

Faire des droits de l’enfant une réalité
Organisation fondée en 1994, le Bureau international des droits des enfants (IBCR) s’engage pour un monde dans lequel les droits de l’enfant, tels que définis par la Convention relative aux droits de l’enfant et la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant, sont une réalité.
Son engagement vise à transformer la place des enfants dans nos sociétés, en particulier celle des enfants qui font face à plus d’obstacles dans la réalisation de leurs droits, et à renforcer les systèmes de protection de l’enfant et de justice.
NOS VALEURS
Universalité
Complémentarité
Expertise
Flexibilité
Inclusion
Responsabilité
DES ACTIONS-CLÉS POUR UNE APPROCHE
SYSTÉMIQUE
• Renforcer les compétences des acteurs concernés par la mise en œuvre des droits de l’enfant
• Faciliter la coordination entre les acteurs des systèmes de protection de l’enfant et de justice
• Renforcer la participation des enfants en tant qu’acteurs-clés de leur existence, de leur environnement et de la mise en œuvre de leurs droits
• Faciliter des processus d’expérimentation en faveur de la mise en œuvre des droits de l’enfant
• Mobiliser le public et les décideurs pour le développement de contextes plus favorables aux droits de l’enfant
• Produire des connaissances relatives à l’état de la mise en œuvre des droits de l’enfant
L’année 2024-2025 constitue un tournant dans l’évolution du Bureau international des droits des enfants. Elle marque à la fois l’aboutissement d’un cycle stratégique riche en transformations et l’entrée dans une période d’incertitude profonde pour la coopération internationale et la protection des droits humains, en particulier de ceux des enfants.
L’IBCR a célébré, en 2024, 30 années d’engagement au service des droits de l’enfant. Trente années d’apprentissage, de partenariats, d’innovations et de remises en question, qui ont progressivement façonné une organisation reconnue pour son expertise, sa capacité à agir de manière systémique et sa conviction profonde : les droits de l’enfant ne sont toujours pas une réalité pour la grande majorité des enfants.
Les résultats présentés dans ce rapport témoignent de cette maturité : des pratiques professionnelles transformées, des systèmes de protection renforcés, des espaces de participation plus inclusifs et des enfants davantage reconnus comme des acteurs à part entière de leurs droits.
Pourtant, au moment où s’ouvre l’année 2025, notre environnement d’action est profondément bousculé. Les coupes majeures dans les budgets de l’aide internationale, la fragilisation des mécanismes multilatéraux et la multiplication des crises mettent à rude épreuve les organisations engagées en faveur des droits humains. Dans ce contexte, les enfants – et plus particulièrement les filles, les enfants en situation de vulnérabilité et ceux vivant dans des contextes de crise – sont trop souvent les premiers à voir leurs droits relégués au second plan.
Face à cette réalité, l’IBCR fait le choix de la lucidité, mais aussi de la détermination. Plus que jamais, nous sommes convaincus que renforcer durablement les compétences des acteurs, soutenir des partenariats équitables, valoriser l’expérimentation et placer la participation des enfants au cœur des interventions constituent des leviers essentiels pour faire face à un monde plus instable et plus contraint. Les avancées présentées dans ce rapport ne sont pas des acquis définitifs ; elles sont des fondations sur lesquelles nous devons continuer à bâtir, collectivement.
Ce rapport annuel vient clore un cycle stratégique et ouvrir une nouvelle étape. Le plan stratégique 2025–2028 s’inscrit dans cette continuité exigeante : faire mieux, avec et pour les enfants, dans un contexte où chaque choix, chaque ressource et chaque alliance compte davantage. L’IBCR abordera cette nouvelle phase avec humilité et rigueur, dans une volonté renouvelée de contribuer, aux côtés de ses partenaires et des enfants euxmêmes, à des changements durables et porteurs de sens.
À toutes celles et ceux – enfants, partenaires, équipes, volontaires, bailleurs et alliés – qui rendent ce travail possible, je souhaite exprimer ma profonde reconnaissance. C’est ensemble, même dans l’adversité, que nous continuerons à faire des droits de l’enfant une réalité.

Martin Causin Directeur général


L’année 2024-2025 en un coup d’œil

5
BUREAUX DANS LE MONDE
Bamako, Dakar, Kinshasa, Montréal et Ouagadougou
1
ÉQUIPE ENGAGÉE
composée de 91 personnes employées, 31 stagiaires et 41 volontaires
7
PROJETS EN COURS dans 14 pays
4
INITIATIVES INSTITUTIONNELLES
mises en œuvre : 2 référentiels de compétencesclés (voir page 11), un laboratoire et une initiative régionale
2
ATELIERS RÉGIONAUX
organisés en Colombie et au Burkina Faso, réunissant plus de 50 personnes
3 636
ENFANTS IMPLIQUÉS DANS NOS PROJETS
dont 2 080 filles
1 716 851
PERSONNES TOUCHÉES DIRECTEMENT PAR NOS PROJETS
(dont 42 % de filles, 37 % de garçons, 11 % de femmes et 11 % d’hommes)
Nos projets en cours
Burkina Faso RDC
Sénégal
Canada
Honduras
Togo
Maroc
Tunisie
Côte d’Ivoire
Madagascar
Colombie
Pérou
Costa Rica
Mali
Retrouvez tous nos projets sur www.ibcr.org.
COOPÉRATION
VOLONTAIRE
Programme de renforcement intégral des droits de l’enfant | 2020-2028
11 pays • 34 partenaires • 264 862 personnes touchées en 2024-2025, dont 47 651 femmes, 31 231 hommes, 97 088 filles et 88 892 garçons
Le programme de coopération volontaire (PCV) vise à améliorer durablement le bien-être social des enfants – notamment celui des filles et des enfants vivant dans des contextes ou situations de vulnérabilité –, à renforcer leur protection et à garantir le respect de leurs droits. Par le déploiement de spécialistes qualifiés, le PCV renforce les capacités des organisations partenaires et soutient leur action en faveur de la promotion des droits de l’enfant, au moyen d’une approche inclusive et basée sur l’expérimentation et l’innovation.
Programme mené avec le soutien financier d’Affaires mondiales Canada
BURKINA FASO
Biig-Yi-Nere, Prévenir et lutter contre les violences sexuelles et sexistes à l’égard des enfants | 2021-2026
5 660 personnes touchées en 2024-2025, dont 1 057 femmes, 2 228 hommes, 1 460 filles et 915 garçons
Ce projet vise à renforcer le système de protection de l’enfant ainsi qu’à mieux prévenir et répondre aux violences vécues par les enfants, en particulier les violences sexuelles et sexistes. Pour ce faire, il adopte une triple approche : renforcer les compétences des professionnelles et des professionnels des forces de défense et de sécurité et de l’armée ainsi que des domaines de la santé, de l’éducation, de l’action sociale, de la justice et de l’administration pénitentiaire, soutenir l’action des réseaux de protection de l’enfant, en particulier en contexte humanitaire, et faciliter l’autonomisation des enfants en contact avec le système de protection.
Programme mené avec le soutien financier d’Affaires mondiales Canada
CANADA/QUÉBEC
Partir de nous, Autonomisation des adolescentes en situation d’exploitation sexuelle | 2024- 2025
Projet mis en œuvre en collaboration avec l’Université du Québec en Outaouais, 5 jeunes personnes impliquées en 2024-2025
Ce projet qualitatif vise à contribuer à l’autonomisation d’adolescentes en situation d’exploitation sexuelle placées en Centre de réadaptation pour jeunes en difficulté d’adaptation (CRJDA) par le développement collaboratif et réflexif d’outils de formation adaptés à leurs besoins et à leur expérience et en mettant en place des espaces d’échanges et de réflexion avec leurs intervenantes et intervenants.
Projet financé par le Fonds d’aide aux victimes d’actes criminels (FAVAC) du ministère de la Justice du Québec

CANADA
Formation aux droits de l’enfant du personnel de la Gendarmerie royale du Canada
38 personnes formées en 2024-2025
CANADA/QUÉBEC
Place aux ex-Placés : améliorer la transition vers la vie adulte des jeunes placés par la DPJ | 2024- 2025
Projet mis en œuvre en collaboration avec le Collectif Ex-Placé, 12 jeunes impliqués en 2024-2025
Ce projet pilote vise à améliorer la transition vers la vie adulte des jeunes ayant été placés par la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) du Québec. Il consiste à créer une formation conçue et animée par les jeunes eux-mêmes, basée sur leur savoir expérientiel. Cette approche vise à rendre les pratiques professionnelles plus humaines et adaptées, afin que les intervenantes et les intervenants soient mieux préparés à accompagner les jeunes vers une vie adulte digne et sécurisante.
Projet financé par la Fondation Chamandy

Cette formation contribue à préparer le personnel de la GRC avant son déploiement vers des missions de paix et de stabilisation, notamment en Haïti, en Ukraine, en Cisjordanie et en République démocratique du Congo, en leur offrant un cours spécialisé sur la protection de l’enfant en situation de conflit. Elle fournit des outils et des guides pratiques afin qu’ils sachent comment réagir face à des situations impliquant des enfants et comment veiller au respect de leurs droits en tout temps.
RÉPUBLIQUE
DÉMOCRATIQUE DU CONGO
Tonga Mpo Na
Bolamu Ya Mwana,
Renforcer le système de protection de l’enfant | 2022-2027
767 personnes touchées en 2024-2025, dont 271 femmes, 432 hommes, 2 filles et 62 garçons
Ce projet vise renforcer le système de protection de l’enfant congolais afin qu’il lutte plus efficacement contre l’exploitation économique et sexuelle des enfants et permette un accompagnement plus respectueux des enfants privés de liberté. Il mise sur la valorisation du rôle des secteurs du tourisme et des transports, du ministère du Travail et celui de l’administration pénitentiaire dans ces efforts, et sur le renforcement du pouvoir d’agir des enfants privés de liberté ou exposés au risque d’exploitation sexuelle et économique.
Programme mené avec le soutien financier d’Affaires mondiales Canada
SÉNÉGAL
Xalé sama yité, Autonomiser les filles et les acteurs de première ligne contre les violences sexuelles et sexistes
| 2020-2025
3 066 personnes touchées en 2024-2025, dont 299 femmes, 1 680 hommes, 552 filles et 535 garçons
Ce projet accompagne les efforts entrepris par l’État sénégalais pour réduire les violences exercées à l’encontre des enfants au Sénégal, en particulier les violences sexuelles et sexistes. Il s’appuie sur un partenariat avec l’État sénégalais, la société civile ainsi que les enfants du Sénégal, et met en œuvre une approche basée sur deux piliers : le renforcement systémique de la coordination et des pratiques des acteurs de la justice, de l’administration pénitentiaire, de la police et du travail social, et l’autonomisation des enfants de manière à les amener à jouer un rôle dans la mise en œuvre de leurs droits.
Projet mené avec l’appui technique et financier de l’UNICEF et d’Affaires mondiales Canada

Éclairage sur cinq faits qui ont marqué l’année
Découvrez cinq moments forts de l’année pour notre organisation, depuis la suite des célébrations de notre 30e anniversaire, jusqu’à de nouvelles façons de mobiliser nos publics, en passant par de nouveaux projets et partenariats, et bien plus encore.
CÉLÉBRER 30 ANS D’ACTIONS POUR LES DROITS DE L’ENFANT
Trente ans plus tard, faire des droits de l’enfant une réalité reste notre objectif et notre métier de tous les jours. […] Trente ans d’engagement, d’expérience, de partenariats, d’expérimentations, de recherches, de plaidoyers, d’apprentissages, [qui] ont permis d’affiner notre identité.
- Martin Causin, directeur général du Bureau international des droits des enfants
J’ai pu constater le rôle important que joue l’IBCR au niveau mondial pour prévenir et répondre aux violences faites aux enfants. […] Ensemble, on peut déplacer des montagnes.
- Najat Maalla M’jid, représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies chargée de la question de la violence contre les enfants
En 2024, l’IBCR a fêté ses 30 années d’existence – trois décennies consacrées à une mission : faire des droits de l’enfant une réalité, au Canada comme ailleurs. De nombreuses activités ont été organisées tout au long de l’année pour souligner cet anniversaire. Elles ont été l’occasion de revenir sur les changements permis grâce aux actions de l’IBCR et sur les progrès accomplis ces trente dernières années.
Le point culminant de cette célébration a été la Journée mondiale de l’enfant en novembre 2024. Pour l’occasion, 130 personnes se sont réunies aux Archives nationales de Montréal afin de retracer l’histoire de l’IBCR, de célébrer ses accomplissements et surtout de regarder vers le futur et le chemin restant à parcourir pour que les droits de chaque enfant soient enfin une réalité.
Discours, kiosques et moments d’échanges informels entre les équipes, les partenaires et les acteurs-clés de la société civile et des droits de l’enfant au Québec ont fait de cette soirée un moment inoubliable. Cette immersion dans les actions de l’IBCR a permis de renforcer la volonté d’agir collectivement.
Ce 30e anniversaire a également été l’occasion de réaffirmer l’identité de l’organisation et de renouveler son engagement envers les enfants, en particulier celles et ceux qui rencontrent le plus d’obstacles pour faire de leurs droits une réalité.
› Retrouvez l’histoire de l’IBCR en vidéo sur notre site Internet
L’équipe de l’IBCR et les 130 personnes invitées, parmi lesquelles Martine Musau Muele de la Ville de Montréal, Leslie E. Norton, sous-ministre adjointe d’Affaires mondiales Canada chargée des partenariats et de la programmation de l’aide internationale, et le conseil d’administration de l’IBCR

DEUX ÉVÈNEMENTS RÉGIONAUX POUR AMÉLIORER
LA FORMATION AUX DROITS DE L’ENFANT
Le renforcement des pratiques des professionnelles et des professionnels en contact avec les enfants par l’approche fondée sur les compétences est au cœur du travail de l’IBCR depuis plusieurs années. À cette fin, nous facilitons divers processus d’identification des compétences-clés.
Un atelier régional a été organisé à Bogota, en Colombie, en mai 2024 avec l’ensemble des partenaires venant du Honduras, de la Colombie, du Pérou et du Costa Rica, ainsi que des représentants régionaux de l’Organisation des États américains, l’Institut interaméricain des droits de l’enfant, la Cour interaméricaine des droits de l’homme ainsi que la participation de madame la ministre, Lizeth Coello, du Secrétariat national de l’enfance et l’adolescence (SENAF) du Honduras.
Cet atelier, organisé à l’issue du processus lancé l’année dernière à Abidjan, visait à définir collectivement un ensemble de compétences-clés en matière d’inclusion des enfants. Combinées aux compétences identifiées en Afrique, le processus mènera à la création d’un Référentiel mondial de compétences-clé en inclusion pour les professionnels et professionnelles de la protection de l’enfant.
Capitalisant sur les années d’expérience de l’IBCR en co-développement de formation en protection de l’enfant dans le contexte africain, un second atelier régional a été organisé à Ouagadougou, au Burkina Faso, en février

2025. Cet atelier a permis le partage et l’échanges entre spécialistes de la formation pour adultes et de la formation en protection de l’enfant.
Pendant trois jours, ces spécialistes ont échangé, réfléchi, et débattu au sujet des difficultés rencontrées et pensé à de possibles solutions. Leur constat : le principal défi n’est pas un manque de connaissances techniques, mais réside dans la perception même de l’enfant et de ses droits, et des relations entre adultes et enfants. Une formation permettra, à terme, de transformer les pratiques et développer des réflexes en protection de l’enfant, de façon adaptée aux contextes africains.

Atelier régional à Bogota, Colombie, mai 2024
Atelier régional à Ouagadougou, Burkina Faso, février 2025
Des ateliers comme ça permettent de construire une communauté de partage, d’apprendre les uns des autres, mais aussi d’échanger sur les différences de contextes et surtout d’impulser une dynamique à pérenniser.
- Riccardo Cappelletti, Institut des droits de l’homme et de la paix (IDHP), Sénégal

INITIER UNE COLLABORATION AVEC LES JEUNES
EX-PLACÉS : UN NOUVEAU PROJET POUR FACILITER
LA TRANSITION À LA VIE ADULTE
En 2021, près de 40 000 jeunes au Québec étaient placés sous la responsabilité de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ). Chaque année, plus de 2 000 d’entre eux vivent une transition vers la vie adulte. Cette période charnière s’avère souvent complexe et semée d’obstacles. Pour faciliter cette transition, la loi sur la protection de la jeunesse (LPJ) a été modifiée en 2022 et impose désormais de mettre en place un plan de transition pour chaque jeune à partir de l’âge de 16 ans.
Pour répondre à ces nouvelles exigences et permettre leur mise en œuvre dans le respect des droits et de l’intérêt supérieur des jeunes, l’IBCR a lancé cette année un nouveau projet pour outiller les services de la DPJ.
En collaboration avec le Collectif Ex-Placé DPJ, composé de jeunes anciennement placés, l’IBCR développe une formation destinée au personnel de la DPJ et encourage le dialogue entre les professionnelles et professionnels et les jeunes anciennement placés. Les formations permettront aux intervenantes et aux intervenants de développer les compétences nécessaires pour mieux accompagner ces jeunes dans la transition vers la vie d’adulte. Elles seront ensuite dispensées par les jeunes du Collectif.

Le projet Place aux Ex-placés, en partenariat avec le Collectif Ex-Placé DPJ, est financé par la Fondation Chamandy.
Atelier régional à Ouagadougou, Burkina Faso, février 2025
DISCUTER POUR MIEUX COMPRENDRE LES DROITS
DE L’ENFANT : PREMIÈRE SAISON DU BALADO
1, 2, DROITS SOLEIL !
Premier balado francophone dédié aux droits de l’enfant, le balado 1,2, Droits, soleil ! a été lancé en décembre 2024. Il documente, explique et questionne la situation des enfants et de leurs droits à travers le monde au cours d’entrevues avec des spécialistes du sujet.
Ce balado a pour finalité de rendre les enjeux mondiaux liés aux droits de l’enfant accessibles et compréhensibles pour toutes et tous et de mobiliser nos audiences pour qu’elles contribuent à faire des droits de l’enfant une réalité, à leur niveau.
Que vous soyez une professionnelle ou un professionnel des droits de l’enfant ou que vous ayez simplement un intérêt pour leur mise en œuvre, 1, 2, Droits soleil ! vous invite à découvrir les droits de l’enfant différemment.
La première saison, en quatre épisodes, s’est intéressée à la question de la privation de liberté des enfants, au Canada et dans le monde. L’IBCR a donné la parole à des spécialistes faisant partie d’organisations-clés des droits de l’enfant, telles que Défense des Enfants International (DEI) ou l’Université d’Ottawa, accompagnées de spécialistes en droits et en justice pour enfants de l’IBCR.
› Découvrez le balado sur les principales plateformes d’écoute (Spotify, Apple Music et Balado Québec) ou directement sur notre site : www.ibcr.org/fr/balado/.

L’IBCR DEVIENT MEMBRE DU RÉSEAU ECPAT INTERNATIONAL POUR LE CANADA
En 2025, l’IBCR a rejoint le réseau ECPAT International, le plus vaste mouvement mondial dédié à la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants. Cette intégration marque une étape importante pour l’organisation, qui renforce ainsi son engagement à protéger les enfants contre toutes les formes de violence, en particulier celles qui sont liées à l’exploitation sexuelle. En devenant membre d’un réseau regroupant plus de

130 organisations dans plus de 100 pays, l’IBCR s’inscrit désormais dans une dynamique collective portée par des spécialistes, des défenseurs des droits et des partenaires engagés à faire progresser la prévention, l’intervention et l’accompagnement.
Cette nouvelle collaboration permettra à l’IBCR de contribuer plus directement aux efforts internationaux de plaidoyer et de production de connaissances menés par ECPAT et de les faire rayonner dans le contexte canadien. Elle offre également un espace stratégique pour porter la voix des enfants, partager les approches participatives développées par l’IBCR et promouvoir la nécessité de s’appuyer sur le vécu des enfants.

Avancées stratégiques
Le Plan stratégique 2021-2024, intitulé S’élever à la hauteur des enfants, a permis à l’IBCR de renforcer son action pour des systèmes de protection toujours plus inclusifs et coordonnés
Au terme de ce plan stratégique, l’IBCR conclut un cycle marqué par une transformation de ses pratiques, de ses outils et de son positionnement.
Ces dernières années ont permis de consolider l’expertise de l’organisation ainsi que des acteurs ayant à cœur les droits de l’enfant, et de renforcer l’impact de ses projets au bénéfice des droits de l’enfant. Les avancées observées en 2024-2025 et présentées dans cette section témoignent de la maturité atteinte par l’organisation et préparent le passage vers le nouveau cycle stratégique 2025-2028.
Écouter et impliquer les enfants
Ces dernières années ont permis à l’IBCR de continuer à traduire dans ses pratiques une approche autonomisante de la participation. Au fil du cycle stratégique, l’IBCR a :
• Intégré les enfants dans ses processus d’évaluation et d’apprentissage
• Renforcé le rôle de gouvernance des comités d’enfants, qui orientent les actions et activités de ses projets et participent significativement à la concrétisation des initiatives de participation de l’enfant
• Adopté une nouvelle Politique de sauvegarde de l’enfant ainsi qu’un processus de formation progressive des personnes collaborant avec l’IBCR à sa mise en œuvre
• Poursuivi le développement d’un référentiel de compétences-clés en participation de l’enfant, coconstruit avec les enfants
• Intégré l’expérience des enfants dans le renforcement des pratiques professionnelles des acteurs de la protection et de la justice
• Accompagné des processus de recherches collaboratives, menés par les enfants eux-mêmes, pour explorer la mise en œuvre de leurs droits dans leur communauté
• Soutenu la mise en œuvre d’initiatives conçues par les enfants eux-mêmes
• Coconstruit, avec des organisations de la société civile et des acteurs accompagnant les enfants, des outils permettant d’intégrer concrètement les approches participatives dans les pratiques quotidiennes
• Mis sur pied un pôle d’expertise en participation et autonomisation de l’enfant pour consolider cette approche à l’échelle de l’organisation
Aujourd’hui, la participation de l’enfant devient un levier essentiel de changement. L’IBCR observe une évolution des perspectives dans les environnements où il intervient : les enfants prennent conscience du rôle qu’ils peuvent jouer pour mettre en œuvre leurs droits, et les adultes, conscients de l’importance de leur participation, leur laissent davantage de place pour le faire.
Des enfants acteurs de leurs droits et des projets : vers une transformation des perceptions sociales sur leur rôle et un renforcement de leur gouvernance et de la collaboration avec eux
/ AU BURKINA FASO /
Un processus de dialogue croisé avec les enfants a permis de repenser leur accueil dans les espaces policiers, notamment lors du dépôt d’une plainte. Les réflexions ont été nourries par les expériences d’enfants ayant déjà fréquenté ces lieux, et ont conduit à adapter les pratiques de la police et de la gendarmerie afin de les rendre plus respectueuses et attentives aux besoins des enfants. Ce processus a abouti à la création d’un outil concret, permettant aux professionnelles et aux professionnels d’expliquer aux enfants, dans un langage adapté, le déroulement du dépôt de plainte.

Cette initiative et d’autres qui placent l’enfant au cœur de la défense de ses droits ont eu un impact tangible sur la perception et l’engagement des enfants.
Créer des espaces de participation inclusifs et sécurisés : vers une participation significative et adaptée pour tous les enfants
/ EN RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO /
Des mesures spécifiques ont été mises en place pour garantir la participation inclusive et sécuritaire de tous les enfants. Outre l’adaptation des méthodologies pour favoriser la participation d’enfants ne sachant pas lire ou écrire, des mécanismes de sauvegarde ont été coconstruits avec les enfants eux-mêmes, afin de veiller à ce que chacun se sente à l’aise et en sécurité pendant les ateliers. Parmi ces mécanismes, un support visuel
a été élaboré, présentant certains standards de collaboration pour favoriser le bien-être de tous les enfants participant aux comités du projet.

ORIENTATION N°1
Outiller et former durablement les acteurs qui sont en contact avec des enfants
Le Plan stratégique incite l’IBCR à pousser plus loin son expertise phare : le renforcement des compétences des professionnelles et des professionnels interagissant avec des enfants. Il invite chaque organisation à concevoir des outils de formation toujours plus adaptés aux contextes dans lesquels ils interviennent et qui prennent en compte les résistances aux changements et les contraintes rencontrées par les professionnelles et les professionnels.
Dans le cadre de cette orientation, l’IBCR a donc :
• Développé des outils de formation adaptés à divers contextes, notamment sur les terrains d’intervention pour les militaires ou dans les contextes ruraux pour les réseaux de protection de l’enfant
• Développé son expertise dans la conception d’outils de formation virtuels et accessibles
• Développé un référentiel de compétences-clés en inclusion et égalité entre les genres pour permettre aux professionnelles et aux professionnels d’acquérir des compétences pratiques sur ces concepts théoriques
• Mis sur pied un pôle d’expertise centré sur le renforcement de compétences afin de structurer, renforcer et valoriser cette approche, et acquis un logiciel de formation en ligne
Cette orientation stratégique se traduit concrètement par des actions et des résultats mesurables dans différents pays et contextes.
Coconstruire, diffuser et transformer : des outils de formation qui changent durablement la capacité des institutions ainsi que des professionnelles et professionnels à concrétiser les droits de l’enfant
/ AU SÉNÉGAL /
Depuis 2020, quatre formations en droits de l’enfant ont été coconstruites en collaboration avec les professionnelles et les professionnels des écoles de formation de la police, de la gendarmerie, de la justice et du travail social et sont maintenant enseignées. Cette institutionnalisation se traduit déjà par des changements concrets.
L’appropriation des outils va, à présent, au-delà des activités de formation de l’IBCR. La méthodologie de l’IBCR est aujourd’hui utilisée dans l’animation d’autres matières enseignées dans les écoles partenaires. La coanimation des formations devient aussi de plus en plus privilégiée afin d’associer une intervenante ou un intervenant de terrain à chaque séance
pour mieux cerner la pratique et la théorie sur les enjeux de protection de l’enfant.
La formation m’a permis de comprendre chaque étape à suivre – de l’accueil à l’orientation – et d’agir sans hésitation.
- Adjudant de gendarmerie, Bambey, Sénégal
La formation développée avec l’École de police a même inspiré la Direction générale de la police nationale, qui a commencé à travailler sur un projet de création d’une division spéciale chargée de la prise en charge des femmes et des filles au niveau national, ce qui prouve que des outils adaptés et
institutionnalisés peuvent transformer les pratiques et encourager des changements structurels.

Développer des outils de formation virtuels et accessibles : une approche gagnante pour renforcer l’apprentissage en tenant compte des contextes d’intervention
/ AU BURKINA FASO /
La transformation des documents en check-lists pratiques et l’utilisation de groupes WhatsApp entre services ont facilité la circulation des informations et le soutien entre pairs, favorisant l’appropriation des outils et les transformations de pratiques.
Par ailleurs, la simplification des outils de formation et l’utilisation du jeu, des images et des vidéos
comme supports pour rendre l’apprentissage plus accessible à des groupes cibles très hétérogènes sont des éléments fortement appréciés par les partenaires.
ORIENTATION N°2
Couverture d’une trousse de formation conçue dans le cadre du projet Xalé sama yité au Sénégal
Accentuer les partenariats, le partage des responsabilités et la collaboration
La troisième orientation stratégique repose sur un principe-clé de l’IBCR : un acteur ne peut réussir seul à engendrer un meilleur respect des droits de l’enfant. L’IBCR doit agir avec ses partenaires pour atteindre des résultats, et les systèmes de protection de l’enfant ne pourront être efficaces que s’ils sont coordonnés et délaissent le travail en silo.
À partir de cette orientation stratégique, l’IBCR a :
• Développé une nouvelle politique de partenariat et placé la réciprocité au cœur de son approche
• Innové dans l’aide apportée à ses partenaires par le biais d’un soutien au fonctionnement et l’octroi de sous-subventions
• Favorisé la collaboration entre la société civile et les institutions étatiques
• Raffiné son approche concernant les modes opératoires pour créer des outils synthétiques et faciles d’usage
• Favorisé la collaboration entre divers acteurs par le biais de groupes d’observateurs
• Développé des stratégies sectorielles et multisectorielles d’intervention dans ses projets pour une approche systémique renforcée
Ces efforts se traduisent en résultats concrets à la fin du cycle du plan stratégique 2021-2024.
Renforcer la coordination
entre acteurs étatiques et société civile
/ LE LABORATOIRE SOCIAL, DANS LE CADRE DU PROGRAMME DE COOPÉRATION VOLONTAIRE /
Les actions menées dans le cadre du Laboratoire social ont permis de renforcer la collaboration entre deux organisations partenaires au Costa Rica : la Fundación Paniamor, une ONG œuvrant pour les droits de l’enfant, et la CONATT, une entité étatique. Ensemble, elles ont établi un canal de communication privilégié et dynamique. Au fil des séances de réflexion, elles ont identifié des intérêts communs et lancé une initiative expérimentale portant sur la traite et l’exploitation sexuelle des enfants par le biais des technologies de l’information et de la communication.



Clarifier les rôles et la coordination pour un meilleur accompagnement des enfants
/ AU BURKINA FASO /
En 2021, l’absence de protocoles clairs empêchait les policières et policiers de référer efficacement les enfants accueillis vers les services sociaux. La méconnaissance du Réseau de protection de l’enfance (RPE), le manque de coordination entre institutions ainsi que des délais excessifs pour obtenir un certificat médical freinaient notamment une prise en charge adaptée des enfants victimes.
Le projet Biig-Yi-Nere a amorcé un véritable changement, avec la coconstruction d’un mode opératoire clarifiant les processus pour chaque secteur et diffusé dans tout le pays. Trois ans plus tard, 82 % des agentes et des agents interrogés affirment recourir systématiquement à cet outil pour orienter les enfants victimes. Les changements sont visibles : dans plusieurs des cas, il ne faut, par exemple, désormais plus que 4 heures pour référencer un enfant, alors que cette démarche s’effectuait auparavant en 2 à 3 jours.
Maintenant, dès qu’un enfant arrive, je le mets en confiance, j’appelle l’assistant social et le Réseau de protection de l’enfant se mobilise.
- Officier de police judiciaire, Kaya
Les agentes et agents relais sécurité et justice de Kaya et Tenkodogo sont passés d’une réponse ponctuelle aux violences sexuelles et sexistes à une prise en charge réellement coordonnée des enfants victimes.
- Membre du réseau de protection de l’enfant, Burkina Faso
ORIENTATION N°3
Mobiliser et valoriser les acteurs du changement et de l’innovation
L’axe 4 du Plan stratégique a amené l’organisation à intégrer pleinement de nouvelles approches : l’intégration des secteurs vus comme moins conventionnels au sein des systèmes de protection de l’enfant, la mobilisation des acteurs de changement et l’approche d’expérimentation.
Cela a permis à l’organisation de :
• Commencer à travailler avec l’inspection du ministère du Travail, l’administration pénitentiaire ainsi que l’industrie du tourisme et des transports
• Développer la méthodologie des Laboratoires sociaux dans le cadre de ses projets
• Lancer des processus régionaux d’innovation et d’expérimentation
• Développer une expertise technique en expérimentation
• Mettre sur pied un pôle de plaidoyer pour renforcer la mobilisation et l’engagement du public et des décideurs
Grâce à l’interconnexion des approches citées, les actions de l’IBCR permettent de mettre en relation tous les acteurs de la protection de l’enfant, des plus traditionnels (travail social, justice...) aux moins conventionnels (secteurs du tourisme et des transports, du travail...). Elles visent également à créer des espaces de dialogue pérennes entre les acteurs publics, privés et communautaires, et bien sûr, les enfants eux-mêmes.
Cette vision globale permet à chacun de mieux comprendre son rôle, mais aussi les procédures et interactions avec les autres secteurs pour un accompagnement coordonné et respectueux des droits de l’enfant à chaque étape.
Des systèmes de protection de l’enfant et de justice renforcés par l’intégration de nouveaux acteurs
/ EN RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO /
Le projet Tonga Mpo Na Bolamu Ya Mwana a renforcé de manière significative la reconnaissance et l’intégration des secteurs non conventionnels dans le système de protection de l’enfant. Par exemple, grâce aux efforts de plaidoyer, les acteurs du tourisme et du transport
relevant de l’État ont convenu de la nécessité de mettre en place un cadre de concertation formel afin de collaborer davantage dans le cadre de la protection de l’enfant et de l’exploitation sexuelle et économique.

Cette transformation s’appuie notamment sur un état des lieux des relations intersectorielles présenté à chaque secteur afin de renforcer la prise de conscience de l’importance d’une meilleure coordination. Autre résultat : le personnel pénitentiaire collabore aujourd’hui davantage avec les juges des tribunaux pour enfants, et un protocole formel de référencement a été signé entre l’inspectorat du travail et le tribunal pour enfants, renforçant encore la coordination institutionnelle.
Faire évoluer les pratiques grâce à des espaces d’expérimentation et d’innovation multiacteurs
/ DANS LE CADRE DU PROGRAMME DE COOPÉRATION VOLONTAIRE /
Le cycle stratégique a permis à l’IBCR de développer son approche d’expérimentation par le biais des Laboratoires sociaux mis en œuvre dans le cadre du Programme de coopération volontaire.
Formation des équipes, embauche de spécialistes, structuration de la méthode : l’expérimentation est maintenant une approche centrale de l’IBCR dans sa collaboration
avec les enfants, les acteurs communautaires ainsi que les professionnelles et les professionnels de première ligne, permettant de renforcer l’impact de l’approche systémique en incluant une plus grande diversité d’acteurs.

ORIENTATION N°4
Placer la transparence et la redevabilité envers ses partenaires au cœur des actions de l’IBCR
Cette orientation stratégique met en lumière les efforts déployés par l’IBCR pour maintenir des normes élevées en matière de gouvernance, de développement professionnel et de communication externe.
Cet axe a permis à l’IBCR de :
• Repenser sa gouvernance institutionnelle
• Améliorer constamment son cadre institutionnel et ses pratiques de redevabilité
• Transversaliser son approche de renforcement de compétences à toute l’organisation
• Participer activement à des espaces de consultations, d’échanges et de réflexions stratégiques
Un cadre institutionnel constamment amélioré
Cette année, l’IBCR a renforcé son cadre institutionnel afin de mieux soutenir l’impact de ses projets sur les droits de l’enfant. L’organisation a recentré son action sur l’atteinte qualitative de résultats en matière de droits de l’enfant, veillant à ce que chaque projet, partenariat et décision contribue de manière concrète et mesurable à l’avancement des droits.
Dans cette dynamique, l’IBCR a finalisé sa nouvelle identité organisationnelle, une étape importante pour mieux refléter sa vision, son positionnement et son expertise. En outre, le renouvellement de deux membres du Conseil d’administration, Hermine Kembo et Stina Belfrage, ainsi que la production d’un rapport de modernisation de la gouvernance par l’Institut sur la gouvernance d’organisations privées et publiques (IGOPP) ont permis de solidifier les fondations institutionnelles de l’organisation.
L’IBCR a également fait entendre sa voix auprès des décideurs. Dans le cadre des consultations pour la nouvelle Politique internationale du Québec, l’IBCR a présenté un rapport au MRIF, soulignant les défis actuels de la coopération internationale et formulant des recommandations pour une solidarité renouvelée. Parallèlement à cela, dans le cadre des consultations d’Affaires mondiales Canada sur la nouvelle stratégie canadienne de partenariats en Afrique, l’IBCR a fait part de ses recommandations, fruits d’un travail collectif et nourries par l’expérience de terrain de ses équipes, mettant en lumière une approche de partenariats équitables et durables, au service des droits de l’enfant.
Un réseautage international renforcé pour transformer les droits de l’enfant
Tout au long de l’année, l’IBCR a intensifié sa présence sur la scène internationale, multipliant les opportunités de collaboration et de dialogue avec des acteurs-clés afin de renforcer l’impact de ses actions en faveur des droits de l’enfant.
En juillet, à New York, l’IBCR a participé au Forum politique de haut niveau sur le développement durable, sous les auspices du Conseil économique et social des Nations Unies, intervenant lors de l’événement parallèle SDG16 : Accelerating Progress to Achieve Justice for Children. Cette participation a permis de préparer le Congrès mondial sur la justice avec les enfants de 2025 et de contribuer à l’élaboration par le Comité des droits de l’enfant de la prochaine Observation générale n°27.

En octobre, à Ottawa, l’IBCR a animé une session lors du tour de table sur l’accès à la justice organisé par le Department of Justice of Canada et l’International Development Research Centre (IDRC), puis a participé à une réflexion collective sur le futur de la coopération internationale, réunissant une centaine d’organisations sous l’égide de Coopération Canada. Le même mois, l’organisation est intervenue comme panéliste au XIIe Congrès de l’Association des ombudsmans et médiateurs de la Francophonie (AOMF) à Québec.


En novembre, à Bogota (Colombie), l’IBCR a pris part à la première conférence ministérielle mondiale sur l’élimination de la violence à l’égard des enfants, réunissant plus de 130 gouvernements et 90 ministres, ainsi que des organisations internationales, associations, enfants, jeunes et universitaires.
En septembre, à Newcastle (Angleterre), l’organisation a pris part à la conférence annuelle des organisations de coopération internationale en volontariat (IVCO), sur le thème Building & Sustaining Connections for Change: Volunteering for Solidarity. L’IBCR y a coanimé l’atelier Changing Relationships for a World in Crisis.


En décembre, à Genève, l’IBCR a participé à la Conférence mondiale sur la justice pour les enfants privés de liberté, organisée par Défense des Enfants International (DEI). L’occasion de faire le point sur les progrès réalisés, identifier les obstacles et proposer des alternatives à la détention des enfants. Ce temps fort sera aussi l’occasion de contribuer au projet d’observation générale #27 sur le droit d’accéder à la justice et aux recours effectifs du Comité des Droits de l’enfant des Nations Unies.
Enfin, l’IBCR a tissé de nouvelles alliances en devenant membre de Coopération Canada et d’ECPAT International. Ces adhésions ouvrent la porte à davantage de collaborations nationales et internationales et renforcent la position de l’IBCR au sein des réseaux engagés dans la protection des enfants et l’amélioration des pratiques en coopération.
ORIENTATION N°5
Rayonnement et prises de position
personnes sur notre site internet 334 959
personnes rejointes par nos activités de sensibilisation et de mobilisation, dont 46 % de femmes
10
328
personnes abonnées à notre infolettre et à nos réseaux sociaux 177
publications sur nos réseaux sociaux
9
événements organisés ou coorganisés

419
personnes participantes à nos événements
2 lettres ouvertes publiées
38
mentions de l’IBCR et de ses projets dans les médias de ses pays d’intervention
POSITIONNEMENTS ET RÉACTIONS
En 2024-2025, l’IBCR a initié et mené 15 actions de plaidoyer, sous la forme de lettres ouvertes, de publications engagées sur nos réseaux sociaux, de discussions avec les instances décisionnaires, ou encore de participation à des événements d’ampleur.
Seul ou en collaboration avec d’autres organisations œuvrant pour les droits de la personne et de l’enfant, nous avons fait entendre notre voix sur les thématiques directement liées à son mandat de défense et de promotion des droits de l’enfant, mais également sur des sujets de plus ample envergure en matière de droits humains.
Ainsi, l’IBCR a rappelé les progrès devant encore être accomplis en matière de droits de l’enfant, et singulièrement en matière de participation, à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’enfant, a exprimé son inquiétude au plus haut de la crise du financement de l’aide internationale qui a ouvert l’année 2025, ou encore, a rejoint une lettre ouverte pour demander au Secrétaire général des Nations Unies de publier une liste complète des auteurs de violations graves des droits de l’enfant dans les conflits armés – 2024 ayant été l’année la plus tristement remarquable sur ce sujet.
Des initiatives encourageantes ont aussi fait l’objet de contributions de la part de notre organisation. Nous avons ainsi participé au développement de dynamiques positives au niveau international : en matière de lutte contre la privation de liberté (Conférence mondiale pour mettre fin à la privation de liberté des enfants, décembre 2024) et en matière de lutte contre les violences faites aux enfants dans le monde (Conférence OMS-UNICEF de Bogota, novembre 2024).

Informations financières
Les états financiers complets de l’organisme au 31/03/2025 sont disponibles sur demande.
L’audit a été réalisé par Deloitte S.E.N.C.R.L./s.r.l.
* valorisation du temps des volontaires
et
Exploitation et violences faites aux enfants
Contributions d’organisations
et d’autres
Contributions gouvernementales
Partenariats
L’IBCR associe tous ses partenaires aux résultats de cette année 2024-2025 et les remercie pour leur précieuse collaboration, permettant chaque année d’aller plus loin dans la concrétisation des droits de l’enfant.
BURKINA FASO
Gouvernement du Burkina Faso et ses directions, écoles et services en lien avec les droits de l’enfant
Association des femmes juristes du Burkina Faso (AFJ/BF)
Association Keoogo
Association des enfants et jeunes travailleurs (AEJT)
Association d’appui et d’éveil Pugsada (ADEP)
ANADJI
Associations pour le développement communautaire et la promotion des droits de l’enfant (ACD/PDE)
Association Tabital Lobal
Association coalition des initiatives communautaires pour le développement (ACICD)
Den Kanu
CANADA
Affaires mondiales Canada
Ministère de la Justice du Québec
Université du Québec en Outaouais (UQO)
Vicky Lafantaisie, professeure au département de psychoéducation et de psychologie à l’UQO
CISSS des Laurentides
Fondation Chamandy
Collectif Ex-Placé DPJ
Gendarmerie royale du Canada
Montréal International
CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-deMontréal
Motivation-Jeunesse
NdM Communications pour Raniah “Lynda Thalie”
… et une trentaine d’autres organismes au Québec
COLOMBIE
Coalition contre l’implication des enfants et des jeunes dans le conflit armé en Colombie (COALICO)
Fondation pour le développement intégral du genre et de la famille (GENFAMI)
Office de la pastorale de l’enfance et de la famille (OPAN)
COSTA RICA
Fundación Paniamor
CÔTE D’IVOIRE
Association des femmes juristes de Côte d’Ivoire (AFJCI)
Conseil national des droits de l’homme (CNDH)
Forum des ONG et associations d’aide à l’enfance en difficulté
HONDURAS
Commission interinstitutionnelle contre l’exploitation sexuelle commerciale et la traite des personnes du Honduras (CICESCT)
Unité pour le développement intégral de la femme et de la famille (UDIMUF)
MADAGASCAR
Commission nationale indépendante des droits de l’homme (CNIDH)
Institut supérieur de travail social (ISTS)
Plateforme de la société civile pour l’enfance (PFSCE)
MALI
Gouvernement du Mali et ses ministères, directions, écoles et services en lien avec les droits de l’enfant
Faculté des Sciences humaines et des Sciences de l’éduction de l’Université de Bamako
MAROC
Association Bayti
Association d’appui à l’unité de protection de l’enfance (AAUPE), Casablanca
Fondation Amane pour la protection de l’enfance
PÉROU
Capital humain social et alternatif (CHS Alternativo)
Engagement dès l’enfance et l’adolescence (COMETA)
RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO (RDC)
Gouvernement de la RDC et ses ministères, directions, écoles et services en lien avec les droits de l’enfant
Réseau d’encadreurs pour l’initiation à la participation des enfants (REIP)
Mama Lufuma EXAGON
Association pour la protection des personnes vivant avec l’albinisme (APVA)
Coalition nationale de l’éducation pour tous/Kongo central (CONEPT/ KC)
Bureau National Catholique de l’Enfance (BNCE)
Corps des travailleurs parasociaux (CTPS)
Fondation KENO UNITED (FKU)
Œuvre de suivi éducation et protection des enfants de la rue (OSEPER)
Coalition nationale de l’éducation pour tous (CONEPT)
Ligue de la zone Afrique pour la défense des droits des enfants et élèves (LIZADEL)
KIMBILIO sanctuaire des enfants (KSE)
SOS Femmes et enfants en détresse (SOS FED)
Œuvre de reclassement et de protection des enfants de la rue (ORPER)
Brigade des filles du Congo (BFC)
Tiens orphans Africa help me world (TOAHMW)
Commission Diocésaine Justice et Paix (CDJP)
Association pour le bien-être familial (ABEF)
SÉNÉGAL
Gouvernement du Sénégal et ses ministères, directions, écoles et services en lien avec les droits de l’enfant
Association des juristes sénégalaises (AJS)
Association d’aide aux personnes vulnérables (2APV)
ONG Éducation et développement de l’enfant (EDEN)
ONG Enda jeunesse action École nationale des travailleurs sociaux spécialisés (ENTSS)
TOGO
Clinique d’expertise juridique et sociale (CEJUS)
Centre Kekeli
Association mondiale pour les orphelins (WAO-Afrique)
TUNISIE
Gouvernement de la Tunisie et ses ministères, directions, écoles et services en lien avec les droits de l’enfant
Association ADO+
Bureau du délégué général à la protection de l’enfance (DGPE)
Tunisian Forum for Youth Empowerment
Chaque année, vous êtes nombreuses et nombreux à accorder votre confiance à l’IBCR en faisant un don. Grâce à vous, l’IBCR peut poursuivre son travail afin de rendre effectifs les droits de l’enfant.
L’IBCR tient à vous exprimer sa reconnaissance pour votre soutien sans faille, et vous remercie particulièrement pour vos dons.
Comité central de partage – Les Œuvres Le royer
Congrégation de Notre-Dame
Filles de la Croix
Fondation Émilie Jauron
Fonds Marie-François
Missionnaires oblates de SaintBoniface
Oblates franciscaines de SaintJoseph
Petites Sœurs de la Sainte-Famille
Sisters of Charity of St. Louis
Sisters of Providence of St. Vincent de Paul
Sisters of St. Martha of Antigonish
Sœurs de la Présentation de Marie Sœurs de l’Institut Jeanne d’Arc
Sœurs de Notre-Dame du BonConseil
Sœurs de Notre-Dame du SaintRosaire
Sœurs de Sainte-Anne
Sœurs de Sainte-Croix
Sœurs de Saint-François d’Assise
Sœurs de Saint-Joseph de SaintHyacinthe
Ursulines
Notre équipe
CONSEIL D’ADMINISTRATION
Théophane Nikyèma président (jusqu’en août 2024)
Roberta Cecchetti présidente (depuis novembre 2024)
Annick Murphy vice-présidente
Jean-Claude Legrand secrétaire (jusqu’en novembre 2024)
Darrel Nadeau trésorier
Ghizlane Benjelloun administratrice
Alexia Tye administratrice (jusqu’en novembre 2024)
Ulla Kourany administratrice
Luis Ernesto Pedernera Reyna administrateur
Stina Belfrage administratrice (depuis novembre 2024)
Hermine Kembo administratrice (depuis novembre 2024)
COMITÉ DE DIRECTION
Martin Causin directeur général
Julie Dénommée directrice générale adjointe et directrice des programmes
Mélissa David directrice des finances et de l’administration
Laura Bolivar directrice des ressources humaines
Marie-Claude Mercier directrice des opérations
Le Bureau international des droits des enfants a appris avec tristesse et profond regret le décès de monsieur Théophane Nikyema.
Théophane a consacré l’ensemble de sa carrière professionnelle à faire des droits de l’enfant une réalité partout dans le monde, pour chaque enfant, en toute égalité et en toute circonstance. Théophane était membre de notre conseil d’administration depuis septembre 2017 et le présidait depuis mai 2019.
Théophane a brillamment conseillé et accompagné notre organisation, tout au long des sept dernières années. Au-delà de sa très grande expertise et de son leadership, nous retenons unanimement son esprit d’équipe, sa gentillesse, son humilité, son engagement sans faille pour les droits de l’enfant, sa joie de vivre, son soutien à toutes nos équipes, son sourire chaleureux, sa dignité, sa bienveillance, son humanité et son immense sagesse.
Théophane reste dans nos cœurs : c’est un privilège de l’avoir eu à nos côtés. Son héritage continuera à nous guider et Théophane restera une référence pour l’IBCR.
Le Bureau international des droits des enfants présente ses plus sincères condoléances à son épouse, à ses enfants, à sa famille, à ses proches, à toutes nos équipes et à celles et ceux qui ont eu la chance de le connaître ou de travailler avec lui.
BUREAU DE MONTRÉAL (CANADA, SIÈGE SOCIAL)
805, rue Villeray, Montréal (Québec) H2R 1J4 Canada
Tél. +1 514 932 7656 info@ibcr.org
BUREAU DE BAMAKO (MALI)
Rue 415, Porte 104, Hamdallaye ACI 2000, Bamako, Mali
Tél. +223 83967000

BUREAU DE DAKAR (SÉNÉGAL)
Villa Yoff Ranhard, Rue 478 Dakar, Sénégal
Tél. +221 33 868 82 60
BUREAU DE KINSHASA (RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO)
3642 Boulevard du 30 juin, immeuble Future Tower Apt 604, Gombe, Kinshasa, RDC
Tél. +243 824 860 824
BUREAU DE OUAGADOUGOU (BURKINA FASO)
Zone du Bois, 03 BP 7041 Ouagadougou 03
Tél. +226 25 36 34 59