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Avril - Juin 2022
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Pulsations Avril - Juin 2022
Sommaire Actualité 04 Visite au musée sur ordonnance 05 Loi fédérale sur la cigarette électronique 07 Covid-long
22 L’organe La colonne vertébrale
32 Reportage Blanchisserie XXL
24 Le portrait Pr Stefan Kaiser, médecin-chef du Service de psychiatrie adulte
35 Vrai-faux La balance 36 Infections urinaires Un mal fréquent
26 L’infographie Le goût
38 L’invitée Muriel Delacquis :
« La vie reste de la vie jusqu’au bout »
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08 Un écran pour la rééducation pédiatrique 28 Témoignage 10 Jean David : Troubles « Après le sport, de la mémoire : je ressens un bien-être faire face à deux immense » 12 Rencontre Pre Angèle AgeronGayet : les inégalités dans la recherche
DOSSIER ANXIÉTÉ
30 Accompagnement Coaching emploi
Mieux vivre avec
40 Junior Le TDAH 42 Mieux-vivre La marche 44 Brèves Agenda 48 Livres & Web Pour en savoir plus
IMPRESSUM Editeur Bertrand Levrat, Hôpitaux universitaires de Genève, Rue Gabrielle-Perret-Gentil 4, CH-1211 Genève 14, www.hug.ch Réalisation Bertrand Kiefer, Michael Balavoine, Planète Santé / Médecine et Hygiène, www.planetesante.ch Responsable de publication Frédérique Tissandier Rédactrice en chef Suzy Soumaille Edition Joanna Szymanski, Giuseppe Costa Maquette et mise en page Jennifer Freuler, Bogsch & Bacco Publicité Michaela Kirschner, pub@medhyg.ch Abonnements Version électronique : gratuit, www.hug.ch/ pulsations-magazine. Version papier : gratuit, Tél. 022 702 93 11, www.pulsations.swiss Fiche technique Tirage : 41’000 exemplaires, 4 fois par an. Référence 441696 — La reproduction totale ou partielle des articles contenus dans Pulsations est autorisée, libre de droits, avec mention obligatoire de la source. Crédits couverture: Vladimir Godnik / fStop, Science Photo Library, Shutterstock Crédits sommaire : Julien Gregorio, Nicolas Schopfer, istockphoto, Fred Merz | Lundi 13
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Affronter l’anxiété… pour s’en libérer
Que va-t-il se passer ensuite ? Peut-être que… » Comme l’explique le Pr Guido Bondolfi dans le dossier de cette édition (pages 14-21), elles ont tendance à imaginer le pire, surestimer le danger et sous-estimer leurs capacités à faire face.
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Affronter pour se libérer : c’est l’une des clés pour calmer cet état d’hyper vigilance. Grâce aux thérapies cognitives et comportementales, il est possible d’ap privoiser ses peurs et de relativiser ses pensées anxieuses. Car si l’angoisse est terrifiante, la Au contraire de la peur, confrontation avec qui nous alerte d’un Suzy Soumaille le réel est son meilleur danger réel, l’anxiété Rédactrice en chef antidote. Associée à excessive ne protège une compréhension pas. Son carburant ? des mécanismes sous-jacents au L’intolérance à l’incertitude entretenue trouble anxieux, l’exposition par des croyances catastrophistes. progressive à la situation crainte Ses conséquences ? Les comporteagit comme une désensibilisation. ments d’évitement, la dévalorisation de soi, voire la dépression. Reprendre le tram, retourner au cinéma ou faire ses courses au Les personnes souffrant d’un trouble supermarché : au fil des expériences anxieux ont un système d’alarme positives, la personne regagne peu hypersensible qui résiste aux à peu confiance en elle. C’est la arguments rationnels. Pour elles, reconquête des territoires aban le champ (miné) des possibles est donnés à l’anxiété. sans limites : « mais si jamais ?
E d i t o r i a l
Pandémie, menace nucléaire, foule, ascenseur ou encore araignée : les sujets d’inquiétude, fondés ou non, ne manquent pas. Chez certaines personnes, ils ouvrent la porte à l’angoisse envahissante et son cortège de symptômes physiques et psychiques.
Par Yseult Théraulaz Photo Daniel Stauch
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A c t u a l i t é
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Visite au musée sur ordonnance Les patients et patientes des programmes de réadaptation cardiovasculaire bénéficient de sorties au Musée d’ethnographie de Genève (MEG).
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econstruire sa vie après un accident cardiovasculaire n’est pas facile. Partager une exposition procure du plaisir et redonne espoir. « Selon l’Organisation mondiale de la santé, l’art dans les soins est une ressource émotionnelle, esthétique, créative, un moteur de résilience et d’engagement des personnes à conserver une bonne santé », explique le Dr Frédéric Sittarame, médecin associé au Service de cardiologie. Forts du succès du projet pilote de visites muséales pour les patients et patientes en réadaptation cardiovasculaire, lancé en 2019, le MEG et les HUG ont créé, en 2020, un partenariat. « Des visites guidées permettent le partage d’expériences culturelles variées sur un sujet passionnant. On y discute de chaque vécu et des émotions éprouvées en parcourant l’exposition. Le sujet fait écho aux expériences de vie 4
avec la maladie. Cela répond aux besoins des personnes de donner du sens à ce qu’ils ont vécu et de se projeter mieux outillés vers l’avenir », poursuit le médecin. L’art, une source de bonheur
Dès 2021, ce dispositif de traitement, désormais pérenne, consiste, toutes les six semaines, en un café culturel aux HUG et une visite guidée au MEG. « Depuis l’hôpital, les participants se rendent à pied au musée. Sur place, ils bénéficient d’un atelier d’enseignement thérapeutique avec création artistique ou d’une activité de méditation », explique le Dr Sittarame. Xenia Thévoz, professeure de peinture à la retraite et patiente partenaire, participe au programme : « J’ai fait un infarctus en 2020. L’art a toujours eu beaucoup d’importance dans ma vie, c’est une source de bonheur. Aller au MEG avec les autres patients et les soignants m’a permis de me focaliser sur autre chose que mes problèmes. » L’équipe de réadaptation collabore étroitement avec le Service des affaires culturelles de l’hôpital. Celui-ci soutient aussi la prescription de visites sur ordonnance au Musée Ariana (dès mars), en collaboration avec la Dre Barbara Broers du Service de médecine de premier recours.
Pulsations
Vapoter ? Pas sans risques Le principal danger lié à la cigarette électronique est le risque d’addiction. Sans oublier des effets indésirables tels la toux, le mal de gorge ou des palpitations.
2023. Le 13 février dernier, l’initiative populaire « Enfants sans tabac » a aussi été acceptée par près de 57% de la population. Une loi qui permet d’inscrire dans la Constitution le principe d’interdiction de la publicité pour le tabac destinée aux jeunes en particulier.
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Crédit : Adobe Stock
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Parmi les mesures d’encadrement figurent la composition des produits et le niveau de nicotine maximal admis, ainsi que la vente et la publicité. L’interdiction de vente aux personnes mineures et la présence d’avertissements sanitaires sur les emballages sont aussi désormais inscrites dans cette loi qui sera mise en vigueur en
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Même en cas d’utilisation « normale », malgré le manque de données sur ses effets nocifs à long terme, quelques indications sont déjà disponibles sur les principaux dangers liés à la cigarette électronique. Le vapotage avec nicotine expose notamment à un risque d’addiction à cette substance quasiment aussi important que pour le tabac fumé. « Les risques englobent également des effets indésirables bénins à court terme, tels que toux, mal de gorge ou palpitations, mais nous ne savons pas encore si des maladies cardiovasculaires, pulmonaires ou des cancers sont susceptibles de se développer sur la durée », précise Jean-Paul Humair. En effet, pour le moment, seules de très faibles concentrations de quelques substances cancérigènes ont été recensées.
Par Aurélia Brégnac
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Risque d’addiction Des réglementations bienvenues, car le vapotage n’est pas une pratique anodine. « En 2019, par exemple, il y a eu aux États-Unis une épidémie de pneumonies aiguës toxiques due au vapotage de liquide contenant du THC acheté sur le marché illégal, auquel un produit très huileux, l’acétate de vitamine E, avait été ajouté frauduleusement», relate le spécialiste.
epuis quelques années, la vapoteuse s’est fait une place dans le quotidien de certains fumeurs et fumeuses. Une alternative à la cigarette traditionnelle qui tend à se démocratiser, mais pour laquelle aucune réglementation n’avait encore été mise en place. C’est chose faite depuis octobre dernier, date à laquelle le Parlement fédéral a voté la loi sur les produits du tabac, concernant le tabac en général et la cigarette électronique en particulier. « Cette loi vise à réguler l’usage de la vapoteuse, ce qui n’avait encore jamais été fait au niveau fédéral », explique le Pr JeanPaul Humair, médecin adjoint agrégé au Service de médecine de premiers recours des HUG et directeur du Centre d’information pour la prévention du tabagisme (CIPRET) à Genève.
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Covid-long : une plateforme d’échanges inédite
Crédit : istockphoto
L’originalité de Rafael est de s’adresser tant aux malades qu’au personnel de santé, pour
* https://post-covid.hug.ch
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Volets adulte et enfant
De leur côté, les internautes peuvent recevoir des réponses et voir s’ils se retrouvent dans les situations décrites. Pour, ensuite, aborder le sujet avec leur médecin de famille, leur employeur et leur entourage en général. En aucun cas, les informations fournies ne remplacent un diagnostic. Rafael vise uniquement à favoriser le suivi médical tout en accordant aux personnes concernées une meilleure reconnaissance de leur vécu après une infection au Covid-19. La plateforme offre enfin, à celles et ceux qui ont déjà un diagnostic, des renseignements sur les traitements approuvés, ainsi que des conseils utiles pour mieux appréhender le quotidien.
Par Élodie Lavigne
A
près une infection au Covid-19, des symptômes peuvent persister pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, avec un impact important sur la qualité de vie sociale, personnelle et professionnelle. « Le syndrome post-Covid ou Covid-long touche 10 à 15% des adultes infectés et environ 2% des enfants », relève la Dre Mayssam Nehme, cheffe de clinique au Service de médecine de premier recours. Aux HUG, deux consultations multidisciplinaires (adultes et enfants) sont dédiées à cette problématique médicale nouvelle. Mais face à l’ampleur du phénomène et la nécessité de mieux l’appréhender médicalement, une nouvelle plateforme d’échanges et d’informations*, soutenue par la Fondation privée des HUG, a été lancée en novembre dernier sur internet. Son nom ? Rafael, en référence au premier patient à avoir présenté des symptômes persistants après une infection au Covid-19.
qui elle est aussi une source de connaissances. Elle comporte un volet adulte et un enfant. « Les informations données sur ce site sont issues de notre expérience et de nos recherches. Mais nous sommes face à une maladie et des symptômes encore peu connus dans leur évolution et leur impact, c’est pourquoi cette dimension bidirectionnelle est précieuse », explique la Dre Nehme. La participation active des utilisateurs et utilisatrices est rendue possible grâce au chatbot, un agent conversationnel accessible sur la plateforme. « En posant des questions via le chatbot, les personnes nous renseignent sur leurs symptômes, leurs besoins et sur ce qui les inquiète le plus, dans un langage naturel. Cela nous permet d’améliorer la prise en charge », explique la spécialiste.
A c t u a l i t é
Afin de mieux comprendre le syndrome post-Covid, les HUG ont lancé la plateforme Rafael. Ce nouvel outil s’adresse tant aux malades qu’au personnel de santé.
Pulsations
Photo Julien Grégorio
Les outils numériques peuvent être un atout thérapeutique, à condition d’être intégrés de façon encadrée. C’est le cas d’une nouvelle table tactile interactive, utilisée par les ergothérapeutes de l’Hôpital des enfants. Une première en Suisse.
Par Clémentine Fitaire
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Un écran malin pour la rééducation en pédiatrie Conçus pour les enfants souffrant de paralysie cérébrale, tous les jeux proposés sont programmés pour développer les fonctions des deux mains et offrent une combinaison infinie d’activités : toucher rapidement une marmotte au moment où elle sort sa tête, jeux de dînette, d’assemblage, simulation d’escalade, etc. « La table est réglable et inclinable à l’horizontale ou à la verticale pour répondre aux besoins spécifiques de rééducation et s’adapter aux capacités de chacun et chacune », explique Sophie Louis, ergothérapeute au Service de neurorééducation du Département des neurosciences cliniques. Un outil de plus
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n mètre de large, inclinable et réglable en hauteur, l’écran tactile REAtouch® est unique en son genre. Depuis quelques mois, ce dispositif interactif de rééducation bimanuelle (des deux mains) s’ajoute à la vaste palette de méthodes de rééducation destinées aux jeunes patientes et patients suivis à l’Hôpital des enfants.
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Sans remplacer les autres moyens thérapeutiques de l’équipe soignante, l’écran tactile vient s’intégrer au choix d’outils disponibles. L’un de ses principaux intérêts : la grande motivation qu’elle suscite chez les enfants, pour la plupart très attirés par les supports digitaux. « Certains d’entre eux refusaient d’utiliser la main hémiplégique lors de la rééducation traditionnelle mais le font là sans s’en rendre compte. Ce ne sont pas les thérapeutes ou les parents qui demandent, mais la machine, et le rapport est donc totalement différent », constate Sophie Louis. Cette alternative semble particulièrement efficace dans la sollicitation des capacités motrices chez les enfants atteints de paralysie cérébrale. Mais elle l’est aussi, par extension, chez tous ceux et celles qui nécessitent des activités de rééducation manuelle, comme après une chirurgie de la main ou du membre supérieur.
Actualité
Mettre un cadre
Pas question pour autant de rendre la table tactile systématique. Les problématiques de consommation d’écrans chez les enfants sont aujourd’hui bien connues et la modération est de rigueur. Dès l’installation du dispositif, l’équipe d’ergothérapeutes a donc mis en place un cadre strict. Les jeunes n’ont accès à l’écran que lors d’une seule de leurs deux séances hebdomadaires. « Nous souhaitions qu’ils et elles continuent à s’investir dans les autres activités, car si les jeunes apprécient beaucoup REAtouch®, ils et elles sont aussi demandeurs de jeux classiques. Nous arrivons donc facilement à jongler, au cours d’une même séance parfois, entre ces différents outils », explique l’ergothérapeute.
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L’équipe tient également à suivre les recommandations en vigueur vis-à-vis de la consommation d’écrans chez les enfants en ne proposant pas la table interactive avant l’âge de 4 ans. « Le type de jeu ou le temps passé sur le dispositif varient aussi selon le niveau de développement global de l’enfant », conclut Sophie Louis.
Une première en Suisse Financée par la Fondation privée des HUG, qui soutient les projets en faveur de la qualité des soins et de la connaissance médicale, la table tactile REAtouch® a rejoint l’Hôpital des enfants en septembre 2021. Le Service de neurorééducation devient ainsi le premier en Suisse à bénéficier d’un tel dispositif interactif de rééducation intensive bimanuelle.
1 000
La table tactile REAtouch ® génère 1 000 mouvements et 15 à 20 fois plus d’activités qu’une thérapie classique par séance.
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Faire face à deux aux problèmes de mémoire
«M
ais enfin, je te l’ai déjà dit ! », « Tu as encore oublié… » : un jour, ces phrases ne résonnent plus comme « avant ». Parce qu’elles blessent, engendrent de la culpabilité et se heurtent à ce qui n’est effectivement plus comme avant et ne reviendra pas. « Lorsqu’un diagnostic confirme une pathologie neurodégénérative telle que la maladie d’Alzheimer, le choc peut être rude. Pour beaucoup, c’est un monde qui s’écroule. Et pourtant, la vie continue bel et bien, certains troubles peuvent d’ailleurs rester stables très longtemps. Mais il est vrai que quelques adaptations sont souvent nécessaires pour améliorer la qualité de vie de la personne concernée et de son entourage », explique la Dre Nadja Gardijan, médecin ajointe au Centre ambulatoire de psychiatrie et psychothérapie de l’âgé (CAPPA). D’où l’idée du « Programme de groupe pour les troubles cognitifs légers pour le couple aidant-aidé », mis en place par le CAPPA. Fondé sur des séances de groupe, le programme est prévu sur trois mois, à raison de deux après-midis par semaine, pour les personnes aidées. De leur côté, les proches aidants ou aidantes s’associent au groupe deux fois par mois. Axées sur six thématiques distinctes, les rencontres abordent tour à tour l’annonce du diagnostic, les stratégies pour mieux gérer le quotidien ou encore le réseau de soins genevois. Parmi les originalités du programme ? Le travail réalisé
Renseignements Christophe Delaloye CAPPA 10, rue des Épinettes 1227 Carouge Tél. 022 305 49 00
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Crédit : Denis Novikov/Bogsch & Bacco
Par Lætitia Grimaldi
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Affronter à deux l’annonce d’une maladie neuro dégénérative, mettre des mots sur ses ressentis ou encore adopter de nouvelles stratégies au quotidien : c’est le but du programme mis en place pour les per sonnes souffrant de troubles cognitifs légers et leur proche aidant ou aidante.
Actualité
sur la dyade « proche aidant ou aidante – personne aidée ». « La personne aidante peut être le conjoint, un enfant, un ami proche. Il s’agit de celui ou celle qui va devenir un point de référence dans une relation s’apprêtant à évoluer vers une forme de dépendance. Or ce nouveau rapport peut être difficile à établir, d’autant plus que lorsque la maladie survient, il y a toute une vie derrière, souvent empreinte de non-dits, voire de conflits », souligne Nora Schneider El Gueddari, psychologue-psychothérapeute au CAPPA et au Centre de la mémoire des HUG. Estime de soi
À l’issue des trois mois ? « Les bilans individuels témoignent le plus souvent d’un moindre niveau d’anxiété ou de dépression qu’au début du programme, ainsi que d’une qualité de vie bien meilleure, tant pour la personne aidée que pour le proche aidant », se réjouit Christophe Delaloye, psychologuepsychothérapeute responsable au CAPPA. Si les pathologies au cœur du programme sont généralement évolutives, il est aujourd’hui avéré que certaines mesures freinent l’avancée des symptômes. Parmi elles : une activité physique régulière, une alimentation saine, une vie sociale riche ou encore un niveau de stress sous contrôle. « En termes de stress, ce qui se vit au quotidien, notamment dans le duo ‟aidant-aidé”, est souvent déterminant. Le programme ne vise pas à donner un mode d’emploi rigide, mais des clés pour aider ce duo à vivre au mieux cette nouvelle étape de vie », conclut la Dre Gardijan.
Témoignage
« Être proche aidante, c’est aussi apprendre à être plus tolérante » Françoise*, 80 ans, retraitée « Ce sont les problèmes de mémoire de mon mari qui nous ont incités à suivre le programme proposé par les HUG. Nous y avons trouvé des conseils pour mieux gérer le quotidien, des moments d’échange et de détente, mais aussi un lieu moins émotionnel que la famille pour parler des difficultés et des peurs face à cette ”nouvelle vie”. Il est précieux de comprendre qu’être proche aidante, c’est aussi apprendre à être plus tolérante, notamment en identifiant les manquements dus à la maladie et non à la personne elle-même… »
* Prénom d’emprunt
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Autre particularité des séances : la démarche multidisciplinaire. Si lors de la première partie des rencontres, le personnel soignant aborde la thématique du jour par la discussion, la seconde utilise d’autres approches. « Une équipe d’ergothérapeutes, art-thérapeutes, psychomotriciennes ou encore musicothérapeutes amène les patients à stimuler ou découvrir certaines de leurs capacités », indique la psychologue. Et d’ajouter : « Le travail de groupe montre que la capacité de créer, de trouver une place parmi les autres et de prendre du plaisir n’est pas abolie par la maladie neurocognitive. Ces prises de conscience sont précieuses pour l’estime de soi et l’adaptation aux troubles cognitifs. »
Photo Nicolas Righetti | lundi13 Par Clémentine Fitaire
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R e n c o n t r e
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Dans la recherche aussi, le Covid aggrave les inégalités La Pre Angèle Ageron-Gayet, médecin adjointe agrégée au Service d’épidémiologie clinique des HUG et professeure au Département de santé et médecine communautaires de l’Université de Genève, s’intéresse à la participation des chercheuses dans la production scientifique.
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Rencontre
Nous nous sommes penchées sur trois places en particulier : celle de premier ou première auteure (c’està-dire la personne qui en général a contribué le plus au papier), celle de dernier ou dernière auteure (occupée par celui ou celle qui chapeaute l’ensemble de la recherche) et, enfin, celle d’auteur ou auteure de correspondance (occupée par la personne qui peut répondre à toutes les questions sur l’étude).
Les résultats obtenus font état d’une diminution de près de 20% de femmes premières auteures lors de cette période. Que s’est-il passé ? À la base, il y a déjà une différence de visibilité flagrante entre les hommes et les femmes dans la production scientifique. En 2018, les chiffres montraient à peu près 40% de femmes premières auteures et environ 20% de dernières auteures, qui est la place la plus « senior ». Durant la crise, une baisse générale de la participation des femmes dans la production scientifique a été observée, toutes places confondues. Cette perte de visibilité était surtout très marquée durant les premiers mois de la pandémie, qui correspondaient à une période de confinement à travers le monde et aussi à une surcharge de travail dans le milieu des soins. Les femmes auraient porté le plus lourd tribut de l’organisation familiale et celles qui étaient impliquées à la fois sur des activités de recherche et de soins ont dû délaisser leurs travaux de recherche pour se concentrer en priorité sur la clinique et la réorganisation des enseignements. Ces constats faits par d’autres chercheurs pourraient expliquer en partie nos résultats. Quelles pistes proposez-vous pour réduire ces inégalités ? Il y a un énorme travail à mettre en œuvre pour aller vers plus d’égalité, à 13
commencer par l’éducation de nos enfants. Ensuite, il faut adapter nos modes de fonctionnement familiaux et de travail, proposer une organisation plus flexible afin de ne pas bloquer les femmes dans leur désir de progression et leur donner le même accès que les hommes aux postes de direction. Plus concrètement, il y a aussi des incitatifs à mettre en place. Le système des quotas pour l’attribution de certains postes à responsabilités, par exemple, ou la shortlist de candidatures uniquement féminines utilisée en Angleterre dans certains partis politiques sont, selon moi, des modèles intéressants. La question des modes de leadership doit aussi être repensée avec l’application de nouveaux modèles de management. Enfin, le nouveau CV facultaire adopté par notre université donne moins de poids à des indicateurs de production scientifique, connus pour être discriminants, ce qui est un excellent moyen de diminuer les inégalités.
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Lorsque la dernière auteure (poste de supervision générale de la recherche) est une femme, il y a deux fois plus de chances que la première auteure en soit une également.
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Pulsations Vous vous intéressez depuis longtemps aux biais de genre dans la production scientifique. Quel a été l’impact de la pandémie ? Pre Angèle Ageron-Gayet Dès 2018, le projet ATHENA, fondé sur une collaboration internationale entre l’Université de Genève, les HUG et plusieurs pays, est né, soutenu par le pôle national de recherche SWISSMAPS et le Fonds Gomarin. Il vise à évaluer si les chances de publication – un marqueur important de la promotion académique – diffèrent entre les hommes et les femmes. Le prestigieux British Medical Journal et plusieurs autres revues scientifiques m’ont fourni un accès à leurs données pour les analyser. Lorsque le Covid est arrivé, nous avons trouvé intéressant de faire une comparaison entre ce qui était soumis avant et après la pandémie et d’analyser les places phares occupées par les femmes auteures, en particulier dans les études traitant du Covid-19 et donc réalisées en pleine pandémie.
Par Élodie Lavigne Illustrations Jérémie Mercier
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Comprendre l’anxiété pour mieux la gérer Si l’anxiété est une émotion commune, elle peut parfois devenir si intense et envahissante qu’elle nous fait perdre pied. Phobies, attaques de panique, troubles obsessionnels compulsifs, etc. Dans la population, 5 à 10% des personnes sont la proie de troubles anxieux. Les HUG disposent d’un programme de soins unique pour aider celles et ceux qui veulent apprivoiser leurs angoisses afin de mieux vivre avec.
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La phobie sociale 2 à 4 % de la population
C’est l’appréhension de situations sociales ordinaires, comme télé phoner en public, être regardé en train de dîner au restaurant, prendre la parole devant les autres, etc. Cette peur du ridicule et du jugement peut conduire à l’adoption de comportements de sécurité pour éviter l’attention sur soi. Le risque de dépression et d’addiction à l’alcool pour se désinhiber est élevé.
Au niveau biologique, l’anxiété s’explique par un dérèglement du système d’alarme dans le cerveau, en particulier de l’amygdale, siège de la peur : « À l’image du système immunitaire de l’allergique qui s’emballe pour un rien ou presque (pollen, poils de chat…), le système de la peur des personnes anxieuses est déréglé et en fait clairement trop. Leur seuil de tolérance est bas en raison d’une amygdale hypersensible qui réagit (ou anticipe) de manière exagérée à un objet, une situation, un animal », décrit le psychiatre dans un ouvrage* consacré à ce sujet. *J’ai envie de comprendre… L’anxiété et les troubles anxieux, Suzy Soumaille, Guido Bondolfi, préface de Christophe André, Éd. Planète Santé, 2015.
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L’anxiété maladive s’appuie sur des croyances catastrophistes : « C’est une tendance à imagi ner le pire, à surestimer le danger et à sous- estimer ses capacités à faire face », explique le Pr Guido Bondolfi, médecin-chef du Service de psychiatrie de liaison et d’intervention de crise et du programme troubles anxieux.
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e suis celle qu’on ne voit pas, je suis celle qu’on n’entend pas, je suis cachée au bord des larmes, je suis la reine des drames » sont les mots de l’artiste Pomme pour décrire l’anxiété dans sa chanson éponyme. S’inquiéter à l’égard d’une situation nouvelle, nous le faisons toutes et tous. La peur est une réaction instinctive qui nous protège, nous permet d’anticiper et de faire face aux dangers. Elle prend tout son sens dans un contexte de stress ponctuel ou de menace réelle en nous aidant à mieux les affronter. Mais parfois, elle n’a rien à voir avec la réalité, devient autonome et prend des proportions déme surées. L’anxiété, cette émotion pourtant si propre à l’être humain, devient alors patho logique. La ligne rouge est franchie lorsque la menace semble être partout, que les pensées anxieuses s’emballent sans que la raison ne parvienne à les relativiser. Un reproche au travail et nous craignons de perdre notre emploi. Des maux de tête banals et nous nous voyons déjà avec une maladie grave. Pour d’autres, c’est l’idée de monter dans un ascenseur ou de se retrouver dans la foule qui déclenche des sueurs froides…
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Cartographie des troubles anxieux 1 La phobie sociale 2 Le trouble anxieux généralisé (TAG) 3 Les phobies 4 L’attaque de panique et le trouble panique 5 Les troubles obsessionnels compulsifs (TOC)
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Dossier
Pulsations
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Différents visages
L’anxiété est reconnue comme un véritable trouble, répertorié dans les classifications diagnostiques internationales. « Les troubles anxieux se caractérisent par une triade de symptômes physiques, psychiques et comportementaux », relève le Dr Andrea Cremasco, chef de clinique au sein du programme troubles anxieux. Sur le plan physique, l’anxiété peut se manifester par une boule au ventre, des maux de tête à répétition, des lombalgies chroniques, etc. Elle peut prendre plusieurs visages et donner ainsi lieu à différents diagnostics (lire plus loin). Diffuse, sourde et perma nente dans le trouble anxieux généralisé (TAG), elle est centrée sur un objet précis dans les phobies ou les troubles obsession nels compulsifs (TOC) (peur des microbes, par exemple). Mais elle peut également être soudaine et brutale, comme dans l’attaque de panique : « Une situation anxiogène déclenche un cortège de réactions (palpita tions, tachycardie, pic de tension artérielle, vertiges, vision floue, fourmillements, crampes, troubles digestifs), ressenties de façon si intense que la personne se rend aux urgences. Il y a alors une prise de conscience de l’origine psychique de ces symptômes », poursuit le psychiatre. Un cercle vicieux
Sur le plan psychique, l’anxiété, surtout lorsqu’elle est généralisée, est « une véri table intolérance à l’incertitude », décrit le Pr Bondolfi. Elle s’exprime par une hyper vigilance de tous les instants et conduit à des comportements de sécurité et d’évitement. Par crainte de ne pas être à la hauteur ou d’être anéanties par leur peur, les personnes souffrant d’anxiété recourent à toutes sortes de stratégies : déléguer une présentation en public, renoncer à sortir de chez elles si elles ne sont pas accompagnées ou mettre au point des rituels pour se rassurer, par exemple. Même si elles en ont conscience, il leur est difficile de s’extirper de ce fonction nement : « Elles savent qu’elles exagèrent, mais elles ne peuvent pas faire autrement. Elles deviennent alors prisonnières de leur anxiété », commente le Pr Bondolfi. Si, à court terme, les stratégies d’évitement calment les angoisses, à long terme, elles restreignent la liberté. Quant aux rumina 16
Témoignage #1 GERMAIN, 30 ans
« Il ne faut pas hésiter à se faire aider » « Je souffre d’une anxiété généralisée avec une agoraphobie qui s’exprime par une peur de m’éloigner de mon domicile. Cela s’est déclenché en 2015, à l’époque des attentats de Paris. Je traversais une période difficile. Un dimanche soir, j’ai eu une grosse crise d’angoisse, avec des palpitations cardiaques, une sensation de perte de contrôle et de mort imminente. Ma mère m’a emmené aux urgences psychiatriques des HUG. Depuis, il y a des hauts et des bas. En période de crise, je suis dans un contrôle permanent et me prépare constamment au pire. Je rumine beaucoup, cela ne s’arrête jamais. Mon état s’est de nouveau dégradé avec la pandémie. Au début c’était très oppressant, je n’osais plus sortir car j’avais peur de voir des gens et de tomber malade. Aujourd’hui, je vais mieux grâce au suivi du Programme troubles anxieux. L’objectif de ma thérapie avec le psychologue est de reprendre une vie normale et des décisions sans que mon anxiété dicte mes choix. Je prends également des médicaments pour atténuer les symptômes. Lorsqu’on souffre d’anxiété, on a tendance à se rabaisser, mais il ne faut pas culpabiliser et ne pas hésiter à se faire aider. »
L’entourage, bien souvent, n’est pas épargné : « Lorsqu’une personne empêche toute sa famille de partir en vacances par peur de prendre l’avion ou qu’elle embarque ses proches dans des systèmes de rituels et de vérifications, elle prend les autres en otage et devient malgré elle un tyran », alerte le Pr Bondolfi. Mais surtout, ajoute Paolo Cordera, psychologue au sein du programme des HUG : « En évitant les situations que nous redoutons, nous risquons de nous éloigner de nous-mêmes et de ce qui nous importe. Par exemple, les personnes en proie à une phobie sociale évitent les contacts sociaux alors qu’elles leur ac cordent en réalité beaucoup d’importance. »
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« L’anxiété maladive est une tendance à imaginer le pire, à surestimer le danger et à sous-estimer ses capacités à faire face » Pr Guido BONDOLFI, médecin-chef du Service de psychiatrie de liaison et d’intervention de crise et du programme troubles anxieux
Une expertise unique
Le programme troubles anxieux des HUG est unique en Suisse romande. Les patients et patientes y sont adressées par leur médecin ou par un ou une psychologue. Tous et toutes bénéficient d’une évaluation approfondie par le biais d’entretiens, d’échelles diagnostiques et de question naires spécifiques. Lorsque le diagnostic est posé, une prise en charge médicopsychiatrique est proposée : psychothérapie individuelle ou de groupe, traitement pharmacologique si nécessaire et groupes fondés sur la pleine conscience (lire plus loin). « Nous avons un réseau compétent de psychiatres et psychologues vers lequel nous adressons une partie des patients et patientes après un bilan », indique le Pr Bondolfi. La palette thérapeutique est large et les chances de s’en sortir réelles. « Les troubles anxieux se soignent efficacement aujourd’hui, mais on n’en
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Le trouble anxieux généralisé (TAG) 4 à 6% de la population
La personne appréhende sans relâche les événements à venir, quels qu’ils soient. Sourde aux signaux rassurants, elle s’enlise dans une anticipation anxieuse. Ses projections négatives et son besoin constant de réassurance l’épuisent elle et son entourage. Le TAG s’accompagne souvent de tensions musculaires, d’agitation, d’insomnie, d’irritabilité, de ruminations, etc. 17
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À force de renoncements, un sentiment de dévalorisation s’installe. Lorsque l’anxiété devient souffrance, qu’elle nous rend irri table, qu’elle nous empêche de vivre et de travailler normalement, il faut demander de l’aide. Une absence de prise en charge peut mener à une chronicisation des troubles, voire à la dépression.
guérit pas complètement. L’approche consiste avant tout à atténuer les symp tômes et à aider à vivre avec », note le psychiatre. Il s’agit de remettre l’anxiété à sa place : « Elle peut faire partie du décor, mais ne doit pas être au centre de la vie », conclut Paolo Cordera.
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tions anxieuses, qui sont une vaine tentative de garder le contrôle sur les événements, elles sont, à la longue, source d’épuisement. Peu à peu, c’est toute une vie qui est condi tionnée par le trouble.
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Dossier
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Des racines dans l’enfance
La peur des inconnus, de la séparation d’avec ses parents, des monstres, du noir, des catastrophes naturelles, de l’échec scolaire, de l’exclusion, etc. Toutes ces craintes sont normales et passagères. En grandissant, l’enfant acquiert de nouvelles compétences qui lui permettent de les dépasser. Mais il arrive, au gré des expériences de vie (déménagement, séparation, maladie, deuil, conflits, agressions, etc.), que l’anxiété prenne le dessus. Elle trouve alors toutes sortes d’expressions selon l’âge et le stade de développement : cris de panique, besoin constant des bras des parents, troubles du sommeil, plus tard difficultés de concentration, mutisme, maux de ventre, nausées, attaques de panique, etc. « Si ces comportements perdurent ou si les peurs de l’enfant sont un frein, il faut en parler au pédiatre. Plus on intervient tôt, moins l’anxiété aura d’impact sur son développement », explique la Dre Pellet. La guidance infantile propose des consultations thérapeutiques parents-enfants, des thérapies mère-bébé, des psychothérapies ou des groupes thérapeutiques jusqu’à 5 ans. Résultant parfois d’une vulnérabilité biologique, l’anxiété n’est pas une fatalité pour autant, conclut la pédopsychiatre : « Dans la majorité des cas, le trouble anxieux, même s’il constitue un facteur de risque, n’évoluera pas à l’âge adulte, à condition d’être bien soigné. »
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« En évitant les situations que nous redoutons, nous risquons de nous éloigner de nous-mêmes et de ce qui nous importe » Paolo CORDERA, psychologue
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Les phobies 10% de la population
La peur se fixe sur un objet spécifique (chats, araignées, chiens, clowns, aiguilles, etc.). L’angoisse, irrationnelle, peut ou non être liée à une expérience traumatisante. La confrontation avec la situation redoutée, ou son anticipation, provoque des symptômes similaires à ceux d’une attaque de panique.
Crédit : Louis Brisset
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Les enfants aussi peuvent souffrir d’anxiété. Éclairage avec la Dre Maeva Pellet, cheffe de clinique en pédopsychiatrie à la guidance infantile.
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Dossier
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Stress, dépression, enfance : quelles influences? Trois questions au Pr Guido Bondolfi, médecin-chef du Service de psy chiatrie de liaison et d’intervention de crise et du programme troubles anxieux des HUG.
Témoignage #2 ANTHONY, 29 ans
« Je ne suis pas anxieux, mais je traverse des moments d’anxiété »
Une situation de stress chronique, comme on le vit avec le Covid-19, peut-elle conduire à des troubles anxieux ?
Pulsations
Pr Guido Bondolfi Personne n’est à l’abri de développer un trouble anxieux et, certainement, les conditions de stress chronique liées à la pandémie augmentent le risque de dévoiler des traits de notre personnalité qui, dans des conditions normales, n’apparaissent pas aussi clairement. Cependant, il est évident que les personnes les plus à risque sont celles qui présentent déjà des traits anxieux qui ne s’étaient pas encore traduits par des manifestations pathologiques.
Ce programme m’a apporté beaucoup de confiance dans ma capacité à “être avec” des sentiments d’anxiété et à ne plus le voir comme quelque chose d’affolant. Je connais mieux mon corps et mes sensations. Je ne me sens plus submergé, j’arrive à couper court. J’ai appris que je ne suis pas anxieux, mais je traverse des moments d’anxiété. C’est très différent. »
À force d’anxiété, peut-on basculer dans la dépression ?
Oui. Les troubles anxieux augmentent fortement le risque de dépression. Celle-ci s’y trouve associée dans environ 50 à 70% des cas. Les attitudes d’évitement et la peur anticipatoire finissent immanquablement par épuiser, miner l’estime de soi et affecter le moral. Cela étant, un état dépressif peut aussi se prolonger par un trouble anxieux.
* Mindfulness Based Intervention for Anxiety.
Crédit : DR
Un modèle parental inquiet augmente-t-il le risque d’avoir un enfant anxieux ?
Oui, dans la mesure où les parents anxieux vivent dans l’appréhension du pire et ont tendance à transmettre une vision menaçante du monde. La notion de danger diffus peut freiner les velléités d’exploration de l’enfant et l’amener à être constamment sur ses gardes.
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« J’ai débuté le programme de méditation de pleine conscience ciblé sur l’anxiété* en octobre dernier. Dans le groupe, il y a des personnes de tout âge qui ont une vie tout à fait normale. Avant, j’avais l’impression d’être le seul à vivre un trouble panique. Mais comme nos histoires se recoupent, cela amène un peu de normalité dans ce qui se passe en nous. Il y a une partie méditation et une partie thérapie cognitive et comportementale. L’alliance des deux, avec la synergie du groupe en plus, fait vraiment progresser. Notre instructrice, Frédérique Tettamanti, a une capacité d’écoute incroyable. Le lien avec elle aide beaucoup. La méditation est très complémentaire à la psychothérapie. C’est un outil magique qui permet de faire face à l’anxiété, mais qui s’inscrit aussi dans une hygiène de vie.
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Affronter pour se libérer
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Paolo CORDERA, psychologue au sein du programme troubles anxieux des HUG
Les TCC visent la réduction des symptômes de l’anxiété, voire leur disparition complète. Cela passe d’abord par une meilleure compréhension de ses mécanismes (éducation thérapeutique), puis par une désensibilisation grâce notamment aux thérapies d’exposition à la situation crainte. L’approche est collaborative et person nalisée. Les objectifs de la thérapie sont définis d’un commun accord avec le ou la thérapeute (psychiatre, psychologue, infirmier ou infirmière en psychiatrie) et actualisés au fil du suivi. Pour une personne, le but sera de participer à des soirées entre amis, pour une autre, être capable d’aller seule au supermarché ou monter au dixième étage d’une tour, par exemple. « Chaque personne a sa problématique propre. Nous cherchons à comprendre son fonction nement, pourquoi son
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L’attaque de panique et le trouble panique 2 à 3% de la population
Cet état de peur très intense (accélération des rythmes cardiaque et respiratoire, sueurs, etc.) survient brutalement, sans raison apparente, et s’accompagne d’un sentiment de mort proche et de perte de contrôle de soi (jambes en coton, vertiges, etc.), en l’absence de danger vital. Tout le monde peut faire une attaque de panique une fois ou l’autre dans sa vie. Lorsque ces crises se répètent, on parle de trouble panique. 20
système d’alerte se déclenche aussi facilement et quels sont les facteurs de maintien », explique Paolo Cordera, psychologue au sein du programme troubles anxieux des HUG. Grâce à un accompagnement bienveillant, la personne va pouvoir, par le biais d’une exposition progressive, rapprivoiser ses peurs, poursuit Frédérique Tettamanti, infirmière spécialisée en psychiatrie : « Sur le terrain, nous l’aidons à prendre conscience de ses pensées, de ses émotions, de son ressenti corporel et de son niveau d’anxiété. Et à assumer l’inconfort dans lequel la confrontation la place. » En effet, plutôt que de vouloir à tout prix éteindre les symptômes désagréables, il s’agit d’aug menter sa tolérance à les supporter. Au gré des expériences positives, la personne voit qu’elle est capable de faire face aux situa tions qui la mettent en alerte et regagne peu à peu confiance en elle. « Le but étant qu’elle devienne à terme sa propre thérapeute », commente Paolo Cordera. Bien que pragma tiques, les TCC n’éludent pas pour autant la question du sens, souligne le psychologue : « Il est plus facile d’exprimer son anxiété que sa tristesse. Il est important de regarder ce qui se cache derrière, sa signification et sa fonction dans la vie de la personne. » Médicaments : avec ou sans Les TCC peuvent ou non être associées à la prise de médicaments selon le souhait des patients et patientes et les recomman dations scientifiques. « Pour le trouble panique et l’agoraphobie, les études montrent qu’il est plus efficace de combiner les deux », illustre le Pr Guido Bondolfi, médecin-chef du Service de psychiatrie de liaison et d’intervention de crise et du programme troubles anxieux des HUG. Les antidépresseurs agissent sur les symptômes et les ruminations. Quant aux benzodiazépines, souvent prescrites, elles sont certes très efficaces à court terme, mais entraînent une dépendance dont il peut être difficile de sortir. « Elles ne sont pas un traitement de choix contre l’anxiété et leur prescription doit être limitée », insiste le psychiatre.
Crédit : Louis Brisset
Les thérapies cognitives et comporte mentales (TCC) sont le traitement de choix pour soigner les troubles anxieux.
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L’ an x
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Prévenir les rechutes grâce à la méditation
« Même après un traitement, il peut y avoir une anxiété résiduelle et une tendance à s’inquiéter. Grâce à la méditation de pleine conscience, les personnes apprennent à ne pas se laisser emporter dans les mécanismes de la maladie, tels que l’évitement », déclare Paolo Cordera, psychologue au sein du programme troubles anxieux. Au travers de neuf séances, intégrant des éléments de psychothérapie cognitive, de psychoéducation et de méditation, les participants et participantes apprennent à reconnaître les attitudes anxieuses et à revenir à la sérénité du moment présent, sans jugement. Mais aussi à ne pas surréagir lorsque le système d’alerte se déclenche. « Les pensées influencent notre ressenti. L’anxiété se nourrit de fantasmes. L’approche proposée consiste à en prendre conscience et à revenir à la réalité », explique Frédérique Tettamanti, infirmière spéciali sée en psychiatrie et instructrice du programme. Au fil de différentes expériences, chacun et chacune est invitée à évaluer son degré d’anxiété, ses effets physiques et Frédérique TETTAMANTI, psychiques et ses infirmière spécialisée ressources pour y en psychiatrie faire face. Il s’agit, au fond, de sortir des pensées automatiques pour être plus présent et présente à soimême et aux émotions qui nous traversent dans le but de gérer autrement les moments d’angoisse. Un programme au terme duquel les personnes parviennent à mieux recon naître l’anxiété et ses rouages, et à en faire leur cartographie personnelle.
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Crédit : Louis Brisset
Des événements de vie difficiles peuvent réactiver une anxiété. Pour prévenir la rechute, les HUG proposent un programme pour apprendre à mieux reconnaître l’anxiété.
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Les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) 2 à 3% de la population
Pour tenter de calmer les pensées angoissantes, les personnes souffrant de TOC se sentent obligées d’ac complir des rituels et des vérifications qui ne leur apportent en réalité aucun soulagement, puisqu’elles les reproduisent sans cesse. C’est une incertitude qui tourne en rond, nourrie par un sentiment de responsabilité exagérée. 21
Par Geneviève Ruiz Illustration María García-Ibañez
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L ’ o r g a n e
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Les 24 vertèbres qui soutiennent le crâne et protègent la moelle épinière constituent probablement l’une des parties les plus fascinantes du squelette humain. Essentielle à notre mobilité, la colonne vertébrale souffre de nombreuses vulnérabilités, comme l’usure des disques ou les fractures dues à l’ostéoporose.
LA COLON Expert
Pr Enrico Tessitore, médecin adjoint agrégé au Service de neurochirurgie des HUG
25%
des personnes montrent des signes de dégénérescence discale avant l’âge de 40 ans. Après, ce chiffre monte à 60%.
Empilement de vertèbres
La colonne vertébrale s’appréhende facilement par une série d’additions : 7 vertèbres cervicales + 12 thoraciques + 5 lombaires = 24 vertèbres, séparées par 23 disques intervertébraux qui assurent les liaisons entre ces pièces osseuses. Dans sa partie inférieure, la colonne est complétée par 5 vertèbres sacrales et 4 coccygiennes, soudées entre elles. On obtient ainsi cinq groupes, auxquels il faut encore ajouter le bassin, considéré depuis quelques années comme le sixième groupe.
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L’organe
Soutien, protection et mobilité
11 000 fractures des vertèbres par an sont dues à l’ostéoporose en Suisse.
90%
En moyenne, la composition en eau du noyau du disque intervertébral. Il est aussi composé de protéines spécifiques.
La colonne vertébrale, également appelée rachis, n’est pas un organe, mais une partie du squelette retrouvée chez tous les vertébrés et sur laquelle le genre n’a pas d’incidence. Elle remplit trois fonctions principales : elle supporte la tête, protège la moelle épinière – cette structure du système nerveux central qui permet la transmission des informations entre le cerveau et le reste du corps – et les mouvements du dos.
Importance de l’inclinaison du bassin
Vu de profil, le rachis prend une forme de S. Il y a deux courbures vers l’arrière appelées cyphoses – sacrée et dorsale –, ainsi que deux courbures vers l’avant, les lordoses lombaire et cervicale. Suivant l’inclinaison du bassin, déterminée à la naissance, les cyphoses et les lordoses peuvent être plus ou moins prononcées, mais harmonieuses. De face, un rachis sain forme une droite rectiligne.
Le mal de dos très fréquent
Traumatismes à haut risque
Déformations, infections et cancers
Environ neuf adultes sur dix souffrent de maux de dos au moins une fois dans leur vie. Leur origine est souvent multifactorielle. Ils peuvent être aussi bien dus au stress qu’à des lésions anatomiques. Parmi ces dernières, les plus courantes sont les rhumatismes ou les hernies discales. Ces pathologies peuvent résulter d’une usure due à l’âge ou au style de vie. Le manque d’exercice physique, l’obésité, les mauvaises postures ou le port régulier de lourdes charges peuvent user précocement le dos.
Les traumatismes des vertèbres sont de deux types : accidentels ou dus à la fragilité des os. Les premiers touchent souvent une population jeune et les seconds des personnes âgées souffrant d’ostéoporose. La fracture d’une vertèbre comporte toujours des risques graves d’atteinte à la moelle épinière. Les progrès dans le domaine de la chirurgie du dos augmentent la précision des interventions qui sont de moins en moins invasives, grâce à des technologies robotiques miniaturisées.
Parmi les autres maladies liées à la colonne vertébrale, on peut citer les déformations, comme la scoliose – torsion de la colonne vue de face –, les infections ou encore des tumeurs cancéreuses, résultant le plus souvent de métastases.
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5 milliards
Les coûts, en francs, liés au mal de dos en Suisse, en lien ou non avec le travail.
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E VERTÉBRALE
Par Elodie Lavigne Photo Nicolas Righetti | lundi13
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p o r t r a i t
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« La psychiatrie doit rester ouverte sur la communauté » Médecin-chef du Service de psychiatrie adulte des HUG et professeur ordinaire au Département de psychiatrie de la Faculté de médecine de l’Université de Genève, le Pr Stefan Kaiser revendique une approche positive de la psychiatrie. 24
Le portrait
C
’est à Francfort, en Allemagne, que naît Stefan Kaiser, d’une mère laborantine et d’un père chimiste. Attiré par la sciencefiction, il se rêve scientifique ou astronaute. Il découvre la médecine lors de son service civil obligatoire où il exerce comme ambulancier. À la suite de cette expérience, il entre en faculté de médecine. La psychiatrie, par ses dimensions à la fois biologique, psychologique et sociale, le fascine. Il en fera sa spécialité. Pendant ses études à Heidelberg, il part aux États-Unis, puis à Londres. Grâce à son épouse, professeure en droit, il déménage en Suisse, d’abord à Zurich, puis à Genève, où il saisit l’opportunité de devenir le médecin-chef du Service de psychiatrie adulte.
Intégrer et rétablir
Moins stigmatisée qu’autrefois, la psychiatrie doit selon lui continuer à « rester ouverte sur la communauté. J’ai le sentiment que nous pouvons vraiment construire quelque chose à Genève, où la tradition de psychiatrie communautaire est très ancrée », se réjouit-il. En tant qu’acteur majeur du système de santé, les HUG entretiennent en effet des contacts étroits avec le réseau de soins en santé mentale. Malgré la sévérité des situations rencontrées en milieu hospitalier, le chef du département partage une vision positive et optimiste de sa discipline :
2001
Début de la formation en psychiatrie et psychothérapie à l’Hôpital Universitaire de Heidelberg, Allemagne.
2009
Médecin cadre à l’Hôpital universitaire de psychiatrie de Zurich.
2017
Médecin-chef du Service de psychiatrie adulte des HUG et professeur ordinaire à la Faculté de médecine de Genève.
2020
Chef du Département de psychiatrie des HUG et directeur du Département de psychiatrie de la Faculté de médecine de Genève.
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À ses yeux, la psychiatrie a tout intérêt à s’écarter des dogmes pour être au plus près de ce que vivent les personnes en proie à une souffrance psychique : « Les systèmes diagnostiques sont un bon outil pour travailler et communiquer, mais ils ont des limites et doivent être améliorés. Pour un même diagnostic, deux personnes peuvent présenter des symptômes très différents. » Dès lors, il espère, à l’avenir, une plus grande utilisation de tests biologiques en laboratoire ou à l’aide de la neuro-imagerie, afin de mieux prédire le succès des traitements. Et que l’on s’appuie davantage sur les dernières découvertes scientifiques : « Il y a du retard dans l’application en psychiatrie des progrès en neurosciences. De même, il y a encore trop d’écarts entre les recommandations thérapeutiques et la réalité. Pour la schizophrénie, par exemple, beaucoup de données indiquent l’intérêt des thérapies cognitives et comportementales, mais dans les faits, il manque des thérapeutes spécifiquement formés pour la prise en charge de ces personnes. » Une question d’équilibre
L’équilibre entre science et clinique est tout un art. Son équilibre à lui, il le trouve dans le sport et les moments en famille : « Le travail prend beaucoup de place. Je me ressource auprès de mon épouse et mes filles. Le sport aussi me permet de déconnecter. » Il joue au basket avec ses collègues, fait du ski, du vélo et depuis peu du surf au Pays basque. Une simplicité qu’il essaie de reproduire dans la relation avec les patients et patientes : « Il est important de rester humain et fidèle à soi-même pour ne pas perdre le lien direct avec le patient ou la patiente. Il faut que la personne puisse voir qui elle a en face d’elle. »
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Humble, mesuré et discret, le Pr Kaiser aime communiquer avec ses équipes : « Ma porte est toujours ouverte. J’espère être perçu comme quelqu’un de fiable qui fait ce qu’il dit. » Rencontrer des personnes enthousiastes est vécu comme une source de motivation. Il se plaît à transmettre sa curiosité clinique et scientifique aux futurs et futures médecins et à contribuer à la recherche. Spécialisé dans les troubles psychotiques, dont la schizophrénie, le psychiatre s’intéresse en particulier à la baisse de motivation et d’expressivité : « Nous avons beaucoup d’options thérapeutiques pour ces maladies. Mais nous voulons encore mieux comprendre ces symptômes négatifs afin de développer de nouveaux traitements, tels que la stimulation transcrânienne. »
1972
Naissance à Francfort, Allemagne.
« Il n’y a pas de patients pour qui la perte d’espoir est justifiée. » Aujourd’hui, les psychiatres et psychologues, en partenariat avec les acteurs sociaux, visent le rétablissement fonctionnel et personnel de leurs patients et patientes. « Il s’agit moins de simplement réduire les symptômes que d’aider chacun et chacune à trouver sa place dans la société, un travail et une vie satisfaisante », souligne le professeur.
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5%
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Expert : Pr Basile Nicolas Landis, médecin adjoint agrégé, responsable de l’Unité de rhinologie et olfactologie aux HUG
Vanille, menthe ou fraise ? Si nos yeux sont en première ligne pour identifier l’aliment, le goût perçu est en réalité l’affaire du nez, de la langue et du nerf trijumeau. Mais attention, le terme « goût » est trompeur. Si la médecine y entend les goûts de base (sucré, salé, etc.), nos sens perçoivent en fait une infinité de saveurs.
Langue
Nerf trijumeau
L’olfaction par voie ortho-nasale
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Nerf olfactif
Thalamus
Les capteurs du nerf olfactif présents dans la cavité nasale sont capables d’identifier plus d’un million de molécules odorantes différentes. Les informations captées sont transmises au cerveau.
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4
5
En une fraction de seconde, un aliment éveille les capteurs de l’olfaction, de la gustation et du nerf trijumeau. L’information ainsi obtenue livre au cerveau des messages tels que plaisir ou aversion.
De la fourchette au cerveau
des personnes souffrent de perte complète de l’odorat (anosmie).
Le goût
Par Laetitia Grimaldi Illustration Muti | Folioart
L ’ i n f o g r a p h i e
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La gustation
La rétro-olfaction
Le nerf trijumeau
Les structures cérébrales Les informations gustatives convergent vers le thalamus (glande recevant les informations sensorielles) et les données olfactives vers le système limbique (siège des émotions et de la mémoire), avant de se rejoindre dans le lobe frontal où elles sont intégrées et traitées. La saveur d’un aliment est ainsi identifiée, mémorisée, appréciée, ou pas.
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Grâce à ses ramifications dans les structures nasales et sur la langue, le nerf trijumeau détecte température, texture ou encore caractère plus ou moins épicé des aliments.
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Suite à la mastication, un bouquet de molécules volatiles transite par le fond de la gorge vers les récepteurs du nerf olfactif.
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À l’œuvre sur la langue : non pas le « goût », mais le phénomène de gustation, impliquant une multitude de récepteurs, les papilles. Un procédé appelé « transduction » transforme l’information en message électrique qui fuse vers le cerveau via les nerfs glossopharyngien, facial et vague.
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3 000
Le nombre moyen de papilles gustatives sur la langue.
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Sucré
Zones les plus sensibles de la langue
Amer
Acide
Umami
Salé
Contrairement à une idée répandue, la langue ne possède pas de zones attitrées pour chacun des goûts de base que sont le sucré, le salé, l’amer, l’acide et l’umami (goût ressemblant à celui du bouillon de poulet). Elle présente en revanche des régions plus sensibles que d’autres, en lien direct avec l’abondance de papilles présentes. Hauts lieux de sensibilité : la pointe, les bords et le fond de la langue.
La perte de saveur
Perte de la gustation
Conséquences : mise en danger (fuite de gaz passant inaperçue, par exemple), sensation d’insécurité, qualité de vie diminuée, atteinte de l’humeur, etc.
Traitements : ils dépendent de la cause identifiée. Traiter une inflammation chronique permet par exemple de recouvrer l’olfaction. Si l’origine est post-infectieuse, la récupération est généralement spontanée, mais peut prendre jusqu’à trois ans.
Principales causes : lésion chirurgicale (après extraction des dents de sagesse, par exemple), cause neurologique (accident vasculaire cérébral, par exemple), certains médicaments, etc.
Conséquences : troubles de l’humeur, risque d’intoxication alimentaire, etc.
Traitements : ils dépendent de la cause identifiée. Si l’agueusie est consécutive à une intervention chirurgicale, la récupération est généralement spontanée.
Le plus souvent, ce qu’on appelle « perte de goût », ou agueusie, correspond à une perte de la gustation, entraînant une incapacité à distinguer les goûts de base (salé, sucré, etc.).
Principales causes : trouble rhinosinusien (polype, allergie, inflammation chronique, etc.), post-infection virale (Covid-19, par exemple), traumatisme crânien. À noter que dans 15% des cas, la cause demeure inconnue.
À la fois directe (par voie ortho-nasale) et indirecte (par rétro-olfaction), l’olfaction (ou odorat) tient une place prépondérante dans la perception des saveurs. L’anosmie désigne sa perte totale.
Perte de l’olfaction
Lors de la consommation d’un aliment, pouvoirs d’olfaction et de gustation sont intimement liés. La perte de l’un ou de l’autre peut déformer, atténuer ou éteindre la saveur perçue. Le plus souvent, le nerf trijumeau reste opérationnel et continue donc à renseigner sur la température ou la texture.
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Cartographie de la langue
L’infographie
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Par Yseult Théraulaz Photo Nicolas Schopfer
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T é m o i g n a g e
« Après le sport, je ressens un bien-être immense »
Il y a cinq ans, Jean David reçoit un coup de massue : un cancer du poumon lui est diagnostiqué. Loin de se laisser décourager, il participe au programme d’activité physique adaptée* proposé par le Service d’oncologie.
Programme Programme activité activité physique physique et et cancer cancer:: ililexiste existe depuis depuisjanvier janvier2017 2017grâce grâceau ausoutien soutiende dela laFondation Fondation privée privéedes desHUG. HUG.IlIlest estouvert ouvertààtous tousles lespatients patientset et patientes patientesatteintes atteintesde decancer canceravant, avant,pendant pendantou ouaprès après les lestraitements traitementsoncologiques. oncologiques.D’une D’unedurée duréede dedouze douze semaines, semaines, ilil vise vise àà réduire réduire les symptômes de la malamaladie, die, maismais aussiaussi à atténuer à atténuer certains certains effets effets secondaires secondaires des thérapies des thérapies et à encourager et à encourager à plus àlong plusterme long terme la la pratique pratique régulière régulière d’une d’une activité activité physique physique adaptée. adaptée.
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Témoignage
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e qui frappe en premier chez Jean David, 73 ans, ce sont sa joie de vivre et son sourire que l’on devine malgré le masque, pandémie oblige. Le retraité, installé dans une chaleureuse maison à Chavannesde-Bogis, n’est pas du genre à se laisser abattre.
Le septuagénaire accepte toutefois rapidement sa maladie et décide d’aller de l’avant. « J’ai eu besoin de réagir et de ne pas considérer cette nouvelle comme une fatalité. Je suis quelqu’un de très optimiste. J’ai commencé à me documenter pour savoir à quelle tumeur j’avais affaire et pouvoir envisager la suite en connaissance de cause. »
Le programme s’articule autour de deux rendez-vous hebdomadaires pendant une période de douze semaines : l’un en salle et l’autre en extérieur. Lors des séances en salle, les physiothérapeutes accompagnent les patients et patientes en leur montrant des exercices adaptés à leur condition physique, à leur traitement et à leur maladie. « Personne ne cherche la performance, il s’agit surtout de maintenir sa force musculaire et, dans mon cas, ma capacité pulmonaire. Les gens qui participent à ces sessions arrivent parfois avec la mine fatiguée et la plupart repartent détendus.
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Le bien-être ressenti n’est pas uniquement lié à l’activité physique pratiquée. Une fois par semaine, avant ou après la session d’exercices, une table ronde est proposée sur un thème particulier, cela peut être l’hypnose, l’acupuncture, etc. J’ai beaucoup apprécié ces réunions, car elles m’ont appris énormément de choses. » L’autre rendezvous hebdomadaire invite les participants et participantes à faire une balade autour de l’hôpital. Jean David, aujourd’hui en rémission, continue à bouger régulièrement : « Désormais, je m’astreins à une marche hebdomadaire de 40 minutes dans mon quartier et je fais également 20 minutes d’exercices chez moi tous les jours. Je n’aurais jamais imaginé cela si je n’avais pas suivi ce programme. » Autre chose inimaginable à ses yeux : participer à la marche de l’Escalade en décembre 2021. « Les physiothérapeutes nous ont proposé de relever ce défi. Cela représente plus de 8 km de marche. Il pleuvait des cordes ce soir-là, j’ai beaucoup souffert pendant les deux heures que l’épreuve a duré. J’ai dû m’arrêter au milieu d’une montée. Les accompagnants ne nous ont pas lâchés et nous sommes tous arrivés au bout. J’étais cassé, mais tellement satisfait d’avoir réussi. »
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En 2016, un diagnostic de cancer du poumon, à un stade déjà avancé, lui tombe dessus. « Je n’ai jamais été malade. Je me suis rendu chez mon généraliste pour une banalité. Il m’a trouvé fatigué et, me sachant exfumeur, m’a proposé de passer une radiographie des poumons. » L’examen révèle une tumeur sur le poumon droit. « Lorsque le Pr PierreYves Dietrich, du Service d’oncologie des HUG, m’a expliqué les traitements à envisager, j’avais le sentiment qu’il parlait de quelqu’un d’autre. »
Préserver son autonomie Après sa chimiothérapie et alors qu’il suit un traitement d’immunothérapie, il accepte de participer au Programme activité physique et cancer proposé à l’hôpital. « Je n’ai jamais fait de sport de manière assidue. Je suis plutôt un sportif occasionnel qui pratique les disciplines sportives au gré des opportunités. Lorsqu’on m’a proposé d’intégrer ce programme, cela m’a tout de suite fait envie. D’une part, cela m’a permis de voir d’autres personnes qui souffrent aussi du cancer et, de l’autre, cela m’a évité de perdre mon autonomie. Après chaque séance, j’ai ressenti un bien-être immense, tant physiquement que moralement. »
Pulsations
Par Yseult Théraulaz Illustration Andrea de Santis
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A c c o m p a g n e m e n t
Un coaching emploi pour les jeunes adultes suivis en psychiatrie
En collaboration avec les unités de soins et différents partenaires économiques, scolaires et sociaux, des coachs aident à retrouver confiance et autonomie pour construire un projet professionnel ou de formation.
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ela fait plus d’une dizaine d’années que l’Unité de psychiatrie du jeune adulte (UPJA) propose un suivi coaching à ses patients et patientes. « Par le passé, nous partions du principe qu’un malade ne pouvait pas travailler tant qu’il n’était pas guéri. Or, plusieurs études internationales ont démontré qu’un coaching emploi ou formation peut parfaitement s’intégrer au parcours de guérison », explique le Dr Logos Curtis, responsable de l’UPJA.
Accompagnement
Ainsi, le programme de cette unité accompagne les jeunes adultes tant au niveau de la prise en charge médicale de leurs troubles que de la recherche d’une activité professionnelle ou d’une formation. « Coachs et soignants interagissent entre eux. Ils ont ainsi une vision de l’individu dans sa globalité et non pas uniquement dans le cadre de son traitement ou de sa recherche d’emploi », poursuit le Dr Curtis.
Bénéficier ainsi d’un accompagnement sur le chemin de la réinsertion a des effets thérapeutiques évidents, explique le Dr Curtis : « Certains symptômes, comme l’anxiété, la dépression, le retrait social, entre autres, diminuent. Le coaching a également un impact positif sur l’image de soi et offre de nouvelles perspectives d’avenir. » Les contraintes liées au traitement ne sont pas occultées, tout comme celles liées à la formation : « Une personne qui veut s’inscrire dans une école ou trouver une place d’apprentissage doit respecter certains délais imposés par la société. Ce n’est pas toujours clair pour une ou un patient suivi en psychiatrie, mais ces impératifs
Et le Dr Curtis de conclure : « Ce n’est pas forcément le fait de trouver un emploi qui est bénéfique pour la personne, mais davantage l’approche combinée de soins et de coaching qui l’aide vraiment à se sentir mieux. »
Témoignage
« Grâce à mon coaching, j’ai décidé de suivre le collège pour adultes » Sacha*, 23 ans, a dû arrêter ses études après une crise de décompensation. Il a passé plusieurs semaines à l’hôpital. En 2020, il commence le jobcoaching et envisage l’avenir plus sereinement. « Après chaque séance, je me sentais bien. Je ressortais avec des objectifs concrets, cela me faisait sortir de tout ce processus thérapeutique. Aujourd’hui, je termine ma deuxième année au collège pour adultes. Grâce à ma coach, je pense à entreprendre des études d’art. Malgré les années difficiles que je viens de traverser, je sais que ma vie peut reprendre son cours et que je peux trouver un métier qui me passionne. »
* Prénom d’emprunt.
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2-3 x
Les personnes qui suivent un coaching ont deux à trois fois plus de chances de retrouver une activité que celles et ceux qui n’en bénéficient pas.
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L’Unité de psychiatrie du jeune adulte (UPJA) dispose de trois coachs qui suivent une cinquantaine de jeunes.
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« Connaître le traitement en cours, les conditions de vie et les envies des jeunes est un atout indéniable », explique Caroline Bartolini, infirmière spécialisée et jobformation coach. La prise en charge débute par un bilan qui fait un état des lieux de la situation de la personne en ce qui concerne sa formation en cours ou sa situation professionnelle. « À l’aide de différents outils, j’évalue son parcours dans ce sens. Par la suite, je m’adapte à son rythme et à ses besoins pour répondre aux objectifs qu’il ou elle se fixe. En fonction de ses envies, je peux l’orienter vers une formation ou un stage préprofessionnel. Mon bureau ne se trouve pas dans une unité de soins, la personne qui vient me voir ne se sent ainsi pas stigmatisée. J’investis alors sa partie saine, en lui montrant qu’elle n’est pas uniquement une personne souffrant d’une maladie », détaille Caroline Bartolini.
sont utiles, car ils donnent un objectif à atteindre. Certains jeunes redoublent d’énergie pour pouvoir s’inscrire dans un système de formation », confie Verena Marini, adjointe responsable des soins au Département de psychiatrie, répondante pour les soins à l’UPJA.
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Par Anna Bonvin Photos Fred Merz | lundi13
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R e p o r t a g e
Le parcours sans tache d’une blouse blanche Et si les HUG manquaient de linge propre ? Impensable, car le Service de traitement et distribution du linge veille au grain. Plongée dans cette blanchisserie XXL sans laquelle l’hôpital serait dans de beaux draps.
quelque 90 tonnes de linge hospitalier par semaine en assurant une qualité d’hygiène irréprochable ainsi qu’un approvisionnement régulier et fiable. « Le textile est une matière difficile à traiter par des machines et celles que nous utilisons sont complexes. Il survient tous les jours des imprévus, mais l’hôpital n’a jamais manqué de linge », explique Ludovic Gauthier, assistant responsable de la maintenance.
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Un rythme de travail effréné
elon plusieurs études, la blouse blanche portée par le corps médical serait pour les patients et patientes un gage de compétence et de fiabilité. Un effet rassurant qui se dissiperait pourtant bien vite si, au lieu du blanc immaculé, la blouse était d’un beige douteux. Si le personnel médico-soignant des HUG ne s’est jamais confronté à cette situation, c’est grâce aux offices d’un service aussi essentiel que méconnu : le Service de traitement et distribution du linge (STDL). Sa mission ? Traiter 32
Pour découvrir ce « service de l’ombre », il faut se rendre sur le site de Belle-Idée, dans l’une des plus grandes blanchisseries publiques de Suisse : la Centrale de traitement du linge (CTL). Alors que nous atteignons cette bâtisse à deux niveaux où travaillent 73 personnes sur les 114 que compte le service*, un camion s’apprête à décharger sa cargaison de linge sale. * Le service comprend également une petite blanchisserie artisanale, où est traité le linge délicat et privé, sur le site de Loëx (qui compte neuf employés) ainsi qu’un service de distribution sur les différents sites des HUG (32 personnes).
Reportage
doit alors suivre une trithérapie préventive. Heureusement, grâce aux campagnes d’information auprès du personnel médicosoignant, les accidents sont rares (un cas par an) », souligne Yoann Lemieux, chef du STDL. 30 minutes pour un lavage irréprochable
Automatiser pour réduire la pénibilité Mise sur cintre manuelle des vêtements propres par le personnel du secteur « finitions ».
Puis, tout va très vite. Premier arrêt : secteur du tri. Draps, blouses, chiffons… le linge est empoigné à bout de bras et classé par catégories dans un rythme de travail soutenu. « Les collaborateurs et collaboratrices du service ont beaucoup de mérite. Leur tâche est très physique et comporte certains risques, dont celui de se piquer avec une aiguille usagée oubliée dans une poche. La personne concernée
Les textiles poursuivent ensuite leur folle course, direction le secteur « finitions ». Au fond de la grande salle vitrée, difficile de manquer l’étrange ballet de milliers de vêtements qui, suspendus à un rail au plafond, dansent au-dessus des têtes de cinq collaboratrices. Le rôle de ces dernières ? La mise sur cintre manuelle des habits. Là encore, cela va vite : 11 500 vêtements accrochés par jour. Une activité répétitive et fatigante, comme de nombreux postes à la Centrale. « Nous réfléchissons
Le linge sale est trié par catégories avant d’être conduit au tunnel de lavage.
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Prochaine étape : lavage et désinfection, assurés par deux tunnels de 15 mètres de long traitant quelque 2,4 tonnes de linge par heure. « Ce rendement est obtenu par un savant équilibre entre la température de lavage, les produits chimiques, la force mécanique des machines et le temps de contact. Tout linge hospitalier étant considéré comme potentiellement contaminé, les produits que nous utilisons sont donc fongicides, virucides et bactéricides », détaille Yoann Lemieux. En trente minutes, le linge est entièrement traité, désinfecté et essoré.
Pulsations
toujours à la façon de réduire la pénibilité du travail. Le personnel occupe chaque semaine un poste différent et les équipements sont pensés de manière ergonomique et adaptables lorsque cela est possible. Enfin, les tâches les plus difficiles sont automatisées », poursuit Yoann Lemieux. Car la technologie ne cesse d’optimiser l’activité de la blanchisserie, comme en témoigne un autre poste du secteur où le reste du linge – draps, alèses, etc. – est bruyamment avalé par deux machines, les calandres, d’où il ressort séché, repassé, plié et empilé.
Le linge propre, plié et empilé, est stocké dans des armoires en vue de son acheminement vers les sites hospitaliers.
Au secteur « couture », les vêtements endommagés sont réparés.
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Une qualité irréprochable
La ronde de vêtements au plafond est quant à elle convoyée vers un tunnel de séchage et défroissage, puis stockée en vue de sa distribution. Celle-ci est optimisée par un système de puces insérées dans les vêtements, permettant de connaître la « consommation » des services en temps réel. Mais pas question de rejoindre l’ultime étape de répartition des commandes sans un dernier contrôle auprès de Georgina Richard et son regard perçant. « Mon rôle est de vérifier la qualité des vêtements nettoyés », explique l’employée de buanderie alors que les pièces défilent devant son visage. « Je travaille ici depuis 22 ans, c’est dire si j’ai l’œil ! Défaut de couture, bouton manquant, vêtement froissé… je suis sûrement trop maniaque, mais je ne laisse rien passer ! », admet-elle en riant.
Le carrousel à vêtements Opéra, sur le site Cluse-Roseraie, où le personnel hospitalier se fournit en vêtements propres.
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La balance : vrai ou faux ? Cet objet est présent dans presque tous les foyers. Les explications du Pr Zoltan Pataky, responsable de l’Unité d’éducation thérapeutique du patient et de la Consultation d’obésité adulte, pour une utilisation intelligente et sensée pour la santé.
Crédit : istockphoto
du corps et de l’acceptation de soi est importante. Le bon poids, même s’il est un peu supérieur ou inférieur aux recommandations (IMC), est celui avec lequel on se sent bien, à condition de ne pas avoir d’autres problèmes de santé (diabète, etc.).
Un écart de 500 grammes entre deux mesures n’est pas significatif. Vrai. Les petits écarts reflètent la physiologie du corps et sont d’autant plus visibles si une personne se pèse trop souvent. Le poids varie en fonction du transit, des boissons et repas ingérés, etc. En période de règles chez la femme, des différences de 2 à 3 kg peuvent même être observées, en raison de la rétention d’eau ou de l’augmentation de l’appétit.
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pertinent chez les personnes avec un poids sain. En cas de dénutrition en revanche, surveiller sa masse maigre (les muscles) peut être utile en vue d’adapter l’alimentation. À savoir également, la précision n’est généralement pas au rendez-vous avec les balances proposées dans le commerce. Elles ne remplacent en aucun cas la surveillance d’un ou une professionnelle de santé disposant d’appareils fiables.
* IMC = poids (kg) / taille (m)2
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Le poids dans lequel on se sent bien n’est pas forcément le poids idéal du point de vue de la santé. Vrai. La question de l’image
Connaître sa masse grasse et maigre est utile. Vrai et faux. Ce n’est pas
Par Élodie Lavigne
indicateur de santé, mais il doit être interprété avec nuances. À lui seul, il ne reflète pas la composition corporelle et ne dit rien de la répartition de la masse grasse. Il convient pour cela de mesurer le tour de taille – où peut se concentrer la graisse abdominale –, prédictif des maladies cardiovasculaires et métaboliques. L’indice de masse corporelle (IMC*), qui met en rapport la taille et le poids, est aussi à prendre en compte.
a un poids sain, se peser une fois par mois suffit et permet de dégager une tendance et de suivre son évolution. En cas de surpoids, mais aussi de maigreur, il est toutefois conseillé de le faire une fois par semaine. Après une perte de poids, il est prouvé que monter sur la balance régulièrement favorise le maintien du poids à long terme. Des pesées trop fréquentes peuvent en revanche déclencher des troubles du comportement alimentaire. Enfin, il convient de se peser toujours dans les mêmes conditions, de préférence le matin à jeun et en sous-vêtements.
V r a i - F a u x
Il est important de connaître son poids. Vrai. Le poids est un
Il faut se peser chaque semaine. Vrai et faux. Lorsqu’on
Illustration Bogsch & Bacco Par Clémentine Fitaire
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C y s t i t e
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Attention aux infections urinaires à répétition Plus d’une femme sur deux est concernée par une infection urinaire au cours de sa vie. Les cystites, qui touchent aussi les hommes, sont le plus souvent bénignes, mais doivent être prises au sérieux en cas de récidive.
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econnaissables aux douleurs et à la gêne qu’elles occasionnent, les infections urinaires dites basses – localisées au niveau de la vessie – sont fréquentes. Elles indiquent la présence de germes dans les urines, le plus souvent issus du système digestif, comme la bactérie Escherichia coli, à l’origine de symptômes évocateurs : sensation de brûlure en urinant, douleurs dans le bas-ventre, besoin fréquent d’uriner, parfois du sang dans les urines… Concernant les femmes dans 90% des cas, ces cystites sont favorisées par la particularité anatomique de l’urètre féminin, plus court et plus proche de l’anus que celui de l’homme.
« La présence de bactéries dans les urines ne signifie pas forcément qu’il y a une infection. C’est l’ampleur de la réponse inflammatoire, propre à chaque individu, qui va générer les symptômes », explique la Dre Angela Huttner, médecin adjointe agrégée au Service des maladies infectieuses. Quand s’inquiéter ?
Au-delà de trois infections urinaires par an ou plus de deux en six mois, il est juste de parler d’« infections récidivantes ». Une consultation est alors nécessaire pour mener d’éventuelles explorations afin d’identifier une cause spécifique et mettre en place un traitement adapté. « La présence
Niveau d'hydratation selon la couleur des urines Sévére déshydratation
Importante déshydratation
Déshydratation
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Légère déshydratation
Cystite
Le saviez-vous ? Les cystites sont plus fréquentes en été, les températures élevées favorisant la prolifération de la bactérie Escherichia coli.
Seul le D-mannose, un sucre naturel testé cliniquement, a montré une certaine efficacité. En se liant aux cils des bactéries responsables de l'inflammation, il empêche ces dernières de se fixer à la paroi vésicale. Il peut donc présenter une première ligne de traitement sans risque d’effets indésirables. En cas de persistance des symptômes ou face à des cystites récidivantes, un traitement antibiotique, parfois associé à un anti-inflammatoire, est prescrit.
Une consultation dédiée Une consultation multidisciplinaire dédiée a été mise en place un jeudi par mois dans les services d’urologie et d’infectiologie des HUG. Elle est destinée aux femmes et aux hommes qui présentent des infections à répétition ou compliquées avec résistance aux traitements anti biotiques. Florence, 63 ans, sous autosondages vésicaux et porteuse d’une stomie (orifice par lequel les urines ou les selles s'évacuent spontanément) suite à un cancer du côlon, a ainsi rencontré conjointe ment une infectiologue et une urologue afin d’obtenir un avis spécialisé. « Moi qui ne connais que trop bien les désagréments des infections urinaires, j’ai reçu de nombreuses informations et la prescription d’un traitement anti biotique préventif sur trois mois qui s’est avéré très efficace », se souvient la patiente, au terrain particulièrement vulnérable.
Boire suffisamment
En prévention ou en cas d’infection urinaire ponctuelle chez une femme adulte en bonne santé, augmenter l'hydratation suffit souvent à traiter le problème. L’action est mécanique : accroître sa consommation d’eau augmente les mictions permettant de mieux chasser les bactéries de la vessie et de l’urètre. « L’apport d’un litre et demi d’eau en plus de l’apport de base dans la journée diminue presque de moitié le risque d’infection urinaire », constate la Dre Huttner. Parmi les autres gestes préventifs, il est recommandé d’uriner et de se laver après chaque rapport sexuel, ce dernier favorisant la remontée des bactéries vers l’urètre. En revanche, les douches vaginales répétées sont à proscrire, car elles entraînent la destruction des « bonnes » bactéries protectrices de la flore vaginale.
Normale
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d’autres symptômes, comme du sang dans les urines, des douleurs dans le dos, le flanc ou encore de la fièvre, doit également amener à consulter en urgence. En effet, ils peuvent indiquer une infection urinaire se propageant vers les reins – ou vers la prostate chez les hommes –, bien plus dangereuse que la cystite simple », prévient la Dre Vanessa Fenner, médecin adjointe au Service d’urologie. Les personnes à risque, comme les femmes enceintes, les hommes, les enfants ou les personnes immuno déprimées, même si elles ne connaissent pas des infections à répétition, doivent aussi consulter rapidement.
Du côté de la phytothérapie ou des compléments alimentaires, il n’existe pas d’évidence robuste pour attester de leur efficacité. Si la canneberge (cranberry) est souvent citée, son action directe sur les infections urinaires n’a jamais été prouvée scientifiquement. « Mais si cela peut inciter les femmes concernées à boire davantage, tant mieux, cela ne peut pas faire de mal », confie la Dre Fenner.
Bonne
Très bonne
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Optimale
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Par Laetitia Grimaldi Photo François Wavre | lundi 13
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L ’ i n v i t é e
« La vie reste de la vie jusqu’au bout » Infirmière à l’EMS des Mouilles, chargée de cours à la Haute école de santé de Genève et présidente de l’association Palliative Genève*, Muriel Delacquis a croisé la route des soins palliatifs il y a une douzaine d’années. Depuis, elle y consacre sa vie, comme une évidence. Pulsations Les soins palliatifs semblent dessiner un véritable fil rouge dans votre quotidien… Muriel Delacquis Effectivement, ils sont au cœur de tout mon engagement professionnel. Un tournant s’est opéré dans mon parcours il y a douze ans environ. J’étais alors infirmière en chirurgie depuis plusieurs années et en quête de ce qui donnerait plus de sens à mon travail de soignante. Je souhaitais notamment mieux accompagner les patients et les patientes dans les moments les plus difficiles de leur vie. Un stage aux HUG m’a permis de découvrir les soins palliatifs, indispensables à une prise en soin des résidents et résidentes d’EMS. Cela a été une révélation.
* www.palliativegeneve.ch
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L’association Palliative Genève, que vous présidez depuis quatre ans, fêtera en 2023 ses trente ans d’existence. Quelles sont ses missions aujourd’hui ? Notre priorité est de mieux faire connaître les soins palliatifs auprès du grand public et de fédérer les nombreux partenaires genevois actifs dans ce domaine. Parmi eux : les HUG, l’institution genevoise de maintien à domicile (imad) et une multitude d’associations. Dans cette perspective, nous travaillons avec la Direction générale de la santé à la mise en place d’une ligne téléphonique visant à orienter les personnes qui en ont besoin, leurs proches, mais également le personnel professionnel, vers les partenaires les plus à même de les soutenir. Quelles formes peuvent aujourd’hui revêtir les soins palliatifs ? Comme le rappelle l’Organisation mondiale de la santé, les soins palliatifs « doivent être dispensés dans le cadre de services de santé intégrés et centrés sur la personne », mais ils peuvent tout autant être organisés à l’hôpital qu’au sein d’un EMS ou à domicile si la situation le permet. Leur objectif est centré sur la qualité de vie des personnes souffrant d’une pathologie à la fois chronique, évolutive et sans possibilité de guérison complète. Ils comprennent toutes les mesures de soins et de soutien permettant
L’invitée
de prévenir ou soulager les souffrances, qu’elles soient physiques, psychiques, spirituelles ou familiales. Les soins palliatifs ont aussi pour vocation d’aider les personnes concernées – et leurs proches – à anticiper les questions liées à la fin de vie. Bien sûr, ces démarches peuvent être complexes, mais elles peuvent aussi apporter un confort et une sérénité précieuse, même dans les cas les plus sombres.
Comment compose-t-on avec un quotidien au plus près de la vie, mais également de la mort ? Le sujet de la fin de vie n’a jamais été tabou pour moi. Dès l’enfance, j’ai eu des amis atteints de maladies incurables et nous sommes restés proches jusqu’à la fin. Cela n’exclut pas les moments de tristesse, de découragement, les « à quoi bon ? », mais travailler dans les soins palliatifs m’a offert des moments inouïs. La clé, pour moi, est de savoir se fixer des objectifs raisonnables et de s’y consacrer pleinement, sans jamais oublier que la vie reste de la vie jusqu’au bout.
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L’approche collective en est-elle la clé ? J’en suis convaincue. Les soins palliatifs se sont éloignés de la vision paternaliste de la médecine centrée, il y a trente ans encore, sur le savoir du médecin qui, tôt ou tard, devait s’avouer vaincu face à une maladie incurable. Aujourd’hui, c’est la difficulté du moment qui est mise au centre de la table et l’expertise est collective. Elle inclut la personne concernée, ses proches et le personnel soignant impliqué (médecin, infirmier ou infirmière, physiothérapeute, ergothérapeute, assistant ou assistante sociale, etc.). L’objectif est à la fois d’apporter des solutions adaptées, mais également d’anticiper ce qui peut l’être, tout en restant souple face à l’incertitude propre à ces situations par essence complexes et évolutives.
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Par Elodie Lavigne
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J u n i o r
Illustrations PanpanCucul
L'hyperactivité et les troubles de l'attention
Experts Dre Anouk Berrebi, médecin interne, et Dr Santiago Peregalli, chef de clinique, du Service de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent
L'hyperactivité (H) concerne 5 à 7% des enfants. Deux tiers d'entre eux présentent également un trouble de l'attention (TDA). Chez les enfants avec un <<TDAH>>, certaines zones du cerveau fonctionnent différemment et entra nent des réactions inadaptées et souvent mal comprises.
Comme un lion en cage
Je suis souvent dans la lune
Lorsqu’on souffre de TDAH, les aires du cerveau qui jouent un rôle de <<chef d’orchestre>> ont du mal à contrôler les comportements. Résultat : on se met à bouger quand il ne faut pas, par exemple en classe, ou on fait le clown à des moments où on doit se concentrer. Mais on ne le fait pas exprès ! Ce sont les mécanismes d’autocontrôle qui ont du mal à se mettre en route.
Certains enfants sont relativement calmes et n’ont que des soucis d’attention. En classe, ces enfants rêvassent, quitte à oublier les consignes, ne pas terminer leur travail à temps, faire des fautes d’inattention. Ils ou elles perdent des objets à répétition : bonnet, gant, crayons qu’il faut tout le temps racheter et, malheureusement, même des choses auxquelles ils tiennent, comme des cartes Pokémon. Ils ont aussi tendance à oublier les rendez-vous, l’heure qui passe, etc.
En partenariat avec
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J'explose comme un volcan Là aussi, c’est le fameux chef d’orchestre qui a oublié de faire son travail ! Ce dernier est chargé de contrôler les émotions qui nous traversent durant la journée et elles sont nombreuses... un peu comme une gare où passent plein de trains en même temps avec des aiguilleurs un peu étourdis. Il suffit d’une petite perturbation et c’est le désordre. Les émotions vont dans tous les sens.
Junior
Je ne le fais pas exprès De la même manière, les envies peuvent déborder. On a du mal à les canaliser et on se montre brusque avec les autres. Le cerveau peut aussi avoir de la peine à contrôler les gestes et le <<check>> sur la main d’un copain part plus fort qu’on l’aurait voulu. Cela peut être ennuyeux dans un groupe d’amis qui, à force, n’a plus envie de jouer avec lui ou elle.
J'ai l'impression de faire toujours faux
Comment peut-on m'aider ? Si tu en souffres, il faut consulter un ou une spécialiste (pédopsychiatre, psychologue). Après une <<enquête>> auprès de tes parents et de l’école, on te fera passer des tests (sortes de petits jeux) pour voir où se situent tes difficultés. Une fois le diagnostic posé, plusieurs choses peuvent être mises en place afin de mieux comprendre le trouble et t’aider à t’organiser grâce à des techniques qui marchent. Si besoin, le ou la médecin peut te prescrire des médicaments appelés <<psychostimulants>>.
En savoir plus
Consultation aux HUG : 022 372 24 20
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Cette impulsivité peut jouer des tours. On fait des <<bêtises>> sans le vouloir, on se fait gronder, montrer du doigt comme le <<perturbateur>> ou la <<perturbatrice>>. A force, on se sent triste et ne valant rien, car on a l’impression que quoiqu’on fasse, ce sera toujours faux. Cela peut entraîner un sentiment d’injustice et une certaine rancune envers l’entourage, qui rend les relations encore plus difficiles. On se sent parfois en décalage. On travaille beaucoup, mais nos résultats ne sont pas à la hauteur. Au sport, on est inattentif ou inattentive, brusque, alors personne ne nous choisit dans les équipes. Il nous arrive de gâcher les choses malgré nous. Ce sentiment de <<manque de contrôle>> peut faire perdre confiance en soi.
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Gratuité, simplicité, plein air : les avantages de la marche sont nombreux. Pratiquée en solo ou à plusieurs, quels que soient son âge et sa condition physique, cette activité est toujours pleine de bénéfices pour la santé.
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La marche est le meilleur remède pour l’homme », disait Hippocrate. Et pour cause, c’est une activité d’endurance qui sollicite l’ensemble de l’organisme. Le système cardiovasculaire, en premier lieu. Une marche quotidienne de 10 000 pas serait ainsi aussi efficace qu’un jogging pour ce qui est de la réduction du risque de maladies cardiaques. Sur la santé musculaire et osseuse aussi, les effets d’une activité physique régulière sont connus. Plus globalement, le renforcement du corps aide à compenser la fonte des muscles liée à l’âge ou à la sédentarité, participant par la même occasion à lutter contre le surpoids.
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Pour tous et toutes ? C’est ce qui la rend universelle et si prisée : son accessibilité, y compris pour les personnes âgées. « À condition d’adapter le rythme et la durée des séances et de prévoir éventuellement un accompagnement chez les personnes qui rencontrent des troubles de l’équilibre, par exemple », prévient tout de même Philippe Sigaud, infirmier-chef de projet au Service de cardiologie, responsable du projet EURECA (lire encadré). Contrairement à d’autres sports, la marche ne présente aucune contre-indication particulière. « Mais il est toutefois important de veiller à diversifier les activités pour solliciter d’autres parties du corps et éviter la monotonie », rappelle le spécialiste. Du bien au corps et à la tête Vous l’avez sûrement constaté lors d’une de vos promenades, marcher fait aussi travailler le cerveau : les pensées bouillonnent, on médite, on déstresse, un sentiment d’euphorie nous envahit… Cela s’explique peut-être par le cadre propice à la contemplation, à la prise de conscience, ou par le rythme plus lent de ce mode de déplacement qui appelle à la réflexion. Probablement aussi par la stimulation du système nerveux parasympathique, qui bloque les hormones du stress, ou encore par
Crédit : Shutterstock
Par Clémentine Fitaire
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M i e u x -v i v r e
La marche, à consommer sans modération !
Mieux-vivre
la libération d’endorphines dans le cerveau sous l’impact du mouvement. Des chercheurs américains ont également démontré que cette activité améliorait de 50% nos inspirations créatrices. « La marche, c’est le “ cheminement ”, à la fois dans ses pas, mais aussi dans sa tête. Et lorsqu’on marche à plusieurs, un dialogue, une osmose, se tisse avec le groupe. On ne voit pas cela dans d’autres pratiques », note Philippe Sigaud.
Préférer aller faire ses courses à pied plutôt qu’en bus, privilégier la marche à la voiture pour les petits trajets, rendre visite à un proche, sont aussi des manières d’intégrer la marche à son quotidien.
* Club alpin suisse, Vaud Rando, Genève Rando…
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C’est le temps d’activité physique à intensité modérée, comme la marche soutenue, qu’il est recommandé de pratiquer chaque semaine dans un but de prévention cardiovasculaire. Source : Office fédéral de la santé publique
Le programme EURECA Proposer une activité physique régulière aux patientes et patients atteints de maladies cardiovasculaires pour les aider à améliorer leur condition physique tout en gagnant en autonomie et en confiance en soi : tel est l’objectif que s’est fixé le programme EURECA (Ensemble Unis pour une RÉadaptation CArdiaque). Soutenu par la Fondation privée des HUG, il propose des séances d’entraînement individuelles et collectives, ainsi que des défis sportifs ambitieux. Pour en savoir plus www.hug.ch/cardiologie/ eureca-ensemble-unis-pourreadaptation-cardiaque
S’équiper pour marcher Avant de partir, il est préférable de prévoir : • des chaussures adaptées au type de terrain (route, chemin, montagne). • des bâtons de marche, si nécessaire. • des lunettes et un chapeau en cas de beau temps. • de l’eau et un en-cas. • un téléphone ou GPS pour les balades en forêt ou sentiers isolés. • un répulsif à tiques lors des promenades en lieux et périodes à risque.
Avril - Juin 2022
Se fixer des buts raisonnables Comme pour toute activité physique, il est important de fixer un cadre. « On ne va pas se lancer dans une expédition de plusieurs kilomètres si on n’a pas fait de sport depuis dix ans. Plus que la performance, c’est la régularité qui est importante », explique Philippe Sigaud. Pour les mordus qui souhaiteraient en découvrir toutes les facettes, il existe de nombreux groupes de pratique collective*, adaptée à tous les niveaux et aux différents styles (marche nordique, randonnée, marche urbaine, etc.) pour évoluer dans des cadres variés (forêt, route, montagne, etc.) en toute saison.
2h30
Pulsations
L’Unité de soins intermédiaires des Trois-Chêne certifiée
Le Service de neurologie des HUG recherche des participantes et des participants pour une étude visant à identifier les marqueurs de l’aggravation neurologique de la sclérose en plaques. Cette aggravation, qui intervient dix à quinze ans après les premiers symptômes, n’a pas de traitement. Identifier
Prix Pfizer de la recherche au Dr David Legouis Le Dr David Legouis, médecin adjoint au Département de médecine aiguë des HUG, a reçu le prix Pfizer de la recherche 2022, une reconnaissance prestigieuse en Suisse, pour une importante découverte dans le domaine de l’insuffisance rénale aiguë. Aux soins intensifs, cette défaillance
spécifiquement orientée vers la prise en charge de la personne âgée, une première en Suisse. Cette certification est fondée sur des directives d’exigences minimales en termes de personnel, d’organisation et de locaux au niveau fédéral. Elle répond aux standards validés par des sociétés de médecine suisses et par la Société suisse de médecine intensive. La vocation de cette unité, qui existe depuis 20 ans, est d’offrir des soins hautement spécialisés et de qualité, ainsi qu’une surveillance étroite à des patientes et patients âgés en état critique.
ces marqueurs permettrait de développer de nouvelles thérapies et de tester leur efficacité. Peuvent participer à cette étude des personnes en bonne santé, âgées entre 45 et 55 ans, qui n’ont pas de maladie neurologique connue, ne sont pas enceintes et ne présentent pas de contre-indication à la ponction lombaire (comme des troubles de la coagulation sanguine). Pour en savoir plus sur le déroulement et les modalités de dédommagement : hug.plus/etudemarqueurs-SEP
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majeure de la fonction des reins touche plus d’une personne sur deux. Le seul traitement existant est le recours à la dialyse. Si cette méthode est efficace pour épurer les toxines, la mortalité reste élevée, allant jusqu’à 50%. L’étude, menée par les HUG et l’Université de Genève, a révélé que cette surmortalité était associée à un déficit de production de glucose par le rein, fonction qui pouvait être améliorée par l’administration de thiamine, également appelée vitamine B1. Ces travaux avaient par ailleurs déjà été primés à la Journée de la recherche clinique 2021 des HUG.
Crédits : Louis Brisset, AdobeStock, Julien Gregorio
Par Giuseppe Costa
Avril - Juin 2022
B r è v e s
L’Unité de soins intermédiaires (UIMC) de l’Hôpital des TroisChêne a été certifiée en juin 2021 par la Commission suisse pour la reconnaissance des unités de soins intermédiaires. Accréditée en tant qu’UIMC de médecine interne, celle-ci est
Étude sur la sclérose en plaques
Brèves
Centre du cancer de la prostate
2 000
Le nombre de personnes orientées dans leur prise en charge.
Acupuncture en gynécologie Depuis plusieurs années, le Service de gynécologie des HUG s’ouvre aux médecines dites complémentaires telles que l’acupuncture. Cette approche naturelle peut aider tout au long de la prise en charge, notamment pour gérer l’impact émotionnel et physique de certains examens ou soins. Elle constitue un soutien,
La péridurale expliquée en plusieurs langues L’anesthésie péridurale soulage la sensation douloureuse lors de l’accouchement. Pour que le geste soit précis et sans danger, il demande une parfaite communication entre le médecin et la patiente. Celle-ci doit comprendre précisément les
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spécialités (urologie, oncologie, radio-oncologie, radiologie, pathologie, médecine nucléaire) participent aux réunions multidisciplinaires (tumor boards).
2014
Crédits : AdobeStock, HUG
Année de création du Centre du cancer de la prostate.
Pour en savoir plus sur le Centre des cancers des HUG : https://www.hug. ch/centre-cancers
notamment dans la réduction de l’anxiété et des douleurs, et peut améliorer la qualité de vie, en particulier lors de traitements longs et éprouvants. L’acupuncture est ainsi indiquée pour les femmes qui entreprennent un parcours de procréation médicalement assistée, souffrent d’endométriose ou d’un trouble du cycle ainsi que celles prises en charge pour un cancer gynécologique ou en ménopause. Pratiquée par une spécialiste, elle est appliquée en complément des traitements médicaux. En aucun cas, elle ne les remplace.
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consignes : la position, ne pas bouger malgré la sensation désagréable, la respiration, etc. Comme la grande majorité des femmes enceintes prises en charge aux HUG parlent une autre langue que le français, elles ne peuvent pas saisir aisément ces informations. Ainsi, grâce à la Fondation privée des HUG, des vidéos dans plusieurs langues outre le français (arabe, dari, tamoul, tigrigna et albanais) ont été réalisées. Elles améliorent l’information sur l’accouchement et la péridurale en présentant aux femmes allophones une information didactique dans leur langue. Pour les visionner : https://www.hug.ch/obstetrique/ anesthesie-peridurale
URGENCES TROIS-CHÊNE, UN ACCUEIL RAPIDE ET EXCLUSIF AUX PERSONNES DE 75 ANS ET PLUS Pour les urgences non vitales et non chirurgicales Ouvert tous les jours de 8h à 19h
Hôpital des Trois-Chêne Chemin du Pont-Bochet 3 1226 Thônex Accueil d’urgence : 022 305 60 60
AVRIL
Pulsations
brandebourgeois de JeanSébastien Bach, une symphonie pour cordes de Felix Mendelssohn et divers tangos. Avec Abdel Hamid El Shwekh, direction et premier violon solo.
au Centre de transfusion sanguine ou à la salle de gymnastique du complexe communal de Satigny et profitez d’une dégustation exceptionnelle.
Jusqu’au 30/06 Exposition Jean Baier
06/04, 11/05 & 15/06
Bâtiment Prévost 1er étage Rue Gabrielle-Perret-Gentil 4
Covid
Crédits : Julien Gregorio, Jean Baier
Concert Ensemble romand 15h Espace de ressourcement Rue Gabrielle-Perret-Gentil 4 Entrée libre
L’Ensemble instrumental romand joue un concerto pour cordes de Tomaso Albinoni, un concerto
Don du sang Journée mondiale 7h30 à 17h Centre de transfusion sanguine Rue Gabrielle-Perret-Gentil 6 15h à 19h Salle de gymnastique Rampe de Choully 17 1242 Satigny
Donner son sang, c’est sauver des vies. La transfusion sanguine est vitale dans les cas de leucémies, de transplantations, d’hémorragies importantes lors d’un accident, d’une opération ou d’un accouchement. À l’occasion de la Journée mondiale des donneurs de sang, donnez le vôtre
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Avril - Juin 2022
15/05
14/06
Par Giuseppe Costa
RAFAEL, la plateforme d’information et d’échange sur le post-Covid des HUG, organise chaque mois jusqu’en juin un webinaire permettant aux internautes de s’entretenir avec des médecins des HUG et d’autres acteurs en lien avec cette problématique. Les prochains webinaires ont lieu les mercredis 6 avril, 11 mai et 15 juin. Pour s’inscrire : https:// post-covid.hug.ch/ evenements-agenda
A g e n d a
17h à 18h Sur inscription gratuite
JUIN
Webinaire Rafael
L’œuvre de Jean Baier, plasticien autodidacte suisse, est proche de l’art concret zurichois, dans la tradition de Max Bill. Elle s’inscrit dans la lignée des principes esthétiques du néoplasticisme, inspirée par Piet Mondrian : ignorance de la ligne courbe, chromatisme pur et équilibre parfait de la composition en dehors de toute symétrie. A découvrir une cinquantaine de gravures faisant partie de la collection d’œuvres d’art des HUG. Un film d’archives de la RTS, Jean Baier ou l’équilibre géométrique, réalisé par Jean-Louis Roy en 1971, est également diffusé sur place. Une visite guidée des œuvres peut être sollicitée sur demande, informations au 022 305 41 44. Plus d’infos sur : https://www.arthug.ch/ exposition/jean-baier
Pulsations
Pour en savoir plus sur… Activité physique et cancer
En collaboration avec la Bibliothèque de l’Unige, site CMU
L i v r e s
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&
W e b
L’activité physique, une alliée contre le cancer Activité physique adaptée pendant et après les traitements Sébastien Landry In press, 2020 Cet ouvrage est un guide complet pour les malades, les familles ou les équipes professionnelles qui veulent comprendre pourquoi l’exercice physique est important dans le cadre d’un traitement global du cancer.
Malades de sport
Un remède contre le cancer Léa Dall’Aglio, Vincent Guerrier Ed. du Faubourg, 2020 Se soigner par le sport, une voie d’avenir ? Ce livre est destiné à sensibiliser patientes et patients, médecins et politiques sur les bienfaits de l’activité physique. En complément des traitements, et à un rythme adapté, elle est une vraie voie d’avenir dans la prévention de la récidive du cancer et améliore sensiblement la qualité de vie. CONTACT Tous les livres référencés sont disponibles à la Bibliothèque de l’Université, site CMU. Ils peuvent être consultés et/ou empruntés gratuitement. Bibliothèque de l’Université de Genève Centre médical universitaire Avenue de Champel 9 1206 Genève Lu-ve : 8h-22h et sa-di : 9h-18h biblio-cmu@unige.ch 022 379 51 00 Pers. de contact : Annick Widmer www.unige.ch/biblio/patients/
TDAH Le trouble déficit de l’attention/hyperactivité (TDAH) chez l’enfant et l’adolescent Frank Paulus Ellipses, 2019 Cet ouvrage tente d’apporter aux parents, à l’entourage et à toutes les personnes concernées et intéressées par la maladie des réponses claires, concrètes, scientifiques et médicales.
L’anxiété L’anxiété et les troubles anxieux Suzy Soumaille Médecine et hygiène, 3e éd. 2021 Symptômes, causes, diagnostic, traitements efficaces et prévention des rechutes : connaître sa maladie est le premier pas pour sortir du cercle vicieux de l’anxiété. Ce livre accompagne les patientes et patients tout au long de leur parcours vers le retour au calme.
L’enfant papillon
À l’écoute de l’enfant hyperactif Gilles Diederichs Larousse, 2016 Un ouvrage pour reconnaître les signes de l’hyperactivité, la comprendre et accompagner son enfant au quotidien. Ce livre propose également à l’enfant de nombreuses activités pour améliorer son attention, sa concentration, sa mémoire et ses émotions.
Association suisse romande de parents d’enfants avec déficit d’attention, avec ou sans hyperactivité www.aspedah.ch
Mon cerveau a besoin de lunettes Dre Annick Vincent Éditions de l’Homme, 2022 Un outil incontournable qui saura répondre aux nombreuses questions des petits comme des grands.
L’odorat Cerveau et odorat
Comment (ré)éduquer son nez Moustafa Bensafi EDP Sciences, 2020 Un livre pour mieux comprendre le fonctionnement de l’odorat, ses relations avec notre cerveau émotionnel et sa capacité de régénération et de plasticité.
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Anxiété Canada
Un site d’information proposant d’excellentes ressources sur les différents troubles anxieux, ainsi que des outils et programmes de gestion de l’anxiété. www.anxietycanada.com
L’anxiété : quelle chose étrange Steve Haines Éditions Ça et là, 2019 Une exploration documentaire en bandes dessinées des mécanismes psychologiques et physiologiques de l’anxiété. L’auteur fait le point sur les connaissances scientifiques en la matière et présente des pistes d’action pour celles et ceux qui souffrent de ce mal.
La marche Guérir par la marche
Gérer le stress, réduire l’anxiété et prévenir la dépression par l’exercice Eric Griez Editions Eyrolles, 2019 Stress, anxiété, dépression... Et si l’exercice physique nous permettait d’éviter le burnout ? Et si la marche , en particulier, avait des vertus thérapeutiques ? C’est le propos de ce livre qui s’appuie sur les dernières recherches en neurosciences pour décrire les bienfaits de la marche à pied.
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Pulsations
AUGM E N T E R LE BIEN-ÊTRE D U PAT I E N T Exemple de projet réalisé : favoriser la réhabilitation cardiaque par l’exercice physique encadré par des professionnels.
Pulsations
Avril - Juin 2022
AMÉLIORER L A QUA L I T É DES SOINS Infokids Exemple de projet réalisé : création de l’application Infokids pour une assistance interactive lors d’urgences pédiatriques.
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