OCTOBRE 2013
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LA NEWSLETTER DE LA HAUTE ÉCOLE DU PAYSAGE D’INGÉNIERIE ET D’ARCHITECTURE DE GENÈVE
À LA UNE
TOSA : un défi pour hepia !
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Objectifs 2013 Transdisciplinarité: notre approche
Une technologie révolutionnaire au moyen d’une architecture
représentative, le défi relevé par hepia.
Promouvoir une technologie révolutionnaire au moyen d’une architecture représentative exceptionnelle, voilà le défi lancé à hepia en mai 2012 par le groupement TOSA (www. tosa2013.com) dont l’objectif consiste à développer et à rendre opérationnel le tout premier bus 100% électrique se rechargeant aux arrêts. Et hepia l’a relevé: six avant-projets de potences et d’arrêts bus pour la ligne test située entre l’aéroport de Cointrin et Palexpo ont été proposés, en associant des étudiant-e-s de 3ème année Architecture et Architecture du paysage. Durant la phase de développement, d’innombrables tests et modifications ont été effectués pour assurer la faisabilité du projet, en particulier pour limiter le poids de la potence, sachant que la dalle devant l’accueillir ne supporterait pas de grandes charges et aucun ancrage. L’utilisation d’un béton de dernière génération dit BFUP de la société HOLCIM, a permis d’alléger la
structure par un facteur « trois » en regard d’une exécution conventionnelle. L’exécution des potences en une seule coulée depuis le sommet (4,30m) a représenté un vrai challenge pour tous, mais plus spécifiquement pour l’entreprise Prelco SA, en raison de la géométrie complexe du coffrage et des pressions importantes exercées par le BFUP sur ce dernier au moulage. Inauguré et mis en service le 26 mai 2013, le public pourra découvrir ce bus d’avant-garde durant le 84ème salon international de l’automobile. Une bonne occasion pour vous de tester ce mode de transport performant et de voir ses composants architecturaux et constructifs novateurs. Claude Zuber, Professeur HES Bernd Domer, Professeur HES Michel Noverraz, Chargé de cours HES
hepia abrite les compétences pour la réalisation d’ouvrages novateurs et expérimentaux, grâce à une culture de collaboration entre les différents acteurs de l’institut de recherche inPACT: professeur-e-s, assistant-e-s, étudiant-e-s en Architecture, Architecture du paysage, Génie civil et Technique des bâtiments, et les laboratoires d’essais des matériaux et de représentation virtuelle. Cet ensemble de savoirs a permis de faire naître la volonté de réussir l’ambitieux projet TOSA et de générer les conditions nécessaires au bon déroulement de son développement, offrant au final son succès. A l’évidence, le projet TOSA démontre l’efficacité de l’approche transdisciplinaire que prône hepia dans sa démarche et ses méthodes d’enseignement. C’est un encouragement à suivre ce chemin, qui se concrétise par exemple dans la mise en place de nouveaux plans d’études pour le département Construction et environnement.
A VOUS LA PAROLE
ABB - hepia
une collaboration à l’ADN local ABB se lance dans le défi de la mobilité urbaine de demain. Notre société, leader dans le domaine, a besoin de partenariats académiques dans les équipes de projets. hepia est pour nous un des partenaires de choix pour des projets innovants. Histoire d’une belle collaboration au niveau régional. Très tôt dans le projet TOSA1 (le bus 100% électrique de grande capacité se rechargeant en 15 secondes aux arrêts Flash), les quatre partenaires principaux TPG, OPI, SIG et ABB ont compris l’importance d’inscrire TOSA dans la ville avec une seule identité visuelle.
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hepia a ainsi démontré qu’une école est en mesure de s’inscrire dans un projet novateur. Madame la Conseillère fédérale Doris Leuthard, lors de l’inauguration de la ligne de bus 100% électrique.
Après le logo, il s’agissait d’imaginer l’intégration physique du démonstrateur sur les deux sites de l’aéroport de Genève et de Palexpo accueillant respectivement le terminus et l’arrêt type Flash de recharge. Deux sites particuliers avec des contraintes très différentes et la volonté de communiquer un message unique inspirant autant la fiabilité et la sécurité du nouveau système que le caractère innovant et durable du projet. La recharge en 15 secondes à la puissance de 400kW aux arrêts Flash et en 3-4 minutes à 200kW au terminus était un des défis à relever pour alimenter en électricité le bus articulé. Etablir une connexion rapide, en une seconde, sûre, sans perte et sans impact sur la santé était une des exigences qui en découlait. Enfin, transporter des passagers et non des batteries tout en offrant une durée de vie de 10 ans correspondait au volet durable du projet. Revenons à l’intégration des deux installations fixes. hepia a été consultée et l’intérêt à participer s’est immédiatement traduit par la mise en place d’un projet de semestre impliquant 24 étudiant-e-s conduit-e-s par le Professeur Claude Zuber2. Six groupes de travail de quatre étudiant-e-s ont élaboré et présenté aux partenaires et à Palexpo des concepts architecturaux originaux dans le respect du message unique évoqué plus haut. L’un d’eux a même servi de base pour la réalisation concrète des deux arrêts actuellement en service.
En plus de l’animation 3D réalisée par hepia (article à venir dans un prochain numéro), l’impact architectural est un des éléments qui a fortement contribué au succès du projet TOSA lors de son lancement le 26 mai 2013. Date à laquelle, Mme la Conseillère fédérale Doris Leuthard a inauguré la ligne du démonstrateur à l’occasion de l’ouverture du Congrès mondial des transports publics UITP qui s’est déroulé à Genève sur le site de Palexpo et pour lequel les TPG étaient en charge de l’organisation locale.
hepia a ainsi démontré qu’une école est en mesure de s’inscrire dans un projet novateur avec un calendrier d’exécution qui relevait de la gageure. Encore bravo pour le travail réalisé. Olivier Augé Global Product Manager, ABB Sécheron SA Le projet en bref : http://www.tosa2013.com Voir à ce propos l’article publié dans la rubrique « A la Une » du présent numéro
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«Projet Découverte» immersion comme ingénieure J’ai eu l’occasion en juin 2013 de participer au «Projet Découverte» à hepia. Dans le cadre de notre formation, nous devons réaliser un robot fonctionnel, à même de répondre au défi lancé par les professeurs des filières Microtechniques et Génie mécanique. Un projet extraordinaire pour nous, premières années, novices en électronique et en mécanique. Cette année nous avions à fabriquer un téléphérique, complètement autonome, capable de pomper, puis transporter un litre d’eau d’un point A à un point B.
J’ai choisi la filière Microtechniques sans apriori en tant que femme sur les connaissances à avoir et sans préjugé sur les personnes que je rencontrerais au cours de cette formation. Je me suis fixée un objectif : obtenir un Bachelor en microtechniques et me concentrer sur l’horlogerie. A première vue un pari un peu fou, car je n’ai ni le profil ni le parcours prédestinés pour cette voie. J’ai néanmoins rapidement trouvé ma place dans la classe auprès des enseignant-e-s et surtout de nouveaux centres d’intérêts. On ne nous incite en
Avec beaucoup de recul, je peux affirmer que les derniers jours du projet étaient parmi les plus passionnants de ma vie. Comment expliquer l’émotion, l’enthousiasme et l’attachement qu’on peut avoir la première fois qu’on voit l’aboutissement de six mois de travail fonctionner? Ce sont des moments uniques et des souvenirs inoubliables.
Gwennaëlle Peyer, lors du concours «Projet Découverte», en action sur le téléphérique transporteur d’eau.
effet pas à nous pencher sur le circuit imprimé d’un ordinateur pendant notre adolescence et pourtant, nous pouvons y retrouver toutes les subtilités, la précision et la maîtrise que nous apprécions au quotidien dans d’autres domaines destinés aux femmes. Durant le projet, j’ai été chargée de monter le châssis. Bricolage typiquement masculin? Pas du tout! Les contraintes imposées par les pièces à disposition et les finalités du robot (déplacement
autonome et transport d’eau) m’ont présenté un challenge passionnant dans lequel j’ai investi toutes mes capacités. La règle du système D est de mise, au niveau du budget et de la fonctionnalité, mais j’ai pu dénicher des solutions inattendues correspondant à nos attentes. La collaboration en groupe était enrichissante, chacun a trouvé son compte et, malgré mes lacunes évidentes, j’ai contribué activement tout au long du projet, en apprenant chaque jour un peu plus sur les différentes matières à acquérir.
Ce concours représente le quotidien auquel nous serons confrontés comme ingénieur-e: travail d’équipe, recherches de solutions correspondantes à des critères prédéfinis et surtout une demande d’imagination constante face à toute sorte de problèmes variés et imprévus. J’y ai trouvé ma vocation et renforcé ma motivation, il y a toujours une place pour un point de vue autre, qui soulève des questions inaccessibles aux visions des étudiants formatés depuis longtemps à la logique de l’électronique. J’ai réalisé alors tout ce que ma façon différente d’appréhender une situation peut m’apporter dans mon parcours professionnel. Gwennaëlle Peyer Etudiante 1ère année, filière Microtechniques
EUREKA
Le paysage par le prisme de l’énergie La catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima, la hausse des prix de l’énergie ou encore la menace du changement climatique ont provoqué dans notre société des interrogations sur l’autonomie énergétique. Depuis 2012, le groupe «Projet de Paysage» de la filière Architecture du paysage coopère au sein d’une équipe européenne (France, Italie, Espagne, Suisse) sur une recherche intitulée «ressources paysagères et ressources énergétiques dans les montagnes sud-européennes, histoire, comparaison et expérimentation». Elle vise à montrer comment le paysage peut être une entrée pertinente dans la conception d’un espace énergétique. De manière générale, les énergies renouvelables sont souvent liées à l’échelle du bâtiment. Or, les problèmes énergétiques ne peuvent pas se résoudre de manière individualiste. Nous devons considérer que le bâtiment fait partie d’un paysage. Prendre conscience de cette donnée, c’est faciliter l’édification d’un système qui tire parti des énergies de proximité. La relation entre paysage et énergie se limite généralement à la question de l’impact visuel.
Le barrage de Mauvoisin.
Le barrage, le panneau solaire, l’éolienne sont parfois considérés comme des infrastructures péjorant la qualité de leur environnement. Début octobre 2012, l’organisation d’un séminaire de travail dans le Val de Bagnes réunissait chercheur-e-s, professeur-e-s et étudiant-e-s européen-ne-s sur la question paysagère et celle
énergétique. Ces échanges internationaux ont pour ambition de faire évoluer le rapport entre société/territoire/environnement, en démontrant que le paysage est un socle sur lequel peuvent s’appuyer les choix en matière énergétique. Cette recherche s’oriente particulièrement sur l’hydroélectricité: énergie renouvelable qui a joué un rôle fondamental en Europe, à partir du XXème siècle. L’agropastoralisme, les protoindustries et le tourisme sont des secteurs qui ont connu de profondes mutations, suite à la construction des barrages en montagne. Or, aujourd’hui, l’installation de ce type d’infrastructures se pose dans un contexte nouveau. Les projets de développement d’énergies renouvelables se retrouvent souvent en opposition à la protection de la nature. L’objet de notre démarche utilise le paysage comme élément de médiation, permettant de répondre à la fois à la question environnementale et à celle du développement durable. Séraphin Hirtz Assistant de recherche HES
FLASH SUR :
hepia au Jardin des Tuileries
« le jardin des Tuileries, est le plus magnifique jardin que je connaisse si l’on considère l’étendue de ses délicieuses allées » Thomas Coyrate, Voyage à Paris (1608)
hepia n’a pas manqué de répondre présent à l’exposition Jardins, Jardin aux Tuileries.
A l’occasion de l’exposition Jardins, Jardin aux Tuileries, la camionnette hepia a franchi les portes de Paris. Au volant, trois assistant-e-s de la filière Architecture du paysage muni-e-s d’une brouette flambant neuve, de pinces à linge et de projets d’étudiant-e-s.
Les projets des étudiant-e-s imprimés sur des voilages, des draps et des t-shirts.
Cet événement national des jardins et du design d’extérieur s’installe depuis dix ans en plein cœur de Paris. Pendant quatre jours, à cheval sur les mois de mai et de juin, architectes, concepteurs-trices, pépiniéristes, décorateurstrices d’extérieur, exposent leurs créations et inspirations. Depuis quelques années, une visibilité est offerte aux écoles. hepia n’a pas manqué de répondre présent à cette manifestation de prestige.
Pour cette édition 2013 les assistant-e-s en Architecture du paysage, soutenu-e-s par leur professeure HES, ont conçu un stand qui associe à la fois impact contemporain et poésie du jardin. Les nombreux visiteurs ont pu, dans un espace tapissé de gazon frais, contempler diverses thématiques traitant du rapport au paysage. Les projets des étudiant-e-s ont été sélectionnés pour illustrer différentes sensibilités, présenter les compétences acquises durant la formation et montrer la diversité des situations auxquelles se frotte l’architecte du paysage. Touche originale : imprimés sur des voilages, des draps et des t-shirts, ils volaient dans l’air, suspendus à des cordes à linge. Malgré la pluie battante des premiers jours, notre linge a finalement séché sous un soleil
radieux, ondulant vaillamment au gré du temps. Cette expérience nous a permis non seulement d’exposer mais aussi de faire découvrir des idées originales, des métiers et des formations parfois mal connus du grand public. Pour couronner le tout, la camionnette hepia a eu l’immense privilège de séjourner chiquement à la place de la Concorde, face au plus ancien jardin à la française de la capitale.
LA HES-SO EN BREF
hepia EN BREF
A VENIR
Dans le cadre de la mise en œuvre de la nouvelle convention inter-cantonale, le Domaine Ingénierie et Architecture a défini les grands axes de la Ra&D pour les quatre prochaines années et attribué les fonds pour les projets-phares ancrés dans les programmes de recherche qui en découlent.
hepia s’implique pour la promotion des filières techniques auprès des filles en accueillant dans ses murs Futur en tous genres le 14 novembre et en participant à la manifestation Elargis tes horizons le 16 novembre à Uni Mail. Information sur: www.futurentousgenres.ch/ fr/ et www.elargisteshorizons.ch/
Du 7 au 30 novembre 2013, hepia abritera l’Exposition-Concours Lausanne Jardin et Genève Ville et Champs pendant laquelle la centaine de travaux sélectionnés sera présentée. Deux conférences, l’une inaugurale, l’autre de clôture, auront lieu à l’Aula respectivement les 7 et 26 novembre.
Rue de la Prairie 4 CH-1202 Genève
Tél. +41 (0)22 546 24 00 Fax +41 (0)22 546 24 10
Charlotte Chowney Assistante HES
hepia@hesge.ch www.hesge.ch/hepia