132 984
899
0,7 %
120 335
13 548
11,3 %
Produits financiers et autres produits
2 693
755
1 938
256,6 %
5 126
(2 433)
(47,5 %) ❹
297 441
293 178
4 263
1,5 %
286 931
10 510
3,7 %
(en milliers de dollars) Partie récurrente du crédit parlementaire Partie non récurrente du crédit parlementaire
Total des produits a
Écart
% d'écart
❸
Variation en dollars et en pourcentage entre les réalisations de l'exercice 2025-2026 et celles de l'exercice 2024-2025.
Voir les Écarts à la page suivante.
M e T T r e À l’ É c h e l l e l’ I M pa c T p o U r U n c h a n g e M e n T D U r a b l e
31
Écarts ❶
partie récurrente du crédit parlementaire
la diminution d’un exercice à l’autre reflète la réduction annoncée par le gouvernement du canada dans le budget 2023 dans le cadre de l’initiative visant à recentrer les dépenses gouvernementales.
❷
partie non récurrente du crédit parlementaire
l’écart budgétaire est dû à un transfert de 2,7 millions de dollars d’affaires mondiales canada pour l’initiative restauration des forêts et des paysages après les incendies (reVIVe) pour le soutien à la transformation du système alimentaire en asie et en amérique latine. cet écart est en partie compensé par une baisse des produits comptabilisés liée au transfert de fonds provenant d’affaires mondiales canada destiné à soutenir les solutions climatiques fondées sur la nature dans les systèmes alimentaires aquacoles en asie-pacifique, ainsi qu’au transfert de fonds provenant des IrSc destiné à soutenir la recherche sur la santé et les droits sexuels et reproductifs en afrique subsaharienne. Diminution d’un exercice à l’autre de 0,9 million de dollars, principalement en raison d’une augmentation des produits comptabilisés liés à l’initiative reVIVe. cette hausse a été partiellement compensée par une baisse des produits comptabilisés liés au soutien à la santé et au bien-être économique des femmes dans le cadre de la reprise après la coVId-19. l’écart restant s’explique par la comptabilisation des fonds reçus au titre de projets ou de programmes particuliers au fur et à mesure que les charges correspondantes sont engagées, ainsi que par les fluctuations des transferts de fonds affectés par d’autres organismes gouvernementaux.
❸
contributions de bailleurs de fonds
l’écart budgétaire est principalement attribuable au programme Intelligence artificielle pour le développement (Iapd) et est partiellement compensé par des écarts dans de grands programmes pluriannuels, notamment l’initiative « mettre à l’échelle les innovations en soins en afrique » et la phase II de l’initiative clare. le fait que des paiements n’aient pas été effectués conformément au calendrier prévu, en particulier dans le cas de programmes pluriannuels importants et complexes, reflète l’imprévisibilité inhérente liée à la conduite d’activités de recherche. l’augmentation d’un exercice à l’autre est principalement attribuable au programme Iapd et à la phase II de l’initiative clare. les produits provenant des contributions des bailleurs de fonds fluctuent d’un exercice à l’autre en fonction du portefeuille de projets. ces fluctuations sont associées à la phase du cycle de vie des programmes.
❹
produits financiers et autres produits
l’écart budgétaire est principalement attribuable aux gains de change et aux produits financiers ayant dépassé le budget. la baisse d’un exercice à l’autre est principalement attribuable à la comptabilisation, au cours de l’exercice précédent, de produits ponctuels (provenant principalement des fonds non dépensés restants à la clôture de projets financés par des bailleurs de fonds) et par la baisse des produits financiers enregistrée au cours de cet exercice.
FIGURE 7 : proDUITs proVenanT De conTrIbUTIons De baIlleUrs De fonDs a (en millions de dollars)
le crdI s’associe à des bailleurs de fonds externes pour entreprendre des projets de recherche de grande valeur qui lui permettent de remplir son mandat. ces partenariats sont amplifiés en combinant les fonds des bailleurs de fonds avec les fonds internes du crdI, ce qui donne lieu à des projets qui entraînent des répercussions plus importantes. les bailleurs de fonds du crdI comprennent des organismes d’aide bilatérale, des fondations philanthropiques, de nouveaux organismes subventionnaires de la recherche pour le développement dans les pays du Sud et des parties prenantes du secteur privé. les plus importants bailleurs de fonds du crdI en 2025-2026 étaient des organismes étrangers d’aide bilatérale et le partenariat mondial pour l’éducation (voir la figure 7).
80,0 70,0 60,0 50,0 40,0 30,0 20,0 10,0 0,0
73,8 60,6
32,6 33,4 11,1 9,5
Partenariat Organismes étrangers mondial pour d'aide bilatérale l’éducation
8,0
Affaires mondiales Canada
2025-2026
7,3
Fondations
8,4
9,5
Autres organisations
2024-2025
a Sommes passées en charges au titre de la programmation en recherche
sur le développement et des frais administratifs.
32
rapporT annUel DU crDI 2025-2026
Situation financière l’essentiel de l’actif du centre est composé d’espèces et d’investissements provenant du cycle de financement reçu par les bailleurs de fonds. le passif comprend une grande
partie de produits reportés, qui correspondent aux fonds reçus des bailleurs de fonds, mais pas encore comptabilisés comme produits.
TABLEAU 4 : acTIfs
(en milliers de dollars)
Mars 2026
Mars 2025
Variation
Variation
en $
en %
Trésorerie
34 379
32 048
2 331
7,3 %
Placements
49 602
52 968
(3 366)
(6,4 %) (20,1 %)
Créances et charges payées d'avance
3 456
4 326
( 870)
Actifs au titre de droit d'utilisation
23 331
24 209
( 878)
(3,6 %)
Immobilisations corporelles et incorporelles
7 209
8 110
( 901)
(11,1 %)
117 977
121 661
(3 684)
(3,0 %)
le total des actifs a diminué de 3,0 % pour s’établir à 118,0 millions de dollars (il était de 121,7 millions de dollars au 31 mars 2025). cette baisse s’explique principalement par l’arrivée à échéance de certains placements. le centre a investi les liquidités excédentaires qui ne sont pas nécessaires à court terme pour
obtenir des revenus supplémentaires par rapport à ceux qui peuvent être générés sur des comptes bancaires. les placements sont constitués d’obligations et de certificats de placement garanti (voir la note 3 des états financiers).
TABLEAU 5 : passIfs (en milliers de dollars)
Mars 2026
Mars 2025
$ change
Produits reportés
68 143
71 541
(3 398)
% change (4,7 %)
Créditeurs et charges à payer
23 017
20 748
2 269
10,9 %
Provision pour le réaménagement des effectifs
2 417
-
2 417
-
Obligations locatives
25 855
26 061
( 206)
(0,8 %)
Avantages du personnel
1 045
942
103
11,0 %
120 477
119 292
1 185
1,0 %
le total des passifs a augmenté de 1,0 % pour s’établir à 120,5 millions de dollars (il était de 119,3 millions de dollars au 31 mars 2025). cette augmentation est principalement attribuable à des comptes créditeurs plus élevés liés à la provision pour le réaménagement des effectifs découlant de l’examen exhaustif des dépenses (voir la note 9 des états financiers) et à des subventions à payer plus élevées. cette augmentation est en partie compensée par un solde plus faible des produits reportés. le montant des avantages du personnel indiqué dans le tableau 5
représente la partie non courante; la partie courante est incluse dans les dépenses à payer. les capitaux propres du crdI se composent de quatre catégories comme suit : non affectés, affectés, nets investis en immobilisations et réservés. le montant des capitaux propres dans chacune de ces catégories est établi conformément à la politique relative aux capitaux propres du centre.
M e T T r e À l’ É c h e l l e l’ I M pa c T p o U r U n c h a n g e M e n T D U r a b l e
33
TABLEAU 6 : capITaUX propres (en milliers de dollars)
Réalisations
Non affectés Affectés
(10 985)
1 276
Nets investis en immobilisations
7 209
Réservés
Total de l'avoir a
2025-2026 Budget
Écart
2024-2025
Variation
Variation
Réalisations
en % a
23
(11 008)
(7 010)
(3 975)
56,7 %
7 560
( 351)
8 110
( 901)
(11,1%)
2 369
(4 869)
(205,5%)
1 276
-
-
6 076
(6 076)
(2 500)
14 935
(17 435)
1 269
7
-
-
0,6 % -
Variation en dollars et en pourcentage entre les réalisations de l'exercice 2025-2026 et celles de l'exercice 2024-2025.
le solde négatif de 11,0 millions de dollars en capitaux propres non affectés correspond au solde résiduel, une fois les sommes nécessaires attribuées aux capitaux propres affectés. ce solde reflète tous les écarts par rapport aux charges et aux produits. Ils enregistrent actuellement un déficit en raison des charges de projets de recherche financées par des crédits parlementaires qui ont dépassé l’objectif annuel pendant trois années consécutives, en raison d’engagements excédentaires historiques. le crdI a pris des mesures d’atténuation dans le but d’améliorer ses capitaux propres non affectés en 2026-2027 et de reconstruire ses capitaux propres réservés en 2028-2029. les capitaux propres affectés sont stables à 1,3 million de dollars et représentent les fonds reçus sous forme de legs et de dons destinés à soutenir les jeunes chercheuses et chercheurs au moyen de bourses d’études ou de stages.
c’est dans les capitaux propres nets investis en immobilisations, qui s’élèvent à 7,2 millions de dollars, qu’est isolée la partie des capitaux propres qui représente les investissements nets du crdI dans des immobilisations. le solde a diminué d’un exercice à l’autre après que l’amortissement et la dépréciation ont dépassé les achats d’immobilisations (voir le tableau 7). les capitaux propres réservés sont destinés à absorber les fluctuations dans le décaissement des engagements en cours à l’égard des programmes de recherche, qui dépendent du rendement des bénéficiaires, et à financer l’achat futurs d’immobilisations corporelles, d’équipements, d’immobilisations incorporelles et ainsi que les initiatives. la réserve a été utilisée aux fins prévues à la fin de l’exercice financier 2024-2025 et n’a pas été reconstituée compte tenu des résultats financiers enregistrés au cours de l’exercice en cours.
TABLEAU 7 : IMMobIlIsaTIons (en milliers de dollars)
Mars 2026
Mars 2025
Améliorations locatives
4 311
4 822
Matériel informatique Logiciels
435
471
525
-
Mobilier, matériel de bureau et véhicules
1 436
2 036
Total des immobilisations corporelles et incorporelles
7 209
8 110
Systèmes de communication
34
en $ a
rapporT annUel DU crDI 2025-2026
556
727
Autres indicateurs financiers d’importance la figure 8 montre la valeur des engagements en cours à l’égard des projets de recherche pour cinq exercices, ainsi que la valeur prévue pour l’exercice 2026-2027.
FIGURE 8 : engageMenTs en coUrs À l’ÉgarD De proJeTs De recherche 350 300
(en millions de dollars)
250
331,7
329,5
139,5
148,3
269,2 237,8
249,7 214,1
83,7 200
93,8
78,7
67,5
150 100 159,1
185,5
192,2
2023
2024
181,2
155,9
au 31 mars 2026, le centre s’est engagé à verser jusqu’à 249,7 millions de dollars pour les activités de programmation de la recherche sur le développement. on prévoit que ces fonds seront versés au cours des six prochaines années. la diminution en 2026-2027 est due à des affectations plus faibles pour cette période. cette réduction est nécessaire pour permettre au centre de respecter ses engagements pris dans le cadre de l’examen exhaustif des dépenses et pour remédier aux affectations excessives au titre des charges afférentes aux projets de recherche des exercices précédents. ces engagements sont assujettis à l’attribution des fonds nécessaires par le parlement et par les bailleurs de fonds partenaires dans le cadre des accords de cofinancement. Ils sont également assujettis au respect des conditions des accords de subvention par les bénéficiaires.
146,6
50 0 2022
2025
2026
Réalisations au 31 mars Financés par des contributions de bailleurs de fonds
2027 Projections
Financés par le crédit parlementaire
Historique et perspectives pour l’avenir le crdI procède à une planification financière prospective en utilisant des hypothèses prudentes tant pour les produits que pour les charges, tout en s’efforçant de maximiser le financement des projets financés à même le crédit parlementaire. la direction continuera de mettre l’accent sur l’affectation de dépenses opérationnelles afin de satisfaire aux besoins organisationnels prévus en vertu de la Stratégie 2030 tout en garantissant une utilisation efficace des ressources financières pour qu’elles soient porteuses d’impact et qu’elles créent de la valeur ajoutée. le budget de 2026-2027 est préparé dans le cadre de l’examen exhaustif des dépenses du gouvernement du canada afin de garantir que les dépenses gouvernementales sont responsables, rentables et produisent des résultats pour la population canadienne. l’exercice financier 2026-2027 représente la première étape d’une mise en œuvre progressive de trois ans. comme les autres ministères fédéraux, organismes et sociétés d’État, le centre doit réaliser des économies correspondant à 15 % de son crédit parlementaire récurrent de 2025-2026 d’ici l’exercice financier 2028-2029. pour répondre à cette exigence, le gouvernement du canada a fixé des objectifs annuels de réduction des dépenses au crdI de 7,5 % (11,4 millions de dollars) en 2026-2027, 10 % (15,2
millions de dollars) en 2027-2028, et 15 % (22,8 millions de dollars) d’ici 2028-2029. ces économies seront réalisées par la réduction des charges opérationnelles et des charges afférentes aux projets de recherche. pour déterminer les possibilités d’économies, le crdI a appliqué une approche basée sur les données probantes s’appuyant sur les évaluations de programmes antérieures, les audits, les études internes et les budgets. le budget de 2026-2027 a été préparé à partir de ces contraintes, en mettant l’accent sur la mise en place des ressources financières, humaines et technologiques nécessaires pour progresser dans la réalisation des objectifs définis dans la Stratégie 2030, exécuter les programmes du centre et atteindre les objectifs des priorités organisationnelles et des plans de travail divisionnaire. le tableau 8 ci-dessous présente l’historique du crdI pour les cinq derniers exercices financiers en ce qui concerne les charges et les produits figurant dans l’État du résultat global, ainsi que des renseignements sur les affectations de programmes et les engagements en cours. Il présente également les perspectives financières et donne un aperçu des prévisions concernant les produits, les charges, les affectations et les capitaux propres pour l’exercice 2026-2027.
M e T T r e À l’ É c h e l l e l’ I M pa c T p o U r U n c h a n g e M e n T D U r a b l e
35
TABLEAU 8 : bIlan hIsTorIqUe eT perspecTIVes bUDgÉTaIres Budget
(en milliers de dollars)
2026-2027
2025-2026
2024-2025
91 000
110 794
124 785
78 558
112 685
101 401
217 135
277 228
274 953
Réalisations 2023-2024
2022-2023
2021-2022
114 368
122 495
89 910
71 858
60 315
230 621
220 940
État du résultat global Charges
Programmation en recherche pour le développement
Projets de recherche financés par le crédit parlementaire Projets de recherche financés par des contributions de bailleurs de fonds
Renforcement des capacités de recherche
47 577
Programmation en recherche pour le développement Services généraux et administratifs
22 930
53 749
25 082
48 767
26 892
44 395
24 254
38 130
24 300
56 158
34 689
180 757 20 925
240 065
302 310
301 845
254 875
245 240
201 682
Partie récurrente du crédit parlementaire
138 394
151 898
153 446
154 866
150 911
148 611
Contributions de bailleurs de fonds
96 614
133 883
120 335
86 413
71 434
66 283
240 502
297 441
286 931
254 758
231 884
216 161
437
(4 869)
(14 914)
( 117)
(13 356)
14 479
9.6%
8.3%
8.9%
9.5%
9.9%
10.4%
Produits
Partie non récurrente du crédit parlementaire
4 789
Produits financiers et autres produits
705
Résultats d'exploitation nets
8 967
2 693
8 024
5 126
11 374 2 105
7 380
2 159
-
1 267
Autres informations financières Ratio financier
Ratio des services généraux et administratifs Affectations de programme
Programmation en recherche pour le développement
Financée par la partie récurrente du crédit parlementaire Financée par des contributions de bailleurs de fonds
Engagements en cours
Financés par le crédit parlementaire
Financés par des contributions de bailleurs de fonds
la figure ci-dessous montre l’état des contributions des bailleurs au 31 mars 2026 et distingue les produits déjà comptabilisés des revenus futurs.
FIGURE 9 : ÉTaT Des accorDs De conTrIbUTIon aVec Des baIlleUrs De fonDs (aU 31 Mars 2026). 700
(en millions de dollars)
600
400 300
666,4 439,2
200 100 0
36
227,2
500
Accords en vigueur (valeur totale pour la période du projet)
rapporT annUel DU crDI 2025-2026
Produits (à ce jour)
Produits futurs
13 594
86 625
124 438
37 668
62 288
114 319
145 844
137 053
147 858
129 951
146 566
155 878
181 227
192 176
185 450
159 060
67 488
93 815
148 284
139 481
86 267
83 677
36 721
78 706
en date du 31 mars 2026, le crdI gère des accords de cofinancement évalués à 666,4 millions de dollars. de ce montant, 439,2 millions de dollars ont été comptabilisés comme des revenus. Il reste donc un solde de 227,2 millions de dollars, qui représentera les revenus provenant des contributions des bailleurs de fonds pour les trois à cinq prochaines années. la signature de nouveaux accords de cofinancement à l’avenir permettrait de reconstituer cette source de revenus.
crDI/aTUl loKe
Divulgation relative aux risques financiers liés aux changements climatiques
reconnaissant que la transition vers une économie à faibles émissions de carbone et la gravité croissante des menaces relatives aux changements climatiques pourraient avoir une incidence sur la durabilité de ses activités, le centre aborde de manière proactive les risques et les possibilités concernant les changements climatiques d’un point de vue opérationnel et stratégique. le rapport annuel du crdI sur les risques financiers relatifs aux changements climatiques est conforme aux recommandations du groupe de travail sur l’information financière relative aux changements climatiques (gtIFcc), mis sur pied par le conseil de stabilité financière (cSF), et à la directive du gouvernement canadien relative à la publication de ces renseignements. Énoncés prospectifs les communications publiques du crdI dans cette section pourraient inclure des informations prospectives. ces énoncés peuvent comprendre notamment des commentaires relatifs à des discussions, à des stratégies, à des plans ou à des initiatives futures. de nature, les énoncés prospectifs sont fondés sur des hypothèses et sont assujettis à des incertitudes et risques importants. Il ne faut pas nécessairement s’y fier, car des événements externes et des incertitudes générales peuvent évoluer. les résultats réels peuvent différer de manière importante de ceux indiqués dans les énoncés prospectifs en raison de plusieurs facteurs, y compris ceux indiqués dans cette section. Hypothèses et facteurs externes les progrès réalisés par le crdI dans la poursuite de ses objectifs en matière d’eSg et de neutralité carbone dépendent d’une série d’hypothèses et de facteurs externes, notamment la conjoncture économique et le cadre réglementaire, les évolutions technologiques, la disponibilité des données, les répercussions climatiques et le rendement de tiers. bien que considérées comme raisonnables au moment du rapport, ces hypothèses ne sont pas garanties, et les résultats réels peuvent différer en raison de l’évolution des risques et des incertitudes. Éléments de base la Stratégie 2030 jette les bases nécessaires pour intégrer les risques et les possibilités concernant les changements climatiques dans l’orientation stratégique à long terme du crdI, ainsi que pour évaluer la résilience du mandat et du modèle opérationnel du centre dans différents scénarios liés au climat. le cadre de gestion des risques liés au climat du crdI intègre ces quatre éléments fondamentaux :
GOUVERNANCE
STRATÉGIE
GESTION DU RISQUE MESURES ET CIBLES
la section suivante présente les mesures prises par le crdI pour intégrer les considérations climatiques dans ces quatre catégories.
38
rapporT annUel DU crDI 2025-2026
gouvernance les risques et les possibilités concernant les changements climatiques relèvent de la responsabilité du conseil des gouverneurs du crdI, compte tenu de ses responsabilités plus larges en matière de gouvernance, notamment en ce qui concerne la stratégie, la gestion des risques et la gestion des ressources publiques. le conseil des gouverneurs assure une mission de supervision par l’intermédiaire de son comité de direction et d’autres comités permanents, selon les besoins, et reçoit régulièrement des renseignements de la direction sur les questions liées aux changements climatiques dans le cadre des dispositifs de gestion des risques organisationnels et des critères eSg du centre. les considérations climatiques sont intégrées aux discussions du conseil des gouverneurs et de la direction sur la planification stratégique, les priorités opérationnelles, la tolérance au risque et la résilience organisationnelle. Il s’agit notamment de prendre en compte les facteurs liés aux changements climatiques lors de l’examen de la stratégie à long terme du crdI, ses principales décisions opérationnelles majeures, ses évaluations des risques et ses hypothèses de planification financière. au sein de la direction, la responsabilité de la gestion des risques liés aux changements climatiques est intégrée dans la structure de direction du crdI. la présidente ou le président assume la responsabilité globale de la stratégie du centre en matière de changements climatiques, tandis que la vice-présidente ou le vice-président, ressources et chef de la direction financière, supervise le programme eSg, notamment l’établissement de rapports relatifs aux changements climatiques, l’intégration des risques et la surveillance du rendement.
stratégie depuis plus de 50 ans, le crdI contribue à faire évoluer le monde grâce à la recherche et à l’innovation. cet engagement a été réaffirmé dans le cadre de la Stratégie 2030, qui définit un programme ambitieux visant à soutenir les objectifs de développement durable de l’onu, en reconnaissant que les inégalités et les changements climatiques constituent des obstacles majeurs au progrès. S’appuyant sur son expérience et ses partenariats mondiaux, le crdI stimule l’innovation et le partage des connaissances pour relever ces défis, ce qui lui permet de se positionner comme un acteur de premier plan dans le domaine de la recherche liée aux changements climatiques et du développement inclusif et durable dans les pays du Sud. la Stratégie 2030 jette les bases nécessaires pour intégrer les risques et les possibilités concernant les changements climatiques dans l’orientation stratégique à long terme du crdI, ainsi que pour évaluer la résilience du mandat et du modèle opérationnel du centre dans différents scénarios. conformément aux recommandations du gIFcc, le crdI a entrepris une évaluation qualitative de la résilience de sa stratégie dans différents scénarios. cette évaluation soutient une considération prospective des risques et des occasions relatives aux changements climatiques et éclaire la planification stratégique à court terme (de un à trois ans), à moyen terme (de trois à dix ans) et à long terme (au-delà de dix ans).
le crdI a examiné deux grandes catégories de scénarios liés aux changements climatiques. la première est un scénario de transition s’inscrivant dans une trajectoire de 2 °c ou moins, caractérisé par des politiques climatiques plus strictes, l’évolution des attentes des bailleurs de fonds et des parties prenantes, ainsi qu’une importance accrue accordée à la responsabilisation, à la gestion des émissions et à la recherche et à l’innovation axées sur les changements climatiques. la seconde englobe des scénarios de risques physiques, qui tablent sur une fréquence et une gravité croissantes des répercussions climatiques aigües et chroniques, en particulier dans les régions où le crdI mène des activités ou soutient des partenaires de recherche. dans les scénarios de transition, la stratégie du crdI est jugée résiliente. les changements climatiques sont un élément central de la Stratégie 2030 et une attention mondiale accrue sur l’atténuation, l’adaptation et la résilience devrait renforcer la pertinence des recherches et des partenariats du centre. les risques liés à la transition sont principalement de nature opérationnelle, incluant les attentes liées aux rapports, aux déplacements et aux émissions. ces risques sont atténués par un renforcement de la gouvernance climatique, l’intégration des considérations climatiques dans la gestion des risques organisationnels et des efforts continus pour réduire les émissions opérationnelles. les risques climatiques physiques posent des défis potentiels liés au bien-être de membres du personnel, à la sécurité, aux déplacements et à la mise en œuvre des projets dans les régions vulnérables aux changements climatiques. la résilience du crdI repose sur la diversification géographique de ses activités, la souplesse de ses mécanismes de financement, la solidité de ses partenariats locaux et l’intégration des risques climatiques dans la planification opérationnelle et en matière de sécurité. l’accent mis par le centre sur la recherche locale renforce encore la capacité d’adaptation. dans l’ensemble, cette analyse montre que la stratégie du crdI reste solide, et ce, quel que soit le scénario envisagé. les risques liés aux changements climatiques ne devraient pas compromettre la capacité du centre à remplir son mandat et devraient accroître la demande pour les travaux de recherche soutenus par le crdI. le crdI continuera d’affiner son analyse de
scénarios au fil du temps à mesure que les méthodologies, la disponibilité des données, et la compréhension des répercussions liées aux changements climatiques évolueront.
gestion du risque les risques liés aux changements climatiques sont intégrés au cadre de gestion des risques organisationnels du crdI et évalués en même temps que d’autres risques stratégiques et opérationnels. les risques sont évalués pour leur probabilité et leurs répercussions, puis transmis aux échelons supérieurs selon les processus de gouvernance en vigueur. le conseil des gouverneurs supervise le cadre de gestion des risques organisationnels, tandis que la direction met en œuvre les mesures d’atténuation et assure un suivi continu. alors que les défis posés par les changements climatiques s’intensifient à l’échelle mondiale et locale, le crdI a recensé les principaux risques et possibilités concernant les changements climatiques qui pourraient avoir une incidence importante sur ses activités et ses objectifs stratégiques. conformément au cadre du gtIFcc, ces risques sont classés en risques de transition (relatifs à la transition vers une économie à plus faible émission de carbone) et en risques physiques (relatifs aux effets directs des changements climatiques, comme les phénomènes météorologiques extrêmes, l’élévation du niveau des mers et les changements de température et de précipitations). les risques et les possibilités concernant les changements climatiques peuvent avoir une incidence sur les opérations, la planification financière et la capacité du crdI à remplir son mandat. les risques liés à la transition peuvent entraîner un renforcement des exigences en matière de gouvernance, d’établissement de rapports, de déplacements et de conformité, ce qui se traduira par des coûts administratifs et opérationnels supplémentaires. les risques climatiques physiques peuvent avoir une incidence sur la sécurité du personnel, la faisabilité des déplacements et la réalisation des projets dans les régions vulnérables aux changements climatiques, augmentant potentiellement les coûts liés à la sécurité et nécessitant des ajustements des modèles de mise en œuvre.
rIsqUes relaTIfs aUX changeMenTs clIMaTIqUes RISQUE TRANSITOIRE
Description et répercussions potentielles
Atténuation des risques
Risques opérationnels réputation organisationnelle
le fait de ne pas accorder suffisamment d’importance à la gestion des enjeux relatifs aux changements climatiques pour répondre aux priorités des parties prenantes pourrait avoir une incidence sur la réputation de l’organisation et nuire à l’objectif principal de mobiliser des alliances porteuses d’impact.
la haute direction privilégie les échanges stratégiques avec les parties prenantes du cabinet du ministre du développement international, d’affaires mondiales canada (amc), de parlementaires et d’autres parties prenantes clés du gouvernement afin d’obtenir du soutien et de comprendre la dynamique budgétaire émergente.
Risques relatifs à la recherche et à la programmation Stratégie de recherche
les stratégies de recherche doivent accorder une plus grande place aux enjeux relatifs aux changements climatiques et aux questions connexes dans les domaines de programme, car l’augmentation potentielle des répercussions physiques des changements climatiques et la priorité accordée à la recherche portant sur les changements climatiques par les parties prenantes pourraient avoir une incidence sur les stratégies existantes.
la direction du crdI et le conseil des gouverneurs, à l’aide du comité de la stratégie, du rendement des programmes et de l’apprentissage, examinent les priorités de programmation de chaque division de programme afin de surveiller les impacts relatifs au climat sur les recherches en cours et futures financées par le crdI et d’apporter les changements qui s’imposent.
M e T T r e À l’ É c h e l l e l’ I M pa c T p o U r U n c h a n g e M e n T D U r a b l e
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RISQUE TRANSITOIRE
Description et répercussions potentielles
Atténuation des risques
Financement et partenariats Financement de la recherche
les partenaires financiers peuvent accorder davantage de priorité aux questions relatives aux changements climatiques, et le crdI devrait saisir ces occasions pour accroître le financement des partenaires et faire progresser son objectif principal de mobiliser des alliances porteuses d’impact.
1) la Stratégie de financement des partenariats est en place et décrit l’approche du crdI en matière de mobilisation avec les partenaires de cofinancement actuels et potentiels en vue de soutenir la programmation. 2) le centre met en œuvre un nouveau cadre axé sur la diversification de ses partenariats de financement.
Risques opérationnels bien-être des membres du personnel
les membres du personnel du crdI de chaque région pourraient voir leur bien-être menacé par des incidents relatifs au climat, comme des sécheresses, des périodes de chaleur extrême, la pollution de l’air et d’autres impacts physiques du climat. de tels incidents associés aux changements climatiques pourraient nuire à la santé des membres du personnel et compromettre ainsi la capacité du crdI à maintenir un milieu de travail sain.
1) le crdI suit la législation en matière de santé et de sécurité fournie par le gouvernement du canada et les contextes locaux pour les bureaux régionaux. 2) diverses formes de mesures de soutien sont proposées aux membres du personnel pour soutenir leur bien-être. 3) le plan de sécurité du crdI prévoit une évaluation et une formation fréquentes sur les risques de sécurité propres aux régions où les membres du personnel voyagent, déménagent ou résident. le plan prévoit également une surveillance continue de la sécurité par une tierce partie pour les membres du personnel qui voyagent ou résident à l’étranger.
capacité opérationnelle
les risques physiques et en matière de transition posés par les questions relatives aux changements climatiques peuvent menacer la capacité du crdI à s’acquitter de son mandat en raison de diverses répercussions, notamment l’augmentation des coûts, les dommages à l’infrastructure physique, la réduction de la capacité de déplacement, etc., ce qui pourrait menacer l’objectif fondamental du crdI d’investir dans la recherche et l’innovation de haute qualité dans les pays en développement.
le crdI surveille l’environnement pour répondre à ces risques. .
Risques relatifs à la recherche et à la programmation livraison de la recherche
les changements climatiques pourraient avoir une incidence sur les infrastructures universitaires nationales où travaillent les chercheuses et chercheurs et réduire la capacité financière en raison des coûts relatifs à la réparation des graves dommages causés par le climat sur le plan national. en outre, les risques découlant d’incidents relatifs aux changements climatiques, comme la propagation accrue des maladies infectieuses et des conflits relatifs au climat, peuvent avoir une incidence sur la capacité des partenaires de recherche à atteindre les objectifs de recherche et menacer l’objectif fondamental du crdI, qui consiste à investir dans la recherche et l’innovation de haute qualité dans les pays en développement.
le crdI maintient une gestion financière solide et une responsabilisation à l’égard du budget du centre et des clauses contractuelles qui permettent une certaine souplesse si le financement est appelé à changer ou ne se concrétise pas en raison de circonstances imprévues.
occasIons lIÉes aUX changeMenTs clIMaTIqUes
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DOMAINE DE POSSIBILITÉ
Description et répercussions potentielles
activités Initiatives relatives aux changements climatiques
l’élaboration d’une stratégie opérationnelle pour les initiatives relatives aux changements climatiques pourrait permettre au crdI d’améliorer les initiatives opérationnelles existantes en matière de changements climatiques, comme le programme « laisser moins » d’air canada, et de mettre en place des pratiques d’achat écologiques et éthiques. la consolidation de ces initiatives en une stratégie opérationnelle cohérente appuierait l’objectif organisationnel d’écologisation des activités et permettrait au crdI de planifier l’élaboration d’initiatives, de tirer parti des synergies entre celles-ci et d’en suivre l’efficacité.
recherche et programmation portée de la recherche
la pression mondiale accrue associée aux changements climatiques offre au crdI l’occasion de tirer parti de sa recherche existante axée sur les changements climatiques et d’accroître les répercussions de la recherche financée par le crdI, ce qui lui permettrait de partager les connaissances en vue d’une plus grande adoption et d’une utilisation accrue. Il pourrait s’agir de domaines que le gtIFcc détermine comme des occasions climatiques, notamment la résilience et l’adaptation au climat, l’efficacité énergétique, les sources d’énergie de substitution et les énergies renouvelables.
financement et partenariats partenariats de recherche
le crdI peut établir et faire progresser des partenariats avec des parties prenantes stratégiques clés, comme le secteur privé, afin d’accéder à des occasions de financement associées aux changements climatiques pour mettre à l’échelle la recherche, renforcer les compétences et innover pour le bien public, ce qui contribuera davantage à l’objectif fondamental du centre, qui est de mobiliser des alliances porteuses d’impact.
rapporT annUel DU crDI 2025-2026
Mesures et cibles le crdI surveille les émissions de gaz à effet de serre (geS) afin de favoriser la transparence et la gestion des risques. le centre utilise le système de classification largement accepté basé sur les portées 1, 2 et 3 pour mesurer ses geS et l’inventaire des geS a été élaboré sur la base du protocol des geS. les émissions de portée 1 sont des émissions directes provenant de sources détenues ou contrôlées par une organisation et résultant directement de ses activités. la portée 2 concerne les émissions indirectes associées à l’achat d’énergie (électricité, chauffage, climatisation). ces émissions se produisent dans l’installation où l’énergie est produite, mais sont comptabilisées par l’organisation parce qu’elles résultent de sa consommation d’énergie. les émissions de la portée 3 sont toutes les émissions indirectes qui résultent des activités d’une organisation, mais qui ne sont pas sous son contrôle direct. elles comprennent à la fois les émissions en amont et en aval. le centre a maintenu la même année de référence pour les émissions de portées 1 et 2 (l’exercice financier 2020-2021). de plus, pour calculer les émissions de portée 2 pour la période 2025-2026, le centre a continué d’utiliser les facteurs de l’agence internationale de l’énergie (aIe) (Facteurs d’émission de 2024, aIe, paris https://www.iea.org/dataand-statistics/data-product/emissions-factors-2024), et ce, conformément aux pratiques exemplaires. en ce qui concerne les émissions de la portée 3, les mises à jour de la méthodologie mises en œuvre et présentées au cours de l’exercice 2024-2025 ont été conservées pour l’exercice 2025-2026, mais elles n’ont pas entraîné de changements importants comparativement aux calculs de référence précédents. Méthodologie relative aux déplacements des membres du personnel les émissions liées aux déplacements des membres du personnel sont déclarées sous la portée 3, catégorie 7, une nouvelle catégorie intégrée à l’inventaire de la portée 3 de l’organisation pour l’année de référence. l’ajout de cette catégorie n’entraîne pas de nouveau calcul de la valeur de référence de la portée 3, car il ne s’agit ni d’un changement structurel au sein de l’organisation ni de la correction d’une erreur dans les données précédemment déclarées. cette catégorie comprend les émissions liées aux déplacements des membres du personnel entre leur domicile et leur lieu de travail, effectués à bord de véhicules n’appartenant pas à l’entreprise. les émissions liées au télétravail ou au travail à domicile ne sont pas prises en compte pour l’instant, mais l’organisation prévoit intégrer ces émissions dans ses prochains rapports. Seuls les membres du personnel directs sont inclus. les données ont été recueillies à l’issue d’un sondage sur les déplacements des membres du personnel, qui a reçu 145 réponses de membres du personnel dans tous les bureaux. les émissions ont été calculées à l’aide d’une méthode fondée sur les distances parcourues : les émissions moyennes liées aux déplacements ont été calculées pour chaque membre du personnel en fonction des distances déclarées et des modes de transport utilisés, puis extrapolées à l’ensemble du personnel. les facteurs d’émission provenaient des facteurs de conversion des geS du deFra.
pondération basée sur la proportion de membres du personnel par bureau lors de l’extrapolation des résultats, ainsi que le calcul des émissions liées au télétravail et aux modalités de travail à distance, le cas échéant. PORTÉE 1 au cours de l’exercice, les émissions de portée 1 du crdI ont augmenté de 17 %, principalement en raison de la consommation accrue de gaz naturel au siège social (comme le montre le tableau 2). cette augmentation s’explique par le fait qu’ottawa a connu un hiver plus rigoureux en 2025-2026 qu’en 2020-2021, le gaz naturel étant le seul moyen de chauffage utilisé pour les locaux du crdI. bien que sa part soit faible par rapport aux émissions totales, la consommation de gaz naturel reste un axe prioritaire en matière d’efficacité opérationnelle. PORTÉE 2 comme l’année dernière, le crdI a maintenu une réduction significative des émissions de portée 2 par rapport au niveau de référence, y compris une diminution de 51 % au siège social seulement. le crdI continue de bénéficier du déménagement de son siège social dans un nouvel immeuble plus efficace et de l’occupation d’une empreinte de bureaux plus petite. PORTÉE 3 les émissions de portée 3 sont celles qui contribuent le plus à l’empreinte carbone du crdI et constituent un axe prioritaire pour les efforts de réduction futurs des émissions de gaz à effet de serre. en tant qu’organisation qui dépend d’une étroite collaboration avec les parties prenantes des pays du Sud, le transport aérien est essentiel à la mise en œuvre de la stratégie du centre. cependant, les émissions relatives aux déplacements des membres du personnel continuent de représenter la plupart des émissions du crdI. le crdI a réduit ses émissions de geS de portée 3 de 20 % en 20252026 par rapport à l’année de référence. le centre déploie des efforts importants pour réduire les déplacements, tant pour compenser les émissions de geS que pour réaliser des économies en accord avec les directives du gouvernement du canada. cette réduction a été principalement causée par les émissions liées au transport aérien, qui ont baissé pour atteindre 1 427 t de co₂ e, ce qui représente une baisse d’environ 24 % par rapport à 2024-2025. le centre continue de réduire ses émissions grâce à l’achat de carburant d’aviation durable (cad) destiné à compenser les émissions générées par les vols d’air canada. les émissions liées aux séjours à l’hôtel ont encore diminué, tandis que celles liées aux déplacements en train et en autobus sont restées minimes et stables. les émissions liées aux déplacements des membres du personnel ont été prises en compte pour la première fois en 20252026 et se sont élevées à environ 129 t co₂e, soit environ 7 % des émissions totales de geS.
PORTÉE 1 (5,7 %) PORTÉE 2 (4,6 %) PORTÉE 3 (89,7 %)
ÉMISSIONS de GES
les émissions liées aux déplacements des membres du personnel sont calculées à partir de données d’enquête et d’extrapolations; il s’agit donc d’une estimation. parmi les améliorations prévues figurent l’augmentation des taux de réponse aux enquêtes, l’application d’une
M e T T r e À l’ É c h e l l e l’ I M pa c T p o U r U n c h a n g e M e n T D U r a b l e
41
ÉMISSIONS DES PORTÉES 1, 2 ET 3 Source
Site/activité
Émissions de GES année de référence 2020-2021 (t éq. CO2)
Émissions de GES de 2024-2025 (t éq. CO2)
Émissions de GES de 2025-2026 (tt éq. CO2)
Variation en t éq. CO2 par rapport au niveau de référence
Variation en % par rapport au niveau de référence
PORTÉE 1 : ÉMISSIONS DIRECTES Consommation de gaz naturel
Siège social
83,3
95,1
98,3
15,0
18,0 %
Génératrice diesel de secours
Bureaux régionaux
0,2
0,0
0,0
-0,2
-100 %
Consommation de carburant (véhicules)
Bureaux régionaux
1.4
1,0
1,2
-0,2
-11,4 %
84,9
96,1
99,6
14,7
17,3 %
Siège social
43,1
20,8
21,3
-21,8
-50,5 %
Bureaux régionaux
51,6
55,5
59,7
8,1
15,8 %
94,7
76,2
81,1
-13,7
-14,4 %
Émissions de GES année de référence 2023-2024 (t éq. CO2)
Émissions de GES de 2024-2025 (t éq. CO2)
Émissions de GES de 2025-2026 (t éq. CO2)
Variation en t éq. CO2 par rapport au niveau de référence
Variation en % par rapport au niveau de référence
0,02 0,01 1948,40 13,20
0,02 0,02 1885,4 10,9
0,02 0,02 1426,7 8,5
0,00 0,01 -521,7 -4,7
0,0 % 100,0 % -26,8 % -35,4 %
0,0
0,0
129,0
129,0
—
1961,60
1896,3
1564,2
-397,4
-20,3 %
Total de la portée 1
PORTÉE 2 : ÉMISSIONS INDIRECTES Consommation d’électricité
Total de la portée 2
Source
Site/activité
PORTÉE 3 : ÉMISSIONS INDIRECTES Voyages d’affaires (catégorie 6)
Transports des employées
Voyages en train Voyages en autobus Transport aérien* Séjours à l’hôtel
Tous les bureaux
(catégorie 7)
Total de la portée 3
* Émissions totales de GES provenant du transport aérien après réduction des émissions grâce à l'achat de carburant d’aviation durable (CAD). Note : Les émissions de GES associées aux déplacements domicile-travail des employé·es ont commencé à être calculées en 2025-2026.
À l’avenir Le CRDI se consacre à la lutte contre les changements climatiques et leurs effets tout en restant résilient et adaptable dans son soutien à la recherche et à l’innovation de haute qualité dans les régions en développement. Le Centre joue un rôle de premier plan dans l’intégration des considérations relatives aux changements climatiques dans la recherche sur le développement, dans le but d’avoir des répercussions importantes sur les objectifs mondiaux en matière de durabilité. Au fur et à mesure que le CRDI fait progresser sa mission, il continue d’évaluer les risques et les possibilités concernant les changements climatiques et d’y répondre en adoptant une approche responsable
42
RAPPORT ANNUEL DU CRDI 2025-2026
et avant-gardiste. Cela comprend le renforcement des mesures visant à surveiller les répercussions environnementales, à atténuer les émissions et à réduire son empreinte globale. Bien qu’aucun objectif quantitatif intermédiaire n’ait été fixé à ce stade et que l’intégration de certaines activités soit encore en cours d’élaboration, le CRDI maintient son engagement à long terme en faveur de la carboneutralité d’ici 2050. Dans l’intervalle, l’organisation poursuit ses efforts de réduction des émissions de GES, notamment dans le domaine du transport aérien, et prévoit envisager la fixation officielle de cibles lors des prochaines périodes de référence, à mesure que la qualité des données et les méthodologies continuent d’évoluer. Le CRDI demeure déterminé à affiner et à renforcer sa stratégie climatique pour soutenir cet objectif à long terme.
panos/freDerIc noY
États financiers
États financiers Responsabilité de la direction en ce qui concerne les états financiers La direction assume la responsabilité des états financiers et de tous les autres renseignements financiers qui sont exposés dans le présent rapport annuel, lesquels ont été approuvés par le Conseil des gouverneurs du Centre. Les états financiers ont été préparés par la direction conformément aux normes internationales d’information financière et, s’il y a lieu, comprennent des chiffres qui reflètent les meilleures estimations et le meilleur jugement de la direction. L’information financière présentée dans l’ensemble du rapport annuel est conforme à celle qui figure dans les états financiers. La direction est responsable de l’intégrité et de la fiabilité des états financiers et des systèmes de comptabilité dont ils sont tirés. De plus, le Centre maintient un cadre de contrôle interne afin de fournir une assurance raisonnable que les renseignements financiers sont fiables; que les transactions sont autorisées et comptabilisées; que les actifs sont protégés; et que les passifs sont comptabilisés. Par ailleurs, la direction s’assure que les ressources sont gérées de façon économique et efficace dans la poursuite des objectifs organisationnels et que les activités sont réalisées conformément à la Loi sur le Centre de recherches pour le développement international et au Règlement général du Centre. Les responsabilités des vérificateurs internes du Centre comprennent l’examen des contrôles internes, ce qui comprend les contrôles comptables et financiers, et leur utilisation. La vérificatrice générale du Canada procède, en toute indépendance, à un audit des états financiers conformément aux normes d’audit généralement reconnues du Canada. L’audit comprend les sondages et autres procédés nécessaires afin de permettre à la vérificatrice générale du Canada de se prononcer sur les états financiers. Le Comité des finances et de l’audit du Conseil demeure à l’entière disposition des vérificateurs internes et externes. Il incombe au Conseil des gouverneurs de s’assurer que la direction assume ses responsabilités en matière de communication de l’information financière et de contrôle interne. Le Conseil bénéficie de l’aide du Comité des finances et de l’audit pour superviser et s’acquitter de sa responsabilité de surveillance financière, qui comprend l’examen des états financiers avec la direction et les vérificateurs externes avant de recommander leur approbation au Conseil. Ce Comité, formé de gouverneurs indépendants, se réunit périodiquement avec la direction, les vérificatrices et vérificateurs internes et les vérificatrices et vérificateurs externes. Au nom de la direction,
Julie Delahanty Présidente Ottawa (Canada) 18 juin 2026
44
RAPPORT ANNUEL DU CRDI 2025-26
Richard Danis, CPA, CA Vice-président, Ressources, et chef de la direction financière par intérim
RAPPORT DE L’AUDITEUR INDÉPENDANT Au Centre de recherches pour le développement international et à la ministre des Affaires étrangères Rapport sur l’audit des états financiers Opinion Nous avons effectué l’audit des états financiers du Centre de recherches pour le développement international (le « Centre »), qui comprennent l’état de la situation financière au 31 mars 2026, et l’état du résultat global, l’état des variations des capitaux propres et l’état des flux de trésorerie pour l’exercice clos à cette date, ainsi que les notes annexes, y compris les informations significatives sur les méthodes comptables. À notre avis, les états financiers ci-joints donnent, dans tous leurs aspects significatifs, une image fidèle de la situation financière du Centre au 31 mars 2026, ainsi que de sa performance financière et de ses flux de trésorerie pour l’exercice clos à cette date, conformément aux Normes IFRS de comptabilité publiées par l'International Accounting Standards Board (IASB). Fondement de l’opinion Nous avons effectué notre audit conformément aux normes d’audit généralement reconnues du Canada. Les responsabilités qui nous incombent en vertu de ces normes sont plus amplement décrites dans la section « Responsabilités de l’auditeur à l’égard de l’audit des états financiers » du présent rapport. Nous sommes indépendants du Centre conformément aux règles de déontologie qui s’appliquent à l’audit des états financiers au Canada et nous nous sommes acquittés des autres responsabilités déontologiques qui nous incombent selon ces règles. Nous estimons que les éléments probants que nous avons obtenus sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion d’audit. Autres informations La responsabilité des autres informations incombe à la direction. Les autres informations se composent des informations contenues dans le rapport annuel, mais ne comprennent pas les états financiers et notre rapport de l’auditeur sur ces états. Notre opinion sur les états financiers ne s’étend pas aux autres informations et nous n’exprimons aucune forme d’assurance que ce soit sur ces informations.
-2En ce qui concerne notre audit des états financiers, notre responsabilité consiste à lire les autres informations et, ce faisant, à apprécier s’il existe une incohérence significative entre celles-ci et les états financiers ou la connaissance que nous avons acquise au cours de l’audit, ou encore si les autres informations semblent autrement comporter une anomalie significative. Si, à la lumière des travaux que nous avons effectués, nous concluons à la présence d’une anomalie significative dans les autres informations, nous sommes tenus de signaler ce fait. Nous n’avons rien à signaler à cet égard. Responsabilités de la direction et des responsables de la gouvernance à l’égard des états financiers La direction est responsable de la préparation et de la présentation fidèle des états financiers conformément aux Normes IFRS de comptabilité publiées par l'IASB, ainsi que du contrôle interne qu’elle considère comme nécessaire pour permettre la préparation d’états financiers exempts d’anomalies significatives, que celles-ci résultent de fraudes ou d’erreurs. Lors de la préparation des états financiers, c’est à la direction qu’il incombe d’évaluer la capacité du Centre à poursuivre son exploitation, de communiquer, le cas échéant, les questions relatives à la continuité de l’exploitation et d’appliquer le principe comptable de continuité d’exploitation, sauf si la direction a l’intention de liquider le Centre ou de cesser son activité ou si aucune autre solution réaliste ne s’offre à elle. Il incombe aux responsables de la gouvernance de surveiller le processus d’information financière du Centre. Responsabilités de l’auditeur à l’égard de l’audit des états financiers Nos objectifs sont d’obtenir l’assurance raisonnable que les états financiers pris dans leur ensemble sont exempts d’anomalies significatives, que celles-ci résultent de fraudes ou d’erreurs, et de délivrer un rapport de l’auditeur contenant notre opinion. L’assurance raisonnable correspond à un niveau élevé d’assurance, qui ne garantit toutefois pas qu’un audit réalisé conformément aux normes d’audit généralement reconnues du Canada permettra toujours de détecter toute anomalie significative qui pourrait exister. Les anomalies peuvent résulter de fraudes ou d’erreurs et elles sont considérées comme significatives lorsqu’il est raisonnable de s’attendre à ce que, individuellement ou collectivement, elles puissent influer sur les décisions économiques que les utilisateurs des états financiers prennent en se fondant sur ceux-ci. Dans le cadre d’un audit réalisé conformément aux normes d’audit généralement reconnues du Canada, nous exerçons notre jugement professionnel et faisons preuve d’esprit critique tout au long de cet audit. En outre : •
nous identifions et évaluons les risques que les états financiers comportent des anomalies significatives, que celles-ci résultent de fraudes ou d’erreurs, concevons et mettons en œuvre des procédures d’audit en réponse à ces risques, et réunissons
-3des éléments probants suffisants et appropriés pour fonder notre opinion. Le risque de non-détection d’une anomalie significative résultant d’une fraude est plus élevé que celui d’une anomalie significative résultant d’une erreur, car la fraude peut impliquer la collusion, la falsification, les omissions volontaires, les fausses déclarations ou le contournement du contrôle interne; •
nous acquérons une compréhension des éléments du contrôle interne pertinents pour l’audit afin de concevoir des procédures d’audit appropriées aux circonstances, et non dans le but d’exprimer une opinion sur l’efficacité du contrôle interne du Centre;
•
nous apprécions le caractère approprié des méthodes comptables retenues et le caractère raisonnable des estimations comptables faites par la direction, de même que des informations y afférentes fournies par cette dernière;
•
nous tirons une conclusion quant au caractère approprié de l’utilisation par la direction du principe comptable de continuité d’exploitation et, selon les éléments probants obtenus, quant à l’existence ou non d’une incertitude significative liée à des événements ou situations susceptibles de jeter un doute important sur la capacité du Centre à poursuivre son exploitation. Si nous concluons à l’existence d’une incertitude significative, nous sommes tenus d’attirer l’attention des lecteurs de notre rapport sur les informations fournies dans les états financiers au sujet de cette incertitude ou, si ces informations ne sont pas adéquates, d’exprimer une opinion modifiée. Nos conclusions s’appuient sur les éléments probants obtenus jusqu’à la date de notre rapport. Des événements ou situations futurs pourraient par ailleurs amener le Centre à cesser son exploitation;
•
nous évaluons la présentation d’ensemble, la structure et le contenu des états financiers, y compris les informations fournies dans les notes, et apprécions si les états financiers représentent les opérations et événements sous-jacents d’une manière propre à donner une image fidèle.
Nous communiquons aux responsables de la gouvernance notamment l’étendue et le calendrier prévus des travaux d’audit et nos constatations importantes, y compris toute déficience importante du contrôle interne que nous aurions relevée au cours de notre audit. Rapport relatif à la conformité aux autorisations spécifiées Opinion Nous avons effectué l’audit de la conformité aux autorisations spécifiées des opérations du Centre de recherches pour le développement international dont nous avons pris connaissance durant l’audit des états financiers. Les autorisations spécifiées à l’égard desquelles l’audit de la conformité a été effectué sont les suivantes : les dispositions applicables de la partie X de la Loi sur la gestion des finances publiques et ses règlements, la Loi sur le Centre de recherches pour le développement international et les règlements administratifs du Centre de recherches pour le développement international.
-4À notre avis, les opérations du Centre de recherches pour le développement international dont nous avons pris connaissance durant l’audit des états financiers sont conformes, dans tous leurs aspects significatifs, aux autorisations spécifiées susmentionnées. De plus, conformément aux exigences de la Loi sur la gestion des finances publiques, nous déclarons qu’à notre avis les principes comptables des Normes IFRS de comptabilité publiées par l'IASB ont été appliqués de la même manière qu’au cours de l’exercice précédent. Responsabilités de la direction à l’égard de la conformité aux autorisations spécifiées La direction est responsable de la conformité du Centre de recherches pour le développement international aux autorisations spécifiées indiquées ci-dessus, ainsi que du contrôle interne qu’elle considère comme nécessaire pour permettre la conformité du Centre de recherches pour le développement international à ces autorisations spécifiées. Responsabilités de l’auditeur à l’égard de l’audit de la conformité aux autorisations spécifiées Nos responsabilités d’audit comprennent la planification et la mise en œuvre de procédures visant la formulation d’une opinion d’audit et la délivrance d’un rapport sur la question de savoir si les opérations dont nous avons pris connaissance durant l’audit des états financiers sont en conformité avec les exigences spécifiées susmentionnées. Pour la vérificatrice générale du Canada,
Firyal Awada, CPA, CA Directrice principale Ottawa, Canada Le 18 juin 2026
État de la situation financière (en milliers de dollars canadiens) Au 31 mars
2026
Actifs Courants
Trésorerie (note 2)
34 379)
Créances et charges payées d’avance (note 4)
3 456)
2025
32 048)
15 979)
Placements (note 3)
Non courants
Placements (note 3)
5 610) 4 326)
53 814)
41 984)
33 623)
47 358) 8 110)
6 738)
Immobilisations corporelles (note 5)
—)
471)
Immobilisations incorporelles (note 6)
23 331)
Actifs au titre du droit d’utilisation (note 7)
Passifs Courants
Créditeurs et charges à payer (note 8) Provision pour le réaménagement des effectifs (note 9)
24 209)
117 977)
121 661)
23 017) 2 417)
20 748)
55 976)
60 335)
82 410)
82 048)
12 167)
11 206)
24 855)
25 096)
—))
965)
1 000)
Obligations locatives (note 10) Produits reportés (note 11) Non courants
Produits reportés (note 11)
942)
1 045)
Avantages du personnel (note 12) Obligations locatives (note 10)
Capitaux propres Non affectés
120 477)
119 292)
(10 985)
(7 010)
7 209)
8 110)
1 269)
1 276)
Affectés (note 13)
Nets investis en immobilisations (notes 5 et 6)
—)
Réservés
(2 500)
117 977)
Engagements (note 14)
—)
2 369)
121 661)
Les notes afférentes font partie intégrante des états financiers. Le Conseil des gouverneurs a approuvé les présents états financiers le 18 juin 2026.
Stephen Toope Vice-président et président par intérim Conseil des gouverneurs
Hilary Rose Présidente Comité des finances et de l’audit
METTRE À L’ÉCHELLE L’IMPACT POUR UN CHANGEMENT DURABLE
49
État du résultat global (en milliers de dollars canadiens) Pour l’exercice qui a pris fin le 31 mars
Charges
Programmation en recherche pour le développement (note 15)
Projets de recherche financés par le crédit parlementaire (note 16)
Projets de recherche financés par les contributions de bailleurs de fonds (note 16)
Renforcement des capacités de recherche
Services généraux et administratifs (note 15) Total des charges
Produits
Contributions de bailleurs de fonds (note 17) Produits de placements Autres produits
2026
2025
110 794)
124 785)
53 749)
48 767)
112 685)
)
101 401)
277 228)
274 953)
25 082)
26 892)
302 310)
301 845)
133 883)
120 335)
2 082)
4 310)
611)
816)
136 576)
125 461)
Coûts d’exploitation avant crédit parlementaire
(165 734)
(176 384)
Crédit parlementaire (note 17)
160 865)
161 470)
Résultats d’exploitation nets
(4 869)
(14 914)
Les notes afférentes font partie intégrante des états financiers.
50
RAPPORT ANNUEL DU CRDI 2025-26
État des variations des capitaux propres (en milliers de dollars canadiens) Pour l’exercice qui a pris fin le 31 mars
2026 Capitaux propres non affectés
2025
(7 010)
Au début de l’exercice
Résultats d’exploitation nets
Virements nets provenant d’autres catégories de capitaux propres Solde à la fin de l’exercice
Capitaux propres affectés
Au début de l’exercice Virements nets en direction / provenant d’autres catégories de capitaux propres Solde à la fin de l’exercice
Capitaux propres nets investis en immobilisations
Au début de l’exercice Virements nets en direction / provenant d’autres catégories de capitaux propres Solde à la fin de l’exercice
Capitaux propres réservés
(4 869)
(14 914)
(10 985)
(7 010)
1 269)
1 276)
894)
7)
(7)
1 269)
8 110)
7 574)
(901)
7 209)
—))
Solde à la fin de l’exercice
—))
Capitaux propres à la fin de l’exercice
5 807)
1 276)
Au début de l’exercice
Virements nets en direction d’autres catégories de capitaux propres
2 097)
536)
8 110)
6 336)
—))
(6 336)
(2 500)
2 369)
—))
Les notes afférentes font partie intégrante des états financiers.
METTRE À L’ÉCHELLE L’IMPACT POUR UN CHANGEMENT DURABLE
51
État des flux de trésorerie (en milliers de dollars canadiens) Pour l’exercice qui a pris fin le 31 mars
2026 Activités d’exploitation
Résultats d’exploitation nets Ajustements pour déterminer le flux de trésorerie affecté aux activités d’exploitation ou provenant de celles-ci Amortissement des immobilisations incorporelles et des immobilisations corporelles Amortissement des actifs au titre du droit d’utilisation
Amortissement des primes et de la remise d’investissement Perte sur la cession d’immobilisations corporelles Gain sur modification de bail Avantages du personnel
Variation des éléments d’exploitation hors trésorerie Créances et charges payées d’avance Créditeurs et charges à payer Produits reportés
Sorties de fonds liées aux activités d’exploitation Activités d’investissement Achat de placements
Placements arrivés à échéance
Acquisition d’immobilisations corporelles Rentrées de fonds liés aux activités d’investissement
2025
(4 869)
(14 914)
1 357) 1 701)
1 088)
(782)
120)
1 710) (827)
3)
(86)
(294)
2 413)
1 606)
175)
2 005)
(2 703)
3 539)
103)
4 809)
2 281)
(74)
146)
5 690)
(175)
(7 618)
(1 500)
(10 902)
(699)
(1 686)
5 648)
14 586)
3 449)
1 998)
Paiement des obligations locatives
(943)
(926)
Sorties de fonds liées aux activités de financement
(943)
(926)
Augmentation (diminution) de la trésorerie
2 331)
(6 546)
Trésorerie au début de l’exercice
32 048)
38 594)
Trésorerie à la fin de l’exercice
34 379)
32 048)
Activités de financement
Renseignements supplémentaires (note 21) Les notes afférentes font partie intégrante des états financiers.
52
RAPPORT ANNUEL DU CRDI 2025-26
Notes afférentes aux états financiers Pour l’exercice qui a pris fin le 31 mars 2026
1.
Mode de présentation des états financiers A) Renseignements généraux Le Centre de recherches pour le développement international (le Centre ou CRDI) est une société d’État canadienne sans capital-actions, et n’est pas un agent de Sa Majesté. Il a été créé en 1970 comme organisme de bienfaisance enregistré par le Parlement du Canada qui a promulgué, à cette fin, la Loi sur le Centre de recherches pour le développement international. Les activités du Centre sont financées principalement au moyen d’un crédit annuel reçu du Parlement du Canada. En vertu du paragraphe 85(1.1) de la Loi sur la gestion des finances publiques, le Centre n’est pas assujetti aux sections I à IV de la partie X de cette loi, exception faite des articles 89.8 à 89.92, du paragraphe 105(2) et des articles 113.1, 119, 131 à 148 et 154.01. Le Centre a pour mission de lancer, d’encourager, d’appuyer et de mener des recherches sur les problèmes des régions du monde en voie de développement et sur la mise en œuvre des connaissances scientifiques, techniques et autres en vue du progrès économique et social de ces régions. B) Mode de présentation des états financiers Ces états financiers ont été préparés par le Centre conformément aux normes internationales d’information financière (normes IFRS) telles que publiées par le Conseil des normes comptables internationales (CNCI). Ces états financiers ont été établis en fonction du coût historique, sauf pour les investissements qui sont évalués au coût d’amortissement et pour certains autres instruments financiers qui ont été évalués à la juste valeur par le biais du résultat net. Ces états financiers sont présentés en dollars canadiens (c.-à-d. la monnaie de fonctionnement du Centre). De plus, toutes les valeurs sont arrondies au millier de dollars près (000 dollar), sauf indication contraire. C) Méthodes comptables significatives Les méthodes comptables significatives sont présentées dans ces états financiers dans la section appropriée de ces notes. Ces méthodes comptables ont été utilisées pour toutes les périodes présentées dans les états financiers, sauf indication contraire. D) Jugements et estimations d’importance Dans le cadre de l’application des méthodes comptables et des normes comptables du Centre, la direction est tenue de procéder à des estimations et de formuler des jugements et des hypothèses en ce qui concerne les valeurs comptables des actifs et des passifs qui ne ressortent pas clairement d’autres sources. Les estimations et les hypothèses associées sont fondées sur l’expérience historique et d’autres facteurs considérés comme étant pertinents. Les montants réels pourraient différer des estimations. Ces jugements, estimations et hypothèses ont une incidence sur les montants des actifs et des passifs constatés à la date des états financiers, ainsi que sur les montants des produits et des charges constatés au cours de l’exercice. L’incertitude associée à ces hypothèses et à ces estimations, ou toute modification d’un jugement d’importance, pourrait entraîner un rajustement de la valeur divulguée des actifs et des passifs au cours d’exercices ultérieurs. Les informations sur les jugements, les estimations et les hypothèses qui sont utiles à la compréhension de ces états financiers sont présentées dans les notes pertinentes comme suit : − − − − − −
Risque de crédit (note 4 Créances et charges payées d’avance) Durée de vie utile des immobilisations (note 5 Immobilisations corporelles et note 6 Immobilisations incorporelles) Évaluation des taux d’emprunt (note 7 Actifs au titre du droit d’utilisation) Provision pour le réaménagement des effectifs (note 9 Provision pour le réaménagement des effectifs) Facteurs de détermination des avantages du personnel (note 12 Avantages du personnel) Risques associés aux instruments financiers (note 19 Instruments financiers et risques associés)
Les jugements, estimations et hypothèses sont régulièrement révisés. Les révisions apportées aux estimations comptables sont constatées dans la période au cours de laquelle l’estimation est révisée si la révision ne touche que la période visée, ou dans la période au cours de laquelle l’estimation est révisée et les périodes futures si la révision touche la période visée ainsi que les périodes futures.
METTRE À L’ÉCHELLE L’IMPACT POUR UN CHANGEMENT DURABLE
53
E) Fiscalité Le Centre est exonéré d’impôt, en vertu de l’article 149 de la Loi de l’impôt sur le revenu. F)
Application de nouvelles normes comptables I.
Nouvelles normes, modifications et interprétations qui sont entrées en vigueur en 2025
Aucune nouvelle norme, modification ou interprétation ayant eu une incidence sur les présents états financiers n’a été publiée par le CNCI ou le Comité d’interprétation des normes IFRS. II.
Normes, modifications et interprétations non encore en vigueur
IFRS 9 Instruments financiers et IFRS 7 Instruments financiers : Divulgations : Des modifications relatives au classement et à l’évaluation des instruments financiers, ainsi qu’à des exigences renforcées en matière de divulgation, ont été publiées et s’appliquent aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2026. La direction évalue actuellement les répercussions sur les états financiers du Centre. La norme IFRS 18, États financiers : Présentation et informations à fournir : En avril 2024, le CNCI a publié la norme IFRS 18 États financiers : Présentation et informations à fournir (norme IFRS 18), qui remplacera la norme IFRS IAS 1 Présentation des états financiers. L’objectif de la norme IFRS 18 est d’améliorer la façon dont l’information est communiquée dans les états financiers, en mettant l’accent sur l’information contenue dans l’état du résultat global. Cela comprendra des exigences relatives à des sous-totaux définis supplémentaires dans l’état du résultat étendu, des informations sur les mesures du rendement de la direction et des exigences renforcées en matière d’agrégation et de désagrégation de l’information. La norme IFRS 18 doit être mise en œuvre pour les périodes de présentation de l’information annuelle commençant le 1er janvier 2027 ou après cette date. La direction évalue actuellement les répercussions sur les états financiers du Centre.
2.
Trésorerie Méthodes comptables
La trésorerie comprend les fonds déposés dans les institutions financières et la petite caisse nominale dans les bureaux régionaux. Elle est évaluée à la juste valeur et son rendement est activement surveillé. De plus, la trésorerie qui n’est pas immédiatement nécessaire pour le fonds de roulement peut être investie conformément à la politique d’investissement du Centre.
3.
Placements Méthodes comptables
Les placements consistent en des actifs financiers non dérivés avec des paiements fixes ou déterminables du capital et des intérêts et des échéances fixes. Le modèle économique du Centre consiste à détenir les placements jusqu’à leur échéance afin de percevoir les flux de trésorerie contractuels. Le Centre détient actuellement des obligations cotées en bourse et des certificats de placement garantis (CPG) qui sont initialement comptabilisés à leur juste valeur, majorée des coûts de transaction directement attribuables à l’acquisition, puis évalués au coût amorti selon la méthode du taux d’intérêt effectif, et qui font l’objet de dépréciations. Les gains et les pertes sont comptabilisés dans l’état du résultat global de l’exercice au cours duquel les investissements sont décomptabilisés, modifiés ou dépréciés. Le Centre a une politique en matière d’investissements approuvée par le Comité des finances et de l’audit du Conseil des gouverneurs. Les intérêts créditeurs sont comptabilisés lorsqu’ils sont gagnés et inclus dans le revenu de l’exercice.
Renseignements complémentaires
Les portefeuilles d’investissement du Centre sont constitués d’instruments financiers de banques canadiennes fédérales, provinciales, municipales, de sociétés et de banques de l’annexe I et II. Les obligations ont des taux d’intérêt effectifs qui varient de 1,38 % à 4,42 % (taux d’intérêt nominal variant de 1,40 % à 7,35 %), les CPG ont des taux d’intérêt fixes qui varient de 0,80 % à 5,00 %. Les dates d’échéance des obligations vont de juin 2026 à octobre 2032, et celles des CPG vont d’avril 2026 à septembre 2030. La direction a l’intention de conserver tous les investissements jusqu’à leur échéance. La valeur comptable nette, mesurée au coût amorti, et la juste valeur de ces investissements sont présentées dans les tableaux suivants. Les justes valeurs des investissements peuvent être déterminées par a) des prix (non ajustés) cotés sur des marchés 54
RAPPORT ANNUEL DU CRDI 2025-26
actifs pour des actifs ou des passifs identiques (niveau 1); b) des données autres que les prix cotés inclus dans le niveau 1, qui sont observables pour l’actif ou le passif, soit directement (c’est-à-dire des prix) ou indirectement (c’est-à-dire dérivées de prix) (niveau 2); c) des données pour l’actif ou le passif qui ne sont pas basées sur des données de marché observables (données non observables) (niveau 3). Les justes valeurs des placements du Centre ne sont pas cotées sur un marché actif, mais sont plutôt déterminées à partir des prix cotés sur un marché de gré à gré décentralisé, ce qui est considéré comme le niveau 2 de la hiérarchie des justes valeurs. Valeur comptable nette au coût amorti 31 mars 2026 Obligations
Juste valeur 31 mars 2026
3 046
2 855
29 363
29 351
3 916
3 885
877
864
Total des obligations
37 202
36 955
Certificats de placement garantis
12 400
12 709
49 602
49 664
Fédérales Provinciales De sociétés Municipales
Valeur comptable nette au coût amorti 31 mars 2025
Juste valeur 31 mars 2025
3 034
2 856
30 222
30 549
3 928
3 880
884
871
38 068
38 156
14 900
15 240
52 968
53 396
Taux d’intérêt effectifs et conditions d’échéance
D’ici un an
Après un an, mais pas plus de cinq ans
Dans plus de cinq ans
Total
—
3 046
—
3 046
1,38 % à 4,42 %
12 061
12 821
4 481
29 363
De sociétés
1,84 % à 3,20 %
1 018
2 898
—
3 916
Municipales
2,31 %
—
877
—
877
13 079
19 642
4 481
37 202
2 900
9 500
—
12 400
15 979
29 142
4 481
49 602
Taux d’intérêt effectif
Fédérales
1,85 %)
Provinciales
Obligations
Total des obligations
Certificats de placement garantis
0,80 % à 5,00 %)
METTRE À L’ÉCHELLE L’IMPACT POUR UN CHANGEMENT DURABLE
55
4.
Créances et charges payées d’avance Méthodes comptables
Les créances et les charges payées d’avance sont enregistrées dans le cours normal des activités. Les créances sont payables dès leur émission, et leur valeur comptable est proche de leur juste valeur en raison de l’échéance brève de ces instruments.
Jugements et estimations comptables
La direction estime qu’elles ne présentent pas de risque de crédit notable. Le Centre n’a relevé aucune créance en souffrance ou ayant subi une perte de valeur au 31 mars 2026 (aucune au 31 mars 2025).
Renseignements complémentaires 31 mars 2026
31 mars 2025
—))
695)
Créances Contributions de bailleurs de fonds
2 130)
Autres
2 130) 1 326)
Charges payées d’avance Total des créances et des charges payées d’avance
5.
3 456)
1 760) 2 455) 1 871) 4 326)
Immobilisations corporelles Méthodes comptables
Les immobilisations corporelles sont évaluées au coût, après déduction de l’amortissement cumulé et du cumul des pertes de valeur, s’il y a lieu. Le coût comprend toutes les dépenses qui sont directement attribuables à l’acquisition de l’immobilisation, ainsi que les coûts relatifs au démantèlement et à l’enlèvement de l’immobilisation et à la remise en état du site où elle se trouve. Toutes les dépenses d’entretien sont comptabilisées dans l’état du résultat global. Les immobilisations corporelles sont amorties sur leur durée de vie utile dès que les actifs peuvent être utilisés par le Centre et sont comptabilisées de façon linéaire. La durée de vie utile prévue de chaque catégorie d’immobilisation corporelle est la suivante : Catégorie d’immobilisation corporelle Matériel informatique Mobilier et matériel de bureau Véhicule Systèmes de communication Améliorations locatives
Durée de vie utile 5 ans 5 ans De 3 à 7 ans 5 ans Durée du bail ou durée de vie de l’immobilisation, selon la première éventualité
Une immobilisation corporelle est décomptabilisée au moment de sa cession ou quand aucun avantage économique futur n’est attendu de son utilisation ou de sa cession. Tout profit ou perte résultant de la décomptabilisation d’une immobilisation corporelle (calculé comme étant la différence entre le produit net de la cession et la valeur comptable de l’immobilisation corporelle) est inclus dans l’état du résultat global de l’exercice au cours duquel elle est décomptabilisée. La valeur résiduelle, la durée de vie utile et la méthode d’amortissement des immobilisations corporelles font l’objet d’un examen à la fin de chaque exercice et sont rajustées de manière prospective, s’il y a lieu. Le Centre évalue les immobilisations corporelles chaque année afin de déterminer s’il y a eu perte de valeur d’une immobilisation ou d’un groupe d’immobilisations. Tout rajustement de la valeur comptable d’une immobilisation corporelle est comptabilisé dans l’état du résultat global.
56
RAPPORT ANNUEL DU CRDI 2025-26
Jugements et estimations comptables
Les éléments suivants constituent les principales sources d’incertitude liées aux estimations à la fin de la période de déclaration : • La durée de vie utile est évaluée chaque année et est fondée sur les meilleures estimations de la direction quant à la période de service fournie par les actifs. • Les modifications des estimations de la durée de vie utile toucheraient les charges d’amortissement futures et la valeur comptable future des actifs.
Renseignements complémentaires Matériel informatique
Mobilier et matériel de bureau
Véhicule
Systèmes de communication
Améliorations locatives
903)
2 988)
129)
856)
5 962)
Total
Coût au 31 mars 2025 Acquisitions Cessions au 31 mars 2026
61)
—)
—)
—)
10 838)
22)
83)
(34)
—)
—)
—)
(150)
(184)
930)
2 988)
129)
856)
5 834)
10 737
(378)
(977)
(104)
(129)
(1 140)
(2 728)
(151)
(595)
(5)
(171)
(413)
(1 335)
34)
—)
—)
—)
30)
64)
(495)
(1 572)
(109)
(300)
(1 523)
(3 999)
525)
2 011)
25)
727)
4 822)
8 110)
435)
1 416)
20)
556)
4 311)
6 738)
Amortissement cumulé au 31 mars 2025 Amortissement pour l’exercice Cessions au 31 mars 2026 Valeur comptable nette au 31 mars 2025 au 31 mars 2026
Au 31 mars 2026, aucune immobilisation corporelle du Centre n’avait subi de perte de valeur.
6.
Immobilisations incorporelles Méthodes comptables
Les immobilisations incorporelles du Centre comprennent les logiciels qui ne font partie intégrante d’aucun matériel informatique. Les logiciels sont d’abord comptabilisés au coût, ce qui comprend le coût du matériel et tous les autres coûts directement attribuables à la mise en état de fonctionnement des logiciels en question de la manière prévue. Après cette comptabilisation initiale, les immobilisations incorporelles sont comptabilisées à leur coût après déduction de tout amortissement cumulé et de tout cumul de pertes de valeur. La période et la méthode d’amortissement des immobilisations incorporelles font l’objet d’un examen une fois l’an, à la fin de l’exercice. L’amortissement est comptabilisé de façon linéaire sur la durée de vie utile des immobilisations. La durée de vie utile prévue de cette catégorie d’immobilisation est de trois à cinq ans. Une immobilisation incorporelle est décomptabilisée au moment de sa cession ou quand aucun avantage économique futur n’est attendu de son utilisation ou de sa cession. La charge d’amortissement est comptabilisée dans l’état du résultat global. Le Centre évalue les immobilisations incorporelles chaque année afin de déterminer s’il y a eu perte de valeur d’une immobilisation ou d’un groupe d’immobilisations
METTRE À L’ÉCHELLE L’IMPACT POUR UN CHANGEMENT DURABLE
57
incorporelles. Tout rajustement de la valeur comptable d’une immobilisation incorporelle est comptabilisé dans l’état du résultat global. Au 31 mars 2026, aucune immobilisation incorporelle n’avait subi de perte de valeur.
7.
Actifs au titre du droit d’utilisation Méthodes comptables
Le Centre loue des locaux à bureaux dans six pays dans le cours habituel de ses activités. La durée moyenne des baux de locaux à bureaux est de 13 ans. Lors de l’entrée en vigueur d’un contrat, le Centre évalue si le contrat est ou contient un contrat de location qui confère le droit d’utiliser un actif pendant un certain temps en échange de contreparties. Le Centre reconnaît un actif au titre du droit d’utilisation et un passif locatif correspondant à l’égard de tous les contrats de location pour lesquels il est locataire. Le Centre utilise une méthode pratique indiquée dans la norme pour ne pas séparer les éléments non locatifs des éléments locatifs. Les actifs au titre du droit d’utilisation sont évalués au coût, ce qui comprend le montant de l’évaluation initiale de l’obligation locative, tous les paiements de location versés au moment de la date d’entrée en vigueur du contrat de location, ou préalablement, après déduction des mesures incitatives à la location reçue, tous les coûts directs initiaux encourus, et une estimation des coûts de démantèlement pour restaurer l’actif sous-jacent. Les actifs au titre du droit d’utilisation sont amortis de façon linéaire jusqu’à l’échéance du contrat de location. La durée du contrat de location comprend les périodes couvertes par une option de prolongation du contrat si le Centre est raisonnablement certain d’exercer cette dernière. À la fin de chaque période visée par le rapport, une évaluation est effectuée pour déterminer s’il existe des indications que les actifs au titre du droit d’utilisation pourraient avoir subi une dépréciation. Si une telle indication existe, la valeur recouvrable de l’actif au titre du droit d’utilisation est estimée et une charge de dépréciation est comptabilisée si la valeur comptable de l’actif au titre du droit d’utilisation excède sa valeur recouvrable.
Jugements et estimations comptables
Les taux d’emprunt marginaux qui sont appliqués aux obligations locatives varient selon l’environnement économique dans lequel le contrat de location a été conclu, le taux sans risque propre au pays et à la durée du contrat de location. Le taux d’emprunt marginal représente le taux applicable si le Centre avait emprunté des fonds sur une durée semblable, pour un actif semblable, et dans un environnement économique semblable. Le taux est calculé à l’aide de divers intrants, car le Centre n’effectue aucun emprunt.
Renseignements complémentaires
Le Centre a calculé les obligations locatives en utilisant le taux d’emprunt marginal compris entre 3,8 % et 16,45 %. Le taux moyen pondéré au 31 mars 2026 est de 5,61 % (5,54 % au 31 mars 2025). 31 mars 2026
31 mars 2025
39 376)
39 008)
823)
368)
40 199)
39 376)
Au début de l’exercice
(15 167)
(13 457)
Amortissement pour l’exercice
(1 701)
(1 710)
(16 868)
(15 167)
23 331)
24 209)
Coût Contrats de location au début de l’exercice Acquisitions
Amortissement cumulé
Valeur comptable nette à la fin de l’exercice
Le Centre a également signé une modification de bail en septembre 2025 pour l’espace de bureau au Sénégal afin de prolonger la durée de dix ans, ce qui comprend une période de renouvellement de dix ans. 58
RAPPORT ANNUEL DU CRDI 2025-26
8.
Créditeurs et charges à payer Méthodes comptables
Les créditeurs et charges à payer sont engagés dans le cours normal des activités et sont classés comme passifs non courants s’il existe un droit de reporter le règlement d’au moins 12 mois à la fin de la période de déclaration. Enfin, les créditeurs et les charges à payer sont comptabilisés initialement à la juste valeur et sont ensuite évalués au coût amorti.
Renseignements complémentaires
Les créditeurs et les charges à payer du Centre comprennent principalement les montants impayés pour les achats liés aux activités organisationnelles, les subventions à verser en vertu d’accords et les charges à payer au titre des heures supplémentaires et des congés annuels payés des membres du personnel. Les valeurs comptables indiquées ci-dessous avoisinent leur juste valeur en raison de leur échéance brève. 31 mars 2026
31 mars 2025
13 483)
11 466)
Subventions à verser et régularisations
6 924
Charges salariales
2 989)
334)
Autres
9.
5 952)
2 276)
Engagements liés au commerce
341)
23 017
20 748)
Provision pour le réaménagement des effectifs Méthodes comptables
Une provision est comptabilisée lorsque le Centre a une obligation actuelle résultant d’un événement passé, qu’il est probable qu’une sortie de ressources sera nécessaire et que le montant peut être estimé de manière fiable.
Jugements et estimations comptables
La disposition relative au réaménagement des effectifs repose sur la meilleure estimation de la direction concernant les coûts directs nécessaires pour régler l’obligation à la date de clôture. Cette estimation tient compte du nombre de membres du personnel touchés, des indemnités de départ attendues et d’autres coûts directs, elle exclut les coûts liés aux activités en cours ou aux réductions d’effectifs réalisées par le biais de l’attrition. Les résultats réels peuvent différer de ces estimations en raison de changements dans le plan de réaménagement des effectifs ou dans les résultats des membres du personnel.
Renseignements complémentaires
Le 27 janvier 2026, le Centre a annoncé une stratégie de restructuration dans le cadre de l’examen exhaustif des dépenses à l’échelle du gouvernement. La stratégie comprend des réaménagements des effectifs et des changements organisationnels, dont la mise en œuvre devrait s’achever d’ici 2028-2029. Une provision de 2,4 millions de dollars a été comptabilisée au 31 mars 2026 pour les coûts de réaménagement des effectifs concernant les membres du personnel qui ont reçu une notification officielle et pour lesquels le Centre s’est engagé à mettre en œuvre la restructuration. Cette provision devrait être réglée au cours de l’exercice 2026-2027. 31 mars 2026 Provision pour le réaménagement des effectifs – début de l’exercice Augmentation Utilisations
Provision pour le réaménagement des effectifs – fin de l’exercice
—) 2 493 (76) 2 417
METTRE À L’ÉCHELLE L’IMPACT POUR UN CHANGEMENT DURABLE
59
Aucune provision n’a été constituée pour les futures mesures de restructuration au-delà de la première année, car les plans restent susceptibles d’évoluer et pourraient être atteints par le biais de l’attrition. Aucun remboursement n’est attendu.
10. Obligations locatives Méthodes comptables
Les obligations locatives comprennent les sommes dues pour des actifs au titre du droit d’utilisation. À la date d’entrée en vigueur, l’obligation locative est comptabilisée à la valeur actuelle des futurs paiements de location fixes. Après la date d’entrée en vigueur du contrat, le passif sera réévalué en actualisant les paiements de location révisés à l’aide d’un taux d’actualisation révisé, si la durée du contrat de location change. Les paiements de location sont actualisés en utilisant le taux d’emprunt marginal théorique du Centre. Les passifs locatifs sont classés comme non courants s’il existe un droit de reporter le règlement d’au moins 12 mois à la fin de la période de déclaration.
Au début de l’exercice Acquisitions Frais d’intérêts Paiements de location
31 mars 2026
31 mars 2025
26 061)
26 913)
737) 1 435) (2 378)
74) 1 441) (2 367)
25 855)
26 061
1 000)
965)
Obligations locatives incluses dans l’état de la situation financière Courantes Non courantes (dans plus d’un an, mais pas plus de cinq ans) Non courantes (dans plus de cinq ans)
Analyse des échéances des flux de trésorerie contractuels non actualisés Courantes Non courantes (dans plus d’un an, mais pas plus de cinq ans) Non courantes (dans plus de cinq ans)
5 438) 19 417)
5 067) 20 029)
25 855)
26 061)
31 mars 2026
31 mars 2025
)
2 402)
10 281) 25 203) 37 886)
2 364) 9 959) 26 102) 38 425)
11. Produits reportés Les produits reportés comprennent la partie non dépensée des fonds reçus ou à recevoir au titre des activités financées par des contributions de bailleurs de fonds, ainsi que la partie non dépensée de la somme qui, dans les crédits parlementaires, peut être reçue pour des projets et des programmes particuliers. Les revenus reportés sont classés comme non courants s’il existe un droit de reporter le règlement d’au moins 12 mois à la fin de la période de déclaration.
60
RAPPORT ANNUEL DU CRDI 2025-26
Renseignements complémentaires a.
Contributions de bailleurs de fonds au financement de la programmation en recherche pour le développement 31 mars 2026
31 mars 2025
49 745)
56 263)
Courants
7 344)
Non courants
57 089)
10 727) 66 990)
Du montant total reporté relativement aux contributions de bailleurs de fonds, une somme de 13 119 $ (13 365 $ au 31 mars 2025) provient d’Affaires mondiales Canada, dont la totalité a été reçue à la fin de l’exercice. b.
Crédits parlementaires – projets et programmes précis
Courants Non courants
c.
31 mars 2026
31 mars 2025
6 231)
4 072)
4 823)
479)
11 054)
4 551)
31 mars 2026
31 mars 2025
55 976)
60 335)
Total des produits reportés
Courants Non courants
12 167) 68 143)
11 206) 71 541)
12. Avantages du personnel Méthodes comptables
Prestations de retraite – siège social La plupart des membres du personnel du Centre qui travaillent au siège social adhèrent au régime de pension de retraite de la fonction publique (le « Régime »), un régime à prestations déterminées créé en vertu d’une loi et financé par le gouvernement du Canada. Les membres du personnel et le Centre versent tous deux des cotisations pour couvrir le coût actuel du Régime. Conformément à la loi en vigueur, le Centre n’a aucune obligation, légale ou implicite, de payer des cotisations supplémentaires à l’égard de services antérieurs ou d’insuffisances de financement du Régime. Par conséquent, les cotisations sont comptabilisées à titre de charges de l’exercice au cours duquel les membres du personnel fournissent des services et représentent l’ensemble des obligations du Centre en matière de prestations de retraite. Prestations de retraite – bureaux régionaux Le Centre participe à certains régimes à cotisations déterminées offrant des prestations de retraite et d’autres avantages aux membres du personnel des bureaux régionaux qui y sont admissibles. Les contributions du Centre reflètent le coût total à l’employeur et sont actuellement calculées en fonction d’un multiple de la contribution exigée des membres du personnel aux régimes. Les cotisations du Centre sont passées en charges durant l’exercice au cours duquel les services sont rendus et représentent l’ensemble des obligations du Centre.
METTRE À L’ÉCHELLE L’IMPACT POUR UN CHANGEMENT DURABLE
61
Jugements et estimations comptables
Il est nécessaire de s’appuyer sur des hypothèses pour établir les obligations au titre des prestations constituées à verser aux membres du personnel dans le futur. La comptabilité des prestations constituées vise à refléter la constatation des coûts des prestations sur la période de service approximative de l’employé, ou lorsqu’un événement donnant lieu au droit aux prestations se produit selon les dispositions du régime. Les principales hypothèses actuarielles utilisées par le Centre pour évaluer l’obligation au titre des prestations constituées et les coûts des prestations sont le taux d’actualisation, les tables de mortalité et le taux d’inflation, ce qui influe sur les taux de croissance de la rémunération à long terme. Chaque année, le Centre consulte des actuaires externes au sujet de ces hypothèses. Les changements dans ces hypothèses peuvent avoir une incidence sur l’obligation au titre des prestations constituées.
Renseignements complémentaires
Prestations de retraite – siège social Le président du Conseil du Trésor du Canada fixe les cotisations exigées de l’employeur en fonction d’un multiple des cotisations que doivent verser aux membres du personnel. Le taux de cotisation général de l’employeur en vigueur à la fin de l’exercice était de 10,5 % du salaire brut (11 % au 31 mars 2025). Des charges totales de 3 689 $ (3 631 $ au 31 mars 2025) ont été comptabilisées pour les cotisations versées pendant l’exercice. Le gouvernement du Canada a l’obligation réglementaire de verser les prestations du Régime. En règle générale, les prestations de retraite s’accumulent sur une période maximale de 35 ans au taux annuel de 2 % par année de service ouvrant droit à pension multiplié par le nombre d’années. La valeur du service ouvrant droit à pension est calculée comme étant la moyenne des gains des cinq meilleures années consécutives. Les prestations sont coordonnées avec celles du régime de pensions du Canada et du régime des rentes du Québec, et indexées en fonction de l’inflation. Prestations de retraite – bureaux régionaux Les contributions du Centre à l’ensemble des bureaux régionaux s’élevaient à 690 $ pour l’exercice qui a pris fin le 31 mars 2026 (594 $ au 31 mars 2025).
13. Gestion des capitaux propres Les soldes de capitaux propres du Centre comprennent des capitaux propres affectés et non affectés, des capitaux propres nets investis en immobilisations, et des capitaux propres réservés. Le Centre a mis en place un règlement administratif concernant les capitaux propres afin de s’assurer qu’il est adéquatement financé, et que la participation est déterminée, évaluée et gérée. En matière de gestion des capitaux propres, le Centre cherche à conserver des fonds suffisants afin que sa situation financière soit bien assurée. La gestion des capitaux propres est assujettie à la politique relative aux capitaux propres, qui a reçu l’aval du Conseil des gouverneurs et en vertu de laquelle le Centre affecte une partie des capitaux propres au financement d’activités de programmation et d’exploitation spéciales ou d’envergure prévues pour de futurs exercices financiers. Par ailleurs, la direction met de côté une partie des capitaux propres pour constituer une réserve aux fins de la planification financière. Cette réserve vise à absorber les répercussions de toute fluctuation marquée des dépenses au titre de la programmation en recherche pour le développement. Enfin, le Centre n’est assujetti à aucune exigence extérieure relative à ses capitaux propres.
Renseignements complémentaires
Capitaux propres affectés Les capitaux propres affectés destinés à des legs ou à des dons diminuent à mesure que les fonds sont utilisés conformément à leur destination. Un montant total de 1,2 million de dollars a été mis de côté dans les capitaux propres affectés afin de soutenir les étudiants des universités canadiennes menant des travaux de recherche dans le cadre d’une maîtrise ou d’un doctorat sur les forêts, le climat et l’inclusion. En 2016-2017, on a ajouté 0,1 million de dollars aux capitaux propres affectés pour les fonds reçus pour les bourses du Fonds David et Ruth Hopper et Ramesh et Pilar Bhatia Canada. Ces fonds sont utilisés pour soutenir les jeunes chercheures et chercheurs par le biais de bourses d’études ou de stages.
62
RAPPORT ANNUEL DU CRDI 2025-26
Capitaux propres nets investis en immobilisations Il s’agit des investissements nets du Centre dans des immobilisations qui seront amortis sur des périodes comptables à venir (voir les notes 5 et 6). Capitaux propres réservés Les capitaux propres réservés ont pour objectif d’assurer la position financière du Centre en faisant en sorte que celui-ci dispose d’un solde raisonnable pour absorber les fluctuations touchant le décaissement des engagements pluriannuels en cours au titre des programmes de recherche et pour financer de futures acquisitions d’immobilisations corporelles et incorporelles ainsi que les investissements ou initiatives à venir.
14. Engagements Engagements au titre des projets de recherche Le Centre s’est engagé à effectuer des versements de subventions allant jusqu’à 249,7 millions de dollars (329,5 millions de dollars au 31 mars 2025) au cours des six prochaines années. Ces paiements sont assujettis aux fonds fournis par le Parlement ou les bailleurs de fonds, au respect par les bénéficiaires des modalités de leurs accords de subvention et à l’exécution des contrats de service existants. De cette somme, 155,9 millions de dollars (181,2 millions de dollars au 31 mars 2025) devraient provenir de crédits parlementaires futurs, le solde de 93,8 millions de dollars (148,3 millions de dollars au 31 mars 2025) devant être obtenu en vertu d’accords de contribution conclus avec des bailleurs de fonds.
D’ici un an Dans plus d’un an, mais pas plus de cinq ans Dans plus de cinq ans Total des paiements à effectuer
31 mars 2026
31 mars 2025
143 987)
171 122)
105 562) 144) 249 693)
158 187) 202) 329 511)
Autres Le Centre est tenu de respecter divers accords relatifs à des produits et services au Canada et à l’étranger. Les accords expirent à des dates différentes, et le dernier prend fin en 2045. Les paiements à effectuer en vertu de ces engagements sont les suivants :
D’ici un an Dans plus d’un an, mais pas plus de cinq ans
31 mars 2026
31 mars 2025
5 066)
5 314)
16 222)
Dans plus de cinq ans
34 303)
Total des paiements à effectuer
55 591)
14 253) 35 570) 55 137)
METTRE À L’ÉCHELLE L’IMPACT POUR UN CHANGEMENT DURABLE
63
15. Tableau des charges
Programmation en recherche pour le développement Contributions destinées aux institutions et aux particuliers Salaires et avantages liés aux activités de base Salaires et avantages liés aux projets cofinancés a Services professionnels Charges liées aux projets cofinancés
a
Déplacements
31 mars 2025
213 845)
218 238)
32 380) 10 111) 8 466) 2 081) 1 954)
28 654) 9 069) 7 182) 1 683) 2 168)
Locaux
1 605)
1 614)
Amortissement des immobilisations corporelles et incorporelles
1 187)
915) 1 163)
976)
980)
Amortissement des actifs au titre du droit d’utilisation Intérêts sur les obligations locatives Réunions et conférences Mobilier de bureau, matériel et entretien Autres
Services généraux et administratifs Salaires et avantages Dépenses afférentes aux logiciels Services professionnels Amortissement des actifs au titre du droit d’utilisation Intérêts sur les obligations locatives Locaux Déplacements Mobilier de bureau, matériel et entretien Amortissement des immobilisations corporelles et incorporelles Autres
Charges totales a
64
31 mars 2026
1 157)
127) 66)
368) 168)
3 273)
2 751)
277 228)
274 953)
31 mars 2026
31 mars 2025
17 212)
16 451)
2 668) 1 367) 544) 459) 385) 213)
2 828) 2 580) 547) 461) 365) 454)
186)
1 158)
170)
173) 1 875)
25 082)
26 892)
302 310)
301 845)
1 878)
Il s’agit de tous les coûts directement reliés au renforcement des capacités de recherche dans le cadre de projets et de programmes cofinancés. Les charges à ce titre s’élèvent à 12 192 $ (10 752 $ au 31 mars 2025). Les charges visant les capacités de recherche correspondent à la pluralité des rôles que le CRDI joue en tant que bailleur de fonds pour la recherche, conseiller et courtier du savoir. Cela signifie que le CRDI est un organisme subventionnaire de la recherche et qu’il renforce les capacités des bénéficiaires tout au long du processus de recherche.
RAPPORT ANNUEL DU CRDI 2025-26
16. Versements de subvention Méthodes comptables
Tous les versements de subvention à des institutions qui mènent des projets de recherche approuvés par le Centre sont tributaires de l’attribution de financement par le Parlement et de l’obtention de contributions de bailleurs de fonds. Ils sont inscrits à titre de charges, soit sous Projets de recherche financés par le crédit parlementaire, soit sous Projets de recherche financés par les contributions de bailleurs de fonds, pour l’exercice durant lequel ils deviennent exigibles en vertu des conditions des accords conclus. Les remboursements afférents à des versements de subvention effectués antérieurement sont comptabilisés en réduction des charges de l’exercice courant ou en tant qu’autres produits dans les cas où le compte de la subvention a été fermé.
17. Produits Méthodes comptables
Crédit parlementaire Le crédit parlementaire est inscrit à titre de produit de l’exercice au cours duquel il est approuvé par le Parlement. L’exception concerne les fonds reçus pour des projets et des programmes particuliers, qui sont reportés à la réception et comptabilisés comme des charges connexes lorsqu’ils sont engagés. Le Centre ne reçoit aucun crédit parlementaire dont la condition principale est qu’il doit acheter, construire ou acquérir par tout autre moyen des immobilisations corporelles. Hormis les crédits parlementaires reçus pour des projets et programmes particuliers, il n’existe aucune condition ou éventualité en vertu desquelles le crédit parlementaire devrait être remboursé une fois reçu par le Centre. La Loi sur le CRDI confère au Conseil des gouverneurs le pouvoir d’affecter tous les fonds octroyés au Centre. Contributions de bailleurs de fonds Le Centre conclut des accords de financement conjoint (de contribution) avec différents bailleurs de fonds pour compléter son financement de la recherche pour le développement en approfondissant et en élargissant la portée de ses programmes, en augmentant ses ressources pour les projets et les programmes de recherche sur le développement, et en mettant l’innovation à l’échelle. Le Centre gère les contributions des bailleurs de fonds ainsi que sa propre contribution, laquelle est financée par le crédit parlementaire. Les sommes reçues ou à recevoir en vertu d’accords de contribution conclus avec des bailleurs de fonds sont inscrites à titre de produits reportés jusqu’à ce que le Centre remplisse les conditions associées aux accords. Ces produits reportés sont comptabilisés systématiquement à titre de produits dans l’exercice où les charges sont engagées pour les besoins pour lesquels ils ont été reçus.
Renseignements complémentaires
Crédit parlementaire approuvé Partie reportée pour des projets et des programmes précis Crédit reporté comptabilisé Portion du crédit parlementaire comptabilisée dans l’état du résultat global
31 mars 2026
31 mars 2025
167 368)
160 270)
(14 700) 8 197) 160 865)
(6 000) 7 200) 161 470)
Les produits comptabilisés à ce titre se répartissent de la manière suivante entre les différents bailleurs de fonds.
Foreign, Commonwealth & Development Office (FCDO) Fonds du Partenariat mondial pour l’éducation (GPE) Affaires mondiales Canada (AMC) The Secretary of State for Health and Social Care (DHSC) du Royaume-Uni
31 mars 2026
31 mars 2025
64 471)
49 674)
32 582) 11 092) 8 192)
33 391) 9 492) 9 199)
METTRE À L’ÉCHELLE L’IMPACT POUR UN CHANGEMENT DURABLE
65
Ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas La Fondation William et Flora Hewlett Fondation Rockefeller United States Agency for International Development (USAID) Foundation Gates Agence norvégienne de coopération pour le développement (Norad)
5 376) 2 665) 2 311) 2 300) 2 048) 1 118) 937)
Fondation Azrieli
300)
Australian Centre for International Agricultural Research Agence suédoise de coopération internationale au développement (Asdi) Autres organismes bailleurs de fonds Total des contributions des bailleurs de fonds
207) 284) 133 883)
5 951) 3 061) 2 107) 293) 1 311) 2 920) 834) 24) 1 769) 309) 120 335)
Le Centre recouvre les frais administratifs engagés pour l’administration des contributions de bailleurs de fonds. Pour l’exercice qui a pris fin le 31 mars 2026, les sommes recouvrées s’établissaient à 12 154 $ (10 896 $ au 31 mars 2025), dont 1 008 $ (863 $ au 31 mars 2025) provenaient d’AMC.
18. Transactions avec des parties liées Méthodes comptables
Le gouvernement du Canada est l’entité mère du Centre et exerce ainsi un contrôle sur ce dernier; par conséquent, en vertu du principe de propriété commune, le Centre est lié à tous les ministères, organismes et sociétés d’État créés par le gouvernement du Canada. Dans le cours habituel de ses activités, il procède à des transactions avec d’autres entités du gouvernement du Canada selon les conditions qui s’appliquent aux transactions avec des parties non liées. Toutes les transactions sont comptabilisées de la somme de l’échange, que l’on estime avoisiner la juste valeur. Il est fait mention des transactions avec des parties liées aux notes 11 et 17 afférentes aux présents états financiers. Rémunération des principaux dirigeants Les principaux dirigeants sont les membres du Conseil des gouverneurs, la présidente du Centre et les vice-présidents. La rémunération versée ou due aux principaux dirigeants au cours de l’exercice est résumée dans le tableau suivant.
Salaires et avantages sociaux à court terme Indemnités de cessation d’emploi et avantages postérieurs à l’emploi
31 mars 2026
31 mars 2025
2 130)
1 611)
314) 2 444)
222) 1 833)
19. Instruments financiers et risques associés Méthodes comptables
Les instruments financiers du Centre comprennent la trésorerie, les placements, les créances, les obligations locatives et les créditeurs et charges à payer enregistrés dans le cours normal de ses activités. Ils sont d’abord comptabilisés à la juste valeur, qui est habituellement considérée comme équivalant au prix de transaction (contrepartie versée). Ils sont ensuite évalués en fonction de leur classification. 66
RAPPORT ANNUEL DU CRDI 2025-26
La classification est la suivante : Instruments financiers Trésorerie Placements Créances Obligations locatives Créditeurs et charges à payer
Classification et méthode d’évaluation Actifs financiers à la juste valeur par le biais du résultat net Actifs financiers au coût amorti Actifs financiers au coût amorti Passifs financiers au coût amorti Passifs financiers au coût amorti
Perte de valeur des actifs financiers Le Centre évalue les actifs financiers à la date d’établissement de chacun des rapports financiers afin de déterminer s’il y a eu perte de valeur d’un actif ou d’un groupe d’actifs, et ce, à l’aide d’un modèle unique et prospectif de dépréciation fondé sur les pertes attendues. Tout rajustement de la valeur comptable d’un actif financier est comptabilisé dans l’état du résultat global. Au 31 mars 2026, aucun actif financier du Centre n’avait subi de perte de valeur.
Risques associés aux instruments financiers Les principaux risques auxquels le Centre est exposé parce qu’il possède des instruments financiers sont le risque de crédit, le risque de marché et le risque de liquidité. Le Centre a recours à divers autres instruments financiers, tels que la trésorerie, les placements, les comptes débiteurs, les comptes créditeurs et les charges à payer, qui découlent du cours des activités. Risque de crédit Le risque de crédit est le risque qu’une contrepartie à un instrument financier manque à ses obligations envers le Centre et l’amène à subir une perte financière. Le Centre est exposé au risque de crédit, puisqu’il a des placements et qu’il consent du crédit à ses bénéficiaires et à ses bailleurs de fonds dans le cours normal de ses activités. L’exposition maximale concerne les sommes ayant trait à la trésorerie, aux placements et aux créances qui sont présentées dans le bilan du Centre. Le Centre n’utilise pas de dérivés de crédit ou d’instruments semblables afin d’atténuer le risque et, par conséquent, l’exposition maximale est la valeur comptable totale ou la valeur nominale de l’actif financier. Le Centre réduit au minimum le risque de crédit sur les liquidités en ne les déposant qu’auprès d’une institution financière réputée et de qualité. Par ailleurs, la direction estime que le risque de crédit associé aux créances est minime, puisque la plupart des créances sont exigibles d’entités du gouvernement du Canada. Le risque de crédit associé aux créances exigibles des bailleurs de fonds est estimé comme faible par la direction, puisque la plupart des créances sont exigibles d’entités gouvernementales canadiennes ou étrangères qui ont passé des contrats avec le Centre. La politique en matière de placements du Centre définit la cote de crédit minimale des parties qui est acceptable en ce qui a trait aux placements. Les placements dans les établissements financiers et les sociétés doivent obtenir, d’une agence de cotation extérieure, des cotes minimales équivalant à la cote R-1 (faible) du Dominion Bond Rating Service (DBRS). Les cotes minimales du DBRS pour les instruments à moyen et long terme doivent détenir une note minimale de A (faible) s’ils sont émis par des gouvernements, des banques et des sociétés commerciales de l’annexe I. S’ils sont émis par des banques de l’annexe II, ils doivent détenir une cote minimale de AA (faible). Le Centre examine régulièrement la cote de crédit des émetteurs desquels il a obtenu des placements et consulte la vice-présidente, Ressources, et chef de la direction financière quand la cote de crédit d’un émetteur passe sous le niveau prévu dans la politique. Le Comité des finances et de l’audit du Conseil des gouverneurs réexamine et approuve au besoin la politique en matière de placements. Cette politique et les procédures connexes ont pour but de gérer et de limiter le risque de crédit associé aux instruments financiers. Concentrations du risque de crédit Le tableau suivant résume les risques que court le Centre en matière de crédit. Cote DBRS Fédérales
AAA
Provinciales
A+ à AA+
De sociétés
A+ à AA
31 mars 2026
31 mars 2025
3 046)
3 034)
29 363) 3 916)
30 222)
METTRE À L’ÉCHELLE L’IMPACT POUR UN CHANGEMENT DURABLE
3 928)
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Municipales Banques canadiennes de l’annexe I
A+ BBB à AA+
877) 12 400)
884) 14 900)
49 602)
52 968)
Risque de marché Le risque de marché est le risque que la juste valeur ou les flux de trésorerie futurs d’un instrument financier fluctuent en raison de variations des prix des marchés. Il comprend trois types de risques : le risque de change, le risque de taux d’intérêt et les autres risques de prix. Le Centre est exposé à des pertes éventuelles en raison des fluctuations des taux d’intérêt et de change. Risque de change Par risque de change, on entend l’effet défavorable que les fluctuations des taux de change risquent d’avoir sur la juste valeur ou les flux de trésorerie futurs d’un instrument financier. Le Centre est exposé à un risque de change en partie en raison des coûts d’exploitation locaux de ses cinq bureaux régionaux situés à différents endroits dans le monde. En ce qui concerne les charges de ses bureaux régionaux, le Centre ne se couvre pas contre les fluctuations des taux de change et accepte les risques opérationnels et financiers associés à ces fluctuations, risques qu’il n’estime pas importants. Le Centre conclut, avec des bailleurs de fonds non canadiens, des accords de contribution pluriannuels qui sont libellés dans d’autres devises que le dollar canadien. À la réception, un paiement périodique d’un bailleur de fonds est converti comme il est décrit dans la note 19. Le Centre engage par ailleurs des charges et conclut des accords de subvention pluriannuels qui sont principalement libellés en dollars canadiens. De plus, le Centre gère le risque de change engendré par ces activités en mettant de côté une partie des fonds obtenus en vertu de l’accord de contribution pour absorber les gains et les pertes de change. L’importance des fonds ainsi mis de côté est fonction des fluctuations annuelles réelles des devises; on n’ajoute des fonds qu’au besoin et on ne les débloque qu’au moment où l’accord tire à sa fin et qu’il n’est plus nécessaire de les mettre de côté. En ce qui concerne les produits qu’il reçoit en devises, le Centre ne se couvre pas contre les fluctuations des taux de change et accepte les risques opérationnels et financiers associés à ces fluctuations, risques qu’il n’estime pas importants pour un exercice donné. Risque de taux d’intérêt Le risque de taux d’intérêt est le risque que la juste valeur ou les flux de trésorerie futurs d’un instrument financier fluctuent en raison de changements dans les taux d’intérêt du marché. Le Centre est exposé aux fluctuations des taux d’intérêt sur ses investissements, car cela aurait une incidence sur la juste valeur des instruments. La gestion du Centre entend conserver ces instruments jusqu’à l’échéance, de percevoir les flux de trésorerie contractuels pour la durée du placement et de réduire l’exposition aux fluctuations de la juste valeur. La direction estime que le Centre n’est pas exposé à un risque de taux d’intérêt élevé. Risque de liquidité Le risque de liquidité est le risque que le Centre éprouve des difficultés à respecter ses obligations financières à échéance. Celui-ci peut provenir de la non-concordance des flux de trésorerie ayant trait aux éléments d’actif et de passif. Par ailleurs, la fonction de trésorerie est chargée de la gestion des liquidités du Centre. Le Centre gère ce risque en surveillant les flux de trésorerie prévus et réels et en faisant concorder les échéances des actifs financiers et des passifs financiers. Le Centre peut également disposer de placements dans des titres négociables faciles à convertir en espèces, afin de s’assurer d’avoir suffisamment de liquidités pour répondre aux besoins de trésorerie prévus. Compte tenu du calendrier des encaissements et des décaissements, l’exposition du Centre au risque de liquidité est minime. Les comptes créditeurs et les charges à payer sont généralement exigibles dans l’année suivant la date de l’état de la situation financière. Pour l’analyse des échéances des flux de trésorerie contractuels non actualisés liés aux obligations locatives, se reporter à la note 10.
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RAPPORT ANNUEL DU CRDI 2025-26
20. Conversion de devises Méthodes comptables
Les transactions libellées dans des monnaies autres que la monnaie de fonctionnement du Centre sont comptabilisées au taux en vigueur à la date de transaction. À la fin de chaque période de référence, les éléments monétaires libellés en devises étrangères sont convertis en dollars canadiens selon le taux de change en vigueur à cette date. Les gains et les pertes de change sont comptabilisés dans les autres produits au cours de la période durant laquelle ils surviennent. Quant aux éléments non monétaires, ils sont mesurés au coût historique et ne sont pas réévalués. Le Centre n’a pas activement recours à des instruments de couverture pour se protéger contre les fluctuations des devises.
21. Renseignements supplémentaires sur les flux de trésorerie
Charges d’intérêts sur les obligations de location Intérêts reçus de dépôts bancaires Intérêts reçus des investissements
31 mars 2026
31 mars 2025
1 435)
1 441)
642) 1 726)
1 071) 1 832)
La variation des créances et des charges payées d’avance exclut un montant de -0,7 million de dollars (-2,9 millions de dollars au 31 mars 2025), car ce montant concerne les produits reportés. La variation des comptes créditeurs et des charges à payer exclut un montant de 0,1 million de dollars (0,1 million de dollars au 31 mars 2025), car ce montant est lié à l’acquisition de biens et d’équipements, dans le cadre des activités d’investissement.
METTRE À L’ÉCHELLE L’IMPACT POUR UN CHANGEMENT DURABLE
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