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Hepianews n°5

Page 1

parait quatre fois par an

FéVRIER 2013

Photographie © Baptiste Coulon

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LA NEWSLETTER DE LA HAUTE éCOLE DU PAYSAGE D’INGÉNIERIE ET D’ARCHITECTURE DE GENèVE

à LA UNE

Une rivière à hepia ! Depuis l’été 2012, une maquette hydraulique représentant la 3ème étape de la revitalisation de l’Aire occupe les locaux du laboratoire d’hydraulique appliquée (LHA). Réalisée à la demande du Service de la renaturation des cours d’eau de Genève, elle reproduit 800 m de rivière à l’échelle 1/40 avec ses 20 m de long et 10 m de large. Le programme de renaturation des cours d’eau genevois a débuté en 1998, l’Aire est alors l’une des rivières les plus polluées du canton, corsetée dans le béton et témoignant d’une grande pauvreté biologique. En 2002, l’inondation de Lully prouve le manque de capacité hydraulique du réseau d’évacuation et de la rivière.

Le projet de renaturation de l’Aire vise à concilier des objectifs environnementaux, paysagers et de loisirs, avec des critères de protection contre les inondations. La 3ème étape qui s’étend sur 1.9 km en aval du pont de Lully, comprend l’ancien méandre réactivé, un ouvrage d’écrêtement des crues d’une capacité de 40’000 m3 et un dispositif de répartition de débit entre le méandre et la galerie de dérivation du Rhône, permettant de protéger le quartier de la Praille contre les inondations. La maquette reproduit la topographie du terrain avec une finition en mortier-ciment et modélise les ouvrages à l’aide de techniques combinées. Elle est alimentée en circuit fermé avec des débits allant jusqu’à 20 l/s correspondant

à des crues de 200 m3/s sur l’Aire soit une période de retour supérieur à 300 ans. Le charriage et le risque lié aux bois flottants sont aussi étudiés. Des capteurs à ultrasons mesurent les hauteurs d’eau et les vitesses en différents points stratégiques. Dr Zsolt Vecsernyés

Professeur HES – responsable LHA

Dr Nicolas Andreini

Assistant de recherche HES

objectifs 2013 Les objectifs 2013 poursuivis par le LHA visent à développer des partenariats avec des administrations, des services, des entreprises spécialisées et des bureaux d’ingénieurs, afin de réaliser ensemble des études ambitieuses et des projets Ra&D. Les acquis de la maquette hydraulique seront aussi valorisés, dans des conférences nationales comme « Les rencontres de l’eau » en 2013, voire internationales comme la « River Flow 2014 » de IAHR/AIRH prévue à l’EPFL. La publication d’articles dans les revues scientifiques suivra également.


a vous la parole

Collaboration sans frontières laborations. Mais les perspectives sont plus se rapprocher et de proposer des voies exploambitieuses à mon sens. Au-delà de la tech- ratoires osées. hepia et MIND sauront, à n’en nologie mécatronique, ou plastronique que pas douter, lancer des réflexions pour réaliser nous pouvons explorer ensemble, l’émergence des projets implantés entre l’Arc Jurassien et de la responsabilité sole bassin Lémanique, ciétale et de l’innovaconfortant leur indétion raisonnée s’offrent place dans la MIND ouvre une antenne à niable à nous. S’impliquer découverte de soluhepia dans le Geneva Creations audacieuses. tivity Center (GCC) et soutenir la création de start-up franco-suisses feront aussi partie de Gaëlle Rey nos contributions communes. Dans le contexte actuel, il est primordial de Directrice générale MIND

MIND, groupement d’intérêt public (GIP) franco-suisse spécialisé en mécatronique, s’implante au cœur d’hepia, et dispose désormais de 3 localisations*. Les équipes des deux entités se sont rencontrées dans le cadre du fructueux projet francosuisse Interreg Mind – Mercure. L’ouverture de l’antenne MIND à hepia en est l’heureuse concrétisation. Ce projet, abouti en 2011, a permis de mettre en œuvre un véritable hub d’intégration technologique, de renforcer les coopérations transfrontalières en encourageant l’innovation et le travail en réseau. hepia s’est révélée être un précieux partenaire de recherche appliquée et de développement. Bien que culturellement différents, nous avons découvert ensemble... nos nombreuses similitudes ! Le goût de l’effort, le sens du travail en équipe, la façon de conduire une idée vers sa réalisation, l’importance de miser sur des profils disposant d’une ouverture d’esprit bien particulière. Notre complémentarité a par exemple permis de collaborer sur l’élément rayonnant d’un système embarqué pour le domaine médical. MIND a pu faire bénéficier hepia de son expérience en miniaturisation d’antennes et de ses connaissances des matériaux d’un point de vue électromagnétique Concevoir des objets autonomes et communicants, accompagner dans la miniaturisation de circuits électroniques ou de systèmes radiofréquence (RF) pour répondre à des applications spécifiques de clients, sont quelques-unes des pistes de nouvelles col-

* hepia/Genève - Technopôle technologique d’Archamps (Haute-Savoie) - Campus MINATEC d’innovation en micro et nanotechnologies de Grenoble (Isère).

Programmer et animer un robot pour la Cité des Métiers : une expérience motivante Interview de Jean-Denys Demierre, étudiant en 1ère année, filière Génie mécanique Qu’est-ce qui vous a incité à entreprendre des études en génie mécanique ? Ce qui m’a plu dans le métier d’ingénieur, c’est la diversité des domaines dans lesquels je peux me spécialiser par la suite. Plusieurs domaines m’intéressent tels que l’éco-conception, l’aéronautique et bien sûr la robotique. L’idée de créer un objet, de le conceptualiser, est une de mes motivations principales. Mais, étant en première année de génie mécanique (qui est commune avec la microtechnique), je ne sais pas encore quelle spécialisation prendre lors de la 3ème année. Vous avez conçu l’animation avec un robot pour le Stand hepia à la Cité des Métiers pendant votre stage à hepia. Comment vous est venue cette passion pour la robotique ? Depuis tout jeune j’avais déjà une passion pour la mécanique et la robotique. J’ai eu l’occasion de construire de petites voitures et des robots durant l’école primaire et le cycle d’orientation. Après ma classe pas-

serelle, j’ai eu la chance de pouvoir faire un stage dans le laboratoire de robotique avec le Professeur Michel Lauria, durant lequel j’ai appris à manipuler un robot et à le programmer. J’ai ainsi pu programmer deux démonstrations dont celle pour la Cité des Métiers. Comment s’est passée l’expérience à la Cité des Métiers ? Le contact avec le public ? J’ai tenu l’animation avec le robot le dernier jour de la Cité des Métiers. Comme prévu, il y a eu beaucoup de visiteurs. Nous avons eu un grand succès auprès des jeunes mais aussi avec les adultes. La pluparts des visiteurs s’intéressaient au robot par curiosité. Je l’avais programmé afin qu’il construise une tour spirale avec des kaplas, (ce sont des morceaux de copeaux de bois de même dimension). Le but de la démonstration était d’essayer de construire une tour plus haute que celle du robot. Evidemment, le robot plus précis arrivait toujours à gagner. Les candidats ayant fait la tour la plus haute recevaient des cadeaux. En début d’après-midi


les cadeaux à distribuer ont été épuisés. J’ai trouvé que la démonstration a été très attractive et a impressionné les visiteurs. Beaucoup de parents étaient étonnés de savoir que la programmation du robot faisait partie du cadre de mon stage pour l’entrée en 1ère année.

Est-ce que cette expérience vous motive pour développer d’autres projets avec des robots ? Cette expérience m’a encore plus motivé pour le domaine de la robotique. J’ai appris à gérer le temps, à créer un projet avec ses diffé-

rentes contraintes, tel un vrai ingénieur. Dès la fin de l’année, je vais avoir l’occasion de travailler sur le projet « Découverte » qui consiste cette fois à concevoir et programmer un robot. J’ai hâte de pouvoir à nouveau plonger dans le domaine de la robotique.

EUREKA!

g-box*: dispositif pour la mesure in situ des façades en verre. * Une collaboration entre LEEA/HEPIA (HES-SO) et ISAAC/ DACD (SUPSI) avec le soutien de l’OFEN.

La mode architecturale contemporaine se caractérise par une grande utilisation du verre: soit en tant que façades entièrement transparentes, soit pour des ouvertures de grandes dimensions (baies vitrées, verrières). Mais du point de vue thermique le verre reste un élément faible: en hiver les pertes de chaleur sont plus importantes que celles des murs et en été les apports solaires occasionnent de la surchauffe et des besoins en refroidissement. Ainsi la performance des systèmes de protection solaire devient également un enjeu énergétique important. Le projet g-box a consisté dans le développement d’un dispositif permettant de mesurer in situ les performances énergétiques (g, U)* des éléments de construction transparents ou translucides. A la différence des valeurs obtenues en laboratoire et transcrites dans les brochures des fabricants et dans les codes de calcul, celles avec g-box mettent en lumière la performance de l’ensemble du système de vitrage en situations réelles, en considérant également l’interaction avec l’utilisateur (protections solaires), avec l’environnement proche (masques) ainsi que les conditions de mise en œuvre.

g-box se base sur le principe du calorimètre solaire qui mesure en continu les flux de chaleur qui traversent la fenêtre. Deux ensembles comportant chacun deux enceintes calorimétriques ont été conçus et fabriqués dans les ateliers d’hepia. Un dispositif a été installé à la SUPSI (Scuola universitaria della Svizzera italiana) alors que l’autre a été exploité à hepia pendant deux saisons. Des mesures sur différentes enveloppes dotées de systèmes de protection solaire distincts ont été effectuées. Elles ont mis en évidence la complexité des phénomènes physiques en jeu, dont le dépouillement s’est avéré plus ardu que prévu. Bien que les premiers résultats soient corrects, leur compréhension va être améliorée par une nouvelle

campagne de mesures sur d’autres types de façade. g-box permet à hepia d’assumer l’expertise in situ de bâtiments dont par exemple on observe des écarts importants entre les consommations chaud et/ou froid calculées et celles effectives, ou alors de certifier que les performances des vitrages installés (avec ou sans protections solaires) correspondent bien à celles projetées. La mise en œuvre de g-box est soutenue par l’Office cantonal de l’énergie. Reto Camponovo Peter Gallinelli Professeur HES

Chargé d’enseignement HES

*g (-): coefficient de transmission énergétique U (W/m2 .K): coefficient de transmission thermique


FLASH SUR:

60 jeunes filles envahissent hepia !

Le 8 novembre 2012 dans le cadre de «Futur en tous genres» coordonné par le Service pour la promotion de l’égalité entre homme et femme du Département de la sécurité (DS), nous avons proposé à 60 jeunes filles de 10 à 11 ans de s’immerger dans quelques métiers enseignés à hepia à savoir: le génie-civil, la mécanique, la microtechnique. Approche scientifique mais aussi ludique: suivant leurs choix, elles ont créé en 3D une médaille à leur nom, conçu leur porte-clés personnalisé, joué à comprendre les forces gravitationnelles dans notre carrousel, cassé de la brique, et se sont initiées à la conception des structures.

sions de l’ingénieur civil, nous cherchons à savoir ce qui a bien pu se passer dans la tête de ces concepteurs pour nous proposer des structures aussi bizarres que celles illustrées! Les questions fusent, les ingénieurs sont des gens sérieux ! Oui, très sérieux et parfois trop ! Au fil de la discussion nous rions beaucoup, mais il faut également aborder la difficulté de certaines branches du métier. Surtout les maths! Je tente la question: «dans nos métiers il faut aimer les maths car elles nous aident à comprendre le fonctionnement de nos structures, vous les aimez ? » J’ai chaud et là, ô surprise ! sur les 12 jeunes filles présentes, ce sont bien 12 mains qui se lèvent ! Qui dit que la relève n’est pas assurée !

Tenue de chantier obligatoire: on va bétonner un chat ! Casque et lunette de protection: briques et béton vont exploser! Dextérité et travail de groupe: on se lance dans la construction d’une tour qui doit résister à un séisme! Bottes enfilées, il faut sauver « Herbert » et enjamber l’Aire lors d’une crue de 300 ans ! Une très belle expérience qui montre l’importance de la communication sur nos métiers auprès des très jeunes. L’édition 2013 c’est quand ? Nous sommes tous/toutes partant-e-s !

Pierre-André Dupraz

Suivons-les dans l’atelier du génie civil ! Après une présentation un peu abstraite des profes-

Trêve de discussion et passage à l’action !

LA HES-SO//Genève EN BREF

hepia EN BREF

À VENIR...

Depuis janvier 2013, Madame Adeline Hess a été nommée à la HES-SO//Genève, en tant que responsable Santé et Sécurité au travail pour l’ensemble des six HES genevoises. Madame Hess occupera sa fonction à 50% dont 20% pour le site d’hepia. Elle a été diplômée à l’EIG en 2002 en physique appliquée.

M. Luc Stoppini, Professeur HES à hepia, a reçu un prix de CHF 10’000 de la Fondation Egon Naef pour ses travaux en génie tissulaire, qui développent notamment des systèmes miniaturisés permettant de reconstituer des organes humains in vitro. Ils représentent une alternative à l’expérimentation animale.

Pour celles et ceux qui ne le savent pas encore, nous vous rappelons que hepia ouvre largement ses portes le vendredi 1er et samedi 2 mars 2013. Les séances d’information auront lieu respectivement le vendredi à 18h et le samedi à 10h30!

Rue de la Prairie 4 CH-1202 Genève

Tél. +41 (0)22 546 24 00 Fax +41 (0)22 546 24 10

Professeur HES Responsable filière Génie civil

hepia@hesge.ch www.hesge.ch/hepia


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