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Hepianews n°14

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LA NEWSLETTER DE LA HAUTE ÉCOLE DU PAYSAGE D’INGÉNIERIE ET D’ARCHITECTURE DE GENÈVE

© hepia / mip

JUIN 2016

À LA UNE

Événement HES-SO Genève 2016 L’Événement HES 2016 reflète l’identité et les valeurs de notre institution : ancrage régional, démocratisation des études, etc. Phraséologie bien rodée reprise par les médias, nos communicants ont bien fait leur boulot. Simple buzz ? Du tout.

Octobre 2014 Mise sur pied du comité de projet à HEPIA Février 2015 – avril 2016 Montage de l’équipe inter-écoles et des projets

Pour la première fois les 6 écoles de la HES-SO Genève, de la musique à la santé, de l’ingénierie au design, en passant par la gestion, le travail social, l’architecture et le paysage ont monté un projet commun, sur le thème Frontières et urbanité.

Colloque inaugural « Frontières et urbanité » et remise des distinctions HES. Lauréat pour HEPIA : les tpg © HES-SO Genève

Incompréhensions, tirage de couverture à soi, prises de bec et de tête comme certains me l’ont prédit ? Non. De l’enthousiasme de chacun, de la complémentarité insoupçonnée des disciplines, de la totale latitude qui nous a été accordée est né un « Esprit HES du Grand Genève » : chacun a mis la main à la pâte et pris du plaisir, les égos se sont effacés, les idées des uns ont fait germer les projets des autres. L’Événement fait parler de la HES-SO Genève et pose quelques modestes jalons dans la construction du Grand Genève : mission accomplie. Il prouve aussi que l’on peut forger une identité commune à notre institution qui peut être bien plus qu’un fantasme de notre direction générale et faire sauter les frontières, en commençant par celles qui sépareraient nos écoles.

Du 28 avril au 30 juin 2016 Événement HES

Borne miroirs - sentier des Saules, Genève.

Cette réussite est au final comme toujours une affaire de personnes. Merci à Adeline, Alain, Ana, Arnaud, Benjamin, Christophe, Guillaume, Jérôme, Joëlle, Laurent(s), Marco, Marianne, Olivier(s), Pauline, Rachel, Rob, complices de ces 12 derniers mois. Lionel Rinquet

Professeur HES Responsable de la coordination de l’Événement HES 2016

L’enquête HEG : Grand Genève, sa population et son désir de vivre ensemble Miroirs : parcours urbain et bornes imaginés à HEPIA, mise en sons et en images par les étudiants de la HEAD et de la HEM Regards : le Grand Genève en réalité virtuelle. Mise en scène par HEPIA. Un pas de (l’autre) côté : street-art à la borne de Moillesulaz. Un projet de la HETS, avec le concours de la HEM et de l’équipe de Miroirs GeoTweet : les tweets du Grand Genève analysés et mis en vidéos à la HEG Santé et frontière à la HEdS : faire face à l’explosion des besoins dans un contexte transfrontalier Les détails et le programme sur evenement-hes.hesge.ch


À VOUS LA PAROLE

© HES-SO Genève

La collaboration, clé de tous les succès !

MM. Yves Leuzinger, directeur hepia, Denis Berdoz, directeur général des tpg, recevant le prix et Thierry Wagenknecht, directeur technique.

Les rencontres, les échanges d’idées entre professionnels, la collaboration en somme, voilà la clé de tous les succès ! Les domaines technologique et technique, bien qu’un peu rudes d’approche n’en dérogent pas moins à cette règle. La collaboration entre les tpg et hepia en est une parfaite démonstration. L’offre de transport des tpg est réalisée par des hommes et des femmes – conduite, technique, développement, etc. – pour des hommes et des femmes qui la consomment quotidiennement. Les avancées dans le domaine de la mobilité ont toutefois toujours besoin du support des nouvelles technologies : véhicules plus respectueux de l’environnement, outils au service de l’information aux voyageurs, programmes d’assistance à la conduite, etc. C’est dans ce contexte qu’hepia, grâce à l’expertise de ses spécialistes, a apporté aux tpg un soutien technologique qui leur aura permis de faire progresser l’offre de transport au travers de divers projets. Mise en place de l’éco-conduite : en 2011, les tpg mandataient hepia pour développer un logiciel de formation à une conduite plus souple et moins énergivore pour les conducteurs de bus ; un plus pour le confort des passagers et pour l’environnement. Aujourd’hui, tous les agents aux bus tpg y sont formés et l’entreprise envisage d’étendre cette formation aux conducteurs de tram et trolleybus. Système de mesure géo localisé de la consommation de l’énergie électrique des

trams : projet actuellement en cours qui devra permettre de trouver des pistes d’économies d’énergie en dissociant les principales sources de consommation du véhicule, comme la traction, le chauffage ou la climatisation.

Projet TOSA : réalisation d’une simulation tridimensionnelle du parcours TOSA à Genève, y compris modélisation du paysage. Coordination du concours de design des potences de recharge aux arrêts de démonstration. hepia accompagne encore le projet TOSA dans le cadre du concours de design des futures potences de la ligne 23. Ce projet est la démonstration parfaite qu’une bonne collaboration peut mener à des succès retentissants ! Il y a quelques jours, cette collaboration a été reconnue par hepia qui a décerné aux tpg la distinction de partenaire idéal, reconnaissant une confiance réciproque, des contacts humains de qualité et des valeurs communes. Yves Leuzinger l’aura relevé ainsi : « Nous nous félicitons de compter les tpg parmi nos partenaires avec lesquels nous pouvons réaliser des projets de recherches innovants… ». Des compliments qui font la fierté de l’entreprise et qu’elle renvoie à hepia ! Thierry Wagenknecht

Directeur technique tpg

Deux passionnés d’espace Durant l’été 2015, deux étudiants en 2ème année de la filière Microtechniques d’hepia ont eu la chance de participer à des camps spatiaux internationaux organisés par le Swiss Space Center situé à l’EPFL. Luca Juillerat et Sébastien Pazmandy ont été sélectionnés grâce à leur intérêt pour le domaine du spatial ainsi que pour leur goût du voyage. Ils racontent l’incroyable expérience qu’ils ont vécue dans les capitales des pays de la Chine et de la Russie.

La délégation suisse à Pékin, Chine, Luca Juillerat 2ème depuis la droite.

Luca Juillerat est parti vers Pékin, plus précisément à l’Université de Beihang au nord de la ville où il a rejoint la délégation suisse ainsi qu’une centaine d’étudiants du monde entier. Il a suivi des cours donnés par différents professeurs sur des sujets en relation avec l’aérospatial. Chaque étudiant a aussi dû présenter un projet qu’il a réalisé dans son université à son groupe correspondant.


Des workshops étaient quotidiennement organisés afin de visiter les différentes infrastructures de l’Université telle que la soufflerie, le laboratoire de robotique ou le laboratoire de microsatellite. L’emploi du temps était intense. En plus de la partie technique, l’Université de Beihang avait pour but de partager son incroyable culture chinoise. Tous les jours, des visites des principaux monuments de la capitale étaient organisés. La cité interdite, le palais d’été, le musée de l’aviation chinoise, la muraille de Chine et bien d’autres. Toutes ces activités ont permis à Luca Juillerat de créer des liens et d’en apprendre beaucoup sur la culture chinoise. Ce camp d’été m’a permis d’élargir mon horizon. J’ai appris beaucoup de choses sur le plan technique et tout particulièrement en aérospatial. La vraie richesse de ce camp fut la découverte de cette nouvelle culture et la rencontre d’étudiants partageant les mêmes passions. Luca Juillerat

Chaque soir une conférence sur le domaine spatial était donnée par des cosmonautes ou des physiciens. En plus d’avoir été invité par une chaîne de télévision russe, Sébastien Pazmandy a également eu l’occasion de voir un spectacle au Théâtre du Bolchoï. Plusieurs visites de cette magnifique ville connue pour son patrimoine architectural tel que le Kremlin, la cathédrale Saint-Basile-le-Bienheureux sur la place Rouge ont embelli cet incroyable séjour. La découverte du musée des forces aériennes et du centre de contrôle des missions spatiales fut un souvenir mémorable. Sébastien Pazmandy, Centre de contrôle des missions spatiales, Moscou, Russie.

Pour sa part, Sébastien Pazmandy a eu la chance d’aller à Moscou en Russie. Il a été accueilli par l’Université de Bauman avec neuf autres étudiants ingénieurs suisses ainsi qu’une dizaine d’Américains. Durant ce camp, il a pu mettre en avant ses qualités de microtechnicien lors de la réalisation théorique d’un satellite.

Depuis mon plus jeune âge je suis passionné par le domaine du spatial et ce camp d’été m’a permis de réaliser une partie de mon rêve ! Visiter le centre de contrôle des missions spatiales et discuter avec des cosmonautes fut pour moi une expérience incroyable. Si je pouvais, je retournerais là-bas ! La Russie est un très beau pays que j’ai eu le plaisir de découvrir durant ce camp. Sébastien Pazmandy

EURÊKA

En 1972, Claude Béguin (botaniste neuchâtelois) publie une carte précise de la végétation des crêtes du Jura. Ce faisant, il était loin de se douter qu’il créerait les conditions d’émergence d’un projet interdisciplinaire 40 ans plus tard : le projet « Reculet ». Coordonné par hepia, co-financé par la communauté de Communes du Pays de Gex, le département de l’Ain, hepia et le Laboratoire d’écologie alpine du CNRS de Grenoble, ce projet a réuni 50 personnes de 8 structures de recherche et de gestion de Romandie et France voisine depuis 2010. Au milieu des années 2000, les interrogations face au réchauffement climatique du gestionnaire de la réserve nationale de la Haute Chaîne du Jura s’affirment. La carte de 1972 est renouvelée pour identifier les éventuelles conséquences de l’évolution du climat sur les écosystèmes d’une montagne culminant à 1720 m. Contrairement aux attentes, les résultats montrent une stabilité des végétations des lieux secs et froids, tandis que les

© hepia / Patrice Prunier

Les pratiques pastorales s’imposent face au climat sur le Haut -Jura

Pinus uncinata, Crêt de la Neige, Le Reculet.

végétations fourragères augmentent au cœur des alpages. Ainsi, l’évolution du couvert végétal serait davantage liée aux modes de pâturage qu’au réchauffement climatique... Les recherches d’archives des historiens et les suivis GPS des animaux conduits dans le cadre du projet ont confirmé cette hypothèse. L’exploitation des pâturages a bien changé. Réalisée par des troupeaux gardés de moutons jusqu’en 1972, elle s’est temporairement

arrêtée, puis a été reprise par des troupeaux de bovins non gardés. La carte initiale reflète ainsi l’influence des ovins, la seconde celle des bovins. Alors que les moutons parcouraient l’ensemble de l’alpage, les bovins demeurent en son centre et à proximité des points d’eau. Les vaches ont localement fertilisé le sol par leurs déjections. Les pâturages maigres ont ainsi régressé. Pour en savoir plus sur l’âge et l’évolution des peuplements de pins à crochet, l’évolution des espèces arctico-alpines, les tribulations des sangliers, le régime alimentaire du chamois ou la grassette de Reuter, visitez l’exposition du projet : en septembre à hepia-Lullier et en octobre à hepia-Genève ! Patrice Prunier

Professeur HES Responsable filière Gestion de la nature Coordinateur du projet « Reculet »


FLASH SUR :

© hepia / HSLU / G37

Filière Technique des bâtiments ou la transdisciplinarité appliquée

Gersag Centre à Emmenbrücke, Lucerne.

Structure existante.

Nouvelle extension et structure visible.

Nouvelle extension et structure couverte.

Tout a commencé avec une petite question, qui me semblait-il alors était des plus anodines. Personne n’osera jamais faire cela, il faudrait être fou pour tenter d’entreprendre pareille chose. Fort de ces conseils avisés, j’ai été convaincu, c’était bien cela la transdisciplinarité que nous allions mettre en place. Il fallait que ce challenge soit un gage d’identification de la formation, alors quoi de plus naturel que de collaborer avec la Haute école de Lucerne (HSLU) ?! Après quelques discussions avec mes homologues de la HSLU, ils n’y croyaient pas trop. Comment un Welsch pourrait venir avec des étudiants à Lucerne et de surcroît les réunir sur un projet transdisciplinaire, le tout en les faisant communiquer en anglais ? Première phase : un jour de décembre, un car nous emmène vers notre destination de travail.

Arrivés sur place, un bâtiment des années 70 semble nous attendre de pied ferme. Vétuste, pas trop mal conservé, il nous nargue ; mal lui en a pris, à peine avons-nous eu le temps de fournir quelques indications qu’une nuée d’étudiants lui sont tombés dessus. C’est à qui pourrait prendre le plus de photographies détaillées, c’est à celui qui mesurerait pièce après pièce pour ne manquer aucune donnée, c’est à ceux qui observeraient l’environnement de cette construction, bref rien n’a été laissé au hasard. Bouillonnement d’idées à la clé. Deuxième phase : février nous retrouve pour la semaine de projet en commun tant attendue. Tout commence par des exposés. Plusieurs intervenants prennent la parole… en allemand. « Ça commence fort », ai-je entendu derrière moi…

Finalement samedi matin tous les groupes présentent leur travail, après cinq jours intenses d’échanges. Transdisciplinarité oblige, tout est pris en compte et pour couronner le tout, la présentation des projets se fait en croisé, l’architecte défendant le point de vue de son collègue en énergétique et réciproquement. Au final un grand succès, tous sont très enthousiastes ! Même nos collègues de Lucerne se disent prêts à reconduire l’expérience. Fou aviez-vous dit ?

HEPIA EN BREF

À VOIR

À VENIR

• Le rendu du projet « Reculet » (voir article p. 3) a donné matière à une exposition tout public. A découvrir à hepia-Lullier du 5 au 25 septembre, puis à hepia-Genève du 26 septembre au 19 octobre 2016, aux heures d’ouverture de l’école. • Un potager urbain s’installe au cœur de la ville, sur la terrasse d’hepia-Genève. Outil de recherche et de pédagogie, il proposera d’anciennes variétés de fruits et légumes. Inauguration le 7 juillet prochain.

La 11ème édition de la Nuit de la Science aura lieu à la Perle du Lac les 9 et 10 juillet prochains sur le thème Les règles du jeu. hepia, fidèle au rendez-vous, présentera toutes ses filières réunies sur un grand stand. Avec un tel thème, expériences ludiques et interactives au programme. À voir absolument !

hepia et la HSR (Hochschule für Technik Rapperswil) accueilleront la Conférence internationale d’architecture du paysage: ECLAS, du 11 au 14 septembre 2016 à Rapperswil. Pour cette édition, la première en Suisse, le thème sera Bridging the gap, autrement dit comment dépasser les frontières telles que les barrières linguistiques et culturelles, les divisions entre science et pratique, mais aussi enseignement et recherche. Informations sur: www.eclas2016.ch

José Boix

Professeur HES Responsable filière Technique des bâtiments

Pour des raisons éditoriales, l’usage du masculin pour toute désignation de personne, de statut ou de fonction vise indifféremment un homme ou une femme. Rue de la Prairie 4 CH-1202 Genève

Tél. +41 (0)22 546 24 00 Fax +41 (0)22 546 24 10

hepia@hesge.ch www.hesge.ch/hepia


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