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Equin mai juin 2016

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MAGAZINE DES SPORTS EQUESTRES ET DES COURSES

BIME STRIEL G R ATU IT M A I - J U I N 2 0 1 6

n째 91


PHOTO COUVERTURE : Manon Brevault et Vallée Bleu

SSommaire 4 10 17 22 29 33 37 40

AEC JUMP TOP 7 SAINT LÔ

TOURNÉE DES GRÊLONS AUVERS

Courses à CAEN

est un magazine édité par la Société EDAS Chemin du Poirier - 14220 Hamars SARL EDAS - RCS de Caen 497 704 460 N° de gestion 2007 B 343 Capital de 5 000 € Directeur de la publication Rédacteur en chef : Michel GALLET mgallet.edas@gmail.com Auteur - Photographe : Jean, Eugène BOUGIE Mobile 06 27 22 96 25

INDOOR BRABANT BOIS LE DUC

Endurance - Championnat de la Manche SAINT LÔ

Portrait Armand Mallet

j.bougie@wanadoo.fr Charlotte MEURY - BOUGIE Assistante Communication : Céline BELLONI Mobile 06 28 98 57 96 cbelloni.edas@gmail.com

Réalisation graphique : Agence EDAS 17 rue Mélingue - 14000 CAEN Mobile 06 28 98 57 96

Portrait Jérémie Rolland

Impression : CORLET Imprimeur

COURSES DE PLAT VIRE ET LISIEUX

14110 - Condé-sur-Noireau www.corlet.fr Tél. : 02 31 59 53 00 ISSN > 221-E Dépôt légal à parution. Ne pas jeter sur la voie publique.

Equin Normand est une marque déposée auprès de l’INPI sous le N° national 07/3527302. Toute reproduction, même partielle, des textes, photos et illustrations est interdite. La revue Equin Normand n’est pas responsable des textes, dessins, photos, cartes de situation et illustrations, qui lui sont envoyés sous la seule responsabilité de leur auteur.

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SAINT-LÔ

JUMP AEC TOP 7

Yannig Gaillot - Contano

Thomas Rousseau - Aresse M Tony Hanquinquant - Toscane de la Lande

F

allait-il voir dans ce concours printanier de l’AEC, une poursuite de la Tournée des Grêlons : pas loin. Pas loin, compte tenu des conditions météo aussi désagréables. Qu’à cela ne tienne, avec près de 1600 engagés, le concours a connu le succès escompté même si le public, pourtant plus nombreux pour le Grand prix, n’est pas encore ce qu’il pourrait et devrait être à Saint-Lô.

Outre l’excellente idée de faire disputer le Grand Prix amateur sur la carrière principale, il faut retenir la place gran-

dissante réservée aux épreuves réservées aux chevaux de 7 ans. En effet, on sait que les besoins en sujets à fort potentiel sont importants pour renouveler le très haut niveau. Il s’agit donc de déceler les meilleurs dès que leur formation terminée, ils sont en mesure d’apporter une excellente valeur ajoutée à leurs éleveurs et propriétaires dont l’objectif est la commercialisation, cela tout en ajoutant de la notoriété à la région de production.

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Rousseau et les Bretons font la loi !

Tony Cadet - Katina Kervec

Pénélope Leprévost - Tobago Chevrier

Le Grand prix concurrencé par deux concours de même nature au Mans et à Villers Vicomte dans l’Oise, se limitait à une trentaine d’engagés, tous de très bon niveau sachant que la hauteur normalisée de 145 cm, passait à 150 cm pour quelques verticaux. Si on ne dénombra que 6 barragistes, aucun des autres couples ne fut en difficulté majeure, les scores raisonnables en témoignaient. Comme c’est souvent le cas à Saint-Lô, la cavalerie bretonne vient en nombre. Là, les Bretons ont totalement atomisé le Grand Prix, eux qui n’ont jamais voulu de centrale nucléaire chez eux !

Heureusement que Pénélope Leprévost, venue là sans ambition particulière, avait qualifié deux chevaux pour le barrage,

sinon, ils auraient été entre eux, même si Thomas Rousseau, le futur vainqueur, est installé depuis déjà longtemps en Normandie. C’est précisément lui, Thomas Rousseau, qui porta le fer et en profondeur avec Aresse M. Un parcours rapide avec, pour finir un effet de manche qui plaida en sa faveur au moment du verdict.

Le double vainqueur et citoyen de Pontivy Yannick Gaillot prend la deuxième place avec Contano mais avec un écart de près de 5 secondes sur Thomas Rousseau. Tony Cadet, très en verve sur une Ratina Kervec retrouvée se classe 3ème. Pénélope Leprévost est respectivement 4ème et 5ème avec Tobago Chevrier et Seringat alors que le longiligne Jean le Monze se met un peu hors-jeu avec Louis d’Or. Tony Hanquinquant toujours aussi présent est 6ème et 7ème avec Toscane de la Lande et Tourterelle d’Elle.

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TOP 7- Grand prix des 7ans – Agglo de Saint-Lô

Frank Hériveaux - Lord Florentin Z

L

a victoire revient à Frank Hériveaux et le magnifique Lord Florentin Z.Si de son patronyme, il tire la séduction transalpine alors c’était bien vu. Bien vu pour Laurence Pavie Thibaut chez qui il est né dans l’Orne. Acquis par Bénédicte Smalto, le fils de Lauxley de Brève (Holst) – monté par Patrice Delaveau et Franck Schillewaert avant d’être vendu en Chine et d’une mère par Rêve d’Elle pratique à 4 ans le dressage sous la selle de sa propriétaire. Passé au CSO et confié à Frank Hériveaux pour l’année de 5 ans, il ne cesse de montrer ses grandes qualités qui sont, outre la présence, la générosité et la souplesse, sans oublier une sérénité remarquable pour un étalon. La deuxième place est pour Pénélope Leprévost et Dumpy des Flagues. Monté jusqu’à l’âge de 6 ans par Frédéric Letan, le fils d’Ugano Sitte et d’une mère par Ephèbe for Eber est né chez Frédéric Lavoinne à Guerron dans le Calvados. La troisième place est décrochée par Vifdeva, un hongre par Toulon et Labeldeva, né faut-il le rappeler chez Christiane et Louis Lapierre à Picauville dans la Manche. Il était monté par Edouard Leboux pour le compte de Bruno Rocuet.

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P I T : e l l e Ax

P O T : n i a Rom

A

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Revenue en Normandie après un périple américain de quelques mois, Axelle reprenait vite ses marques et la selle de Norway de la Lande. Pour preuve, alors que dès le début de l’épreuve Alexandra Lederman avait établi un chrono qui sembla inaccessible pratiquement jusqu’au passage des derniers concurrents, c’est Axelle Lagoubie qui releva le défi de vaincre la Championne d’Europe d’Hickstead. Tony Hanquinquant prenait la 3ème place avec Tourterelle d’Elle.

La seconde épreuve préparatoire au Grand Prix, sur la hauteur de 140, sembla une formalité pour Romain Bourdoncle et Rubélia. Le boss de l’écurie TIPTOP Cheval, ne devançait malgré le deuxième Tony Hanquinquant et Toscane de la lande que de 10 centièmes. Il est intéressant de noter que jusqu’au 5ème Christophe Grangier et Ramouncho de Grée, l’écart n’était que de 3 dixièmes.

xelle Lagoubie pour une

omain Bourdoncle pour l’autre

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AUVERS - CARENTAN - Tournée des Grêlons

Grand Prix « Elite Manche » Alexis Deroubaix et Secret du Pays d’Auge……….en Filature !

C'était le printemps ! Alain Hinard avait naturellement autorisé les cavaliers à monter en chemise. Une galéjade tant l'agression du vent du nord était forte. Forte mais pas au point de démoraliser toute la communauté équestre habituée de cette tournée. Pour preuve, ils étaient plus de 90 à disputer l'épreuve à 135 qui précédait le Grand Prix "Elite Manche" qui comptait lui aussi 70 concurrents. Cavalier du Haras du Plessis depuis l’automne, Alexis Deroubaix a manifestement trouvé chaussure à son pied. Le Nordiste avait été brillant pendant le CSI** de l’AEC en novembre, le voilà de nouveau à la fête pour l’ouverture de la saison 2016.

Elle a de l’allure et de la vigueur la Normandie équestre : Franck Schillewaert, André Denot (CD50), Bertrand Pignolet, Madame De Baeker, Margaux Bost, Alexis Deroubaix, Marc Dilasser, Geoffroy de Coligny, Alain Hinard

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Un début tendu Il fallut en effet attendre le 20 ème couple pour obtenir un parcours sans - faute avec Clément Boulanger et le gris Sweeyt Phir (Quercus du Maury), puis le 28 avec François-Xavier Boudant et Ciento, le couple vainqueur du Grand national de Deauville pour avoir un barrage. Ensuite la machine à sans-faute fonctionna comme prévu pour atteindre le nombre de 15.

Alexis Deroubaix avec autorité Marc Dilasser - Ramona Robin Z

Après le cavalier du Haras du Plessis, il ne resta que Christian Hermon et son alezan de 9 ans Maramoros Ls * La Silla. Le parcours initial du fils de Montebello avait été convaincant, le barrage le fut autant mais pas assez rapide pour inquiéter Alexis Deroubaix et Secret du Pays d'Auge. Le filiforme écuyer des Chenu avait entrepris de filer le train de Marc Dilasser et Ramona RobinZ bien installés en tête. Un leadership que Margaux Bost, ni Fabrice Schmidt, ni Félicie Bertrand ou Bertrand Pignolet très en verve avec le superbe et efficace Urano de Cartigny n'avaient été en mesure de contester. La vélocité, le tonus de la fille de Robin Z avait fait merveille "Elle est dans mes écuries depuis 1 mois seulement et je suis ravi" lançait Marc Dilasser qui manifestement tient là une recrue de choix pour la saison. La 3ème place revient à Reynald Angot parti en début de barrage et auteur d'un tour appliqué et prometteur avec Symphonie des Biches.

Reynald Angot – Symphonie des Biches

Classement 1- Alexis Deroubaix/Secret du Pays d'Auge (0 et 42.66), 2- Marc Dilasser/Ramona Robin Z (0 et 43.01), 3- Reynald Angot/Symphonie des Biches (0 et 44.22), 4- Christian Hermon/Matamoros Ls* La Silla (0 et 45.23) 5- Margaux Bost/As de Papignies (0 et 45.56)

Christian Hermon - Matamoros LS* La Silla EQUIN NORMAND n°91 MAI - JUIN 2016 11


AUVERS - CARENTAN - Grand national

Alexandra Francart – Quelstar du Vic Bilh Comme en 2014 !

C

'est à Balan, aux portes de Sedan, qu'Alexandra Francart a ses quartiers. Des quartiers où son père était déjà installé. La capitale ardennaise connue pour la bataille que les troupes de Napoléon III y livrèrent contre les Prussiens en 1870, l'est aussi pour son tapis fait de laine et de lin dont le tissage qui revêt une délicatesse particulière en a fait sa renommée.

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Une victoire tissée au « Point de Sedan » C'est avec cette délicatesse qu'Alexandra Francart a tissé son succès lors de la première étape du Grand national d'Auvers. Associée à la jument anglo-arabe de croisement Quelstar du Vic-Bilh, l'Ardennaise a tiré la bonne cartouche pour mettre en échec ses 9 adversaires du Top 10. Avec ce Grand Prix, s'est achevée la "Tournée des grêlons" que son concepteur et maître d'oeuvre Alain Hinard a su hisser au rang des manifestations d'envergure du calendrier français.


Pomme Cilote - Qomédie Libellule

Olivier Robert – Radja de B’Néville

Le Super « 10 » Le scénario 2016 était bien différent

de celui de 2014. En effet, voilà deux ans, ils étaient 60 au départ. On compta plus de 30 couples pénalisés de plus de 12 points ou qui jetèrent l'éponge. Alexandra Francart devançait Timothée Anciaume et Quorioso Pré Noir et Nicolas Deseuzes en selle sur Quilane de Lézeaux. Ils étaient 48. On note un seul abandon et seulement 6 cavaliers pénalisés de plus de 12 points. Il faut se souvenir qu'en 2014, les entraîneurs fédéraux avaient souhaité monter la hauteur du Grand prix à 155 cm avec les effets néfastes que l'on avait constatés dès la première épreuve. Le Grand National est revenu à ses fondamentaux, à savoir, former les couples pour les concours internationaux et c'est bien. Tony Hanquinquant - Toscane de la Lande

Parmi les 10, on comptait 2 cavaliers à 4 points, trois avec 1 point de temps dépassé et cinq sans faute. Pas de surprise en ce sens que le trio vainqueur fait partie de ceux-là. Reynald Angot et sa prometteuse Symphonie des Biches en terminaient en 50.24. Dans la foulée Alexandra Francart et Quelstar du Vic Bilh affichaient 49.30. Olivier Robert et Jérôme Hurel avaient été sans faute et plus rapides respectivement avec Radja de B'neville et Urano de Cour au Bois. Mais leur premier tour les pénalisait. Pomme Cilote, très en verve avec sa Qomédie Libellule assurait une très belle 3ème place.

Classement

Elisa Mellec et Renarde Rumel lauréates du petit Grand prix

1- Alexandra Francart/Quelstar du vic Bilh (0 et 49.30), 2- Reynald Angot/Symphonie des Biches (0 et 50.24), 3- Pomme Cilotte/Qomédie Libellule (0 et 51.59), 4- Mathieu Billot/Saphir des Chayottes (1 et 53.45), 5- Aymeric de Ponnat/Ricore Courcelle (1 et 53.64) EQUIN NORMAND n°91 MAI - JUIN 2016 13


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Weekend de la Pentecôte à Deauville Les futures stars du galop se révèlent ! France Galop propose un programme inédit de courses de chevaux sur l’hippodrome de Deauville-la Touques dans le cadre du long weekend de la Pentecôte, les dimanche 15 et lundi 16 mai (férié). Ces 2 journées permettront de révéler les jeunes champions de 3 ans qui s’illustreront dans les Epiq3 Series la nouvelle compétition réunissant les 7 plus grandes courses de plat qui rythment la saison de Galop. La journée du 15 mai aura pour point d’orgue les Poules d’Essai des Poulains et les Poules d’Essai des Pouliches transférées pour la première fois sur la longue ligne droite de Deauville-La Touques, le temps des travaux de construction du Nouveau Longchamp. Ces deux courses sont labellisées Groupe 1 et sont dotées au total d’1 million d’euros. Deux autres courses permettront de révéler les chevaux d’exception qui pourraient marquer la saison 2016 du galop : Le Prix Hocquart le dimanche 15 et le Pour Moi Coolmore Saint- Alary le lundi 16 mai (férié). Outre de nombreuses animations, ces deux journées s’inscrivent dans un grand weekend autour du cheval de course à Deauville avec le samedi 14 d’une vente « breeze up » Arqana précédée le vendredi 13 d’un galop de démonstration.


LE COMITÉ RÉGIONAL D’ÉQUITATION RÉUNIT LES 60 MEILLEURS JEUNES DE NORMANDIE ! Le Comité Régional d’Équitation de Normandie (COREN) est un organe déconcentré de la Fédération Française d’Équitation (FFE) qui regroupe plus de 660 clubs affiliés. L’association (loi de 1901) a plusieurs missions : • La promotion et le développement des disciplines équestres, • La formation des enseignants d’équitation, • Représenter les clubs et les licenciés auprès des institutions, • Coordonner les circuits de compétition et les calendriers en Normandie, • Accompagner les dirigeants de centres équestres tout au long de leurs carrières, • Organiser les examens fédéraux en Normandie, • Évaluer le niveau de maîtrise technique des licenciés de Normandie et soutenir les sportifs. C’est dans le cadre de cette dernière mission qu’en 2016, le COREN en s’appropriant la politique fédérale de détection et d’accompagnement des jeunes performants crée le TEAM NORMANDIE.

C’EST QUOI ?

Le TEAM NORMANDIE est un programme d’accompagnement des cavaliers performants en compétition âgés de 12 à 21 ans. Pour cette année de lancement, le COREN a créé un team dans les huit disciplines les plus populaires en compétition et dans les clubs : le Concours de Saut d’Obstacles (CSO), le Concours Complet d’Équitation (CCE), le Dressage, le TREC, l’Endurance, la Voltige et le Horse Ball.

COMMENT ? Le but du TEAM NORMANDIE est de donner à nos jeunes athlètes des clés de réussite pour leurs carrières sportives par le biais de formations pertinentes (gestion d’image, préparation mentale, recherche de sponsors, etc.) et grâce à la promotion du groupe dans les médias. Le COREN sera au plus près de ces 60 cavaliers, nous allons les suivre sur les terrains de concours et allons créer un vrai lien avec eux. Nous espérons leur donner un aperçu de la vie d’athlète de haut niveau partagé entre son entraînement et la gestion de sa carrière. Parmi les jeunes du Team, certains sont déjà professionnels, ils font du commerce et de la valorisation de chevaux de sport, d’autres ont eu des résultats en équipe de France et ont déjà eu un avant goût de la médiatisation quand d’autres membres qui pratiquent des disciplines moins connues que le CSO réalisent des perfomances incroyables dans l’anonymat le plus total. Nous avons 60 profils différents mais tous sont heureux de représenter la Normandie et de faire connaître leur sport et leurs univers.

POURQUOI CES 60 JEUNES ? La Normandie compte près de 45 000 licenciés, le choix des 60 membres ne s’est pas fait à la légère. Le COREN a préseléctionné une centaine de jeunes grâce à leurs résultats lors de la saison 2015 puis les a convié à venir passer un entretien afin d’évaluer leurs motivations. Les mois de janvier et février ont été dédiés à ces rencontres, près de 70 cavaliers avaient répondu à l’invitation. Ils se sont présentés aux entretiens à Caen et à Rouen avec leurs parents et leurs coachs. Grâce à ces séries d’entretiens, le COREN a pu affiner son choix et surtout entendre les besoins des jeunes et de leur entourage. Le TEAM NORMANDIE 2016 est constitué de 60 jeunes motivés, performants qui ont à coeur de réussir leur saison 2016 !

Suivez le TEAM NORMANDIE sur Facebook !

CONTACT MÉDIAS Sophie BONNEMASON Agent de développement du COREN 6 Avenue du Maréchal Montgomery 14000 Caen Tél : 06.52.45.58.36 Email : sophie.normandie@ffe.com www.chevalnormandie.com


Les Courses ! Le 18 mars, c’était à :

L

a réunion premium de la mi-mars, avec le quinté, donne traditionnellement le départ de la saison sur l'hippodrome de la Prairie. Aujourd'hui, sur une piste balayée par le vent de nord-est plutôt froid, Franck Nivard, Tony le Beller pour les hommes et les fils de Ready Cash pour les chevaux ont donné de la chaleur à cette réunion.

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Le quinté pour Franck Nivard et Princess Grif La Suédoise Amazon Am, drivée par le fin Tony Le Beller a lancé les hostilités. Swedishman qui courait sa 3ème course, en à peine deux semaines, était favori. Le pensionnaire de Thierry Duvaldestin n'avait pas bénéficié d'un bon numéro derrière l'autostart. De ce fait, il fut contraint de courir longtemps nez au vent pour préserver une quatrième place. Princess Griff, toujours bien placée jetait les espoirs d'Amazon Am à terre dans une phase finale des plus aériennes. Aladin d'Ecajeul, sans montrer plus que ça de conviction, prenait la 3ème place.

Thierry Duvaldestin se venge avec Capri Sly Favori mais seulement 4ème du quinté avec Swedishman, l'entraîneur ornais ne se laissait pas voler la victoire dans le prix de Luc sur Mer avec Capri Sly, (8)tout en notant que Cybele Mérité drivée par le Suédois Björn Goop (9) se serait peut-être imposée sans ce fichu galop des derniers mètres. Ainsi, Franck Nivard (7) prend la seconde place avec Civelle de Caieu.


Tony Le Beller et Bakchich mettent le turbo Au terme d'une course un peu mouvementée qui aurait pu leur coûter cher mais au prix d'une accélération finale prodigieuse le duo s'impose. Il s'agissait de la 4ème victoire de Bakchich en 5 sorties.

Prix de Saint Wandrille Groupe A, un Ready Cash. Prix de Saint-Wandrille Groupe B un autre Ready Cash. Day to Day était inédit. Il faut toute la maîtrise de Yohann Lebourgeois pour le maintenir dans les allures autorisées lors de la phase finale. Quant à Dollar Jet, distancé un peu malheureusement le 19 février à Graignes pour sa première sortie, il a fait preuve d'une réelle maestria, cela sous la mène de Franck Nivard son entraîneur. Dans cette course on avait imaginé une belle lutte entre Dollar Jet et Do Kiss Me, le propre frère de Timoko. Hélas le pensionnaire de Fabrice Souloy drivé par Björn Goop fautait dès le départ. David Thomain, réussissait, quant à lui, un très beau retour à l’extérieur pour s’imposer avec Alinea. EQUIN NORMAND n°91 MAI - JUIN 2016 19


Les Courses en Basse Normandie MAI Samedi 7 - Graignes (50) – Trot (SN) Dimanche 8 - Jullouville les Pins (50) – Trot Dimanche 8 - Le Pin (61) – Plat et obstacle Dimanche 8 - Lisieux (14) – Trot Dimanche 15 - Cherbourg (50) – Trot (SN) Dimanche 15 - Granville (50) – Trot, Plat, Obstacle Dimanche 15 - Le Pin (61) – Plat, Obstacle Lundi 16 - Rânes (61) – Trot Lundi 16 - Villedieu les Poêles (50) – Trot Vendredi 20 - Graignes (50) – Trot (SN) Dimanche 22 - Le Mont-Saint-Michel (50) – Trot Dimanche 22 - Lisieux (14) – Plat Dimanche 29 - Alençon (61) – Trot Dimanche 29 - Villedieu les Poêles (50) – Trot Lundi 30 - Graignes (50) – Trot (SN)

Vendredi 3 - Graignes (50) – Trot (SN) Samedi 4 - Argentan (61) – Trot Dimanche 5 - Bourigny (50) – Trot Samedi 11 - Vire (50) – Trot, Plat Dimanche 12 - Alençon (61) – Trot Dimanche 12 - Villedieu les Poêles (50) – Trot Lundi 13 - Graignes (50) – Trot (SN) Jeudi 16 - Lisieux (14) – Trot Dimanche 19 - Avranches (50) – Trot Dimanche 19 - Cherbourg (50) – Trot Samedi 25 - Graignes (50) – (SN) Dimanche 26 - Granville (50) – Trot, Plat, Obstacle Dimanche 26 - Le perche (61) – Trot Mercredi 29 - Argentan (61) – Plat Fédération Régionale des Courses de Basse-Normandie

4, rue Ecuyères-14500 Vire Tel 02 31 68 09 04 Email : fede.bassenormandie@lescourseshippiques.com www.lescourseshippiquesbassenormandie.com

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JUIN


Bois le Duc - 11 au 13 mars

Cette édition fut marquée par la prise de la présidence de l’organisation par Anky van Grunsven. La cavalière mythique du dressage mondial succède à Gert-Jan Winkels (au centre) décédé tragiquement en 2015.

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L

a famille Van Aken s’installe à ‘S Hertogenbosch vers 1425. C’est une famille de peintres originaires d’Aix la Chapelle. Jheronimus naît en 1450. A l’exception d’un séjour de quelques années à Venise, il va exercer tout son talent et exécuter l’essentiel de son travail dans sa ville natale où il meurt en 1516. Comme c’est la coutume au Moyen Age, les peintres prennent le nom de leur ville. Il reste donc dans l’histoire de la peinture sous le nom de Bosch. Cette année, « Den Bosch » commémore le 500ème anniversaire de sa mort. Le « Jardin des Délices » demeure son oeuvre majeure. Un nom qui convenait à ravir pour exprimer l’état d’esprit dans lequel, après deux années de disette victorieuse, l’Allemand Marcus Ehning remportait le Grand Prix Rolex.

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Coupe du Monde de dressage

Edward Gal blessé, Hans-Peter Minderhoud gagne. « Als de katz van huis is, danzen de muisen op de tafel » ! En Français « Quand le chat n’est pas là, les souris dansent » ! Blessé quelques jours plus tôt au poignet lors d’une chute de cheval, Edward Gal laissait le champ libre à son compatriote Hans-Peter Monderhoud d’autant qu’Isabel Werth avait également déclaré forfait. Son cheval était blessé. Restait pour le Néerlandais une adversaire de taille en la personne de Beatriz Ferrer-Salat. Médaille de bronze lors des Championnats d’Europe d’Aix la Chapelle et victorieuse à Stuttgart, l’Espagnole dut se contenter de la 3ème place. En effet, alors que Minderhoud raflait la mise en selle sur Glock’s Flirt, la deuxième place revenait à Diederik van Silfhout et Arlando. Fils du cavalier international Axel van Silfhout, Diederik a fait son entrée dans le concert mondial par la porte du stade d’Ornano à Caen, lors des JEM 2014. Appelé par le sélectionneur tout juste une semaine avant le début de la compétition, il terminait 9ème du Gp et glanait avec l’équipe néerlandaise, la médaille de bronze. Installé dans les écuries familiales à Lunteren près d’Arnhem, Diederick est à 28 ans, il est né le 20 avril 1988, le meilleur espoir de relève aux Pays-Bas. Depuis, « Hans-Peter Minderhoud » a remporté la finale de la Coupe du Monde à Göteborg.

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Ils se sont mis en valeur. Kevin Staut intraitable. Après le succès du couple batave Vrieling-Arezzo VDL dans l'épreuve marathon d'ouverture qui comptait près de 90 couples, le prix VDL à 155 cm au chronomètre donnait le coup d'envoi véritable de ce rendez-vous mythique. Kevin Staut en selle sur Ayade de Septon confirmait sa passe gagnante. En 27ème position sur la liste de départ, Kevin Staut se pointa, comme sa jument Ayade de Septon, avec le regard fixé sur la ligne d'arrivée qu'il croisa en franchissant le 1 aux couleurs de RaboBank. Déterminé, dans un mouvement vers l'avant effectué avec distinction, le Normand fit la différence à la réception d'un double oxer vertical. Totalement collé à sa machine tel un Valentino Rossi. On imagina même un moment qu'il portait le numéro 46 tant son style se confondait avec celui du pilote italien. Un instant, on se prit à rêver qu'il toucherait le sol avec le genou tant sa trajectoire était rapide. Bref ! Un moment rare que même les plus grands barrages peinent parfois à nous donner. Duguet et Cacharel cousu main ! Mise en bouche toujours très prisée, le derby est une spécialité de Bois le Duc. Ils étaient 22. Aprés la chute assez spectaculaire de Lisa Nooren et Royalty des Isles, les deux couples suivants allaient ravir l’honneur du podium. Wout-Jan vd Schans d’abord avec le bien nommé Zorro, puis Cacharel qui ne l’est pas moins, montée par le Suisse Romain Duguet. La 3ème place revient à Maikel vd Vleuten malgré ses 4 points de pénalité sur le mur avec Kisby. Bonne soirée pour Romain Duguet qui avait, dans l’après-midi, remporté l’épreuve à 140 disputée sur la piste annexe.

Olivier Philippaerts double la mise Lauréat de la même épreuve en 2015 avec la même Legend of Love qui entre-temps avait gagné à Malines, le Flamand a fait un malheureux. Pas Scott Brash battu de 17 centièmes avec le pur "Saint-Lois" ..........belge Hello Guv'Nor (Diamant de Semilly-Papillon Rouge) mais Bertram Allen. En voulant assurer sur le dernier oxer, l'Irlandais perdait tout le bénéfice de sa prestation avec Quiet Easy. Côté Français, Pénélope Leprévost et Nice Stéphanie sortaient avec 4 points, Bosty et Record d'Oreal avec 9, Kevin Staut et Ayade de Septon pourtant très véloce et déterminée avec 4. Simon Delestre, brillant sans faute associé à Qlassic Bois Margot décidait de ne pas disputer le barrage, le limitant ainsi à 9 cavaliers.

Olivier Philippaerts - Legend of Love

Romain Duguet - Cacharel EQUIN NORMAND n°91 MAI - JUIN 2016 25


Les chevaux de la Manche à Bois le Duc Ils étaient quatre Quatre, emmenés par le devenu référence en matière de reproduction VDL Zirocco Blue (Ex Quamikaze des Forêts). Il y avait aussi Sunshine du Phare monté par Roger-Yves Bost, Ugano de Coquerie sous la selle du Transalpin Piergiorgo Bucci et Théodore Manciais animé par le Teuton Hans-Dieter Dreher. Revue de détail ! VDL Zirocco Blue – 2004- étalon par Mister Blue et une mère par Voltaire né chez Fabrice Paris à Couvains. Après avoir été honoré en grandes pompes lors des journées d’approbation des étalons KWPN début février, le gris piloté par Jurg Vrieling est allé s’imposer à Vestvold en Norvège. A De Bosch, qualifié pour le barrage du Grand Prix après un superbe premier tour, l’étalon manchois incité à mettre le turbo dès le départ s’est malheureusement pris les pieds dans le tapis pour terminer 12ème et dernier des barragistes.

Sunshine du Phare – 2006 - étalon par Kannan et une mère par Domino de Moyon né chez et appartenant à Olivier Brohier à Brévands (Carentan). Oisif jusqu’à 6 ans, il débute en cycle libre en compagnie de Claude Castex avant de passer chez David Burrieza. Alexis Gautier l’entreprend à la fin de l’année de 7 ans et pendant toute l’année de 8 ans avec en particulier un succès dans une 135 cm lors d’un CSI d’Auvers. Conseillé par Alexis qui le voyait particulièrement pour lui, Olivier Brohier le confie à Bosty qui, en octobre 2015, remporte le GP d’un CSI** au Mans avant de l’amener au CSI*** de Saint-Lô. Ensuite, le cheval manchois enchaîne, dans les épreuves intermédiaires, les concours de Vérone, Genève et Malines. A Bois le Duc,le premier jour Sunshine sort d’abord sans-faute d’une 140 en deux phases avant d’enchaîner quelques heures plus tard sur une vitesse à 155 cm mais là pénalisé de 4 points. Auteur d’un sans-faute dans le Grand prix Rolex à 160, le fils de Kannan sort comme plusieurs autres concurrents avec 1 point de pénalité pour dépassement de temps. Bref ! une grande performance en si peu de temps !

Théodore Manciais – 2007- Hongre par Kasmir van’T Schuttershof et une mère par Power Light et la mythique Frangance de Chalus. Né chez Denis Hubert à Saint-Lô, monté successivement par Rudy Cock, Emmanuel et Pierre Vincent, il est vendu au Suisse Max Hauri à l’automne 2015. Monté par Hans Dieter Dreher, il est lauréat d’une 145 à Manerbio, d’une autre à Offenburg en février 2016 avant de se classer second de l’épreuve joker à 140 qui précédait le GP à Den Bosch. Un bel avenir sans doute.

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Ugano de Coquerie – 2008- étalon par Indoctro et une mère par Papillon Rouge, né chez Raphaël Dulin à Subligny. Monté en cycle classique par le cavalier maison Ferguson, Ugano débute sa carrière internationale en 2015 à Linz avec l’Italien Antonio Alfonso avant de passer début 2016 sous la selle de son compatriote Piergiorgo Bucci. Après ses débuts à Drachten (NED)***, il enchaîne à Opglaabeek avant de terminer 9ème d’une 140 cm à Den Bosch. A 8 ans de beaux débuts.


Cornado Cool and Easy Carambole

On attendait Ahlmann et Deusser. L'un, avec Taloubet Z sort du premier tour avec 5 points ; l'autre, associé à Cornet

d'Amour, rappelons-le vainqueur en 2015 et barragiste, se classe 6ème avec 4 points. Mais ce sont quand même deux cavaliers du pays de Goethe qui prennent les deux premières places. Marcus Ehning et Cornado NRW renouent avec le succès ; Hansi Dreher à l'affût depuis le début du concours conclut en beauté. Le podium est complété par le discret Néerlandais Willem Greve et Carambole.

Le temps ennemi du premier tour Bost, Schröder, Guerdat avec 1 point de temps dépassé, voilà un point que l'histoire retiendra. Elle retiendra aussi qu' Edwina Tops-Alexander, Christian Ahlmann, Maikel vd Vleuten, Rolf-Göran Bengtsson ajouteront aussi la pénalité du temps à leur score sans compter que Beerbaum chronométré à 71.95 passait tout près. Bref ! alors que ce paramètre semblait, depuis quelques temps, et en particulier à Bordeaux, un peu délaissé, voilà qu'il ressort et reproduit les mêmes effets. Au-delà de cela, le premier tour fut - injustement-fatal à Kevin Staut dont le parcours avec For Joy fut remarquable. Douzes barragistes Douze dont deux Français. Pénélope Leprévost et Vagabond de la Pomme dont le barrage à 4 points ne refléta pas la qualité du premier tour. Simon Delestre et Qlassic Bois Margot fautaient sur le même obstacle mais en étant légèrement plus rapide que la Normande terminaient dans le top 5.

Pour la victoire, c'est au Belge Jos Verloy et Sunshine que l'on devait les premières bordures. Le véloce Greve, second à Saint-Lô lançait le sprint avec Carambole avec deux secondes de moins au passage de la cellule. Dans la foulée, Van Asten et Zidane, Deusser et Cornet d'Amour, Bruggink et Vampire, Vrieling et Zirocco Blue, pourtant impérial au premier tour mais à qui la vitesse manque, et Léprévost : tous passèrent à côté du gros chèque. Hansi Dreher, déjà bien classé vendredi et samedi sortait d'une belle seconde place avec Théodore Manciais plus à l'aise sur une hauteur raisonnable. Le vainqueur de Maastricht ne sembla pas, comme à son habitude, enrouler du câble, mais la vitesse de Cool and Easy au sol fit la différence, une différence de 4 centièmes avec Greve. Restait Delestre, on en a parlé, Gundrun Pattett fit de son mieux et Marcus Ehning fit mieux que tout le monde avec un Cornado NRW totalement retrouvé. Brillant dans ses trajectoires, le vainqueur de Bordeaux 2014 prenait le commandement. Un leadership que seul Scott Brash, dernier à partir pouvait contester. Le tout récent ex-numéro 1 mondial ne trouva pas la bonne foulée pour sauter le gros oxer Audi avec Hello Forever et avec 5 points se contenta de la 9ème place. EQUIN NORMAND n°91 MAI - JUIN 2016 27


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SAINT- LO – Endurance

Championnat de la Manche

L

’endurance équestre a connu ses plus beaux moments, inoubliables, à l’occasion de l’épreuve des jeux Equestres mondiaux disputée autour de Sartilly face au Mont–Saint-Michel. Mais l’endurance en Normandie ce n’est pas que cela. C’est une épreuve internationale bien implantée à Argentan avec les installations parfaitement adaptées de l’hippodrome. C’est au total une vingtaine d’épreuves organisées sur tout le territoire de la Normandie. Dans la Manche, outre Kairon plage, c’est à Brécey que se trouve le coeur de l’endurance manchoise. Et pour cause ! C’est à Brécey qu’est né et vit Jean-Pierre Allain, le « Pape » de la discipline. Cheville ouvrière de l’organisation de terrain des Jeux Equestres, il organise à Brécey aussi, les Championnats de Normandie. A Saint-Lô, avec Hervé Lehman, comme lui éleveur passionné de chevaux d’endurance et bien d’autres bénévoles pour assurer la sécurité, des vétos jeunes et moins jeunes, il est venu apporter son expertise au Pôle Hippique qui mettait sur pied sa deuxième organisation après celle, inaugurale de 2015, réussie. D’une quarantaine de participants l’an dernier, on est passé à 90. Outre qu’il s’agissait du Championnat de la Manche, plusieurs centres équestres sont venus en nombre et plus particulièrement celui du Val de Vire Equitation à Condé sur Vire. Tracées, pour partie en ville, les boucles sillonnaient la campagne saint-loise appelée non sans similitude avec la « grande » : la « petite » Suisse. Des petits chemins qui vous plongent en immersion dans une nature qui peut encore être qualifiée de « vierge » ! Il faut en profiter. EQUIN NORMAND n°91 MAI - JUIN 2016 29


Avec des Bretons

Flora André et son compagnon Stéphane Cornu avaient franchi le Coues-

non pour venir depuis Saint-Malo. Voilà 3 ans qu’elle pratique l’endurance, lui depuis 7 ans. Outre la compétition, ils élèvent des chevaux pour la discipline, des pur-sang arabes et des anglo-arabes. Engagés sur la distance de 80 km qu’ils termineront 4ème ex-aequo, Flora montait une jument anglo-arabe de 7 ans issue de leur élevage, Stéphane était associé à un hongre barbe arabe. Pour leur première visite à Saint-Lô, ils ont trouvé le parcours assez difficile, avec beaucoup de dénivelé, davantage qu’en Bretagne, bien pour une vitesse limitée, en revanche un peu trop de routier pour une vitesse libre. C’est promis, ils reviendront !

Jean-Baptiste Helleux, Breton aussi, est venu de Parigné, aux marches de Bre-

tagne entre Fougères et Saint-James. Là, dans cette commune, rendue célèbre, voilà près de 50 ans dans le cercle de l’élevage bovin normand grâce aux familles Jeusselin et Hamard, plus précisément au village de Passillé, Jean-Baptiste Helleux, formé au Lycée agricole de Saint-Hilaire du Harcouët, a créé un élevage de chevaux d’endurance. A Saint-Lô, il présentait Bajik d’Albret, un magnifique étalon arabe de course âgé de 5 ans par Madjani et une mère par Darike. elevage-de-passille@hotmail.com Tel : 06.18.75.34.25

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Manon Brevault La Selle et les Jambes

L

a jeune Avranchinaise était certainement la concurrente la plus atypique de la journée. Equin normand l’a captée en pleine action sur les chemins saint-lois. Championne de la Manche sur 30 km, la sociétaire du Poney Club de Dragey-Ronthon coachée par Claire Fourré a plusieurs cordes à son arc. Née le 3 juillet 1994 à Saint-Jean de la Haize, Manon, après un bac général scientifique, obtient un BTS Acse à Saint-Hilaire du Harcouët. Embauchée pour quelques semaines chez Decathlon, elle y demeure une année. Elle reprend ensuite des études de droit spécialisées dans les entreprises agricoles à Laval. Des études ponctuées par des stages en entreprise comme en ce moment au CER/EQUICER à Avranches.

A cheval

Manon est une cavalière essentiellement formée «maison». Son père, cultive le violon d’Ingres d’éleveur de trotteurs. Voilà pourquoi, outre les concours hippiques locaux et celui d’Avranches en particulier, Manon monte en amateur au trot monté. A ce jour, après 10 courses, dont la première remonte au mois de juin 2015, elle revendique être 7 fois dans l’argent. En endurance elle monte Vallée Bleu, un AQPS pour le compte d’une propriétaire.

A pied

De son mètre 55, Manon libère une énergie redoutable. En même temps que le cheval, Manon Brevault pratique la course à pied, plus précisément le trail (course nature), cela à un niveau supérieur sur des distances de 10 et plus de 20 km. Pour comprendre la facilité avec laquelle, la jeune Manchoise passe des bottes d’équitation aux chaussures de running, il faut jeter un oeil sur son programme des 2 et 3 avril : Samedi 2 avril, 11 km en nocturne à Isigny le Buat Dimanche 3 avril, 22 km de nouveau à Isigny le Buat et la dernière course au monté en amateur à Lisieux avec une 4ème place associée à Tango des Halles. Et après on dira que les jeunes passent leur temps devant la télé à jouer avec leur console !!!

Pauline Compingt (115) et Assad, Yohann Riaux et Sylamiral, sont venus de Loire Atlantique. EQUIN NORMAND n°91 MAI - JUIN 2016 31


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PORTRAIT

MALLET : c’est Armand !

C

’est pas un pauv’gars, il a un papa, une maman et cinq frères et soeurs. Et il n’est pas accablé le moins du monde par les malheurs contés dans la chanson de Pierre Vassiliu. Armand Mallet a construit sa carrière sur un malentendu avec l’école et suscité, on peut le penser, chez ses parents enseignants les angoisses qui dans ces situations aboutissaient à sur cette sempiternelle question : « Mais qu’est-ce qu’on en fera » ? Dès l’âge de 11 ans, Armand avait déjà, entamé son voyage initiatique sur la selle d’un cheval de randonnée au travers des chemins de l’Orne, cela dans une ferme équestre où il avait aussi touché au débourrage. Après avoir pris un chemin de traverse avant le jour des épreuves du bac général, il se dirige vers un bac-pro au Lycée de Sées. Aujourd’hui sans fierté, il confesse « le jour des examens, j’ai rendu des copies blanches » ! Electron libre, autodidacte, le natif de Sées, il y a vu le jour le 6 juin 1983, n’aurait certainement pas manqué d’audace et de panache le même jour 39 ans plus tôt. On l’imagine bien coiffé du béret vert du Commando Kieffer se lançant à l’assaut de la plage de Colleville. Car, si dans sa jeunesse Armand pouvait être qualifié de rebelle, ceux- de « Kieffer » le furent bien davantage. Aujourd’hui, après 15 ans de métier et une expérience reconnue, Armand Mallet est entré dans le cercle du Haras d’Austral à Remilly sur Lozon. Là, dans les pas du régisseur Pierre Couilloud, il participe à une stratégie bien élaborée dont le but est de faire de cette maison une référence. Un défi qui méritait bien un petit retour sur les acquis. EQUIN NORMAND n°91 MAI - JUIN 2016 33


Rykiel de Grandry

L’anecdote des gamins ornais

A la ferme équestre de la Chapelle-près-Sées, Armand Mallet croise Jérémie Rolland, comme lui originaire de l’Orne : « Il était bien en avance sur moi. Il avait déjà un cheval de concours. Un jour on montait chacun un cheval. On sautait des touffes d’orties. Il est tombé avec le premier. On a changé, il est aussi tombé avec l’autre. Pourtant, il avait d’autres capacités que les miennes. A l’époque je montais seulement des chevaux de randonnée ».

On commence chez Christophe Escande

Christophe Escande conduit une entreprise équestre près de Dreux dans l’Eure. C’est lui qui « hérite » de Mallet : « Il m’a donné toutes les bases du travail dans une écurie : une excellente école. Je ne savais rien faire, même pas longer. J’avais envie de travailler. Je me souviens, certains soirs, il me disait d’arrêter pour ne pas être dégoûté » confie Armand. Des propos que nous a confirmé Christophe Escande en précisant « Au début il avait du mal à se lever, le réveil sonnait interminablement » pour ajouter :

« Armand : c’est vraiment un type bien » !

Armand va séjourner trois ans au Mesnil sur L’Estrée. Deux années en alternance et une en tant que salarié.

On poursuit chez François Cottin

C’est à Commeaux, entre Argentan et Falaise. François Cottin élève et prépare des galopeurs. Armand y passe un an : « Je voulais évoluer mais je ne trouvais pas grand-chose. Le matin de 6 à 13heures, je faisais du travail de pré-entrainement. L’après-midi j’allais à droite à gauche monter des chevaux et des poneys de selle : pour prendre de l’expérience ».

Puis chez Jacky Angot

« En réalité je n’avais pas de compétences pour monter les jeunes chevaux. Là, je me suis dit qu’il fallait tout mettre en oeuvre. A la Granderie, j’ai fait une saison comme second de Luca Biasini et une autre avec Julien Balbiano, puis trois années seul ». A ce moment le ton a changé. Manifestement il a eu de l’ordre de mis. Il poursuit : « J’ai débuté Philomène et Soprano de Grandry. J’ai participé à mon premier Fontainebleau ». Une satisfaction qui permet au « cavalier, formateur de jeunes chevaux » de commencer à faire valoir ses compétences.

Trois ans chez Christian Planchon, un chez Bruno Rocuet Si, de cette époque encore récente, Armand se souvient et ne rechigne pas à mentionner quelques noms de chevaux qui ont marqué son passage en Bretagne dont Urbana et Tercera au niveau CSO avec Marie Hécart, T’es OK Minotais avec Bernard- Briand Chevalier, Baraka West championne de France des 3 ans, il précise « Chez Christian, j’ai pu bénéficier et mettre à profit une grande autonomie. Chez Bruno j’ai continué à évoluer et à prendre de l’expérience. J’avais atteint suffisamment de maturité pour m’installer ». Baraka West – Normandie Horse Day 2014


Atypik d’Austral (Esterel des Bois)

Baladine de l’Arz (Nabab de Rêve)

Boycott Nok (Ready Boy des Fôrets)

Au Haras d’Austral Un nouveau défi Le 1er janvier 2008, en confiant la direction du Haras d’Austral à Pierre Couilloud, Heather Killen et Matt Rothman, lui ont fixé des objectifs de développement bien définis. Aujourd’hui, le site de la Granderie, toujours en perpétuel remaniement, immobilier en particulier, dispose d’installations équestres qui permettent de les atteindre. Contigu à la cinquantaine de boxes, le manège de 60x20m vient en complément de deux carrières extérieures l’une de 80x20, l’autre de 100x40m. Armand pouvait-il rêver mieux pour voler de ses propres ailes. Pierre Couilloud s’invite : « Je ne connaissais bien Armand, je savais qu’il avait une très bonne réputation. Alors que nous avions depuis le début de l’activité un cavalier salarié ou en formation, Madame Killen souhaitait collaborer avec un prestataire ». Au Haras d’Austral, Armand Mallet a un statut de travailleur indépendant. « Je suis arrivé en novembre. Ici je ne m’occupe que du travail des chevaux. Dès mon arrivée, j’avais déjà 8 chevaux. J’ai donc pu valider tout de suite mon installation. En régime de croisière, j’envisage avoir entre 15 et 20 chevaux. J’ai principalement de l’expérience pour les jeunes chevaux, mais je ne m’interdis pas les chevaux d’âge. La plupart des chevaux appartient à d’autres propriétaires que le Haras d’Austral ». Pierre Couilloud rappelle, à ce propos, le cadre de l’activité du Haras d’Austral : « Ici, nous nous donnons le maximum de possibilités d’entrée. Notre activité s’étend de la conception à la commercialisation, cela sans intermédiaire. Les cavaliers ne vont pas sans l’élevage. Armand n’est pas un cavalier star qui se borne à son domaine, il a une approche cartésienne et globale de notre activité. Ici, il a l’opportunité de faire du top en laissant aller son enthousiasme. Il doit réussir cette première année avec sérénité, c’est une phase d’observation dont il faudra tirer les enseignements. C’est clair, après 8 années d’existence, le moment est venu de booster notre activité. Armand en est un acteur majeur ». Voilà, c’est dit ! Reconnaissable sur les pistes grâce à ses équipements marron, Armand Mallet est comme un « béret vert Kieffer » investi d’une mission, moins périlleuse certes, mais tout aussi enthousiasmante ! EQUIN NORMAND n°91 MAI - JUIN 2016 35


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PORTRAIT

Jérémie Rolland Son sac est posé à Pirou

T

hierry était journaliste, Pierre est coureur cycliste. Jérémie cavalier professionnel spécialisé dans la formation du jeune cheval. Comme le premier il sait de quoi il parle, comme le second il en connaît un rayon ! Pas encore 30 ans et déjà une belle expérience Il a eu 29 ans le 29 mars. Né à Argentan dans une famille dont le père a exercé pendant 25 ans le métier de technicien-réparateur spécialisé dans la motoculture avant de se diriger vers le cheval : « Après un évènement tragique, mon père est parti travailler chez Jean-Philippe Dubois. Avant d’être employé dans le domaine proprement dit des courses, il a passé deux ans à l’élevage. Je m’en souviens, il a suivi de près le débourrage de Texas Charm » précise Jérémie qui montait en club. Son père lui a acheté un cheval et a entrepris de le former sachant que ses deux frères n’avaient pas d’attirance particulière pour la chose. Patrick Le Rolland pour maître de stage On n’en sort pas de ce patronyme. Ceux qui parlent « cheval » savent qui était Patrick Le Rolland récemment disparu. Ancien écuyer du Cadre Noir, plusieurs fois Champion de France de dressage, il fut entraîneur de l’équipe de France au début des années 80. Dire si, dans ces conditions le jeune Jérémie, qui se dirigeait vers un BEPA au CFA de Sées, a reçu un enseignement de première main pour dresser les chevaux. EQUIN NORMAND n°91 MAI - JUIN 2016 37


Deux ans chez De Coligny Paré de son diplôme et de son bagage technique, Jérémie passe deux ans aux écuries de Coligny : « Mon père voulait que j’aille dans une maison exigeante pour me faire entrer tout de suite dans le dur. J’ai été servi. Je montais les jeunes de 4 à 6 ans. Je m’en souviens, chaque année j’ai quand même enchaîné 300 parcours » souligne-t-il en ajoutant : « A la fin de la deuxième année, sur un parcours j’ai perdu l’équilibre et chuté. Assez vite je me suis rendu compte que j’éprouvais des problèmes neurologiques. Grâce à une amie qui avait des relations à Marseille, j’ai été admis à l’hôpital de la Timone où l’on a diagnostiqué un kyste dans le cou, entre la moelle épinière et la colonne. J’ai été opéré dans la foulée. Franchement j’ai eu beaucoup de chance ». Cette séquence, va nécessiter une année blanche que Jérémie passe aux côtés de Julien Mesnil alors cavalier au Haras des M. Remis, il emboîte une année de formation au Haras du Pin sous la baguette de Francis Mas.

Cinq ans chez Jean-Luc Dufour De nouveau opérationnel, après une victoire dans une 130 à l’occasion du Championnat de Normandie au Haras du Pin où Jean-Luc Dufour avait accompagné son fils, il apprend que le patron du Haras d’Argouges cherche un cavalier. Sitôt l’affaire est conclue :

« Je suis resté 5 ans chez Jean-Luc Dufour. J’ai pu travailler chez lui en confiance totale. Ce n’était pas un patron, plutôt un ami ». Par le biais de Jean-François Noël, pour qui il montait parfois au pied-levé, Jérémie part pour 3 mois qui étaient, en principe, des vacances, en stage chez Thomas Fuchs. « Il a trouvé que je travaillais bien, il m’a proposé de rester mais j’avais promis à Jean-Luc de faire encore un an chez lui. Je suis rentré. Ce passage en Suisse a été très bénéfique » conclut Jérémie. Il ne manque de préciser que dans le même temps il avait rencontré Marion Guerrin alors au service de Jacques Moulin. Cette rencontre fait naturellement naître des projets qui se concrétisent en novembre 2014 après une année de transition à la pépinière du Haras du Pôle Hippique de Saint-Lô.

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Athena de Sey

Les Ecuries de Pirou Les parents de Marion possédaient une résidence secondaire et un peu de terrain dans la petite cité qu’on qualifier de balnéaire. Là, sur ces terres, aujourd’hui 35 hectares dont 20 en propriété, Jérémie et Marion ont fait édifier des installations particulièrement adaptées aux objectifs légitimement ambitieux mais raisonnés qu’ils se sont fixés. Un bâtiment avec 23 boxes, un manège contigu de 42x22 que jouxte une carrière de 70x40. Avec un petit camion deux places et un van, Jérémie vient d’acquérir un camion. Si un tel équipement ne signifie pas grand-chose pour le béotien, on peut mentionner qu’il représente un gros investissement. Afin d’un peu tordre le cou à ceux qui prétendent qu’hors d’un rayon de 30km autour de Deauville point de salut, Jérémie fait remarquer que là à Pirou, il est à 1 kilomètre de la forêt et 5 minutes de la plage dans un environnement comparable à celui de Dragey où s’épanouissent les plus grands chevaux de steeple.


Un poney club bien à propos La proximité de la mer et son attrait touristique naturel tout autant que le développement de la pratique générale de l’équitation pour les enfants ont été des atouts importants dans la définition du modèle économique des écuries de Pirou. Avec Elodie, une apprentie qui prépare son monitorat, Marion anime une structure basée sur les poneys qui compte 80 adhérents.

Marion Guerrin et Banquise de Trigale

Aldorande d’Amigny

L’écurie de jeunes chevaux Une âme d’éleveur A son retour de Suisse, Jérémie poursuit le développement d’un élevage entamé avec l’achat d’un poulain par an. En 2015, 8 poulains ont vu le jour aux écuries de Pirou. Pour le printemps 2016, 7 juments dont 5 porteuses sont pleines. Tess Val de Mai et Nessie Val de Mai, l’une par Quick Star, l’autre par Papillon Rouge, constituent la souche de la maison. L’objectif de Jérémie n’est pas de commercialiser les chevaux jeunes mais de les former jusqu’à l’âge de 6, voire 7 ans, sauf, bien entendu, pour un sujet d’exception devant des offres alléchantes. Jusquelà, il est fier d’avoir vendu, à 7 ans au Fougerais Alain Bourdon, Uhlorain, (Jarnac), le premier poulain qu’il a fait naître.

Avec l’aide de Marion et d’Elodie, Jérémie Rolland assure la formation d’une vingtaine de chevaux de 4 à 7 ans. Quatre sont la propriété de Jérémie et Marion dont Cheilane de Blondel (Nonstop) achetée poulain sur les conseils de Jean-Luc Dufour. Sans porter de jugement hâtif ni établir quelque hiérarchie que ce soit sachant que pour faire mentir rien ne vaut un cheval, fut-il jeune ou expérimenté, Jérémie est confiant sur l’avenir d’Athena de Sey (Lamm de Fetan) fille de l’excellente Olympe de Caverie débutée par Simon Duquesne avant de faire l’essentiel de sa carrière sous la selle de Florian Angot avant de la terminer chez Jean-Luc Dufour. Antilope de Sey la propre soeur d’Athena est davantage à attendre. Best of Duverie, Cazele Duverie, Crinsel Duverie, Buenour, Bobino de la Trigale, Amazonie ou encore Bohême du Marais (Lamm de Fetan) la fille de la performante Perle du Marais constituent le lot à former pour les Ecuries de Pirou en 2016. De son côté, Marion est attachée à la mise en valeur de la jument maison Banquise de Trigale (Panama Tame). Car, outre tout ce travail, le jeune couple doit porter une attention particulière et tout autant affectueuse que formatrice au petit Alexis âgé de 2 ans. Alors, faut-il encore et toujours pratiquer l’autoflagellation à la française pour clamer et gémir que la filière du cheval de sport est dans le marasme et que l’avenir n’est que sombre.

Best of Duverie

Il y a fort à parier que cela, Jérémie et Marion, comme avant eux beaucoup d’autres : travailleurs, compétents, consciencieux, y sont demeurés sourds !.


Du Plat !

à

Vire

William Saraiva chez lui

L

e 2 juin 2011, à Vire, William Saraiva, remportait une course associé à Lisselan Galaxy. Ce fils du célèbre Galileo ouvrait là son palmarès. Une chance dans la mesure où, après s’être renversé dans le camion, il avait failli être déclaré non partant. Son palmarès s’est limité à ce succès. En revanche, William a continué sa carrière avec brio. Bientôt 5 ans plus tard, ce quasi enfant du pays, arrivé en Normandie à l’âge de 6 ans renoue avec la victoire sur l’hippodrome Robert Auvray. Une belle occasion de faire le point sur un garçon qui a choisi la discipline du plat plutôt que celle du trot qui pourtant en règne en maître ici.

William est né le 12 décembre 1987 à Genevilliers. Il avait 6 ans lorsque ses parents désireux de vivre à la campagne acquièrent le café-épicerie de Gathemo dans le département de la Manche près de Sourdeval, aux portes de Vire. Aujourd’hui, ils habitent Villedieu les Poêles : « Je suis allé à l’école à Sourdeval. Je montais à poney chez M. Raymond Lebedel à Saint-Michel de Montjoie. Je jouais au foot, M Lebedel passait au bar. Il m’a proposé de monter ses poneys. Je me souviens de Gary, un poney noir avec qui je gagnais tout, même avec 75 mètres de recul. On courait deux courses par réunion : une de plat, une d’obstacle. Mon oncle et ma tante avaient un cheval de course. Ma mère a vu que ça me plaisait. Elle m’a laissé faire ». Après l’école de Gouvieux et Jean Para pour maître de Stage, William reste deux ans et demi au service de Stéphane Wattel « Il a vraiment lancé ma carrière » ajoute William reconnaissant. En 2009, le jeune « Normand » cède aux propositions alléchantes de Mme Jennifer Bidgood qui gérait le Haras de Bouquetot près de Lisieux pour le compte de l’Américain Blackburn. Période de rêve pour William qui s’épanouit professionnellement avec en particulier un quinté à MaisonsLaffitte en juin 2010 qui précèdent ses victoires de Deauville et Clairefontaine. Un an plus tard, sur l’hippodrome de La Touques, William est « serré » par Christophe Soumillon et chute avec pour conséquences une fracture du nez de l’épaule. A la fin de l’année 2011, le Haras de Bouquetot est vendu. William Saraiva est déjà depuis quelques temps professionnel. Il va chercher un autre employeur. Pendant cette période « freelance », il est victime, lors du travail du matin d’un grave accident. « On m’a relevé avec une double fracture tibia-péroné. Les médecins m’avaient prédit un arrêt d’au moins 6 mois. Trois mois après j’étais à cheval ».

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Depuis 3 ans premier jockey chez Alexandre Fracas.

Dans la première course, William montait King Pit une femelle de 4 ans qui venait de terminer 3ème à Lisieux pour sa première course. La fille de King’s Best appartient et est entraînée par Baudouin James au Haras de Pont d’Ouilly dans le Calvados.

Remis sur pied après cette terrible fracture, William est venu remplacer Karl Martin chez Alexandre Fracas. A Victot–Pontfol, Alexandre Fracas entraîne une petite trentaine de chevaux au sein d’installations qui permettent de tout maîtriser : 45 hectares de terres, deux pistes, deux marcheurs, les véhicules ad-hoc « Nous allons à Deauville pour habituer les jeunes chevaux d’une part au transport et à l’environnement d’un hippodrome », précise le maître des lieux installé depuis 20 ans. Là, William a trouvé une nouvelle stabilité professionnelle : « Je suis premier jockey, salarié pour le travail du matin. Je monte 80% des chevaux de l’écurie, et aussi pour d’autres clients ». A bientôt 29 ans, William compte plus de 160 victoires. Le gamin de la campagne manchoise, n’entre pas dans la statistique des 80% de sa génération titulaire du bac, ce qui ne l’a pas empêché de mener une existence épanouie et passionnée. EQUIN NORMAND n°91 MAI - JUIN 2016 41


et à

La Cravache d’Or …………..

Lisieux

Pierre-Charles Boudot

I

l n’est pas commun de voir lors de réunions de province, la cravache d’or en titre se mêler à ses collègues que la foi habite mais dont le palmarès est, sans leur faire offense, très éloigné du sien. Pierre-Charles Boudot déclaré ex-aequo avec Christophe Soumillon pour la Cravache d’Or en 2015, avec 179 victoires, s’est manifestement fixé comme objectif 2016, de gagner « sa » cravache d’or pour lui tout seul et peut-être même de battre un record. A Lisieux, le crack jockey était engagé dans quatre courses. Il n’en gagne qu’une seule, mais, qui sait, peut être celle qu’il devait gagner pour de nouveau vivre en or. Il montait Sir Allonne, un hongre de 3 ans, pur produit de la maison de Philippe Demercastel.

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………….. le Débutant

Maixent Remy I

P

our son entrée dans le grand bain, Maixent est encadré par Théo Bachelot (toque noire). Dans le prix de Vimoutiers, alors que Théo Bachelot va filer vers une deuxième place en selle sur Eternité et qu’Emmanuel Etienne, l’autre jockey Wattel est là aussi, Maixent (toque rose au milieu) s’applique.

l n’est pas commun de rencontrer un jeune jockey originaire des Ardennes et plus précisément de Sedan, pas davantage qu’un jeune garçon prénommé Maixent. Si, un jour, il décroche la cravache d’or, les journalistes ne manqueront pas de le mentionner, tout autant que la date de sa première course officielle. C’était donc le 17 avril sur l’hippodrome de Lisieux. Pour le compte de Stéphane Wattel qui avait engagé la bagatelle de 11 chevaux dans cette réunion, l’élève de l’école Afasec de Gouvieux, né le 27 février 2000, nous précise avoir choisi ce métier « pour la vitesse et les sensations fortes », montait pour son baptême du feu, l’inédite Amelie Blue. L’entraîneur deauvillais, son maître de stage depuis deux ans, lui avait donné pour consigne de se maintenir aux côtés de Théo Bachelot. Lors de ses trois montes de la journée, Maixent fera de son mieux jusqu’à ce que le jockey leader de l’écurie s’échappe pour « renter dans l’argent ».


L’Ecurie La Vallée Martigny

A

vec une dizaine d’hippodromes, les départements de l’Eure et de la Seine Maritime ne se mesurent pas face à ceux de l’ex Basse Normandie, pas davantage qu’ils ne le font dans les disciplines de sport équestre ni dans le domaine de l’élevage. Cependant, les hippodromes de Mauquenchy et Dieppe en particulier, les concours hippiques internationaux de Canteleu et demain Rouen apportent leur notoriété à cette Normandie élargie. Les écuries de sport et de courses ne sont pas pléthores mais l’une d’elles mérite une attention particulière. Il s’agit en effet de l’écurie La Vallée Martigny, installée à Saint-Sylvestre de Cormeilles dans l’Eure. Elle est dirigée par Hervé Morin. Le Président de la Région Normandie a créé cette écurie tout près de la commune d’Epaignes dont il est maire. Un rêve qu’il caressait depuis qu’il cultivait cette passion, pour le cheval de plat, née avec ce siècle. Tel tout autre passionné, de notoriété ou pas, opulent ou pas, dès qu’il arrive sur un champ de courses pour voir courir l’un de ses chevaux, Hervé Morin vibre, tempête, refait la course, bref, il vit cette passion « normande » par excellence. A Lisieux, il était venu assister à la première course d’Eternité, une femelle irlandaise de 3 ans par Mastercraftsman (2000 Guinées) née chez le Tatar Rashit Shaykhutdinov. Entraînée par Stéphane Wattel, montée avec intelligence par Théo Bachelot, Eternité termine deuxième. Eternité sur les traces de Literato et Salai, on ne peut que le souhaiter à son propriétaire qui, on en est certain, connaît l’importance de la filière équestre en Normandie.

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Marcel de Bruxelles avait ……….la frite avec Jérôme Cabre pour remporter la dernière course devant Guillaume Fourrier et Fille de Promises. Emmanuelle Etienne prend la 3ème place avec Le Sénateur.

Ambiance et ……………..Action !

S

ur son terrain de prédilection, Frantz de Galais s’est imposé facilement associé à la monte de Raphaël Marchelli.

Elles sont tout sourire avant de monter en selle. Laura Grosso va s’imposer avec Belle Dauphine. Pour Pauline Dominois et Amélie Foulon, elle vêtue de la célèbre casaque Godolphin, ce ne sera que partie remise. Emmanuel Etienne tout sourire à Lisieux se souvient de sa toute première victoire ici. EQUIN NORMAND n°91 MAI - JUIN 2016 45


Hippodrome de Graignes

Tout un programme

Mai Samedi 7 - 18 H Premium Vendredi 20 - 18 H Premium Lundi 30 - 16 H

Juin

EDAS 06 28 98 57 96

Vendredi 3 - 18 H Premium Lundi 13 - 16 H Samedi 25 - 19 H

Restaurant Panoramique : 06 88 18 49 94

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Equin mai juin 2016 by JEAN BOUGIE - Issuu