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Parole de Jerusalem - Juillet/Aout 2026

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PAROLE DE JÉRUSALEM

L’Ambassade Chrétienne Internationale de Jérusalem a été créée en 1980 en reconnaissance de l’importance biblique de Jérusalem et de son lien unique avec le peuple juif. Aujourd’hui, l’ICEJ représente des millions de chrétiens, d’églises et de dénominations à la nation et au peuple d’Israël. Nous reconnaissons au travers de la restauration d’Israël la fidélité de Dieu à garder son ancienne alliance avec le peuple juif.

Nos principaux objectifs sont :

• Se tenir aux côtés d’Israël ;

• Équiper et enseigner l’Église mondiale par rapport aux desseins de Dieu avec Israël et les nations du Moyen-Orient ;

• Être une voix active de réconciliation entre juifs, chrétiens et arabes et soutenir les églises et congrégations de Terre Sainte. Depuis son siège social à Jérusalem, l’ICEJ s’adresse à plus de 170 pays, avec des branches dans plus de 90 pays. Notre vision est :

• D’atteindre chaque segment de la société israélienne avec un témoignage chrétien de confort et d’amour ;

• D’atteindre et de représenter activement le soutien des dénominations, des églises et des croyants envers Israël

L’ambassade chrétienne est un ministère chrétien non confessionnel soutenu par les contributions volontaires de nos membres et amis à travers le monde. Nous vous invitons à vous joindre à nous dans nos œuvres pour Israël et pour le peuple juif dans le monde en faisant un don aux projets en cours de l’ICEJ.

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FROM JERUSALEM

CREDITS

ICEJ Ambassade Chrétienne Internationale de Jérusalem P.O. Box 1192, Jérusalem, 9101002 Israël Tél : +972 253 99 700, email: icej@icej.org Internet: www.fr.icej.org

ICEJ – France

Directeur National : Robert Baxter infos@icej-france.fr | www.icej-france.fr Tél : 01 49 17 11 24

Administration : Josiane Brassac, 4C Impasse du Fournat 26150 DIE josbra@me.com / Tél : 04 75 22 05 60 Contact pour la Martinique : eloise.renel@orange.fr

Dons:

CIC Paris la Villette 75019 PARIS IBAN/FR76 3006 6107 5100 0203 4950 113 BIC/SWIFT CMCIFRPP

ICEJ – Suisse CH-8000 Zurich / +41 62 726 01 95 www.icej.ch | info@icej.ch

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Directeur National : Judicaël Mounguengui BP: 18014 - Libreville, Gabon contact@icej-gabon.org

Tel: (+241)-074285574; (+241)-066248050

Traduction et adaptation: Catherine Pierre-Léandre

Administration : Josiane Brassac josbra@me.com

ROSH CHODESH POUR LES FRANCOPHONES Une réunion hebdomadaire, organisée par l’ICEJ France à lieu par Zoom, tous les vendredis soir de 20h à 21h (heure d’Europe centrale) pour prier ensemble en français pour Israel. En plus, une fois sur deux, une deuxième heure supplémentaire est rajoutée de 21 h à 22h. Pour vous connecter et participer, veuillez utiliser le lien suivant : on.icej.org/RCPanelist

LETTRE DU PRÉSIDENT

Chers amis,

Ce numéro de notre magazine « Parole de Jérusalem » vous parvient quelques jours seulement après le Sommet de Jérusalem. Il s’agissait d’un rassemblement d’urgence réunissant d’éminents théologiens et universitaires autour des thèmes d’Israël et du sionisme.

Ce qui a caractérisé notre premier Sommet de Jérusalem, c’est la présence même de Dieu parmi nous. Même s’il s’agissait d’une conférence riche en exposés théologiques et en informations détaillées, de nombreux pasteurs en sont repartis en déclarant que c’était la conférence la plus ointe à laquelle ils avaient assisté de toute leur vie. Je crois que cela n’est pas seulement dû au fait que nous avions d’excellents intervenants venus du monde entier, mais aussi au fait que nous avons préparé ce Sommet pendant une année entière, avec des réunions de prière hebdomadaires dans le cadre de notre Rassemblement mondial de prière.

L’un des moments forts du Sommet a été la soirée de clôture au ministère israélien des Affaires étrangères, où l’ambassadeur américain Mike Huckabee a pris la parole en tant qu’orateur principal. Nous avons tous été surpris qu’il ne délivre pas un message politique ou diplomatique, mais il a partagé son cœur en s’appuyant sur la Parole de Dieu concernant la vocation d’Israël. Tout le monde a été grandement encouragé, et nous sommes très reconnaissants envers le ministère des Affaires étrangères de nous avoir si gracieusement ouvert ses portes.

L’un des miracles a été que tous les intervenants que nous avions invités ont accepté de prendre la parole lors de notre rassemblement. Nous avons également accueilli plus de participants que prévu, d’autant plus que des missiles iraniens s’étaient abattus sur Israël la veille même du début de l’événement. Cette brève escalade n’a eu aucune incidence sur la participation ni sur les intervenants. Il régnait véritablement parmi nous un esprit de détermination et de clarté. De plus, plus de 3 500 personnes se sont jointes à nous en ligne, ce qui a constitué une autre agréable surprise et une réponse à nos prières.

À peine une semaine après le Sommet, nous avons assisté à une conférence spéciale à Tel-Aviv, baptisée « MuniExpo », la plus grande conférence annuelle organisée par le gouvernement israélien, à laquelle participent tous les maires et les responsables locaux du pays. Ce fut un événement véritablement historique. Pour la première fois, une session spéciale a été organisée afin de mettre en avant les contributions des chrétiens à la nation d’Israël et aux différentes communautés à travers le pays. L’objectif était de renforcer les relations judéo-chrétiennes en s’appuyant sur nos valeurs judéo-chrétiennes communes, et mon collègue David Parsons en était l’orateur principal.

Le prochain grand événement au calendrier de l’ICEJ est la célébration de la Fête des Tabernacles, du 25 au 30 septembre. Faites de votre mieux pour vous joindre à nous à Jérusalem à l’occasion de Souccot, alors que nous nous rassemblerons sous le thème prophétique « De Sion le Seigneur rugit ».

J’espère également que vous apprécierez les récits et les photos présentés dans ce magazine, qui illustrent nos projets d’aide sociale dans la zone frontalière de Gaza, ainsi que nos efforts pour nourrir les plus démunis, accueillir de nouveaux immigrants juifs et prendre soin des survivants de la Shoah.

Nous avons le sentiment d’entrer dans une nouvelle phase passionnante de notre ministère ici en Israël, et nous vous demandons de prier pour nous. Outre vos prières, merci de continuer à soutenir financièrement notre ministère dans la mesure de vos moyens.

Shalom et bénédictions depuis Jérusalem,

de l’ICEJ

PHOTO DE COUVERTURE :

L’ambassadeur Mike Huckabee prend la parole lors du Sommet de Jérusalem 2026.

4 DE

RETROSPECTIVE SUR LE SOMMET DE JÉRUSALEM 6-11

LE KIBBOUTZ BE’ERI : RECONSTRUIRE UNE COMMUNAUTÉ, RÉTABLIR L’ESPOIR

DES VOLS CHARTER DE L’ICEJ POUR RAMENER LES JUIFS FRANÇAIS CHEZ EUX, À SION EXPLORER DE NOUVEAUX HORIZONS EN ASIE

De SION le SEIGNEUR RUGIT

Le retour de la véritable voix prophétique
-

PAR LE DR JÜRGEN BÜHLER, PRÉSIDENT DE L’ICEJ

Joël fut l’un des premiers prophètes hébreux à proclamer « le Jour du Seigneur ». La date exacte de sa prophétie reste incertaine, car il n’a jamais lié son message au règne d’un roi en particulier. D’anciens sages juifs, tels que Jarchi et Kimchi, pensaient qu’il avait prophétisé pendant les années de sécheresse annoncées par Élie (1 Rois 17:1), tandis que d’autres le situent sous le règne de la reine Athalie.

Le livre de Joël est centré sur le « Jour du Seigneur » à venir. L’apôtre Paul a écrit que le Jour du Seigneur viendra comme « un voleur dans la nuit » (1 Thessaloniciens 5:2) ; totalement imprévisible, à l’image des voleurs qui surgissent à l’improviste quand on s’y attend le moins. Selon l’apôtre Pierre, les cieux se dissoudront et la terre brûlera (2 Pierre 3:10). C’est le grand jour du jugement pour l’humanité, ou comme l’a dit Ésaïe : « … c’est le jour de la vengeance du Seigneur, l’année de la rétribution pour la cause de Sion » (Ésaïe 34:8).

Le prophète Sophonie l’a décrit plus en détail : « Le grand jour du Seigneur est proche… C’est un jour de colère, un jour de détresse et d’angoisse, de ruine et de dévastation… » (Sophonie 1:14-15)

Voyant ce jour s’abattre sur le monde, Joël a d’abord appelé toute la nation à se rassembler pour jeûner, prier et se repentir, car « qui sait s’Il ne reviendra pas, s’Il ne se repentira pas et s’Il ne laissera pas derrière Lui une bénédiction… » (Joël 2:14). Joël a pressenti l’urgence de la situation et a appelé le peuple à se rassembler et à pleurer « entre le porche et l’autel ». Certains commentateurs pensent qu’il avait prévu la conquête babylonienne plusieurs siècles à l’avance.

Pourtant, comme beaucoup de prophètes bibliques, sa vision s’étendait également vers un avenir lointain. « Et il arrivera après cela… » Joël eut une double vision concernant les derniers jours.

Tout d’abord, il a vu venir un grand réveil. « Après cela, Je répandrai Mon Esprit sur toute chair ; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos vieillards auront des songes, Et vos jeunes gens des visions. Même sur les serviteurs et sur les servantes, Dans ces jours-là, Je répandrai

Mon Esprit. » (Joël 2:28-29) Ce serait une période de grand réveil et de renouveau.

De nombreux prophètes, tels qu’Ésaïe, Ézéchiel et Zacharie, ont vu un réveil similaire en ces derniers temps pour Israël. Prêchant des siècles plus tard à Jérusalem, Pierre a vu des « temps de rafraîchissement » attendre son peuple (Actes 3:19). Tout cela signifie qu’avant le grand et redoutable Jour du Seigneur, nous pouvons nous attendre à une effusion du Saint-Esprit, centrée sur Israël.

Deuxièmement, Joël eut une vision moins encourageante. Il vit la vallée de Josaphat, qui signifie « le Seigneur juge ». Elle fait partie de la vallée du Cédron, à l’est de Jérusalem. Elle symbolise le jugement de Dieu sur les nations, comme d’autres prophètes l’ont également entrevu. Bien qu’il y ait une possibilité pour que « toute chair » soit remplie du Saint-Esprit et invoque le nom du Seigneur, Dieu prépare également les nations au jugement, principalement en fonction de la manière dont elles ont traité Israël.

Ainsi, le prophète Joël a vu à la fois un réveil et un jugement, tant pour Israël que pour les nations. Ce n’est pas seulement la vision de Joël, mais aussi celle de presque tous les prophètes de la Bible. Cela me frappe, car aujourd’hui, la plupart des voix prophétiques contemporaines ne parlent que de réveil, de croissance de l’Église, de santé et de prospérité. Joël a vu cela lui aussi, mais il a également mis en garde son peuple et les nations contre le grand et redoutable Jour du Seigneur.

En effet, je suis frappé de constater que l’Église a largement échoué à prévoir les grands bouleversements mondiaux de la dernière décennie : la pandémie de Covid, une guerre majeure en Ukraine, et bien sûr le 7 octobre. Après l’horrible invasion terroriste d’Israël, nous, à l’ICEJ, nous sommes demandé pourquoi personne ne l’avait vraiment vue venir. D’une certaine manière, l’échec d’Israël en matière de sécurité présente un parallèle frappant avec l’Église ; nous avons tous été pris complètement par surprise.

Amos déclare : « Car le Seigneur Dieu ne fait rien sans avoir révélé Son secret à Ses serviteurs, les prophètes. » (Amos 3:7) Pourtant, nous entendons régulièrement : « Cette année sera votre meilleure année » ou « Une nouvelle saison de prospérité s’annonce ». Au cours des cinquante dernières années, j’ai entendu tant de fois que le réveil allait arriver en Allemagne, et vous avez sans doute entendu la même chose à propos de votre pays. Très peu de voix, comme celle de l’enseignant biblique David Pawson, avaient entrevu, il y a déjà vingt-cinq ans, des événements tels que l’islamisation radicale de son pays, le Royaume-Uni.

Les prophètes qui ne proclament que des temps heureux ne sont pas un phénomène nouveau. C’est un phénomène aussi ancien que le peuple de Dieu. Jérémie et Ézéchiel ont réprimandé les prophètes de leur époque qui ne voyaient que la paix et le bien-être et ne percevaient pas le jugement de Dieu qui s’annonçait (Ézéchiel 12:24).

Pourquoi ce courant prophétique unilatéral ? Principalement parce qu’il satisfait les désirs de notre propre cœur. Qui ne souhaite pas la croissance et la prospérité ? En revanche, nous avons du mal à accepter les paroles sévères de correction et de jugement.

Le prophète Habacuc a été confronté précisément à ce dilemme. Il était tourmenté par les temps difficiles que traversait Israël et s’est écrié vers Dieu : « Jusqu’à quand ? » Pourtant, Dieu ne lui a pas répondu comme il aurait pu s’y attendre, en lui disant : « Ne t’inquiète pas. De grands jours t’attendent. » Au lieu de cela, Dieu lui a dit : « Tu trouves que la situation est mauvaise en ce moment ? Ce n’est que le début. J’enverrai les Chaldéens pour juger Israël. »

Dieu a même introduit Sa parole en ces termes : « Jetez les yeux parmi les nations, regardez, Et soyez saisis d’étonnement, d’épouvante! Car je vais faire en vos jours une œuvre, que vous ne croiriez pas si on la racontait. » (Habacuc 1:5)

Aurions-nous, nous aussi, eu du mal à y croire si le Seigneur avait annoncé une pandémie mondiale en 2020, la fermeture des églises

« APRÈS CELA, JE RÉPANDRAI MON ESPRIT SUR TOUTE CHAIR ; VOS FILS ET VOS FILLES PROPHÉTISERONT, VOS VIEILLARDS AURONT DES SONGES, ET VOS JEUNES GENS DES VISIONS. MÊME SUR LES SERVITEURS ET SUR LES SERVANTES, DANS CES JOURS-LÀ, JE RÉPANDRAI MON ESPRIT. » (JOËL 2:28-29)

partout dans le monde et l’effondrement de grands ministères ? Même les responsables de la sécurité israéliens n’ont pas tenu compte des signes avant-coureurs apparus dans les jours, voire les heures, qui ont précédé l’horrible invasion depuis Gaza.

Vous pourriez être tentés de penser que la fonction d’un prophète du Nouveau Testament est davantage remplie de paroles de grâce et d’encouragement. Mais un examen attentif du Nouveau Testament, en particulier du livre des Actes, nous montre que l’équilibre des paroles prophétiques de l’Ancien Testament se retrouve également dans le Nouveau.

« En ce temps-là, des prophètes descendirent de Jérusalem à Antioche. L’un deux, nommé Agabus, se leva, et annonça par l’Esprit qu’il y aurait une grande famine sur toute la terre. Elle arriva, en effet, sous Claude. » (Actes 11: 27-28) Cette parole prophétique concernant une famine mondiale poussa les églises à préparer des offrandes spéciales pour les croyants d’Israël.

Peut-être qu’un prophète du type d’Agabus aurait aujourd’hui prédit la Covid. Ce même Agabus avait prophétisé de manière saisissante que Paul serait lié à Jérusalem et livré aux païens (Actes 21:10-11). Et il n’était pas le seul prophète à avoir une parole aussi difficile pour Paul. Dans Actes 20:23, Paul déclarait : « Le Saint-Esprit témoigne dans chaque ville que des chaînes et des tribulations m’attendent. » Pourtant, chose remarquable, Paul l’a accepté comme la parole de Dieu à son égard.

Vous pourriez également être tenté de croire que cela n’a pas de rapport avec notre époque, car le Jour du Seigneur est encore lointain. Joël, cependant, nous donne un repère temporel précis quant au moment où ces prophéties s’accompliront :

« Car voici, en ces jours, en ce temps-là, Quand Je ramènerai les captifs de Juda et de Jérusalem, Je rassemblerai toutes les nations, Et Je les ferai descendre dans la vallée de Josaphat; Là, J’entrerai en jugement avec elles, Au sujet de Mon peuple, d’Israël, Mon héritage, Qu’elles ont dispersé parmi les nations, Et au sujet de Mon pays qu’elles se sont partagé… » (Joël 3:1-2).

Ce sera à l’époque du rétablissement d’Israël, lorsque les nations tenteront de se partager la Terre d’Israël. Jamais une époque n’a mieux correspondu à cette description qu’aujourd’hui.

Cela signifie que si vous venez d’une nation qui accuse constamment Israël de génocide, d’apartheid et d’autres mensonges, tout en restant silencieuse face aux véritables atrocités commises au Nigeria ou au Congo, alors l’Église devrait s’alarmer et ne pas se contenter d’envisager un avenir radieux, mais aussi demander à Dieu un véritable avertissement prophétique pour votre nation.

Nous devons comprendre que le rugissement du Lion de Juda n’est pas seulement un appel au réveil, mais aussi – et peut-être avant tout – un appel au jugement et à la prise de compte devant Dieu. Cela signifie que nous avons besoin d’un retour du véritable ministère prophétique à notre époque, qui ose également prophétiser des vérités difficiles à l’Église et aux nations.

Nous prions pour que, lors de la Fête de cette année, le rugissement de Dieu se fasse entendre, avec des paroles d’encouragement et de réveil, mais aussi les paroles nécessaires de correction et de repentance. Priez avec nous pour que le Seigneur rugisse bel et bien depuis Sion.

L’ICEJ ORGANISE UN SOMMET D’URGENCE SUR ISRAËL ET L’ÉGLISE

CE RASSEMBLEMENT DE HAUT NIVEAU ABORDE LA MONTÉE DE L’ANTISÉMITISME, LA THÉOLOGIE DU REMPLACEMENT ET LE CREDO DE NICÉE

En juin, l’Ambassade Chrétienne Internationale de Jérusalem a organisé le Sommet de Jérusalem, une réunion d’urgence visant à encourager et à donner des outils aux responsables chrétiens afin qu’ils puissent faire face à la vague galopante d’antisémitisme qui se propage dans le monde entier depuis l’invasion terroriste d’Israël par le Hamas, le 7 octobre, il y a trois ans.

Les théologiens et spécialistes de la Bible de haut niveau qui se sont exprimés lors du Sommet ont également examiné les nouvelles formes de théologie du remplacement qui gagnent du terrain, même dans les milieux évangéliques, telles que la « nouvelle perspective de Paul ».

Enfin, le Sommet a abordé l’échec du concile de Nicée, tenu il y a 1 700 ans, à reconnaître le rôle central d’Israël dans la naissance de l’Église et l’identité juive de Jésus lors de la rédaction du Credo de Nicée. Cet examen du concile de Nicée fait suite à une année de prière et d’étude menée par l’ICEJ sur ce concile et son impact sur l’histoire de l’Église.

Plus de 200 théologiens, pasteurs et responsables de ministères chrétiens, issus de plus de 30 pays, ont participé au Sommet de Jérusalem en Israël, tandis que plus de 3 500 personnes se sont jointes à nous en ligne.

« Nous vivons un moment déterminant pour l’Église, alors que l’antisémitisme connaît une recrudescence alarmante à l’échelle mondiale à la suite de l’attaque terroriste du 7 octobre, et que trop de responsables chrétiens y répondent par le silence », a déclaré le président de l’ICEJ,

le Dr Jürgen Bühler, devant les délégués réunis. « Parallèlement, Israël est de plus en plus délégitimé – non seulement sur le plan politique, mais aussi dans le discours théologique, y compris au sein des milieux évangéliques. C’est pourquoi nous avons organisé le Sommet de Jérusalem afin d’aider à former les responsables chrétiens à lutter contre l’antisémitisme moderne, à rétablir la clarté biblique concernant Israël et à renforcer le témoignage de l’Église en cette période de confusion morale. »

Les interventions présentées lors du Sommet de Jérusalem seront publiées dans un ouvrage et mises en ligne sur la chaîne YouTube de l’ICEJ ainsi que sur d’autres plateformes de réseaux sociaux.

Le dernier jour du Sommet de Jérusalem, l’ICEJ a publié la « Déclaration de Jérusalem sur la foi de Nicée », une déclaration contemporaine de la foi et de l’engagement chrétiens élaborée par des théologiens et des responsables d’Églises respectés, sous l’égide de l’Ambassade Chrétienne Internationale de Jérusalem.

La « Déclaration de Jérusalem » réaffirme le Credo de Nicée en tant que déclaration unificatrice de la foi chrétienne, centrée sur la divinité de Jésus, tout en abordant les omissions majeures du concile de Nicée concernant l’humanité de Jésus en tant que Juif, omissions qui étaient essentielles pour établir son identité en tant que Messie promis. Cette Affirmation vise également à rétablir la reconnaissance par l’Église du rôle central et unique joué par Israël, les patriarches et les Écritures hébraïques dans la naissance et le développement de la foi chrétienne depuis ses origines.

Mon cher ami, le Dr Jürgen Bühler, et vous tous qui êtes réunis à cette importante rencontre de l’Ambassade Chrétienne de Jérusalem… Je vous remercie pour votre soutien, en particulier en ces temps difficiles. Ces temps sont difficiles car nous sommes confrontés à un tsunami d’antisémitisme et à un tsunami de diffamation qui cherche à effacer notre héritage judéo-chrétien commun.

Vous connaissez les faits. Vous connaissez l’histoire du peuple juif sur cette terre. Vous connaissez l’essor du christianisme sur cette terre. Vous connaissez nos racines communes, et vous connaissez nos valeurs communes, qui sont aujourd’hui attaquées par les islamistes radicaux et leurs divers collaborateurs, tant à l’extrême gauche qu’à l’extrême droite. Vous devez vous lever et défendre la vérité — et c’est ce que vous faites. La seule façon de lutter contre le mensonge, c’est avec la vérité, et je sais que le feu de la vérité et la fierté de notre héritage commun battent avec force dans votre cœur.

Levez-vous et battez-vous pour la vérité. Battez-vous pour Jérusalem, et battez-vous pour la grande alliance entre Israël et nos amis chrétiens. Merci !

L’AMBASSADEUR MIKE HUCKABEE

PREND

LA PAROLE

AU SOMMET

Le Sommet de Jérusalem s’est achevé par un programme spécial et un dîner au ministère israélien des Affaires étrangères, dont le point d’orgue a été un discours inspirant de l’ambassadeur des États-Unis en Israël, Mike Huckabee.

« Si nous soutenons Israël, ce n’est pas pour des raisons politiques, mais en raison des promesses que Dieu a faites à Abraham », a déclaré l’ambassadeur Huckabee aux pasteurs et dirigeants chrétiens pro-israéliens venus du monde entier. « Ce qui est extraordinaire, c’est qu’un tout petit pays de dix millions d’habitants l’emporte, encore et encore, alors que son existence est menacée par ceux qui ont une population dix fois plus importante et un budget militaire bien supérieur. Et pourtant, non seulement il survit, mais il prospère. »

« Alors, quel est le secret ? Le secret, c’est qu’il y a 3 800 ans, Dieu a dit à Abraham : “Je vais créer un peuple. Et ce sera toi. Et je vais t’installer dans un lieu. Et c’est celui-ci. Et ce sera ta terre. Et je vais te donner une mission. Et tu vas l’accomplir” », a déclaré M. Huckabee.

L’ambassadeur Huckabee a également évoqué les informations faisant état de violences à l’encontre des chrétiens en Israël, déclarant : « Je me rends dans ce pays depuis 53 ans. Je ne peux imaginer un accueil plus chaleureux que celui que j’ai reçu, non seulement de la part des responsables gouvernementaux, mais aussi de la part des gens dans la rue et partout où je me rends dans ce pays. Je suis émerveillé par l’accueil que les gens me réservent, sachant très bien que je suis un chrétien évangélique qui croit en la Bible. Cela n’offense personne. »

DISCOURS DU PRÉSIDENT ISRAÉLIEN ISAAC HERZOG

Chers théologiens, pasteurs, responsables d’églises et invités de marque. Depuis la résidence présidentielle de Jérusalem, la Ville Sainte, c’est pour moi un immense plaisir de vous accueillir tous à cette réunion d’urgence organisée par l’Ambassade chrétienne en Israël. Vous allez aborder des sujets des plus complexes, concernant l’Église, Israël et l’antisémitisme. Et je tiens tout particulièrement à vous remercier pour le travail que vous accomplissez sans relâche, jour après jour.

Nous assistons à une recrudescence très inquiétante de l’antisémitisme partout dans le monde. Il s’agit là d’un défi majeur pour l’humanité. C’est un fléau séculaire, peut-être le plus ancien de l’humanité. Et nous devons nous unir, leaders d’opinion et chefs religieux, pour dire : « Ça suffit ! » Et enseigner aux gens les origines de ce mal et comment lutter contre l’antisémitisme.

J e crois que la lutte contre l’antisémitisme nécessite la combinaison de trois éléments majeurs : l’application de la loi, la justice et l’éducation. Cela signifie, avant tout, exiger de votre gouvernement et de tous les autres gouvernements qu’ils luttent contre l’antisémitisme par le biais de l’application de la loi, c’est-à-dire contre certains de ces manifestants qui propagent des propos blasphématoires à l’encontre du peuple juif et de l’État d’Israël. La justice implique également le recours à des procédures judiciaires et à des précédents juridiques. Mais le plus important, c’est l’éduca -

tion. Éduquer la jeune génération. Il est inacceptable qu’il existe, partout dans le monde, des endroits où l’on efface Israël de la carte, le seul État-nation du peuple juif. Il est inacceptable que l’on considère comme normal la présence de croix gammées dans les écoles et les écoles maternelles ; que l’on jette des pierres sur les synagogues, les yeshivas et les établissements d’enseignement supérieur juifs. Il est inacceptable que l’on s’abreuve à cette source empoisonnée et que l’on en propage le venin.

E t vous, chers dirigeants, vous avez une immense capacité à riposter, et je vous bénis. En vérité, je vous bénis, en tant que président d’Israël, d’être venus ici pour riposter ; d’être venus ici pour discuter de la manière de riposter. Je vous remercie donc tous très, très sincèrement.

Je tiens à remercier l’Ambassade Chrétienne Internationale de Jérusalem pour son travail incroyable, en particulier le Dr Jürgen Bühler, un véritable homme juste, un tsaddik, ainsi que ses collègues, pour porter ce flambeau et le transmettre de génération en génération, et pour diffuser le message positif sur Israël et le peuple juif à travers le monde entier. Que Dieu vous bénisse tous.

Et puissions-nous tous connaître des jours meilleurs, et puissions-nous faire évoluer les mentalités partout dans le monde afin que chacun comprenne l’incroyable mission et la raison d’être d’Israël et du peuple juif. Todah raba à vous tous.

L’ANTISÉMITISME ET LE SIONISME DANS LE CONTEXTE ACTUEL

Christopher Kuehl

[Extraits de son intervention lors du Sommet de Jérusalem]

Le premier volet pédagogique du Sommet de Jérusalem portait sur la lutte contre l’antisémitisme, un virus doté d’une remarquable capacité à se réinventer. Christopher Kuehl a décrit l’antisémitisme comme un caméléon, accusant sans cesse le peuple juif d’incarner ce que la société redoute le plus, afin de créer un bouc émissaire pour les frustrations et les angoisses sociales plus profondes. Soulignant le silence ambiant des chrétiens face à la vague actuelle d’antisémitisme, il nous exhorte à examiner l’état de l’Église elle-même.

UNE CRISE DU DISCIPULAT

Les chrétiens ne devraient jamais être surpris par les ténèbres qui règnent dans la société. La véritable question est de savoir si l’Église remplit son rôle de sel et de lumière.

On observe un déclin spectaculaire de la vision biblique du monde chez les jeunes générations. Les croyances fondamentales concernant la vérité, la moralité, l’identité et l’autorité des Écritures se sont considérablement affaiblies. Si les jeunes croyants ne sont pas convaincus par ces questions fondamentales, ils sont peu susceptibles d’adhérer à des enseignements bibliques plus complexes concernant Israël et le peuple juif.

La crise n’est donc pas avant tout un problème lié au sionisme. C’est un problème de vie de disciple.

De nombreux responsables chrétiens hésitent désormais à s’exprimer clairement sur des sujets controversés. Le sujet d’Israël est souvent évité, car il n’offre guère d’avantage culturel et peut entraîner des coûts sociaux importants. Au fil du temps, ce silence prive les jeunes croyants d’un cadre leur permettant de comprendre la signification biblique d’Israël.

LES JEUNES TOURNÉS VERS LE PASSÉ

L’une des observations les plus intéressantes concernant la génération Z est sa fascination croissante pour les anciennes traditions chrétiennes. De nombreux jeunes adultes ne recherchent pas la nouveauté. Ils sont en quête de leurs racines.

Dans une culture marquée par l’instabilité, des identités fluctuantes et des changements constants, les traditions anciennes procurent un sentiment de permanence et d’appartenance. Les jeunes chrétiens souhaitent de plus en plus savoir ce que croyaient

les croyants avant eux, et pourquoi. Cela représente à la fois une opportunité et un défi.

Le défi réside dans le fait que de nombreuses traditions chrétiennes historiques comportent des idées théologiques qui ont marginalisé ou mal compris le peuple juif. Les jeunes croyants qui explorent l’histoire de l’Église se heurtent inévitablement à ces points de vue. Se contenter de les écarter ne suffit pas. Les chrétiens doivent être prêts à expliquer pourquoi le soutien à Israël est conforme aux Écritures et comment il s’inscrit dans l’histoire plus large de la fidélité de Dieu à son alliance.

L’opportunité est tout aussi importante. L’histoire du peuple juif est en soi un témoignage de la fidélité de Dieu à travers les générations. Bien comprise, elle offre précisément le type d’ancrage historique que recherchent de nombreux jeunes croyants.

LE NOUVEAU CHAMP DE BATAILLE

Le paysage médiatique a lui aussi radicalement changé. L’hostilité envers Israël ne se limite plus à un seul bord du spectre politique. Parallèlement à l’activisme anti-israélien traditionnel de gauche, de nouvelles formes d’antisémitisme ont émergé à droite, souvent exprimées à travers des théories du complot concernant l’influence et le pouvoir des Juifs.

Les historiens ont relevé cette vision « de complot cosmique » de l’histoire, cette croyance selon laquelle les Juifs seraient secrètement responsables des problèmes de la société. De telles théories perdurent car chaque élément, y compris les preuves contradictoires, est interprété comme une confirmation du complot. Les médias numériques ont amplifié ces idées à une échelle sans précédent.

En conséquence, les jeunes générations sont de plus en plus exposées à des discours

anti-israéliens via les réseaux sociaux, les influenceurs et les communautés en ligne. Des enquêtes montrent déjà une baisse inquiétante du soutien à Israël chez les jeunes adultes.

TRANSMETTRE LE FLAMBEAU

Je crains que le lien qui unit les générations ne s’affaiblisse.

Les croyants plus âgés possèdent des décennies d’expérience, une compréhension théologique et un engagement envers Israël. Pourtant, trop souvent, ces convictions ne sont pas transmises intentionnellement aux jeunes responsables. Aucun ministère, aucune église ni aucun mouvement ne peut survivre s’il ne parvient pas à se renouveler.

J’ai mis au défi les pasteurs, les parents, les enseignants et les responsables chrétiens de s’investir personnellement auprès de la prochaine génération sur ce sujet. La tâche ne consiste pas simplement à transmettre des informations, mais à cultiver des convictions. Les jeunes croyants ont besoin de mentors capables d’expliquer pourquoi Israël est important, pourquoi l’antisémitisme est un problème et pourquoi ces vérités bibliques méritent toujours d’être défendues.

Le courage revêt également une grande importance. Le soutien public à Israël devient de plus en plus coûteux dans de nombreuses régions du monde. Des positions qui semblaient autrefois incontestables suscitent désormais des critiques et de l’opposition. Or, le courage est souvent le baromètre de la conviction.

Les défis auxquels sont confrontés le peuple juif, Israël et l’Église sont bien réels. Mais chaque génération doit décider si elle restera silencieuse ou si elle s’exprimera avec clarté. La réponse est claire : ce n’est pas le moment de battre en retraite, mais de faire preuve de détermination.

Christopher Kuehl est un auteur et enseignant qui apporte une clarté théologique à certaines des questions les plus débattues au sein de l’Église. Il est le fondateur de Present Witness, coanimateur du podcast *One New Man* et l’auteur du livre *Is God a Zionist: Finding God’s Story in a World Obsessed with Israel*.

INTRODUCTION À LA « NOUVELLE PERSPECTIVE SUR PAUL »

Dr. Samuel Tedder

[Extraits de son enseignement lors du Sommet de Jérusalem]

Le volet « Théologie » du Sommet de Jérusalem s’est principalement concentré sur les nouvelles formes de théologie du remplacement et sur la manière d’y répondre. L’un des mouvements théologiques les plus débattus de ces cinquante dernières années est ce qu’on appelle la « nouvelle perspective sur Paul » (NPP), qui tend vers la pensée du remplacement. Le Dr Samuel Tedder a présenté une introduction concise et équilibrée à cette école de pensée influente, en expliquant à la fois ses points forts et ses implications sur la manière dont les chrétiens perçoivent Israël aujourd’hui.

LES CHRÉTIENS ONT-ILS MAL COMPRIS À LA FOIS PAUL ET LE JUDAÏSME ?

Pendant des siècles, le judaïsme a souvent été dépeint comme une religion légaliste, où les gens cherchaient à mériter le salut par l’obéissance à la Loi. Le christianisme, en revanche, était présenté comme la religion de la grâce. Les travaux d’E. P. Sanders dans les années 1970 ont remis en cause cette image. Après avoir étudié la littérature juive de la période du Second Temple, Sanders a soutenu que le judaïsme s’appréciait mieux comme une relation d’alliance initiée par la grâce de Dieu. L’obéissance à la Loi n’était pas un moyen d’entrer dans l’alliance, mais une manière d’y vivre. Cela est devenu l’une des idées fondamentales de la Nouvelle perspective sur Paul.

Une autre figure clé fut le théologien suédois Krister Stendahl, qui s’est demandé si la doctrine paulinienne de la justification s’adressait avant tout à la conscience coupable d’un individu. Il a plutôt soutenu que Paul traitait de la relation entre Juifs et païens et de la question de savoir qui appartient au peuple de l’alliance de Dieu.

James Dunn a approfondi ces idées. Il a soutenu que l’expression paulinienne « œuvres de la loi » ne faisait pas référence à l’effort humain en général, mais à des marqueurs spécifiques de l’identité juive tels que la circoncision, les lois alimentaires et l’observance du sabbat. Ces pratiques distinguaient les Juifs des païens et délimitaient la communauté de l’alliance.

Selon Dunn, la préoccupation de Paul n’était pas de s’opposer aux bonnes œuvres, mais de s’opposer à l’obligation faite aux païens d’adopter ces marqueurs d’identité juive pour

appartenir au peuple de Dieu. Ainsi, la foi dans le Messie est devenue le signe distinctif de l’appartenance à l’alliance.

N. T. Wright a approfondi cette approche en replaçant Paul dans l’histoire plus large d’Israël. Il soutient que l’histoire d’Israël reste sous l’ombre de l’exil jusqu’à la venue du Messie. Par sa mort et sa résurrection, Jésus a renouvelé l’alliance, accompli l’histoire d’Israël et ouvert aux nations les bénédictions promises à Abraham.

Ces développements présentent de nombreux aspects positifs. La « nouvelle perspective » replace Paul fermement dans son contexte juif. Elle met en évidence l’importance des Écritures d’Israël et corrige les caricatures injustes du judaïsme. Elle nous rappelle que le salut n’est pas simplement une expérience individuelle, mais une participation à la famille de l’alliance de Dieu.

DES QUESTIONS IMPORTANTES SUBSISTENT

Certaines interprétations de la « nouvelle perspective » considèrent que l’histoire d’Israël atteint son apogée en Christ, de telle sorte que l’Israël ethnique ne conserve plus de rôle distinct dans les desseins actuels de Dieu. Israël se redéfinit alors autour de ceux qui croient en Christ, ainsi que des païens qui sont intégrés à la famille de l’alliance.

Cela revêt une importance particulière lors de la lecture de Romains 9–11. Si Israël est compris avant tout comme une communauté spirituelle redéfinie, l’attente de Paul concernant l’avenir d’Israël peut facilement perdre sa dimension nationale et historique.

Une correction utile a été proposée par John Barclay, spécialiste du Nouveau Testament. Barclay soutient que la caractéristique

déterminante de la théologie de Paul est la grâce incongrue de Dieu ; c’est-à-dire une grâce accordée sans égard à la dignité de ceux qui la reçoivent. La grâce de Dieu a appelé Abraham, a formé Israël et a ouvert l’alliance aux païens.

Dans cette perspective, la fidélité de Dieu envers Israël n’est pas un obstacle à l’Évangile, mais une manifestation de la nature même de la grâce.

C’est pourquoi la métaphore de l’olivier utilisée par Paul reste si importante. Les païens sont greffés sur l’arbre d’Israël, mais ils ne remplacent pas ses branches naturelles. La racine qui soutient à la fois les Juifs et les païens est l’appel miséricordieux de Dieu. Les dons et l’appel de Dieu restent irrévocables, car ils ne reposent pas sur le mérite humain, mais sur la fidélité divine. Quant au salut de tout Israël, il y a l’espérance future que Dieu sauvera tout Israël, c’est-à-dire l’Israël ethnique, qui a été créé par la miséricorde de Dieu, qui est maintenu dans la miséricorde de Dieu, et qui sera guéri de son endurcissement partiel par la miséricorde divine en Christ.

La « nouvelle perspective » a, à juste titre, incité l’Église à lire Paul avec plus d’attention dans le contexte de son univers juif. Cependant, toute lecture de Paul doit également tenir compte de sa conviction inébranlable que Dieu n’a pas rejeté son peuple. La même grâce qui accueille les nations dans l’alliance est celle qui soutient les promesses de Dieu à Israël.

Le révérend Samuel Tedder, docteur en théologie, est un spécialiste de la Bible, pasteur et missionnaire originaire de Finlande. Il a obtenu son doctorat en études du Nouveau Testament à l’université de Durham, au Royaume-Uni (2018).

Scannez ici pour regarder l’enseignement

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L’AFFIRMATION DE JÉRUSALEM DE LA FOI NICÉENNE

- PAR LE DR JÜRGEN BÜHLER, PRÉSIDENT DE L’ICEJ

Le troisième volet du Sommet de Jérusalem a consisté en une rétrospective de l’histoire de l’Église, et plus particulièrement du concile de Nicée de 325 après J.-C., qui a promulgué le Credo de Nicée afin d’unifier le monde chrétien en pleine expansion autour de la divinité de Jésus, mais qui a également éloigné l’Église de ses racines juives.

Le concile de Nicée a été convoqué il y a 1 700 ans, principalement pour résoudre le différend au sein de l’Église primitive concernant la divinité de Jésus. Les participants y ont répondu en formulant le Credo de Nicée, qui a adopté le concept de la Trinité pour contrer les enseignements d’Arius.

L’empereur Constantin a également convoqué le concile afin d’harmoniser les fêtes religieuses, et notamment de fixer une date à laquelle tous les chrétiens pourraient célébrer Pâques. Je crois sincèrement que, parmi les motivations de Constantin, figurait une bonne dose d’antisémitisme. Cet état d’esprit n’était peut-être pas aussi présent chez tous les Pères de l’Église réunis là. En réalité, nous ne le savons pas, car il n’existe aucun procès-verbal du concile de Nicée, et leurs délibérations se sont étalées sur trois longs mois.

Mais lorsque Constantin annonça par la suite aux Églises une nouvelle date pour Pâques, il déclara ce qui suit dans sa lettre synodale : « Lorsque la question relative à la fête sacrée de Pâques fut soulevée, il fut universellement estimé qu’il serait opportun que tous célèbrent cette fête le même jour. Car quoi de plus beau et de plus souhaitable que de voir cette fête, par laquelle nous recevons l’espérance de l’immortalité, célébrée par tous d’un commun accord et de la même manière ? Il a été déclaré particulièrement indigne que cette fête, la plus sainte de toutes, suive les coutumes et le calcul des Juifs, qui se sont souillés les mains du plus effroyable des crimes et dont l’esprit est aveuglé. »

Il s’agissait du deuxième concile œcuménique de l’histoire de l’Église. Le premier concile s’était tenu ici même, à Jérusalem, comme le rapporte le chapitre 15 des Actes. Lors de ce concile, les portes avaient été grandes ouvertes aux païens pour qu’ils rejoignent l’Église. La grande question était la suivante : que faire de tous ces croyants en Yeshua qui ne sont pas juifs ? Devaient-ils se faire circoncire ou manger casher ? Le concile a convenu que tout ce qu’ils avaient à faire était de croire en Yeshua, de faire preuve de respect culturel envers les Juifs et d’observer certaines règles noachiques définies par le concile. Mais ils ont largement ouvert les portes à nous, les païens.

Ce qui s’est passé à Nicée, et lors d’autres conciles peu après, c’est qu’ils ont rendu presque impossible l’adhésion des Juifs à l’Église. Ils ne pouvaient plus célébrer leurs fêtes juives, se rendre à la synagogue, ni utiliser du pain azyme pour célébrer Pâques. Et il ne fallait surtout pas l’appeler « Pâque ». Il y eut donc un rejet total de tout ce qui était juif, et cela a commencé à Nicée. Cela ne tenait pas tant à ce qui fut dit à Nicée qu’à ce qui fut délibérément omis, afin de séparer l’Église de tout contexte juif.

Plusieurs conciles ont ensuite suivi, modifiant légèrement la formulation du Credo de Nicée. Il existe donc un précédent selon lequel le Credo peut subir des modifications mineures, tout en conservant intacts ses principes fondamentaux.

Or, le Credo que nous souhaitons publier ici aujourd’hui ne relève pas d’un magistère mondial, mais nous l’avons soumis au magistère de l’ICEJ, à l’appréciation des principaux dirigeants et des théologiens respectés de notre mouvement, ainsi qu’à notre Conseil d’administration.

Dans cette « Affirmation de Jérusalem de la foi de Nicée », nous avons conservé le Credo de Nicée original tel quel, car il affirme à juste titre la divinité de Yeshua. Mais nous avons estimé qu’ici, à Jérusalem, nous de -

VEUILLEZ SIGNER ET PARTAGER L’AFFIRMATION DE JÉRUSALEM DE LA FOI NICÉENNE À L’ADRESSE SUIVANTE : HTTPS:/ JERUSALEMSUMMIT.ICEJ. ORG/AFFIRMATION-SIGN

vions affirmer l’humanité de Jésus en tant que Juif, ce qui était essentiel pour établir sa légitimité en tant que Messie promis. Cette Affirmation vise également à restaurer notre reconnaissance du rôle central et unique d’Israël, des Patriarches et des Écritures hébraïques dans la naissance et le développement de la foi chrétienne depuis ses origines. Chaque nouvelle phrase ajoutée à cette Affirmation est fermement ancrée dans les textes et les vérités du Nouveau Testament.

En définitive, cette Affirmation vise à réaffirmer l’engagement historique de l’Église envers le peuple juif, rejetant ainsi l’antisémitisme sous toutes ses formes et encourageant une compréhension, fondée sur la Bible, de la relation entre l’Église, Israël et le peuple juif.

Nous vous invitons à vous joindre à nous en manifestant votre adhésion à l’Affirmation de Jérusalem de la foi nicéenne. Cela est particulièrement nécessaire aujourd’hui pour redonner à l’Église dans son ensemble une vision plus biblique de la place légitime qu’Israël et le peuple juif occupaient et occupent toujours dans les desseins rédempteurs de Dieu.

Scannez ici pour signer l’affirmation

Le Dr Jürgen Bühler s’adresse aux participants au Sommet de Jérusalem.

UNE AFFIRMATION DE LA FOI NICÉENNE À JÉRUSALEM

Nous croyons en un seul Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, de toutes choses visibles et invisibles.

C’est le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacobi, le Seigneur, Dieu d’Israëlii.

Nousi croyons en un seul Seigneur, Jésus-Christ, le Messie promisiii, le Fils unique de Dieu, né éternellement du Père, Dieu né de Dieu, Lumière née de la Lumière, vrai Dieu né du vrai Dieu, né et non pas créé, de même nature que le Père ; c’est par lui que tout a été fait.

C’est de lui dont Moïse, les prophètes et toutes les Écritures hébraïques rendent témoignageiv.

Pour nous et pour notre salut, d’abord aux Juifs, puis aussi aux païensv, Il est descendu du ciel ; par l’action du Saint-Esprit, Il s’est incarné de la Vierge Marie et s’est fait véritablement homme.

Il est, selon la chair, le Fils d’Abraham et de Davidvi, a light to bring revelation to the Gentiles, and the glory of His people Israelvii.

Pour nous, il a été crucifié sous Ponce Pilate ; il est mort et a été enseveli.

Le troisième jour, il est ressuscité, conformément aux Écritures ; il est monté au ciel et siège à la droite du Père, en tant que Lion de la tribu de Juda, Racine et Descendant de Davidviii.

De là, il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts, et son royaume n’aura pas de fin.

Nous croyons au Saint-Esprit, Seigneur et source de vie, qui procède du Père et du Fils, qui, avec le Père et le Fils, est adoré et glorifié, et qui a parlé par la bouche des prophètes.

Nous croyons en une Église une, sainte, catholique et apostolique, au sein de laquelle Juifs et païens sont réconciliés pour former un seul et même homme nouveau en Christix, et dans lequel les nations, ayant été greffées par la foi sur l’olivier cultivé, ont part aux alliances et aux promesses accordées à Israëlx.

Nous reconnaissons un seul baptême pour le pardon des péchés.

Nous attendons la résurrection des morts et la vie dans le monde à venir.

Amen.

i Exode 3, 16 ; Matthieu 22, 32 ; Actes 3, 13

ii Exode 24, 10 ; Psaume 68, 8 ; Luc 1, 68 ; Actes 13, 17

iii Psaume 2, 2 ; Daniel 9, 25-26 ; Michée 5, 2 ; Jean 1, 41 ; 4, 25 ; Romains 9, 4-5 ; 15, 8

iv Deutéronome 18, 15 ; Psaume 2, 7 ; Daniel 7, 13-14 ; Luc 1, 68-70 ; 24, 25-27 ; Romains 1, 1-3

v Romains 1, 16 vi Matthieu 1, 1-17 ; 22, 42 ; Luc 1, 32 ; Romains 1, 1-3 ; 2 Timothée 2, 8

vii Ésaïe 49, 6 ; Luc 2, 32 ; Actes 13, 47

viii Apocalypse 5, 5 ; 22, 16

ix Éphésiens 2, 15

x Romains 11, 16-24 ; Éphésiens 2, 19-20

Présenté à Jérusalem le 11 juin 2026 lors du Sommet de Jérusalem.

LES DIRIGEANTS DE L’ICEJ SE RÉUNISSENT À PRAGUE

- PAR NICK HANSEN

L’équipe de direction de l’ICEJ à Jérusalem s’est réunie à Prague en mai avec nos directeurs nationaux et des représentants de dizaines de pays à l’occasion de notre Conférence Internationale des dirigeants (ILC) annuelle, afin de discuter de la situation actuelle et de l’orientation future de notre ministère. Ce fut un moment béni de communion fraternelle, de planification stratégique et de renouvellement de notre engagement envers notre mission biblique. La conférence s’est concentrée sur le défi croissant que représente l’antisémitisme et sur les moyens concrets de renforcer notre soutien à Israël et au peuple juif.

L’un des moments forts de la Conférence a été la célébration spéciale de la Journée de Jérusalem au Parlement tchèque. Cet événement a souligné l’amitié durable entre Israël et la République tchèque, une relation ancrée dans des valeurs démocratiques communes et une histoire remarquable de soutien mutuel. Les délégués de la Conférence, venus de divers pays, ont pris part à une cérémonie de signature d’un appel en faveur du transfert de l’ambassade tchèque à Jérusalem.

La conférence comprenait également une visite guidée du quartier juif historique de Prague, offrant à nos dirigeants venus du monde entier l’occasion d’apprécier plus profondément le riche patrimoine juif qui a façonné l’histoire tchèque au fil des siècles. La découverte des synagogues, du cimetière et

des expositions du musée a constitué un rappel saisissant à la fois de la vitalité de la vie juive et des tragédies qu’elle a traversées.

Nous avons également effectué une visite très émouvante au village de Lidice, qui fut entièrement détruit par les nazis en 1942 après que des partisans locaux eurent assassiné Reinhard Heydrich, l’un des principaux architectes de la Shoah.

Ensemble, ces expériences ont ancré la conférence dans les leçons de l’histoire. Se souvenir du passé n’est pas seulement un acte de réflexion, mais un appel à la responsabilité.

Lorsque les dirigeants mondiaux de l’ICEJ sont rentrés chez eux, c’était avec une détermination renouvelée à relever les défis actuels concernant Israël et le peuple juif par des moyens bibliques, diplomatiques et concrets.

Signatures de divers représentants nationaux.

L’ILC a participé à une célébration spéciale de la Journée de Jérusalem au Parlement tchèque.

« UNE BAGUETTE OU UN PETIT PAIN ? »

PANIERS ALIMENTAIRES

POUR 1 000 FAMILLES ISRAÉLIENNES

-PAR NAOMI AMMON

Le personnel de l’ICEJ emballe des denrées alimentaires.

Récemment, une équipe de l’ICEJ a répété cette phrase à plus de 1 000 Israéliens tout en leur remettant des sacs de provisions dans un centre de distribution d’aide sociale à Rishon LeZion.

En raison de la guerre qui s’éternise, les taux de pauvreté en Israël ont considérablement augmenté, le coût de la vie – en particulier celui des produits alimentaires de base – ayant explosé. Pour y remédier, un parking se transforme chaque mercredi et jeudi en une banque alimentaire très animée.

Des chariots élévateurs acheminent des centaines de cartons de denrées alimentaires de première nécessité, indispensables à une alimentation familiale équilibrée. La file d’attente doit avancer rapidement. Nos collaborateurs, venus de plusieurs pays étrangers, ont travaillé aux côtés de bénévoles israéliens locaux pour mener à bien cette mission.

« Chaque fois que je fais du bénévolat dans ce pays, il y a tellement de monde. Il n’est pas difficile de trouver des personnes qui veulent aider, Israël est spécial à cet

égard », a fait remarquer Sammuel Mauch, originaire du Brésil.

« Le directeur du programme s’est souvenu de moi et du fait que je viens d’Ukraine. Il m’a même appelée par mon prénom », a déclaré Pnina, une collaboratrice de l’ICEJ qui avait déjà fait du bénévolat ici auparavant. « Ici, on n’est pas simplement un étranger qui vient faire du bénévolat puis repart. On a l’impression de faire partie d’une grande famille israélienne. »

« En tant que chrétienne, j’ai le sentiment de plaire à Dieu et d’accomplir Sa parole en prenant soin de Son peuple », a ajouté Priscilla Campos, originaire de São Paulo. « C’est un privilège de participer à ce que Dieu accomplit dans ce pays. »

L’équipe ICEJ AID entretient des relations chaleureuses avec ce centre de distribution sociale et y amène des groupes de bénévoles chrétiens depuis de nombreuses années déjà. Nous avons également loué deux camions frigorifiques pour la banque alimentaire (pour en savoir plus, voir page 15).

KIBBOUTZ BE’ERI

RECONSTRUIRE UNE COMMUNAUTÉ, REDONNER ESPOIR

Ces derniers mois ont marqué une étape douloureuse dans le long processus de reconstruction du kibboutz Be’eri, dont les quartiers ouest ont finalement été rasés. Toutes les maisons, sauf une, ont été démolies ; la seule structure encore debout a été préservée comme témoignage durable des horreurs de l’attaque terroriste du 7 octobre, perpétrée depuis la bande de Gaza voisine.

Ce n’étaient pas de simples bâtiments. C’étaient des foyers remplis de souvenirs de famille, d’aventures d’enfance, d’amitiés, de célébrations et des rythmes de la vie quotidienne. Leur perte représente un adieu profondément émouvant au Be’eri d’autrefois.

Pourtant, au cœur de ce chapitre déchirant se trouve le début d’un renouveau. Le déblayage du terrain ouvre la voie à un nouvel avenir, tandis que la communauté reste déterminée à honorer ce qui fut, à se souvenir de ce qui s’est passé et à construire ce qui sera.

Aujourd’hui, l’accent passe de la survie à la croissance durable. Les fondations qui sont posées sont bien plus que du béton et de l’acier ; elles constituent le socle d’une communauté déterminée à ne pas se laisser définir uniquement par la tragédie. La reconstruction de Be’eri englobe tous les aspects de la vie : guérison émotionnelle, restauration physique, relance économique, éducation et renouveau communautaire.

Comme le reste d’Israël, les habitants de Be’eri – qu’ils vivent dans le kibboutz même, à Hatzerim ou dans des logements provisoires ailleurs dans le pays – ont dû faire face à des sirènes répétées, déclenchées par les attaques de missiles et de drones menées par l’Iran et le Hezbollah. Pour de nombreux survivants, le son des sirènes et le retour de l’incertitude ravivent les blessures profondes du 7 octobre. Pourtant, dans ces moments difficiles, les habitants de Be’eri continuent de puiser leur force dans ce qui a toujours caractérisé leur

communauté : la responsabilité mutuelle, la solidarité et un engagement profond à prendre soin les uns des autres.

Malgré les défis persistants, l’effort de reconstruction se poursuit avec une détermination remarquable. La reconstruction des établissements scolaires est bien avancée.

Lors d’une récente visite, le personnel de l’ICEJ a pu constater que le centre d’activités pour les jeunes prenait forme, grâce aux généreux dons que nous avons reçus de chrétiens de 26 pays différents. Lorsque les familles reviendront l’année prochaine, le bâtiment résonnera à nouveau des rires des enfants et deviendra un lieu où se créeront de nouveaux souvenirs et des amitiés pour la vie. Ce bâtiment témoignera de l’affection que leur portent leurs nombreux amis à travers le monde.

Bientôt, les travaux commenceront également sur le nouveau complexe médical, comprenant notamment une nouvelle clinique dentaire parrainée par l’ICEJ-Allemagne. De plus, des chrétiens allemands ont permis la rénovation d’un centre de rééducation pour les personnes âgées du kibboutz, dont la construction devrait débuter en juillet.

La reconstruction du kibboutz Be’eri est bien plus qu’un simple projet de construction. C’est la restauration d’une communauté, d’un mode de vie, et une déclaration selon laquelle la terreur ne dictera pas l’avenir. Grâce au soutien fidèle de nos amis chrétiens du monde entier, cet avenir meilleur et plus radieux commence désormais à prendre forme.

Une photo montrant l’avancement des travaux du centre d’activités pour les jeunes, vue de l’extérieur.

Vue intérieure du centre d’activités pour les jeunes.

Déblayage des maisons détruites au kibboutz Be’eri.

LA DERNIÈRE VISITE GUIDÉE DE L’ICEJ

MONTRE AUX ISRAÉLIENS

QU’ILS NE SONT PAS SEULS

De l’aube au crépuscule, un groupe de bénévoles chrétiens a récemment passé dix jours à parcourir tout Israël pour aider les agriculteurs locaux dans leurs champs, distribuer des colis alimentaires aux plus démunis, nettoyer les maisons des survivants de la Shoaf et repeindre les appartements des nouveaux immigrants juifs. Pourtant, ce dernier circuit de volontariat de l’ICEJ leur a ouvert les yeux sur une œuvre bien plus profonde et durable, accomplie non pas avec les mains, mais avec le cœur.

Le circuit comprenait des étapes dans divers projets de l’ICEJ AID à travers Israël, ainsi que des visites de sites historiques tels que Herodian et Tel Gezer.

Dans un nouveau lycée agro-technologique parrainé par l’ICEJ dans le Néguev occidental, le groupe a travaillé aux côtés d’élèves israéliens dans des champs de concombres, puis a déjeuné avec eux. Les adolescents israéliens ont expliqué comment l’école leur avait donné un but dans la vie.

Asaf, le fondateur de l’établissement, a expliqué sa vision : reconnecter la jeune génération aux racines pionnières de l’Israël moderne, afin d’encourager une nouvelle forme de sionisme.

« Nous ne remercierons jamais assez l’ICEJ de s’être associé à nous pour créer cette école », a déclaré Asaf. « Nous sommes fiers que vous veniez si souvent et que vous ameniez des groupes dans notre établissement. Cela marque profondément ces élèves. »

Dans les vignes d’une autre exploitation, ils ont rencontré Ori, qui vient d’être libéré de son service de réserve et aide ses grands-parents âgés à maintenir la ferme familiale à flot en temps de guerre. Tandis que les bénévoles chrétiens travaillaient dans les vignes de leur exploitation, Ori a fait part de son rêve de la transformer en un domaine viticole florissant. Autour d’un café et de biscuits hollandais, Ori a demandé aux visiteurs : « Pourquoi êtes-vous venus ? »

« Lorsque vous, en Israël, êtes confrontés à des difficultés, nous ressentons une profonde douleur », a répondu Harmen. « Nous voulons venir vous prêter main-forte. »

« Nous prions, nous apportons notre soutien financier, nous nous exprimons sur les réseaux sociaux, mais surtout, nous voulons être ici pour vous montrer qu’Israël a des amis

parmi les nations », a ajouté son épouse Zwanneke.

Plus de deux ans après le début de la guerre, les agriculteurs israéliens sont confrontés à une pénurie de main-d’œuvre et à l’incertitude. Ori a déclaré aux bénévoles : « Il n’y a personne comme vous. Vous êtes un cadeau du ciel. »

Le groupe a également passé du temps au kibboutz Dorot, près de la frontière avec Gaza. Yael les a guidés à travers les archives, leur racontant l’histoire des pionniers arrivés en 1941, à une époque où il n’y avait « qu’un seul arbre et le reste n’était que désert ». En contemplant aujourd’hui les champs et les jardins florissants, les bénévoles avaient du mal à saisir l’ampleur de cette transformation.

« C’est un miracle ce que le peuple juif a fait du Néguev », s’est exclamé Harmen.

« Ce voyage dépasse toutes mes attentes », a insisté Zwanneke.

Le circuit comprenait également la distribution de nourriture à des familles en difficulté à travers Israël. Avi, qui supervise l’opération de distribution alimentaire, a chaleureusement remercié les bénévoles.

« Nous ne prenons pas à la légère le fait que vous soyez ici en cette période », a-t-il assuré. « Nous aimons beaucoup l’ICEJ, qui nous envoie toujours d’excellents bénévoles. »

« Quelle belle occasion de créer des liens avec les gens, non seulement en leur donnant de la nourriture, mais aussi en leur montrant qu’on les voit », a déclaré par la suite Arend, l’un des bénévoles.

Plus tard, au foyer de l’ICEJ pour les survivants de la Shoah à Haïfa, les bénévoles chrétiens ont nettoyé la salle de kinésithérapie et passé de précieux moments avec Renate, âgée de 95 ans, qui a reconstruit sa vie après avoir survécu à la Shoah en Allemagne. Elle

a lu à haute voix certains de ses poèmes, révélant une profonde douleur et une résilience remarquable. Malgré tout ce qu’elle a enduré, les bénévoles ont été frappés par son humour et « l’étincelle dans ses yeux ».

À Ashdod, les bénévoles ont peint le soussol d’un foyer pour nouveaux immigrants juifs, en cours de transformation en centre d’activités. Plus tard, autour d’un thé, ils ont écouté Valérie et Tami, deux nouveaux immigrants, raconter leur arrivée en Israël après des années de lutte pour prouver leur identité juive. Tami a été bouleversé lorsqu’il a appris que les bénévoles avaient financé eux-mêmes leur voyage pour venir apporter leur aide.

« Je n’aurais jamais imaginé que des gens puissent faire cela », a-t-il murmuré. « Pourquoi maintenant ? Le monde est devenu fou ces dernières années avec l’antisémitisme. »

C’est précisément pour cette raison que ces voyages de bénévolat sur le terrain sont indispensables aujourd’hui, afin de montrer aux Israéliens que tout le monde n’est pas contre eux.

Un autre circuit de bénévolat sur le terrain aura lieu du 8 au 17 novembre 2026. Venez donc saisir cette formidable opportunité d’aider Israël de manière concrète et bienveillante.

Pour en savoir plus : https://www.icej.org/hands-on-tour/

Et soutenez nos projets d’aide sur : https://help.icej.org/bless-israel-today . Vous pouvez aussi faire un don sur le site de l’ICEJ-France à WWW.ICEJFRANCE.FR ou pour l’ICEJ-Suisse sur ICEJ.CH/DONS

UNE JOURNÉE AVEC LES CAMIONSRÉFRIGÉRATEURS FINANCÉS PAR L’ICEJ

-PAR NATIVIA BÜHLER

Alors que l’aube se lève sur le centre d’Israël, les grandes portes métalliques du nouveau centre logistique de 2 000 mètres carrés de notre partenaire caritatif Pitchon Lev s’ouvrent. Des chariots élévateurs vrombissent sur le sol, des bénévoles se déplacent rapidement entre les palettes de denrées alimentaires empilées, et l’odeur des produits frais emplit l’air.

Au cœur de cette opération se trouvent le camion-réfrigérateur financé par l’ICEJ et un deuxième « camion de guerre » d’urgence, obtenus grâcer au soutien de partenaires chrétiens d’Afrique du Sud, de Suisse et du monde entier. Pour répondre à des besoins croissants, un autre camion-réfrigérateur soutenu par l’ICEJ-Allemagne sillonnera bientôt les routes d’Israël.

Ces véhicules ont révolutionné l’acheminement de la nourriture et des biens essentiels vers les familles les plus vulnérables d’Israël.

6 H 00 | LE CENTRE LOGISTIQUE

La journée commence au sein de l’immense centre logistique situé au centre d’Israël, où plus de 500 tonnes de fournitures et d’équipements d’urgence ont déjà été collectées et distribuées dans tout le pays depuis le début de la guerre.

Avant l’arrivée des camions soutenus par l’ICEJ, le transport à grande échelle de dons alimentaires réfrigérés était pratiquement impossible. Les familles ne recevaient souvent que des denrées non périssables, qui remplissaient l’estomac mais ne fournissaient pas les nutriments essentiels.

Aujourd’hui, les produits laitiers, la viande et les fruits et légumes frais peuvent être livrés en toute sécurité dans tout Israël, redonnant ainsi dignité et santé à des milliers de foyers.

« Grâce aux véhicules frigorifiques, les dons nécessitant une conservation au froid ont augmenté de plus de 600 % », explique Peleg, un responsable local. « Nous pouvons désormais ajouter en moyenne quatre produits nutritifs supplémentaires à chaque panier alimentaire. »

Pour les familles en difficulté, cela signifie des repas équilibrés pour les enfants, de la force pour les personnes âgées et l’assurance que quelqu’un se soucie d’elles.

9 H 00 | CHARGEMENT DES CAMIONS

Les bénévoles forment de longues

files, soulevant des caisses et remplissant avec soin les paniers qui rejoindront bientôt les foyers à travers tout le pays. La mission d’aujourd’hui s’inscrit dans le cadre d’une opération de distribution nationale qui a connu une croissance spectaculaire.

Rien qu’en 2023, plus de 255 000 paniers alimentaires ont été livrés à travers Israël, soit une augmentation de 40 % par rapport à 2022. En 2024, ce projet a de nouveau aidé plus de 25 % de familles et de personnes supplémentaires par rapport à l’année précédente.

Les camions soutenus par l’ICEJ ont rendu cette expansion possible.

Au cours des derniers mois de 2023, le « camion de guerre » d’urgence est devenu une bouée de sauvetage pour les familles déplacées, transportant plus de 30 000 colis alimentaires vers les familles évacuées vivant dans des hôtels à travers le pays – qui avaient perdu du jour au lendemain leur foyer, leur routine et tout sentiment de sécurité.

11

H 30 | SUR LA ROUTE

Alors que le camion frigorifique s’engage sur l’autoroute, ses capteurs de température restent stables, préservant ainsi des centaines de paniers alimentaires préparés quelques heures plus tôt. À l’intérieur se trouvent des produits laitiers, de la viande et des fruits et légumes frais – des denrées qui doivent être livrées rapidement et en toute sécurité pour rester consommables.

En maintenant une chaîne du froid rigoureuse tout au long du trajet, le camion garantit que chaque panier arrive frais, nutritif et prêt à subvenir aux besoins des familles qui comptent sur cette nourriture pour la semaine à venir.

14 H 00 | DISTRIBUTION

À chaque point de distribution, de longues files d’attente se forment dans le calme. De nombreuses familles arrivent tôt, tirant de petits chariots ou portant de grands sacs de courses. Certaines apportent même des va lises, sachant que les paniers seront

lourds et remplis à ras bord de nourriture pour leur foyer.

Ici, le nombre de personnes aidées prend une dimension très personnelle.

Pour de nombreuses familles déplacées par la guerre, les camions financés par l’ICEJ constituent souvent la seule source de protéines fraîches qu’elles consommeront de toute la semaine. Pour les personnes âgées vivant seules, ces livraisons leur apportent à la fois de la nourriture et l’assurance qu’elles n’ont pas été oubliées.

« Le soutien et le partenariat de l’ICEJ ont été essentiels à tout ce que nous avons accompli », confie Peleg. « Ces véhicules nous ont donné de nouvelles capacités logistiques pour venir en aide à plus de personnes que jamais auparavant. Ils sont une puissante expression de compassion. »

17 H | UN IMPACT DURABLE

Alors que le soleil se couche, les camions rentrent au centre logistique, vides de tout ravitaillement après une journée entière de distribution. Ce projet ne se contente pas de répondre aux besoins urgents en temps de guerre, il contribue également à briser le cycle de la pauvreté intergénérationnelle en Israël. La guerre et ses défis ne sont pas terminés, pas plus que la lutte contre la pauvreté. Pourtant, grâce à des partenariats solides et à un soutien sans faille, l’espoir continue d’avancer à chaque kilomètre parcouru par ces camions.

COMMENT VOUS POUVEZ AIDER

Ce travail est rendu possible grâce au soutien de chrétiens du monde entier. Ensemble, nous pouvons continuer à tendre une main secourable aux familles de tout Israël confrontées à une pauvreté écrasante en temps de guerre.

Votre soutien est véritablement une puissante expression de compassion. Merci de continuer à faire un don à notre fonds « Future and Hope » sur : help.icej.org/future-hope. Vous pouvez aussi faire un don sur le site de l’ICEJFrance à WWW.ICEJ-FRANCE.FR ou pour l’ICEJ-Suisse sur ICEJ.CH/DONS

LE PROGRAMME DE RETOUR AU PAYS DES BNEI MENASHE

Au cours des deux dernières décennies, l’Ambassade Chrétienne Internationale de Jérusalem (ICEJ) a aidé plus de 1 400 membres de la tribu des Bnei Menashe, du nord-est de l’Inde, à immigrer en Israël, dont 100 nouveaux arrivants ce printemps. Nous sommes ravis d’annoncer que l’ICEJ participera également à la prochaine vague de 600 Bnei Menashe dont l’arrivée est prévue en novembre à bord de trois vols.

Il s’agit de l’un des retours au pays les plus extraordinaires de l’histoire d’Israël. Les Bnei Menashe, ou « Enfants de Menashe », font remonter leur lignée à l’une des dix tribus du nord d’Israël exilées par les Assyriens en 722 avant notre ère. Après un périple de 2 700 ans, leur long exil touche à sa fin.

À Sihphir, un village du nord-est de l’Inde, des bougies sont allumées chaque vendredi soir et des prières s’élèvent en hébreu. Une petite synagogue, ornée d’une menorah sur la porte, se remplit d’hommes vêtus de tallit et de femmes assises derrière un rideau.

Après une longue migration à travers l’Asie centrale vers les collines reculées de l’Inde et du Myanmar, les Bnei Menashe restent attachés à leur héritage israélite. Ils ont enfin entamé leur retour en Israël lorsque le Grand Rabbinat d’Israël les a reconnus comme « Fils d’Israël » en 2005. Depuis lors, famille après famille, ils rentrent chez eux.

En novembre 2025, le gouvernement israélien a approuvé l’opération « Wings of Dawn », visant à faire venir l’ensemble de la communauté restante, soit environ 5 800 personnes, d’ici 2030, sous la responsabilité de l’Agence juive.

Il s’agit là aussi d’une aliyah de sauvetage. Les violences ethniques entre tribus rivales au Manipur ont pris pour cible les Bnei Menashe. Des synagogues et des maisons ont été incendiées, et plus de 2 000 personnes ont été déplacées.

En novembre prochain, chaque siège de chaque vol sera occupé par des familles Bnei Menashe aspirant à rejoindre Sion. Voici les histoires de trois de ces familles.

LA FAMILLE HNAMTE

Simeon Hnamte, 34 ans, a attendu ce moment toute sa vie. Ses grands-parents ont contribué à la construc-

tion du village de Sihphir il y a plus de 30 ans, à une époque où respecter le shabbat signifiait devoir s’expliquer auprès de ses voisins. Sa grand-mère Malka est partie pour Kiryat Arba, en Judée, il y a plus de vingt ans. Sa tante Dina vit à Afula depuis 2006, et sa mère Devorah, âgée de 62 ans, figure déjà sur la liste des passagers pour cet automne. Simeon est chazzan (chantre) de la communauté et répare des téléphones portables cassés pour subvenir aux besoins de sa femme Rivka et de leurs trois garçons : Yehuda (10 ans), Aviram (8 ans) et Osher (4 ans). Le plus jeune a des besoins particuliers qui peuvent être pris en charge de manière adéquate en Israël.

LA FAMILLE PACHUAU

En 2006, Yehoshua Pachuau a subi une brit milah (circoncision) à l’âge de 27 ans. La même année, ses frères Menakhem et Gerson sont partis pour la Galilée, en Israël. Yehoshua est resté, a épousé Leah et a élevé quatre enfants : Eitan (21 ans), Leah (19 ans), Bat-Sheva (16 ans) et Naomi (7 ans). Il cultive les terres qu’il peut et accepte les petits boulots au fur et à mesure qu’ils se présentent. Malgré tout, il a toujours observé le shabbat et mangé casher. Quelques détails concernant les passeports sont encore en cours de réglement. La famille a manqué les premiers groupes de vol et prie pour pouvoir prendre le prochain.

LA FAMILLE RALTE

Itzhak Ralte n’a pas revu sa sœur Rina depuis qu’elle s’est installée en Israël en 1998. Depuis, il s’est marié avec Zelda, qui a donné naissance à Ruth (19 ans), Reuben (17 ans) et Yolina (10 ans).

Itzhak est chauffeur de bus. Il a des nièces et des neveux adultes en Israël qu’il n’a jamais rencontrés en personne. Il espère que cela changera cet automne. Sa fille Ruth rêve de devenir pilote, bien qu’elle n’ait jamais pris l’avion, car elle sait qu’en Israël, les femmes peuvent piloter.

COMMENT VOUS POUVEZ AIDER

Ces trois familles font partie d’un vaste groupe de 600 Bnei Menashe qui se préparent à faire leur aliyah dans quelques mois à peine. Les frais liés à leur retour comprennent plusieurs vols depuis le nord-est de l’Inde vers Tel-Aviv, le traitement des documents, la coordination avec les autorités, l’accompagnement à l’arrivée, des cours d’hébreu et une aide au logement. Votre don servira directement à aider ces familles, et bien d’autres encore, à rejoindre Israël. En novembre, leur longue attente pour retourner à Sion prendra fin.

Un don au fonds d’Aliyah de l’ICEJ aidera ces familles et d’autres à s’installer avec succès en Terre d’Israël. Merci d’envoyer votre don dès aujourd’hui.

Faites un don sur : help.icej.org/ Aliyah. Vous pouvez aussi faire un don sur le site de l’ICEJ-France à WWW.ICEJ-FRANCE.FR ou pour l’ICEJ-Suisse sur ICEJ.CH/DONS

Family photos, courtesy of JAFI.

DES VOLS CHARTERS DE L’ICEJ POUR RAMENER LES JUIFS FRANÇAIS

Nous sommes ravis d’annoncer qu’un afflux soutenu d’immigration en provenance de France est actuellement en train de se concrétiser, ce qui va modifier la carte démographique juive à l’échelle mondiale. Les chiffres que nous observons ne sont pas de simples statistiques, mais témoignent d’un rééquilibrage historique, alors que la plus grande communauté juive d’Europe envisage de plus en plus son avenir en Israël. Ce phénomène est alimenté à la fois par des facteurs de repoussement en France et par l’attrait d’un État juif résilient.

Tout au long de l’année 2025, l’aliyah en provenance de France a connu une hausse spectaculaire de 50 % par rapport à l’année précédente. Cela s’est traduit par l’installation de plus de 6 000 Juifs français en Israël. Cette dynamique s’est encore intensifiée en 2026. Pour la première fois, la France est devenue le premier pays au monde en termes d’immigration juive vers Israël.

Le ministère israélien de l’Aliyah et de l’Intégration a réagi en lançant le plan « Aliyah du renouveau », entré en vigueur le 1er janvier 2026. Cette initiative gouvernementale vise à faciliter et à accélérer l’immigration en provenance des pays occidentaux, en particulier de la France, où les incidents antisémites ont récemment bondi de 350 %.

Pour bon nombre de ces Juifs français, l’Aliyah est un choix positif, motivé par leur identité. Yossef, un juif pratiquant de 21 ans qui a immigré en 2025, a déclaré à Euronews : « En Israël, être juif, c’est normal… En France, vivre et s’épanouir en tant que juif, ça peut être compliqué. »

Sarah, une mère de deux enfants âgée de 34 ans, a récemment déménagé avec sa famille de Créteil à Netanya. Elle a déclaré au Figaro : « Ce n’était pas une décision prise à la légère. Nous avions tout ici : l’école, le travail, la famille. Mais mes enfants ne pouvaient plus sortir en portant leur kippa sans être dévisagés. »

Raphaël, un étudiant de 22 ans, a fait part au Parisien d’un sentiment similaire d’étouffement social, en déclarant : « À l’université, nous étions stigmatisés dès que nous manifestions notre soutien à Israël. C’était devenu insupportable. »

Lors d’un grand salon consacré à l’aliyah destiné aux professionnels de santé, organisé à Paris en mai, de jeunes médecins ont évoqué avec sérieux leur décision de faire leur aliyah.

« La majorité des jeunes réfléchissent beaucoup à la manière dont ils pourraient s’installer en Israël avant qu’il ne soit trop tard », a déclaré le Dr Raphaël Mimoun, 26 ans, au Times of Israel. « Il devient de plus en plus difficile de vivre ici à cause de l’antisémitisme. »

Un autre jeune médecin, Eitan, 37 ans, père de trois enfants, a ajouté : « Il n’y a pas d’avenir [pour les Juifs] en France. »

Un autre salon de l’aliyah, organisé à Paris en avril, a attiré des milliers de visiteurs et s’est distingué par une nouveauté importante : la présence d’entreprises israéliennes venues recruter directement sur place, qu’il s’agisse d’ingénieurs ou de spécialistes des secteurs de la défense et de l’énergie.

P arallèlement, les nouveaux programmes gouvernementaux israéliens offriront non seulement la sécurité, mais aussi un dispositif d’accompagnement complet : une aide au logement renforcée, une allocation d’adaptation mensuelle pendant la première année, des démarches administratives accélérées, des cours d’hébreu sur mesure et un accompagnement à la recherche d’emploi.

Même pendant l’intense conflit de l’« Opération Lion rugissant » ce printemps, alors que les missiles pleuvaient depuis l’Iran et le Liban, un vol spécial transportant plus de 50 nouveaux olim en provenance de France et

de Grande-Bretagne a atterri à l’aéroport Ben Gourion. Le ministre de l’Aliyah, Ofir Sofer, a su saisir l’esprit du moment en déclarant : « Le peuple juif est témoin des actions et du courage de l’État d’Israël et choisit d’en faire partie. »

ÉTÉ 2026 : UNE VAGUE À L’HORIZON L’aliyah en provenance de France devrait atteindre un nouveau pic à l’été 2026. L’ICEJ prévoit que jusqu’à 3 000 nouveaux arrivants viendront de France rien que pendant les mois d’été. Cette prévision repose sur plusieurs facteurs convergents. Tout d’abord, le nombre de demandes en attente est en forte hausse. Les ouvertures de dossiers d’aliyah en provenance de France auraient augmenté de 384 %. L’objectif du gouvernement israélien est d’accueillir 15 000 nouveaux immigrants en provenance de pays francophones d’ici fin 2026, la France fournissant la grande majorité d’entre eux.

En réponse, l’Ambassade chrétienne parrainera cet été deux vols charters d’aliyah au départ de Paris, en coopération avec l’Agence juive pour Israël. Le premier vol devrait arriver la première semaine de juillet, et le second début août. Ces vols témoignent à la fois de notre engagement concret et profondément symbolique en faveur de l’aliyah en cette heure critique.

Le rassemblement prophétique venu de « l’Occident » (Ésaïe 43:5, 49:12 ; Osée 11:10 ; Zacharie 8:7) n’est plus une vision lointaine. C’est une réalité vivante et grandissante, et nous avons le privilège d’en être témoins et de la soutenir chaque jour. Rejoignez-nous pour parrainer ces deux vols spéciaux d’Aliyah dans les semaines à venir afin de ramener des centaines de Juifs français chez eux, en Israël.

Faites un don sur : help.icej.org/Aliyah. Vous pouvez aussi faire un don sur le site de l’ICEJ-France à WWW.ICEJ-FRANCE.FR ou pour l’ICEJ-Suisse sur ICEJ.CH/DONS

EXPLORER DE NOUVEAUX HORIZONS EN ASIE

Après des mois de préparation et de prière, l’ICEJ a organisé en avril sa première grande conférence régionale en Asie, qui s’est soldée par un franc succès. Plus de 700 participants inscrits, issus de 25 pays d’Asie, ont assisté à cet événement intitulé « Envision Asia 2026 ».

Une équipe de direction venue du siège de Jérusalem s’est rendue à Batam, en Indonésie, afin de transmettre un message nouveau en provenance d’Israël aux croyants d’Asie. Cette équipe était composée de moimême, de David Parsons, de Nicole Yoder, ainsi que de Joshua et Anastasiya Gooding, auxquels se sont joints Peter Tsukahira, Suzette Hattingh et d’autres intervenants clés, tandis que le président de l’ICEJ, le Dr Jürgen Bühler, a délivré un message enregistré depuis Jérusalem. Des responsables chrétiens d’Indonésie, des Philippines, de Singapour, de Taïwan et de Thaïlande ont également partagé la Parole, tandis que ces mêmes nations avaient amené avec elles des groupes musicaux hauts en couleur et oints pour animer les moments de louange.

Les délégations les plus importantes provenaient d’Indonésie, de Singapour et de Malaisie, tandis que d’autres groupes venaient de Chine, de Hong Kong, d’Inde, de Papouasie-Nouvelle-Guinée, des Philippines, de Corée du Sud, du Sri Lanka, de Taïwan, de Thaïlande et du

Vietnam, parmi de nombreux autres pays.

« Je crois qu’Envision Asia marque un tournant opportun alors que l’Asie s’apprête à jouer un rôle plus important dans la bénédiction d’Israël – non seulement par la prière, mais aussi par un soutien financier à l’œuvre vitale de l’ICEJ », a déclaré Jehu Chan, coordinateur régional de l’ICEJ pour l’Asie du SudEst. « L’ambiance de la conférence était dynamique, enrichie par de magnifiques moments de louange et des messages puissants et oints. Ce fut véritablement un rassemblement marquant qui annonce une nouvelle aube pour l’Asie et son partenariat grandissant avec Israël. »

Ce rassemblement s’inspirait de la conférence annuelle « Envision » de l’ICEJ destinée aux pasteurs et aux responsables de ministères, organisée chaque année à Jérusalem. Cette première édition d’« Envision Asia » s’est déroulée dans le contexte d’un cessezle-feu fragile entre les États-Unis et Israël d’une part, et le régime islamiste radical iranien d’autre part. De nombreuses prières ont été élevées pour la paix de Jérusalem, et de nombreux messages émouvants ont été délivrés sur la nature spirituelle de la bataille qui entoure Israël et sur les raisons pour lesquelles les chrétiens devraient se tenir aux côtés de l’État et du peuple juifs à notre époque.

1. Moment de louange et d’adoration lors de la conférence

2. Les responsables des antennes internationales de l’ICEJ en compagnie des dirigeants du siège et des invités.

3. Les danseurs qui se sont produits lors de la conférence.

4. Jehu Chan (Singapour), Steve Mirpuri (Philippines), le Dr Mojmir Kallus (vice-président de l’ICEJ chargé des affaires internationales), Erwin Widjaja (Indonésie)

RENFORCER LE

MOUVEMENT

DE

PRIÈRE

DE L’ICEJ

À TRAVERS L’ASIE

Le département de prière de l’ICEJ a récemment passé trois semaines à parcourir l’Indonésie, Singapour, les Philippines et la Thaïlande afin de renforcer nos partenariats de prière et d’encourager les croyants à se tenir aux côtés d’Israël. Tout au long de ce voyage, un thème s’est clairement dégagé : Dieu suscite à travers l’Asie des croyants animés d’une soif profonde de prière et d’une conviction grandissante que le moment est venu de s’aligner sur ses desseins, en particulier pour Israël.

Le voyage a débuté fin avril lors de la conférence « Envision Asia » à Batam, en Indonésie, où se sont réunis des pasteurs, des responsables de prière et des collaborateurs de ministères venus de toute la région. L’un des résultats les plus encourageants a été la forte réponse à l’appel à la prière et à l’intercession pour Israël. À l’issue de la conférence, plus d’une centaine de participants ont exprimé le désir de s’impliquer dans les initiatives de prière de l’ICEJ liées à Israël.

De l’Indonésie, nous nous sommes rendus aux Philippines, où le mouvement de prière de l’ICEJ est particulièrement dynamique. Chaque mois, des croyants de tout le pays participent à la chaîne de prière « Rosh Chodesh » de l’ICEJ, consacrant environ 140 heures à la prière. Des rencontres avec des pasteurs, des responsables de ministères et des représentants du réseau de prière ont révélé une communauté mûre et en pleine croissance, engagée dans la prière, la vérité biblique et le soutien à Israël.

L’un des moments forts de cette visite a été un rassemblement d’environ 250 responsables de prière et intercesseurs. L’atmosphère était empreinte d’humilité, de soif spirituelle et d’un désir commun de rechercher le Seigneur ensemble. Les sessions ont porté sur la prière et les desseins de l’alliance de Dieu, tandis que de nombreux responsables ont témoigné qu’ils étaient eux aussi préparés d’une manière nouvelle pour la saison à venir.

Au fil de ces rencontres, une vérité s’est imposée.  : les mouvements de prière puissants ne se construisent pas uniquement par le biais d’événements. Ils s’établissent grâce à des relations fidèles, à une vision partagée et à la persévérance au fil du temps. Bon nombre des responsables que nous avons rencontrés ont passé des années à servir discrètement et fidèlement dans leurs salles de prière, et pourtant leur influence porte des fruits bien au-delà de ce que l’on peut voir.

La dernière étape de notre voyage nous a conduits en Thaïlande, où des responsables de prière et des partenaires de ministère se sont réunis à la Tour de prière de Thaïlande, à Bangkok, pour des enseignements, des moments de communion fraternelle et une journée de formation à la prière. Des représentants d’une quinzaine d’équipes de prière y ont participé, créant une atmosphère d’unité et d’attente.

ENSEMBLE AVEC ISRAËL … POUR UNE VICTOIRE DURABLE

CDepuis plus de mille jours, Israël est enlisé dans ce qui apparaît désormais comme le conflit le plus transformateur depuis la guerre d’indépendance de 1948. Rappelez vous : il y a à peine trois ans, le pays était en proie à de terribles divisions internes au sujet des réformes judiciaires. Bien que je doute fort que les Israéliens se soient affrontés violemment, l’expression « au bord de la guerre civile » était employée. Puis est arrivé le 7 octobre 2023, l’attentat .

Nous avions prié sans relâche pour la libération des otages, vivants et morts. Le conflit s’est rapidement étendu au Hezbollah au nord, aux Houthis au sud, et à d’autres groupes armés soutenus par l’Iran en Syrie, en Irak, et même en Judée-Samarie. Un instant, on a même cru que l’Égypte allait entrer en guerre.

Une fois le dernier otage libéré, la posture défensive d’Israël a fait place à l’offensive. Aujourd’hui, même si les radicaux islamistes conservent une certaine influence en Iran, tout le Moyen-Orient a changé ; et ce changement est profond. Le régime de Bashar al-Assad, allié de longue date des religieux iraniens, a disparu pour de bon. Les Houthis ont été décimés. Israël contrôle près de la moitié de l’ancienne bande de Gaza et une grande partie de la région frontalière du Liban. Au moment de la rédaction de cet article, la trêve militaire menée par les forces américaines et israéliennes en Iran semble se maintenir. Les ambitions nucléaires de l’Iran ont été stoppées avec succès, sa marine et son aviation, ainsi que ses systèmes de défense antiaérienne, ont été quasiment anéantis. Plus important encore pour la sécurité d’Israël, les voisins arabes de l’Iran ont appris, à travers ce conflit, que même s’ils n’apprécient pas forcément Israël, l’État sioniste est un bien meilleur ami pour eux que les ayatollahs et les Gardiens de la révolution.

Bien que la question des réformes judiciaires demeure en Israël, de même que les doutes quant à l’avenir politique du Premier ministre Benjamin Netanyahu, un important renouveau spirituel est en cours dans le pays, et non seulement au sein de la communauté juive messianique. De plus en plus de jeunes juifs se détournent de la tradition rabbinique qui a défini le judaïsme depuis la destruction du Temple, et commencent à approfondir leur étude de la parole de Dieu. La guerre a poussé nombre de ces jeunes adultes en âge de servir dans l’armée à rechercher un sens plus profond à la vie et à la foi. Ils se tournent vers la Torah pour trouver des réponses.

Il reste encore beaucoup à faire. Israël a vraiment besoin, plus que jamais, des prières des disciples non juifs de Yeshua. Ces trois à cinq dernières années, le petit État d’Israël est devenu non seulement la troisième économie du Moyen-Orient, mais aussi une superpuissance militaire. Le shekel domine l’euro et le dollar. Pourtant, le péché abonde encore dans cette nation choisie par Dieu. Restons sur la brèche afin de voir l’accomplissement de Romains 11:26-27 : «Et ainsi tout Israël sera sauvé, selon qu’il est écrit: Le libérateur viendra de Sion, Et il détournera de Jacob les impiétés; Et ce sera mon alliance avec eux, Lorsque j’ôterai leurs péchés.»

Je vous encourage personnellement à venir à la Fête des Tabernacles cette année et à témoigner de votre solidarité avec Israël, de votre engagement envers la réalisation du plan de Dieu pour le Moyen-Orient et de votre détermination à veiller sur Jérusalem. En raison de la force actuelle du shekel, les prix sont très élevés. Mais je crois que Dieu pourvoira à vos besoins, si seulement vous croyez. L’armée d’Israël ne sauvera pas Israel. Seul YHWH sauvera Israel. Alors, montons ensemble à Sion et célébrons le Roi des rois lors de la Fête des Tabernacle : https:// feast.icej.org/fr Pour plus d’informations sur ce voyage et les prochains voyages en Israël : www.rkbaxter.com

Robert Baxter

Directeur Branche Française de l’ICEJ

Chers amis d’Israël,

Depuis l’attaque des terroristes du Hamas du 7 octobre 2023 et l’attaque du Hezbollah depuis le Liban le lendemain, beaucoup de choses ont changé en Israël et dans le monde. L’Iran et les organisations terroristes alliés mènent une guerre acharnée contre Israël et les Juifs sur beaucoup de fronts: Sur le terrain par les tirs incessants de roquettes et sur le plan médiatique par une désinformation continue. La majorité de nos médias et beaucoup d’organisations internationales de toutes sortes reprennent les informations issues par les sources islamiques fondamentalistes et prenant parti contre Israel sans en contrôler la véracité. Les informations émanant d’Israël, sont souvent pas suivies ou mises subtiles en doute en les introduisant par des phrases comme ‘Israël affirme que…’ ou ‘selon l’armée israélienne, il semblerait que..’

Dans cette guerre médiatique, beaucoup de faits sont estompés ou volontairement omis.

Israël est le seul pays démocratique du Proche-Orient et est loin d’être parfait. Il est absolument permis de critiquer le gouvernement israélien, mais en utilisant les mêmes critères que pour les autres et en utilisant des sources aussi variées que possible pour s’informer.

L’Ambassade Chrétienne Internationale Jérusalem fondée en 1980 avec le mandat ‘Consolez, consolez mon peuple, dit l’Éternel votre Dieu’ (Es. 40.1) est présente sur place et veut aussi informer, éduquer les Nations concernant Israël et les promesses de Dieu pour son peuple.

Au vu d’un antisémitisme croissant, souvent déguisé sous un anti-israélisme ou anti- sionisme et qui n’est en réalité qu’une pure haine raciste contre les Juifs, il est important que nous soyons en tant que croyants une voix pour le peuple juif. Dans ce contexte, nous avons en tant que Branche Suisse de l’ICEJ aussi le mandant de consoler Son peuple en informant les chrétiens et les églises et communautés chrétiennes en Suisse sur les plans de Dieu pour les descendants d’Abraham. Car Dieu a un plan non seulement pour les Juifs, mais aussi pour les descendants d’Ismaël, les Arabes, mais aussi pour les Nations, donc le monde entier.

Merci de vos dons et votre soutien. Ils nous permettent de bénir Israël au travers de l’engagement social de l’ICEJ et de promouvoir le travail de l’ICEJ en Suisse.

MISSION HANDS-ON 2026

En tant qu’ICEJ Suisse, nous avons enfin pu mener à bien notre première mission pratique sur le terrain cette année, après avoir malheureusement dû annuler l’engagement l’année dernière en raison de l’attaque contre l’Iran. À l’origine, cinq personnes s’étaient inscrites à cette mission Hands-On. Cependant, en raison de la situation tendue en Israël ainsi que de divers problèmes liés aux annulations de vols, plusieurs participants ont dû annuler leur voyage, si bien que finalement, seuls mon père et moi avons pu partir.

Nous avons été au kibboutz Hanita, à la frontière libanaise. Notre mission consistait à aider les jardiniers du kibboutz. Nous avons notamment participé

à l’élagage des arbres le long des routes, au désherbage des trottoirs et à l’aménagement d’un nouveau parterre de fleurs. Dès le début, nous avons été chaleureusement accueillis. Nous avons été particulièrement touchés par les nombreuses invitations à souper. Cela nous a permis de mieux connaître les habitants et leur réalité quotidienne. Ils vivent depuis des années sous la menace des tirs de roquettes du Hezbollah et subissent au quotidien les conséquences de ce conflit. La grande gratitude des gens nous a particulièrement émus. À maintes reprises, il est apparu clairement à quel point cela comptait pour eux de savoir qu’il existe encore des personnes qui se tiennent aux côtés d’Israël et lui manifestent leur soutien. À une époque où l’antisémitisme se fait à nouveau nettement ressentir dans le monde entier, ces rencontres ont été pour nous très marquantes et encourageantes. (PhN)et leur réalité quotidienne. Ils vivent depuis des années sous la menace des tirs de roquettes du Hezbollah et subissent au quotidien les conséquences de ce conflit.

La grande gratitude des gens nous a particulièrement émus. À maintes reprises, il est apparu clairement à quel point cela comptait pour eux de savoir qu’il existe encore des personnes qui se tiennent aux côtés d’Israël et lui manifestent leur soutien. À une époque où l’antisémitisme se fait à nouveau nettement ressentir dans le monde entier, ces rencontres ont été pour nous très marquantes et encourageantes. (PhN)

WERNER BISCHOF ANNONCES:

Engagement en faveur de l’ICEJ depuis: 1983

Fonctions : membre du comité directeur, enseignements

Mes trois valeurs principales : foi, espérance et amour

Loisirs:

études bibliques, histoire en général et de l’église en particulier, ateliers et semaine d’études bibliques

Je me présente:

Je suis marié à ma femme Rita depuis 48 ans. Nous vivons à Zurich et avons trois fils adultes. Depuis 2018, je suis un retraité ac-

tif. Parallèlement, je m’engage également dans un foyer pour enfants à Katmandou. Nous organisons régulièrement des missions et des projets au Népal.

Pourquoi Israël me tient à cœur: Quiconque lit attentivement la Bible s’aperçoit rapidement qu’Israël occupe une place centrale dans le cœur et les desseins de Dieu. Les desseins et les promesses de Dieu pour Israël revêtent une importance capitale et ont des répercussions sur toutes les nations – y compris la Suisse et notre peuple ! Plus que jamais, Israël est la cible d’accusations injustifiées et de haine. En cette période particulière, je reconnais clairement que c’est le désir et la volonté de Dieu que je m’engage en faveur de son peuple.

GROUPE SUISSE AU JERUSALEM SUMMIT 2026

Venez nombreux avec vos amis le dimanche, 30 août sur la Place fédérale à Berne pour démontrer votre solidarité envers Israël et le peuple juif face au Palais fédéral lors de la journée de solidarité et de prière pour Israël organisée par les œuvres Suisses en faveurs d’Israël (IWS - Israelwerke Schweiz)

Le 6 juillet et le 3 août deux vols sont prévus pour des Juifs de France faisant leur Aliyah. Ces vols ont été financé grâce à des dons de Chrétiens du monde entier. La Branche Suisse s’est engagée à payer presque la moitié des frais du second vol. Merci de votre générosité pour soutenir ce projet!

Neuf des dix participants Suisses, dont deux pasteurs tessinois.

CONFÉRENCES ICEJ EN AFRIQUE CENTRALE : DE LIBREVILLE VERS MALABO/BATA,

UNE VISION QUI PREND RACINE

Depuis 2021, la Conférence ICEJ s’est progressivement affirmée comme une initiative spirituelle structurante en Afrique centrale, portée notamment par International Christian Embassy Jerusalem et ses représentations locales. Né à Libreville d’une volonté de rapprocher les Églises africaines de la dimension biblique d’Israël, ce cadre inter-églises vise à enseigner les fondements scripturaires du lien entre l’Église et le peuple juif, tout en établissant une plateforme de prière, de coopération missionnaire et de sensibilisation au rôle prophétique des nations. Dès ses débuts, l’initiative a rassemblé des Présidents de Communautés chrétiennes, des Évêques, des Révérends, Pasteurs, responsables d’œuvres chrétiennes et ministères messianiques autour d’un message central inspiré de Genèse 12 :3, mettant en avant la bénédiction des nations qui soutiennent Israël.

Au fil des années, la conférence ICEJ a gagné en envergure. Après des premières rencontres en 2021 et 2022, elle s’est consolidée avec une édition majeure en 2023 à Libreville, marquée par la participation de leaders internationaux et de représentants de l’ICEJ, confirmant sa dimension désormais régionale. Les thématiques abordées ont porté sur l’intercession pour Israël, la lutte contre l’antisémitisme, l’enseignement des racines juives de la foi chrétienne et le rôle eschatologique d’Israël. En juin 2025, une nouvelle édition organisée à Libreville a renforcé cette dynamique, avec une participation élargie d’Églises et d’invités étrangers, venus du Cameroun, de la Côte d'Ivoire, de Centrafrique, de Guinée-Equatoriale et d'Israël, traduisant une volonté claire d’extension au-delà du Gabon et d’ancrage dans l’espace sous-régional d’Afrique centrale.

Dans cette trajectoire, la perspective d’une extension en Guinée équatoriale, notamment à Malabo/Bata en novembre 2026, apparaît comme une évolution naturelle et stratégique. Une telle initiative permettrait de consolider l’unité spirituelle entre les Églises du Golfe de Guinée, d’approfondir l’enseignement biblique sur Israël dans un contexte où celui-ci demeure encore insuffisamment développé, et de renforcer les liens spirituels, culturels et missionnaires entre l’Afrique centrale et Jérusalem. Elle offrirait également une opportunité de mobilisation pour une nouvelle génération de leaders chrétiens, désireux de s’inscrire dans une dynamique internationale de soutien à Israël. Ainsi, en l’espace de quelques années, la Conférence ICEJ en Afrique Centrale est passée d’un rassemblement local à une vision régionale en pleine expansion, appelée à structurer durablement un réseau d’églises engagées dans la prière pour Jérusalem et dans l’affirmation du rôle spirituel de l’Afrique dans les dynamiques contemporaines de la foi chrétienne.

Vous pouvez toujours accéder à l’intégralité des enseignements et des présentations du Sommet de Jérusalem 2026 à la Demand*.

Regardez toutes les vidéos à la demande*, ou sur nos chaînes YouTube et Spotify.

*Une préinscription au Sommet de Jérusalem 2026 est requise pour accéder à l’intégralité du contenu.

Le Sommet de Jérusalem sur YouTube :

Le Sommet de Jérusalem sur Spotify : on.icej.org/jsummit-pod

Le Sommet de Jérusalem sur Apple Podcast : on.icej.org/summit-apple

Parmi les intervenants figurent :

Sagiv Asulin

Rabbi Shmuel Bowman

Dr. Jürgen Bühler

Amb. George Deek

Rev. Ingolf Ellßel

Pastor Ulrik Flinta

Dr. Jules Gomes

Dr. Gavriel Gordon

Pastor Nick Hansen

RÉSERVEZ LA DATE : May 25-27, 2027

Rev. Dr. Petra Heldt

Amb. Mike Huckabee

Shadi Khalloul

Dr. Christopher Kuehl

Dr. Baruch Kvasnica

Dr. Tyson Lambertson

Prof. Gerald McDermott

Dr. Susan Michael

Dr. Tricia Miller

Troy Miller

Calev Myers, Esq.

Dr. A. J. Nolte

Rev. Paul O’Higgins

Rev. David R. Parsons

Sacha Roytman-Dratwa

Archbishop Thomas Schirrmacher

Mati Shoshani

Ali Siadatan

Dr. Erez Soref

Bishop Robert Stearns

Dr. Samuel Tedder

Prof. Dr. Jacob Thiessen

Dr. André Villeneuve

Rabbi Pesach Wolicki

Dr. Brad Young

Dr Gerald McDermott au Sommet de Jérusalem 2026.

ORGANISÉE PAR L’ICEJ

DE SION L'ÉTERNEL RUGIT

Rejoignez-nous cette année à Jérusalem du 25 au 30 septembre 2026 pour célébrer la Fête des Tabernacles.

Forfaits en présentiel

Désert-Jérusalem

390 $ USD Jérusalem 270 $ USD

Ou rejoignez-nous uniquement à Kfar HaNokdim pour la soirée d’ouverture (25 septembre).

Forfaits en ligne

De Base

50 $ US Ressources 125 $ US Prémices 175 $ US

Vous ne pouvez pas assister à la Fête des Tabernacles en présentiel cette année ?

Vous pouvez tout de même profiter d’un large éventail de célébrations de la Fête et de vidéos à la demande en nous rejoignant en ligne ! FÊTE DES TABERNACLES

Forfait terrestre Jérusalem

Rejoignez-nous avec le forfait « Jérusalem » en Israël grâce à notre incroyable itinéraire, conçu pour vous ravir et vous inspirer à chaque étape du voyage !

Comprend les visites selon l’itinéraire touristique et tous les événements de la Fête 2026. (Sous réserve de modifications)

Circuit complémentaire en Galilée

Du 1er au 4 octobre. Passez quelques jours supplémentaires pendant la Fête de Souccot à découvrir la région de Galilée.

Rendez-vous sur feast.icej.org pour tous les détails.

feast.icej.org

Disponible pour les inscriptions aux forfaits « Désert-Jérusalem » en présentiel, « Jérusalem » et « Jérusalem et ses environs ». (Adultes à partir de 13 ans)

Pour plus d’informations, rendez-vous sur feast.icej.org ou envoyez un e-mail à

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Parole de Jerusalem - Juillet/Aout 2026 by ICEJ - Issuu