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EQUIN NORMAND SEPTEMBRE OCTOBRE 2016

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MAGAZINE DES SPORTS EQUESTRES ET DES COURSES

BIM ESTRIEL G R AT UIT

SE P T E M B R E - O C TOB R E 2 0 1 6

n° 93


ENTRÉE GRATUITE


SSommaire 4 9 10 12 16 18 20 22 27 33 36

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CHIO

AIX LA CHAPELLE

Courses Avranches Aude BENNOIN et Simon BODY PORTRAIT

Prix Equin Normand CABOURG

Concours Inter Régional des 4 ans

est un magazine édité par la Société EDAS Chemin du Poirier - 14220 Hamars SARL EDAS - RCS de Caen 497 704 460 N° de gestion 2007 B 343 Capital de 5 000 € Directeur de la publication Rédacteur en chef : Michel GALLET mgallet.edas@gmail.com Auteur - Photographe : Jean, Eugène BOUGIE Mobile 06 27 22 96 25 j.bougie@wanadoo.fr Charlotte MEURY - BOUGIE Assistante Communication : Céline BELLONI Mobile 06 28 98 57 96 cbelloni.edas@gmail.com

AUVERS

Réalisation graphique :

Prix Léopold d’Orsetti

Mobile 06 28 98 57 96

Agence EDAS 17 rue Mélingue - 14000 CAEN

CLAIREFONTAINE

Impression :

Courses

CORLET Imprimeur 14110 - Condé-sur-Noireau

GENETS

www.corlet.fr

Tournée des Crampons

ISSN > 221-E

SARTILLY

Reportage

DAMIRO B ET GALISTO CALISTO

Tél. : 02 31 59 53 00 Dépôt légal à parution. Ne pas jeter sur la voie publique.

Equin Normand est une marque déposée auprès de l’INPI sous le N° national 07/3527302.

Courses - Quinté VIRE

Meeting - Lucien Barrière DEAUVILLE

Normandie Horse Show SAINT LÔ

Sélection des Etalons SF de 2 et 3 ans SAINT LÔ

Retrouvez toutes les actualités sur notre site :

www.equin-normand.com

Toute reproduction, même partielle, des textes, photos et illustrations est interdite. La revue Equin Normand n’est pas responsable des textes, dessins, photos, cartes de situation et illustrations, qui lui sont envoyés sous la seule responsabilité de leur auteur.


AIX LA CHAPELLE

GRAND PRIX ROLEX

Philipp Weishaupt

c

’est toujours une « bonne »surprise !

Depuis 2009, et son titre national à chaque fois qu’il remporte une épreuve majeure et elles sont nombreuses, la presse qualifie de « surprise » le succès du cavalier allemand. Avec le Grand Prix d’Aix la Chapelle, on peut manifestement s’accorder à dire qu’il s’agit de constance et de talent. Mais à y regarder de plus près ce sont davantage les circonstances de ces performances qui en font des surprises. Ainsi, en 2009, selon les titres de la presse allemande, à 23 ans, Weishaupt « choquait l’establishment » du saut d’obstacles en s’emparant du très convoité titre national. Les ténors étaient battus et c’est un duo bavarois qui s’imposait. Plus modeste que Johnny Hallyday qui à 17 ans chantait « Souvenirs Souvenirs »,Philipp Weishaupt, avec Souvenir – et un seul S- ne faisait pas tomber une barre du concours. Il devançait le Munichois Thomas Mühlbacher avec Asti Spumante. En 2011, Bordeaux, Coupe du Monde : Barrage à douze. Philipp Weishaupt, second en 2010, avait prémédité son coup en demandant même au chef de piste d’enlever des fleurs à l’endroit précis où il voulait passer avec son étalon Catoki. Un trou de souris, une option impensable qui lui permet de s’imposer devant Simon Delestre et Napoly du Ry. Depuis, Philipp Weishaupt avait remporté le GP d’Estoril en 2012 avec Leoville et celui de Rotterdam en 2013 avec Monte Bellini. Originaire d’un berceau historique Philippe Weishaupt est né le 20 juillet 1985 à Augsbourg non loin du domaine familial de Jettingen- Scheppach où les Weishaupt élèvent et forment des chevaux de sport depuis trois générations. Le petit bourg bavarois est par ailleurs, en son château, le berceau de la famille du Comte Carl Von Stauffenberg, aujourd’hui vénéré dans son pays, après que le 20 juillet 1944, il eût fomenté l’attentat contre Hitler.

Aix la Chapelle : Premier arrivé, premier servi Inutile de refaire la course ! Cependant, au-delà de la performance, il est bon de noter que, personne n’ayant encore apporté de précision historique à ce sujet, aucun des 40 cavaliers ne sortit de piste sans pénalité fut-ce de temps. Piégés par le chronomètre, ils ne furent que trois : Lui, Philipp Weishaupt, le futur vainqueur, premier à fouler la piste avec son étalon Holsteiner de 9 ans Lb Convall avec 2 points, le Suisse Thomas Fuchs et le Westphalien Clooney 51 et le Néerlandais Gerco Schröder associé au Holsteiner Cognac Champblanc, trois chevaux gris soit dit en passant.

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Pour la deuxième manche traditionnellement disputée à 18 dont 7 pénalisés de 5 points pour avoir dépassé le temps imparti de 84 secondes et ce sur un parcours différent, les parcours sans faute s’enchaînèrent jusqu’à celui de Weishaupt. La suite on la connaît : Fuchs fut victime d’une dérobade de Clooney sur le dernier obstacle et, Schröder fauta avant d’y arriver. Jusque-là, la personnalité discrète du Bavarois, acteur besogneux de l’écurie Beerbaum n’a pas aidé à la valorisation de ses succès. Aujourd’hui, il a devant lui le défi de vaincre à Calgary puis à Genève les deux autres étapes du Grand Slam. Avec Weishaupt une surprise est toujours possible !


HOMMAGE A HANS-GUNTER WINKLER Avec Pierre Jonquères d’Oriola, les frères d’Inzeo, Hans-Günter Winkler est rentré dans la grande histoire mondiale du saut d’obstacles : la véritable, celle d’après-guerre lorsque la discipline se libérant du corset militaire devint un sport considéré de haut niveau. Pour ses 90 ans, le cavalier allemand était mis, comme pour un adieu, à l’honneur dans le cadre d’une cérémonie grandiose. HGW est encore aujourd’hui le recordman des médailles olympiques avec 5 médailles d’or, tout cela sans compter ses deux titres mondiaux, son titre européen et les dizaines de coupes des nations et grands prix.

Le Français Christophe Bricot remporte le concours photo La « Silberne Kamera » est un concours photo très prisé réservé aux professionnels. Deuxième en 2015, notre collègue Christophe Bricot en est le lauréat en 2016. Cette récompense est accompagnée d’un chèque de 2500€. La photo a été réalisée lors du Jumping Paris Eiffel 2015. Il s’agissait de Lauren Hough avec Ohlala.

AIX LA CHAPELLE EN CHIFFRES La renommée du CHIO d’Aix la Chapelle n’est plus à faire. Certains chiffres en assoient son ampleur. - 341000 spectateurs - 14.5 millions d’Euros de budget - 2.7 millions d’Euros de dotation - 1200 bénévoles - 430 cavaliers de 30 nations - 950 chevaux et 430 boxes - 200 exposants sur 22 000 m2 - 600 journalistes - retransmission tv dans 140 pays - 70 hôtesses attachées aux VIP - 4 restaurants - 4500kg de viande, 2000 de poisson et 3600 de légumes - 803 barres et 194 chandeliers - 43 kms de câbles - 18 000kg d’avoine, 18000 de foin et 1500 rouleaux de paille - 21 000 kg de glace - 2,6km de clôtures

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LE TOP 5

2 - Scott Brash et Ursula XII 3 - Sergio Alvarez-Moya et Carlo 273 4 - Marcus Ehning et Prêt a Tout 5 - Tiffany Foster et Tripple X III

LE GRAND BATTU

Martin Fuchs et Clooney 51 A 24 ans, il venait de les avoir le 13 juillet, le fils de Thomas Fuchs avait, après les désastres de la première manche, une chance inouïe de remporter le Grand Prix d’Aix la Chapelle. Il n’aurait pas été le plus jeune vainqueur puisque Rodrigo Pessoa le fut à 21 ans mais la performance eut été remarquable. Cette chance, il la partageait avec Gerco Schröder qui, avec Cognac Champblanc n’avait été pénalisé que d’un point de temps dépassé. Les 4 points du Néerlandais sur le parcours de la seconde manche ne resteront que comme une faute inscrite dans le déroulement habituel dans un parcours. En revanche la dérobade de Clooney 51, sans être inexplicable, restera un fait marquant du Grand prix d’Aix la Chapelle et fera du couple suisse les grands perdants de cette édition.


Coupe des Nations

L’Allemagne avec Passion

la France et les USA résistent

Comme le disait si bien Coluche « Un pied dans l’eau », c’est en

effet, le pied dans l’eau de Beezie Madden et Cortes qui donna la victoire aux Allemands. Des Allemands qui, comme jamais avaient envahi le stade. Ils furent 40.000 ou presque à applaudir lorsque l’Américaine qui n’avait pas eu à courir en première manche eu égard aux trois sans-faute de ses compatriotes, commit cette erreur. Elle eut été sans pénalité que Ludger Beerbaum aurait dû effectuer sa tâche et assurer le nul pour ensuite barrer avec les USA. Il n’en fut rien. L’Allemagne remportait une victoire qui mettait les cavaliers d’Otto Becker dans une position psychologique très favorable pour Rio. Le contingent français, après les fautes respectives de Philippe Rozier/ Rahotep de Toscane et Kevin Staut/Estoy Aqui de Muze, relevait le défi lancé par l’Allemagne et les Usa en sachant que les Anglais étaient à égalité avec nos Bleus. Un deuxième round « clear » pour Pénélope Leprévost et Ratinad’la Rousserie tout autant que pour le duo Bost et Rozier suffisait pour partager le premier accessit avec les Yankees. Des Yankees dont la tête de liste Mc Lain Ward et son prétendu invincible Rotchild sortait avec 12 points. Heureusement que le tandem féminin Davis- Kraut respectivement en selle sur le divin Barron et la non moins dynamique Zeremonie sortait un double sans faute.

Ludger Beerbaum - Casello

Beezie Madden – Cortes C

Roger-Yves Bost Coup’d Coeur de la Loge EQUIN NORMAND n°93 SEPTEMBRE-OCTOBRE 2016

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AVRANCHES

NIVARD Home ! Si nous avons écrit que Genêts peut se vanter d’être, eu égard à sa situation, le plus bel hippodrome du monde, celui d’Avranches, son voisin de la baie peut lui brandir son label de berceau hippique de Franck Nivard. Un berceau au sein duquel le quadruple vainqueur du Prix d’Amérique ne rechigne pas à revenir chaque année se ressourcer pour y glaner, le cas échéant, comme cette année deux succès.

E

n même temps que la fête de la Pirotte à Bacilly, l’Hippodrome des Grèves présidé par le sémillant et éclectique Jean- Pierre Aumont alias « JP » accueille les turfistes, le premier mardi d’août, pour sa troisième réunion annuelle. Après avoir remporté le Prix Equicer qui ouvrait la réunion, Franck Nivard s’est imposé avec le savoir-faire qu’on lui connait dans la grosse épreuve du jour- Prix MTM- au sulky d’Athena des Ravaux qui restait sur trois distancements. La course montée parrainée par les Ets Theault permettait au jeune Alexis-Philippe Grimault d’engranger son 49ème succès, à une victoire donc de du statut de professionnel. Il montait Virtuoso Bello un hongre de 7 ans fils d’Offshore Dream. BEAUHARNAIS Impérial La saison avranchinaise se concluait sur le succès de Beauharnais drivé par V. Viel. Le fils de Ready Cash confirmait son succès du 14 juillet à Agon-Coutainville alors que Balboa Rock victorieux lors des deux premières réunions ne faisait pas mieux que 4ème. Le premier accessit revenait au pugnace F. Lecanu et Banksky Beat. EQUIN NORMAND n°93 SEPTEMBRE-OCTOBRE 2016

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PORTRAIT

Aude BENNOIN Simon BODY

E

nsemble depuis que le « V » ont 3 ans

Le béotien n’entendra pas grand-chose à cette phrase. Elle résume en fait tout ce qui a amené ce jeune couple de cavaliers de jeunes chevaux à venir s’installer en Normandie. Leur référence, leur fil rouge, leur vie ils sont venus la construire autour du cheval. En Normandie bien sûr et dans la Manche creuset de l’élevage et de la formation naturellement ! Voilà pourquoi, leur rencontre, ils la situent l’année où les chevaux baptisés de la lettre « V » avaient 3 ans. Ils en ont 7 aujourd’hui. C’était donc en 2012, en automne précisent-ils. Depuis, le temps a passé et leur vie professionnelle s’org anise et s’étoffe autour de leur vie commune.

Aude Bennoin

C’est à Drancy « dans le 93, pas terrible » lance-telle d’emblée, qu’elle voit le jour le 11 juin 1987. Elle ajoute « Mes parents ont toujours bougé par intérêt pour leur vie. Mon père a toujours eu des chevaux. Il montait en amateur. Très jeune, je montais à poney et je sautais des planches ». C’est dans une écurie à l’Isle Adam qu’Aude prend goût au saut d’obstacles « Je montais notre cheval Gabes de Bracheux. Il m’emmènera jusqu’en B11». Et les études ? « J’ai passé un Bac général. Après 6 mois de DUT, j’ai vu que ça ne me plaisait pas. Je me suis dirigée vers le monitorat. J’étais chez Bernard Galodé à Saumur. En réalité c’était davantage pour avoir un métier et rassurer ma famille mais ce n’était pas mon truc ». Même si « son truc » c’est la formation du jeune cheval, Aude accomplit une année de monitorat près de Tours – ses parents conduisent un commerce à Chinon « C’était chez Stéphane Chaffaud à Saint-Branchs près de Tours. C’était un peu mon coach, j’avais monté chez lui quand j’étais gamine ». Aude aime bouger ! Il le faut dans ce métier pour en engranger toutes les ficelles. Après avoir passé deux ans avec Vanessa Margottin, elle arrive au Haras de Lillebecq à PontAudemer. Dans cette structure récente, elle aura le rôle de deuxième cavalier derrière Clément Boulanger « C’était l’époque où Clément a gagné le grand national à Saint-Lô avec Winsome vd Plataan. Je m’occupais des jeunes chevaux ». Elle y restera 1 an avant de poser sa selle à Rémilly sur Lozon chez Jacky Angot à La Granderie.

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Chez Jacky Angot : le tournant !

Aude Bennouin va demeurer trois ans au coeur du cercle Angot : « La première année a été difficile. Il y avait les chevaux de sport mais aussi l’élevage, pas mal de 6 ans. Jacky m’aidait bien. Là je me suis dit soit tu coules soit tu te donnes un coup de pied aux fesses. Jacky avait deux poulinières poneys. J’ai dû m’ y mettre. J’allais toutes les semaines d’hiver passer du temps chez Florian qui lui aussi m’a beaucoup appris. J’y retourne d’ailleurs régulièrement ». Aujourd’hui, Aude s’enorgueillit très légitimement d’avoir formé à 4,5 et 6 ans Ultra de Grandry (Linaro) un hongre poney français de selle vice-championne de France des As poney 1 à Lamotte Beuvron avec Salomé Poisson : « Avec Ultra on a commencé à 4 ans par le cycle classique chevaux, à5 ans les 5 ans B pour terminer à 6 ans avec les poneys ». Tentée par la route, Aude décide de faire une halte à Saint-Lô : « Dans le cadre de la pépinière d’entreprise, je me suis installée le 1er novembre 2014 au Haras de Saint-Lô. J’ai pris cette décision essentiellement pace qu’il y avait une forte demande en poneys ».

Première année, premier succès

En 2015, Aude ramène de Lamotte-Beuvron le titre national des poneys de 5 ans avec un ….cheval pur SF. Il s’agissait d’Aquina d’Elle : « Les Pignolet m’ont confié cette jument au printemps. Elle n’avait jamais concouru. Elle n’a jamais grandi. Elle mesure 1.50m ». Aquina est une fille d’Orient d’Elle (Flipper d’Elle) par une mère Grand Veneur.


Simon BODY

Un Vendéen de La Verrie, né à Cholet tout proche le 28 janvier 1984. Un père commerçant, une mère employée, rien ne le destinait au cheval. Mais en Vendée tout ou presque ramène au Puy du Fou : « L’été j’étais figurant soldat à pied. Au Puy il y avait une académie équestre qui formait aussi les cavaliers pour les spectacles. En échange du bénévolat on pouvait apprendre à monter ». En passant sur son peu d’intérêt à l’égard de la chose scolaire, Simon s’oriente vers un CAP cheval à Laval avec pour maître de formation Charles-Emmanuel de Rougé installé à La Gaubretière tout près du cocon familial des Body. Il y restera 5 ans avec au bout un BEP. En Mayenne, Simon fait la connaissance de Nicolas Mesnil, le fils de Michel Mesnil, vice-président de Cheval Normandie : « J’étais attiré par la région, c’est vraiment là et plutôt dans la Manche où je pouvais évoluer. J’ai été embauché chez Denis Brohier. J’y suis resté deux ans. J’ai aussi passé mon Bac Pro ». Une satisfaction que Simon ne dédaigne pas de mentionner. Ne révèle-t-elle pas que l’essentiel de notre existence est de pouvoir s’épanouir dans le métier que l’on a choisi. Le souhait d’aller voir ailleurs conduit Simon à franchir le Rhin par le biais d’un client de Denis Brohier. Il y restera 1 mois. Il passera 6 mois chez Eric Levallois à Beaufour Druval : « J’étais attaché à la Manche, je souhaitais y revenir. En réalité j’ai passé 2 ans chez Marie- Christine Rousseau, la mère de Thomas à La Gesmeray en Bretagne. Et Denis Brohier avait besoin de quelqu’un, j’y suis revenu pour 4 ans ». Il poursuit : « En septembre 2015, Aude était débordée à Saint-Lô.Nous nous sommes alors associés. De mon côté j’assure aussi d’autres prestations chez les éleveurs qui le souhaitent ». Par ailleurs, pendant son séjour au haras des Tame, Simon a commencé à toucher à l’élevage et ma foi avec une certaine réussite. Avec Jamaica Tame (Vert et Rouge) de la très belle souche de Gemini et Instit (Calypso de Moyon) et la non moins belle souche de Jacques Féron est né Askabann. Aujourd’hui hongre, il avait été classé 22ème lors du championnat des étalons de 3 ans. Hélas seuls les 20 premiers étaient approuvés.

L’EARL BENNOIN-BODY

Outre leur association professionnelle, Aude et Simon ont acquis une propriété à La Meauffe, près de Saint-Lô. Le séjour à la pépinière n’est pas prévu pour le long terme et n’offre pas les installations propres à mener une activité d’ampleur. De trois hectares, ils vont bientôt passer à 10. Et ils ont naturellement des projets pour faire de l’endroit leur lieu de travail. Si la formation, la valorisation et le commerce des jeunes chevaux est leur socle, ils sont également propriétaires de deux poulinières qui leur ouvrent des perspectives d’élevage. Virtuelle d’Eole, la fille de Quadillac les Parts et Panama Tame née chez Patrick Bizot sera sans nul doute un atout pour leur maison. Voilà 2 semaines, au Sologne Pony à Lamotte Beuvron, le couple Bennoin- Body s’est mis en évidence avec 4 poneys classés Elite dont en 5 ans D, l’étalon Bamby de la Tour à Jean-Pierre Gaumain qui termine 6ème et surtout Chuggington d’Ulysse Champion en 4 ans C (1.40m) à Sophie Buisson du Calvados. Enfin, pour couronner le tout, ne peut-on pas leur souhaiter un petit à qui ils donneront un prénom tel, Victor ou Valentine. Pour se souvenir de l’année des « V » !

Askabann

Alesia du Prieuré

Cicero du val d’Ay

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CABOURG

Au coeur de l’été, courses et spectacle Sous l’égide du Cheval Français, l’hippodrome de Cabourg a largement conquis le public qu’il soit en villégiature ou normand. Pendant deux mois, avec deux réunions hebdomadaires autour d’un lot impressionnant d’activités ludiques, les touristes tout autant que les turfistes normands s’y donnent rendez-vous. L’hippodrome de Cabourg est véritablement devenu au fil des ans une institution estivale dédiée au cheval de trot.

Le Prix Equin Normand

D

PHOTOS : Thierry Canteux

epuis plusieurs années maintenant, Equin Normand bénéficie d’une vitrine de choix lors d’une course à son nom. Pour 2016, il s’agissait, le 5 août, d’une course au trot monté disputée sur la distance de 2850m réservée aux apprentis et lads jockeys. A cet exercice, alors qu’il le montait pour la première fois, le jeune Alexis Collette, apprenti chez Joël Hallais, portait la casaque de Charles Cuiller entraîneur à l’Etang Bertrand près de Bricquebec. Al Capone d’Anjo un trotteur de 6 ans très estampillé « Rib » puisqu’il s’agit d’un produit de One du Ribe et de Java du Rib s’est imposé facilement. Alexis Collecte s’est vu remettre un cadeau par Michel Gallet directeur d’Equin Normand qui entamait, pour l’occasion sa 10ème année d’existence. Qui est Alexis Collette Fils de l’entraîneur Fabrice Collette, ancien élève de l’école de Graignes, Alexis, aujourd’hui âgé de 20 ans ouvrait son palmarès le 27 octobre 2012, en selle sur Umoka Green entraîné par Joël Hallais son patron. Il s’agissait de la 9ème course de sa carrière entamée début septembre de cette même année. Toujours sous les couleurs du Rib, Alexis Collette vient de passer le cap des 50 victoires. C’était à Ecommoy le 21 Août.

Thomas Levesque comme le vent La piste de Cabourg autorise des vitesses finales impressionnantes engendrées dans un virage large qui permet aux chevaux de l’extérieur de mettre le grand braquet. Ce fut le cas pour Thomas Levesque qui au sulky d’Archibald clouait le reste du peloton au sol avant d’aller souffler la victoire à Tony Le Beller et Arythmie du Trio pourtant bien calé à la corde.

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Sous le signe de la Normandie et des Normands En effet, après le succès de Thomas Levesque dans le quinté, c’était au tour d’Audrey Laroche de s’imposer sur le fil avec Aventure Magic pour l’entraînement ornais de Stéphane Meunier dans la course parrainée par l’école Afasec de Graignes. Belle occasion pour montrer l’efficacité de l’établissement puisque la lauréate en est issue. Ensuite, Sébastien Ernault faisait le spectacle en s’emparant du Groupe A du Prix du Conseil Régional de Normandie avec Clara Maza. Il était sur le point de doubler la mise dans le groupe B mais c’était sans compter sur la vélocité du cash driver « DESTRIER » Franck Ouvrie qui d’un poil de nez prenait le meilleur à l’extérieur avec Comedy Jet.


AUVERS Concours Inter Régional des chevaux de 4 ans

Catchar Mail

Caprice de Laume 16 EQUIN NORMAND n°93 SEPTEMBRE-OCTOBRE 2016


Candy de Nantuel GFE

Claptonn Mouche

Les « AR » de Brullemail.

Le palmarès, Sachant que la différence entre les concurrents qui, pour les meilleurs sont tous doubles sans-faute, se manifeste uniquement par la NEP (note de présentation) et ce pour quelques centièmes. La victoire revient à Caprice de Laume (Lando et Verdi) à Christian Morel de Saint-Aubin de Terregatte (50) avec 16.653, monté par Anne-Sophie Morel. Son dauphin n’est autre que Catchar Mail (Diamant de Semilly et la divine Katchina Mail par Calvaro) à Bernard-Pierre Le Courtois de Brullemail (61) avec 16.484 monté par François-Xavier Boudant. Le podium est complété par Cicave du Talus GFE (Untouchable M et Voltaire) né chez Jacques le Boedec (50) appartenant au GFE avec 16.383 monté par Fabrice Paris. A Equin normand, nous avons bien aimé Candy de Nantuel GFE, 5ème, monté par Alexis Gourdin et aussi Claptonn Mouche (Conrad et Elan de la Cour) monté par Alexa Hinard-Dufour, Top Price des ventes NASH 2015 à Patrick Bizot qui, malgré un premier tour discret, a montré de réelles qualités.

Qui a noté que depuis Chergar Mail, (Laudanum et Adoret Z par Almé) voilà 26 ans, de nombreux mâles nés au Haras de Brullemail ont, pour cette souche, une terminaison en « AR » ? Bernard-Pierre Le Courtois, son boss, nous en a donné l’explication : « Je vouais une admiration totale à Shergar, le pur-sang de l’Aga-Khan ». L’Histoire Le pur-sang anglais cheval vainqueur du Derby d’Epsom, du Derby d’Irlande et de quelques autres brillants succès, après avoir arrêté sa carrière de course se consacra à la reproduction. Nous sommes en 1981. Le 8 février 1983, des hommes cagoulés débarquent au Haras de Newbridge en Irlande et kidnappent le cheval. Les négociations avec les voleurs n’aboutirent pas et Shergar ne sera jamais retrouvé. Jusqu’à aujourd’hui, les ravisseurs n’ont pas pu être identifiés même si plusieurs pistes ont été privilégiées dont, particulièrement, celle de l’IRA. A propos de Chergar Mail, Après un passage chez une propriétaire, il fut acquis par Jean Morel directeur du grand national : « Je l’ai acheté le 13 juin 1996, le jour de la naissance de ma fille Margaux. Nous étions en négociations au moment où ma femme m’appelle pour me prévenir qu’elle partait à la maternité. J’ai écourté la conversation en disant au vendeur : c’est mon dernier prix. L’affaire s’est conclue ainsi. Chergar avait 6 ans. A 7 et 8 ans, il était monté par Philippe Rozier avec des perspectives prometteuses. Hélas, à 9 ans, il mourait de coliques. Il reste le meilleur cheval que j’ai jamais eu ».


CLAIREFONTAINE – Prix Léopold d’Orsetti

Simon Cossart : Courageux !

Le Prix Léopold d’Orsetti est l’une des premières classiques de la saison sur l’hippodrome de Clairefontaine. Il s’agit d’un steeple-chase couru sur la distance de 3900 m réservé aux chevaux de 5 ans et au-dessus. La dotation est de 105.000 €. Simon Cossart un cavalier éclectique Simon est né en Belgique, à Moucron plus précisément le 18 juin 1997. Arrivé avec sa famille en Sarthe voilà une dizaine d’années, il a suivi une formation à la MFR de Pouancé avec pour maître de stage Sophie pour le compte de qui il remportait sa première course plate sur l’hippodrome de Vire le 26 octobre 2013, en selle sur Miabeach, le jeune jockey avait débuté le 6 du même mois à La Roche –Posay. Mais sa carrière de cavalier débute très jeune en saut d’obstacles à poney. En 2011, associé à Terrible Cavalcade, un poney français de selle de 4 ans, il se classe 5ème de la finale du cycle classique de concours complet au Haras national de Pompadour. Avant d’être aujourd’hui au service de William Menuet, Simon a servi chez Philippe Peltier à la Chapelle d’Alligné. Le 13 avril de cette année 2016, pour sa première course sur l’hippodrome d’Auteuil, Simon remporte le Prix du Barry, un steeple-chase d’une distance de 3800m associé pour la première fois à Meshadora Pelem. Il s’agissait là de sa 9ème victoire. Depuis, et avant son exploit de Clairefontaine, Simon avait gagné à Saint-Malo et au Lion d’Angers à des cotes conséquentes de 33 et 53 contre 1. Avant de briller à Clairefontaine, ce qui constitue son premier succès en quinté, Simon Cossart s’était classé 5ème d’une même épreuve à Auteuil avec la jument de Joël Juillet entraînée par William Menuet. Sur la piste normande, la pensionnaire du professionnel mayennais après avoir fait une course d’attente dans le dos des leaders, a pris la tête au saut de la dernière haie avant de se montrer la plus fraîche pour finir. Et de 15 succès pour Simon Cossart que nous avions mis en exergue dans « Equin normand » dès le premier à Vire. En précisant : A suivre !! William Menuet, un entraîneur méritant Loin des lumières médiatiques des Macaire ou Gallorini, William Menuet mène, depuis 2002, une carrière d’entraîneur de chevaux d’obstacles à la manière d’un Dominique Bressou. Installé à Chemazé, à mi-chemin entre Craon et Château-Gontier, William Menuet aligne quelques belles références. : Posilox gagnant de l’Anjou-Loire Challenge en 2014, Lady d’Ogenne lauréate du Grand Steeple- Chase de Craon en 2013 deuxième en 2014 et 2015.

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ENETS le plus bel hippodrome du Monde

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l ne suffit pas de le dire, il faut le redire et le marteler : « Genêts est le plus bel hippodrome du monde » ! Il l’est non pas par sa structure propre, il l’est par sa place unique dans une magie naturelle orchestrée par le Mont- Saint-Michel et Tombelaine qui lui confèrent, l’espace de quelques heures, le privilège de devenir le théâtre où la mer, dans une sublime communion, accueille le cheval trotteur, acteur majeur de la terre manchoise.

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Les Courses Avant de nous laisser une belle image de Genêts associant cheval et Merveille avec Utal des Landes et M. Asseline, c’est le Néerlandais, Normand d’adoption A. H Post qui mit le feu aux poudres en s’imposant avec Diamant Griff qui ouvrait là son palmarès. Aura Deff, lui emboîta le pas sous la mène de David Thomain. Le Prix Gérard Lepeltier, épreuve phare du jour fut dominée par Ubinette avec James Lebouteiller son propriétaire entraîneur au sulky. Le professionnel mayennais de Bouéré, après avoir déjà remporté une course à Saint Pierre la Cour le 19 juin, allait, une semaine après Genêts, et de nouveau sur ses terres réussir la passe de 3 avec cette jument de 8 ans.

Honneur aux pionniers

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u-delà de sa situation unique et enviée, l’hippodrome de Genêts donne au passeur mémoriel, l’occasion, chaque année de croiser les ténors de l’élevage du cheval qu’il soit de sport ou de courses. Ainsi, le 10 juillet, parmi beaucoup d’autres, nous avons eu la joie et le privilège de rassembler pour la postérité, Rémy Théault, qui dans sa jeunesse, dressa des chevaux pour la reine d’Angleterre avant de faire naître les fameux « du Poncel », Jean-Pierre Aumont dit « JP », Président de la Société des courses d’Avranches et éleveur des « du Mesnil » et cela dans toutes les disciplines, Louis Sauvé, de Bacilly, comme Rémy Théault, d’une part vainqueur du prix d’Amérique en 1969 avec Upsalin et, d’autre part, naisseur de Viti la mère du sauteur Galoubet et chef de race Galoubet A. Enfin, Maurice Leservoisier, qui pratiqua le saut d’obstacles jusqu’à plus de 70 ans. Il est le naisseur de Glandor, un fameux cheval, qui, exporté aux USA, a remporté les plus grandes épreuves et de Médéa, une jument recordwoman des gains à 6 ans, en 1962, avec plus d’1million (francs) de gains. Elle deviendra la base de l’élevage du Reverdy. EQUIN NORMAND n°93 SEPTEMBRE-OCTOBRE 2016

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L

Tournée des Crampons

3ème Etape – Sartilly

a finale pour Clément Fortin

Les Challenges pour Grégoire Hercelin et David Burriezza

A

près des pluies quasi diluviennes et deux épreuves disputées dans des conditions difficiles, le soleil revenait pour la clôture du Challenge pro parrainé par les vans Théault et celui aux couleurs de CWD pour les amateurs. Le Grand Prix revient au jeune espoir Clément Fortin associé à Olliver Pierreville : un couple manchois pur jus ! Le podium Théault

Clément Fortin à suivre

Clément Fortin et Olliver Pierreville

Des 45 engagés, Jean-Paul Lepetit extrayait 7 barragistes. Clément Fortin, selon la formule "premier arrivé, premier servi" bouclait un parcours sans faute en 49.76. Ils seront deux autres à descendre en dessous des 50 secondes. François Lemoine en selle sur Uther d'Incoville est plus rapide - 49.18 mais est victime d'une barre au sol. Même punition pour Simon Gallet, très en verve sur Raliska de Coquerie. Avec un temps de 49.81, le cavalier " Dulin" fait tomber le N°1. L'un termine 3ème, l'autre 4ème. La deuxième place revient à Yoan Lebouteiller et Takyhyda de Fa sans faute en 56.22. Le top 5 est complété par Denis Morel, toujours aussi flamboyant avec T'imagine de Laume. Le Challenge des Vans Théault pour Grégoire Hercelin Si la victoire de Grégoire Hercelin était acquise avant la finale, les accessits ont été âprement disputés. Grâce à son succès dans le Grand Prix, Clément Fortin prend la deuxième place. La troisième revient à Christophe Lemoine. Les uns et les autres ont été récompensés par Olivier Paulmier Directeur de la firme avranchinaise. Ils vont bénéficier de périodes de location gratuite d’un véhicule. Le Challenge CWD pour David Burriezza

Le podium CWD

Installé à Moyon avec sa compagne Lucie Janvier, le pétulant David Burrieza remporte le challenge réservé aux amateurs avec en prime une magnifique selle CWD fabriquée sur mesure.

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Le Cheval en Normandie

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Un Feu d’Artifice

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REPORTAGE

DG

amiro B, le vieil étalon, adopte alisto Calisto son fils orphelin

L

es semaines olympiques ont donné aux sports équestres français l’occasion de vivre et de partager des ém tions planétaires. Les gens de chevaux et ceux proches des animaux savent aussi que des émotions d’une telle intensité peuvent être vécues avec nos compagnons, ceci à notre porte. Au moment même où à Rio, les cavaliers de saut d’obstacles décrochaient l’or, nous sommes allés, ici, en Normandie sur le promontoire où s’élève le bourg de Montaigu la Brisette, aux portes de Valognes, recueillir, l’émotion toute aussi conséquente d’un couple d’éleveurs. C’est l’histoire qu’Arnaud Gicquel et Peggy vivent, depuis la mort de sa mère alors qu’il était tout juste âgé de 6 semaines, avec Galisto Calisto un poulain mâle et son père Damiro B. L’ étalon âgé de 31 ans perdait goût à la vie, le poulain lui peinait à s’y accrocher. L’un et l’autre, avec le soutien sans faille, le dévouement et la passion de leurs maîtres se sont tenu la main. Aujourd’hui, alors que du chemin qui mène à la pâture on devine, loin à l’ouest, au travers des grands hêtres, l’île de Guernesey. D’Hugo résonnent ces vers tirés de « Booz endormi » : Le jeune homme est beau mais le vieillard est grand Et l’on voit de la flamme aux yeux des jeunes gens Mais dans l’oeil du vieillard on voit de la lumière Galisto Calisto est beau, à ses yeux on voit de la flamme Damiro B est grand, dans son oeil on voit de la lumière

Leur histoire ! EQUIN NORMAND n°93 SEPTEMBRE-OCTOBRE 2016

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Les images suffiraient Galisto et Damiro se partagent la banane entre les mains de leur maître.

Une passion dévorante Celle d’Arnaud Gicquel, un garçon au physique de rugbyman, entier, le coeur enrobé de sensibilité. Né il y a 42 ans en région parisienne, il a grandi à Cherbourg. Pas issu du monde agricole, il a toujours nourri une admiration pour le cheval avec, chaque jour davantage, la sensation d’être mieux compris par eux que par les humains. Après avoir posé ses fesses pour la première fois sur un poney, comme sa compagne d’ailleurs et beaucoup d’enfants du Cotentin, au parc animalier de Montaigu la Brisette, il a sa première jument à 11 ans. Un certain temps maréchalferrant, il ne s’étend pas sur le passé. Depuis longtemps déjà éleveur de percherons (en 2015, il était Champion de France des étalons de 2 ans, pour une première dans la Manche avec Diplomate Calisto) et de chevaux de sport, il partage sa vie avec Peggy, elle aussi passionnée : « Quand j’étais toute petite, je montais à cheval devant la glace ». A Montaigu la Brisette, dans une maison louée avec quelques champs autour, le couple considère le salon des étalons de Saint-Lô comme base de comparaison et de choix de leurs reproducteurs : « On procède toujours de la même manière. Nous notons chacun les reproducteurs qui nous plaisent. On se consulte. En 2011, on était totalement d’accord sur Damiro B mais Peggy avait un faible pour Padock du Plessis. On finit par inséminer les deux juments par Damiro. La mienne prend, la sienne non. En dernier ressort, elle tente Padock du Plessis. Aujourd’hui, elle a un mâle de 3 ans Doolittle Calisto. L’année précédente elle avait eu une pouliche Calista Calisto par Salto de l’Isle, la mère de Galisto » Et Arnaud poursuit : « De mon côté avec Minette ma jument de coeur, j’avais connu un échec avec un poulain de Damiro B mort par accident. En flânant sur le Bon Coin, je vois une jument alezane à vendre pas cher. C’est là que débute notre histoire avec Damiro B ».

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Arnaud, légitimement fier de présenter ses deux élèves et Damiro qui ne l’est pas moins d’afficher ses beaux restes à 31 ans. L’étalon et le poulain au partage du repas avant de poser fièrement en toute liberté.


Damiro B

Avant de plonger dans le lien qui unit aujourd’hui Arnaud et Damiro B, il est utile de revenir sur le passé de cet étalon. Fils de Ramiro Z et d’une mère par notre mythe Almé, il est né en 1985 chez Wim van Dam à Lienden aux Pays-Bas. A 7 ans il débute sa carrière internationale sous la selle de Wout van der Schans. C’était à Leuwarden (ville, natale de l’espionne Mata-Hari) le 21 octobre 1992. Jusqu’en 1997, il foulera les pistes de Calgary, Rome, Bordeaux où il remporte la puissance, Stuttgart et finalement Lanaken en 1997. Acquis par les Haras nationaux en 1999, il a été stationné sur plusieurs sites dont le dernier Lamballe. Plus de 900 de ses produits sont enregistrés en France sur 1265 juments inséminées. En 2011, il avait 22 produits aux finales de Fontainebleau lui permettant ainsi de se classer parmi les 20 meilleurs pères de gagnants en CSO.

De Lamballe à Montaigu

Pas une chanson, mais le chemin qui a conduit Damiro B chez Arnaud Gicquel. : « J’ai appelé le vendeur de la jument. C’était à Lamballe. Il était pressé. J’y suis allé le lendemain, nous avons fait affaire. Elle s’appelle Mélisse des Près (Valespoir Malabry). Elle ne prenait plus depuis 4 ans. Chez moi, elle a une pouliche de Damiro en 2016. Nous avons parlé de Damiro B qui allait être réformé. . En rentrant j’ai appelé Laurent Vignaud* (Directeur adjoint de France-Haras) pour lui faire part de mon intention de l’accueillir. Il m’a d’abord dit que le naisseur voulait le récupérer. Je l’ai rappelé à plusieurs reprises et finalement il m’a dit de venir le chercher à Saint-Lô. Les Haras me le confiait en contrat retraite contre bons soins avec autorisation de le faire reproduire » conclut-il une histoire qui ne fait que commencer.

Et à Montaigu

« Ils étaient tous les deux désespérés »

Il faut imaginer, un étalon de 26 ans qui n’a connu, depuis l’âge de 5 ans que les boxes, les camions, les terrains de concours, les paddocks pour se détendre 20 minutes par jour, passé 18 ans à grimper le mannequin pour être prélevé : « Il ne connaissait plus ce que c’est de passer une journée au champ et encore moins une nuit » ajoute Arnaud. Voilà dans quel état psychologique Damiro B descend du camion à Montaigu la Brisette. C’était au début de l’été 2013. Arnaud Gicquel précise : « C’était une force de la nature, il sautait les clôtures. Il passait le plus de son temps cabré. On aurait dit un yearling. Un jour, dans le petit champ où nous avions dû le mettre provisoirement, sans doute contrarié, il s’est mis à tourner pendant 36 heures non- stop sans manger et sans boire. Il a creusé une ornière …

Avec Galisto

« Damiro B et Galisto Calisto se sont sauvé mutuellement la vie »

… Atteint d’artérite virale en 2007, rescapé, il en est resté porteur mais non excréteur (NDLR son sperme est sain. Chaque année nous faisons un test chez Denis Brohier. Cette année : la veille, il avait sailli mes 2 juments. Le lendemain au test, avec sa semence, on aurait pu en inséminer une centaine. Un phénomène » ponctue Arnaud qui ajoute : « Il gère son alimentation pour 24 heures. Il a mis deux ans avant de manger de l’herbe normalement. Il adore les fruits frais et les bananes». A 31 ans, le petit fils d’Almé affiche une forme resplendissante et un épanouissement total. Tout cela après un épisode de grande émotion tant pour lui que pour ses propriétaires adoptifs.

Arnaud Gicquel était très fier de Calista Calisto, la fille de Salto de l’Isle et Little Rita (PS) la jument de sa compagne : « Je l’avais faite saillir à 3 ans. C’était une jument d’une grande beauté accomplie, docile. Elle se couchait près de moi dans le champ ». Le 2 mai 2016, Calista met au monde un joli mâle alezan. Ce sera Galisto Calisto (Calisto est l’affixe d’Arnaud. « Callisto » est une nymphe de la mythologie grecque qui incarne la beauté). Un mois et demi plus tard le drame se produit. Calista est retrouvée morte dans le pré. Galisto est orphelin : « C’est la mauvaise période pour un poulain, il ne boit que du lait et c’est impossible de l’accoutumer à une mère adoptive » précise Arnaud. Dans le même temps à quelques kilomètres de là, Damiro B par on ne sait quel hasard, si tant est que l’on puisse parler de hasard, se met à dépérir et refuse de s’alimenter. Quelques jours plus tard Arnaud décide de rassembler les deux malheureux à la maison. Stupeur, miracle surtout, Damiro B perturbé par l’odeur de la mère restée imprégnée sur le poulain se rapproche de Galisto : « Avec sa mère il grignotait un peu d’orge comme le font tous les poulains. Mais il avait besoin de lait. Il refusait le biberon. Là on a vu le père l’emmener manger dans sa gamelle. Par le biais de la maison Dogon que je remercie nous avons dû nous procurer en urgence des granulés de lait. L’un et l’autre en consommaient. Nous avons dû être très vigilants sachant que de passer au solide, le poulain devait aussi boire de l’eau. Son père l’y emmenait. Il a fallu s’assurer qu’il faisait bien ses crottins. Vraiment, ils étaient tous les deux désespérés. Damiro et Galisto se sont sauvé mutuellement la vie ». Arnaud n’est pas avare de détails tant lui et Peggy ont vécu cette période avec l’inquiétude et l’attention que l’on imagine. Puis petit à petit Damiro B s’est remis à manger. Galisto se couchait entre les pattes de son père qui lui a aussi donné le goût des fruits « Dans le champ, le père fait tomber les poires et ils les mangent ensemble ».

3 litres de sirop de grenadine par semaine

Après avoir sous la conduite de son père, bu de l’eau, le poulain a accepté de boire du lait mais « grenadine », cela bien entendu sous la conduite de son père. Arnaud l’assure : « Les chevaux adorent ça. En endurance pour les inciter à boire beaucoup on ajoute de la grenadine. A raison de 15 litres de lait par jour, Galisto boit 3litres de sirop par semaine. Son père lui donne aussi un coup de main. Il en raffole aussi ».

Au championnat : un cas exceptionnel

Pour inscrire un poulain aux divers championnats, il doit soit être accompagné de sa mère soit d’une mère porteuse. Il est rare qu’un orphelin soit présenté seul. Le faire avec son père eut été une nouveauté et dangereux avec la présence de nombreuses juments. Deuxième au concours local de Beaumont Hague, cinquième au championnat régional de Saint-Lô avec une note de 16.75 et surtout 18 pour son avant-main, Galisto se retrouva un peu désorienté dans le rond du championnat de France pendant le NHS en montrant cependant déjà un comportement de petit étalon ce qui peut se comprendre aisément lorsque l’on est élevé par son père. Qu’importe ! Il est 19heures, l’angélus sonne à l’église de Montaigu la Brisette, Damiro B alias « Papy Mouge », en référence à l’esprit de résistance au célèbre Papy Mougeot de Coluche et Galisto, « Mini Mouge », après une belle journée au pré, remontent vers la barrière. Arnaud est ponctuel. Ils vont rentrer à l’écurie, partager leur gamelle. Galisto va, comme tous les soirs s’allonger contre son père. Dans la maison qui jouxte, Arnaud et Peggy, l’un tel Booz ; dormira, l’autre telle Ruth : songera. Le sommeil et le songe mêlés de leurs émotions et de rêves. Des rêves pour Galisto et l’espoir de garder Damiro B auprès d’eux encore longtemps..

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Quinté à Vire Normandie

Le « RIB » a la cote ! Avec

le Grand National du Trot, 6 hippodromes bas-normands se partagent par ailleurs chaque année un quinté. C’était, le 20 juillet, le tour de l’hippodrome Robert Auvray à Vire Normandie de l’accueillir. L’été bien implanté…….depuis 4 jours, les tribunes avaient fait le plein et c’est réjouissant. Bugsy Malone, un hongre de 5 ans, fils de Ready Cash, entraîné par Philippe Allaire, par ailleurs le plus riche des 18 partants avait toutes les faveurs sous la mène de Yoann Lebourgeois. Fautif à plusieurs reprises, il sera distancé sous les échos déçus des parieurs. Arno de Bossens drivé par Jean-Loïc-Claude Dersoir s’était adjoint sa compagne d’écurie Bruyère du Rib avec au sulky le boss Joël Hallais. L’air détendu, confiant mais déterminé des deux hommes au box pouvait déjà laisser imaginer qu’ils étaient « sur le coup ». Effectivement ! Très en jambes dès le début de la course le pur « Rib « (One du Rib et Quaifa du Rib) né chez Gilles David au Menil de Briouze (61) suivait aisément en observant ses adversaires dont Arlequine d’Em associé au subtil Tony le Beller.Une ligne droite bien appuyée et courageuse suffisait pour permettre à JLC Dersoir de se retourner pour voir d’une part, Arlequine d’Em et Al Capone Jet se battre pour les accessits et, d’autre part, Joël Hallais prendre la 4ème place avec Bruyère du Rib qui évolue habituellement sous la selle.

Une belle victoire de famille

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Meeting de Deauville - Lucien Barrière

Le Temple des Groupes

1 en Normandie

D

u dernier week-end de juillet jusqu’à la fin du mois d’août avec le Grand Prix de Deauville, l’hippodrome de La Touques devient le temple des courses plates de notoriété en France et même en Europe. Le « Rotschild » est suivi par le « Maurice de Gheest », puis le « Jacques Le Marois », et le « Morny » associé le même jour au « Jean Romanet ». Du grand sport qui en 2016, a couronné des champions hors classe : Qemah puis Signs of Blessing

Grégory Benoist impérial avec Qemah

Le « ROTSCHILD » Réservé aux femelles de plus de 3 ans et doté de 300.00 € le premier Groupe 1 de la saison normande réunissait 11 partants. Qemah, confiée pour l’occasion à Grégory Benoist a confirmé son succès récent à Ascot dans les Coronation Stakes. Elle bat les lauréates des deux dernières éditions Esotérique et Amazing Maria. Le premier accessit revient à une autre 3 ans Volta, la favorite qui faiblit pour finir sous la selle de Christophe Soumillon. La 3ème place est pour Steip Amach montée par Umberto Rispoli à la cote incroyable de 87 contre 1. L’entraîneur Jean-Claude Rouget enregistre là son 7ème succès de l’année avec un 3 ans.

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Stéphane Pasquier souverain avec Signs of Blessing

Le « Maurice de Gheest » Privé de ses attributs en automne 2015, après une période peu convaincante, Signs of Blessing a confirmé tout son potentiel en dominant comme un grand la totalité de la course disputée sur la distance de 1300 mètres en ligne droite. Monté de main de maître par Stéphane Pasquier qui d’emblée avait imprimé son rythme, le fils d’Invincible Spirit n’a laissé aucune chance à ses adversaires lorsqu’à 500 mètres du poteau il s’est détaché. Grand favori de l’épreuve pour sa première course en France, Gold Fun monté par Christophe Soumillon s’est blessé mortellement. A tout juste 100 mètres du poteau, lancé pour prendre une place, le champion hongkongais s’est effondré, les deux antérieurs brisés.

Après une saison fructueuse en Australie, le Tourangeau Thomas Huet remporte une très belle course avec Django James à la cote de 41 contre 1. EQUIN NORMAND n°93 SEPTEMBRE-OCTOBRE 2016

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SAINT-LÔ - Elevage CIR – SHF 5 et 6 Ans

Boreal et Ascot

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'ultime compétition dédiée aux jeunes chevaux avant les finales bellifontaines se tient traditionnellement dans le cadre du NHS. Après les juments, ce sont les mâles et hongres de 5 ans, puis les 6 ans qui occupaient la carrière Uriel d’où parvenaient – déjà - des odeurs d'automne. Le sage Etienne Poisson nous rappelait au passage : " Après les courses de Sainte-Marie du Mont, c'est fini" (NDLR les courses de Ste Marie du Mont ont lieu le premier dimanche d'août). Mais ça c'était avant quand juin et juillet étaient des vrais mois d'été !

5 ANS Bref, c'est donc face à un vent vif de nord- ouest que Boreal de Brion, le bien nommé pour les circonstances, monté par Alexis Deroubaix, pour le compte des écuries Chenu s'est imposé dans la génération des 5 ans. Il s'agit d'un hongre par Nervoso et d'une mère par Orlando (BWP) né chez Charles Gauquelin à Dragey-Ronthon. Boreal est issu de la souche bien établie de Raymond Gauquelin avec à sa base Etoile de Mars (Rantzau) et où l'on trouve en particulier Grain de Voltaire international avec Julien Epaillard. La deuxième place revient à Baboun des Flagues (Ugano Sitte et Helios de la Cour) né à l'élevage Lavoine de Guéron près de Bayeux. La troisième place est pour Ballerine Tame sous la selle de Stéphane Dufour. Ballerine est une fille d'Old Chap Tame et de Parenthèse Tame (Hélios de la Cour) performante associée à Reynald Angot.

6 ANS Il était le grand favori. Il n'a pas déçu. Ascot des Ifs (Quick Star) piloté par le félin Sébastien Tence, outre un second parcours sans faute a, selon l'expression : « enroulé du câble » pour abaisser le chronomètre en dessous des 70 secondes : plus précisément 68.77. Seb et Ascot étaient les 13èmes sur une liste de 121 concurrents. Ils ne seront pas battus. Ils seront tout juste égalés par Grégoire Hercelin et Arnacquine du Mesnil (Quarnac du Mesnil) hélas fautif lors du premier tour. Ascot est né et appartient à la famille Pinteaux passionnée et attachante de Saint-Vaast la Hougue. Sa mère Sissi des Ifs est une fille d'Ohio van de Padenborre (BWP) et Laeken. La deuxième place est prise par Atome des Etisses (Mylord Carthago) et la fabuleuse Eve des Etisses monté par Laurent Goffinet. Le podium est complété par Adriana d'Argouges (Lauterbach) à Jean-Luc Dufour. Le professionnel de Cosqueville est particulièrement performant dans ce CIR puisqu'il se classe 4ème des 5 ans avec Belle Ile en Mer. Son homonyme n'est pas en reste puisque Stéphane est 4ème des 6 ans avec Angela d'Orchis.

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Les As - Sébastien Tence et Ascot des Ifs - Laurent Goffinet avec Atome des Etisses - Benjamin Devulder avec Brume de Rauracie et Baccara du Talus

- Jean-Luc Dufour avec Adriana d’Argouges et Belle Ile en mer - Stéphane Dufour avec Ballerine Tame et Angela d’Orchis

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SAINT-LÔ - Le Sport CSI***

Mathieu Billot et Shiva d’Amaury : Logique

!

L

e cavalier de Deauville qui avait ouvert le palmarès de Shiva d’Amaury avec la victoire de l’étape du grand national disputée dans la cité balnéaire en 2014, n’a pas cessé depuis de prendre du galon avec le fils de For Pleasure. Et plus particulièrement en 2016. Vainqueur du GP*** d’Hardelot, du GP**** de Bourg en Bresse et récemment 6ème de l’épreuve du Global Champions de Paris il coulait de sens que Billot- Shiva d’Amaury figurassent en première place au palmarès du Grand Prix du Conseil Départemental de la Manche qui clôturait le cru 2016 du Normandie Horse Show tant ils étaient déclassés par rapport à l’épreuve elle-même et davantage encore en comparaison d’une concurrence en deçà, à l’exception de quelques -uns, des compétences exigées pour ce niveau d’épreuve. L’ancien Champion d’Europe , en réalisant un sans-faute au premier tour, ouvrait la porte à un barrage dont, après la qualification du tandem montant Deroubaix-Timon d’Aure, on voyait la perspective s’éloigner tant le challenger tardait à venir. Ce duo était complété, in-extremis, par le débutant à ce niveau Romain Duperret associé à sa jument maison Star de Baimont.

Billot sauve sa tête pour 13 centièmes

Fautif, Alexis Deroubaix, ouvreur du barrage, laissait le champ libre au favori qui ne se privait pas pour réaliser un parcours sans pénalité dans un temps duquel le cavalier d’Avançon dans les Ardennes ne pourra pas s’approcher à moins de 13 centièmes : 42.82 contre 42.95 ! Un final intéressant qui n’efface cependant pas les années, encore proches, où, avec le Grand national et un CSI** de haute tenue, le sport au NHS suscitait davantage d’intérêt auprès du public. La fréquentation, cette année, globalement plus ténue autour de la carrière Uriel contraste, en effet, avec d’une part l’attractivité croissante des « Jeudis du Haras » et d’autre part la soirée spectacle du samedi qui avait fait le plein. L’explication n’est-elle tout simplement pas, comme en 2015, dans une offre sportive plus terne en tenant compte du fait que le défi auquel les organisateurs sont confrontés, pour mettre sur pied un CSI***, est difficile à relever dans un calendrier international de plus en plus concurrentiel à cette époque de la saison.

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HOMMAGE

Depuis la double médaille d’or et d’argent glanée par Astier Nicolas et Piaf de B’neville à Rio, Jean- Baptiste Thiébot n’a pas cessé d’être complimenté tout autant que d’être sollicité par les médias régionaux et nationaux. Après le Championnat des foals, le Président de Cheval Normandie se voyait remettre une superbe photo du cheval qu’il a fait naître. Toute la communauté du NHS : les organisateurs, la confrérie des juges et le Président du Stud-book selle Français ainsi que les élus présents partageaient avec Jean Baptiste ce succès. Un succès auquel il faut associer Yves Berlioz naisseur d’Opgun Louvo et Jean-François Noël, naisseur de Samourai du Thot deux chevaux normands médaillés d’argent avec l’équipe allemande de concours complet.

Les Acteurs du NHS 2016

PHOTO : Françoise Langenais

Reynald Angot et Symphonie des Biches remportaient le Grand prix pro1 qui ponctuait les festivités du premier week-end. Le Normandie Horse Show 2016, ne pouvait pas se dérouler sans une victoire de Julien Epaillard qui depuis l’épopée, Si Tu Viens, Arpège Pierreville n’a pas manqué beaucoup de millésimes. Privé de barrage dans le Grand Prix, il se console avec la victoire dans le prix Région Normandie avec Sephora Sonzéenne. Alix Ragot, par ailleurs 4ème du Grand Prix CSI*** avec Thais de Pégase, remporte le Grand Prix des 7 ans associé à Vintage d’Authuit (Quidam de Revel).

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SAINT-LÔ

Championnat de France des Foals

Glamour de Brunel habite dans le Loir et Cher

L

es gens venus présenter la femelle de Sylvie Bataille, la naisseuse de la Championne Glamour Brunel n’ont pas fait de manières. Ils vivent à Savigny sur Braye. Où ils voient un cheval et aussi un hibou. A Saint-Lô, il y avait du soleil, ils n’ont pas marché dans la boue. On dirait même que ça ne les a pas gênés de dîner avec nous.

Réussite exceptionnelle pour ce cru 2016 du championnat des foals organisé avec brio par le Stud-Book SF et Cheval Normandie qui avait concocté un repas champêtre propre à faire reconsidérer la terre à ceux qui passent leur vie sur des tablettes. Ils étaient 112, soit 25 de plus que l’an dernier, venus de tout le pays pour voir aussi la Manche sous le soleil. Le palmarès, comme à l’accoutumée partagé en 4 catégories femelles, mâles, âgés et jeunes est largement dominé par les éleveurs normands et plus particulièrement ceux de la Manche puisqu’ils sont 7 parmi les 20 meilleurs. Cependant, le titre suprême revient à Glamour Brunel, une femelle âgée par Emerald et une mère par Calvaro. Elle appartient à Sylvie Bataille de Savigny sur Braye dans le Loir et Cher. Une famille pétrie de culture équestre puisque sa soeur Bénédicte a fait naître Reglis Brunel un AQPS-SF lauréat du Prix des Drags à Auteuil en 2011, 2ème en 2015, participant au grand Steeple 2015 et entraîné par Eric Lecoiffier de Saint-Jean le Thomas. La catégorie des mâles âgés est remportée par Génial de Brion (Vagabond de la Pomme et Grain de Voltaire) à Charles Gauquelin de Dragey-Ronthon. Celle des femelles jeunes tombe dans l’escarcelle de Galipette des Prés (Hélios de la Cour II et Qredo de Paulstra) à Arnaud Bazire de La Bloutière.

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Les autres Normands Dans la catégorie des mâles âgés Gibus d’Osvin (Urano de Cartigny) à Daniel Alexandre de St Ovin (50) est 3ème et Gusto du Trèfle (Tobago Chevrier) à Aymeric Merand d’Ozeville (50) est 4ème. Chez les mâles jeunes Gentleman du Bary (Salto de l’Isle) à Marina Storgato et Christian Gonsolin de Montgardon (50) est 3ème. Golden Boy de Béthune (Bandro Boy de Béthune) à Daniel Dormaels de Gefosse Fontenay (14) est 4ème. Dans le cénacle des femelles jeunes, Gervaise du Vinnebus (Canturo) à la famille Mesnil de Vauville (50) prend la deuxième place alors que Gharra MF (Kannan) à Michel Frigot de Coulonces (61) est 4ème et Grace de Claids (Bisquet Balou) à Fanny Launey de Saint Patrice de Claids (50) est 5ème.


SAINT-LÔ

Sélection des Etalons SF de 2 et 3 ans

Le Dream et l’Express L’un de Baussy, l’autre de Hus

L

e 8 juillet, une centaine de mâles de 3 ans s'est présentée au Pôle Hippique pour la dernière de la plus importante session de sélection régionale, en quête d'une qualification pour le Championnat de France qui se déroulera du 19 au 23 octobre à Saint- Lô dans le cadre du meeting d'automne. Le rappel des 20 premiers, sans faire apparaître de géniteur dominant, laisse constater la présence de deux sujets pour Air Jordan, Vigo Cécé, Canturo et l'Arc de Triomphe. Le 9 juillet, 60 sujets mâles de 2 ans ont suivi leurs aînés dans le rond du saut en liberté avant d'être expertisé au modèle et aux allures. La victoire revient à Express de Hus un fils de Conrad.

1- DREAM DE BAUSSY (3 ANS) Par Nabab de Rêve et Typie par Diamant de Semilly à Thierry Navet de Longueville dans le Calvados. Cette souche est issue de la célèbre Javotte D, ventre des "du Chateau" dont le non moins célèbre Itot. Avec une moyenne de 16.80 Dream obtient 17.25 aux allures, 16.88 au saut en liberté et 16.50 au modèle.

1- EXPRESS DE HUS (2 ANS) Par Conrad et Noémie de la Love par Quick Star à Christel Ruspini de la Meurdraquière dans la Manche. Express avait été acheté poulain lors d'une vente organisée par le Haras de Hus. Les notes : Saut en liberté 17.75 (meilleure note), Modèle : 15.90, Allures : 15.50.

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2- DAIRZEL DUVERIE (3 ANS) Par Air Jordan Z et Gazelle de la Vigne par Persan II à Véronique Lemarchand de Vire dans le Calvados. Moyenne 16.51, Allures 17.25, Saut en liberté 17.25, (meilleures notes) Modèle 15.40.

Notre coup de coeur des 3 ans : Djennan Semilly Fils de Kannan et d’une mère Calypso d’Herbiers, Djennan est issu de la souche de la célèbre Osyris (Bernard Lebrun) performeuse sous la selle d’Eric Navet. Avec une très bonne note au modèle (16.20) Djennan qui comme le soulignait Richard Levallois était encore vert pour la circonstance fait preuve d’une énergie contrôlée dans un rebond tonique qu’il traduit dans un « body language » séduisant. 3- DOLLAR DU ROUET (3 ANS) Par Chacco Blue et Souche du Rouet par Quaprice Bois Margot à Yannick Fardin de Saint Aubin de Terregatte dans la Manche. Moyenne 16.32, Allures 15.75, Saut en liberté 17.12, Modèle, 15.80.


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EQUIN NORMAND SEPTEMBRE OCTOBRE 2016 by JEAN BOUGIE - Issuu