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Hepianews n°1

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LA NEWSLETTER DE LA HAUTE éCOLE DU PAYSAGE D’INGÉNIERIE ET D’ARCHITECTURE DE GENèVE

JANVIER 2012

à LA UNE

Coup d’envoi par Yves Leuzinger «hepia est une institution connue et reconnue qui doit encore mieux associer à son image la qualité de ses missions, ceci de manière ciblée pour tous ses partenaires». Une analyse récente de l’acronyme hepia montre clairement le parcours réussi de la nouvelle école et la valorisation des compétences de ses composantes. Par contre,

il demeure essentiel de s’adresser directement aux nombreux partenaires qui représentent son ancrage dans la société et appuient son action. Forts de ce constat, nous souhaitons développer une communication sur nos missions, nos stratégies et nos valeurs institutionnelles. Elle se déclinera désormais en trois volets. Premièrement, à l’interne, la tenue de plusieurs forums de rencontre et de dialogue (institutionnels ou non) répartis dans l’année, le tout soutenu par un «portail info», page d’accueil web mise à jour continuellement. Deuxièmement, hepianews dont vous tenez le premier exemplaire en main. A la fois organe de communication tourné vers les collaborateurs-trices concernant les grands projets, les axes pédagogiques et les missions de l’école, elle est aussi pensée et organisée afin de servir de lien avec nos divers partenaires. Enfin, nous développons un concept d’informations ciblées concernant la recherche et les chercheurs. L’équipe éditoriale a voulu hepianews très ouverte, en donnant la parole à tous les collègues, aux étudiant-e-s et à ceux qui nous suivent et nous soutiennent de l’extérieur, ceci en fonction de l’actualité. L’objectif principal est de susciter l’intérêt et le débat, mais aussi de permettre simplement de faire connaître nos activités, en toute transparence. hepia s’ouvre à vous. Yves Leuzinger Directeur hepia

points forts 2011 objectifs 2012 Notre mission première, l'enseignement, doit être revue et adaptée de temps à autre en fonction de l'évolution de la société. Une étude poussée du marché et des besoins des services nous ont confortés dans la nécessité d'ouvrir une nouvelle formation en Technique des bâtiments. La première volée est attendue pour septembre 2012. Les associations professionnelles et les spécialistes du domaine de la construction saluent cette filière unique au sein de la HES-SO. C'est maintenant un défi pour hepia que de répondre aux attentes. L'organisation de la recherche se fait désormais à travers 4 instituts (au lieu des 7 initiaux) qui ont été mis en place en 2011. Ils ont été reconfigurés de manière plus autonome mais avec des objectifs fixés en lien avec la gouvernance. Chaque institut est rattaché à un département, une lettre de mission quadriennale a été élaborée pour chacun, afin de spécifier les axes de recherches et de pouvoir mieux cibler la communication sur les compétences proposées.


a vous la parole

Rolf Gobet / OPI

Souvent méconnu et dans l’ombre d’une économie tertiaire florissante, le secteur industriel genevois constitue pourtant une partie conséquente des entreprises présentes dans notre canton. Avec environ 44’000 emplois répartis dans près de 3’500 entreprises, il constitue de l’ordre de 16% des emplois genevois. Il est essentiellement représenté par des PME de petite taille, même si nous pouvons nous enorgueillir de la présence d’entreprises manufacturières aussi diversifiées qu’importantes que sont Caran d’Ache, ABB Sécheron, LEM ou Kugler Bimétal, sans compter les fleurons que sont les acteurs industriels des secteurs de l’horlogerie, de la chimie et des parfums. Au bénéfice d’une industrie multisectorielle et multiforme, le canton de Genève est cependant caractérisé par un coût de la main d’œuvre élevé et un territoire relativement exigu. Dans un contexte de forte innovation, les Hautes écoles, telle hepia, ont un rôle essentiel à jouer et ceci au moins de deux manières distinctes. La première consiste à faciliter l’émergence de projets de recherche appliquée entre leurs professeurs, leurs étudiant-e-s et les PME qui manquent souvent cruellement de ressources en matière de recherche et développement. Si ce type de collaboration est indispensable pour les entreprises, il apporte également une réelle valeur ajoutée aux Hautes écoles en leur permettant d’orienter de façon plus concrète les priorités en matière de formation et de recherche. L’autre rôle attendu des Hautes écoles concerne la formation d’ingénieur-e-s dont la Suisse manque cruellement. Les chiffres évoquent un manque de l’ordre de 3 à 6’000 ingénieur-e-s dans notre pays, ce qui en fait des profils recherchés, preuve en est le fait qu’un-e ingénieur-e sur trois changera d’employeur dans les 24 mois

• En étant convaincus qu’il est à la fois qui suivent sa première embauche. Parmi les étudiant-e-s d’hepia qui parcour- possible et opportun de concilier respect de ront ces lignes, un certain nombre choisiront l’environnement et création de valeur éconoun métier dans l’industrie et assumeront rapi- mique, ils/elles deviendront les acteurs d’un développement écodement une fonction de nomique durable dont cadre au sein de l’enpourront profiter les treprise choisie. A ce Dans un contexte de forte générations à venir. titre, ils/elles devront innovation, les Hautes assumer une triple et La mission d’hepia importante responsabiécoles, telle hepia, ont un est donc primordiale lité. D’abord envers leur rôle essentiel à jouer puisqu’elle contribue employeur pour contritrès concrètement à buer au développement de son entreprise. Ensuite, par rapport à notre l’essor de notre industrie. Nous ne pouvons région pour défendre ses atouts dans un mar- que nous réjouir de voir augmenter les projets ché de plus en plus globalisé et concurrentiel. de collaboration hepia-PME et nul doute que Enfin, vis-à-vis des futures générations et ceci les nombreuses initiatives en cours seront de nature à renforcer cette tendance et ceci au sous deux angles différents : bénéfice de toutes les parties. Rolf Gobet • En contribuant au dynamisme écono- mique de notre région, ils/elles maintiendront Directeur OPI et développeront les emplois de demain; Office de Promotion des Industries et des Technologies

L’Association des étudiants d’hepia L’association des étudiants d’hepia (AEH) est née de la fusion de l’AEEH (association des étudiant-e-s de l’EIG-HES) et de l’AEIL (association des étudiant-e-s de l’école d’ingénieurs de Lullier), au début de l’année 2009. Elle a été ainsi l’organisme précurseur des deux écoles d’ingénieurs du canton de Genève, qui ont fusionné en septembre 2009 pour devenir hepia. L’association a pour but principal de défendre les intérêts des étudiant-e-s d’hepia sur les plans académique et politique. Elle encourage aussi les étudiant-e-s à prendre conscience de leur rôle au sein de l’école et leur offre des services afin d’améliorer et de faciliter la vie dans le campus. Le comité met également tout en œuvre pour offrir aux étudiant-e-s la meilleure ambiance estudiantine possible, en organisant différentes activités tout au long de l’année académique. Retrouvez-nous sur le site www.ae-hepia.ch et venez découvrir toutes nos activités.

Projet d’étudiant-e-s hepia Depuis avril 2010, chaque mercredi, les étudiant-e-s en agronomie de Lullier partent pour le village de Presinge, à la rencontre des résidents du centre de requérants d’asile. Ensemble, ils créent un potager communautaire et l’entretiennent. Encadré-e-s par leur professeur Vincent Gigon, ces étudiant-e-s passent environ 45 minutes de mars à juin sur les quelques 150m2 mis à disposition pour mener à bien ce projet. Ils/elles apportent leurs connaissances du maraîchage, les outils nécessaires et assurent un entretien hebdomadaire. Les requérants s’occupent de la surface de manière autonome durant la reste de la semaine. Il y a un an, Fanny Zurcher, l’assistante sociale du foyer, et François Fullemann, assistant de la filière agronomie, se sont associés pour


créer ce projet qui porte autant d’objectifs sociaux qu’éducatifs. Un même but pour chacun: cultiver et récolter des légumes. Cette unité permet aux étudiant-e-s et à toutes ces personnes d’origines et de vécus différents, d’apprendre à se connaître et d’échanger leurs expériences et leurs connaissances. Les requérants sont nombreux à avoir été agriculteurs dans les pays qu’ils fuient aujourd’hui. Leurs savoirs sont ainsi mis en valeur, ce qui est un point important pour leur intégration et pour l’enrichissement des étudiant-e-s. Difficile de se comprendre lorsqu’on ne parle pas tous la même langue ! Les diverses origines, le mélange de cultures, de populations, certaines avec des passés historiques difficiles, les motivations divergentes (ne sachant pas s’ils seront encore là pour les récoltes),

autant de difficultés surmontées. Mais grâce aux efforts conjugués de chacun-e les légumes croissent ! Les interactions entre les étudiant-e-s et les étrangers sont positifs à tous points de vue: la

Potager communautaire responsabilité de chacun-e autant au niveau social qu’agricole, les découvertes des uns et des autres, les efforts à fournir. Bien évidemment, ce projet reste à petite échelle comparé au niveau national. Cependant, il nous mène plus loin que l’élaboration d’un simple potager puisqu’il permet aux étudiant-e-s de se sentir concerné-e-s par rapport à la situation déli-

cate dans laquelle se trouvent des hommes et des femmes requérants d’asile et qui vivent à nos côtés. Saskia Leopizzi / Yaëlle Cruchon

Article entier en pdf sur www.ae-hepia.ch

Vous êtes étudiant-e-s à hepia. Vous avez travaillé ou vous travaillez actuellement sur un projet dans le cadre de votre Bachelor. Alors n’hésitez pas à nous envoyer un article de présentation de votre projet accompagné de photos ou images (texte entre 1200 et 1500 caractères espaces compris) à notre adresse : ae.hepia@hesge.ch

EUREKA!

Parfums et biotechnologie végétale: une collaboration entre Firmenich SA et hepia par la cueillette, il faut rechercher une solution alternative à l’aide des biotechnologies pour assurer l’approvisionnement de l’industrie des parfums, tout en préservant les ressources naturelles végétales en voie de disparition. Certaines de ces espèces végétales sont d’ailleurs parfois protégées et inscrites sur la liste rouge de l’UICN – Union internationale pour la conservation de la nature, ce qui les rend indisponibles si on ne peut pas les cultiver.

Depuis début 2011, les activités de recherche à hepia s’effectuent dans le cadre de 4 instituts, dans lesquels sont regroupés compétences et équipements afférents à leurs domaines de spécialisation. Cette nouvelle structure de recherche vise à améliorer notre performance et notre réactivité eu égard aux sollicitations de nos partenaires industriels et institutionnels. Ainsi, les chercheuses et les chercheurs mettent au point leurs dispositifs de recherche et élaborent des projets; ceux de la Confédération (CTI, OFEV, etc.) récemment acquis, ainsi que les CALLs HES-SO où hepia apparaît en tant que requérant principal, ou co-requérant, démontrent bien la dynamique amorcée ! Mentionnons aussi que cette année est né le Geneva Creativity Center dont les objectifs sont d’amener plus rapidement des innovations élaborées au sein des Hautes écoles genevoises vers la société ainsi que de pouvoir répondre aux problématiques des entreprises, voire des collectivités, par une offre en compétences scientifiques de pointe. Gilles Triscone

Coordinateur Ra&D hepia

Chaque hepianews sera l’occasion de donner la parole à l’un des instituts. Cette fois elle est cédée au Professeur François Lefort qui conduit le groupe de compétences «Plantes et pathogènes» de l’inTNE.

Dans le cadre de projets CTI et de mandats, hepia et Firmenich collaborent depuis 5 ans dans la recherche de solutions alternatives à la production de molécules constitutives des parfums. Certaines de ces molécules sont toujours produites par extraction de matière végétale provenant de plantes cultivées, mais aussi sauvages. D’autres molécules le sont également par synthèse chimique : méthode qui permet de résoudre le problème de rareté et donc de cherté de certains parfums. Toutefois, toutes les molécules odorantes ne peuvent être synthétisées artificiellement car certaines reposent sur des sesquiterpènes complexes, qui ne sont actuellement pas accessibles à des rapports coûts/rendements raisonnables. Comme une partie d’entres eux ne sont pas aisément produits par les cultures de plantes ou

Afin de répondre à ce défi, Firmenich SA, un des leaders mondiaux du domaine, a entamé une fructueuse collaboration avec hepia. Ce partenariat comprend l’établissement de cultures de plantes de différentes espèces végétales en enceintes climatiques et de cultures in vitro en milieux solides ou liquides. Le travail de recherche consiste alors à identifier des conditions de culture optimales et de traitements, qui permettent l’expression de gènes dirigeant la synthèse de ces molécules. Une fois identifiés et isolés, on peut alors envisager des productions biotechnologiques en fermenteurs. Cette collaboration Ra&D permet non seulement à l’industriel de disposer localement de solutions d’évaluation des espèces végétales, sources potentielles de molécules odorantes, mais aussi de pouvoir bénéficier de compétences en cultures végétales in vitro. François Lefort

Professeur HES


FLASH SUR:

Apprendre en partageant Atelier interdisciplinaire HES-SO au Paléo Festival Nyon

Pour la huitième année consécutive, hepia est partenaire à l’innovation du Paléo Festival Nyon. L’intérêt et l’enthousiasme des participant-e-s à cette aventure pédagogique se renforcent au fil du temps. Pour conserver cette dynamique, un seul mot d’ordre: innover-surprendre-séduire.

la cohésion entre filières et communiquer autrement.

projet novateur et ambitieux et le mener à son terme. L’état d’esprit et le mode de travail ne sont pas conventionnels. Pas de hiérarchie établie, un-e étudiant-e fait part d’une idée à un-e autre, puis à un-e troisième. Au final, l’idée se matérialise sans reconnaissance de paternité. D’année en année, l’équipe sans cesse renouvelée, est condamnée à innover, à surprendre. Matériaux ordinaires, techniques simples guidées par le bon sens, une imagination apprivoisée caractérisent cette expérience formatrice.

Comment faire pour matérialiser cette opération en moins de 6 mois? Rappelons ses enjeux: mener à bien des projets dans un cadre réel, concrétiser en appliquant les matières enseignées, conjuguer les savoirs, renforcer

Tout débute par un workshop scénographique définissant l’univers spatial à créer. Des équipes de 3 à 4 étudiant-e-s composées d’architectes, de paysagistes, de designers et d’ingénieur-e-s civil-e-s apprennent à travailler ensemble et partagent divers scénarios plausibles, provoquant une émulation créative dépassant la simple addition des aptitudes de chacun-e. Dans cette opération, chacun-e pense et agit à travers le prisme de ses compétences et partage « sa » réalité. Cela ne peut s’accomplir qu’en conjuguant ces différences. Certes, certains acteurs, à un moment ou à un autre, s’investissent plus que d’autres. Cependant, ce n’est pas toujours celles ou ceux qui sont le plus engagé-e-s qui sont déterminante-s dans un tel processus. La confrontation des idées (reçues parfois), l’addition des savoirs, le partage de l’effort, produisent l’énergie suffisante et créatrice pour construire un

LA HES-SO EN BREF

LA HES-SO EN BREF suite

À VENIR...

EOS Holding et la HES-SO ont concrétisé le 1er décembre 2011, un partenariat pour encourager la recherche dans le domaine des « Smart grids», soit l’intégration de nouvelles technologies dans le réseau électrique. Pendant cinq ans, EOS Holding soutiendra les projets de recherche et de développement de la HES-SO avec un budget d’un million de francs par année.

La HES-SO se dote d’une nouvelle Convention intercantonale qui apporte une adaptation des structures actuelles : création d’un Rectorat, autonomie institutionnelle, participation renforcée des collaborateurs-trices et des étudiant-e-s. Après soumission aux sept parlements cantonaux pour adoption, elle entrera en vigueur en 2013.

Du 19 janvier au 10 février 2012 hepia présente simultanément l’exposition «notre bois, notre fierté», réalisée par Lignum-Genève, et «Timber Project», produite par Archizoom pour le laboratoire IBOIS de l’EPFL. Ne manquez pas le vernissage et la conférence du 26 janvier, dès 11h45. http://hepia.hesge.ch/fr/accueil/evenements/

hepia est en charge de la mise en œuvre de la scénographie éphémère. Sous forme de workshops et d’ateliers intensifs, une équipe d’étudiant-e-s sélectionnée sur candidature imagine, développe et réalise une installation de près de 2000 m2 ! En 2011, sous le thème «Legendary Switzerland», une grande caverne composée de près 10’000 palettes CFF évoquait la face cachée de la Suisse.

Rue de la Prairie 4 CH-1202 Genève

Tél. +41 (0)22 546 24 00 Fax +41 (0)22 546 24 10

Participer à ce projet est une initiation unique. Ses acteurs naviguent sans cesse entre le virtuel et la réalité, l’abstrait et le concret, le moi et le nous. Riches de cet apprentissage, les participant-e-s tissent pour l’avenir des liens solides entre professionnels et construisent les bases d’un futur réseau relationnel prolongeant ainsi l’aventure Paléo. Laurent Essig

Chargé de cours HES, Chef de projet HES-SO

hepia@hesge.ch www.hesge.ch/hepia


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