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Pulsations octobre - décembre 2026

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GRÂCE À SES DONATEURS ET DONATRICES, LA FONDATION PRIVÉE DES HUG SOUTIENT DES PROJETS INNOVANTS ET AMBITIEUX AFIN DE FAVORISER :

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© HUG

LE BIEN-ÊTRE DES PATIENTES ET PATIENTS

LA RECHERCHE MÉDICALE

Mieux-vivre

© Valentine Du Bois / ILG-lab

L’EXCELLENCE MÉDICALE POUR VOUS, GRÂCE À VOUS. www.fondationhug.org +41 (0)22 372 56 20 Email : fondation.hug@hug.ch

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© Julien Gregorio

Octobre - Décembre 2026

LA QUALITÉ DES SOINS

POUR FAIRE UN DON Par virement bancaire : Fondation privée des HUG BCGE c/c Entreprises IBAN CH51 0078 8000 0509 7631 6 BIC (Swift) : BCGECHGGXXX N° de clearing : 788

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Reposer son cerveau Témoignage

Le don de rein

DOSSIER

Obstétrique

À chaque femme sa grossesse


Chaque accueil compte, le vôtre peut faire la différence

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Hôpital des Trois-Chêne Chemin du Pont-Bochet 3 1226 Thônex Accueil d’urgence : 022 305 60 60


Pulsations Octobre - Décembre 2026

Sommaire Actualité 04 Consultation dédiée au sommeil des enfants 06 Facteurs de risque et cancer du sein 07 Un toit le temps d’aller mieux 08 Vaccination des seniors

22 L’infographie Les calculs rénaux 24 Témoignage Don de rein entre frères

30 Le portrait

32 Reportage 22-24 de l’avenue de Beau-Séjour

légale va bien au-delà des

36 Psychiatrie Mesures de contrainte

26 L’organe Les ovaires

38 Rencontre au cœur de la transformation numérique 32

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10 Exposition Art & Soin – Sublimations 11 Réinventer les soins palliatifs 12 L’invitée

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28 Humanitaire Soigner le diabète en Guinée-Bissau

DOSSIER OBSTÉTRIQUE

29 Vrai/faux Les antidépresseurs

À chaque femme sa grossesse

directrice de la Fondation Save a Life

40 Junior La honte 42 Mieux-vivre Reposer son cerveau 44 Brèves Agenda 48 Livres & Web Pour en savoir plus

IMPRESSUM Éditeur Robert Mardini, Hôpitaux universitaires de Genève, Rue Gabrielle-Perret-Gentil 4, CH-1211 Genève 14, www.hug.ch Réalisation Bertrand Kiefer, Michael Balavoine, Planète Santé / Médecine et Hygiène, www.planetesante.ch Responsable de publication Frédérique Tissandier Rédactrice en chef Suzy Soumaille Édition Laetitia Grimaldi, Giuseppe Costa Maquette et mise en page Jennifer Freuler, Bogsch & Bacco Publicité Michaela Kirschner, pub@medhyg.ch Abonnements Version électronique : gratuit, www.hug.ch/ pulsations-magazine. Version papier : gratuit, Tél. 022 702 93 11, www.pulsations.swiss Fiche technique Tirage : 37 430 exemplaires, 4 fois par an. Référence 441696, ISSN 2813-5385 — La reproduction totale ou partielle des articles contenus dans Pulsations est autorisée, libre de droits, avec mention obligatoire de la source. Crédits couverture : Adobe Stock, Keystone/Science Photo Library/Susumu Nishinag, Keystone Crédits sommaire : David Wagnières, gettyimages, Fred Merz | Lundi 13, Nicolas Righetti | Lundi 13

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HUG.PLUS/DONDUSANG


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Cancer du sein : l’alcool aussi en cause

Si la cigarette a presque disparu des écrans, le verre de vin joue dorénavant les figurants permanents dans les séries télévisées valorisant les personnages Suzy Soumaille féminins forts : l’air Rédactrice en chef de rien, l’héroïne en boit un à grands traits, souvent seule chez elle, pour décompresser après une dure journée. Si plusieurs facteurs comportemenAssociée à un rituel de récompense taux, et donc évitables, sont impliou de gestion du stress, cette expoqués dans son développement, sition visuelle à répétition banalise l’alcool arrive largement en tête la consommation de boissons avec un risque accru d’environ 35% alcoolisées. Face à une stratégie (lire l’article en page 6). Pourquoi ? de séduction aussi payante, les Il augmente le taux d’œstrogène messages de prévention peinent circulant, une hormone féminine à être audibles. Seule une volonté impliquée dans 70 à 80% des cancers politique, affranchie des intérêts du sein. Il n’existe pas de seuil miniéconomiques, peut faire le poids.  mal sûr. Le risque est proportionnel à

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Octobre - Décembre 2026

Comme un air de déjà-vu. À l’instar des produits du tabac à l’époque, le droit de savoir pour un choix éclairé se heurte à la puissance de l’industrie de l’alcool et à un marketing dans les médias ciblant notamment les femmes.

E d i t o r i a l

À quand un avertissement sanitaire collé sur les bouteilles d’alcool similaire à celui apposé sur les paquets de cigarettes ? Afin de sensibiliser le public, comme le recommande l’Organisation mondiale de la santé, la Corée du Sud, pionnière, a déjà franchi le pas depuis longtemps et l’Irlande s’y prépare. Les États-Unis et le Canada y songent à leur tour. Le lien direct entre la consommation d’alcool et plusieurs cancers est connu depuis la fin des années 1980 et les études réalisées depuis n’ont fait que le confirmer, en particulier pour le cancer du sein.

la quantité consommée. Pourtant, malgré les preuves scientifiques, la majorité des femmes n’ont pas conscience du danger.


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Illustration Bogsch & Bacco Par Nicolas Evrard

Octobre - Décembre 2026

A c t u a l i t é

Mon enfant Difficultés d’endormissement, réveils multiples : de nombreux enfants en bas âge connaissent des nuits compliquées. Une consultation pédiatrique spécialisée accueille depuis quelques mois les familles concernées.

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hez les enfants, les problèmes de sommeil sont fréquents : 25 à 50% d’entre eux y sont confrontés avant l’âge de 5 ans. « Les causes sont très diverses et ont parfois des conséquences majeures sur des familles au bord de l’épuisement. Nous avons créé une consultation spécialisée du sommeil pédiatrique en collaboration avec la Dre Russia Ha-Vin Leuchter, médecin adjointe agrégée, responsable de la Consultation d’évaluation et de suivi des troubles du développement. L’objectif est de poser un diagnostic précis, donner des conseils pratiques et mettre en place des traitements spécifiques », résume la

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Dre Isabelle Ruchonnet-Métrailler, médecin responsable de l’Unité de pneumologie pédiatrique. Ouverte en mars dernier, grâce au soutien de la Fondation privée des HUG, cette nouvelle offre de soins rassemble les compétences de plusieurs spécialistes de l’Hôpital des enfants. Constat rassurant, le plus souvent, les troubles du sommeil de l’enfant sont d’origine comportementale. Ce sont alors certaines habitudes du quotidien qui expliquent les difficultés. Parmi les conseils clés : respecter le rythme et le nombre d’heures de sommeil dont l’enfant a besoin et éviter les écrans le soir avant le coucher pour les plus grands. Toutefois, ces troubles peuvent avoir une raison médicale précise qu’il s’agit d’identifier. D’où l’importance de cette nouvelle consultation. Agenda du sommeil

Comment cela se passe-t-il en pratique ? Adressé par un ou une médecin, l’enfant est reçu en consultation par un binôme médico-soignant. « L’idéal est que les deux parents soient présents. Cela permet de mieux évaluer les troubles évoqués et de


Actualité

dort mal À l’issue de cette première consultation et selon la problématique mise en évidence, un plan d’action est fixé en concertation avec les parents pour avancer vers un meilleur sommeil. Par la suite, d’autres rendez-vous peuvent être proposés à la famille. À la recherche d’une pathologie

Lorsque la prise en charge se révèle plus complexe, la situation est discutée au cours d’une réunion multidisciplinaire regroupant des pédiatres ayant une spécialisation en pneumologie, oto-rhino-laryngologie (ORL), développement, neurologie ou encore psychiatrie. Si besoin, l’enfant et sa famille peuvent alors être dirigés vers un ou une spécialiste de l’Hôpital des enfants pour une consultation et d’éventuels examens complémentaires. Ces derniers sont le plus souvent réalisés à domicile ou sur rendez-vous à l’hôpital. 

Témoignage

« Nous souhaitions avoir l’avis de spécialistes » Fanny, 32 ans, maman d’Ellie « Alors que tout se passait bien depuis sa naissance, à l’âge de 5 mois, notre fille, Ellie, a commencé à avoir des problèmes d’endormissement. Cela arrivait le soir, mais également la nuit lors de ses réveils nocturnes et pour ses siestes dans la journée. Après avoir tenté sans succès quelques méthodes vues sur Internet, nous souhaitions avoir l’avis de spécialistes pour écarter toute cause médicale. Notre pédiatre nous a alors orientés vers la nouvelle consultation des HUG. Lors de ce rendez-vous, qui a duré une heure environ, nous avons été rapidement rassurés et de premiers conseils nous ont été donnés. Par la suite, nous avons eu trois ou quatre consultations par téléphone. Nous avons mis en pratique des recommandations très concrètes pour que notre fille s’endorme de manière autonome. L’idée est par exemple de la tranquilliser en lui expliquant qu’elle va s’endormir seule dans sa chambre, mais que nous ne sommes pas loin, dans la pièce à côté. »

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percevoir la dynamique familiale. Avant de venir, nous demandons aux familles de remplir un agenda du sommeil sur deux semaines, pour bien comprendre le rythme de l’enfant et objectiver le problème », précise l’experte.


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L’exposition à certains toxiques peut favoriser la survenue d’une tumeur mammaire. Mais les effets sont variables et la présence d’autres paramètres, protecteurs ou délétères, doit être prise en compte.

Optimiser prévention et dépistage

Dans une perspective de prévention, il est important de connaître l’ensemble de ces données. Pour l’heure, en Suisse, le dépistage du cancer du sein reste proposé tous les deux ans, pour les femmes gées de ans. noter : si la maladie a touché la mère ou une sœur avant 50 ans, une surveillance plus précoce est préconisée, souvent avec la suggestion de commencer environ dix ans avant l’âge d’apparition de la tumeur chez l'autre femme de la famille. Par ailleurs, cet antécédent peut ustifier une anal se génétique et la mesure du score du risque polygénique P ), afin d évaluer une éventuelle prédisposition à ce cancer.

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lusieurs facteurs de risque impliqués dans le développement du cancer du sein sont aujourd’hui bien connus, à commencer par l’alcool (risque augmenté d’environ 35%), mais également le tabagisme et l’obésité (en particulier après la ménopause). S’y ajoutent la contraception hormonale (augmentation de 10 à 20%) et la substitution hormonale de la ménopause, en sachant qu’à leur arrêt, ce surrisque baisse rapidement. À l’inverse, l’activité p sique a un effet protecteur.

À l’avenir, le dépistage pourrait encore évoluer. « es études sont en cours pour savoir s’il pourrait être personnalisé en fonction de facteurs de risque environnementaux, mais aussi en tenant compte de particularités individuelles (grossesse, allaitement, etc.) et du P », précise la re olfer.

’en est-il des perturbateurs endocriniens, souvent pointés du doigt « Ils auraient une part de responsa ilité dans la survenue du cancer du sein, mais cette pot se repose sur des études épidémiologiques fondées sur des observations, car il n’est pas envisageable d’exposer intentionnellement des femmes ces su stances », indique la Dre Anita Wolfer, responsable du Centre du sein des HUG.

Et l experte de conclure : « is vis de ces diverses in uences, les femmes concernées ne doivent pas culpabiliser. Il faut rappeler que le seul fait d tre de sexe féminin est de loin le principal facteur de risque, puisque 99% de ces cancers du sein surviennent chez les femmes » 

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Crédit : Bogsch & Bacco

Par Nicolas Evrard

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A c t u a l i t é

Cancer du sein sous influence


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Un toit pour aller mieux L’Hospice général et le Service de psychiatrie adulte des HUG collaborent pour offrir des lieux de vie temporaires aux personnes atteintes dans leur santé mentale afin de les aider à réintégrer la société.

31 personnes âgées de 18 à 65 ans ont pu en disposer depuis le lancement du projet en juillet 2024.

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Crédit : Adobe Stock

Octobre - Décembre 2026

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récarité sociale, perte de compétences et de capacités, a sence d emploi : les personnes touchées dans leur santé mentale, et par ailleurs énéficiaires de l Hospice général, cumulent souvent des écueils les empêchant de trouver un logement et de stabiliser leur situation sociale et financi re. « Pour les aider, l Hospice général a mis à disposition 18 places d’hébergement temporaire réparties dans deux grands appartements. Ces derniers se trouvent dans les nouveaux immeubles des Maraîchers, à 100 mètres du Centre ambulatoire de psychiatrie et sychothérapie intégrées C PPI) onction », détaille le Dr Othman Sentissi, responsable de ce centre faisant partie du Service de ps c iatrie adulte. vant d a outer : « L acc s ces é ergements participe au développement de leur autonomie et constitue une étape vers un logement sta le. » u total,

Par Yseult Théraulaz

Pour assurer un suivi psychosocial, une équipe de l’Hospice général se rend sur place quatre jours par semaine pour proposer des ateliers de recherche de logement ainsi qu’un accompagnement personnalisé visant le désendettement. Parall lement, deux infirmi res du C PPI onction passent dans les appartements tous les lundis après-midi pour s’enquérir du bienêtre des locataires. Un bilan individuel est réalisé chaque trimestre par l’équipe responsable du projet. « Les patients et patientes é ergées continuent leur suivi au Service de psychiatrie adulte. Pour accéder à l’un de ces logements, leur pathologie doit tre sta ilisée. Les personnes doivent aussi être autonomes au quotidien. Ce sont elles qui s’occupent des tâches ménag res, par exemple », explique la Dre Giulia Meroni, médecin adjointe au Service de psychiatrie adulte. Et de conclure : « L environnement dans lequel elles évoluaient était souvent délétère pour leur santé mentale. À l’inverse, un logement adapté est énéfique pour le réta lissement. » 

A c t u a l i t é

Suivi personnalisé


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Par Stéphany Gardier P oto David Wagnières

Octobre - Décembre 2026

A c t u a l i t é

La vaccination ne s’arrête pas à 65 ans ! En Suisse, la couverture vaccinale des seniors n’est pas optimale. Fort de ce constat, les HUG sensibilisent les équipes soignantes et les patients et patientes concernées en proposant des piqûres de rappel pendant leur hospitalisation.

C’

est un projet né d’une o servation de terrain : le carnet de vaccination de nombreuses personnes hospitalisées en gériatrie n’est pas à jour. Celles-ci sont, du reste, peu ou mal informées sur les vaccins recommandés pour leur tranche d’âge. Or les plus de 65 ans constituent une population particulièrement vulnérable aux infections, avec des conséquences qui peuvent être graves (lire ci contre). « epuis plus d un an, nous travaillons en équipe interprofessionnelle pour promouvoir les recommandations vaccinales, non seulement pour les seniors durant leur hospitalisation, mais aussi pour leurs proc es et les équipes soignantes », explique la re strid alé ieux Picard, c effe de clinique au épartement de réadaptation et gériatrie. vant toute c ose, il a fallu identifier les freins la vaccination. « lle peut susciter des ésitations tout ge. C e les personnes âgées s’ajoute souvent le sentiment que la vaccination ne les concerne plus. Beaucoup d’entre elles présentent par ailleurs des maladies chroniques et elles

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n’ont pas toujours la motivation de rajouter à leur liste de consultations une démarche médicale pour un acte préventif dont elles ne voient pas forcément les énéfices », décrit le r lessandro iana, médecin consultant du Centre de vaccinologie. Aussi pour les équipes soignantes

es a priori se retrouvent aussi c e une part non négligeable des équipes soignantes. « lles ne connaissent pas tou ours bien les sources d’information et manquent parfois de temps pour se tenir à jour des recommandations ou des publications scientifiques sur les derniers vaccins. ous avons donc mis en place des journées de formation interprofessionnelles sur le sujet et elles rencontrent un eau succ s », se ré ouit le r iana. es cartes de poc e résumant les vaccins disponibles pour six maladies à prévention vaccinale ont également été mises à leur disposition, tout comme un groupe intranet dédié. L’objectif n’est pas de convaincre, mais de transmettre des informations et de répondre aux questions des personnes concernées et de leurs proc es. « Il ne faut surtout pas


Actualité

Éviter des conséquences conséquences parfois graves parfoi

mettre une pression vaccinale. ous apportons des conseils personnalisés qui prennent en compte la réalité et les perceptions de c aque individu », souligne Laurie Gue e , p armacienne clinicienne la P armacie des HUG, qui rappelle que les p armacies de ville jouent aussi un rôle central dans la promotion des recommandations vaccinales auprès des plus de 65 ans. es roc ures et des a c es destinées au grand public ont été réalisées avec des patients et patientes partenaires, dont Pierre utter, ans. « ous avons proposé que les messages sur ces a c es soient positifs, qu ils mettent en avant les énéfices appor tés par la vaccination, comme maintenir leur autonomie par exemple », explique t il.

C’est en participant à ce projet qu’il a lui-même découvert le vaccin contre le ona. epuis, il en parle son entourage. « e suis moi aussi un patient, les personnes me parlent peut-être plus facilement de leurs inquiétudes que si j’appartenais au monde médical », souligne Pierre utter, heureux de pouvoir ainsi s’investir en faveur de la santé des seniors. 

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Octobre uillet - -Septembre Décembre 2023 2026

Avec Avec l’âge, l’âge, l’efficacité l’efficacité du du système système immuniimmunitaire taire diminue diminue alors alors que que l’inflammation l’inflammation chronique, chronique, elle, elle, augmente, augmente, rendant rendant plus plus vulnérable vulnérable aux aux infections. infections. Mais Mais passé passé 65 65 ans, ans, et et encore encore plus plus après après 75 75 ans, ans, une une maladie maladie infectieuse infectieuse aa des des conséquences conséquences bien bien plus plus importantes importantes que que chez chez des des perpersonnes sonnes plus plus jeunes. jeunes. Elle Elle peut peut notamment notamment déséquilibrer déséquilibrer une une maladie maladie chronique chronique (asthme, (asthme, diabète, diabète, etc.), etc.), engendrer engendrer des des complications complications cardiovasculaires, cardiovasculaires, réactiver réactiver un un virus virus latent latent –– comme comme celui celui du du zona zona –– ou ou encore encore exposer exposer àà des des chutes. chutes. Autant Autant d’événements d’événements qui qui augmentent augmentent le le risque risque d’hospitalisation d’hospitalisation et et d’une d’une perte perte d’autonod’autonomie. mie. Pour Pour rappel, rappel, chaque chaque année, année, en en Suisse, Suisse, des des infections infections àà prévention prévention vaccinale vaccinale sont sont responsables responsables de de centaines centaines de de décès décès chez chez les les personnes personnes âgées, âgées, àà commencer commencer par par la la grippe grippe saisonnière. saisonnière.


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rtHUG. vant d expliciter le nom donné l exposition : « Art Soin Sublimations évoque la transformation du corps et de la maladie d'un point de vue artistique. »

La maladie, la douleur ou les modifications corporelles peuvent donner naissance à des œuvres créatives et participer au processus de guérison : démonstration avec Art & Soin – Sublimations, une exposition à voir jusqu’à la fin de l’année à l’hôpital.

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e tout temps, les souffrances physiques et psychiques ont inspiré les artistes. « Un exemple tr s connu est celui de Frida Kahlo, qui a peint sa douleur (elle était a einte de poliomyélite et sou rait des séquelles d un grave accident de bus, ndlr). L’historienne de l’art et commissaire de l exposition Art Soin Sublimations*, ara Petrucci, a voulu mettre en avant ce que l’art et le soin partagent. Elle a procédé à une sélection au sein des collections des HUG qu elle a associée des uvres contemporaines ta leaux et photographies). Plusieurs sections illustrent ainsi la mani re dont le corps peut être perçu pendant une maladie ou apr s une opération. lle montre également comment la vulnérabilité et le soin sont des espaces de transformation et d umanité », explique ic le Lechevalier, responsable culturelle

Toucher le plus grand nombre Parmi les uvres exposées figurent celles de Sabrina Röthlisberger Belkacem. Diplômée de la Haute école d art et de design H ) de Gen ve, la jeune femme a un long parcours de soins et son travail artistique rete son c emin vers la guérison via notamment des po mes et un collage. « lle admet avec umour que sa résidence artistique est l pital », glisse ic le Lec evalier. utre exemple : une série de photographies suit un homme sur la voie de la résilience pendant sa longue convalescence apr s une opération réalisée en urgence. Il dévoile son corps blessé. Les pi ces composant rt Soin Sublimations se trouvent à l’accueil de l’hôpital, ainsi que devant l’auditoire arcel enn . es visites commentées sont également organisées (lire en page 47).  * À voir jusqu’au 31 décembre 2026 ; plus d'infos : www.arthug.ch Crédit: Julien Gregorio

Par Yseult Théraulaz

Octobre - Décembre 2026

A c t u a l i t é

L’art transcende la souffrance

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Pulsations

Des soins palliatifs autrement

Un accompagnement précieux

utre proposition faite aux patientes et patients ospitalisés : éc anger avec une iograp e. Présente deux ours par semaine dans le service, elle recueille la parole de celles et ceux qui le sou aitent. Ces récits seront ensuite retranscrits dans un ouvrage individuel, éventuellement accompagné de photos, pour la personne elle-même ou pour ses proches.

Crédit : gettyimages

Ces soins complémentaires ont pu être mis en œuvre grâce notamment au soutien de la Fondation privée des HUG. « autres fonds sont les bienvenus pour continuer à proposer cet accompagnement si précieux », souligne la Pre Pautex. 

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Octobre - Décembre 2026

ergothérapeute et une aide-soignante) du Service de médecine palliative consacrent une partie de leur temps à ces pratiques. La durée passée avec les malades varie au cas par cas selon les besoins et les demandes.

Par Nicolas Evrard

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ace à une maladie grave, voire incurable, les soins palliatifs visent à soulager les symptômes en préservant la meilleure qualité de vie possi le. « ans notre pratique, la prise en charge médicale est bien sûr primordiale, mais en tant que soignants et soignantes, nous devons aller au-delà. Notre objectif est ainsi d’accompagner chaque patient et patiente en tenant compte des aspects psychologiques, socioculturels ou encore spirituels qui sont les siens », souligne la Pre op ie Pautex, médecin c effe du ervice de médecine palliative. Alors, pour apporter plus de soutien et libérer la parole parfois entravée par la maladie, une approche dite intégrative a été mise en place. C’est ainsi que sont proposées gratuitement aux personnes os pitalisées et à leurs proches des séances de massage, de ré exologie, de méditation, de relaxation ou encore de rei i. u total, quatre t érapeutes deux infirmi res, une

A c t u a l i t é

En plus des traitements médicaux prodigués aux personnes hospitalisées dans le Service de médecine palliative, des soins et des approches complémentaires sont proposés. Y figurent notamment la réflexologie, la méditation et même l’intervention d’une biographe.


i | u e e Photo Par Clémentine Fitaire

Octobre - Décembre 2026

L ’ i n v i t é e

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« Chaque personne peut agir pour les autres » Après s’être investie pendant des années dans l’action sociale, Anne-Lise Thomas dirige aujourd’hui la fondation Save a Life*, réseau genevois de bénévoles intervenant en cas d’arrêt cardiaque. Une même conviction guide son parcours : celle qu’il est possible de donner à toutes et tous les moyens d’être utiles, y compris dans les situations d’urgence absolue.

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L’invitée Pulsations Votre engagement dans le domaine so ia a i ou ou s o e o eu Anne-Lise Thomas Absolument. Durant mon parcours, j’ai accompagné des personnes en situation de précarité, en travaillant dans l’aide alimentaire, la recherche d’hébergements d’urgence ou encore l’insertion. Ce qui m anime n a amais c angé : chaque personne peut agir pour les autres si elle en a les mo ens. and l occasion s’est présentée, rejoindre la fondation Save a Life s’est donc imposé comme une évidence. Ici aussi, il est question de solidarité, de proximité et d’entraide.

es eu es s e a e aussi Oui, et c’est très encourageant. L’âge moyen des First Responders est de 34 ans.

ou uoi es p e i es i u es sui a u a a ia ue so e es si e i a es Dès qu’il se manifeste, le compte à rebours est lancé. Chaque minute sans massage réduit les chances de survie. Tous les ans, près de 400 arrêts cardiaques extrahospitaliers sont dénombrés à Genève, dont environ 65% se produisent à domicile. La première personne à intervenir est donc souvent quelqu’un de l’entourage. Comme le rappelle le Dr Robert Larribau, responsable médical des urgences santé 144 des HUG : depuis la mise en place du réseau Save a Life, la survie en bon état neurologique a progressé de plus de 34% à Genève. ous es ous e First Responder. Certaines i e e io s ous o e es pa i u i ee a u e Oui, profondément. Je pense souvent à Gianmaria, un jeune de 17 ans qui s’est effondré sur un terrain de football. Son frère a commencé les premiers gestes avant que plusieurs First Responders n’arrivent avec un défi rillateur. Aujourd’hui, il va bien. Mais toutes les interventions ne se terminent pas aussi bien… L’une d’elles 13

m’a particulièrement bouleversée, elle concernait l’un de mes voisins. Malgré tous nos efforts, il n a pas survécu. Mais ce n’est pas tout : intervenir c e une personne, c’est entrer soudain dans son intimité… Nous rencontrons une famille, des proches, une histoire. Et cela crée des liens qui restent, quelle que soit l’issue. ous e e ae e u a s p us ui a e au o a io s ou uoi Parce que ma triser les gestes qui sauvent ne devrait pas être un privilège. J’ai toujours voulu lever les barrières qui empêchent certaines personnes d’agir. Nous développons donc des formations adaptées aux personnes migrantes, à celles qui sont en situation de précarité, en fauteuil roulant, sourdes ou malentendantes, ou encore qui présentent une déficience intellectuelle. L’inclusion, ce n’est pas seulement donner l’occasion de participer, c’est aussi fournir à chacun et chacune les moyens de contribuer à aider les autres. Au-delà de l’apprentissage technique, ces formations renforcent la confiance en soi, créent du lien et montrent que nous pouvons faire la différence. C est cette vision de la cito enneté qui me porte depuis toujours.  * Plus d’infos : www.save-a-life.ch

Octobre - Décembre 2026

e es so ses issio s lles tiennent en trois mots : agir, former et prévenir. Notre mission phare est le réseau des First Responders (ou premiers répondants et répondantes , ndlr), des personnes bénévoles formées aux gestes qui sauvent. Lorsqu’un arrêt cardiaque est identifié par la centrale 144, une alerte est envoyée via l’application Save a Life. Celles et ceux qui sont les plus proches interviennent avant l’arrivée des secours. Ce qui est extraordinaire, c’est qu’un simple citoyen ou citoyenne peut devenir le premier maillon de cette c a ne de secours. Le réseau compte aujourd’hui près de 3000 bénévoles à Genève.

Beaucoup de jeunes trouvent dans ce réseau une manière concrète de s’investir pour les autres. Savoir qu’ils et elles peuvent porter secours à une personne de leur quartier donne beaucoup de sens à leur engagement. Je trouve cela formidable.


Par Laetitia Grimaldi Illu ration Bogsch & Bacco avec l’aide d’une IA

Octobre - Décembre 2026

D o s s i e r

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Dans le tourbillon de la grossesse Le test est positif et les premières nausées se font peut-être ressentir : l’aventure peut commencer. Place à des mois hors du commun, jalonnés d’instants inédits, d’émotions, mais aussi d’incontournables rendez-vous médicaux. Si les HUG prennent souvent en charge les femmes dès la 36e semaine de grossesse, l’accueil peut commencer bien plus tôt, notamment si la santé de la mère ou du fœtus l’impose. Quelle que soit la situation, un mot d’ordre pour la plus grande maternité de Suisse : disposer de compétences techniques d’exception pour gérer les situations les plus délicates, tout en optant pour une approche centrée sur les femmes et sur des soins toujours plus respectueux autour de la naissance.

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L

es c iffres parlent d eux m mes ou presque : avec plus de naissances par an , les HUG constituent la plus grande maternité de uisse. ais ce n est pas tout. n a c ant , de césariennes et , d épisiotomies en , des taux parmi les plus fai les du pa s, ils s inscrivent aussi dans un tournant ma eur de l o stétrique motivé par un c angement sociétal. « L un des plus grands en eux actuels vise s extraire d une tendance la surmédicalisation de ces derni res décennies pour tre davantage l écoute de la p siologie des femmes, ainsi que des sou aits exprimés par les couples. Le défi est parfois de taille puisque ces derniers peuvent eux m mes tre en proie aux doutes et des aspirations paradoxales, entre évocations du tout naturel et visions idéalisées de la grossesse et de l accouc ement. otre mission est donc de trouver le uste équili re entre le fait de fournir une prise en c arge médicale garante d une sécurité clé qui a contri ué faire c uter les taux de mortalité maternelle et infantile , d assurer un suivi o stétrical l écoute de c aque situation et de garantir une information pertinente et fia le », résume la Pre anuella pine , médecin c effe du ervice d o stétrique.

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Dossier

Octobre - Décembre 2026

« L’un des plus grands enjeux actuels vise à s’extraire d’une tendance à la surmédicalisation de ces dernières décennies»

Jonathan Imhof

Pre Manuella EPINEY, médecin-cheffe du Service d’obstétrique

Pre Manuella EPINEY, EPINEY médecin-cheffe du Service d’obstétrique

out commence généralement lors de la premi re consultation prénatale. elle ait lieu aux alentours de la e semaine de grossesse, apr s un premier suivi effectué par une ou un g nécologue ou sage femme de ville, ou ien plus t t pour des raisons médicales in érentes la santé de la m re ou du f tus, la prise en c arge se veut autement personnalisée, limitée aux esoins et a usta le tout moment. « and tout va ien et en l a sence de facteurs de risque, les sages femmes assurent le suivi prénatal, l accouc ement ainsi que le post partum. ans le cadre de l accompagnement glo al par exemple, une sage femme de référence est m me attri uée pour l ensem le de la prise en c arge. ais toute grossesse comporte une part d imprévu. La démarc e allie alors le dépistage et la mise en place des actions nécessaires », poursuit l experte. ntrent alors en eu les spécialistes qui s imposent g nécologues, spécialistes de la médecine f tale et de l éc ograp ie lire * 4 294 en 2025. ** www.hug.ch/obstetrique/suivi-votre-grossesse

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Pulsations

LINDA, 46 ans

Octobre - Décembre 2026

« Affronter le tabou du deuil périnatal » « J’avais 39 ans quand j’ai appris que j’étais enceinte… de quatre mois déjà. Ayant une contraception et des menstruations normales, je ne m’étais doutée de rien et le choc a été total. J’ai rapidement effectué les premiers examens, et tout allait bien. Mais trois semaines plus tard, le gynécologue m’a appelée : mon dernier bilan sanguin laissait présager une anomalie génétique. Une amniocentèse et une échographie ont confirmé les doutes : le fœtus était porteur d’une trisomie 21 associée à de graves anomalies. J’ai alors été prise en charge aux HUG où mon conjoint et moi avons rencontré un médecin exceptionnel qui nous a tout expliqué en détail : les résultats, les évolutions possibles, les options qui s’offraient à nous. Il a été très doux et nous a incités à prendre quelques jours de réflexion. Au vu des graves malformations du bébé et des risques, également pour moi, liés à la poursuite de la grossesse, nous avons finalement décidé d’y mettre un terme. Dans notre malheur, nous avons eu la chance d’être ensuite accompagnés, à chaque étape, par une sage-femme spécialisée qui a fait preuve d’une délicatesse et d’une humanité hors du commun. Accoucher dans ces conditions est une épreuve terrible, mais la suite l’est tout autant. Rentrer chez soi sans bébé, éprouver les sensations d’un corps qui s’était préparé à son arrivée et affronter le tabou que représente toujours le deuil périnatal a été très difficile. Dans mon environnement personnel comme professionnel, j’ai été stupéfaite par les réactions de gêne, les maladresses, l’indifférence. Assez vite, j’ai eu envie d’agir pour contrer ce tabou*, notamment en écrivant un livre avec mon conjoint et en m’investissant autour de la Journée mondiale de sensibilisation au deuil périnatal. Aujourd’hui, toujours accompagnée par les HUG, je poursuis mon deuil tout en essayant d’être utile aux couples concernés : les femmes, bien sûr, mais aussi l’autre parent, trop souvent oublié alors qu’il traverse lui aussi cette épreuve. » *

Plus d’informations : www.pardonnemoiella.com

en page ), anest ésistes, pédiatres ou encore équipes médico soignantes spécialisées dans le deuil périnatal lire témoignage ci contre) , ainsi que les structures spécifiques mises en place aux HUG. Parmi elles : la consultation de périnatalité destinée aux femmes en situation de vulnéra ilité ps c osociale lire en page ). Accompagnement personnalisé

i les innovations se multiplient l pital pour prendre en c arge les situations les plus complexes, comme les accouc ements par le si ge lire en page ) ou le suivi de femmes souffrant de pat ologies spécifiques lire en page ), les progr s sont visi les également dans l accompagnement qui place les couples au c ur des actes médicaux, parfois usqu au loc opératoire. « L un des plus eaux exemples est la césarienne participative qui propose au ourd ui de s approc er de l atmosp re d un accouc ement par voie asse lorsque les circonstances le permettent. Cela se fait via de la musique, une lumi re plus douce, la présence en continu de l autre parent ou encore le peau peau immédiat avec le é é en salle d opération. Une premi re mise au sein est aussi possi le », illustre la Pre Caroline aelemans, médecin ad ointe agrégée responsa le de l Unité des salles d accouc ement.

« Quand tout va bien et en l’absence de facteurs de risque, le suivi prénatal, l’accouchement ainsi que le post-partum sont assurés par les sages-femmes » Pre Manuella EPINEY, médecin-cheffe du Service d’obstétrique

i c aque istoire est unique, une dimension reste centrale : « La grossesse est sem la le un marat on auquel il faut se préparer mentalement, émotionnellement et p siquement. Les cours de préparation l accouc ement et le plan de naissance o sont rédigés puis discutés les sou aits des couples pour le our sont essentiels pour cela. otre r le est d accompagner c aque situation pour favoriser la sérénité et le ien tre tout au long de la prise en c arge. La présence croissante de la médecine intégrative par exemple, qui invite glisser aromat érapie, massage ou encore pnose usqu en salle d accouc ement, aide considéra lement. ais l en eu est aussi d ouvrir un dialogue pour éviter un écueil fréquent : un décalage parfois immense entre les attentes et la réalité de ce que sont la grossesse et 16


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l accouc ement. me si une grossesse est p siologique c est dire sans risque particulier) et le suivi optimal, des imprévus peuvent surgir n importe quel moment. n tant qu pital universitaire disposant de toutes les expertises requises, les équipes médico soignantes sont préparées, mais il est essentiel que les femmes et les couples soient conscients de cette part d imprévisi le propre au vivant », souligne érang re Pierret, sage femme et ad ointe de la responsa le des soins au ervice d o stétrique. Se projeter, sans trop idéaliser

t ntonina C ilin, sage femme la aternité et l origine de la consultation « écu de l accouc ement » lire en page ), de préciser : « e nom reuses dépressions du post partum, voire de s ndromes de stress post traumatique consécutif un accouc ement, découlent de ce décalage et de l impression d une perte de contr le de la situation. t les p res sont aussi concernés. Il n en reste pas moins essentiel de se pro eter, mais sans trop idéaliser et en faisant des sages femmes et des médecins des alliés pour éc anger sur ce qui compte pour soi. pr s l accouc ement, si des idées noires, des cauc emars, des pleurs inexpliqués surgissent, il est important d en parler. »

Jonathan Imhof, Delphine Schacher

« Il existe un décalage parfois immense entre les attentes et la réalité de ce que sont la grossesse et l’accouchement » Berangère PIERRET, sage-femme et adjointe de la responsable des soins au Service d’obstétrique

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Bérangère PIERRET, sagefemme et adjointe de la responsable des soins au Service d’obstétrique

À noter La Fondation privée des HUG a contribué à soutenir les équipes de soins dans l’amélioration de la prise en charge via de nombreux projets (documentation, vidéos, formation, etc.).

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La clé serait elle donc de parvenir l apparent paradoxe de « se préparer l imprévu » « C est tout fait cela. ien s r, le défi est de taille. Les femmes ressentent une sorte d in onction d s le dé ut de la grossesse d tre pleinement eureuses et sereines alors qu elles doivent composer avec un tour illon ormonal sans précédent, l attente répétée de résultats d examens, sans compter le ot d informations re ues et d istoires d accouc ements elles ou tragiques racontées par leur entourage. lors oui, l imprévu et l anxiété peuvent s inviter dans la grossesse et l accouc ement, mais ce n est qu un dé ut Car une c ose est s re : partir de l , avec cet enfant comme pour tout le reste de la vie, rien ou presque ne se passera finalement comme prévu », sourit éatrice an der c ueren, sage femme la aternité. 

Pre Caroline DAELEMANS, médecin adjointe agrégée responsable de l’Unité des salles d’accouchement


Pulsations

Santé maternelle sous surveillance

Dre Bénédicte LE TINIER, médecin adjointe responsable de l’Unité de consultation prénatale

Hypertension artérielle gestationnelle Pour apporter les nutriments nécessaires au fœtus et au placenta, le cœur de la mère accentue son activité durant la grossesse, augmentant notamment le débit et la fréquence cardiaques. Cette adaptation physiologique est supportée par la majorité des femmes, surtout si une activité physique régulière était pratiquée avant la grossesse. Mais parfois, notamment en cas de sédentarité ou d’obésité, elle peut entraîner une hypertension artérielle gestationnelle, avec le risque de provoquer un retard de croissance fœtal ou d’évoluer vers une prééclampsie. Prééclampsie Complication sévère de la grossesse, la prééclampsie peut avoir deux causes, parfois liées. La première est associée à un dysfonctionnement du placenta dès son implantation. Un dépistage personnalisé précoce, fondé sur les antécédents médicaux et des mesures échographiques, existe. Si le risque est confirmé, un traitement préventif reposant sur de faibles doses d’aspirine, est recommandé au plus tôt. Le second cas de figure survient en fin de grossesse, le plus souvent en présence de facteurs de risque (hypertension

artérielle, obésité, diabète, etc.). Selon le moment auquel elle survient, la prééclampsie impose soit une hospitalisation pour une surveillance maternelle et fœtale rapprochée, soit le déclenchement de l’accouchement si la grossesse est à terme (soit 37 semaines d’aménorrhée) en raison d’un risque de complications pour le fœtus et pour la mère. Diabète gestationnel Sous l’influence d’hormones sécrétées par le placenta, une résistance à l’insuline survient à partir du deuxième trimestre de grossesse. Conséquence : un risque d’excès de sucre dans le sang. Quand l’organisme maternel compense ce phénomène, les taux de glycémie restent normaux. Mais en cas de prédispositions au diabète, d’obésité ou encore d’alimentation déséquilibrée, un diabète gestationnel peut apparaître. Une prise en charge adaptée associant diététique, activité physique et parfois injections d’insuline est alors mise en place pour éviter les complications pour la mère (lors de l’accouchement notamment) et pour le bébé (risque d’hypoglycémie à la naissance, prédisposition à l’obésité infantile). HUG

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Assimilable à un test d’effort sur neuf mois, la grossesse sollicite fortement l’organisme des femmes. Susceptible d’aggraver une maladie déjà existante, impliquant parfois le changement des traitements habituels, elle expose aussi à la survenue de pathologies spécifiques. Zoom sur trois d’entre elles avec la Dre Bénédicte Le Tinier, médecin adjointe responsable de l’Unité de consultation prénatale.

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Préparer l’arrivée du bébé en toutes circonstances « Accoucher dans l’eau NAOMI, 34 ans

a été magique »

« Étant moi-même sage-femme aux HUG, j’ai récemment vu arriver à la Maternité ces trois formidables baignoires destinées à l’accouchement. Ne présentant aucune contre-indication (problèmes de santé de la femme ou du fœtus, poids fœtal trop élevé, prématurité, demande d’une péridurale, ndlr), j’ai eu la chance d’en bénéficier pour la naissance de mon deuxième enfant, qui a aujourd’hui 4 mois. Et cela a été au-delà de mes espérances : accoucher dans l’eau a été magique. Il y a eu la chaleur apaisante de l’eau, la possibilité de bouger librement pour atténuer les douleurs des contractions, l’absence de frottements avec le moindre tissu. Lorsque mon fils est né, cela a été un enchantement absolu. Mon conjoint garde le souvenir presque irréel de le voir évoluer paisiblement dans l’eau comme un petit poisson. Cela a duré une poignée de secondes, ce qui est possible (jusqu’à une minute), car le bébé n’a pas encore respiré d’air. Puis nous sommes sortis de l’eau pour la suite des soins et la coupe du cordon. Tout s’est fait dans un climat de sécurité et de douceur absolues. »

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Assurée par deux médecins et deux sagesfemmes, la consultation de périnatalité propose un suivi de grossesse spécialisé pour les femmes enceintes en situation de vulnérabilité. « Qu’il s’agisse de souffrance psychique, d’addictions, de contexte de violence conjugale ou encore de situation de migration, l’objectif est d’adapter la prise en charge aux besoins des femmes concernées et de leurs enfants à naître. Celle-ci repose sur la mise en place d’un réseau adapté impliquant les services médicaux et sociaux de l’hôpital, ainsi que les structures extérieures requises », résume la Pre Manuella Epiney, médecin-cheffe du Service d’obstétrique et à l’initiative du projet. La consultation reçoit les femmes dès la 32e semaine de grossesse, voire plus tôt si besoin, et se mobilise tant pour le suivi de la grossesse et l’accouchement que pour le post-partum. « Au cours des entretiens, nous sommes témoins d’un climat social de plus en plus marqué par la souffrance psychique et la précarité. Et nous savons aussi que la dépression du post-partum touche 15 à 20% des femmes en Suisse et que le suicide est la première cause de décès maternel dans l’année suivant un accouchement. Il est donc essentiel de repérer les situations à risque et d’agir pour accompagner au mieux les femmes et les familles concernées. », ajoute-t-elle.


Pulsations

Les missions de la médecine fœtale deux en eux opposés : d un c té, l impossi ilité de garantir l a sence de trou le notre mission étant de repérer les plus sév res et, de l autre, le risque de générer de l anxiété et de faire plus de mal que de ien en repérant des anomalies s avérant au fil du temps sans conséquence.

L intelligence artificielle ouvre un c amp nouveau dans le diagnostic o stétrical, mais, l instar de la médecine génétique, le savoir qui en découle n est qu une étape. Celle ci doit ensuite a outir un travail impliquant des connaissances plus glo ales et m me de la sagesse. elon moi, l en eu actuel de la médecine f tale repose moins sur l innovation tec nique que sur une souplesse intellectuelle pour adapter la prise en c arge de fa on tou ours plus personnalisée, en soignant la communication d informations parfois complexes ou anxiog nes. C est d ailleurs dans cette optique que nous avons par exemple mis en place un pro et tr s concret : expliquer le dépistage prénatal non invasif sous forme de capsules vidéo disponi les en plusieurs langues.

Trois questions au Dr Gianmaria Pellegrinelli, médecin adjoint responsable de l’Unité de médecine fœtale et d’échographie. Dans quels cas la médecine fœtale entre-t-elle en jeu ?

Pulsations

lle intervient si une anomalie est repérée c e le f tus lors d une éc ograp ie de contr le, si la grossesse comporte des risques en cas de gémellité notamment) ou si la santé de la femme enceinte le ustifie. es missions s étendent de la rec erc e de diagnostic aux recommandations personnalisées du suivi o stétrical, en passant par un travail multidisciplinaire pour anticiper la prise en c arge d enfants naissant avec une maladie ou une malformation détectées durant la grossesse.

Dr Gianmaria PELLEGRINELLI

« Chaque étape est discutée avec la femme ou le couple»

Quels examens pratique-t-elle ?

out commence par l entretien avec la patiente pour identifier ses antécédents médicaux et personnels, son état de santé et l anal se de son dossier médical. iennent ensuite l éc ograp ie et, selon le esoin, des examens comme l amniocent se ou un ilan génétique. C aque étape est discutée avec la femme ou le couple. ussi performants soient ils, les outils diagnos tiques invitent la prudence en raison de

Delphine Schacher

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Quelles évolutions sont à l’œuvre aujourd’hui ?

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Le jour J

Revenir sur l’épreuve

Issu d’une attente mêlant souvent autant d’appréhension que d’impatience, l’accouchement est associé à de nombreuses idées reçues. Le point sur certaines d’entre elles avec la Pre Caroline Daelemans, médecin adjointe agrégée responsable de l’Unité des salles d’accouchement. Bien maîtrisée, une césarienne est sans conséquence. FAUX. Indispensable dans certaines circonstances

– prévues ou relevant d’une urgence médicale –, aucune césarienne n’est anodine. Comme toute intervention chirurgicale, elle expose à des douleurs postopératoires, nécessite un délai de récupération et comporte un risque de complications (saignements, infection, thrombose, etc.). Elle augmente par ailleurs la probabilité de devoir recourir à une autre césarienne lors d’une prochaine grossesse. Ses conséquences concernent aussi le nouveau-né pour qui un accouchement par voie basse facilite l’adaptation respiratoire après la naissance.

L’épisiotomie est à envisager au cas par cas. VRAI. Longtemps pratiquée de façon préventive, l’épisiotomie est aujourd’hui rediscutée selon sa pertinence. Si cette incision du périnée lors de l’accouchement est nécessaire pour éviter une déchirure grave dans des cas spécifiques (certaines extractions par forceps par exemple), rien ne justifie d’y recourir systématiquement.

Si le bébé se présente par le siège, l’accouchement par voie basse est l’option la plus physiologique. VRAI. Un accouchement par voie naturelle en

cas de présentation par le siège peut être envisagé dans la majorité des cas. Mais cette option impose à l’équipe médico-soignante la maîtrise de manœuvres obstétricales plus complexes et délicates. Ces techniques font d’ailleurs l’objet d’une expertise de pointe aux HUG.

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« Racontez-moi ce qui s’est passé » : c’est généralement par ces mots qu’Antonina Chilin, sage-femme à la Maternité et à l’origine de la consultation « Vécu de l’accouchement », commence l’entretien avec la mère ou le couple. « Au début, je ciblais mes questions sur le dossier médical. J’en déduisais ce qui avait pu être difficile à vivre, comme une césarienne réalisée en urgence. Mais bien souvent, la cause était tout autre, moins tangible, plus intime », explique la sage-femme. Ouverte depuis 2008, cette consultation constitue un espace de parole lorsqu’une souffrance persiste après l’accouchement. Elle peut s’organiser à la demande de la femme, du couple ou être suggérée par un ou une professionnelle de santé. Menée par Antonina Chilin, parfois en binôme avec un ou une médecin, elle est l’occasion de revenir sur ce qui a été mal vécu avant, pendant ou après l’accouchement. « Les cas de figure sont multiples. Il peut par exemple s’agir d’une incompréhension face à un geste médical. Celui-ci peut alors générer une souffrance en lien avec une interprétation erronée de ce qui s’est passé. L’accouchement peut aussi engendrer la réminiscence brutale d’un traumatisme jusque-là enfoui, en lien par exemple avec une agression sexuelle passée. » Et l’experte de conclure : « Bien souvent, cet échange suffit à apaiser, en dissipant les zones d’ombre et en libérant ce qui n’a pu être exprimé plus tôt. Quand la situation est plus complexe, elle peut aussi révéler la nécessité d’une prise en charge médicale spécifique. »


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• Scanner à faible dose de rayons X pour localiser et mesurer les calculs.

• Échographie rénale pour identifier une éventuelle obstruction.

Diagnostic

• Fièvre et frissons.

• Sang visible dans les urines.

Uretère

Vessie

Calcul

d’acide urique).

oxalates (chocolat, thé, sodas, rhubarbe, etc.).

• Obésité, surpoids. • Diabète de type 2 (calculs

et en protéines animales.

• Nausées ou vomissements.

Rein

• Hydratation insuffisante. • Alimentation riche en sel

rénaux (15 à 20% de récidive cinq ans après un premier épisode, 40% après un deuxième épisode).

• Prédisposition familiale. • Antécédents de calculs

Facteurs de risque

Part de la population qui aura un épisode de colique néphrétique au cours de sa vie.

10%

• Alimentation riche en

pe e e e pe re Lena erc told et r omas rnande , respectivement médecin adjointe agrégée et médecin associé au Service de néphrologie et hypertension des HUG

Les calculs rénaux, ou lithiases urinaires, sont de petits amas de cristaux se formant dans les reins lorsque certaines substances présentes dans l’urine sont trop concentrées. Fréquents et très douloureux lorsqu’ils se déplacent jusqu’à la vessie, ils s’éliminent spontanément dans la majorité des cas.

• Douleur irradiant vers l’aine ou les organes génitaux.

• Douleur intense dans le dos ou le flanc (colique néphrétique).

Symptômes

• d’acide urique.

• de phosphate de calcium (fréquemment associé avec l’oxalate de calcium) ;

• d’oxalate de calcium ;

La majorité des calculs rénaux sont composés :

La proportion de calculs rénaux évacués naturellement.

65-75%

Illu ration Muti

Les calculs rénaux

Par Clémentine Fitaire

L ’ i n f o g r a p h i e

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Pulsations


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Cristallisation et croissance

Migration

Augmenter les apports en fruits et légumes

Réduire les aliments riches en oxalates

Augmenter les apports en calcium

Limiter les protéines animales

Boire 2 à 2,5 litres de liquide par jour

Limiter le sel dans l’alimentation

Pour éviter les calculs d’oxalate de calcium :

Conseils préventifs

Uretère

Pour réduire le risque de formation de calculs ou de récidives :

Uretère

Calculs

Rein

2

3

Obstruction

Vessie

Traitement

Uretère

Calcul

Le calcul bloque parfois l’écoulement de l’urine. Une prise en charge rapide est alors nécessaire pour éviter les complications telles qu’une surinfection ou un dommage rénal irréversible.

Fragmentation par ondes de choc ultrasonores externes

Intervention via les voies naturelles (urétéroscopie)

Intervention percutanée (à travers la paroi du dos)

Les petits calculs s’évacuent souvent spontanément grâce à une hydratation suffisante, parfois associée à un anti-douleur, voire un « facilitateur d’expulsion » (alpha-bloqueur). Pour retirer un calcul trop gros ou bloquant les voies urinaires :

Vessie

Calcul

Lorsqu’un calcul se détache de son point d’ancrage, il descend dans l’uretère (le canal conduisant l’urine jusqu’à la vessie). Il provoque alors une douleur brutale dans le flanc ou le dos, appelée « colique néphrétique ».

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Certaines molécules peu solubles présentes dans l’urine (principalement le calcium et l’oxalate) forment de minuscules cristaux. Ceux-ci s’agrègent dans les reins et forment un amas qui va grandir pour former un calcul pouvant mesurer plus d’un centimètre.

Naissance et trajet d’un calcul rénal

L’infographie


Pulsations

Par Yseult Théraulaz Photo Hervé Annen

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T é m o i g n a g e

« Mon frère est devenu mon donneur »

Après des années de traitements, la maladie dont souffrait José Alves s’aggrave et nécessite une greffe de rein. Conscient qu’il peut lui sauver la vie, son frère aîné, employé au Service de restauration des HUG, n’hésite alors pas à se déclarer donneur. Récit d’une belle histoire de générosité.

Don Don de de rein rein:: ««En En premier premier lieu, l’équipe médicochirurgicale chirurgicale s’assure s’assure de de la compatibilité des groupes sanguins sanguins et et du du système système immunitaire immunitaire entre les deux personnes. personnes. Elle Elle vérifie vérifie aussi aussi l’absence d’anomalie anatomique anatomique », explique », explique le PrlePhilippe Pr Philippe Compagnon, Compagnon, médecin-chef médecin-chef du Service du Service de transplantation. de transplantation. « Tout«Tout individu potentiellement individu potentiellement donneurdonneur, mais dontmais la santé dont laisse la santé présager laisse présager un risque un risque de développer de développer une insuffisance une insufrénale fisanceest rénale également est également récusé »,récusé», précise précise le Dr Haidar le Fadi, Dr Haidar responsable Fadi, médecin de la transplantation adjoint agrégé,rénale. responsable de la transplantation rénale.

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Témoignage

C’

Si, pendant vingt ans, José Alves voit ainsi sa maladie se stabiliser, l’état de son rein finit par se dégrader. Le risque étant qu’il doive s’astreindre à des dialyses toute sa vie, l’équipe des HUG qui le suit évoque l’alternative possible : une greffe de rein. Pour trouver une personne donneuse, José se tourne vers sa famille. « Nous sommes une fratrie de six, dont cinq vivent en Suisse. Lorsque je leur ai parlé, tous mes frères et sœurs acceptaient de me donner un rein sans aucune ésitation, cela m a

vraiment touc é. l issue des examens, c’est mon frère Joaquim Alves, de six ans mon aîné, qui a été a c oisi pour devenir mon donneur, car c’est celui dont les défenses immunitaires étaient les plus élevées d’après les bilans médicaux entrepris. » Retour à une vie normale

C’est ainsi que Joaquim et José ont été opérés en octobre 2025. En pratique, le prélèvement du rein est réalisé par un ou une urologue et l ospitalisation dure en mo enne eures pour la personne donneuse. Pour celle recevant le rein prélevé sur un individu vivant, le sé our ospitalier est de cinq à six jours. Pour osé, un nouveau c a pitre s est ensuite ouvert : après sa période de convalescence, le quadragénaire a pu reprendre une vie normale, voir avec soulagement son taux de créatinine se normaliser et ses sympt mes dispara tre. « vant l’opération, dès que j’arrivais c e moi, e devais aller me couc er tellement j’étais fatigué. J’avais également les pieds et les jambes en és. ésormais, e retravaille sans problème et je peux faire du sport », explique l omme de ans. ant oaquim, il se souvient d’une période postopératoire un peu compliquée, notamment due à des troubles digestifs douloureux lui ayant valu

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un our de plus d ospitalisation. Mais avec l’appui de sa femme et de ses trois enfants, dont une fille étudiante en soins infirmiers, il a pu se remettre sereinement et reprendre le travail deux mois après l’intervention. « ai recommencé dans la cafétéria de l’Hôpital des enfants, qui est un peu plus calme. Mon employeur, les HUG, et mes collègues m’ont vraiment soutenu dans cette aventure », souligne le quinquagénaire. Mis en confiance

Cette expérience n en a pas moins été marquante : « ous sommes une famille très soudée. José est le parrain de ma fille a née. e n ai pas eu peur de cette intervention. Travaillant à l pital, e suis tr s souvent en contact avec des médecins. ai discuté de cette greffe avec plusieurs de ces spécialistes, y compris autour de cafés. Ces personnes étaient rassurantes, parfois même admiratives de ma démarc e. out cela m a mis en confiance. » S’il admet avoir eu quelques douleurs dans les semaines qui ont suivi l’opération, il ne voit au ourd ui aucune différence entre l avant et l’après. Si ce n’est la perte de deux ou trois ilos : « Pour préserver ma santé rénale, les médecins m’ont incité faire attention ma consommation de sel. Je mange donc moins de c arcuterie et e ne touc e plus aux caca u tes, ni aux c ips. Ce qui n est pas plus mal » 

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est en 2005 que José Alves, alors âgé de 27 ans, a commencé à avoir des pro l mes rénaux. « e souffrais de douleurs a dominales et une prise de sang a montré que mon taux de créatinine (un déchet naturellement produit par les muscles et éliminé par les reins, ndlr) était trop élevé. J’ai suivi un traitement pendant deux ans qui a enra é cette ausse », explique le quadragénaire. Mais sa santé impose de nouveaux examens. À la suite d’une biopsie du rein, le diagnostic tom e : il est atteint du s ndrome de Berger, une maladie autoimmune fréquente survenant en moyenne entre 35 et 45 ans. Elle ne peut pas être guérie, mais il est possible d’en ralentir la progression grâce à des traitements spécifiques.


Pulsations

Essentiels au cycle menstruel, les ovaires fabriquent les ovules et produisent les hormones sexuelles féminines. Ils peuvent notamment être le terrain de kystes ou d’une endométriose. Bien que rare, le cancer de l’ovaire demeure, quant à lui, la première cause de décès liés aux cancers gynécologiques. Pr Patrick Petignat, médecin-chef du Service de gynécologie

Par Geneviève Ruiz

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L ’ o r g a n e

Expert

LES O Ovules et hormones féminines

Situés de part et d’autre de l’utérus, les ovaires fabriquent les ovules à partir des ovocytes. Ils produisent aussi les hormones sexuelles féminines (œstrogènes et progestérone) contrôlant le cycle menstruel, la grossesse ou encore la puberté. Entre cette dernière et la ménopause, un ovaire libère chaque mois un ovule vers l’utérus. S’il n’est pas fécondé, il est expulsé lors des menstruations. Endométriose

L’endométriose est une maladie caractérisée par la présence de cellules similaires à celles de l’intérieur de l’utérus en dehors de celuici. Les symptômes varient, mais les douleurs pelviennes (situées dans le bas-ventre) lors des règles sont fréquentes. Lorsqu’elle envahit les ovaires, l’endométriose impacte la fertilité en réduisant la qualité des ovocytes. 26

55 à 75 ans

Tranche d’âge durant laquelle survient la majorité des cancers ovariens.

1à2 millions Nombre d’ovocytes dans les ovaires d’une femme à la naissance. Plus aucun ovocyte ne sera produit ensuite.


L’organe

500

Nombre d’ovules arrivant à maturation et expulsés vers l’utérus au cours de la vie d’une femme.

600

Nouveaux cas de cancer de l’ovaire chaque année en Suisse.

3 cm

Longueur moyenne des ovaires. Après la ménopause, leur taille se réduit pour atteindre 1 à 2 cm.

Cancer et fertilité

Le cancer de l’ovaire et ses traitements ont un impact sur la fertilité. S’il est détecté tôt, une intervention chirurgicale préservant les ovaires est possible. Dans le cas d’un cancer de l’ovaire germinal (8% des cas), qui se forme à partir des ovocytes et répond généralement bien à la chimiothérapie, la congélation d’ovocytes ou de tissu ovarien est envisageable.

Un cancer difficile à diagnostiquer

Crédit : Illustration © Jamel Rankins / YOTIF

Kystes et torsions ovariens

Des kystes peuvent se former à la surface des ovaires. Généralement asymptomatiques, ils disparaissent souvent sans traitement. Une intervention chirurgicale est indiquée lorsqu’ils provoquent des douleurs ou si leur taille est excessive (supérieure à 10 cm ou dès 5 cm après la ménopause). Un kyste volumineux peut signaler un risque cancéreux ou entraîner une torsion ovarienne. Cette dernière constitue une urgence médicale, car elle peut interrompre la circulation sanguine et par conséquent détruire l’ovaire. 27

Parmi les cancers de l’ovaire, le cancer épithélial est le plus courant (90% des cas). Il débute dans les trompes de Fallope, puis atteint l’ovaire et s’étend au bassin. Ses symptômes peu spécifiques (gêne pelvienne, troubles du cycle, nausées) entraînent souvent un diagnostic tardif. Ses causes sont mal connues et un contrôle annuel gynécologique ne suffit pas pour le détecter. Les spécialistes recommandent de consulter si des symptômes survenus dans le bas-ventre persistent plus de trois semaines. En présence d’antécédents familiaux, un test génétique est conseillé. Selon les situations, les traitements comprennent l’ablation des ovaires et de l’utérus, la chimiothérapie et l’immunothérapie. Les progrès de cette dernière offrent de l’espoir quant à l’espérance de vie face à cette maladie incurable.

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VAIRES


Pulsations

Depuis 2018, la prise en charge des personnes diabétiques s’est grandement améliorée dans ce pays de l’ouest de l’Afrique grâce à un projet développé par les HUG.

considéré comme un problème typique des pays riches, tandis que les symptômes du diabète de type 1 sont souvent confondus avec d’autres pathologies, comme le paludisme », décrit le médecin. Près de 600 patients et patientes par mois

Après quelques sessions de formation, une prise en charge dédiée a rapidement été mise en place, gr ce différents partenariats et au financement du Fonds de péréquation des HUG. Alimenté par un prélèvement sur les honoraires des consultations privées effectuées aux HUG, ce dernier soutient des projets humanitaires.

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ans de nombreux pays africains, les maladies non transmissibles, telles que le diabète, provoquent aujourd’hui plus de décès que les maladies infectieuses. En cause notamment : des s st mes de santé peu adaptés à leur prise en charge. Il y a près de dix ans, Adalgisa Lopes, présidente de l’Association suisse d’aide aux personnes diabétiques en Guinée-Bissau a donc alerté le Dr Jorge Correia, chef de clinique à l’Unité d’éducation thérapeutique du patient (ETP) et spécialiste du diabète ayant exercé en Afrique. En binôme avec Montserrat Castellsague Perolini, infirmi re du ervice de médecine tropicale et humanitaire, spécialisée en diabétologie et en ETP, il est alors parti à Bissau, la capitale, mener une étude de terrain. « l instar de nombreux pays du continent, la maladie y est peu connue. Le diabète de type 2 est

La consultation de Bissau reçoit désormais près de 600 patients et patientes par mois. Un grand nombre de médecins, d’agents et agentes de santé communautaire, mais aussi de paires éducatrices et de pairs éducateurs ont été formés. « La motivation des personnes qui s’impliquent sur place, le plus souvent bénévolement, est vraiment impressionnante », se ré ouit ontserrat Castellsague Perolini. Le prochain objectif qu’elle s est fixé avec le r Correia : o tenir de nouveaux financements pour prolonger ce projet et élargir la prise en charge du diabète sur tout le territoire guinéen. 

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Crédit : Adobe Stock

Par Stéphany Gardier

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H u m a n i t a i r e

Face au fléau du diabète en Guinée-Bissau


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La vérité sur les antidépresseurs

Crédit : gettyimages

dépressions légères à modérées, un traitement à base de millepertuis, par exemple, a fait preuve de son efficacité. Il présente cependant un risque d’interactions important avec d’autres médicaments, notamment la pilule contraceptive ou les anticoagulants. Pour ce qui est des dépressions sévères ou des rechutes, les solutions naturelles sont insuffisantes. Dans tous les cas, la psychothérapie est préconisée en complément de l’éventuel traitement médicamenteux.

Les antidépresseurs créent une dépendance à vie. Faux. Ils ne provoquent

ni dépendance ni manque. L’arrêt doit toutefois s’effectuer de façon progressive pour éviter d’éventuels effets indésirables. La durée du traitement est généralement de six à neuf mois lors d’un premier épisode et d’au moins vingt-quatre mois en cas d’épisodes récurrents.

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Les antidépresseurs ne sont pas adaptés aux plus jeunes. Faux. Chez les enfants,

adolescents et adolescentes, la psychothérapie est privilégiée en première intention. Un traitement médicamenteux peut cependant être envisagé dès 8 ans selon l’intensité de la dépression. Le risque suicidaire doit par ailleurs être évalué et surveillé. 

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une véritable maladie, qui résulte de l'interaction de facteurs biologiques, psychologiques, génétiques et environnementaux. Elle peut apparaître après un événement de vie ou sans cause apparente. Comme pour toute autre maladie, entreprendre une démarche de soins est essentiel, pour identifier ses besoins et recevoir une aide adaptée.

Mieux vaut privilégier les solutions naturelles. Vrai et faux. En cas de

Par Juliette Galeazzi

Prendre des antidépresseurs est un aveu de faiblesse. Faux. La dépression est

somnolence, baisse de la libido peuvent survenir, tout comme un émoussement des émotions. Si ces effets sont constatés, il est essentiel d’en parler avec son ou sa médecin afin d’envisager une éventuelle adaptation du traitement.

V r a i / f a u x

Pilier du traitement des dépressions modérées à sévères, les antidépresseurs font l’objet de nombreuses craintes et idées reçues. Le point avec la Dre Hélène Richard-Lepouriel, responsable de l’Unité humeur et anxiété.

Ces traitements peuvent avoir des effets indésirables. Vrai. Prise de poids,


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Par Stéphany Gardier

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« La médecine légale va bien au-delà des autopsies »

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Le portrait

Directeur adjoint du Centre universitaire romand de médecine légale (CURML) et responsable de l’Unité romande de médecine forensique, le Pr Tony Fracasso consacre ses recherches au syndrome du bébé secoué et à l’amélioration de la prise en charge des victimes de violences sexuelles.

L

utre a priori déconstruire : l idée que la médecine légale serait celle « des morts ». « otre métier va ien au del des autopsies. Près de la moitié de notre temps est consacrée des personnes ien vivantes. ous intervenons auprès des victimes, mais également des autrices ou auteurs présumés d agressions », détaille le Pr Fracasso. vec la Pre asmine dulcadir, responsa le de l Unité des urgences g néco o stétricales, il a mis sur pied un groupe de recherche dédié la prise en c arge des victimes d agressions sexuelles. Les deux médecins sou aiteraient développer un o servatoire romand sur le su et. « Il a eu eaucoup de progr s dans la phase aiguë de la prise en charge*, notamment grâce aux consultations qui associent g nécologues et médecins légistes. ais nous pouvons faire mieux pour le suivi, notamment pour appréhender la détresse ps c ologique des victimes », constate t il.

1975

Naissance en Italie.

2000

Obtention du diplôme de médecine à l’Université de Gênes.

2002

Intégration de l’Institut de médecine légale de Münster (Allemagne).

2010

Responsable de l’Unité de médecine forensique des HUG.

2018

Directeur adjoint du CURML.

* Le site https://agression-sexuelle-urgences.ch/ donne toutes les informations sur les prises en charge.

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Le Pr Fracasso m ne des rec erc es sur un autre su et sensi le : le s ndrome du é é secoué. C est en , l Institut de médecine légale de nster, en llemagne, qu il a commencé s intéresser. « ai dé uté ma spécialisation en médecine légale G nes. ais e m ennu ais un peu. ai alors tout fait pour re oindre cet institut réputé, m me si e ne parlais pas encore l allemand », raconte-t-il. C’est avec seulement dix heures de cours de langue derri re lui qu il quitte son Italie natale. Une décision cruciale pour la suite de son parcours. « La médecine, e l ai apprise en Italie la médecine légale, en llemagne », résume t il. Lui qui voulait initialement devenir anesthésiste explique avoir eu un vérita le « coup de foudre » pour cette spécialité, devenue « un des grands amours de sa vie ». C’est donc en Allemagne que le médecin réalise ses premières autopsies de nouveaunés, dans le cadre d’un projet de recherche sur la mort su ite des nourrissons. ais il voit aussi des é és décédés apr s avoir été secoués. « avais un sentiment terri le de g c is, car c est un drame évita le. Les facteurs de risque sont connus, il est possi le de travailler dessus. L arrivée d un é é est un c angement radical dans la vie des parents, il faut pouvoir mieux les accompagner », insiste le médecin qui a ensuite initié en Suisse la campagne de prévention ero e esecoue.c , pro et con oint des HUG et du Centre hospitalier universitaire vaudois. Il a peut tre finalement un trait de caractère que le Pr Fracasso partage avec les médecins légistes de fiction : une capacité innée cloisonner la vie professionnelle et la vie personnelle. « Parce que nous effectuons des autopsies, les gens nous imaginent lindés face tout. ais par exemple, e suis incapa le de regarder les films d orreur qu adore ma fille a née », s amuse le médecin. vant de confier que la eune fille aimerait devenir procureure, une autre voie pour défendre deux valeurs c res son p re : la ustice et la rec erc e de la vérité. 

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a seule évocation de la profession de médecin légiste su t plonger dans l’univers des séries et romans policiers. « ais ces fictions mettent en scène des personnages stéréotypés, loin de la réalité de terrain », prévient le Pr Tony Fracasso, directeur adjoint du CU L et responsa le de l Unité romande de médecine forensique. Avant d’ajouter, un rin dépité : « Ce qui fait vendre et capte l attention du pu lic, c est ce qui est glauque. C’est donc toujours cela qui est mis en avant. e ne saurais pas citer un film ou un livre dans lequel ai pu reconna tre mon travail. »

Un « coup de foudre »


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Par Yseult Théraulaz Photos Fred Merz | lundi13

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R e p o r t a g e

Rendez-vous au 22-24 de l’avenue de Beau-Séjour

De nouveaux espaces de soins spacieux et high-tech, conçus pour améliorer l’expérience des patients et patientes ainsi que le travail des équipes médico-soignantes, sont ouverts depuis l’été dernier à quelques pas de l’Hôpital BeauSéjour. Tour d’horizon de ces locaux lumineux, en bordure de forêt.

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Reportage

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Un parcours de soin optimisé

Vue en coupe du bâtiment. En bleu, les espaces HUG ; en rose, l’accueil commun ; en orange, le CCAG ; en gris, les locaux techniques.

Plus de confidentialité et de confort Ayant rendez-vous pour un suivi postopératoire, Brigitte*, patiente d’une soixantaine d’années, est installée dans l’une des trois salles d’attente que se partagent les consultations de chirurgie de la main, du pied et de dermatochirurgie. « Je suis ravie de découvrir cette salle d’attente confortable et lumineuse, ainsi que des box de consultation fermés et bien pensés », confie-t-elle.

L’accueil des consultations situées au 2e étage.

ou encore de la pose d’un plâtre », explique le Pr Jean-Yves Beaulieu, responsable de l’Unité de chirurgie de la main au Service d’orthopédie et de traumatologie de l’appareil locomoteur. Céline Ducasse, responsable d’équipe de soins au Département de chirurgie, précise : « Tous les box communiquent grâce à une coursive que seul le personnel peut emprunter. Cela facilite notamment les déplacements des médecins, qui doivent parfois passer de l’un à l’autre pour donner un avis. » D’ailleurs, à chaque étape, de la conception à la mise en service, les équipes de la Direction de l’immobiler ont œuvré pour répondre aux besoins des équipes medico-soignantes. Le Dr Michael Mühlstädt, médecin responsable de l’Unité de dermatochirurgie au Service de dermatologie et vénéréologie, ajoute : « En dermatochirurgie, nos patients et patientes alternent souvent entre consultation, intervention et contrôle rapproché. Le nouveau site permet de garder cette continuité. »

* Prénom d’emprunt.

Deux étages dédiés à l’ophtalmologie

Les urgences ophtalmiques sont accessibles de plain-pied par l’entrée du numéro 22. Les consultations ambulatoires du Service d’ophtalmologie, incluant la pédiatrie, la strabologie et la neuro-ophtalmologie se situent quant à elles au 1er étage (accès depuis le n°24) : seize box de consultation, dont un équipé d’un lit pour bébé, et deux salles d’orthoptie de dernière génération sont à disposition. Deux salles d’attente sont également aménagées, dont une entièrement dédiée aux enfants. 33

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Pour les patientes et patients des HUG qui viennent en prévision d’une intervention de la main, du pied ou de la peau ou dans le cadre de leur suivi, le parcours de soins est simplifié. Les personnes sont reçues en consultation au 2e étage du bâtiment. Trois salles d’attente, neuf box de consultation fermés et trois grands espaces dédiés aux physiothérapeutes et ergothérapeutes s’y succèdent ainsi que deux salles de radiologie. « Sont regroupées ici toutes les équipes impliquées dans les soins, qu’il s’agisse de rééducation, d’un changement de pansement

Crédit : HUG

e bâtiment 22-24 de l’avenue de Beau-Séjour se repère facilement grâce à son agréable façade beige clair. Depuis le mois de juin dernier, il abrite le Service d’ophtalmologie et les urgences ophtalmiques, les consultations de chirurgie de la main, du pied et de l’Unité de dermatochirurgie, ainsi que le Centre de chirurgie ambulatoire de Genève (CCAG) (lire en page 35).


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Les urgences ophtalmiques sont accessibles de plain-pied par l’entrée du numéro 22.

« Tout a été conçu pour faciliter le confort et la fluidité du parcours des patients et patientes », explique la Pre Gabriele Thumann, médecin-cheffe du Service d’ophtalmologie. Les indications sont écrites sur des panneaux à forts contrastes pour aider les personnes malvoyantes à se repérer. Les trajets entre les salles d’attente et de consultation ou celles dédiées aux examens techniques sont courts. L’aménagement des salles de consultation a été revu. Elles sont dotées de fauteuils pivotants, permettant de laisser la place aux chaises roulantes. « L’ergonomie des différents outils utiles à un contrôle ophtalmique se déploie autour du ou de la patiente. C’est le cas, par exemple, avec la table d’examen

Salle d’orthoptie de dernière génération.

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qui s’abaisse et non la personne qui doit courber le dos. Le confort est essentiel pour qu’elle ne bouge pas et puisse se détendre pendant que la ou le médecin l’ausculte », poursuit la Pre Thumann. Et Ghislain Masure, chef du programme Développement de la chirurgie ambulatoire (DéCA), d’ajouter un petit rappel historique : « Ce quartier de l’avenue de Beau-Séjour a toujours été lié à la santé. Il a notamment abrité la première clinique de chirurgie de Genève où le Pr Gustave Julliard (célèbre médecin genevois, décédé en 1911, ndlr) a opéré. » Quant au CCAG, il se trouve au rez inférieur. Les patientes et patients peuvent ainsi consulter, se faire opérer en ambulatoire (au CCAG) et effectuer leur rééducation, le tout, dans le même bâtiment. « Le fait de regrouper en un seul endroit les interventions ambulatoires engendre une mutualisation des équipes et des équipements », explique le Pr Beaulieu. 


Reportage

Vue sur le quartier de la Roseraie depuis le haut du bâtiment.

Partenariat public-privé Le Centre de chirurgie ambulatoire (CCAG), fruit d’un partenariat public-privé entre les HUG et le groupe Hirslanden, se trouve au niveau P du nouveau bâtiment. Réunissant toute l’activité de chirurgie ambulatoire des HUG (sauf la pédiatrie) et de Hirslanden Genève, le CCAG est le plus grand centre de chirurgie ambulatoire de Suisse. Ouvert en juin dernier, il devrait accueillir près de 10 000 patients et patientes la première année.

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Une architecture contemporaine pour ce nouveau lieu de soins.


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Par Yseult Théraulaz et Suzy Soumaille

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P s y c h i a t r i e

Quand la crise nécessite une mesure de contrainte

Utilisées en dernier recours en psychiatrie lors d’une crise aiguë, les mesures de contraintes restent exceptionnelles et encadrées, mais elles sont souvent vécues comme des expériences difficiles, voire traumatisantes, par les personnes concernées. Afin de comprendre ce qui s'est passé et réduire leur impact négatif, un accompagnement postcontrainte est proposé.

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Psychiatrie

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Crédit : Gettyimages

Ces mesures de contrainte comprennent l’isolement en chambre fermée, l’immobilisation ou le traitement médicamenteux forcés. Elles restent régulièrement appliquées dans les hôpitaux suisses et européens. L’isolement en chambre fermée est la mesure de limitation de liberté la plus fréquemment utilisée au Service de psychiatrie adulte. Cette décision difficile est toujours réfléchie et prise en équipe, puis expliquée au patient ou à la patiente.

Parler du vécu de la personne

Une telle expérience peut entraîner des répercussions négatives non négligeables. « Un événement de contrainte constitue un choc émotionnel parfois violent. Il est souvent vécu comme une perte de contrôle et s’accompagne d’un sentiment de honte et d’humiliation. Cela peut engendrer un traumatisme supplémentaire, mais également détériorer la relation thérapeutique », explique le Dr Alexandre Wullschleger, médecin adjoint responsable d’unité au Service de psychiatrie adulte. Fort de ce constat, un entretien post-contrainte est proposé dans les jours qui suivent la fin de la mesure *. Le ou la patiente peut alors discuter avec un ou une soignante présente lors de la mise en place de la limitation de liberté ainsi qu’une tierce personne jouant un rôle de médiatrice. Les proches peuvent aussi participer. « Ce moment d’échange qui suit un protocole spécifique n’est pas une obligation, mais la plupart des patientes et patients l’acceptent. Il sert à restituer ce qui s’est passé, à porter une attention particulière au vécu de la personne ou encore à discuter avec elle de ce qui aurait pu être fait différemment », précise le médecin. D’une

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durée de 30 à 45 minutes, l’entretien est bénéfique tant pour la personne concernée que pour le personnel soignant. « Un essai clinique réalisé en Allemagne a montré que cet échange limite les effets post-traumatiques liés à la contrainte », conclut le Dr Wullschleger. 

« Éviter que des émotions négatives ne se cristallisent » Psychomotricienne au Service de psychiatrie adulte, Lucie Vauthier intervient comme médiatrice lors de l’entretien post-contrainte : « Faire en sorte que la personne exprime son ressenti après une mesure de limitation de liberté est important pour éviter que des émotions négatives ne se cristallisent. Cette discussion permet aussi de savoir quelles mesures auraient pu l’aider lors de sa privation de liberté : mettre de la musique en chambre ou lui proposer un accompagnement plus rapproché, par exemple, peut faire la différence. Cet échange est aussi l’occasion pour le personnel soignant de s’exprimer sur la décision qui a été prise et de faire évoluer les pratiques. »

* Les donateurs et donatrices de la Fondation privée des HUG ont contribué à la mise en place de cette pratique et de son évaluation dans le Service de psychiatrie adulte.

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ans la majorité des cas, l’hospitalisation en psychiatrie est aujourd’hui envisagée pour surmonter une situation de crise qui ne peut pas l’être autrement. Si tout est fait pour impliquer les personnes dans les décisions qui les concernent, des mesures de contrainte sont parfois décidées par les équipes soignantes, notamment lors de certains contextes de mise en danger de la personne elle-même ou des autres. Dans ces circonstances, qui découlent toujours d’une crise aiguë, des restrictions de la liberté de mouvement et de choix s’avèrent nécessaires lorsque des alternatives moins contraignantes ont échoué.


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Par Sylvie Ulmann Photo Nicolas Schopfer

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R e n c o n t r e

« La transformation numérique est un voyage » À la tête de la Direction de la transformation numérique et de l’intelligence augmentée (DTN-IA) des HUG depuis début février 2026, Anne-Claire Pliska s’appuie sur un parcours au carrefour de la stratégie, de l’innovation et de la technologie. Sa mission : aborder les défis qui attendent l’hôpital, en lien notamment avec l’intelligence artificielle (IA) et la cybersécurité. e s so es e eu p io iai es a ue s es G e appo a e e o ai e u i ue Anne-Claire Pliska Ils sont multiples, mais peuvent se résumer un dou le o ectif : offrir les meilleurs soins tout en rendant l’hôpital plus e cient. ans un contexte de plus en plus numérisé, la souveraineté de l’e-dossier patient informatisé par exemple, qui est au c ur de l activité de la I , est primordiale, mais elle ne doit pas empêcher de colla orer avec des partenaires externes, notamment dans le cadre d’innovations numériques. Un autre en eu, d ordre culturel et organisationnel, vise à garantir l’adoption des usages numériques. ous demeurons très à l’écoute du terrain, avec des représentantes et représentants de la I dits « am assadeurs ». Leur r le consiste tout la fois à faciliter l’adoption de nos produits Pulsations

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numériques et s assurer de leur adéquation aux usages. Ils sont également invités repérer d éventuels nouveaux esoins. Ces ou eau ou i s ise i s aussi si p i e e ie es pa ie s e pa ie es a e pi a Oui, nous avons déjà des solutions, notamment l application Concerto, qui est un point d acc s numérique aux HUG. lle permet d’interagir avec les patientes et patients avant, pendant et après leur passage l pital. lle a dé été téléc argée plusieurs milliers de fois, et ce n est qu un dé ut. terme, une large part de la communication se fera via le mo ile. Ce sera valable aussi bien pour la prise de rendez vous que pour des téléconsultations ou un suivi distance. ais la transformation numérique ne se fera pas en un jour, c’est un voyage


Rencontre

qui qui prendra prendra du du temps. temps. pr pr ss tout, tout, ces ces tec tec -nologies nologies sont sont eunes eunes:: ll un un des des smartp smartp ones ones les les plus plus répandus répandus par par exemple exemple nn aura aura que que ans ans ll an an proc proc ain. ain. ee ee es es aa pp aa ee ee au au G G lle lle représente représente un un fort fort potentiel potentiel dans dans pluplusieurs sieurs domaines domaines dd activité. activité. Cela Cela concerne concerne les les pratiques pratiques médico médico soignantes, soignantes, comme comme l’aide l’aide àà la la décision, décision, alliée alliée des des traitements traitements individualisés, individualisés, ou ou encore encore la la gestion gestion des des ux. ux. ais ais ll II peut peut aussi aussi représenter représenter un un atout atout majeur majeur dans dans le le secteur secteur administratif, administratif, notamnotamment ment pour pour automatiser automatiser les les processus. processus.

ui ui Ge Ge ee aa uei uei ee aa AI Impact l’AI Impact Summit Summit e so e soe i ee i aeioaa io su a su ap s apa iss e a is e e e e e e ei e i e e es e ese eeu eu pou pou es es G G C’est C’est une une vitrine vitrine majeure majeure pour pour nous nous et et une une opportunité opportunité de de montrer montrer tout tout àà la la fois fois notre notre expertise expertise et et notre notre leaders leaders ip ip en en gouvergouvernance nance de de ll II dans dans la la santé. santé. C C est est également également une une occasion occasion unique unique de de nouer nouer des des partenapartenariats riats de de premier premier plan plan avec avec des des acteurs acteurs clés clés  du du domaine. domaine. 

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ee es es oo es es oo es es peu peu pp ee ee aa oo aa oo aa io io ee ee ee oo ps ps ii aa LL II contri contri ue ue faire faire évoluer évoluer les les soins, soins, dans dans les les domaines domaines de de la la prévention, prévention, du du diagnostic diagnostic et et des des traitements. traitements. Un Un exemple exemple fort fort est est celui celui des des progrès progrès en en médecine médecine prépréventive ventive et et personnalisée. personnalisée. nn oncologie, oncologie, par par exemple, exemple, ilil est est possi possi le le dd adapter adapter les les traitetraitements ments aux aux données données individuelles, individuelles, de de sortir sortir de de schémas schémas standards standards et et d’obtenir d’obtenir ainsi ainsi de de ien ien meilleurs meilleurs résultats. résultats. Un Un autre autre exemple exemple est est la la fonction fonction de de scri scri e, e, qui qui résume résume auto auto matiquement matiquement les les discussions discussions entre entre le le ou ou la la médecin médecin et et le le ou ou la la patiente. patiente. nn considérant considérant ll II comme comme une une intelligence intelligence augmentée, augmentée, c’est c’est àà dire dire comme comme un un assistant, assistant, nous nous replareplaçons çons la la relation relation entre entre le le ou ou la la médecin médecin et et le le ou ou la la patiente patiente au au centre. centre. LL II ne ne prend prend ien ien ss rr aucune aucune décision décision dd elle elle m m me. me.


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Par Laetitia Grimaldi

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J u n i o r

Illustrations PanpanCucul

C'est trop la honte... La ressentir donne envie de se cacher dans un trou de souris ou de partir en courant. Bien sûr, il faut s'inquiéter si la honte nous suit partout et tout le temps. Mais, dans certaines situations, elle est en réalité très utile. Explications !

Experte Dre Maeva Pellet, pédopsychiatre et psychothérapeute à la Guidance petite enfance du Service de psychiatrie de l’enfant et l’adolescent

Comment passer à autre chose ?

Qu'est-ce que la honte ? Tout comme la joie, la peur ou la colère, la honte est une émotion. Particulièrement désagréable et puissante, celleci survient lorsqu’une personne craint le regard, les pensées ou le jugement des autres sur elle-même. Un exemple qui t’est peut-être déjà arrivé : tomber dans la cour de l’école, voir tout le monde rigoler et te sentir vraiment très mal tant tu as l’impression d’être ridicule. Cela peut s’exprimer par de la colère, des larmes, un visage qui devient tout rouge et le réflexe de vouloir fuir très loin.

Tout dépend de l’événement qui a déclenché la honte. As-tu commis une maladresse involontaire qui t’a rendu victime de moqueries ? l’inverse, fais quelque chose pour laquelle tu t’en veux ? Ou encore, ressens-tu de la honte alors que c’est quelqu’un d’autre qui a mal agi envers toi ? Dans tous les cas, si la honte ne te quitte pas, le mieux est d’en parler à un ou une adulte. D’abord, tu te rendras compte que tout le monde a déjà éprouvé cette émotion. Et, même si le moment désagréable ne peut pas être effacé, il peut être intéressant de comprendre ce qui l’a provoqué et voir comment agir pour éviter que cela ne se reproduise.

En partenariat avec

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Junior

En quoi est-elle utile?

Le sentiment de honte doit alerter s’il se déclenche trop souvent, te fait douter de toi en permanence, génère de l’angoisse ou t’empêche d’aller vers tes camarades ou à l’école, par exemple : il est alors le signe que quelque chose d’autre ne va pas. Cela peut être lié à ce qui se passe dans ta vie actuelle ou à des événements pénibles de ton passé et dont tu n’as peutêtre pas pu parler à un ou une adulte de confiance jusque-là. Et souvent, c’est un cercle vicieux : plus tu ressens de la honte, moins tu as envie de te confier... et pourtant, c’est ce qu’il faut faire pour aller mieux !

Peut-elle faire des dégâts ? Oui, si la honte prend trop de place dans ta vie et que tu gardes tout pour toi, elle peut nuire à l’estime de soi, autrement dit à ce que tu penses de toi-même. La moindre remarque ou situation un peu gênante risque alors de te déstabiliser. Au fil du temps, cela peut t’empêcher de te construire sereinement et de faire face à certaines difficultés que tu rencontreras. 41

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Même si elle ne semble pas très sympathique, la honte peut être une véritable alliée pour comprendre les normes sociales (autrement dit, ce qui se fait ou ce qui ne se fait pas) et construire nos relations avec les autres. Apparaissant dès l’âge de 2 ou 3 ans, elle se manifeste lorsque l’enfant prend conscience qu’il est une personne à part entière et que son entourage peut juger ses actions.

Quand est-elle problématique?


u e ai e a oa e Par Stéphany Gardier Illu ration o s

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M i e u x - v i v r e

Pulsations

Offrir du repos à son cerveau Sollicitée du matin au soir, et parfois même la nuit, notre attention n’est pourtant pas sans limites. Pour notre bien-être mental, mais aussi physique, il est crucial de laisser notre cerveau vraiment se reposer.

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uand e mails et messa geries instantanées ont commencé s immiscer dans notre quotidien, nous trouvions cette nouveauté fascinante, sans penser que quelque ans plus tard, les sollicitations digitales seraient quasi permanentes. vec de surcro t des r t mes de vie de plus en plus trépidants, nous imposons ainsi des stimulations sans re l c e notre esprit. « Pourtant, comme la musique alterne notes et silences pour tre armonieuse, notre cerveau a esoin de temps de productivité, mais également de moments de repos pour fonctionner correctement », rappelle la re op ia c a , médecin ad ointe agrégée au ervice d addictologie, responsa le du programme eConnecte et directrice du

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Centre colla orateur de l rganisation mondiale de la santé ). Éviter le « multitasking » insi, m me apr s une ournée de travail, il n est pas rare de lancer une série sur sa ta lette tout en commen ant préparer le repas uste avant de repenser au dernier message re u. Puis, au moment de se saisir du télép one pour répondre, un e mail nous am ne rallumer notre ordinateur pour envo er un fic ier un coll gue. « Ce multitas ing e ectuer plusieurs t ches en parallèle, ndlr) peut donner le sentiment d tre super e cace, mais, en réalité, il provoque une fragmentation de l attention qui gén re une aisse de productivité. Par ailleurs, cela augmente le stress c ronique, qui est tr s néfaste pour le cerveau », prévient la re c a .


Mieux-vivre

Et ce n est pas tout : l effacement de ones de répit nourrit une perte de connexion soi m me qui expose au risque d épuise ment. « L entourage professionnel, familial ou amical peut avoir tendance penser que nous pouvons, voire devons, répondre o que nous so ons, tout le temps et immé diatement. Ce n est a solument pas sain. i vous tes dans votre salle de ains, par exemple, c est un moment d intimité et de présence vous m me qui ne devrait pas tre parasité », illustre l experte.

uvrir un livre La lecture est un havre de paix pour le cerveau. En occupant les mains, les livres limitent la tentation de faire défiler sur son téléphone. De plus, le contact du papier et l’odeur de l’encre activent nos sens. Lire offre, en outre, une parenthèse hors du monde très chargé en images dans lequel nous évoluons. « Cela permet d’être dans une temporalité plus lente, plus propice au calme intérieur, de travailler notre capacité d’attention, mais aussi de développer notre imagination et notre créativité », souligne la Dre Sophia Achab, médecin adjointe agrégée au Service d’addictologie, responsable du programme ReConnecte et directrice du Centre collaborateur de l’OMS.

La spécialiste loue également les ienfaits de la pleine conscience. éditer de mani re formelle n est pas une o ligation pour s ancrer dans le présent. ntre autres mé t odes, il su t de mo iliser ses cinq sens lors d un repas ou de pr ter attention l environnement pendant une alade. t rien de mieux aussi pour reposer son cer veau que de pratiquer un peu d exercice p sique ou une activité manuelle, sans smartp one proximité, évidemment. Le tout « en se concentrant sur l endroit o nous sommes », résume la re c a . 

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S’ancrer dans le présent Il est donc nécessaire de mettre des garde fous, au travail comme la maison. Parmi les ré exes clés : désactiver les notifications, utiliser le mode « Concentration » du télé p one, prévoir des réponses automatiques pour les e mails re us le ee end, etc. t surtout se convaincre qu il est légitime de se reposer de cet univers digital qui, lui, ne s arr te amais. éduire le esoin de manipuler son smartp one peut aider. « Il a fait r ver, car il rempla ait différents o ets et fonctionnalités en étant tou ours portée de main. ien, il est peut tre temps de rac eter un réveil, un agenda et de remettre des piles dans la radio, par exemple », sourit la re c a .


Pulsations

Quitter l’hôpital pour rentrer chez soi n’est pas toujours synonyme de guérison complète. Parfois, des soins restent nécessaires à domicile après une hospitalisation. De nombreuses questions se posent alors, surtout lorsqu’il s’agit d’une première fois : vers quelle

Jeux vidéo, réseaux sociaux, jeux d’argent en ligne : lorsque les usages numériques deviennent difficiles à contrôler, ils peuvent affecter le quotidien des jeunes et de leur entourage. Les parents se retrouvent souvent démunis face aux limites à poser, aux conflits qui peuvent émerger et à l’impact de ces usages sur la vie familiale. Le programme ReConnecte du

L’Unité de santé sexuelle et planning familial déménage temporairement En raison de travaux de rénovation, qui devraient durer 18 à 24 mois, l’Unité de santé sexuelle et planning familial des HUG a quitté provisoirement le boulevard de la Cluse 51 pour emménager mi-août dans l’ancien bâtiment d’ophtalmologie, à la rue

structure se tourner, comment organiser la continuité de la prise en charge ou, tout simplement, à qui s’adresser ? Pour mieux répondre aux besoins des patientes et patients, depuis le 1er mars dernier, des infirmiers et infirmières de liaison assurent le lien entre l’hôpital et l’ensemble des 27 organisations de soins et d’aide à domicile du canton (OSAD). Initié en 2024 et désormais déployé dans l’ensemble des HUG, ce projet résulte d’une mission d’intérêt général confiée à l’Institution genevoise de maintien à domicile (IMAD) par l’Office cantonal de la santé (OCS).

Service d’addictologie des HUG propose des ateliers de psychoéducation pour les jeunes de 13 à 20 ans ainsi que pour leurs proches. Pour les personnes concernées, ces moments d’échange visent à retrouver un usage du numérique maîtrisé et compatible avec le quotidien. Les parents peuvent notamment mieux comprendre les comportements de leur enfant, disposer de repères pour l’encadrer et l’accompagner. Les relations et le climat familial s’en trouvent améliorés. Ces ateliers, complémentaires au suivi thérapeutique individuel, bénéficient du soutien de la Fondation privée des HUG. Plus d’informations sur : www.hug.ch/addictologie/ addictions-aux-ecrans

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Alcide-Jentzer 22. Mais sa mission ne change pas. Elle reste un service public qui propose des entretiens gratuits et confidentiels, et offre une information, un accompagnement et une orientation sur toutes les questions relatives aux différentes étapes de la vie affective, sexuelle et reproductive (contraception, orientation sexuelle, crise de couple, ménopause, interruption de grossesse, etc.). Cette unité, qui comprend une médecin et une dizaine de spécialistes en santé sexuelle, contribue à promouvoir la qualité de vie et la santé des individus, des couples et des familles.

Crédits : Julien Gregorio, istockphoto, David Wagnières

Par Giuseppe Costa

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B r è v e s

Retours à domicile intégrés au réseau

Maîtriser l’usage problématique des écrans


Brèves

Engagement humanitaire

1980

Les HUG s’engagent depuis 46 ans dans des partenariats humanitaires, de la coopération internationale et de l’aide au développement.

Prix Fanconi décerné à la Pre Klara Posfay La culture comme levier de Barbe La Société suisse de pédiatrie a décerné, en juin dernier, sa plus haute distinction à la Pre Klara Posfay Barbe, directrice médicale des HUG : le Prix Franconi. Il lui a été remis en reconnaissance de ses contributions exceptionnelles dans les soins, la recherche et l’enseignement. Lors de la céré-

rétablissement

En associant soins, pair-aidance et médiation culturelle, le Service d’addictologie des HUG a participé à un parcours artistique mené avec l’association La Marmite, mouvement qui œuvre pour l’accès à l’art et la participation culturelle de toutes et tous. Réalisée avec des personnes accompagnées, cette démarche illustre la place de la culture comme levier de rétablissement, de lien social

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92

p oes a s par les HUG au cours des six dernières années.

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Crédits : Vectorstate, Stefan Roth Giona Mottura

collaboratrices et collaborateurs partis en mission en 2025.

Pour en sa oi p us www.hug.ch/ engagementhumanitaire

monie, la Pre Nicole Ritz, présidente de la Commission du Congrès de pédiatrie suisse, a déclaré : « La Pre Klara Posfay Barbe est une personnalité qui a marqué de manière durable la médecine pédiatrique et l’infectiologie pédiatrique en Suisse et bien au-delà. Elle a joué un rôle déterminant dans la mise en place de la recherche clinique en pédiatrie, d’abord à Genève, puis sur le plan national. Son engagement en faveur d’une étroite collaboration entre la médecine clinique, la recherche et la politique de santé a entraîné des améliorations durables dans les soins pédiatriques. » 45

et de valorisation des ressources de chaque personne. Des patientes et patients, des pairs praticiens et praticiennes ainsi que des collaboratrices et collaborateurs du Consultation ambulatoire d’addictologie psychiatrique (CAAP) Arve du Service d’addictologie ont ainsi participé à un parcours artistique. Le groupe a exploré le thème de « L’injonction » à travers des sorties culturelles, des temps d’échange et des ateliers créatifs. En santé mentale, le rétablissement correspond à un cheminement personnel visant à retrouver un meilleur équilibre de vie, en tenant compte des fragilités de chacun et chacune.


06, 10 & 21/10 Octobre rose

Par Giuseppe Costa

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A g e n d a

Cancer du sein et facteurs environnementaux Le Centre du sein des HUG propose deux événements pour explorer les facteurs de risque du cancer du sein, notamment ceux qui sont dits environnementaux. Mardi 6 octobre 8h-12h Auditoire Marcel Jenny Rue Gabrielle-Perret-Gentil 4

Facteurs de risque et cancer du sein Cette rencontre réunit des spécialistes de différentes disciplines médicales pour explorer les principaux facteurs de risque, qu’ils soient génétiques, hormonaux, environnementaux ou liés au mode de vie. Elle est aussi ouverte au public. Les discussions portent sur les moyens concrets d’agir.

lémanique, la Fondation Otium, la Ligue genevoise contre le cancer, le Programme genevois de dépistage du cancer du sein et Cancer Support Switzerland. Programme complet et inscription : https://octobrerose-geneve-nyon.ch/ Mercredi 21 octobre Dès 16h Auditoire de la Maternité Bd de la Cluse 30 Entrée libre

Reconstruction mammaire À l’occasion de la journée de la reconstruction mammaire, dédiée aux patientes ayant bénéficié ou envisageant une reconstruction mammaire dans le cadre d’un cancer du sein, le Service de chirurgie plastique, esthétique et reconstructive des HUG propose un espace d’échanges. Au programme, témoignages de patientes, présentations d’experts et expertes et présence de l’artiste Maya Schnorf.

Samedi 10 octobre 10h-17h Geneva Marriott Hotel Ch. du Ruisseau 1

Environnement et cancer du sein Proposant ateliers et table ronde, cette journée est organisée en partenariat avec l’Hôpital de la Tour, le Groupement hospitalier de l’ouest

29/10 AVC Réhabilitation 14h-16h Auditoire Marcel Jenny

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Rue Gabrielle-Perret-Gentil 4 Entrée libre sur inscription

À l’occasion de la Journée mondiale de l’accident vasculaire cérébral (AVC), les HUG vous convient à des conférences et des temps d’échanges avec des spécialistes du Service de neurorééducation sur le thème de la réhabilitation : « Reprendre sa vie après un AVC ». Programme complet et inscription pour y assister en présentiel ou en visioconférence : hug.plus/ AVC-2026

31/10 Soins palliatifs Journée mondiale 10h-18h Centre commercial Balexert Av. Louis-Casaï 27 1209 Vernier

À l’occasion de la Journée mondiale des soins palliatifs, le réseau cantonal genevois organise, sous l’égide de l’association Palliative Genève et de ses partenaires – l’Office cantonal de la santé, le Service de médecine palliative des HUG et l’Institution genevoise de maintien à domicile (IMAD) – un événement grand public pour découvrir le Projet de soins anticipé (ProSA). Une démarche qui permet de réfléchir et d’exprimer ses valeurs et ses préférences en matière de traitements et de soins. Venez rencontrer des spécialistes et découvrir des outils qui facilitent cette démarche : jeux de cartes, applications, brochures. Plus d’informations : hug.plus/soins-palliatifs-26

Crédits : Istockphoto, Adobe Stock, Julien Gregorio

OCT.

Pulsations


NOV.

Agenda

07/11 Diabète Journée romande 8h30-16h30 Auditoire Marcel Jenny Rue Gabrielle-Perret-Gentil 4 Entrée libre sur inscription

19/11 Movember Conférence sur l’infertilité 14h-18h Auditoire Marcel Jenny Rue Gabrielle-Perret-Gentil 4 Entrée libre

Dans le cadre de Movember, mouvement pour la promotion et le soutien de la santé masculine, le Service d’urologie des HUG organise un symposium sur l’infertilité et sa prise en charge chez l’homme et la femme. Plus d’informations : hug.plus/movember

DÉC.

17/11 Journée de la prématurité Sensibilisation 9h-13h Hall d’entrée de la Maternité Bd de la Cluse 30 Entrée libre

Dans le cadre de la Journée mondiale de la prématurité, l’Unité de néonatologie et l’Association Né Trop Tôt proposent une matinée de sensibilisation et d’information sur ce sujet. Elle comprend notamment la

03/12 Handicap Créer, travailler et vivre ensemble 14h-18h

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Maison de l’enfance et de l’adolescence Bd de la Cluse 26 Entrée libre

À l’occasion de la Journée mondiale des personnes en situation de handicap, la Fondation Clair-Bois, la Fondation Convergences et le Programme handicap des HUG vous convient à un événement le jeudi 3 décembre, de 14h à 18h. Au programme : discours, projection du film « Sur la route d’Eastwood » et échange avec l’équipe, conférence « Comment le monde de l’audiovisuel renvoie l’image du handicap » et table ronde « Sortir des stéréotypes du handicap ». Octobre - Décembre 2026

À l’occasion de la 29e Journée romande du diabète, les professionnels et professionnelles de santé des HUG font le point sur les avancées en matière de traitement des diabètes de type 1 et 2. Inscription et programme complet sur : www.hug.ch/ evenement/29e-journeeromande-diabete

présentation d’une couveuse équipée, la démonstration des soins aux nouveau-nés prématurés ainsi que des ateliers pour découvrir les compétences sensorielles de ces derniers. Il s’agit aussi d’un moment d’échanges et d’accompagnement pour les familles concernées.

Jusqu’au 31/12 Exposition Les langages du corps Hall d’entrée de l’Hôpital Rue Gabrielle-Perret-Gentil 4 Entrée libre

Art & Soin – Sublimations explore ce que l’art et le soin ont en commun : la tentative de donner une forme et un sens à ce qui atteint le corps, bouleverse, résiste parfois aux mots. Visites commentées par Sara Petrucci, historienne de l’art, sur inscription (arthug@hug. ch) : lundi 26 octobre, lundi 30 novembre et lundi 21 décembre. www.arthug.ch


Pulsations

Pour en savoir plus sur… Reposer son cerveau

En collaboration avec la Bibliothèque de l’Unige, site CMU

L i v r e s

&

Octobre - Décembre 2026

W e b

Apprendre à se reposer Fernando Sarrais Le Laurier, 2023 Apprendre à se reposer : vaste programme dans nos vies effrénées ! Ce livre invite à ne pas en faire qu’un slogan, mais une véritable mise en pratique afin de trouver l’équilibre entre fatigue et repos, tension et détente, activité et répit.

Défatiguez-vous : les clés pour retrouver votre énergie quand se reposer ne suffit plus Guillaume Millet, David Hupin, Baptiste Morel Marabout, 2024 Que vous soyez une ou un professionnel surmené, un parent étouffé par sa charge mentale, un ou une proche aidante, une personne souffrant d’une maladie chronique ou invalidante, vous trouverez dans ce livre tous les outils pour retrouver énergie et vitalité au quotidien. CONTACT Tous les livres référencés sont disponibles à la Bibliothèque de l’Université, site CMU. Ils peuvent être consultés et/ou empruntés gratuitement par tous. La collection « patients » de la bibliothèque de médecine s’adresse à tout un chacun qui souhaite s’informer sur une thématique en lien avec la santé. Bibliothèque de l’Université de Genève Centre médical universitaire Avenue de Champel 9 1206 Genève Lu-ve : 8h-22h et sa-di : 9h-18h biblio-cmu@unige.ch 022 379 51 00 Pers. de contact : Annick Widmer www.unige.ch/biblio/patients/

Obstétrique Je bouge… avant, pendant et après ma grossesse Mathilde Hyvärinen, Pauline Thomas, Hélène Legardeur et Bengt Kayser Planète santé, 2025 Fondé sur les études et les recommandations les plus récentes, ce livre vous offre des explications claires et pratiques sur comment et pourquoi bouger pendant cette période si spéciale de la vie.

J’ai envie de comprendre… Ma grossesse Elodie Lavigne, Olivier Irion Planète santé, 2016 Ce guide propose d’accompagner la femme enceinte en l’informant sur ce qui se passe dans son corps et sur ce qui peut se passer dans sa tête durant ces neuf mois : les premiers signes et symptômes typiques, le suivi médical et l’évolution du bébé, les signaux d’urgence et l’accouchement.

Arcade sages-femmes

Depuis 30 ans, des sagesfemmes offrent un lieu gratuit, vivant, accessible aux parents avant, pendant et après la grossesse. https://arcade-sages-femmes.ch/

Calculs rénaux Les pouvoirs extraordinaires du rein Gilbert Deray Fayard, 2019 Le Pr Gilbert Deray, chef du Service de néphrologie à la Pitié-Salpêtrière à Paris, présente le fonctionnement et le rôle du rein, ainsi que la manière d’en prendre soin au travers le personnage de Valentin qui incarne cet organe petit, mais essentiel.

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Cancer du sein Perturbateurs endocriniens : la guerre est déclarée ! Odile Bagot Mango, 2020 Odile Bagot, médecin gynécologue, accompagne les lecteurs et lectrices dans la compréhension des conséquences les plus néfastes des perturbateurs endocriniens et dévoile des conseils pratiques et faciles à mettre en place pour limiter leur impact au quotidien.

Facteurs environnementaux et cancer Informations de la Ligue suisse contre le cancer.

https://www.liguecancer. ch/a-propos-du-cancer/prevention/ facteurs-environnementaux-et-cancer/

Vaccination des seniors Tout comprendre (ou presque) sur les vaccins Sylvie Guerder, Monique Dontenwill, Claire Marc CNRS, 2026 La vaccination suscite toujours des interrogations – parfois des inquiétudes – quant à son utilité, son efficacité ou sa sécurité. Cet ouvrage rend compte de l’essentiel des connaissances afin que chacune et chacun s’informe et prenne part aux débats de manière éclairée.

Infovac

Plateforme d’information et de consultation sur les vaccinations en Suisse. https://www.infovac.ch


Chaque accueil compte, le vôtre peut faire la différence

URGENCES TROIS-CHÊNE, UN ACCUEIL RAPIDE ET EXCLUSIF AUX PERSONNES DE 75 ANS ET PLUS

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Pour les urgences non vitales et non chirurgicales Ouvert tous les jours de 8h à 19h

CARITAS PLACEMENT FAMILIAL recrute des familles d’accueil pour Genève

QUAND TES SAUTES D’HUMEUR TE PÈSENT 022 372 42 42

Hôpital des Trois-Chêne Chemin du Pont-Bochet 3 1226 Thônex Accueil d’urgence : 022 305 60 60


20 bre Oc

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-D éce m

GRÂCE À SES DONATEURS ET DONATRICES, LA FONDATION PRIVÉE DES HUG SOUTIENT DES PROJETS INNOVANTS ET AMBITIEUX AFIN DE FAVORISER :

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Pulsations

© HUG

LE BIEN-ÊTRE DES PATIENTES ET PATIENTS

LA RECHERCHE MÉDICALE

Mieux-vivre

© Valentine Du Bois / ILG-lab

L’EXCELLENCE MÉDICALE POUR VOUS, GRÂCE À VOUS. www.fondationhug.org +41 (0)22 372 56 20 Email : fondation.hug@hug.ch

Pulsations

© Julien Gregorio

Octobre - Décembre 2026

LA QUALITÉ DES SOINS

POUR FAIRE UN DON Par virement bancaire : Fondation privée des HUG BCGE c/c Entreprises IBAN CH51 0078 8000 0509 7631 6 BIC (Swift) : BCGECHGGXXX N° de clearing : 788

Par TWINT : Scannez ce QR-code directement dans votre application TWINT

Reposer son cerveau Témoignage

Le don de rein

DOSSIER

Obstétrique

À chaque femme sa grossesse


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