parait quatre fois par an
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LA NEWSLETTER DE LA HAUTE éCOLE DU PAYSAGE D’INGÉNIERIE ET D’ARCHITECTURE DE GENèVE
AVRIL 2012
à LA UNE
Geneva Creativity Center (GCC) ou comment stimuler l’innovation Espace de collaboration, de stimulation et d’émergence d’idées, le GCC a pour objectif de permettre aux chercheur-e-s de deux hautes écoles (hepia et Université de Genève) et aux partenaires industriels de se rencontrer pour confronter leurs besoins ou leurs problèmes et partager leurs connaissances respectives. La recherche et la créativité jouent un rôle prépondérant dans la vitalité et la stabilité économiques tout en participant à la durabilité de notre société. Le positionnement du GCC se veut très en amont du processus d’innovation, ce qui en fait son originalité par rapport à d’autres structures existantes (bureaux de transferts de technologies ou incubateurs). Le centre cherche à doper l’innovation technologique en permettant aux entreprises d’explorer de nouvelles voies, en vue de renforcer le tissu
économique de la région et rapprocher hautes écoles et partenaires industriels. Le moyen: des rencontres sous forme de séances de brainstorming ou d’événements thématiques. C’est dans ce milieu fertile que de nouveaux projets potentiels peuvent être élaborés en tirant profit des forces de développement des entreprises et des compétences en recherche fondamentale et appliquée des deux institutions académiques. En résumé, le GCC veut faire sortir les chercheur-e-s de leurs boîtes et générer des projets grâce aux étincelles des rencontres. Citons Antoine Riboud (industriel français): «L’innovation est une alliance entre recherche, marketing, instinct, imagination, produit et courage industriel». Nous comptons sur l’engagement des chercheur-e-s dans cette passionnante aventure. La structure du GCC a été mise en place par la HES-SO//Genève et l’Université de Genève, soutenue par l’Office de promotion des industries et des technologies (OPI) et l’Union industrielle genevoise (UIG). Rendez-vous et contacts sur : http://www.creativitycenter.ch Nicola Giandomenico Professeur HES, chargé de mission GCC Chargés de mission GCC : Nicola Giandomenico/hepia (à gauche) et Carmine Senatore/UNIGE (à droite)
points forts 2011 objectifs 2012 Pour le GCC, 2011 a été l’occasion de nombreuses rencontres avec plus de 25 sociétés contactées et deux événements organisés. Certaines discussions ont abouti à des solutions innovantes et à la création de projets: des demandes de financement auprès de la Confédération déposées et/ ou acceptées, deux mandats conclus, deux projets de semestre/Bachelor et un Master. Les événements du GCC : - Son inauguration officielle, avec des présentations de technologies en développement, suivies d'ateliers de discussion libre. - La journée thématique sur la distribution en courant continu, réflexion sur un changement vers plus d’alimentation en courant continu et identification d’applications et projets pilotes. Pour 2012, sont prévus: des rencontres avec 20 nouvelles entreprises, de nouveaux événements thématiques, l’arrivée d’un directeur à plein temps et l’officialisation d’un lieu dédié au GCC.
a vous la parole
Gérard Gandillon/AIGSV
L’Association Industrielle Genevoise des Sciences de la Vie (AIGSV) regroupe plusieurs entreprises genevoises actives dans les domaines de la chimie, de la parfumerie, de la pharma et des biotechnologies. Ces entreprises ont constaté, ainsi d’ailleurs que d’autres partenaires industriels de la place de Genève, que le poste de responsable EHS (environnement / hygiène / sécurité) était un métier complexe pour lequel il n’existait pas de formation appropriée complète. Il y a bien sûr des CAS (certificate of advanced studies) ou des brevets qui couvrent certaines activités que les responsables EHS sont appelés à gérer, mais pas de cursus intégral. C’est pourquoi l’AIGSV a fait la proposition à hepia de lancer une formation qui permettrait d’embrasser, sur 3 ou 4 ans, les matières qui intéressent ces responsables. Les domaines à couvrir vont des aspects légaux (ordonnances environnementales, loi sur le travail) à la gestion des produits chimiques (stockage, manipulation) en passant par la sûreté d’une entreprise, les règles à respecter sur les chantiers, la façon de mener un audit, les certifications ISO, les analyses de risques, les programmes de sécurité comportementale, les aspects santé au travail, la lutte incendie, sans compter les acquis de base touchant à la technologie, à l’informatique, à la construction, à la communication, etc. On voit d’emblée qu’un tel programme suffirait largement pour constituer un Bachelor d’une haute école spécialisée. Mais il faut bien constater que le réservoir d’étudiant-e-s et les potentiels d’embauche ne sont pas à même de remplir un programme Bachelor avec 30 étudiant-e-s par année sur plusieurs cycles. La Direction d’hepia s’est penchée avec attention sur le problème de notre branche et a été
intéressée à offrir une formation transversale Ce compromis sera très intéressant et certains et adaptée à plusieurs domaines. hepia a services de l’Etat se réjouissent d’avoir comme alors eu l’idée de greffer une partie des com- interlocuteurs, dans les entreprises, des propétences recherchées dans le cursus de la fessionnels mieux formés dans les problémanouvelle filière de fortiques qui font l’objet mation Technique des de discussions lors bâtiments qu’elle ouvre L’AIGSV propose de lancer de l’établissement de en septembre 2012. projets de construcune formation en environ- tion ou de gestion des C’est donc sous forme nement des constructions déchets de chantier de spécialisations qui interviendront en 3ème pour ne prendre que et sécurité des bâtiments et 4ème années du plan deux exemples. Le d’études que sera prodynamisme et la réacposée une série de cours adaptés. Ceux-ci ont tivité d’hepia dans ce contexte est à relever été montés comme des modules intégrés à la et les associations sont heureuses de pouvoir filière mais peuvent se suivre comme deux compter sur un partenariat durable. CAS ouverts aux professionnels désireux de se donner une formation continue dans ces L’AIGSV souhaite donc bon vent à ce nouveau matières. Le premier CAS regroupera des cursus ! modules dans le domaine de l’environnement des constructions et le second sera dédié à la Gérard Gandillon Président de l’AIGSV sécurité des bâtiments.
A bord d’une fusée, cap sur l’espace ! David Strobino et Eric Zumbrunnen, deux étudiants en Master MSE et Caroline Ratzenberger, une étudiante en Bachelor Génie mécanique à hepia, forment le noyau dur de l’équipe CAESAR qui a pour but de lancer une expérience à bord d’une fusée à plus de 100 kilomètres de la planète, dans le cadre du programme REXUS. L’expérience présentée pour cette campagne, unique au niveau européen, consiste à injecter un fluide au centre d’un système de gestion de carburant pour moteurs de véhicules spatiaux. Le module, qui va être intégré dans le lanceur, comporte quatre de ces systèmes appelés «éponges» dans le jargon. Une fois la fusée en apesanteur, le fluide sera injecté dans chacun des échantillons et sa répartition sera observée. Une partie des pièces seront usinées dans du titane, taillées dans la masse et produites par l’atelier central d’hepia. Les cartes électroniques seront également conçues et réalisées dans l’école. Au final, c’est l’ensemble
du module d’expérience qui sera entièrement assemblé au sein d’hepia, démontrant ainsi que des étudiant-e-s HES peuvent concevoir et gérer un tel projet spatial. La campagne REXUS s’étend de septembre 2011 à juin 2013, avec différentes échéances intermédiaires. La première a eu lieu en décembre dernier, sous la forme d’un atelier de sélection, au centre européen de technologies spatiales de l’ESA aux Pays-Bas. Parmi celles présentes, l’équipe CAESAR a donc eu le privilège de visiter ces infrastructures à la pointe de la technologie moderne. Fin février, l’équipe CAESAR s’est rendue au centre spatial d’ESRANGE, situé au de-là du
cercle polaire dans le nord de la Suède, pour défendre la conception préliminaire effectuée durant les derniers mois et recevoir des cours spécifiques aux projets spatiaux. Mais il reste encore un long et passionnant chemin à parcourir jusqu’au lancement. L’équipe se déplacera en juin dans un des centres de recherche du DLR pour rendre la conception finale du module. Viendront ensuite trois autres étapes jusqu’à décembre 2012, lorsque le module d’expérience terminé sera remis à EuroLaunch. Finalement la fusée sera lancée dans le courant du mois de mars 2013, également depuis le centre spatial d’ESRANGE ; s’ensuivront l’analyse des données et la publication des résultats, notamment sous la forme de conférences. Cette opportunité exceptionnelle de réali-
ser un projet spatial reste ouverte à tous et à toutes, car l’équipe peut officiellement accueillir jusqu’à huit étudiant-e-s. Si cela vous intéresse : www.caesar-rexus.ch ou prenez contact par mail : team@caesar-rexus.ch
L’équipe CAESAR
Le programme REXUS/BEXUS est réalisé dans le cadre d’un accord bilatéral entre le Centre Aérospatial Allemand (DLR) et le Comité National Suédois de l’Espace (SNSB). L’accès à la partie suédoise de la charge payante a été rendue accessible aux étudiants d’autres pays européens au travers d’une collaboration avec l’Agence Spatiale Européenne (ESA). EuroLaunch, une coopération entre le Centre Spatial d’Esrange de la Corporation Spatiale Suédoise (SSC) et la Base de Fusée Mobile (MORABA) du DLR, est responsable de la gestion de la campagne et de l’exploitation des lanceurs. Des experts de l’ESA, de la SSC et du DLR fournissent un support technique aux équipes d’étudiants tout au long du projet.
EUREKA!
Toxicité et bio-instrumentation: une collaboration entre Epithelix Sàrl et hepia Grâce à un crédit cadre octroyé par l’Etat à la HES-SO Genève, hepia peut renouveler une partie de ses équipements devenus obsolètes en matière de Ra&D. Nous reviendrons plus en détail sur ces acquisitions indispensables dans un prochain numéro d’hepianews.
Le logiciel qui a été créé facilite l’acquisition et l’enregistrement de données et d’images, et en permet un premier traitement en temps réel simultanément avec la mesure de la conductance électrique du tissu. L’œil de l’expert est ainsi remplacé, et même dépassé. Il devient alors envisageable d’accéder à la vitesse de battement des cils des cellules d’épithélium pulmonaire, invisible à l’œil.
Pour l’instant, le Professeur Philippe Passeraub, membre du groupe de compétences «Bio-ingénierie» de l’inSTI, nous présente l’un de ses projets-phare. Gilles Triscone Responsable de la coordination de la Ra&D hepia
Dans le cadre d’un projet CALL HES-SO et de travaux successifs, hepia et Epithelix collaborent depuis 5 ans au développement d’une plate-forme innovante d’instruments pour le diagnostic in vitro de toxicité à faibles doses sur une période étendue. En effet, l’inquiétude des effets réels à long terme sur la santé humaine des produits chimiques, molécules diverses et nanoparticules est aujourd’hui partagée par un nombre croissant de personnes et d’entreprises. Une quantité importante de nouveaux tests devrait pouvoir être menée. Toutefois pour des raisons éthiques les expérimentations animales
sont de plus en plus limitées. Une alternative intéressante est basée sur les tests in vitro. Néanmoins il n’existe aucune méthode établie universelle et standard de détermination de la toxicité. De plus, pour effectuer des études de qualité de longue haleine, l’intervention de l’œil expert est indispensable à ce jour. Une tâche prenant du temps et contraignante. La plate-forme d’instruments développée démontre le potentiel des technologies modernes de miniaturisation pour répondre de manière originale et prometteuse à cette problématique. Ce système microtechnique met en œuvre des chambres de culture de tissus in vitro avec capteur intégré dans un environnement contrôlé, combiné avec un système de caméras performantes.
Un effet toxique peut ainsi être observé déjà aux premiers signes de souffrance du tissu, rendant cette nouvelle méthode particulièrement sensible et efficace. Des observations continues sont possibles facilitant les études sur les effets de faibles doses de produits sur le long terme. Actuellement, ce projet fait l’objet d’un premier transfert de technologies chez le partenaire industriel Epithelix Sàrl. Quant aux futurs travaux, ils se concentreront sur la parallélisation et l’automatisation visant les tests à haut débit. Ce développement en ingénierie appliquée aux sciences du vivant (bio-ingénierie) va permettre à une de nos plus prometteuses sociétés genevoises, issue de l’incubateur Eclosion et prix de la Jeune Industrie Genevoise 2010, de s’agrandir en proposant des prestations de services à haute valeur ajoutée. Philippe Passeraub
Professeur HES
FLASH SUR:
«Futures Ingénieures» en visite à hepia
La Suisse, mais également l’Europe, manque d’ingénieurs. La presse fait état d’une pénurie de plus de 14’000 ingénieurs pour notre seul pays, et la France voisine clame qu’il en faudrait 10’000 de plus par an pendant 10 ans pour combler ce retard. Alors quoi de plus naturel que de se tourner vers une catégorie de la population qui boude traditionnellement ce type de profession : les femmes !
marquée tout au long des visites organisées dans des laboratoires divers et variés. Que se soit en génie civil, à la grande soufflerie, en électronique ou en ingénierie des technologies de l’information, leur écoute attentive, leurs yeux remplis de curiosité et leurs multiples questions nous confortent dans notre conviction que les jeunes femmes peuvent être parfaitement à l’aise dans les disciplines de l’ingénierie.
ment ancré dans le «high tec», nécessite une grande créativité. Et pourtant, pour celles qui ont osé ce choix, quel succès : non seulement elles sont souvent plus brillantes que leurs camarades masculins durant leurs études, mais encore elles ont l’assurance de trouver un travail bien rémunéré après leur diplôme. Alors, Mesdames, n’hésitez plus, cessez de penser que la technique est hors de votre portée, et venez nous voir: vous découvrirez un monde où la créativité est reine et l’imagination indispensable pour trouver des solutions technologiques aux challenges du futur.
En effet la venue à hepia des participantes de la classe préparatoire Future Ingénieure en février démontre qu’il est possible d’être une jeune femme moderne et de se passionner pour les matières techniques. Bien que trop peu nombreuses, ces demoiselles ont fait preuve d’un grand intérêt et d’une attention
Ainsi, en génie mécanique, pourquoi le nombre d’étudiantes est-il aussi faible (de l’ordre de 3%) ? En partie parce que nous n’arrivons pas à rénover son image désuète trop souvent liée à l’idée de « cambouis », bien que ce métier de concepteur, résolu-
François de Mestral Professeur HES, responsable département TIN
LA HES-SO EN BREF
hepia EN BREF
À VENIR...
La HES-SO a lancé un appel à projets dans le cadre du Call SmartCity, la ville moderne, innovante, capable d’améliorer la vie de ses habitant-e-s. Parmi les cinq projets retenus pour une mise en œuvre, hepia est impliquée dans quatre d’entre eux. Pour plus d’info: www.hes-so.ch
En partenariat avec l’Université Polytechnique de Tirana et l’Université de Genève, la filière Architecture du paysage et le Joint Master en Architecture ont organisé du 17 au 24 mars 2012 des ateliers pluridisciplinaires dans le cadre d’un projet à Orikum, Albanie, haut lieu archéologique et naturel.
Du 10 au 29 mai 2012, hepia accueille l’exposition «Prix Acier 2011». Pour cette édition, une trentaine de projets ont été remis. Le jury, composé de professionnels reconnus, a décerné le Prix Acier 2011 à trois projets et attribué des mentions à huit autres. Ne manquez pas la conférence du 10 mai à 12h15.
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Tél. +41 (0)22 546 24 00 Fax +41 (0)22 546 24 10
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