SOMMAIRE P H OTO N °530 - M A R S -AV R I L 201 7 L A
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N° 530 MARS-AVRIL 2017
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LE MOIS DE LA PHOTO DU GRAND PARIS
SONIA SIEFF
M 02340 - 530 - F: 7,90 E - RD
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BIMESTRIEL – No 530 – FRANCE MÉTROPOLITAINE 7,90 € / BE : 9,60 € / IT : 9,60 € / GR : 9,60 € / ESP : 9.60 € / LU : 9,60 € PORT CONT : 9.60 € / DE 12.60 € / AU : 11.50 € / UK : 7.80 £ / SUISSE : 13CHF / CA : 14.60 CAD. - ISSN 0399 -8568
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LES FRANÇAISES POSENT NUES POUR
MOIS DE LA PHOTO
DU GRAND PARIS
NOS EXPOSITIONS COUPS DE CŒUR
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AUTOPHOTO
À LA FONDATION CARTIER
CÉCILE PAR SONIA SIEFF
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cécile
PAR SONIA SIEFF Cécile est l'une des Françaises, célèbres ou inconnues, photographiées par Sonia Sieff pour son premier livre sorti aux éditions Rizzoli, accompagné d'une exposition à la A. Galerie, Paris XVIe. Amusez-vous à retrouver le nom des modèles !
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6 elton john 8 expos 14 tour du monde 16 infos 17 histoires de photos 18 concours tv 20 prix lucas dolega 21 web 22 art contemporain 24 prix 25 cédric klapisch 26 l'oeil urbain 28 la loi de l'image 29 clin d'oeil sur la presse 30 lifestyle 34 nouveau lieu 36 livres ———— 128 adieu les amis
40 le mois de la photo Nos coups de cœur parmi les 90 expositions. ———— 52 david uzochukwu À 18 ans, il est la nouvelle star internationale de la photo. C'est notre découverte. ———— 66 world press photo Le meilleur du palmarès du plus grand prix de photojournalisme. ———— 78 sonia sieff Son premier livre, hommage glamour aux Françaises. Rencontre. ————
88 autophoto Zoom sur l'exposition événement à la Fondation Cartier. ———— 100 street generation(s) 40 ans de Street Art vus par Magda Danysz. Interview. ———— 108 les enchères ———— 116 festivals ———— 120 technique Les nouveautés : Fujifilm X100F, Leica M10, Microsoft Surface Studio, Pentax KP, Epson SC-P 5000, Huawei P10. P H OTO 003
1, bd Charles de Gaulle, 92700 Colombes photo@photo.fr Présidents d’honneur
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Séverine Yrieix - severine.yrieix@photo.fr Publicité
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édito P H OTO N °530 - m a r s -av r i l 2017
Mois de la photo Vous avez reconnu la fille sublime qui fait la couverture de ce numéro ? Elle s'appelle Cécile. Toujours pas ! Alors foncez voir l'exposition de la A. Galerie à Paris ou offrez-vous Les Françaises, le premier livre de Sonia Sieff qui paraît ce mois-ci aux éditions Rizzoli. Mais tout d'abord, prenez le temps de découvrir, dans nos pages et en avantpremière quelques-unes de ses plus belles images. Ce sont ses amies qui posent et c'est délicieusement libertin ! Un autre grand rendez-vous qui va vous faire tourner la tête, c'est le Mois de la Photo du Grand Paris : plus de 90 expositions à découvrir à travers la capitale et, pour la première fois, à travers sa banlieue ! Photo a choisi pour vous celles à ne pas rater ! À commencer par notre favorite : AutoPhoto à la Fondation Cartier. L'exposition explore les liens qui unissent ces deux grandes inventions du XIXe siècle à travers un parcours sans frontières : de Jacques Henri Lartigue à Raghubir Singh en passant par Seydou Keïta ou Alejandro Cartagena... Laissez-vous transporter ici et tout de suite ! David Uzochukwu, c'est le nom de notre révélation de l'année. Pour la
première fois dans Photo, nous lui ouvrons un portfolio aussi grand que nos yeux éblouis par tant de talent et de maturité. Il a tout juste 18 ans ! Chacune de ses photos est une histoire et une invitation à la contemplation. Nike lui a confié sa nouvelle campagne de pub. Attention talent ! À ce propos, le meilleur des reportages de 2016 vient d'être sélectionné par le très prestigieux jury du World Press Photo, et Photo vous entraîne dans les reportages de ces immenses et indispensables témoins de notre temps. Le Street Art vient aussi graffiter les pages de Photo puisque nous vous présentons quelques maîtres en la matière, empruntés à l'exposition roubaisienne de La Condition Publique sur 40 ans d'art urbain. Le prochain numéro est consacré à notre anniversaire : nous soufflerons en juin nos 50 bougies. Plein de surprises vous attendent, notamment la diffusion de notre première émission TV qui passera sur Paris Première : Photo Talent Academy ! Merci pour votre fidélité ! Ouvrez bien grand les yeux… Et bonne lecture !
David Swaelens-Kane & Monika Bacardi
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Channel Magazine Photo
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c o l l ec t i o n
Elton John, fou de photos ! La star britannique expose jusqu'au 7 mai sa collection, quelque 200 photos prises par 60 maitres à la Tate Modern (Londres). En 25 ans, le compositeur a acquis plus de 7000 tirages. Par guillaume coconnier
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après une cure de désintoxication en 1990, j'ai rendu visite à des amis qui venaient d'acheter un château à Cahors, en France. Ils participaient à l'organisation d'un festival de photographie… Je n'avais jamais vraiment perçu la photo comme un art auparavant… Je m'y suis intéressé très soudainement. » C'est à cette occasion qu'il rencontre le galeriste David Fahey et le photographe Herb Ritts. À 43 ans, une nouvelle vie peut commencer. Et une addiction en chasser une autre - c'est bien connu, sans alcool la photo est plus folle. « La photographie est beaucoup plus saine, j'ai juste interverti… J'avais l'impression que mes yeux avaient été ouverts par la photo. C'était une chose vraiment merveilleuse parce que j'étais enfin sobre, je me sentais bien et j’entrais dans une nouvelle phase de ma vie. La photographie est devenue une compagne incroyable. » Ses premières emplettes ? « Des travaux d'Elliott Erwitt, Harry Callahan et Ray Metzker. » Vingt-sept ans après sa rencontre avec la photo, le chanteur britannique compte pas moins de 7 000 à 8 000 clichés, dont environ 200 sont actuellement exposés à la Tate Modern de Londres jusqu'au 21 mai 2017, dans le cadre de l'exposition The Radical Eye : Modernist Photography from the Sir Elton John Collection - le nom a été choisi en hommage à la période moderniste et expérimentale de la photographie. Irving Penn, Man Ray (vingt-cinq tirages d'époque), Edward Weston, Dorothea Lange, Berenice Abbot, Walker Evans… Une soixantaine d'artistes sont exposés ! L'interprète de Your Song détient des clichés signés des plus grands. Parmi ceux exposés dans la capitale britannique, citons ainsi Salvador Dali par Irving Penn (1947, ci-contre) ou Les Larmes, de Man
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Ray (1932). Rien que ces deux-là feraient bien des envieux… Les photos qu'il prête dans le cadre de l'exposition à la Tate Modern datent des années 20 aux années 50. Sauf une, peutêtre la plus notable à ses yeux : Le Nageur sous l'eau, d'André Kertész, tiré des eaux en 1917. « C'est de loin la plus vieille photo de l'exposition. J'avais un tirage moderne mais quand j'ai eu l'occasion d'acheter l'original, j'ai sauté sur l'occasion car c'est une image très importante. » S'agissant des choix de travaux, il assume tout, de A à Z : « Tout ce que figure à la Tate Modern a été choisi par mes soins. J'ai bien un conservateur qui me suggère des idées, mais personne ne constitue la collection à ma place.» You're the boss, Elton… Chacun l'aura compris, derrière cette pointe d'autoritarisme, c'est un véritable amour que le chanteur voue à l'art photographique : « J'aime vivre avec ma collection, être entouré de toutes ces belles images. C'est mon art favori. Et pouvoir le partager avec d'autres personnes est ce qu'il y a de plus important. C'est la raison pour laquelle je fais cette exposition à la Tate Gallery. C'est un honneur. » Thank you Sir, cette addiction vous sied à merveille. L'exposition The Radical Eye : Modernist Photography from the Sir Elton John Collection. Jusqu'au 21 mai à la Tate Modern, Bankside, London SE1 9TG, Royaume-Uni. tate.org.uk
Le Livre The Radical Eye : Modernist Photography from the Sir Elton John Collection. De Shoair Mavlian et Simon Baker. Éditions Tate. 240 pages. 40 £.
Salvador Dali, par Irving Penn. New York, 1947. Ce portrait du maître du surréalisme, alors âgé de 43 ans, fait partie de l'exraordinaire collection de photographies que possède Elton John. 007 P H OTO
AC T Ua l i t é s
EXPOSITIONS Les rendez-vous à ne pas rater ce printemps. Par CYRIELLE GENDRON et Agnès Grégoire
Peter Bauza au Copacabana Palace En banlieue de Rio de Janeiro, se dresse le Copacabana Palace. Ce projet immobilier inachevé, refuge de 300 familles, a passionné le photojournaliste Peter Bauza, qui s'y est immergé pendant sept mois. Visa d'Or Magazine et récemment World Press Photo, son récit raconte la rudesse du quotidien mais aussi l'espoir des habitants. Et, à travers eux, la crise économique au Brésil.
L'Amérique au poing de Stephen Shames
Du 2 au 31 mars. Cosmos Galerie, 56, bd La Tour-Maubourg, Paris VIIe. cosmosphoto.com
Anja Niemi n'a jamais existé C'est une histoire romancée, celle de « la femme qui n’a jamais existé ». Une actrice qui n’existerait qu’à travers le regard du spectateur et dont le personnage est joué par la photographe. La Norvégienne Anja Niemi devient son propre sujet dans des mises en scène au stylisme savoureux, disparait dans le papier peint, pour que l'héroïne se fonde dans le décor.
les Paparazzi planquent chez art cube Ils agacent autant qu'ils fascinent ! L’exposition consacrée au mythe du paparazzo, et initiée par Photo Management, voyage à Paris. Un tour d’horizon des meilleurs, du précurseur Ron Galella avec Jackie Onassis, à Sébastien Valiela et ses scoops Mazarine Pingeot et Hollande-Gayet, en passant par Andy Warhol par Christopher Makos, Jean « Johnny » Pigozzi (photo) et ses amis, ou encore Alison Jackson, qui joue les paparazzi ! Du 2 mars au 15 avril. Galerie Artcube, 9, place Furstenberg, Paris VIe. artcube.fr
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Du 16 mars au 22 avril. Galerie Photo 12, 14, rue des Jardins Saint-Paul, Paris IVe. galerie-photo12.com
Avec une rétrospective de Stephen Shames, c'est toute l'Amérique des années 60-70 qui renaît. Au premier rang du mouvement des Black Panthers, le photographe a documenté la condition de la minorité afro-américaine comme personne. Des enfants touchés par la pauvreté à la brutalité des gangs du Bronx, il a fait des inégalités son combat. Sous le commissariat de François Cheval, Audrey Hoareau et Emmanuelle Vieillard, l'exposition témoigne des paradoxes américains. Entre violence et grande beauté. Jusqu'au 21 mai. Musée Nicéphore Niépce, 28, quai des Messageries, Chalon-sur-Saône (71). museeniepce.com
les artistes du réverbère « La photographie n’est pas en soi un art, seuls ceux qui s’en emparent peuvent en faire une beauté fixe. » Catherine Dérioz et Jacques Damez ont réuni 9 artistes de leur galerie, Le Réverbère : Rip Hopkins (photo), Pierre de Fenoÿl, Arièle Bonzon, Emmanuelle Fructus, Pierre Canaguier… C’est le deuxième volet de cette expo, vitrine de la galerie. Jusqu'au 29 avril. Galerie Le Réverbère, 38, rue Burdeau, Lyon (69). galerielereverbere.com
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EXPOSITIONS
Consonances d'Adrien Boyer
Philippe Salaün, photographe et tireur Rarement, les tireurs sont exposés. Philippe Salaün dévoile ici sa double casquette : photographe et tireur. Une plongée dans son univers, grâce à une centaine de tirages réalisés par ses soins, qui racontent quarante ans de complicité en chambre noire, avec les grands Ronis, Boubat, Doisneau, Izis, Keita et Sidibé (photo)… Pour ne citer qu'eux !
Aurélie Dubois à la folie ! Voir peut-il rendre fou ? Aurélie Dubois pose la question, sous le commissariat de Paul Ardenne. Multidisciplinaire, l'artiste explore - en dessins, vidéos et photographies - la sexualité, les rapports femmes-hommes, la folie, voire l'étrange. Une philosophie et un engagement résistant à découvrir. Du 16 au 26 mars. 24 Beaubourg, 24, rue Beaubourg, Paris IIIe. 24beaubourg.com
La forme prend le pas sur le fond dans les compositions graphiques d'Adrien Boyer. Des jeux d'équilibre, des couleurs qui se répondent, des lignes harmonieuses isolées de tout contexte… Le photographe déconstruit la ville, laquelle devient décor, vide de toute présence humaine. Le livre, éponyme, est édité par Clémentine de la Féronnière (40 €). Jusqu'au 1er avril. Galerie Clémentine de la Féronnière, 51, rue Saint-Louis-en-l'Île, Paris IVe. galerieclementinedelaferonniere.fr
Jusqu'au 25 mars. Galerie Argentic, 43, rue Daubenton, Paris Ve. argentic.fr
Marie Dorigny donne rendez-vous au Havre Avec deux expos, Marie Dorigny est l’invitée d’honneur des 6e Rendez-vous du Havre. À la Galerie de Créapolis s’installe Displaced, femmes en exil, reportage commandé par le Comité des Femmes du Parlement européen sur les femmes réfugiées. Quant à Main basse sur la terre, elle investit la Bibliothèque universitaire. Jusqu'au 14 avril. Le Havre (76). bu.univ-lehavre.fr
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bons baisers des GIRLs Super power Wonder Woman ou encore Catwoman sont bien peu présentes dans l'univers des super-héros. Qu'à cela ne tienne, la Galerie Sakura les met à l'honneur, avec son humour et son décalage habituel. Une ôde déclamée par quarante artistes, photographes et illustrateurs, comme Travis Durden, Benjamin Béchet, Rui Pinho ou encore Wolfeyes (photo). Du 11 mars au 4 juin. Galerie Sakura, 21, rue du Bourg-Tibourg, Paris IVe. galerie-sakura.com
Contemporary Art Fair
21 — 23 April 2017 Tour & Taxis
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EXPOSITIONS
Le mucem dans les poubelles
—————— Le sujet n'est pas le plus glamour, mais le musée marseillais a décidé de s'attaquer en images au problème des déchets. Une question de société fondamentale illustrée en 450 objets, installations et films. Un voyage autour de la Méditerranée sur les manières de collecter, trier, recycler… Pour sensibiliser à la problématique de la consommation et ses conséquences. Photo : David Degner. Vies d'ordures, de l'économie des déchets, du 22 mars au 14 août. Mucem, 7, promenade Robert Laffont, Marseille (13). mucem.org
George Dupin a la forme
6 regards pour Médecins du monde
—————— À la veille de l’élection présidentielle, Médecins du Monde braque les projecteurs sur la précarité et l'exclusion en France. L'association a donné carte blanche à six photographes, Alberto Garcia-Alix, Henk Wildschut, Cédric Gerbehaye, Valérie Jouve, Claudine Doury et Denis Rouvre (photo) ainsi qu’au réalisateur Christophe Acker. Chacun, par le portrait, le reportage ou la mise en scène, rend visibles les invisibles de la société. Une expo qui regarde la réalité dans les yeux. Jusqu'au 18 mars. Topographie de l'art, 15, rue de Thorigny, Paris IIIe. topographiedelart.fr
—————— En résidence à Saint-Vaast-la-Hougue, site d'une célèbre bataille navale, sur la côte est de la Manche, Georges Dupin s'est arrêté sur l’architecture des lieux. En regard avec des vues du Havre, de Dubaï, de Chine, de Palestine ou de Brasilia (comme sur cette image du Congrès national brésilien, par Oscar Niemeyer), il interroge les frontières entre art et architecture, histoire et actualité. Quand l'histoire devient forme, du 12 mars au 28 mai. Le Point du jour, 107, avenue de Paris, Cherbourg-enCotentin (50). lepointdujour.eu
L'Élégance à la russiantearoom Cinecitta par Willy Rizzo
—————— Le seul nom de Cinecitta suffit à évoquer le cinéma et l’Italie des années 60. Le studio Willy Rizzo rend hommage à cette époque en 40 images signées Rizzo. On retrouve bien sûr les sublimes Sophia Loren, Anouk Aimé, Claudia Cardinale, Monica Vitti… Une expo légère et joyeuse, pleine de charme à l'italienne ! Jusqu'au 1er avril. Studio Willy Rizzo, 12, rue de Verneuil, Paris VIIe. willyrizzo.com
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—————— Qu'est-ce que l’élégance ? La Russiantearoom (RTR) répond à la question en invitant une vingtaine d'artistes pour une exposition collective. Liza Fetissova, fondatrice de la galerie RTR, s'est lancée dans une étude de cas, piochant dans les expérimentations, avec les œuvres d’Antanas Sutkus, Igor Savchenko, Olga Fedorova (photo)… Jusqu'au 11 mars. Russiantearoom Gallery chez Central Dupon, 74, rue Joseph de Maistre, Paris XVIIIe. rtrgallery.com
Sally Mann dans l'atelier de cy Twombly Liu Tao ensauvage le monde À 30 ans, le Chinois débarque en France pour se faire un nom. Remarqué en 2013 lors de la Shanghai Youth Biennale, il poursuit son exploration de la Chine et ses quartiers traditionnels en démolition, où son corps nu entre en résistance. Toujours aves son charbonneux noir et blanc, il plonge dans les quartiers populaires. Des extraits de ses trois séries majeures révèlent sa soif sauvage de liberté. Ensauvager le monde, jusqu'au 27 mars. Galerie Folia, 13, rue de l'Abbaye, Paris VIe. galerie-folia.fr
—————— Sally Mann ouvre les portes de l’atelier du peintre, sculpteur et photographe Cy Twombly. Les objets s'accumulent, les œuvres prennent forme… Sur la période 1999-2012, elle immortalise l'environnement de son ami - et mentor - en offrant un témoignage intime de toute une vie d'artiste. Remembered Light, jusqu'au 25 mars. Galerie Gagosian, 4, rue de Ponthieu, Paris VIIIe. gagosian.com
mets ta Mapuche !
—————— Bienvenue dans la culture Mapuche ! À la frontière entre art et science, l’exposition est née d’une collaboration entre le collectif d’artistes Ritual Inhabitual et les chercheurs du Département « Hommes, natures, sociétés » du Muséum national d’histoire naturelle. Ils rendent compte, au collodion humide, des traditions du peuple Mapuche, littéralement « Peuple de la terre », dans le sud du Chili et aux alentours de la ville de Santiago. Dépaysement garanti ! Mapuche, Voyage en terre Lafkenche, jusqu'au 23 avril. Musée de l'Homme, 17,place du Trocadéro, Paris XVIe. museedelhomme.fr
les INCONTOURNABLES
Le Réveil de Jules & Jim
—————— En 2017, l'hôtel Jules & Jim fête ses 5 ans et livre une déclaration à Paris. Un cri du cœur en 23 œuvres (photo, street-art et illustration) qui ont au cœur la capitale, vivante et créative. Stéphane Couturier, Kourtney Roy (ci-dessus), Laurent Chéhère (ci-contre) et les incontournables Robert Doisneau et Marc Riboud. Tous le clament : « Paris, je t'aime ! » Jusqu'au 8 mai. Hôtel Jules & Jim, 11, rue des Gravilliers, Paris IIIe. hoteljulesetjim.com
Au Jeu de Paume Eli Lotar, Peter Campus et Ali Cherri. Jusqu’au 28 mai. Paris VIIIe. jeudepaume.org À la Fondation HCB Henri Cartier-Bresson Jusqu'au 23 avril. Paris XIVe. henricartierbresson.org À la Maison Doisneau European Puzzle de Jean-Christophe Béchet. Du 17 mars au 23 avril. Gentilly (94). maisondoisneau. agglo-valdebievre.fr À la Bibliothèque nationale de France Bourse du Talent 2016 Jusqu’au 26 mars. ParisVIe. bnf.fr
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AC TUALITE S Plus d'infos sur Photo.fr
TOUR DU MONDE Tout autour du globe, la photo bouge ! Bougez avec Photo ! Par Agnès Grégoire ET Cyrielle gendron
Varsovie
Pureview de Przemek Dzienis —————— C'est l’une des révélations du festival Circulation(s) 2014 ! Le Polonais Przemek Dzienis opère un virage à 180°. Las des travaux commerciaux, il a cherché la paix dans les paysages enneigés. Pas de décors immaculés chez lui, mais plutôt des détails qui se révèlent au gré de taches colorées qui flirtent avec la peinture abstraite. Jusqu'au 26 mars. Leica 6x7 Gallery, Mysia 3, 00-496 Varsovie, Pologne. warsaw.leica-gallery.pl
Moscou
Bruxelles
Dan Tague parle cash ! —————— Que reste-t-il des États-Unis ? Le dollar, assurément ! C'est justement la matière première de Dan Tague. L'artiste, originaire de la Nouvelle-Orléans et connu pour ses détournements de billets, revient avec de nouvelles œuvres. « Master of Puppets », « Legacy of Brutality »… Difficile de ne pas voir en ces nouveaux slogans un engagement fort, qui résonne plus que jamais avec l'actualité. Du 10 mars au 10 mai. Photo House, 96B rue Blaes, 1000 Bruxelles, Belgique. photohouse.fr
Back to the 80's avec Denis Piel —————— Direction la Russie pour un rendez-vous avec Denis Piel. Il a fait les beaux jours de Vogue, toutes éditions confondues, a sublimé les modèles stars de son époque, Brooke Shields, Christy Turlington… Il a même révélé Uma Thurman (photo) alors qu'elle n'avait que 16 ans. Le Français aura sans conteste marqué les années 80. Film Stills. Fashion Photography, jusqu'au 7 mai. The Lumiere Brothers Center for Photography, 119072 Moscou, Russie. lumiere.ru
Malaga
Londres
Hommage à Martin Parr —————— Le plus British des photographes vient d'enrichir son palmarès du Prix Contribution remarquable à la photo, remis par la WPO. Pour l'occasion, il expose de rares noir et blanc de ses débuts et les couleurs saturées qui ont fait son succès. Quarante ans de carrière et de kitsch en parallèle aux Sony World Photography Awards. Du 21 avril au 7 mai. Somerset House, London WC2R 1LA, Royaume-Uni. somersethouse.org.uk
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Tout Michel Comte —————— Connaissiez-vous les reportages de Michel Comte ? C'est l'une des révélations de cette rétrospective orchestrée par diChroma Photography et Suzanne Speich. Pour résumer quarante ans de carrière de ce photographe suisse, révélé par Lagerfeld en 1979, ils reviennent sur ses photos de mode publiées dans Vogue ou Vanity Fair, ses pubs, ses portraits qui courent, de Sharon Stone à Miles Davis en passant par Louise Bourgeois, Carla Bruni (photo)… et, plus étonnant, sur ses reportages pour Terre des Hommes ou la Croix-Rouge, en Haïti, au Tibet, en Afghanistan ou au Kosovo. Retratos, jusqu'au 14 mai. La Térmica, Avenida de los Guindos, 48.29004 Malaga, Espagne. latermicamalaga.com
Munich Lausanne
Sans limite. Photographies de montagne —————— L'hiver s'en va, mais la montagne continue de faire rêver. Artistes, scientifiques, alpinistes, touristes… Tous les amoureux de montagne l'ont immortalisée et révélée aux yeux du monde via la photo. Les commissaires Daniel Girardin, Emilie Delcambre Hirsch et Maéva Besse ont réuni un ensemble de 300 tirages, la plupart issus des collections du musée suisse, et signés de 96 photographes : Lippmann, Frith, Braun, Burri, Knapp, Pugin (photo)… Jusqu'au 30 avril. Musée de l'Élysée, 18, avenue de l'Elysée, CH-1014 Lausanne, Suisse. elysee.ch
Marc Hom, profiler —————— Il ne vous est pas inconnu ! Marc Hom a fait la couverture de Photo (n°528) en novembre 2016. Le Danois continue de faire voyager son livre Profiles, sorti aux éditions teNeues, et investit Munich avec une vingtaine de portraits. Le beau David Beckham, l'espiègle Louise Bourgeois, la diaphane Nicole Kidman, l'impressionnant Mickey Rourke et sa sublime conquête… Ils font tous partie de sa collection de stars, mis en scène avec la Danish Touch. Profiles, du 7 avril au 1er mai. Immagis Gallery, Blütenstrasse 1, 80799 Munich, Allemagne. immagis.de
Düsseldorf
The Fun Archive de Thomas Mailaender —————— On raffole des images loufoques du Web, ses photos ratées et même détournées à gogo. Thomas Mailaender aussi. Ce collectionneur de l'étrange en a fait sa nourriture. Montages, dessins, incrustations, toutes sortes de procédés anciens… Tous les moyens sont bons pour recycler et donner du sens aux images - hier absurdes, aujourd'hui œuvres d'art. Jusqu'au 30 avril. NRW Forum, Ehrenhof 2, 40479 Düsseldorf, Allemagne. nrw-forum.de
New York
Rio de Janeiro
La beauté inquiète d'Otto Stupakoff —————— Avec pour nom une référence à Umberto Eco, la rétrospective consacrée à Otto Stupakoff donne le ton ! L'Institut Moreira Salles, avec plus de 16 000 images du photographe de mode brésilien (1935-2009), lui consacre une rétrospective. Bob Wolfenson et Sergio Burgi ont choisi 300 images, publications et vidéos témoignant de son amour des femmes, celles de sa vie ou les modèles stars shootées pour Esquire, Look, Vogue… On découvre aussi son œil éclairé de photographe de rue. Beleza e Inquietude, jusqu'au 16 avril. Institut Moreira Salles, rua Marquês de Sâo Vicente, 476, Gavea CEP 22451-040 Rio de Janeiro, Brésil. ims.com.br
Joséphine Douet dans le monde d'Andrew Wyeth —————— C'est un face-à-face entre un peintre et une photographe, un dialogue entre deux pays et deux époques. Joséphine Douet réinterprète l'univers du peintre américain Andrew Wyeth. Sur les traces de douze de ses aquarelles, la Française a arpenté la Pennsylvanie. À la mélancolie du peintre, elle répond par un voyage dans une Amérique sombre et inquiétante. Wyeth Wonderland, jusqu'au 14 mai. Hudson River Museum, 511, Warburton Avenue, Yonkers, New York, USA.hrm.org
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C L I N d ' œ il su r l a photo
FOCUS Récompenses, stages, prix… Photo les a repérés pour vous ! Par Agnès Grégoire ET Cyrielle gendron
Et aussi...
The Open Window
Exposer devant plus de 7 millions de personnes, ça vous paraît impossible ? Pas avec The Open Window, nouveau projet du géant du déstockage en ligne, vente-privée.com. Pour une expo inédite diffusée sur la façade digitale de son nouvel immeuble, la marque lance un appel ouvert à tous. Il suffit de proposer son projet vidéo de moins de 5 minutes sur le thème : « Origines ». Les 9 lauréats sélectionnés et le 10e, élu par les internautes, seront diffusés à compter du 17 avril. Jusqu'au 12 mars. theopenwindow.com
Jean Lelièvre, chevalier de l'Ordre National du Mérite
—————— Le 25 février 2017, au Musée Nicéphore Niépce, Jean Lelièvre a reçu les insignes de chevalier de l'Ordre national du Mérite. Passionné de cinéma et de photographie, Jean Lelièvre a œuvré pour le monde de l'image. Président un temps du photo club Nicéphore Niépce, il a aussi été directeur adjoint de la Maison de la culture de Chalon-sur-Saône, avant de passer par l'Écomusée Creusot et de créer la société ABAX. Il a conçu les soirées du festival d'Arles puis, sollicité par Photo, orchestré dès la première édition, en 1989, celles du festival de photojournalisme Visa pour l'Image, à Perpignan. Une liste non exhaustive d'actions qui ont convaincu la ministre de la Culture et de la Communication, Audrey Azoulay, de lui attribuer ce titre. Photo : Le chevalier Jean par Rémy Cortin pour Photo/Canon.
Passez 5 jours avec Greg Gorman
—————— Apprendre avec Greg Gorman, c'est possible avec le workshop « Portraits & Nude ». Les photographes inscrits (amateurs ou pros) passeront cinq jours avec le portraitiste américain. Au menu : discussions, shooting, technique, conseils… Du 25 au 29 juin en Provence. À partir de 3 300 $. atelierjungwirth.com
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Gustave Le Gray entre à la BNF les rendez-vous de 24 The Workshop
Photo continue de soutenir les stages 24 The Workshop. Une nouvelle session de 6 mois s'ouvre du 8 avril au 17 septembre, sous la direction des quatre professionnels Philip Blenkinsop, Jean-Christian Bourcart, Michel Philippot et Dan Torres. L'occasion pour les photographes inscrits de mener à bien leur projet, autour d'ateliers de groupe et d'un suivi à distance personnalisé. Inscriptions jusqu'au 20 mars. 24theworkshop.com
La Bibliothèque nationale de France vient d'acquérir un album de portraits par Gustave Le Gray. Cet album, classé Trésor national par le ministère de la Culture et de la Communication, avait été présenté par Artcurial lors d'une vente, le 15 novembre 2016. bnf.fr
La Nature dans la ville avec Direct Matin —————— Le concours « La Nature dans la ville », imaginé par Direct Matin et Photo, en partenariat avec Fujifilm, tient ses trois vainqueurs. Le jury, présidé par Yann Arthus-Bertrand, a soutenu Irving S.T. Garp (photo), Xavier d'Abrigeon et Christophe Laigle, dont les photos ont été mises en avant sur le site et les éditions papier Direct Matin. Ils remportent tous les trois du matériel photo Fujifilm. directmatin.fr
Impression Panoramique dévoile ses lauréats
—————— Pour sa première, le concours Impression Panoramique, en partenariat avec Photo, a rencontré un franc succès. Spécialisé dans le tirage photo de qualité professionnelle, le site a récompensé 9 photographes, dont 3 grands prix. Le jury a désigné un gagnant pour chaque catégorie (architecture, faune et flore, paysage, mode, nu, portrait, reportage, sport et scène de vie) ainsi que 3 lauréats toutes catégories confondues : Florian Gruet (photo - 1er), Jessica Evrard et Matthieu-Xavier Meignen. impression-panoramique.com
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HISTOIRES DE PHOTOS Notre rendez-vous avec les petites et les grandes histoires qui se cachent derrière les images. Par AGNèS GRÉGOIRE ET CYRIELLE GENDRON
oBaMa avaNt et après !
—————— Quels sont les effets de huit années de présidence des États-Unis sur un homme ? Le avant/après de Barack Obama est impressionnant. Le 5 mars 2008, lorsque Dan Winters le photographie pour la première fois, Obama n'est pas encore président des Etats-Unis, mais sénateur en campagne pour les primaires démocrates. Winters est en commande pour Time Magazine. Obama a alors 47 ans et devient président neuf mois plus tard. En juillet 2016, c'est le New York Magazine qui envoie le photographe à la Maison Blanche. Lui vient alors l'idée de reproduire le premier portrait, quasi similaire, pour un face-à-face inédit. En deux images seulement, le visage d'Obama suffit à raconter les huit années qui les séparent. nym.ag/2cWjALp
derrière La pochette du preMier aLBuM des strokes, par coLiN LaNe
—————— Cette photo a fait le tour du monde grace au groupe de rock The Strokes. Derrière la pochette de leur premier album Is This It (2001), le photographe Colin Lane raconte : « J'ai pris cette photo un an avant de rencontrer le groupe. La fille était ma petite amie de l'époque. Je venais de faire une séance de mode pour The Observer Sunday et le styliste avait laissé les vêtements dans mon appartement. J'ai vu les gants noirs Chanel et j'ai demandé à ma copine de poser… Je l'ai convaincue de faire 10 photos, un paquet de Polaroid 665 ». The Ass Shot était né. Et puis un jour… « On pressait le groupe, qui partait le lendemain pour une tournée en Europe et en Australie, de choisir une pochette. J'avais apporté mon book, ce jour-là. Julian [Casablancas, chanteur des Strokes, NDLR] l'a feuilleté, a vu le cliché et a dit : “ Ce serait une couverture cool. Ça vous dérange si on l'utilise ? ” » Et la photo devint icône ! snapgalleries.com/portfolio-items/colin-lane/
richard priNce : « ivaNka truMp N'est pas de L'art » !
—————— Twitter est devenu le défouloir de Richard Prince. L'artiste provoc' ne cesse de malmener Trump à coups d'images ironiques et de slogans engagés. Mais le 11 janvier, c'est un message étonnant qu'il a délivré. Sous une image d'Ivanka Trump, Prince dénonce un « faux ». L'œuvre a pourtant bien été exposée dans New Portraits, sa série controversée de captures d'écrans tirées d'Instagram. Il s'agit en fait d'un acte engagé. Dans une interview au New York Times, il déclare ne plus supporter qu'une de ses œuvres soit dans la collection de la famille Trump et avoir remboursé 36 000 $ à son acheteur, qui pourrait être lvanka : « C'était juste une façon honnête de protester […] une façon de décider ce qui est bien ou mal. Et ce qui est juste, c'est l'art, et ce qui ne va pas, ce n'est pas de l'art… Les Trump ne sont pas de l'art. » Intégrée dans sa série sur les conseils d'un mystérieux intervenant, Ivanka a inspiré Prince : « Je me fiche de qui elle est. Je m'intéresse plus à qui je pense qu'elle est […] Elle publie beaucoup de photos d'elle. Je ne l'ai pas rencontrée. Ce n'est pas Avedon. Je n'ai pas à inviter quelqu'un à mon studio ou à le rencontrer. Je trouve juste une image que je peux imaginer telle que la personne est vraiment. » À ceux qui l'accusent de faire du buzz, il répond : « Que cela affecte quelque chose n'est pas la question. C'est un moyen de leur dire : je ne veux pas que mon travail soit en votre possession. Je ne veux rien avoir à faire avec votre famille. » nyti.ms/2ijS4eS
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nouveLLE ÉMISSION tv >> découvrez en exclusivité 2 documentaires inédits avec les finalistes du concours le mercredi 21 juin à 23h00 sur PARIS PREMIERE
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our ceux qui rêvent de devenir photographe de mode, nous avons créé le premier concours télévisé de l’histoire de Photo ! Il est né d’une fusion d’idées, d’envies et d’enthousiasme avec un grand partenaire du monde de l’image : HUAWEI. Dans la lignée de la signature de son partenariat stratégique avec la très mythique marque photo allemande, Huawei s’affirme sur le marché de la photographie avec deux innovants smartphones à double objectif conçus avec Leica, les Huawei P9 et maintenant le P10. L’implication de Huawei dans des événements aussi prestigieux que Les Rencontres d’Arles ou Paris Photo, la création de sa plateforme communautaire en ligne Huawei-PhotoAcademy.fr ont conforté la position de Huawei comme un acteur incontournable du monde la photographie. En quelques semaines seulement, Photo Talent Academy a reçu plus d'un millier d'images. Après étude des meilleures, quatre finalistes seront choisis par la rédaction de Photo et un parmi les talents de la Huawei Photo Academy. Les cinq jeunes talents seront soumis à quatre épreuves encadrées par les grands photographes Sonia Sieff, Mathieu César, Nicolas Bets et Ali Mahdavi. Le grand gagnant
verra ses photos publiées en couverture de Photo ! Paris Première diffusera Photo Talent Academy sous forme de deux documentaires inédits de 52 mn le mercredi 21 juin (23h00). La chaîne s’impose depuis près de 30 ans comme un acteur culturel majeur dans le paysage audiovisuel. C’est donc tout naturellement qu’elle s'associe à cette immersion inédite au cœur de la photo qui plongera les téléspectateurs dans le travail de cinq jeunes talents et les suivra dans les étapes et processus de création. Nous ferons connaissance avec eux dans leur studio, sur les lieux de leurs inspirations, lorsqu’ils cherchent des modèles, lorsqu’ils choisissent les vêtements pour les mettre en valeur... Ils se livreront, expliqueront en quoi consiste leur démarche et leur méthode de travail, leur rapport à la photo... Le tout sous l'œil d’un jury d’exception, dont on peut déjà dévoiler les noms de Dominique Issermann et Jean-Charles de Castelbajac. Ce programme est donc une immersion au cœur de la création photographique. Mais aussi le récit d’un challenge pour décrocher une récompense hautement convoitée. Pour notre grand finaliste, le concours peut tout changer. Sous vos yeux, il peut être le début d’une nouvelle vie !
Informations complètes sur photo-talent-academy.fr et sur Huawei-PhotoAcademy.fr
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Talent Academy
Le photographe Nicolas Bets, auteur de cette image, dirigera l'une des quatre ĂŠpreuves du concours.
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PRIX LUCAS DOLEGA : BRENNAN O'CONNOR en Birmanie Le photographe canadien a reçu le Prix Lucas Dolega 2017 pour son reportage sur les minorités oubliées de Birmanie. Le jury était présidé par le photojournaliste Frédéric Lafargue. Par CYRIELLE GENDRON
1 Des enfants soldats ayant déserté l’armée birmane sont détenus à Laiza, siège de l’Armée pour l'indépendance kachin, près de la frontière chinoise. 2 Un soldat de l’Armée pour l'indépendance kachin tient des mines antipersonnel qu'il a fabriquées dans un camp militaire. Il a été tué deux semaines plus tard par l'explosion de l'une d'elles. 3 Des moines débutants voyagent depuis une ville musulmane, à la frontière entre la Birmanie et la Chine.
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rennan O'Connor : c'est le nom du 6e lauréat du Prix Lucas Dolega. Le photographe canadien remporte cette récompense destinée « à tous les photographes freelance qui prennent des risques pour informer », en hommage à Lucas Dolega, tué lors d'un reportage en 2011, pendant la révolution tunisienne. Oganisé par l'association qui porte son nom et en partenariat avec la Mairie de Paris, le prix a cette année enregistré un record de candidatures. Parmi les 177 dossiers reçus, c'est le reportage Peace
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and Development, signé Brennan O'Connor, qui a conquis les membres du jury présidé par Frédéric Lafargue. Un travail en noir et blanc dédié aux minorités ethniques de Birmanie. Depuis 2010, date de son installation dans le pays, le photojournaliste documente la situation de millions de personnes poussées aux frontières par la guerre. Déplacés par les combats, réfugiés économiques ou contraints de chercher du travail dans les pays voisins, tous subissent les conséquences de décennies de guerre civile entre les groupes armés ethniques et les régimes
militaires qui se sont succédé. Cette série s'inscrit dans un travail plus global, intitulé « Dividing Lines », qu'il poursuit en indépendant dans la région et dont des parties ont été publiées dans Burn, The National, Foreign Policy ou encore sur Al-Jazeera. Grâce au prix, il remporte un équipement d'une valeur de 10 000 € (marque Olympus), une expo à venir à Paris ainsi qu'une publication dans le prochain album pour la liberté de la presse de Reporters Sans Frontières. lucasdolega.com brennanoconnor.photoshelter.com
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LES BUZZ DU WEB Chasseur d’infos, picoreur de brèves, dénicheur d’hi oires, Photo a fait le tri dans les buzz et séle ionné les news les plus choc, insolites, émouvantes ou trendy de la Toile. Par DAVID RAMASSEUL
la main de la terreur Le Premier ministre canadien Justin Trudeau observe avec méfiance la main tendue par Trump. Normal : les shakehands longs et brutaux du président américain sont devenus la hantise de ses invités. ti.me/2lflk70
un sourire vertigineux Le mannequin russe Viki Odintcova, 23 ans, met sa vie en jeu pour une photo spectaculaire : au sommet d’un gratte-ciel de Dubaï, sans sécurité, seule la main de son compagnon la retient. bit.ly/1OvX2A4 bit.ly/2lbOIcd bit.ly/2kucVxb
guerre des nerfs Aux États-Unis, la Garde nationale fait le siège d’un petit campement de tipis : au Dakota, un projet de pipeline sur un territoire amérindien rappelle les heures les plus sombres de la conquête de l’Ouest. bit.ly/2kNLjzs
beyoncé : la femme aux 10 millions de like Avec cette image déjà mythique où Beyoncé se réinvente en Vénus enceinte de jumeaux, la chanteuse américaine a battu tous les records : 10 millions de « Like » en font la photo la plus aimée sur Instagram. bit.ly/2jYAsom
crocorange Mais comment cet alligator photographié en Caroline du Sud a-t-il pu prendre cette étrange couleur orangée ? Bizarrerie génétique ? Pollution ? On pencherait volontiers pour la deuxième hypothèse. bit.ly/2kujVdE
naomi watanabe, reine des rondes au japon Avec ses 100 kilos et des poussières, Naomi Watanabe n’entre pas dans les critères de beauté japonais. Pourtant, cette comédienne, qui est aussi animatrice et créatrice de mode, est une star dans son pays, où elle révolutionne le regard que portent ses compatriotes sur les femmes rondes. bit.ly/2kWMtuJ
enfin libre ! Il y a une vie après la Maison Blanche : sur l'île du milliardaire britannique Richard Branson, Barack Obama s’est initié au kitesurf. bit.ly/2kCRhnq
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LE PORTRAIT DU PLUS PUR DIAMANT AU MONDE PAR ALEXIS VELLER Né il y a 1 milliard et demi d’années, ce diamant brut de 342 carats, acquis par le joaillier Chopard, a été immortalisé par le photographe-réalisateur suisse la veille d’être découpé et taillé. Par AGNÈS GRÉGOIRE
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lexis Veller, réalisateur, producteur et photographe, est l’auteur de cet incroyable portrait de The Queen of Kalahari, un diamant de 342 carats extrait en 2015 de la mine de Karowe, dans le désert du Kalahari au Botswana. Cette photographie a été réalisée in extremis alors qu’Alexis Veller travaillait sur un documentaire de 52 mn pour retracer le parcours de ce diamant d’exception, à l’état brut jusqu’à sa métamorphose en pièces de joaillerie. « Après des semaines de tournage, l’instant était venu de filmer la découpe du diamant brut. Pour les besoins du documentaire, j’avais passé beaucoup de temps avec cette pierre d’exception. Quand j’ai réalisé qu’elle n’aurait plus jamais cette forme, que ce diamant ne serait plus jamais brut, j’ai ressenti beaucoup d’émotion. Peu de gens ont la chance d’avoir entre leurs mains une telle pierre. Il fallait absolument que je l’immortalise. » Jamais un diamant brut de cette taille n’avait été photographié. Il révèle la pierre dans son état naturel, tout juste âgé de plus d’un milliard et demi d’années. L’image est unique ! Juste après la prise de vue, le diamant brut a été transporté vers la capitale du diamant, Anvers (Belgique), pour être découpé au laser. Après avoir été taillé, The Queen of Kalahari a donné naissance à une collection de 23 pierres. Caroline Scheufele, co-présidente de la célèbre maison de haute joail-
lerie Chopard, a baptisé cette collection de 23 pierres « Le Jardin de Kalahari ». En acquérant ce diamant brut, Caroline Scheufele a misé sur sa qualité et sa pureté : les 23 pierres qui sont nées de ce 342 carats sont toutes D Flawless - Type 2A, c'est-à-dire la plus haute qualité possible pour un diamant. Pour Jean-Jacques Taché, l’un des plus grands diamantaires, spécialisé dans les gros caratages : « Il est tout à fait exceptionnel, même rarissime, qu’autant de pierres différentes provenant d’un même diamant brut soient toutes D Flawless, Type 2A… Personnellement, je n’ai jamais vu ça… » Très engagée dans l'éthique de la profession, Caroline Scheufele s'est également assurée que la mine était « Fairmined », un label qui atteste de la provenance des matériaux extraits des mines autonomes, responsables, artisanales et à petite échelle, tout en respectant les règles strictes de développement économique, social et environnemental. The Queen of Kalahari est le 2e film d’Alexis Veller, après La Légende de la Palme d’Or, sélectionné à Cannes 2015, dans la section Cannes Classics.
offrez le plus pur des diamants Tirage Musée, édité en 7 exemplaires, 110 x 110 cm, contrecollage Dibond 2 mm, Plexid'Art 3 mm, brillant, signé et numéroté. Prix : 15 000 €. Acquisitions et informations : presse@avproductions.ch.
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AC T UA L I T É S
LES PRIX PHOTO Le début d'année a été riche en prix et en récompenses, indispensables à l'économie de la photographie. Par CYRIELLE GENDRON
ANNA FILIPOVA, BOURSE PHOTO DE LA FONDATION JEAN-LUC LAGARDÈRE
en plus
CARTE BLANCHE PMU À ELINA BROTHERUS
Elle s'appelle Anna Filipova et vient de recevoir 15 000 € pour mener à bien son nouveau projet. La Fondation Jean-Luc Lagardère a remis ses bourses, d'un montant total de 255 000 €, à ses 11 lauréats 2016. La photographe a été choisie par un jury présidé par François Hébel pour son projet de reportage sur l'impact de l'industrie minière sur les populations du Groenland.
La photographe finlandaise promet un travail autour du jeu, drôle et poétique, « dans l'esprit du dadaïsme et du surréalisme ». Le résultat sera exposé au Centre Pompidou, à l’automne, et publié aux éditions Filigranes. carteblanchepmu.fr
FETHI SAHRAOUI PRIX SAIMA 2017
fondation-jeanluclagardere.com
JOEL MEYEROWITZ, LEICA HALL OF FAME AWARD
déclics de femmes pour le prix hsbc
À 78 ans, le maître américain de la Street Photo Joel Meyerowitz vient d'être récompensé pour l'ensemble de son œuvre. Remis par Leica Camera AG, le Leica Hall of Fame Award avait déjà consacré Steve McCurry, René Burri, Thomas Hoepker ou encore Ara Güler. Pionnier de la couleur, Meyerowitz a influencé toute une génération de photographes. Il expose jusqu’au 31 mars à la Leica Galerie de Wetzlar, en Allemagne.
Elles sont deux femmes à remporter le Prix HSBC 2017 ! Sous la houlette de Maria Garcia Yelo, conseillère artistique de l'année, laquelle avait nominé 10 photographes, cette 22e édition a récompensé deux regards documentaires. Celui, poétique et nostalgique, de la Britannique Laura Pannack sur la Roumanie et l'autre, sensible, de la Française Mélanie Wenger (photo), qui dresse le portrait de « La Dame aux poupées ». Les lauréates débuteront leur exposition itinérante le 13 mai à la Galerie Esther Woerdehoff, à Paris. prixhsbc.evenium.com
appels à candidatures
37 E PRIX LEICA OSKAR BARNACK
leica-oskar-barnack-award.com
LUMA RENCONTRES DUMMY BOOK AWARD ARLES 2017 Le Prix d’aide à la publication d’une maquette de livre est doté de 25 000 €. Il est ouvert à tous les artistes professionnels utilisant la photo. Jusqu'au 31 mars.
PRIX AFD, LE PHOTO JOURNALISME AU CŒUR
afd.fr
imarabe.org
Les photographes professionnels de moins de 25 ans peuvent soumettre une série répondant au rapport de l’homme à son environnement (social, économique, familial…) Le prix est doté de 80 000 €. Jusqu'au 10 avril.
Leica Camera AG, Am Leitz-Park 5, 35578 Wetzlar, Allemagne. fr.leica-camera.com
Le grand Pascal Maitre est le Prix AFD/ Polka du Meilleur projet de reportage photo. Il reçoit 15 000 € pour réaliser Quand l'Afrique s'éclairera. À ses côtés, Corentin Fohlen, Prix spécial AFD/ Libération du Meilleur reportage photo, reçoit 5 000 € pour son travail sur Haïti. Le Grand Prix AFD/Nikon de la Meilleure Œuvre multimédia revient, quant à lui, au duo Anne Paq et Ala Qandil pour Obliterated Families.
Le photographe algérien de 23 ans a reçu le Prix de la Société des Amis de l’Institut du monde arabe (IMA) grâce à son projet Sahara - des espaces de circulations réalisé à l'iPhone. Il va bénéficier d’une bourse de 5 000 € et exposera du 14 avril au 30 juillet dans le cadre de l'expo Trésors de l’Islam en Afrique, à l'IMA.
rencontres-arles.com
marc krüger, 7e prix eurazeo Après Muriel Bordier, le Belge Marc Krüger est le 7e lauréat du Prix Eurazeo, sur le thème des Nouveaux Horizons, cette année. Sa série « Sunrise » a séduit par « son style très affirmé [qui] consiste à voir la vie en noir et blanc et à n’enregistrer que le flou d’une réalité citadine », dixit Jean-François Camp, président du jury. eurazeo.com
FINE ART PHOTOGRAPHY AWARDS Le concours du Paris College of Art est ouvert à tous et propose deux nouveautés : le Prix étudiant de photo de mode et le Prix étudiant photo et création d'images. Jusqu'au 15 mars. internationalfineartphoto.org
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KLAPISCH PHOTOGRAPHE Avec Nature humaine, exposée à la Galerie Cinéma jusqu'au 1er avril, Cédric Klapisch troque une nouvelle fois sa casquette de réalisateur pour celle de photographe. Par CYRIELLE GENDRON
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ù Cédric Klapisch pourrait-il exposer d'autre ? La Galerie Cinéma est le lieu rêvé pour sa nouvelle expo photo. Alors que son prochain long métrage, Ce qui nous lie (avec Pio Marmaï et Ana Girardot), sortira en juin, il réunit ses clichés de repérage dans une exposition, Nature humaine. Reconnu pour son cinéma, Cédric Klapisch entretient une relation parallèle avec la photo depuis vingt ans. Photo l'avait rencontré en 2010 (n°472) pour la sortie du film Ma part du gâteau, réalisé en partie au Canon - fait rare à l'époque. Il confiait collectionner les tirages, les livres photo et s'inspirer de ses modèles : Cartier-Bresson, Newton, Penn, Parr, Webb, Gruyaert, Klein… « J'ai des tas de fantômes liés à des photographies et je travaille beaucoup avec eux en tête. » Le film, son 12e, raconte les retrouvailles d'une fratrie sur les terres de son enfance en Bourgogne. Et puisqu'il se déroule sur toute une année, Cédric Klapisch a arpenté les paysages de la région, en amont du tournage, et a immortalisé la nature au fil des saisons. On retrouve l'esthétique de Depardon et son goût pour la campagne. « La plupart de mes photos sont des repérages pour concevoir
mon film. J'aimerais un jour pouvoir faire un livre avec ces photos, mais au quotidien c'est une base de travail pour mon métier de réalisateur. C'est un peu comme faire de la musculation pour un sportif. » Passionné par l'image et les évolutions technologiques, Klapisch photographie au Canon, au Sony Alpha 7 et à l'iPhone, grâce auquel il partage ses images sur Instagram (@cedklap). Nature humaine nous plonge en avant-première dans son doux univers, qui promet déjà d'être un beau succès en salles.
Jusqu'au 1er avril à la Galerie Cinéma Anne-Dominique Toussaint, 70, rue de Turenne, Paris IIIe. galerie-cinema.com
UN HOMME PASSE. Cédric Klapisch a photographié et tourné dans les communes de Chassagne Montrachet, Beaune, Puligny et Meursault, dans la région viticole de Bourgogne. UNE PORTE OUVERTE. À l'instar de la temporalité du film, ses images ont été réalisées sur une année. CÉDRIC KLAPISCH. Le réalisateur en repérage, par sa photographe de plateau Emmanuelle Jacobson Roques.
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L'ŒIL URBAIN, FOREVER YOUNG ! Le fe ival de Corbeil-Essonnes (91), l'un des plus dynamiques de la scène photo, revient du 31 mars au 21 mai pour une 5e édition, en partenariat avec Photo. Trois expositions sur douze font partie du Mois de la Photo du Grand Paris. Par CYRIELLE GENDRON
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n vent de fraîcheur souffle sur Corbeil-Essonnes ! L'Œil urbain revient pour une 5e édition, avec un thème passionnant : la jeunesse. Un vrai sujet de société en cette année d'élection présidentielle, qui promet une édition excitante, à l'image de son affiche pleine de gaieté. Et ça fait du bien ! En cinq ans, le festival dédié à la ville et à l'urbanité a su trouver sa place sur la scène déjà foisonnante des rendez-vous photo et dans le cœur des photographes. Porté par l'énergie de Lionel Antoni et Elisabeth Hébert, il compte désormais Photo parmi ses partenaires. Le programme des festivités a débuté dès le mois de janvier, avec l'annonce de la nouvelle résidence, qui, pour la première fois, est confiée à une femme. Plébiscitée par le jury, Sophie Brändström, de la maison Signatures, a déjà débuté son projet autour de la nationale 7, qui traverse la ville, grâce à sa bourse de 8 000 €.
S'il faudra attendre 2018 pour découvrir son travail, on pourra en revanche apprécier celui de son prédécesseur, Patrice Terraz. Parti les « yeux embués », le photographe s'est passionné tout l'année pour la jeunesse de CorbeilEssonnes. Au-delà des frontières, les douze expositions nous entraînent à Delhi, Kingston, Slavoutytch, Alger, Montpellier ou encore Marseille. Des villes des quatre coins du monde qui se découvrent à la lumière de leur jeunesse. Les photographes, talents émergents pour la plupart, sont tous de vraies signatures : Sandra Mehl, Niels Ackermann, Johann Rousselot, Andrea Mantovani, Martin Bogren, Romain Laurendeau, Hervé Lequeux… et le moins inédit Robert Doisneau, vu à travers ses livres. Pour fêter les expositions 100 % bikers de David Marvier et de Yan Morvan, qui débarque avec ses célèbres blousons noirs, le festival lance un rendez-vous original : un « ride » moto ouvert
à tous (le dimanche 23 avril). Une autre façon de vivre la photo qui enrichit un programme déjà fourni en projections, rencontres, conférences, visites guidées et signatures. Tout au long des deux mois d'exposition, les férus de photo et curieux de toutes les générations peuvent aussi poursuivre l'expérience grace à l'espace d'exposition dédié aux enfants et au magazine dédié Photopaper. Nouveauté 2017 : trois expositions ont reçu le label Mois de la photo du Grand Paris. Patrice Terraz, Yan Morvan et Robert Doisneau rejoignent donc le parcours de l'événement de la MEP (voir page 38). Qu'on y vienne par ce biais ou par un autre, le « off » du festival est là pour nous guider entre les 13 lieux officiels essaimés dans la ville, avec sept expositions accrochées dans les rues. Pour que le plaisir ne prenne jamais fin ! Du 31 mars au 21 mai. Corbeil-Essonnes (91). loeilurbain.fr
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NIELS ACKERMANN À gauche, un extrait de l'exposition L'Ange blanc : les enfants de Tchernobyl sont devenus grands. Un détour par la ville la plus jeune d'Ukraine et ses jeunes adultes,
trente ans après la catastrophe nucléaire.
Suédois et de leurs rodéos nocturnes.
MARTIN BOGREN Ci-dessus, un extrait de Tractor Boys du photographe de l'Agence VU, qui est entré dans l'intimité des jeunes
PATRICE TERRAZ Ci-dessous, un extrait de la série « Californy » de Patrice Terraz. Le photographe, en résidence à Corbeil-Essonnes
en 2016, expose durant cette nouvelle édition et signe l'affiche du festival. Il a choisi de s'immerger dans le quotidien des jeunes Corbeil-Essonnois.
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DES PROCÈS QUI FONT BOUGER LE DROIT À L'IMAGE Par ALAIN TOUCAS ET JULIE DE LASSUS SAINT-GENIÈS,
Le cas de la reproduction d’une œuvre d’art graphique La loi « République numérique » introduit dans son article 39 une exception de panorama, selon laquelle ne peut être interdite la « reproduction totale ou partielle d’une œuvre d’art graphique, plastique ou architecturale, par voie de presse écrite, audiovisuelle ou en ligne, dans un but exclusif d’information immédiate et en relation directe avec cette dernière sous réserve d’indiquer le nom de l’auteur ». L’utilité de cette exception de panorama est très contestée puisque, en effet, étaient déjà autorisées les reproductions et représentations dans le cadre de la copie privée, dans celui des nécessités de l’information immédiate ou bien encore dans l’hypothèse de « courtes citations ».
La consécration nouvelle de l'exception de panorama C’est ainsi que, dans un jugement de 1987, une exception très similaire à l’exception de panorama avait déjà été admise. Le sculpteur Serge Bloch avait participé à la restauration de la façade du château de Versailles, laquelle fut reproduite brièvement dans un film publicitaire, sous un angle laissant voir la sculpture qu’il avait réalisée. L’artiste assigna les sociétés concernées pour contrefaçon. Le Tribunal, après avoir constaté que le sculpteur-restaurateur était titulaire d'un droit d'auteur, rejeta cependant ses demandes, considérant que la sculpture litigieuse n’apparaissait que de manière très imprécise et accessoire dans ladite publicité. Cette solution devrait donc perdurer, avec la consécration nouvelle de l’exception dite « de panorama ».
Quand une idée ne peut faire l'objet d'une appropriation L’imprécision a également donné lieu à une récente décision de la Cour de cassation, en date du 18 octobre 2016. Dans cette affaire, une société de production audiovisuelle reprochait à une grande maison de joaillerie de s’être placée dans son sillage, en exploitant les thèmes de l’enfance et du ballon à travers une cam-
QU'IL S'AGISSE DE REPRODUIRE UNE ŒUVRE GRAPHIQUE, NE SERAIT-CE QU'EN PARTIE, OU L'IMAGE D'UN MANNEQUIN, DES LOIS EXISTENT. EXPLICATIONS. pagne publicitaire d’envergure. La Cour de cassation a rejeté la demande d’indemnisation en raison du parasitisme allégué, après avoir rappelé qu’une idée, comme un thème, ne peut faire l’objet d’une appropriation, et que « l’enfance » et le « ballon », peu importe la couleur, sont de libre parcours.
Le droit de la photo et ses applications pénales Le droit de la photographie peut aussi connaître des applications pénales. Une récente affaire a amené la 17e chambre du Tribunal de grande instance (TGI) de Paris à se prononcer sur la diffusion, au nom du droit à l’information du public, par le site Internet d’un grand média français, de sept photographies d’un homme en cavale interpellé pour sa participation présumée à l’assassinat de deux jeunes femmes. Le Tribunal correctionnel a retenu que ces clichés extraits d’enregistrements vidéo réalisés par les services de police provenaient d’un délit - la violation du secret professionnel - dont le journaliste était parfaitement informé. Toutefois, le Tribunal a retenu « (qu’) il est (…) important que le public puisse être informé de
ce qu’un assassin présumé, mis en cause dans une affaire hautement médiatisée, évadé de prison depuis plus d’un mois et recherché par plusieurs services de police de première importance, puisse, apparemment en toute impunité, circuler au vu et au su de tous, sans paraître même chercher à se dissimuler; (…) si cette révélation est de nature à jeter un doute dans l’esprit du public sur l’efficacité du dispositif policier mis en place - ce qui, pour déplaisant qu’un tel constat puisse apparaître, constitue également une information légitime -, elle n’est pas pour autant de nature à perturber, par principe, la suite de l’enquête et l’interpellation de la personne évadée, celle-ci étant par définition clairement identifiée et ne pouvant que se douter non seulement être recherchée, mais aussi de la mise en place (…) de systèmes de surveillance ». Le Tribunal relève en outre qu’aucun élément ne vient démontrer que la publication des clichés litigieux ait, de fait, perturbé l’enquête de sorte que rien ne justifie de restreindre la liberté d’expression du journaliste mis en cause.
Le cas d'une cession de droit à l'image d'un mannequin À noter également, l’intéressante et clivante décision rendue
par le TGI de Créteil sur l’étendue d’une cession de droit à l’image d’un mannequin. Dans cette affaire, une mannequin professionnelle, « spécialisée dans la lingerie », avait réalisé cinq ans plus tôt une prise de vue photographique destinée à promouvoir des articles de lingerie. Ayant découvert, trois ans plus tard, que ces clichés étaient toujours exploités et illustraient des coffrets de lingerie distribués dans des sexshops, la jeune femme a sollicité la réparation de son préjudice moral et financier en raison de ce qu’elle considérait être une atteinte à son droit à l’image. Il est apparu que ce mannequin avait déjà consenti, à la même entreprise, la publication d’images similaires sur des supports divers (sites Internet, jaquettes, catalogues…), en contrepartie de sommes forfaitaires de sorte que son autorisation devait, selon le Tribunal, « être présumée ». Cette position est isolée, puisque le principe en la matière est que le consentement doit être préalable et écrit. En outre, le Tribunal a relevé que la nature des photographies à caractère érotique, le fait que l’intéressée avait également posé pour une autre marque de lingerie érotique, « dont il n’est pas soutenu qu’elle n’est pas également diffusée dans des sex-shops », et le fait que la société défenderesse soit clairement identifiée comme « le numéro 1 des boutiques sexshop en France » excluent que ce mannequin ait pu se méprendre sur l’étendue de la diffusion de son image. Toutefois, le Tribunal innove de nouveau, en observant que la cession consentie précédemment ne comportait aucune mention relative à la durée et note que, s’agissant d’une collection de lingerie, l’autorisation ne saurait être illimitée de sorte que l’intéressée soit bien fondée à en solliciter la cessation sous astreinte. Reste à savoir si ces jurisprudences et lois nouvelles sont amenées à prospérer… Le droit à l’image est en effet un droit mobile qui se construit, et s’affine, jour après jour.
Photos : Sylvie Lancrenon.
AVOCATS AU BARREAU DE PARIS
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C L I N D ' Œ I L SU R L A P R E S S E
A LA UNE Scandale, buzz ou couv' de génie, Photo vous dévoile ses plus belles trouvailles dans la presse internationale. Par CYRIELLE GENDRON ET AGNÈS GRÉGOIRE
paule ka aux couleurs de miles aldridge
Ce n'est pas la première fois que Paule Ka fait appel à Miles Aldridge. Le photographe anglais signe la campagne printemps/été 2017 de la marque française. Avec Alithia Spuri-Zampetti, directrice de la création, il a imaginé quatre visuels, comme les quatre robes iconiques Paule Ka. On retrouve son univers ultra coloré dans cet hommage au Japon, inspiré des paysages de Kyoto, ses forêts de bambou et sa relation à l'eau, mais aussi des créations de l'artiste japonaise Eiko Ishioka, disparue en 2012. Le clin d'œil est poussé jusqu'au choix de la mannequin, puisque c'est la Belgo-Japonaise Yumi Lambert qui incarne la campagne.
valentina sampaio, premier top transgenre en une de vogue
Mars 2017, Vogue fait sa première couverture avec un mannequin transgenre. L'édition française sort deux Unes différentes de la Brésilienne Valentina Sampaio, 22 ans, pour célébrer la « beauté transgenre ». Des images du duo Mert Alas et Marcus Piggott, « fier […] de briser les règles ». Viendra-t-il bientôt un jour où, « il ne sera enfin plus nécessaire d'écrire un édito sur le sujet », comme le dit Emmanuelle Alt, rédactrice en chef ? Si c'est en tout cas une première pour Vogue, souvenez-vous du n° 181 de Photo, qui publiait en couverture un cliché de l'actrice transgenre Eva Robins. C'était en 1982…vogue.fr
toilet paper relooke les galeries lafayette
oopsi magazine : oups !
Voilà une initiative bien impertinente ! Oopsi Magazine, « le magazine qui fait ce que les autres ne font pas », compile sur sa page Facebook toutes les petites maladresses de la presse, ces confrontations malheureuses d'une pub pour un joaillier et d'un article sur le travail dans les mines d'or ou de diamants, ou encore d'une pub touristique syrienne face aux images de la guerre dans le même pays… Une manière de mettre en évidence les contradictions de notre « fabuleuse société de consommation » qui prêtent à sourire, mais qui font aussi grincer des dents. facebook.com/oopsimagazine
Toilet Paper a fait sensation cet été dans les vitrines et au sein de la Galerie des Galeries ! Enthousiastes, les Galeries Lafayette confient au duo italien la direction artistique de ses campagnes pub 2017. Maurizio Cattelan et Pierpaolo Ferrari, qui se cachent derrière ce binôme, ont saisi cette opportunité unique de « passer du magazine à la publicité des Galeries Lafayette, d'aller au-delà de l’idée d’une exposition dans un musée et de voir nos visiteurs faire face à nos idées. » L'enseigne, habituée à travailler avec des artistes, mise sur leur univers audacieux, dynamique et joyeux, à l'instar de la campagne dédiée à l'ouverture dominicale du magasin.
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A RT D E V I V R E
lifeSTYLE La séle ion de la réda ion : les dernières tendances aux rayons fringues et décorations ainsi que des pépites en musique et bandes dessinées. Suivez d’un pas dégagé nos choix et vos envies. Par NICOLAS HAMMER
vodka de luxe
casual life
classique coloré
Avec un design en forme de lingot d’or, au laquage noir habillé d’inscriptions en relief, se cache une vodka unique. Distillée cinq fois, elle se compose de blé naturel et d’eau de source venant d’une des plus vieilles villes d’Europe : Plovdiv (Bulgarie). Avec en prime du caviar, pour une saveur unique. Black G,
Les chaussures (homme et femme) Hush Puppies combinent à merveille look, confort et urban style. En cuir ou daim, elles sont imperméables et résisteront donc sans la moindre tache aux flaques d’eau, à la pluie, tout en gardant leur style.
Izipizi remet au goût du jour des modèles tombés dans l'oubli. Comme ici les Glacier, de superbes lunettes de soleil qui associent lignes contemporaines et vintage avec brio. Bleu glacier, noir ou multicolore, elles ont toutes un style qui collera à votre look.
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sportive à pédales Le vélomobile est un concept assez étrange, mais amusant. Prenez un tricycle à pédale et ajoutez une carène. Ici, c’est une œuvre d’art et un objet de compétition sous la houlette des ateliers cycles JV-Fenioux. Cycles JV-Fenioux, prix sur demande. cyclesjv.com
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maillot avec vue
grunge floral
bois de soirée
montre à roulette
L’Atalaye est le meilleur point de vue sur Biarritz et a donné son nom à la marque de maillot de bain pour homme qui puise son inspiration dans l’histoire de la ville. Le résultat : une collection originale aux motifs élégants et aux imprimés aux tons justes.
Dr. Martens présente une chaussure d’inspiration grunge, créée à partir de 3 imprimés floraux inspirés des années 90. Le rendu sur le cuir Backhand, souple et résistant, crée un patchwork contrasté et énergique, pour un look estival et actuel.
Le nœud papillon redevient tendance ! Mr & Mrs Cork est une marque britannique dessinant des nœuds papillon en bois. Le principe : un style par collection, associé dans un coffret comprenant l’objet et deux éléments en tissu à interchanger.
En 1987, George Powell, ingénieur mécanicien, rencontre Stracy Peralta, skateboarders en vogue. Cette rencontre a donné naissance à trois modèles boîtier acier avec cadran personnalisé, imprimé d’iconographie exclusive.
Collection Atalaye 2017, 109 euros. atalaye.fr
Dr. Martens Floral Clash, à partir de 75 euros. drmartens.com
Mr & Mrs Cork, 70 euros. mrandmrscork.com
Nixon X Powell Peralta, à partir de 110 euros. nixon.com
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A RT D E V I V R E
LA PLAYLIST DE LA RÉDAC'
the rolling stones
Les papes du rock reviennent aux sources avec Blue & Lonesome. (Par David Swaelens-Kane)
stupeflip
Les Stup' reviennent avec Terrora, financé sur Ulule, qui promet de « fracasser» (Par Christophe Hermenier)
amy inspire fred perry
depeche mode Spirit, 14e album sombre et engagé du groupe voit son 1er clip signé Anton Corbijn. (Par Agnès Grégoire)
Fred Perry s’inspire de dessins d'Amy Winehouse pour une 2e collection casual. Chaque pièce est signée de deux cœurs au-dessus de la couronne, en référence aux tatouages de la chanteuse. Fred Perry x Amy Winehouse 2017. fredperry.fr
lignes nippones Importer le kimono, c’est l’idée de la collection limitée Prémices, de Made in Paris. Pour ce choc des cultures, chaque pièce portant le nom d’un lieu du IIe arrondissement (rue de la Paix…) Made in Paris
collection Prémices, t-shirt le Parisien 45 €, pantalon Passage du Caire 180 €. made-in-paris.fr
lunettes tatouées Lucas de Staël signe une monture unique, habillée par le tatoueur parisien Easy Sacha. L'artiste a tatoué de délicates écailles de dragon sur le cuir de Norvège véritable qui épouse la monture. L’impression qui en ressort est surréaliste. Monture Inked, par Lucas de Staël x Easy Sacha, prix sur demande. lucasdestael.com
patience et agilité à l'aveugle Testez votre agilité, vos capacités d’orientation et votre patiente avec ce nouveau jeu imaginé en France : un labyrinthe en 3D à l’aveugle. Il suffit de libérer la bille et la faire sortir en suivant un plan gravé sur le cube. INSIDE3, à partir de 10,99 euros. insidezecube.com
childish gambino
L'acteur Donald Glover sort le lunaire Awaken, My Love. (Par Cyrielle Gendron)
pete doherty
Hamburg Demonstrations, 2e album solo du chanteur des Babyshambles. (Par Guillaume Coconnier)
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LA SÉLECTION BD
haytham
Le grand reporter Nicolas Hénin et le dessinateur Kyungeun Park content l'histoire vraie, tragique et pleine d'espoir, d'Haytham, jeune Syrien fuyant la guerre pour la France. Chez Dargaud. Prix : 17,95 €. dargaud.com
graver les heures
siège assemblé
classique déjanté
surf sur sable
Graver le temps qui passe au lieu de le voir défiler : voici ce que propose 42Foundry avec la Etch Clock. Cette horloge utilise une membrane élastique pour afficher l’heure en creux à la façon d’un affichage numérique en négatif. Effet saisissant !
Adieu le bois, dites bonjour au plastique pour vos meubles ! Spyntex se compose de sticks de plastique à assembler comme bon vous semble Résultat : des meubles modulables, qui s’adaptent à votre intérieur avec leur lot de couleur.
Dirk Bikkembergs est un styliste belge qui associe une certaine rigueur stylistique à l’esprit déjanté d’outre-Quiévrain : du costume au look strict et cassé par des lignes blanches aux tenues casual bariolées d’imprimés façons jungle brésilienne.
Sable Noir est le nom de la première collaboration capsule entre Billabong et Desillusion, inspirée par le surf de Jack Freestone. Une collection Black & White stylée aux imprimés qui s’inspirent de tous les styles d’acrobatie sur vague.
Etch Clock Early Bird, Prix : 1 350 euros. etchclock.com
Spyntex. À partir de 195 euros le siège. spyntex.com
Dirk Bikkembergs Printemps-été 2017. dirkbikkembergs.com
Billabong X Desillusion avec J. Freestone, à partir de 39,95 euros. billabong.fr
stupor mundi
Entre réalité et fiction, le jeune auteur Néjib signe une aventure médiévale rocambolesque autour de l'invention de la photographie. Chez Gallimard. Prix : 26 €. gallimard.fr
jolly jumper ne répond plus Le légendaire Lucky Luke renait sous le crayon de Guillaume Bouzard, qui s'approprie le personnage avec impertinence. Une aventure pleine d'humour. Chez Dargaud. Prix : 13,99 €. dargaud.com
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NO UVE AU LIEU
LA PHOTOGRAPHIE ENTRE AU PANTHÉON-ASSAS Du 23 mars au 21 avril, « Les Paradis fiscaux », de Paolo Woods et Gabriele Galimberti, fait l'objet de la première exposition de photographies dans l'enceinte de l’université Paris II Panthéon-Assas. Photo appelle son président, Guillaume Leyte, à témoigner. Par AGNÈS GRÉGOIRE
L'INTERVIEW De la photographie à l’université Panthéon-Assas, c’est une première ?
Comment s’est fait ce rapprochement entre les Rencontres d’Arles et votre université ?
Nous avons vu Sam Stourdzé et lui avons proposé une rencontre entre photo et savoirs universitaires. Nous étions désireux, non pas de nous transformer en un médiateur culturel ou de changer nos missions, mais, avec nos savoirs, notre temps de réflexion et de conceptualisation, notre histoire, notre tradition, de porter notre regard et de proposer notre discours sur un thème traité par la photo, selon ses lois. Le premier objet qui nous est apparu en commun était cette exposition sur les paradis fiscaux, sur laquelle notre université pouvait apporter son éclairage... au-delà des clichés, sans mauvais jeu de mots ! Pourquoi ce travail de Paolo Woods et Gabriele Galimberti sur les paradis fiscaux ?
Au-delà du thème, j’ai apprécié la rigueur de leur travail préparatoire et j'ai découvert la réflexion pour la création de leurs images. Ce que ces images offrent de troublant, c’est qu’il n’y a rien à voir des paradis fiscaux - peut-on photographier des montages financiers ? Que peut-
PHOTO : LEONOR DE CHANTERAS /UNIVERSITÉ PARIS II PANTHÉON-ASSAS
Le projet peut surprendre. On ne s’attend pas à ce que la première université juridique de France accueille une grande exposition, comme celle de Paolo Woods et Gabriele Galimberti, même si le droit et l'art entretiennent des rapports, à la faveur du droit à l’image, de l’œuvre d’art… Si cet aspect est plutôt méconnu, le droit revêt une certaine dimension plastique. De nombreux juristes se passionnent pour l’art, la recherche plastique… Est-ce que le droit ne procède pas, comme la photo documentaire, d’une « tentative d’enregistrement du réel » pour travestir le moins possible les faits et en assurer la pérennité ? Avec les Rencontres d’Arles, c’est une rencontre et la volonté de signifier l’ouverture de l’université au cœur de la ville, selon sa tradition.
Guillaume Leyte, président de Paris II Panthéon-Assas, dans les couloirs de son université.
« LA PHOTO A UNE INFLUENCE SUR LA MANIÈRE DONT LES HOMMES FONT ÉVOLUER LA SOCIÉTÉ » on montrer aussi de ce qui se présente comme étant caché, dissimulé aux regards ? L’art de ces deux photographes est de mettre en images - et quelles images ! - ce qui est invisible à l'œil. Cette dimension, froide et clinique des photos, nous permet paradoxalement de nous projeter en elles, de projeter, au fond, ce que sont nos fantasmes sur les paradis, fiscaux ou autres... Ce sera l’objet d’une discussion dans le cadre d’une des tables rondes organisées avec l’exposition.
Selon vous, la photographie documentaire peut-elle être artistique ?
La définition de l’art varie selon l'époque. « L'artistique » ne recouvre pas les mêmes réalités, de l’Antiquité à nos jours. La Renaissance ouvre ce mouvement que l’on peut qualifier de « valorisation » de l’art et de l’artiste, en rompant avec l’idée précédente d’un artisanat, même très élaboré et prisé, de simples techniques que l’on distinguait des arts libéraux et qui constituaient la base noble de l’enseignement dans les universités. La musique avait sa place, mais pas la peinture ou la sculpture - ce que l’on appelle Beaux-Arts à partir du XVIIIe siècle, seulement. Au XXe siècle, de nouvelles frontières se dessinent. Ce qui est artistique aujourd’hui est bien différent de ce que l’on entendait par là, un siècle avant. La question est peut-être de savoir si toute activité artistique n’est pas une documentation. Dans le même temps, je ne peux m’empêcher
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L'EXPOSITION
de songer que les photographies d’Eugène Atget, par exemple, qui n’a jamais eu d’autre prétention que documentaire et qui ne s’est jamais revendiqué d’un regard artistique, redécouvertes par Bérénice Abbott, ont eu ensuite l’influence esthétique déterminante que l’on sait sur des photographes comme Walker Evans ou Henri Cartier-Bresson. C’est Paris qui permit à deux regards aussi différents que ceux de Man Ray et d’Eugène Atget de vivre dans un immédiat voisinage, rue Campagne Première, et de se rencontrer. Man Ray était d’ailleurs très sensible à la dimension « artistique » des photos d’Atget, où ce dernier ne voyait que du « document ». Distinguer ou opposer ces deux dimensions fait-il un même sens ? Un magazine tel Photo, qui fête ses 50 ans cette année, participe ainsi certainement et pleinement à l’histoire de la représentation, avec une dimension autant artistique que documentaire, à la vision du monde qui est celle de notre société occidentale à ce moment de son histoire. Vous êtes le président de la première université juridique de France, mais aussi l’un des plus grands spécialistes du droit. Vous souvenez-vous de photos ayant une influence, un impact ou même une histoire liée au droit ?
Le droit a plus à voir avec le texte et les mots prononcés qu'avec l’image. La photo est interdite dans les procès ! Pourtant, les images, notamment de justice, ont eu une importance considérable sous l’Ancien Régime. Représenter le roi sous les attributs de la Justice ne revêtait pas qu'une fonction esthétique ou artistique, mais bien performative : l’image était crue, agissante, presque magique. Citons aussi la tradition dite des « Miroirs du prince », miroirs écrits, moraux, où il s’agissait d’inciter le Prince, par une allégorie ou une image idéalisée, à devenir meilleur et à incarner cet idéal. Plus près de nous, le droit étant au cœur de l’ensemble des activités humaines qu’il régule, la photo, qui a des relations complexes avec l’Histoire (documentation, propagande…), a forcément une influence sur la manière dont les hommes perçoivent ou font évoluer les normes de la société.
paolo woods et gabriele galimberti / les paradis fiscaux ——————
Pendant plus de deux ans, les deux artistes ont voyagé dans les centres offshore qui incarnent l’évasion fiscale, le secret et l’extrême richesse, guidés par une unique obsession : traduire en images ces sujets pour le moins immatériels. Présentée pour la première fois à Paris, avec deux tables rondes consacrées à la sémiologie de l’image et à la fiscalité, l’exposition propose de découvrir les paradis fiscaux au-delà des clichés. Du 23 mars au 21 avril 2017, université Paris II Panthéon-Assas, Centre Assas, 92 rue d’Assas, Paris Ve.
Je songe à l’impact de l’ouvrage An American Exodus : A Record of Human Erosion, de la photographe Dorothea Lange et de son mari le sociologue Paul Schuster Taylor, dans le contexte du New Deal… Ainsi, des photographies d’Ilya Ehrenbourg sur les gamins des rues de Paris, les ivrognes, les sans-abris, ou plus tard la Guerre d’Espagne, aux côtés de Capa et d’autres ; ainsi des photos de Josef Koudelka sur l’invasion soviétique de Prague en 1968 ou les paysages naturels dévastés du Triangle noir… Jusqu’à la faveur des événements récents, nul ne peut dire qu’une image puissante au service d’une cause reconnue comme juste et légitime ne saurait toucher l’opinion et contribuer à ce que le législateur accompagne l’Histoire et la société.
LE LIEU Le Centre Assas, qui accueille l'exposition, vu par Patrick Tournebœuf / Tendance Floue.
Et les photographes qui vous émeuvent ?
Je suis fasciné par Atget, témoin d’un Paris presque provincial, aux rues vides d’automobiles, de piétons, où le calme est celui d’un temps perdu ; aussi par ses photos de la misère de la « zone ». Interview réalisée pour Photo, en février 2017, par Agnès Grégoire. P H OTO 035
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AC T UA L I T É S
LIVRES Anthologie, reportage, album engagé… plaisir des yeux, plaisir d'offrir ! Par CYRIELLE GENDRON ET GUILLAUME COCONNIER
cultissime capitol records ! —
Avant d'être un monument emblématique d'Hollywood, Capitol Records est le siège de l'un des labels les plus importants du siècle. Reuel Golden et Barney Hoskyns lui rendent un hommage vibrant à travers des images et témoignages des plus grands groupes passés par là, de 1942 à aujourd'hui. On y croise Miles Davis, Frank Sinatra, les Beatles, Pink Floyd, Radiohead, Coldplay… et la plume de Beck en préface. 75 years of Capitol Records, éditions Taschen, allemand/anglais/français, 492 p, 99,99 €.
c'est juste surréaliste ! —
images singulières —
En 1915, Man Ray acquière son premier appareil. Il s’installe à Paris. Sa carrière décolle. Son objectif capte les femmes (Kiki de Montparnasse notamment), les hommes, les rayogrammes bien sûr, mais aussi les objets. L’ouvrage ne se limite pas à la photo puisque l’artiste s’est aussi illustré à la caméra ou au pinceau.
535 images, 26 photographes, un livre. Le projet lancé par Mediapart et le festival ImageSingulières prend forme. Anne Rearick, Patrice Terraz, Stéphane Lavoué, entre autres, illustrent la France de 2017 et ses enjeux électoraux comme l'environnement, l'enseignement, la santé…. Les textes sont signés Sophie Dufau, Gilles Favier, Edwy Plenel et Christian Caujolle.
Man Ray, édition Benjamin Blanck, français/anglais, 96 p, 39,95 €.
La France vue d'ici, éditions de La Martinière, 336 p, 40 €.
le roman-photo de jarousseau — Notre talent des Zooms du Salon de la Photo 2016, Vincent Jarousseau signe son roman-photo réalisé avec l’historienne Valérie Igounet. En images et interview, ils retranscrivent deux ans d’enquête dans les villes FN Hayange, Beaucaire et Hénin-Beaumont. Un travail documentaire fouillé et essentiel sur la France telle qu’elle est. L’illusion Nationale, éditions les Arènes XXI, 168 p, 22,90 €.
70 ans de magnum — Depuis sa création en 1947, Magnum Photos a vu passer Capa, Cartier-Bresson, Burri, Parr, Riboud… À travers leur objectif, ils ont porté leur regard sur un monde complexe : en rébellion, en guerre, en crise, en beauté, en marge… Bref, soixante-dix ans d’une société en perpétuel mouvement. Magnum, les livres de photographies - Le Catalogue raisonné, éditions Phaidon, textes de Fred Ritchin et Carole Naggar, 272 p, 69,95 €.
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START TO COLLECT PARCOURS FOTOFEVER PARIS 20 AVRIL > 01 MAI 2017 DANS LES GALERIES EXPO FOTOFEVER ARLES 03 JUIL > 24 SEPT 2017 18 RUE DE LA CALADE FOIRE FOTOFEVER PARIS 10 > 12 NOV 2017 CARROUSEL DU LOUVRE La première plateforme de découvertes et de rencontres dédiée à la jeune création photographique et à l’initiation à la collection
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ous l'attendiez, il est de retour pour sa 37e édition ! Le Plus Grand Concours Photo du Monde s'ouvre une nouvelle fois dans 70 pays. Pas de sujet imposé, la qualité et la créativité sont nos seuls critères. Trois de nos fidèles partenaires
ont d'ores et déjà rejoint les parrains du concours. Ils seront ralliés par d'autres tout au long de l'année qui vous suggèreront, en plus des genres classiques, des thèmes originaux et vous offriront de nombreux cadeaux ! Vous avez carte blanche pour nous étonner avec les images qui feront peut-être de vous un photographe reconnu. Photo
y consacrera son numéro de janvier-février 2018. Nous n'attendons plus que vous ! Pour participer, suivez le guide sur notre site photo.fr.
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événement
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Le mois de la photo du grand paris Changement de mois, extension géographique, nouveau directeur artistique… Pour cette édition 2017, le Mois de la Photo du Grand Paris propose plus de 90 lieux d'exposition. Nos 20 coups de cœur. Par guillaume coconnier
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oici une édition du Mois de la Photo avec un parfum de renouveau, et pas seulement parce que la manifestation aura désormais lieu - fait nouveau - en avril. Outre ce changement de mois (elle se déroulait auparavant en novembre), cette édition sonne le glas d'un temps où la photographie estampillée « Paris » peinait à franchir le périphérique. Une époque bel et bien révolue, puisque le festival porte désormais le nom : « Le Mois de la Photo du Grand Paris ». Il ne s'agit pas là d'une ouverture timide à la banlieue, se limitant aux lieux branchés de cette dernière (90 endroits sont concernés cette année), mais bien d'une mutation durable et profonde puisque la manifestation englobe désormais 30 communes en plus de la Ville Lumière et étend sa toile à des lieux parfois très éloignés de la capitale, où la photo et ceux qui l'apprécient peuvent tout aussi bien s'exprimer : Clichy-sous-Bois, Mantes-la-Jolie ou encore Corbeil-Essonnes. « À sillonner depuis un an ce Grand Paris (…), je me
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suis régalé de découvertes, patrimoniales, souvent urbaines et architecturales, et toujours humaines. » Ces mots sont ceux de François Hébel, directeur artistique du Mois de la Photo du Grand Paris, pour qui cette édition constitue également une forme de renouveau. Personnalité reconnue du monde de la photographie pour avoir dirigé les Rencontres d'Arles entre 2001 et 2014, il signe son retour dans une manifestation hexagonale d'envergure, qui, outre sa date et son enracinement en banlieue, fait montre d'initiative. Cette année, la grande nouveauté sera l'organisation de trois « week-ends intenses ». Les amateurs de photo se verront proposer des balades autonomes ouvertes à tous, qui se substitueront aux vernissages réservés, avec la présence de photographes et de commissaires d'exposition qui se feront un plaisir d'échanger. Enfin, une vingtaine de lieux accueilleront des expositions inédites de grands noms internationaux de la photographie et une large section présentera un panorama inédit de photographes français contemporains. Rien que ça ! P H OTO 041
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Double page précédente : 1. Joel-Peter Witkin The Soul has no Gender Le travail de Witkin évolue, mais nous retrouvons ses références à la religion, l'histoire de l’Art, les natures mortes et les portraits, de la Renaissance à nos jours. Après quarante ans, l’intemporalité de son œuvre est indéniable : l’évidence des génies. Outre la technicité, la mise en dessin, ou le noir et blanc, il continue de nous surprendre. Du 19 avril au 3 juin. Baudoin Lebon, 8, rue Charles-François Dupuis, Paris IIIe.
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2. Erwin Blumenfeld Studio Blumenfeld, New York 1941-1960 Le grand photographe de mode raconté par les archives personnelles de son studio new-yorkais. Ses collaborations avec Harper’s Bazaar, Vogue et Cosmopolitan, sa relation à la publicité, sa recherche assoifée d'une identité par la couleur… qui ont marqué les années 40 et 50 de l’Amérique. Du 3 mars au 4 juin. Les Docks, cité de la mode et du design, 34, quai d'Austerlitz, Paris XIIIe.
3. Artistes du groupe Diaph 8 Penser la photographie. Des images et des formes. En résonance aux œuvres du Centre national des arts plastiques et sous le commissariat de Pascal Beausse, des membres du groupe Diaph 8 proposent des images qui étendent le champ de la photographie et de sa restitution publique. Du 7 au 28 avril. Synesthésie, 1ter, place du Caquet, Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).
5. Laurence Prat Face-à-face La photographe sud-africaine militante LGBT Zanele Muholi devient elle-même sujet dans ce face-à-face avec la photographe Laurence Prat, dont l’œuvre se nourrit de féministes, d'écrivaines, d'intellectuelles... Du 1er au 30 avril. Studio photographique Laurence Prat, 43, rue de la Plaine, Paris XXe.
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8 5. Namsa Leuba Éponyme Photographies mises en scène dans la nature qui questionnent la représentation de l’identité africaine à l’aide d’accessoires, de couleurs, de gestuelles. Du 6 avril au 27 mai. Galerie In Camera, 21, rue Las Cases, Paris VIIe.
9 6. Estelle Lagarde Libertés conditionnelles Une réflexion sur les notions d’enfermement physique et psychique par d’étonnantes mises en scène photographiques, échos d’une certaine réalité sociale actuelle. Du 11 avril au 5 mai. Anis Gras - Le Lieu de l’Autre, 55, avenue Laplace, Arcueil (Val-de-Marne).
7. YANN rabanier Je vais essayer d'être rapide… Au cœur du Festival de Cannes, Yann Rabanier imagine une fiction incarnée par les stars, actrices, acteurs, réalisatrices, réalisateurs dont il a réalisé le portrait pour Télérama. Du 1er au 30 avril. Salle Wagram, 39/41, avenue de Wagram, Paris XVIIe.
8. Walker Evans Éponyme Première grande rétrospective organisée en France de l’œuvre si influente de ce photographe américain. Quelque 300 vintages et autres documents retracent toute l’œuvre de l’artiste. Du 26 avril au 14 septembre. Centre Pompidou, Galerie 2, Place Georges-Pompidou, Paris IVe.
9. Exposition collective Revenir, Rendre, Retourner : agence VII (Partie 1) Quinzième anniversaire de l’agence VII, composée de quelques-uns des meilleurs photojournalistes au monde, exposés sur deux sites. Du 4 avril au 12 mai. Cosmos Galerie, 56, boulevard de la Tour-Maubourg, Paris VIe. Central Dupon Images, 74, rue Joseph de Maistre, Paris XVIIIe.
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10. STÉPHANE DUROY Again and again Après quarante années sur les traces de la vieille Europe jusqu'aux Etats-Unis, Stéphane Duroy semble poussé par un vent de renouveau. Collages, coupures de presse, photographies anonymes, peintures, ratures et déchirures, malmènent des dizaines d’exemplaires de son livre Unknown. Cette tentative d’épuisement du livre et de ses propres images permet à Stéphane Duroy d’aller au-delà de sa photographie et d’explorer de nouveaux territoires d’expression. Jusqu'au 9 avril. Le Bal, 6, impasse de la Défense, Paris XVIIIe. 11. Exposition collective Photo-roman Dans bien des romans,les auteurs se sont livrés à des descriptions de photos dont on peut penser qu’elles n’ont existé que dans leur imagination. 150 photographes ont été invités à donner vie à ces clichés, avec les voix d’Édouard Baer, d'Olivia Bonamy et de Stéphane Freiss. Photo : Sophie Delporte Du 28 mars au 31 mai. Havas Gallery, 29/30, quai de Dion Bouton, Puteaux (Hauts-de-Seine).
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12. Exposition collective Afriques capitales Découvrir le travail de photographes africains dans un cadre inattendu : celui de l’espace du Parc de la Villette, un parcours décliné comme une chasse au trésor et qui transporte dans un ailleurs immédiat. Du 29 mars au 28 mai. Parc de la Villette, avenue Jean Jaurès, Paris XIXe.
13. Exposition collective Klasse Gursky Dix-huit étudiants d’arts visuels de la classe du professeur et artiste Andreas Gursky élaborent des démarches artistiques uniques dans une atmosphère libre, qui regroupe tous les médias. Jusqu'au 30mars. Goethe-Institut - Paris 17, avenue d'Iéna, Paris XVIe.
14. Roger Ballen & Hans Lemmen Éponyme C'est la première exposition « à quatre mains », réalisée à distance entre Pays-Bas et Afrique du Sud, comme un cadavre exquis, d’un photographe majeur de la scène internationale et d’un dessinateur magistralement inspiré par les enjeux liés aux représentations de la nature. Du 7 mars au 4 juin. Musée de la Chasse et de la Nature, 62, rue des archives, Paris IIIe.
15. Willy Maywald Willy Maywald et la mode Hommage au photographe Willy Maywald (1907-1985), Allemand installé en France dès les années 30. Ensemble exceptionnel de photos de mode des années 50-60 : Dior, Givenchy, Jacques Fath... réalisées pour Verve, Harper’s Bazaar, Marie Claire... Du 30 mars au 13 mai. Galerie Dina Vierny, 36, rue Jacob, Paris VIe.
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16. Bruno Hadjih Nous n’irons pas nous promener Le Sahara, un désert vivant où se confrontent cultures nouvelles et phénomènes d’acculturation, flux de populations, métissages, hybridations… Ce travail pointe le moment où les éléments naturels et les aventures humaines se concilient, où intervient l’ingéniosité de laquelle dépend la survie. Du 6 au 30 avril. Mamia Bretesche Gallery, 77, rue Notre Dame de Nazareth, Paris IIIe.
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17. Denis Rouvre Black Eyes Corps puissants, façonnés par l’effort, qui fonctionnent comme les blasons d’un rêve de grandeur, d’endurance et de résistance. Du 31 mars au 13 mai. Hélène Bailly Gallery, 25, quai Voltaire, Paris VIIe.
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18. Exposition collective Un esprit français À travers une sélection d’œuvres et de documents, l’exposition identifie un « esprit français », mélange d’idéalisme et de nihilisme, d’humour noir et d’érotisme. Pamphlétaire et lyrique. Jusqu'au 21 mai. La Maison rouge, fondation Antoine-de-Galbert, 10, boulevard de la Bastille, Paris XIIe.
19. Robert Doisneau Robert Doisneau, les années Vogue Doisneau « reporter mondain », aspect inattendu de son œuvre, réalisé pour le magazine Vogue de 1949 à 1952, à la demande d’Edmonde Charles-Roux. On retrouve sa tendresse et la qualité des cadrages. Du 1er avril au 31 mai. Espace Richaud, 78, bd de la Reine, Versailles (Yvelines).
20. frederic Delangle Printemps indien Quinze ans d'exploration de l'Inde matérialisés en photographie, sculpture, peinture et installation participative. À travers son regard d'Européen, Frédéric Delangle déconstruit les paysages urbains de cet orient insaisissable. Un dialogue culturel sous forme de jeu, engagé tant politiquement qu'artistiquement. Du 11 avril au 27 mai. Galerie Binôme, 19, rue Charlemagne, Paris IVe.
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événement Mois de la photo
franCois hÉbel, D.A.
François Hébel, directeur artistique du Mois de la photo du Grand Paris, évoque ce rendez-vous incontournable des amateurs et des professionnels et nous explique les changements opérés par le festival à l'occasion de l'édition 2017.
Pionnier lorsque Henry Chapier et JeanLuc Monterosso l’ont créé en 1980, le « Mois de la Photo » voit sa formule et ses dates évoluer. Le travail accompli depuis trentesix ans a contribué à créer un engouement populaire très important pour la photographie, et a encouragé la capitale à se doter de structures permanentes dédiées à cet art dans une proportion unique au monde. La mission assignée à cette nouvelle édition est de faire doublement connaissance dans l’espace du Grand Paris : exploration de la photographie d’une part, et d’un territoire en grande mue d’autre part. Nourrie de l’énergie réelle et enthousiaste de centres d’art, lieux patrimoniaux, collectivités publiques, galeries, institutions publiques et privées qui n’avaient jamais participé au Mois de la Photo, cette édition s’appuie aussi sur les lieux parisiens qui ont fidèlement fait le succès de ce festival. Cet espace élargi dessine de nombreux parcours. D’une exposition à l’autre, ils permettent de découvrir des richesses patrimoniales, naturelles et des curiosités urbaines, cadre de vie de 18 % des français (2 millions à Paris et 9 millions autour) dont les habitants ne connaissent souvent que les villes de proximité. Quatre-vingt-seize expositions sont réparties dans un Grand Paris sans frontières rigides : à l’Est depuis Clichy-sous-Bois, ville symbole des distances mentales qui se sont dressées au fil des décennies, s’ajoutant aux barrières physiques, jusqu’à Poissy ou Mantes-la-Jolie à l’Ouest, Châtenay-Malabry ou Clairefontaine-en-Yvelines au Sud. Ce sont en tout 32 communes, y compris Paris, qui participent à cette émulation photographique. Le principe reste identique : fédérer autour
d’une forte communication et d’un catalogue des initiatives individuelles produites par des musées, institutions, galeries et instituts étrangers situés sur ce territoire, et dont Jean-Luc Monterosso et Joël Brard m’ont confié de sélectionner les propositions. Une vingtaine de lieux présentent des expositions inédites de très grands noms de la photographie internationale. Une large section présente un panorama, jamais réuni auparavant, de photographes français contemporains.
Trois « Week-Ends Intenses » sont organisés suivant des parcours géographiques : « Week-End Intense Nord-Est », « Week-End Intense Sud-Ouest » et « Week-End Intense Diagonale ». Promenades autonomes, ouvertes à tous, aux conditions d’admission habituelles de chaque lieu, elles se substituent aux vernissages réservés. Lors de ces week-ends, les photographes et les commissaires seront présents dans leurs expositions, multipliant les occasions de rencontres. Chaque institution organise, par ailleurs, des vernissages aux dates de son choix avec ses invités habituels. Cette mission élargie de la biennale bénéficie du large intérêt et de l’expertise que connaît désormais la photographie, et de l’excellence du tissu culturel du Grand Paris en matière de médiation avec les publics. Vivre à proximité de la plus belle ville du monde est une difficulté pour attirer sur soi la curiosité. Pourtant, à sillonner depuis un an ce Grand Paris en intense transformation, je me suis régalé de découvertes, patrimoniales, souvent urbaines et architecturales, et toujours humaines. Il n’y a pas que Brooklyn ou Berlin, les artistes l’ont compris depuis longtemps puisqu’il n’y a pas de commune où ils n’aient trouvé les espaces qui leur permettent de créer. Doté d’un programme riche et varié, dans un Grand Paris où la méconnaissance génère des fantasmes réciproques entre ses habitants, cette édition du Mois de la Photo prend sa modeste part civique au tissage de liens fraternels.
« Pour le mois de la photo, quatre-vingt-seize expositions sont réparties dans un grand paris sans frontières rigides »
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Ce programme constitue la première occasion à cette échelle de faire le point sur les générations montantes de la photographie française, et sur un phénomène devenu spectaculaire : les nombreuses commandes publiques qui leur permettent de produire. Les participants font de réels efforts pour s’inscrire dans ce Mois de la Photo et utilisent une variété de modes de présentation, de la cimaise à l’espace public. Pour encourager les visiteurs à une plus grande mobilité, cette édition se déplace au printemps (avril 2017).
François Hébel, directeur artistique du mois de la photo du grand paris
Mois de la Photo du Grand Paris 96 expositions 32 communes Pierrefitte-sur-Seine
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Week-End Intense Nord-Est (8-9 avril) Week-End Intense Sud-Ouest (22-23 avril)
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mois de la Photo du grand Paris 96 exPos 32 Communes
Week-End Intense Diagonale (29-30 avril)
EN PRATIQUE mois de la photo : avril 2017, grand Paris, moisdelaphotodugrandparis.com
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L'ÉVÉNEMENT le mois de la Photo du grand Paris est un événement organisé par la maison européenne de la photographie (meP), financé par la mairie de Paris, avec le soutien de la draC Île-de-france. LA DIRECTION commissaire général : Jean-luC monterosso commissaire général adjoint : JoËl Brard directeur artistique édition 2017 : franÇois héBel. P H OTO 051
p o rt f o l i o
DAvid uzochukwu la revelation d'un nouveau regard Puissante, narrative, envoûtante... les qualificatifs sont multiples pour décrire la photographie de ce jeune photographe de 18 ans que Nike vient de choisir pour sa nouvelle campagne. Pour Photo, c'est une découverte ! Par Agnès Grégoire
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out se passe au fond du cœur de l'homme, et la magie d'un beau jour, et la douceur d'un regard, qu'animent des sentiments tendres ou élevés. » Le philosophe Pierre-Simon Ballanche aurait pu écrire cette phrase après avoir considéré les images de David Uzochukwu. Photo a croisé son regard à travers cette image interpellante, étrange, à la beauté dramatique. Sûrement un autoportrait ! Nous avons vérifié sur son site et là, nous avons découvert d'autres photos intenses, innovantes, avec des personnages qui auraient pu sortir d'une série médiéval-fantastique. Une photographie maîtrisée, profonde, une lumière sublime et une retouche au service de son art et de son expression. Celle-ci se révèle assoiffée de liberté, d'espoir, d'amour et d'authenticité. C'est insolemment beau ! Oui, c'est bien un autoportrait ! Celui d'un jeune homme qui vient tout juste d'avoir son bac et qui fait des photos depuis l'âge de 10 ans. De sa mère Autrichienne et de son père Nigérian, il a hérité d'un multiculturalisme et
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d'un physique métissé qui lui a fait connaître le racisme dans les rues de Luxembourg où il a passé son enfance, ou celles de Bruxelles où il a fait ses études. Est-ce de là que vient cette atmosphère dramatique si particulière à ses images ? « Ma sensibilité vient plus de la perception qu'ont les autres de moi, et de leur réaction, que de mes racines. Je n'essaie pas de lutter contre le racisme, juste de compenser les années où je n'ai pas vu assez de beauté en étant différent. Mais, quand je shoote, je ne réfléchis pas à tout cela ! » dit-il. Toujours à la recherche d'artistes atypiques, la marque Nike s'est emparée de son talent et lui a demandé de mettre en images l'artiste FKA Twigs pour sa toute dernière campagne. Depuis le début de l'année, les Parisiens peuvent d'ailleurs l'admirer sur la Place de la Bastille, les photos font le tour de la Colonne de Juillet. Aujourd'hui, David Uzochukwu a pris une année sabbatique pour se consacrer à la photographie. Pour la première fois dans Photo, voici les images narratives de ce jeune prodige que nous ne sommes pas prêts de perdre du regard. Contemplez !
Numb, Autoportrait, 2013. Luxembourg.
Aching Soul, ALI, 2015. Bruxelles.
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sANDRA, 2014. Luxembourg. LINDSAY ANNE, 2014. Colombie britannique.
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Coves, ALEX ET BRIAN, 2014. Colombie britannique.
Horizons, laura, 2014. Oregon. Shine, nikolas, 2013. Sud de l'Allemagne.
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CLARA, 2015. Italie. Free, TARZAN, 2016. Londres.
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Wildfire, CARMEL, 2015. Bruxelles.
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Immortal AUTOPORTRAIT, 2015. Bruxelles.
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Uzochukwu signe la pub Nike 2017 Do you believe in more ? NikeWomen Zonal Strength Tights Campaign, 2017. Mexico City. Sortie en janvier 2017, la campagne a été réalisée au Mexique, sous la direction artistique de la chanteuse, danseuse et également égérie, FKA Twigs. Séduite par les autoportraits de David Uzochukwu, c'est elle qui a approché le photographe pour mener à bien son projet : « Il est très jeune et talentueux. Je suis sûre qu'il a une carrière incroyable devant lui. » En février 2017, place de la Bastille, les images de David Uzochukwu entouraient la colonne de Juillet, socle du Génie de la liberté. Joli symbole !
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Comme dans le clip vidéo de la campagne conçu et co-réalisé par FKA Twigs, l'artiste se met en scène avec de jeunes athlètes qu'elle a elle-même repérés. Ici, l'escrimeur américain Miles Chamley-Watson. Le stylisme a été assuré par Matthew Josephs. Multifacettes, l'artiste d'origine britannojamaïco-espagnole de 29 ans a sorti en décembre le moyen-métrage Soundtrack 7 et travaille sur son prochain album, LP2.
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PORTFOLIO RÉ VÉL ATION INTERVIEW
david uzochukwu David, tu viens d’avoir 18 ans et tes images possèdent déjà une force et une originalité surprenantes. À quel âge as-tu pris ta première photo ? Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ce moyen d’expression ?
C’est difficile à dire… J’ai commencé à prendre des photos vers l’âge de 11 ans. J’étais incroyablement fasciné par le fait d’être en mesure de me rapprocher et de rassembler autour de moi des objets intéressants : motifs, couleurs, lumière… Aujourd'hui, j'aime prendre ces petites choses qui m'attirent et les tisser autour d'une histoire. Tu es Autrichien par ta mère, Nigérian par ton père et tu vis à Bruxelles. Penses-tu que tes origines afro-européennes ont une influence sur ton regard ?
Mes parents n'ont jamais eu peur de la couleur et je pense que ça se voit dans mon travail. En dehors de cela, j'ai toujours vécu en Europe et mon père m’a peu transmis des traditions nigérianes. Mes racines afro-européennes me distinguent forcément des gens autour de moi. Mais cette sensibilité vient certainement davantage de la perception et de la réaction des gens face à mon héritage que de mes racines elles-mêmes. Qu’est-ce que tu as envie de transmettre à travers tes photos ? Tu veux dénoncer le racisme dont tu as été victime en grandissant au Luxembourg ? Quelle forme prenait-il ? Est-ce que tu en parlais à tes parents ? Comment réagissaient-ils ?
Je cherche surtout à m'exprimer plutôt qu'à transmettre un message précis. Je n'essaie pas de lutter contre le racisme, juste de compenser les années où je n'ai pas vu assez de beauté en étant différent. J'ai connu le racisme partout, sous différentes formes. Mes parents en étaient conscients, mon père l'avait subi plus durement que moi. Quand le racisme vient de quelqu'un à votre niveau, c’est plus facile de se battre que contre un agresseur avec une position de pouvoir. 064 P H OTO
D’ailleurs, est-ce que tes parents t’ont encouragé à devenir photographe ? Sont-ils dans un domaine artistique ?
Non, mes parents ne sont pas des artistes. Mon père travaille dans l’informatique et ma mère pour l'Union européenne. Ils ont encouragé ma passion. Maintenant, tous les deux sont sur mon dos pour que je plonge dans une carrière photographique. Ton premier sujet, c’est toi. Comment l’expliques-tu ? Comment vois-tu l’évolution de tes autoportraits ?
Tu réalises combien il est pratique d'être ton propre sujet quand tu essaies de convaincre quelqu'un d'autre de se lever à 6 heures du
« ma sensibilité vient plus de la perception et de la réaction des gens face à mon héritage que de mes racines » matin, en hiver, pour aller sauter dans un lac ! J'aime pouvoir faire des photos quand je veux, sans aucune barrière de communication. Puis, je me mets moins en image. C'est génial de ne pas avoir à regarder son propre visage et il y a tellement de choses à explorer en dehors de moi ! Mais je n’abandonne pas l’autoportrait pour autant, car rien n'est plus précieux que de voir quelque chose d'aussi personnel que le commencement d’un journal intime, marqué par votre visage, par votre goût et vos sentiments au moment de la création.
Pourquoi la nudité est-elle aussi récurrente dans tes autoportraits ?
Je ne suis généralement pas très intéressé par la vie quotidienne, qu'elle soit passée ou présente. Je n'ai également pas souvent accès à de beaux vêtements et je m'intéresse à l'humain, à la nature et à la vulnérabilité. C'est assez pratique de se déshabiller. La nature est également très importante. Est-ce une forme de sensibilisation à l’environnement ? Est-ce politique ?
Nous aimons distinguer les humains de la nature, alors que nous sommes juste des primates. Je pense que ma recherche de décors naturels a beaucoup à voir avec le rejet d’un environnement construit par l’homme et avec l’envie de shooter dans des espaces qui ne sont pas pollués par les besoins de l'homme, leurs goûts et leurs limites. Je ne réfléchis pas à tout cela au moment où je photographie : je pense juste qu’un grand champ est plus joli qu’une aire de stationnement. Techniquement, avec quel matériel travailles-tu ? Est-ce que, pour toi, la post-production est aussi importante que la prise de vue ?
Je photographie avec un Canon 5D Mark II équipé d’un objectif Sigma de 35 mm ainsi que d’un Canon 100 mm Macro. Avec le numérique, la post-production est le moment où j'obtiens l'image qui ressemble à celle que j’ai construite dans mon esprit. Dans la plupart des cas, je photographie spécifiquement pour retoucher certaines parties après. La retouche d’une image peut me prendre entre vingt minutes et, parfois, cinq ou six heures. Incroyable mais vrai, tu signes la nouvelle campagne Nike. Elle est d’ailleurs affichée en géant tout autour du Génie de la liberté, à Bastille ! Comment as-tu été contacté ?
Autoportrait 2013. Luxembourg.
Avoir été choisi est une reconnaissance. L’as-tu perçu comme tel ?
J'avais travaillé avec le styliste qui s’occupe des campagnes Nike. C’est un ami du directeur créatif et de celle qui allait avoir le rôle principal, FKA Twigs. Il se trouve qu’elle aimait mon travail et qu'elle m'a tendu la main. J’ai été plus excité quand l'un de mes chanteurs préférés a aimé mes photos que quand j’ai été retenu pour la campagne, je pense. Quand je t’ai contacté, tu semblais connaître le magazine Photo. Je me trompe ? Quels sont les photographes qui te touchent et pourquoi ? Quelles sont les images qui t’ont fait rêver ?
Le magazine, je l'ai vu, forcément ! Être autodidacte signifie principalement de trainer dans les magasins de photo et sur YouTube. J'aime vraiment Harley Weir pour son approche organique. J'apprécie aussi beaucoup la photo d'Elizaveta Porodina : elle aussi parvient toujours à construire son propre univers avec une écriture personnelle et identifiable, mais qui continue de se développer. C'est le rêve.
Aujourd’hui, comment s’organise ta vie ? Tu continues tes études ? Quelle part consacres-tu à la photo ?
Je suis diplômé de l'école secondaire depuis l'été dernier. Maintenant, je prends une année sabbatique, soit en réalisant beaucoup de photos - ou plus du tout pendant des lustres et me haïssant pour ça. Je veux vraiment continuer d'étudier, il y a peu de choses que j'apprécie autant que d’apprendre. La plus belle chose est de savoir que plus vous en savez, plus vous savez que vous ne savez vraiment rien. C'est fantastique ! Tu es déjà représenté par une agence (Iconoclast, Europe et États-Unis) et par une galerie online (Galerie Number 8). Comment sont-ils venus à toi ? Vends-tu déjà des tirages ? À quels prix ?
L’avantage d'Internet est que je n'ai pas eu à penser à ma commercialisation ! L’agence et la galerie m’ont toutes les deux approché au même moment et j’ai senti que nous étions sur la même longueur d’ondes. Toutes mes images sont en vente, les prix spécifiques sont disponibles sur galerienumber8.com !
Quel est le support idéal de tes photos ? (magazine, pub, livre, exposition…)
Je me demande encore ! Je suis très reconnaissant envers Internet, mais c'est une chose complètement différente de voir mon travail imprimé. C'est un rêve pour moi de créer une exposition solo un jour et de travailler intensivement sur des projets pour un livre photo. Tu sembles très sollicité. Que fais-tu en ce moment et quels sont tes projets ?
Je ne peux pas vraiment dire ! Mais je travaille avec des clients, manageant pour la première fois et préparant plusieurs projets personnels. Si je ne crée pas, j'ai une sensation pénible et lancinante dans le cerveau. Interview réalisée pour Photo en février 2017 par Agnès Grégoire. David Uzochukwu est représenté par Iconoclast Image et Galerie Number 8. daviduzochukwu.com instagram.com/daviduzochukwu iconoclastimage.tv P H OTO 065
LA photo de l'annĂŠe
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le palmarès du world press photo 2017 80 408 images prises par 5 034 photographes issus de 125 pays pour la 60e édition du plus prestigieux prix de photojournalisme. Le jury en a dévoilé les résultats à Amsterdam le 13 février. Voici notre sélection de photos primées, à commencer par celle de l'année ! Par guillaume coconnier
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ne polémique peut-elle suffire à masquer tout le reste ? Certainement pas ! Car si la Photo de l'année décernée par le World Press Photo (WPP) au Turc Burhan Ozbilici pour avoir shooté la mort en direct n'a pas fait que des heureux (médiatisation orchestrée, détermination du tueur de l'ambassadeur russe en Turquie…), elle est aussi le reflet d'une époque où, souvent hélas, l'instantaneité prime sur le travail de fond, s'agissant de l'information. Mais cette photo, aussi forte soit-elle, ne doit pas constituer l'arbre qui masque la forêt du photojournalisme. Par ce palmarès 2017, le jury du World Press Photo rend également un hommage appuyé à la deuxième ville d'Irak, Mossoul, où les populations civiles sont plus qu'exposées à la faim, aux maladies, aux balles perdues et à la possibilité de servir de boucliers humains pour les partisans de Daech. Un peu plus à l'ouest, Alep (Syrie) la résistante n'a pas été oubliée. Toujours dans la sphère arabo-musulmane, il était bon de rappeler que Kaboul (Afghanistan) demeure la cible d'attaques répétées, à l'heure où le pays n'est toujours pas sécurisé. Mais dans un monde aussi complexe, le conflit ne saurait être uniquement armé. Car la plus grande guerre à laquelle le monde est actuellement exposé est celle de la pauvreté et de son éradication. Dans cette optique, le jury du World Press Photo a récompensé des travaux menés en Amérique latine, en Asie ou en Méditerranée, là où la pauvreté fait chaque jour des
ravages - et des naufrages. Autre sujet important que le jury n'a pas occulté : l'avenir de la planète et des autres espèces qui la composent. Au large des côtes espagnoles, dans les réserves d'Afrique du Sud ou bien dans le Dakota du Nord, des hommes et des femmes se battent pour que perdure un équilibre qui nous est vital. Bref, de Manille à Mossoul, en passant par La Havane, les Jeux olympiques de Rio de Janeiro, ou bien les fonds marins au large de Tenerife, le World Press Photo a, comme à son habitude, mis en lumière ce qui se rapporte à l'humain. Avec ses bons et ses mauvais côtés.
Le jury 2017 présidé par le photographe de Magnum Photos, Stuart Franklin (tout à droite).
Un assassinat en turquie
burhan ozbilici, Turquie, Agence AP LA photo de l'année du world press photo ——————
19 décembre 2016. Officier de police de 22 ans, Mevlüt Mert Altıntaş assassine l'ambassadeur de Russie en Turquie, Andrey Karlov, lors d'une exposition à Ankara, en Turquie. Avant d'être à son tour abattu par des policiers dans un assaut, il blesse trois autres personnes
présentes ce jour-là. Membre de la police anti-émeute depuis deux ans et demi, le tueur est présenté comme un fidèle de Fethullah Gülen, prédicateur islamiste exilé aux Etats-Unis et ex-allié du président turc Recep Tayyip Erdogan - dont il est désormais l'ennemi juré. Fethullah Gülen est soupçonné d'être à l'origine de la tentative de coup d'État de juillet 2016. À cette occasion, 270 personnes avaient trouvé la mort et la police avait procédé à 35 000 arrestations.
Mary F. Calvert, photojournaliste et membre du Jury « Ce fut une décision très difficile, mais finalement nous avons choisi La Photo de l'année parce que c'est une image détonnante qui parle de la haine de notre époque. Chaque fois qu’elle apparaissait sur l'écran, on avait un mouvement de recul tant elle est explosive. Nous avons estimé qu'elle incarne la définition de ce que La Photo de l’année du World Press Photo est et ce qu’elle signifie. » PHOTO 067
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1. Sauvés des décombres, syrie Ameer Alhalbi, Syrie, AFP deuxième prix (série), actualités générales ——————
11 septembre 2016. Des hommes portent des bébés à travers les décombres de bâtiments détruits à la suite d'une attaque aérienne dans le quartier rebelle de Salihin, à Alep, dans le Nord de la Syrie. Depuis 2012, la ville d'Alep a été divisée entre les districts rebelles et ceux toujours tenus par le régime. Jusqu'à la mi-octobre 2016, où les rebelles ont dû courber l'échine et ont été chassés de leur bastion. La victoire de l'armée de Bachar al-Assad à Alep a été marquée par des bombardements massifs, qui ont eu pour conséquence la destruction des hôpitaux de la région. Une grande partie de la ville est désormais assimilable à un terrain vague, en raison d'innombrables raids aériens et des bombardements de l'artillerie, ces cinq dernières années.
2. migration en méditerranée, libye
Mathieu Willcocks, Royaume-Uni, pour Migrant Offshore Aid Station troisième prix (série), actualités générales —————— 29 juin 2016. Ces migrants venus d'Érythrée sont photographiés dans la cale d'un bateau en bois avec 540 hommes, femmes et enfants à son bord. Selon le Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU, 5 000 personnes sont mortes en tentant de traverser la Méditerranée, en 2016. Des ONG et des organismes comme Migrant Offshore Aid Station poursuivent leurs efforts pour patrouiller au large des côtes libyennes, dans l'espoir de secourir des réfugiés. Sur place, les différentes équipes de secours espèrent chaque jour limiter les pertes en vies humaines. À l'instar d'une ambulance maritime, leurs bateaux se précipitent pour aider les réfugiés et les navires en détresse, leur fournir une assistance médicale et les acheminer en toute sécurité vers les côtes italiennes.
3. « Ils nous abattent comme des animaux », philippines Daniel Berehulak, Australie, pour The New York Times premier prix (série), actualités générales ——————
12 octobre 2016. Dans un poste de police à Manille, aux Philippines, plusieurs détenus observent le traitement réservé aux personnes suspectées de trafic de drogue. Dès sa prise de fonctions, le 30 juin 2016, le président philippin Rodrigo Duterte a débuté une vaste campagne contre le trafic et la consommation de drogue. Depuis cette date, plus de 2 000 personnes ont été abattues par les forces de l'ordre. La police nationale des Philippines dénombre plus de 3 500 homicides non résolus depuis le 1er juillet 2016. Les consommateurs et les dealers présumés ont un point commun : ils ne bénéficient jamais de procès équitable.
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1. Les victimes du virus zika, brésil
Lalo de Almeida, Brésil, pour Folha de São Paulo deuxième prix (série), problématiques actuelles ——————
19 octobre 2016. Dans la maison familiale d'Areia, Marcela observe ses sœurs sur les genoux de leur mère. Les jumelles Heloisa et Heloá sont nées sept mois avant la microcéphalie causée par le virus Zika. C'est en septembre 2015 que des bébés ont commencé à naître avec une microcéphalie au Brésil. En avril 2016, le lien entre Zika et ces malformations a été confirmé. Le Nord-Est du Brésil, où la plupart des cas de malformations ont été signalés, est l'une des régions les plus pauvres du pays avec un système de santé déficient. De nombreux enfants atteints vivent souvent loin des centres de santé et passent des heures sur la route pour être soignés. La plupart sont issus de familles pauvres et reçoivent des aides sporadiques de la part du gouvernement.
2. athlètes handicapés, canada Darren Calabrese, Canada Troisième prix (série), sports ——————
8 juillet 2016. À l'aide de chaînes et de sangles, Lindsay Hilton (Halifax, Nouvelle-Écosse, Canada) effectue ses exercices, sous l'œil attentif et bienveillant de son entraîneuse Jenny Jeffries. Lindsay est née sans bras ni jambes, mais elle peut soulever des charges allant jusqu'à 45 kilos. Pour parvenir à une telle performance, elle est assistée de chaînes récupérées dans une quincaillerie de la ville, de sangles et de velcro. Outre la musculation, Lindsay est passionnée de rugby, de natation, de football et de hockey.
3. Ce que daech laisse, irak Magnus Wennman, Suède, pour Aftonbladet premier PRIX (image unique), Les gens ——————
18 septembre 2016. Maha, 5 ans, et sa famille ont fui le village de Hawija, en banlieue de Mossoul (Irak). La peur de l'État islamique et le manque de nourriture les a contraints à cette décision. À cet instant précis, Maha se trouve sur un matelas maculé, dans un centre de transit surpeuplé du camp de réfugiés de Debaga. « Je ne rêve pas et je n'ai plus peur de rien », dit-elle, doucement, pendant que sa mère lui caresse les cheveux. En octobre 2016, après deux ans de présence du groupe Etat islamique, les troupes irakiennes et kurdes ont lancé une vaste opération pour reprendre Mossoul. Pour l'instant, la mission s'avère bien plus difficile que prévu.
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1. salon de coiffure dans le vieux quartier de la Havane, cuba
2. La bataille de l'irak pour reprendre ses villes
3. jours sombres en ukraine
19 décembre 2015. Une scène de tous les jours dans le vieux quartier de La Havane, un an avant la mort de Fidel Castro. En décembre 2016, quelques jours après son décès, ses cendres sont acheminées à travers la campagne, via un itinéraire prenant à contre-sens la route prise par Castro et ses compagnons, en 1959, lors de la révolution qui destitua le dictateur Fulgencio Batista. Le long de la route empruntée par le cortège, villes et villages sont vides. Pour beaucoup de Cubains, la mort du leader de la révolution est un peu celle d'un père. Dans la vie comme dans la mort, Castro réclamait le respect. Il a été entendu. D'un bout à l'autre du pays, des milliers de Cubains ont patienté des heures pour un dernier adieu à leur chef. Hasta Siempre Lider Maximo.
12 novembre 2016. Une famille irakienne fuit les combats à Mossoul, deuxième ville du pays. Au loin, les champs de pétrole de Qayyara. Plus de deux ans après la prise de Mossoul par Daech, les forces de sécurité irakiennes s'efforcent d'expulser le groupe islamiste de Mossoul, son dernier fief majeur en Irak. Cette campagne militaire a contraint près de 70 000 Irakiens à quitter leur domicile et a sans doute causé le déracinement de centaines de milliers d'autres. En raison du nombre croissant de civils engagés bien malgré eux dans la bataille, les responsables militaires accusent un certain retard par rapport à leurs objectifs initiaux.
2 juillet 2014. Des civils échappent à l'incendie d'une maison détruite par une attaque aérienne, dans le village de Luhanskaya, dans la région du Donbass (Ukraine). Depuis 2014, de nombreuses personnes sont victimes du conflit entre les républiques autoproclamées et les autorités officielles ukrainiennes dans la région et ailleurs. Ce désastre est arrivé dans leur vie de façon très soudaine. Ces civils se sont retrouvés impliqués dans un conflit militaire contre leur volonté. La plupart ont vu les choses les plus terribles que l'on puisse imaginer : la mort d'amis et de proches, leurs propres maisons détruites…
Tomás Munita, Chili, pour le New York Times premier prix (série), vie quotidienne ——————
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Sergey Ponomarev, Russie, pour le New York Times deuxième prix (série), informations générales ——————
Valery Melnikov, Russie, pour Rossia Segodnya PRemier prIX (série), projet à long terme ——————
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1. victimes silencieuses d'un conflit oublié, afghanistan
Paula bronstein, États-Unis, pour Pulitzer Center For Crisis Reporting Premier prix (image unique), vie quotidienne —————— 29 mars 2016. Dans un hôpital de Kaboul, Najiba tient son neveu Shabir, 2 ans, blessé lors d'un attentat à la bombe. Rien qu'au premier semestre de 2016, au moins 1 600 personnes ont péri et plus de 3 500 autres ont été blessées dans la capitale afghane. Malgré des milliards de dollars dépensés pour stabiliser le pays, l'Afghanistan demeure fragile et peu sûr pour les civils.
4. copacabana palace, brésil
peter bauza, Allemagne troisième prix (série), problèmatiques actuelles —————— 15 novembre 2015. Edilane et trois de ses sept enfants reposent sur un matelas au sol. Ironiquement surnommé « Copacabana Palace » par le photographe, l'hôtel qu'elle habite a été construit il y a trente ans sans être achevé. Plus de 300 familles y vivent. Manque d'eau potable, d'électricité… Les résidents rencontrent souvent de sérieux problèmes de santé. Au Brésil, 1,8 million de personnes n'ont pas de toit.
2. Offensive sur mossoul, irak
3. Standing rock, états-unis
2 novembre 2016. Les forces antiterroristes de l’armée irakienne contrôlent une à une les maisons de Gogjali, un quartier libéré de Mossoul. Sous le regard terrorisé des habitants, notamment les enfants de la ville, les soldats recherchent des membres de Daech ainsi que des armes et des munitions.
11 septembre 2016. Un jeune homme pénètre dans un tipi du camp Sacred Stone (Dakota du Nord, États-Unis). Depuis plusieurs mois, les membres de la réserve indienne de Standing Rock, et l'ensemble de leurs soutiens, se sont opposés à la construction d'un gigantesque oléoduc, le Dakota Access Pipeline. Leur lutte continue.
5. voyage en iran
6. À l'écart, russie
Laurent Van der Stockt, France, Getty Reportage pour Le Monde premier prix (image unique), informations générales ——————
hossein fatemi, Iran, Panos Pictures deuxième prix (série), projet à long terme —————— 2004. Le photographe Hossein Fatemi propose un travail qui traite de la complexité, et des contradictions, de la société iranienne. Le photographe a voyagé à travers l'Iran pendant plus de dix ans, rencontrant et tentant de convaincre des centaines d'individus de dépeindre leur vie devant son objetcif.
Amber Bracken, Canada premier PRix (série), problèmatiques actuelles ——————
Elena Anosova, Russie Deuxième prix (série), vie quotidienne —————— 30 décembre 2015. Un sanglier décapité en guise de décoration murale… Dans l'extrême nord de la Russie, au beau milieu de paysages désolés, des modes de vie centenaires régissent encore et toujours le quotidien des habitants des parties les plus isolées du territoire.
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1. Tortue prise au piège, espagne
2. saut d'obstacles au grand national, royaume-uni
3. la guerre des rhinocéros, afrique du sud
9 avril 2016. La cavalière Nina Carberry tombe lors du Grand National, près de Liverpool. Un envol spectaculaire, mais sans gravité. Des clôtures faites de sapin et de bouleau entourent le circuit hippique de Grand National, ce qui a pour effet qu'elles se désintègrent si un cheval, ou une cavalière, vient à les percuter.
20 mai 2016. Un rhinocéros noir est retrouvé mort, abattu pour ses cornes, dans la réserve Hluhluwe Umfolozi (Afrique du Sud). C'est l'une des espèces de rhinocéros les plus menacées. La réserve est l'un de leurs derniers sanctuaires. À ce jour, seuls 3 000 rhinocéros noirs vivent encore en liberté. Une bataille dangereuse et politisée sévit entre braconniers et ONG.
4. La douce fabrique à champions, chine
5. Tournoi d'échecs pour jeunes, république tchèque
6. un sourire en or venu de rio, brésil
15 juillet 2016. Quatre élèves d'une école de gymnastique à Xuzhou, en Chine, prennent part à un entraînement sous pression. Sur ce cliché, ces quatre jeunes gymnastes participent à une séance visant à la fortification de leurs orteils.
30 avril 2016. Un jeune joueur d'échecs laisse parler ses émotions lors d'une partie. Pour certains, les échecs représentent des émotions fortes, de l'adrénaline et du stress. Cette série se focalise sur les tournois pour jeunes organisés en République tchèque. Bien ancrées dans le monde réel, ces compétitions visent à motiver les jeunes et à damer le pion aux appareils électroniques.
14 août 2016. Le sprinter jamaicain Usain Bolt lance un sourire, alors qu'il dispute la demi-finale du 100 mètres des Jeux olympiques de Rio, au Brésil. À 30 ans, l'athlète est le 1er coureur à détenir les records mondiaux sur 100 et 200 m, deux disciplines qu'il a encore dominées de la tête et des épaules à l'occasion des Jeux de Rio.
francis pérez, Espagne premier prix (image unique), nature —————— 8 juin 2016. Une tortue de mer se trouve prise au piège d'un filet de pêche, au large de Tenerife (îles Canaries, Espagne). Les tortues de mer sont considérées comme une espèce vulnérable par l'Union internationale pour la conservation de la nature. Les nombreux dispositifs de pêche sans surveillance sont chaque année responsables de la mort de nombreuses tortues de mer.
Tiejun Wang, Chine deuxième prix (image unique), vie quotidienne ——————
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tom jenkins, Royaume-Uni, pour The Guardian premier prix (image unique), sports ——————
Michael hanke, République tchèque deuxième prix (série), sports ——————
brent stirton, Afrique du Sud, Getty Images pour National Geographic Magazine premier prix (série), nature ——————
Kai Oliver Pfaffenbach, Allemagne, Reuters troisième PRIX (image unique), sports ——————
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po rt f o l i o
les franCaises de SONIA SIEFF
Dans les décors d'une France douce et faussement sage, son premier livre photo déshabille les jeunes filles de son entourage, . Certaines sont célèbres, amusez-vous à les reconnaître ! Un bel hommage au grand photographe de nu qu'était son père. Par Agnès Grégoire
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hoto est bien sûr au rendez-vous de cet événement : le premier livre de Sonia Sieff ! L'histoire des Sieff est tellement liée à Photo que l'on pourrait croire à une histoire de famille. Dés notre premier numéro en 1967, nous avons publié les images de son père Jeanloup Sieff. Au fil des ans et des portfolios, nous avons vu apparaître puis grandir une petite fille prénommée Sonia. Nous l'avons rencontrée dans l'appartement familial du XVIIe arrondissement, - elle devait avoir 20 ans - , pour réaliser avec sa mère la photographe Barbara Rix, un hors-série (oct.-nov. 2000) en hommage à Jeanloup, disparu en septembre 2000. Enfin, Sonia est devenue photographe de plateau, de portraits, de mode et Photo l’a suivie dans ses expos, ses publications, ses pubs… Aujourd’hui, Sonia Sieff sort son premier ouvrage de photos. Les Françaises, un livre de filles, d’amies, de complicité. Mais ça, vous ne le saurez que parce que l'on vous l'a dévoilé.
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Célèbres ou pas, les modèles sont superbes, confiantes, jouent avec l'objectif comme des pros ! Elles ressemblent de façon troublante à la photographe, qui leur a proposé de poser nue dans leur appartement haussmanien, sur une plage d'Étretat ou sur les toits de Paris. En fait, Sonia a photographié son entourage et c'est devenu le fil conducteur de cet ouvrage qui sort le 1er mars (éditions Rizzoli). « Françaises de cœur ou de naissance, raconte Sonia, elles m’ont offert leur beauté, leur force animale, leur douce folie. Pas d’autre choix qu’un face-à-face intime pour qu’elles se déshabillent à moi, se mettent à nu pour vous. Sans pose, sans filtre. Retouchées, ce ne sont plus les mêmes. Au naturel, elles révèlent leur univers, leur secret. Des portraits déshabillés de femmes que j’admire, qui pourraient toutes être sœurs ou amies. Ce livre est le récit d’une traque, entre longues discussions du soir et drague d’été sur la plage. » En avant-première, Photo vous convie ici à pénétrer dans l'univers libertin de Sonia Sieff.
ANNA, Femme lascive, Paris 2014.
En haut : Aurélia, Sur les toits de l'Opéra, Paris 2014. En bas : ALIX, Sur la lecture, Paris 2015.
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Sara, Solaire, Paris 2015.
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CÉCILE, Ondulation, Paris 2015.
Photo de couverture : CÉCILE, Paris 2015.
LOULOU, Aux aguets, Paris 2015.
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En haut : Marine, Chambre d'étudiante, 2015. En bas : CHARLÈNE, Jeune Fille en fleurs, 2014.
P o rt f o l i o N U INTERVIEW
SONIA SIEFF Sonia, c’est ton premier livre. Qu’est-ce que cela signifie pour toi ?
J'ai commencé à travailler sur cet ouvrage en étant enceinte et j'ai eu envie de poursuivre cet élan « créatif » en travaillant sur un projet qui s'inscrive dans le temps. Le livre existe maintenant et va vivre avec le talent et la complicité de mon attaché de presse,Thierry Messonnier. Comment as-tu fait ton casting ? Pourquoi avoir eu envie de déshabiller tes amies ?
Je suis entourée de femmes exceptionnelles et inspirantes, que j'ai eu envie de réunir sous la forme d'un témoignage photographique. Peux-tu nous raconter la séance de shooting la plus rocambolesque ?
Il y en a eu de nombreuses, des échappées belles, des fous rires… Il y a aussi le souvenir d'un passage forcé au commissariat du XXe arrondissement de Paris, pour atteinte à la pudeur. Cet épisode m'a convaincue de photographier les femmes chez elles ! Qu’est-ce que tu recherches dans un nu féminin ? Quelle est la plus grande difficulté ? Et qu’est ce qui te procure le plus de satisfaction ?
Je cherche le naturel, la « non-pose ». Je n'aime pas voir le flash, ni les poses suggestives qui chosifient la femme. Mon envie était de rendre hommage aux femmes incarnées, sans artifices ni retouches. Aujourd'hui, ma plus grande satisfaction est de savoir qu'elles m'ont offert un cadeau et qu'elles en sont fières. Tu joues beaucoup avec la lumière. Est-ce que cela vient de ton expérience de photographe de plateau ? D'ailleurs, avec quel matériel travailles-tu ?
Ce livre a été réalisé en lumière naturelle et parfois, si le ciel était voilé, j'emmenais de la lumière continue. La lumière a une grande importance dans mon travail, comme dans celui des photographes en général, et surtout celui des chefs opérateurs que j'admire. La nuit, les brillances, le relief de la lumière que l'on peut travailler à l'œil me plaisent davantage que le flash.
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La photographe française par Raphaël Lugassy, 2017.
J'utilise le Nikon D800, sauf la nuit où je me sers du Sony Alpha 7s II. Question technique, Matphoto et le studio Pomme Y sont depuis longtemps mes compagnons de route.
Pourquoi ce titre Les Françaises ?
Plus le projet prenait forme, plus je m'imposais des contraintes, mais aussi un cadre : choisir de photographier des femmes que j'ad-
mire en France - des Françaises de cœur ou de naissance car, parfois, les Françaises les plus connues sont étrangères -, chez elles ou dans un lieu qui leur soit cher. Le casting et le repérage ont une importance considérable dans mon travail. Pour ce projet en particulier, j'ai recherché la diversité entre la nature et la ville.
« JE CHErCHE lE NATurEl, lA "NON-POSE". JE VEuX rENDrE HOMMAGE AuX FEMMES iNCArNéES, SANS ArTiFiCES »
il y a peu de diversité, que ce soit pour les origines ethniques ou le milieu social, parmi les Françaises que tu as choisies. l’avais-tu remarqué ? Comment l’expliques-tu ?
Au début, j'ai shooté des strip-teaseuses et d'autres femmes qui ont des vies éloignées de la mienne. Mais très vite, je me suis rendue compte, grâce à Patrick Rémy qui a assuré la direction artistique du livre, qu'il fallait se concentrer et ne pas explorer toutes les directions pour renforcer le propos de l'ouvrage. Je n'ai pas pu représenter toute la diversité car certaines, pour des raisons religieuses, n'ont pas souhaité se dénuder. Je le regrette. Quand je regarde ta photo montrant une paire de fesses dans les hortensias, je ne peux m’empêcher de penser à Hommage à quatre-vingt-treize derrières choisis pour leurs qualités plastiques, intellectuelles ou morales, l’un des livres cultes de ton père, Jeanloup Sieff. Est-ce un clin d'œil à l'une de ses plus belles obsessions ?
oui, sans aucun doute. Il aimait les corps de ballerines, le grand angle, le format vertical ainsi que le noir et blanc. Je pense être plus douée en couleur, en horizontal et en faisant le choix de femmes moins parfaites. Nous avons des regards différents et, sans doute, complémentaires. Je sais que l'on t’a posé la question mille fois, mais aujourd’hui ta persévérance et ton beau parcours me donnent envie de la formuler. Dans le miscrocosme de la photographie de mode, être la fille de…
a-t-il été léger ou plutôt pesant ?
Les deux. Léger, parce que j'ai eu l'immense chance de grandir entourée de culture, d'intelligence et surtout d'humour. Mais aussi un peu pesant s'agissant du regard des autres ! Photo fête cette année ses 50 ans. As-tu un souvenir particulier à son sujet ?
Photo a accompagné de nombreux événements de ma vie, notamment le bel hommage rendu à mon père lors de sa disparition. Es-tu collectionneuse de tirages ? Quels sont les photographes que tu apprécies ?
Paolo Roversi m'a fait un merveilleux cadeau : il m'a offert une photo de mon père et moi. J'aimerais collectionner davantage. ou avoir un tirage
des photographes que j'aime, dont certains que je connais, comme Claude Nori, guirkinger, Sassen, Burton, Avedon... Mélanger les styles, le reportage, les portraits, les paysages... Toi qui aimes le portrait, quelle est la star que tu rêverais d’avoir devant ton objectif - hormis ton fils Joseph ?
J'aurais adoré photographier Samuel Beckett, Barbara ou encore René Char. Et parmi les vivants, gérard Depardieu. D’ailleurs, en parlant de ton petit garçon, comment une maman, photographe de métier, prend-elle son fils en photo ? Es-tu plutôt robert Doisneau, Sally Mann, Annie leibovitz ou encore Nicholas Nixon ?
J'ai une affection particulière pour Doisneau, que je considérais comme mon parrain, et j'aime les travaux de Mann et de Nixon. J'aimerais assez reproduire le temps qui passe sur les beaux traits de mon fils. À ma manière. Te souviens-tu des séances de prise de vue de ton père ou de ta mère [Barbara rix, mannequin et photographe, NDlr] ?
oui, sachant que le studio était attenant à notre appartement familial. La photo a toujours fait partie de nos vies. Et j'ai eu la chance de rencontrer des figures ! interview réalisée pour Photo en février 2017 par Agnès Grégoire
LE LIVRE Les Françaises, éditions rizzoli, sortie internationale le 1er mars 2017. L'EXPOSITION Les Françaises A. Galerie, du 1er mars au 1er mai 2017, 4, rue léonce reynaud, Paris XVie. P H OTO 089
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C'est la Rolls-Royce du Mois de la photo, notre événement phare : l'exposition de Philippe Séclier et Xavier Barral à la Fondation Cartier pour l'art contemporain. Du 19 avril au 24 septembre 2017. Par AGNÈS GRÉGOIRE
Ça aurait pu être le thème d'un hors-série de Photo ! Ce fut le cas d'ailleurs ! À plusieurs reprises, le dernier numéro Spécial Auto de Photo (N°433) date d'octobre 2006... En revanche, les voitures et la photographie ne constituent pas la première association qui vienne à l'esprit quand on évoque une exposition à la Fondation Cartier. Et pourtant ! Bien des choses les relient : époque
d'invention, démocratisation progressive, reproduction à grande échelle… Mais Autophoto, de 1900 à nos jours, est surtout née de la complicité et des passions que partagent le journalisteécrivain-photographe Philippe Séclier et l'éditeur Xavier Barral. Ils vous proposent un tour du monde en 80 artistes, 18 pays représentés et 400 travaux extraits de séries. Alors foncez et bonne route !
stéPhANE coutuRIER Toyota n°8 Série Melting Point, 2005 Tirage chromogène, 92 x 124 cm. Le photographe français est représenté par La Galerie Particulière, Paris-Bruxelles.
« J'ai toujours cru en un rapprochement entre ces deux inventions qui sont synonymes de modernité au XXe siècle et qui sont, de plus, devenues très populaires. »
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2 3 1. LEE FRIEDLANDER California, 2008 Le photographe américain est représenté par la Fraenkel Gallery, San Francisco. 2. Andrew Bush Woman waiting to proceed south at Sunset and Highland boulevards, Los Angeles, at approximately 11:59 a.m. one day in February, 1997 Série Vector Portraits, 1997, 122 x 151 cm. 3. Seydou Keïta, Sans titre, 1952-55 [1995] Tirage argentine moderne, 50 × 60 cm. Il provient de la Collection Pigozzi, Genève/The Seydou Keïta Photography Estate Advisor Corporation.
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Justine Kurland 280 Coup, 2012 Impression jet d'encre, 47 x 61 cm, Mitchell - Innes and Nash, New York Photographe Anonyme Série Chinese Photostudios, c.1950. Tirage gélatino-argentique rehaussé, 7,7 x 11,3 cm. Collection Beijing Silvermine / Thomas Sauvin, Paris
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« À force de collectionner les livres, je me suis aperçu que l’automobile était un thème récurrent chez les plus grands photographes. »
Luciano Rigolini Hommage à Giorgio de Chirico, 2017. Appropriation (photographe inconnu, 1958). Bernard Plossu Sur la route d'Acapulco, Mexico Série Voyage Mexicain, 1966. Tirage argentique, 17,5 x 26,5 cm Le photographe français est représenté par la Galerie Camera Obscura, Paris.
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Ray Metzker Philadelphia, 1963 Tirage gélatinoargentique, 15,2 x 22,5 cm Tirage d’époque. Le photographe américain est représenté par Les Douches la Galerie, Paris / Laurence Miller Gallery, New York.
« Le manufacturier français de pneumatiques Michelin nous a ouvert ses archives et confié une belle série jamais montrée. »
Raghubir Singh, Pilgrim and Ambassador Car, Prayag, Uttar Pradesh, 1977. Succession Raghubir Singh Le photographe indien est représenté par l'agence Magnum Photos.
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Valérie Belin Sans titre Série Moteurs, 2002 Tirage argentique, 61 x 71,5 cm. La photographe française est représentée par la Galerie Nathalie Obadia, Paris/Bruxelles © Valérie Belin / ADAGP Paris 2017 Langdon Clay Flower Power Bug, near 23rd Street and 6th Avenue Série Cars, New York City, 1976.
MARCHÉ DE L'ART INtERVIEw
philippe séclier
Curateur de l'exposition Autophoto, du 19 avril au 24 septembre à la Fondation Cartier, en compagnie de l'éditeur Xavier Barral, le journaliste Philippe Séclier nous livre les raisons qui l'ont conduit à rassembler plus de 400 œuvres présentant le fait automobile, de ses débuts à nos jours.
Quelle formidable idée de faire rouler ensemble la photographie et l’automobile à la Fondation Cartier ! Est-ce venu de vous, Philippe Séclier, l’amoureux de la route et de l’image ?
De par mon métier - je suis rédacteur en chef du magazine spécialisé dans le sport automobile AutoHebdo - mais aussi ma passion pour la photographie, j'ai toujours cru en ce rapprochement entre ces deux inventions qui sont synonymes de modernité au XXe siècle et qui sont, de plus, devenues très populaires. A force, aussi, de collectionner les livres, je me suis aperçu que l’automobile était un thème récurrent chez les plus grands photographes, comme chez les moins connus : grâce à
Avec Xavier Barral, nous sommes d'abord partis de ce postulat : l'une et l'autre suivent effectivement, depuis leur apparition, des voix parallèles qui peuvent même, parfois, s'entrecroiser. Sans oublier que les frères Niépce, Nicéphore et Claude, s’intéressaient à la fois aux phénomènes de la lumière et au moteur à combustion interne. Ils ont même breveté, en 1807, le pyréolophore qui était d'abord destiné à propulser des bateaux et qui est aujourd’hui considéré comme l'ancêtre des moteurs de voiture apparus à la fin du XIXe siècle. L'autre grand dénominateur commun, c'est la diffusion en série. L'automobile comme la photographie ont permis, chacun à sa manière évidemment et avec des outils différents, la reproduction à une échelle industrielle, ce qui
L’une de ces inventions va devenir un art. L’autre, plus polluante, va tracer sa route et devenir indispensable. Toutes les deux vont œuvrer à la communication du monde.
Je parlerais plutôt d'intercommunication. Automobile et photographie ont également ceci en commun qu'elles nous permettent d'aller vers l'autre, vers des terres inconnues, qu'elles favorisent les échanges en tout genre ou le partage. Ce phénomène s'est évidemment amplifié ces dernières années avec le numérique et les réseaux sociaux. Mais, dès le début de cette double aventure, il y a clairement l'envie de découvrir de nouveaux horizons, de nouveaux rythmes et de nouveaux rites. C'est l'objet de cette exposition.
« L'OBJET DE CETTE EXPOSITION EST DE FAIRE DÉCOUVRIR DE NOUVEAUX HORIZONS ET DE NOUVEAUX RITES » l’objet industriel lui-même, mais aussi grâce à la prolifération des infrastructures routières, à la métamorphose du paysage qu'elles ont engendrées, ou tout simplement à la façon de prendre la route, donc de parcourir le monde. Et ce dans une « boîte ambulante » dont le pare-brise ou les vitres latérales peuvent éventuellement servir de cadre. Au fil de nombreuses discussions menées, depuis cinq ans, avec l'éditeur Xavier Barral, un projet de livre est d'abord né, puis d'exposition. Hervé Chandès, directeur de la Fondation Cartier pour l'art contemporain, s'est tout de suite passionné pour le sujet et a su monopoliser ses équipes. Trente ans après l’exposition Hommage à Ferrari, la Fondation Cartier met de nouveau à l’honneur l’automobile en présentant Autophoto. Auto et photo sont deux inventions du XIXe siècle qui ont grandi ensemble sans jamais se quitter des yeux. C’est un peu le fil conducteur de votre exposition, non ? 100 P H OTO
va permettre à des milliers, puis à des millions, de gens de pouvoir conduire et d'enregistrer le réel à leur guise.
D’hier à aujourd’hui, l’histoire de la photo est dense ! Quels ont été vos univers de recherche et de sélection ?
Nous avons, avec Xavier Barral, constitué une base de données riche de 7 000 photos. Nous allons montrer près de 500 photographies, ce qui est fantastique et a été rendu possible grâce aux équipes de la Fondation Cartier. En s'appuyant, comme je l'ai déjà souligné, sur la notion de répétition, ou d'accumulation, nous avons choisi celles et ceux qui ont travaillé justement sur des séries, petites ou grandes, ou sur des formes de récits. Avez-vous fait des découvertes ?
Philippe Séclier
Sans vouloir tout dévoiler, je peux juste vous dire qu'il y en a une très belle qui date du début du XXe siècle et qui aurait passionné Jacques-Henri Lartigue. Mais nous présentons également les images de nombreux photographes contemporains inconnus du grand public. Le manufacturier français de pneuma-
La Fondation CARTIER par Luc Boegly.
tiques Michelin nous a aussi ouvert ses archives et confié une belle série jamais montrée. Quel photographe fut le plus dur à obtenir ?
Il n'y en a pas en particulier. Monter une exposition et rassembler des photographes est toujours un miracle. Et celui dont vous êtes très fier ?
En fait, c'est surtout un plaisir immense de pouvoir rassembler, pour la première fois, près de 80 artistes sur un thème aussi polymorphe. Présentez-vous des photos inédites ?
S'agissant de beaucoup de ces photographes, leurs travaux n'ont jamais été montrés. Votre choix d’images va nous faire voyager aux quatre coins du globe, à travers le regard de photographes venus de partout ! Etait-ce une volonté de montrer les différentes sensibilités et perceptions selon le pays ?
Si l'automobile et la photographie sont nées en France, l'exposition propose un parcours sur
tous les continents. L'Amérique est forcément bien représentée, c'est le pays de la culture automobile et photographique, mais l'Afrique et l'Asie n'ont pas été oubliées. Le Japon, notamment, de par son histoire dans ces deux domaines, était évidemment incontournable.
de mon livre La Longue Route de sable, d'après un texte de Pier Paolo Pasolini. Nous avons tous les deux les mêmes envies, conduites par la même curiosité.
Parlez-moi un peu du parcours de l’exposition. Comment allez-vous occuper l’espace de la Fondation Cartier?
Allez, on fait marche arrière et on y retourne ! Interview réalisée en février 2017 pour Photo par Agnès Grégoire.
Tous les espaces de la Fondation sont consacrés à l'exposition. Nous avons travaillé avec Constance Guisset et son studio de design pour la scénographie, ainsi qu'avec un certain nombre d'artistes que nous exposons pour l'installation de leurs œuvres, dont certaines demandent un dispositif particulier. Comment avez-vous collaboré avec Xavier Barral ? Qui a fait quoi ? Avez-vous eu des divergences ? Des accords parfaits ?
Les divergences et les accords parfaits sont des ingrédients essentiels pour cette collaboration, qui a démarré en 2005, avec la publication
Quelle réflexion d’un visiteur aimeriez-vous entendre à la sortie de cette exposition ?
Le livre Autophoto Coédition Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris / Éditions Xavier Barral, Paris. Versions française et anglaise. 472 pages, 49 €. Parution : avril 2017. Diffusion : Actes Sud L'exposition Autophoto, de 1900 à nos jours Fondation Cartier pour l'art contemporain, 261, bd Raspail, Paris XIVe. Du 19 avril au 24 septembre 2017. P H OTO 101
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40 ans de graffiti que la photo a rendu ineffaCables ! Du 31 mars au 18 juin, la Condition Publique de Roubaix présente Street Generation(s) - 40 ans d'art urbain, 50 stars internationales du street art mis en lumière par la galeriste Magda Danysz. Par CYRIELLE GENDRON
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raffiti, Subway Art, Aerosol Art, Art Urbain ou Street Art, appelez-le comme vous voulez. Depuis sa naissance, dans les années 60, le mouvement artistique n'a fait que croître. Il se diffuse en instantané aux quatre coins du monde avec les nouvelles technologies, et a réussi à s'imposer dans le (très fermé) marché de l'art. Ses stars, Banksy, Obey, JR ou Invader, sont devenues des valeurs sûres pour les galeries et musées. L'une des spécialistes du genre, la galeriste Magda Danysz, assure le commissariat d'exposition de Street-Generation(s) - 40 ans d'art urbain, qui s'installe à La Condition
Publique, à Roubaix. Elle a imaginé un panorama inédit retraçant le meilleur du Street Art, ses techniques et courants artistiques, avec 50 artistes internationaux et une vingtaine d'interventions in situ. Des œuvres fédératrices, accessibles au plus grand nombre. Car le propre de l'art urbain, c'est bien la démocratisation. Il suffit de descendre dans la rue et de lever les yeux pour y avoir accès. Mais pour péréniser ces œuvres par nature éphémères, l'art urbain ne peut se passer de la photographie. Passeur de témoin ou vrai courant artistique ? Photo a rencontré Magda Danysz et a évoqué avec elle le lien indéfectible entre les deux arts.
BANKSY Londres 2008. Photographie de Ian Cox.
zevs, Liquidated Logo McDonald’s, Paris 2006.
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En haut : INVADER, Hong Kong, 2014. En bas : Graffiti à New York, Photo de Stéphane Bisseuil. PIETER HUGO (Né en 1976) Loyiso Mayga, Wandise Ngcama, Lunga White, Luyanda Mzantsi and Khungsile Mdolo after their initiation ceremony, de la série Kin, 2008. Est. : 12 000-15 000 €. Tirage couleur monté sur PIETER HUGO (Né en 1976) Loyiso Mayga, Wandise Ngcama, Lunga White, Luyanda Mzantsi and Khungsile Mdolo after their initiation ceremony, de la série Kin, 2008. Est. : 12 000-15 000 €.
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En haut : VHILS, Girona, Espagne 2012. Photographie de Smart Bastard. En bas : L'ATLAS, installation sur le parvis du centre Pompidou, Paris, 2009.
LUDO E-lepidoptera, juin 2010, Paris. FUTURA Bar code, œuvre sur toile, collection particulière.
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PORTFOLIO INTERVIEW
magda danysz Galeriste française basée à Paris, Shanghai et Londres, et commissaire de l'exposition Street Generation(s) - 40 ans d'art urbain.
Vous êtes commissaire de l'exposition Street Generation(s). Comment est née votre passion pour le Street Art ?
Le graffiti parisien a éclos vers 1985. À peine adolescente, j’ai été témoin de cette effervescence visuelle. Dans les rues, le métro, c’était inévitable. Ayant été élevée par une mère artiste, peut-être avais-je une sensibilité accrue pour les arts visuels. Toujours est-il que cela m’a marqué. Comme m’avait dit Léo Castelli [plus grand galeriste new-yorkais du XXe siècle] quand j’avais 16 ans : « On ne voit bien que l’art de sa génération. » De son enseignement, j’ai tiré la conclusion que cela devait être « ça » l’art de ma génération. C'est devenu l'une des spécialités de vos galeries…
À 17 ans, j’ai tout fait pour ouvrir une galerie et, entre autres, représenter les graffeurs que je présentais comme de grands artistes. Mais dès le début, je ne voulais pas montrer que de l’art urbain. Il me semblait important de ne pas « ghettoiser » la pratique. Ce sont des artistes qui ont le droit de cité auprès des autres : peintres, photographes, vidéastes, sculpteurs…
Comment avez-vous choisi les artistes ainsi que les œuvres exposées ?
Étonnement, alors qu’il y a encore quelques années les choses n’étaient pas aussi claires, aujourd’hui la plupart des critiques s’accordent sur les acteurs-clefs, les chefs de file du mouvement. S’il reste de belles pages à écrire, on connait ceux dont on ne peut pas éviter de parler. L’exposition regroupe plus de 50 artistes, sélectionnés pour leur importance dans l’histoire du mouvement ou la qualité de leurs propositions en termes de renouveau. L’exposition est principalement composée d’œuvres prêtées par des collectionneurs (certaines n’ayant jamais été dévoilées en France). À cela s’ajoute une partie importante faite d’interventions in situ et de pièces réalisées pour l’occasion. Enfin, une grande partie est constituée de fonds photographiques, avec les archives du légendaire graffeur SEEN, des photos inédites du New York des années 80 ou 90, ou encore des murs mythiques de Banksy. J’ai choisi de le structurer de façon chronologique, des années 60 à nos jours, des précurseurs aux nouveaux talents qui
Comment est née l'exposition à La Condition Publique de Roubaix ? Pourquoi cette envie aujourd'hui, en 2017 ?
Street Generation(s) est née de la volonté du nouveau directeur de la Condition Publique, Jean-Christophe Levassor, d’avoir une programmation répondant à la curiosité du public. Pour ma part, j’avais déjà écrit quelques livres sur l’Histoire du Street Art et réalisé près d’une centaine d’expositions sur le sujet. Je me suis toujours investie pour que cette pratique soit reconnue comme un chapitre important de l’art contemporain. J’ai la chance d’être née dans une génération qui correspond à l’avènement du graffiti, puis du Street Art. Cela m’a permis de vivre, comme témoin privilégié, la construction du mouvement et son évolution jusqu’à nos jours. Après plus de 40 ans de pratique, ces talents ont peu à peu écrit ce qui commence à faire Histoire. Je ne fais ici que la relater, en y apportant un regard analytique et artistique. Ce qui me passionne le plus, c’est de partager cette belle aventure. 108 P H OTO
ne cessent de nous étonner. Le décor planté est hybride, entre un musée et une ville. Les murs blancs rappellent l’esthétique muséale. En prime, des hauteurs de murs très variées sont une métaphore de « skyline » de ville. Un hommage à cet environnement urbain qui a tant inspiré les artistes. Le Street Art est en pleine explosion sur le marché de l'art. Comment l'expliquez-vous ?
Le marché du Street Art est relativement récent, une dizaine d’années. Si les médias s’en font le relai de façon importante, il est naissant. Les prix sont encore accessibles si on les compare à ceux du marché de l’art contemporain, dit « mainstream ». Par ailleurs, les artistes deviennent de plus en plus connus mondialement et font aussi évoluer le marché à la hausse, avec une reconnaissance et une demande plus internationale et plus accrue. Les beaux jours du marché du Street Art sont encore devant nous. Ces artistes sont désormais des stars. On connait Obey, Banksy, JR ou Invader partout dans le monde… Est-ce parce que l'essence virale du Street Art colle parfaitement à notre époque ?
Ce qui est fascinant avec le Street Art, c’est que, quelle que soit la génération, aucun de ces artistes n’a attendu la validation institutionnelle. Dès le départ, ce sont des artistes qui s’exposent, s’offrent au public, dans la rue, à la vue de tous. La rue est ainsi « la plus grande galerie du monde », comme dit JR. Leur public naturel, captif, est vaste… Des générations de jeunes urbains ont été biberonnés à ces codes visuels, ont intégré cette culture de façon plus ou moins consciente. Notre regard a été éduqué. Est-ce l'art 2.0 par excellence ?
Magda Danysz devant une œuvre de Vhils, par Céline Barrere
L’avènement des nouvelles technologies et des réseaux sociaux n'est qu’un catalyseur. Ça a commencé bien avant Internet. Les possibles qu’offrent les réseaux sociaux en matière de documentation, d'archivage et d’explication d’une démarche sont sans conteste un outil-clé pour ces artistes. Comme leurs démarches sont très riches et réfléchies, rien de tel qu’un « wall » Instagram pour comprendre rapidement ce que l’artiste poursuit.
Notre époque a enfin les outils pour rendre les démarches des artistes appréhendables par le grand public. La photo est en effet la mémoire du Street Art. Ces deux arts sont-ils devenus indissociables ?
L’art urbain regroupe toute une partie photographique, à titre documentaire (ce qui a toujours existé dans cet art de l’éphémère), ou de façon plus récente comme source d’inspiration et pur média (de nombreux artistes intègrent leurs photographies dans leurs collages). Dès les débuts du graffiti, les artistes photographiaient leurs réalisations. C’est une étape-clé, indissociable de leur démarche. Seule la photo a permis de conserver les traces des interventions urbaines qui se sont succédé. Sans elle, le Street Art n’aurait certainement pas été ce qu’il est. Son avènement à la fin du XXe siècle n’est donc pas anodin. Il y a une suite logique dans l’enchaînement des pratiques. L'intérêt d'une œuvre réside-t-il finalement dans l'œuvre en elle-même ou dans la photographie de l'œuvre en situation ?
La photo a permis de pérenniser le Street Art. L’intérêt d’une œuvre de Street Art est riche en cela
photos. Nous montrons aussi des archives de Stephane Bisseuil, qui a un fonds, des années 90 à nos jours, très important. Plus récemment, s’ajoute une troisième catégorie, les artistes de rue dont la matière première est la photographie. JR, dans sa série Unframed par exemple, colle dans les rues des œuvres de photographes de renom, comme Man Ray ou Giacomelli. Le Street Art intéresse beaucoup le marketing alors que l'origine du mouvement était plutôt anticonsumériste, avec les idées de reconquête de l'espace public et de liberté d'expression. N'est-ce pas une évolution paradoxale ?
La prise d’assaut des espaces visuels dans le métro et le fait de recouvrir les affiches publicitaires étaient, dès le début du graffiti, soit dans les années 70 et 80, un acte fort, en concurrence avec le monde de la publicité : du Street Marketing avant l’heure. Ces artistes réclament plutôt un droit à la libre détermination. Encore adolescent, l’américain QUIK, vers la fin des années 70, posait déjà la question : « Pourquoi devrions-nous accepter la pollution visuelle de la publicité et ne pas se voir autoriser à peindre dans
À son origine, le Street Art était très marginal et demeure aujourd'hui souvent hors la loi… En entrant dans les galeries, n'avez-vous pas peur qu'il s'embourgeoise ?
Le débat de la marginalité du graffiti, et plus récemment du Street Art - le terme est apparu en 2007 -, est ancien. C’était déjà le sujet du film Wild Style (1983), où un couple de graffeurs s’oppose sur le sujet. C’est aux artistes d’être vigilants et de savoir s’ils dénaturent leur pratique pour de mauvaises raisons. Mais on ne peut pas leur reprocher d’avoir envie de s’exprimer de façon complémentaire, par exemple sur papier avec des dessins, ou sur des toiles plus complexes que ce que permet la peinture de rue, ou encore d’explorer des techniques diverses. Si c'est sincère, les pratiques sont légitimes. À l’inverse, certains artistes considèrent que ce n’est pas dans leurs démarches de présenter des œuvres en intérieur. L’Italien Blu est très clair sur ce sujet - il est important de respecter sa démarche. Il est cependant peu adéquat de déplacer des bouts du mur de Berlin pour les mettre à l’intérieur d’un espace muséal. C’est avant tout un art contextuel.
« L’art urbain regroupe une partie photographique, à titre documentaire ou comme source d’inspiration et pur média. » qu’il y a plusieurs niveaux de lecture, tous d’importance égale : le « Work in Progress » est aussi important que le résultat fini et que la photographie qui témoignera à travers le temps d’une œuvre qui, parfois, ne restera pas longtemps sur le mur. Mais le côté éphémère n'est pas systématique. Certains murs restent, du fait du respect que se vouent certains artistes, ou tout simplement du fait des nouvelles pratiques comme celle de VHILS, qui privilégie le marteau piqueur pour graver des murs. Est-ce que les artistes photographient eux-mêmes leurs œuvres ? Des photographes en ont fait un genre…
D’une part, on trouve les graffeurs et des artistes de rue qui gardent une trace de l’aboutissement de leur œuvre. De l’autre côté, il existe des photographes de Street Art. Ils ne sont pas artistes de rue dans la mesure où ils ne réalisent pas les œuvres en tant que tel, mais ils en conservent les traces. Souvent, c’est une démarche quasi obsessionnelle qui confine à l’exhaustivité - un parti pris artistique. Très tôt, des artistes tel Brassaï ont poursuivi ce type de recherches. Plus récemment, il y a eu Henry Chalfant ou Ian Cox, dont nous présentons des
le métro. Notre imagerie n’a pas moins de valeur que ce que l’industrie publicitaire nous sert. » Au-delà de cette course au meilleur emplacement visuel, la mode et la publicité se sont toujours intéressés à ce phénomène pour voir comment transformer cette énergie authentique et contagieuse en produits consommables en masse. Dans les années 80, le débat sur la récupération de cette forme d’art faisait rage. L’histoire se répète. C’est aux artistes d’être intransigeants et plus malins que le système. Les artistes de rue ne sont-ils pas justement devenus des marques en soi, faisant leur propre publicité dans la rue et augmentant leur notoriété qui sert leurs ventes en galerie ?
Cette question dépasse le Street Art. Les artistes qui deviennent des marques, c'est un phénomène propre à l’art contemporain. Le style, la patte, la démarche d’un Jeff Koons ou l’œil d’un photographe à l'instar d'Helmut Newton sont leur marque de fabrique. Plus récemment, ces signatures visuelles sont en effet devenues des marques, des signes qui alimentent inlassablement le marché de masse et, par conséquent, la reconnaissance.
Après avoir retracé 40 ans de création, comment imaginez-vous l'évolution et l'avenir du Street Art ?
Pleine de surprises ! Jusqu’ici, j’ai été étonnée de voir de nouveaux talents apporter un incessant renouveau. Un des principes fondateurs du graffiti de la première heure est, comme le New-Yorkais WEST en témoigne, « de trouver son propre style ». Cette règle est restée très ancrée dans la culture Street Art et apporte une saine émulation. Chacun des artistes cherche à se distinguer, permettant sans cesse de repousser des limites. Désormais, il est aussi important que le public, comme les institutions, accepte de parler d’art contemporain. Il est temps que l’on arrête d’ostraciser ces artistes et de les garder en dehors de ce que l’on appelle « l’art contemporain ». Parlons juste de talents, issus certes d’une histoire commune, mais qui sont avant tout de grands artistes. Interview réalisée pour Photo en février 2017 par Cyrielle Gendron. Street Generation(s) - 40 ans d'art urbain, du 31 mars au 18 juin, La Condition Publique, 14, place du Général Faidherbe, Roubaix (59). laconditionpublique.com P H OTO 109
MARCHÉ DE L'ART Ventes à venir
enchères pour tous, de 150 à 150 000 euros Gustave Le Gray, Marcel Thomas, mais aussi Tony Frank, Weegee… En mars et en avril, peu importe le budget (un peu quand même !), les collectionneurs du monde entier ont le choix ! Voici ce qu'il ne faudra pas manquer. Par Bénédicte Supplis et Guillaume coconnier
C
inéma, musique, arts, vintage, historique, nu… Quelque soit le thème en question, les ventes de photographies aux enchères, ce sont de bonnes, voire excellentes, surprises à toutes les périodes de l'année pour les collectionneurs les plus passionnés. Citons par exemple l'acquéreur d'un Brassaï, dont le cliché intitulé Le Roi Soleil s'est vendu, en décembre chez Piasa, à quelque 30 000 euros, pour une estimation à 15 000 maximum. Et que dire de l'acheteur d'un Camille Dolard et de son Autoportrait en fumeur de narguilé avec un décor oriental (1845), parti à 152 000 euros pour une estimation initiale n'en dépassant guère 60 000, chez Millon & Associés, en décembre également. La nouvelle année déjà bien entamée, d'autres aventures attendent les collectionneurs. Dès le 15 mars par exemple, Marilyn Monroe, John Lennon, ou encore Serge Gainsbourg et Andy Warhol, vus par Tom Kelly, Weegee, Tony Frank, Alan Tannenbaum et Jean-Pierre
Lafont, seront à l'honneur à l'hôtel Drouot (Paris). Les plus internationaux des collectionneurs pourront se réjouir de la vente qui aura lieu chez Phillips (New York), le 3 avril prochain. Parmi les enchères proposées, un cliché d'Eugène Atget pris sur le boulevard de Strasbourg (en 1912) ou encore cette gare de New York immortalisée par Alfred Stieglitz dans les années 20. Estimation basse pour les deux : 120 000 euros. La rareté des biens fait toute leur valeur… Ci-contre : Albert Renger-Patzsch (1897-1966) Untitled (Forest Landscape), circa 1935. (38,4 x 28,3 cm). Tirage argentique gélatiné. Estimation : 40 000-60 000 $ (37 000-55 000 €) Maison de Vente Phillips Ci-dessus : Tony Frank (1945) Bob Dylan Get Born, Londres, 1965. Tirage signé et numéroté. 50 x 60 cm. Estimation : 1 800-3 000 € Maison de Vente Yann le mouEl P H OTO 111
5. eugène Atget (1857-1927) Boutique Coiffeur, Boulevard de Strasbourg, 1912. Tirage sur papier albuminé, 22,5 x 17,8 cm Estimation : 120 000-180 000 $ (115 000-170 000 €) 6. iMogen cunninghAM (1883-1976) Magnolia Blossom, 1925. Tirage argentique gélatiné, 23,2 x 29,8 cm Estimation : 180 000-220 000 $ (170 000-205 000 €) 7. AlFreD stieglitz (1864-1946) The Terminal, New York, 1892. Tirage argentique gélatiné imprimé dans les années 20, 9,2 x 11,7 cm. Estimation : 120 000-180 000 $ (115 000-170 000 €) 1
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vente MillOn & AssOCiÉs PhotograPhiE Pour tous
organisée par l’étude millon et l’expert Christophe Goeury, la dixième édition du rendez-vous des jeunes collectionneurs fête le Viie art. Cinq cents photographies des XiXe et XXe siècles à des prix accessibles seront proposées. a retenir, une sélection de 74 tirages de marcel thomas, qui a shooté les stars pendant plus de cinquante ans : marlene dietrich, natalie Wood, louis de Funès, orson Welles, maria Callas, robert mitchum, lauren Bacall, romy Schneider ou Steve mcQueen ont ainsi croisé son objectif. tous les tirages sont estimés à 100-150 €. également : des images de tournages, de plateaux, des portraits de réalisateurs, des affiches de films ainsi que des caricatures de Charles da Costa (estimations à partir de 60 €). 3
datE dE la VEntE : le 21 mars 2017, à 14 h 30. liEu dE la VEntE : Salle VV, quartier Drouot, 3 rue Rossini, Paris IXe. ExPosition PubliquE : les 18 et 20 mars, de 11 h à 19 h, et le 21 mars, de 11 h à 12 h. millon.com 1. MArcel thoMAs (1909-2000) Catherine Deneuve, 1960 Tirage original unique d’époque annoté au crayon, le nom de la personnalité photographiée et la date de prise de vue. Format : 9 x 6 cm. Estimation : 100-150 €
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2. MArcel thoMAs Lauren Bacall, 1953 Tirage original unique d’époque annoté au crayon, le nom de la personnalité photographiée et la date de prise de vue. Format : 9 x 6 cm. Estimation : 100-150 €
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3. MArcel thoMAs Romy Schneider, 1957 Tirage original unique d’époque annoté au crayon, le nom de la personnalité photographiée et la date de prise de vue. Format : 9 x 6 cm. Estimation : 100-150 € 4. MArcel thoMAs Robert Mitchum, 1950 Tirage original unique d’époque annoté au crayon, le nom de la personnalité photographiée et la date de prise de vue. Format : 9 x 6 cm. Estimation : 100-150 € 8
MARCHÉ DE L'ART Ventes à venir
vente phillips
Photographs - The Odyssey of Collecting : Property from Joy of Giving Something Foundation
Phillips présentera les 3 et 4 avril à New York la collection du financier Howard Stein, qui sera vendue au profit de sa propre fondation : Joy of Giving Something. Créée en 1998, la fondation est constituée de 470 photographies qui seront présentées chez Phillips. La collection ne se limite pas à une seule approche ou une seule vision : elle englobe une sélection de photographes, du XIXe au XXIe siècle, à l'importance historique incontestable. À noter : un tirage exceptionnel d’Eugène Atget ayant appartenu au dadaïste
Tristan Tzara, Boutique Coiffeur, Boulevard de Strasbourg, 1912, estimé 120 000-180 000 $ (115 000-170 000 €). Notre coup de coeur est un cliché rare d’Imogen Cunningham, Magnolia Blossom, 1925, est estimé 180 000-220 000 $ (170 000-205 000 €). Toujours dans les années folles, un diptyque unique en positif/négatif de László Moholy-Nagy (daté de 1925) est estimé 150 000-250 000 $ (140 000235 000 €). La photographie du XIXe est également très représentée avec le tirage d’Alfred Stieglitz, The Terminal, New York, 1893, estimé 120 000-180 000 $ (115 000170 000 €), ainsi qu’avec Gustave Le Gray, Troncs d’Arbres, 1856, estimé 150 000-250 000 $ (140 000-235 000 €). DATE DE LA VENTE : le 3 avril à 18 h, et le 4 avril, à 10 h. LIEU : 450 Park Avenue, New York, NY, 10022.phillips.com
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8. Carleton E. Watkins (1829-1916) Cape Horn, Columbia River (Sheer Cliffs), 1867. 52,7 x 40 cm. Tirage sur papier albuminé. Estimation : 70 000-90 000 $ (65 000-85 000 €) 9. Gustave Le Gray (1820-1884) Troncs d’Arbres, circa 1856. Tirage sur papier albuminé, 33,7 x 23,8 cm. Estimation : 150 000-250 000 $ (140 000-235 000 €) 10. László Moholy-Nagy (1895-1946) Untilted, Dessau, 1925. Chacun mesure 20,6 x 15,2 cm. Photogramme et photogramme inversé. Estimation : 150 000-250 000 $ (140 000-235 000 €)
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Eugène Atget (1857-1927) Boutique Coiffeur, Boulevard de Strasbourg, 1912. Tirage sur papier albuminé, 22.5 x 17.8 cm. Estimation: $120,000180,000 (€115,000-170,000)
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vente YANN LE MOUeL Glam’ et Légendes
Le 15 mars se tiendra, à l’hôtel Drouot, une vente aux enchères consacrée aux portraits d’artistes organisée par la maison de vente Yann Le Mouel et l’experte Viviane Esders. À travers plusieurs collections, cette vente propose des images de stars, d'icônes du glamour et de la séduction. Les passionnés d’art, de musique et de cinéma seront comblés. Parmi les meilleures estimations, nous retiendrons deux tirages de Tony Frank : Bob Dylan en 1965, estimé 1800-3000 € et Serge Gainsbourg en 1969, estimé 2500-3000 €. Coup de coeur pour le très beau cliché de John Lennon et Yoko Ono 114 P H OTO
à New York, en 1980, par Allan Tannenbaum (estimation 600-700 €) ainsi que pour le portrait d’Andy Warhol signé Jean-Pierre Laffont (estimation 600-800 €). Le glamour ultime pour finir avec le célèbre cliché de Marilyn nue pour le magazine Playboy, avant de devenir une superstar (estimation 1 500-2 500 €). Marilyn toujours, avec un tirage du paparazzo américain Weegee, estimé 1 000-1 500 €. DATE DE LA VENTE : le 15 mars 2017, à 14 h LIEU : salle IV, hôtel Drouot, Paris IXe Exposition Publique : le 14 mars, de 11 h à 18 h, et le 15 mars, de 11 h à 12 h viviane-esders.com
MARCHÉ DE L'ART
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5 1. Tom Kelley (1914-1984) Marilyn Monroe, 1949. Tirage signé et numéroté. 88 x 53 cm Estimation : 1 500-2 500 €
2. Weegee (1899-1968) Marilyn Monroe, 1954. Tirage avec tampon. 24 x 18 cm Estimation : 1 000-1 500 €
3. Tony Frank (1945) Serge Gainsbourg, Paris, 1969. Tirage signé et numéroté. 60 x 80 cm Estimation : 2 500-3 000 €
4. Allan Tannenbaum (1953) John Lennon & Yoko Ono, New York, 1980. Tirage signé et numéroté. 30 x 45 cm Estimation : 600-700 €
5. Jean-Pierre Laffont (1935) Andy Warhol, New York, 1974. Tirage signé et numéroté. 60 x 41 cm Estimation : 600-800 €
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MARCHÉ DE L'ART Résultats
ADJUgé !
En direct de New York, les résultats des ventes d’automne.
5 142 €
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2. Philippe Ramette (1961) Inversion de pesanteur, 2003. Épreuve en couleur, signée et numérotée 1/5 au verso. 100 x 80 cm Adjugée : 5 142 € Estimation : 4 000-6 000 €
9 016 €
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Chez Piasa Photographies
La vente de photographies de décembre chez Piasa réunissait 140 lots allant du XIXe siècle jusqu'à nos jours. À noter parmi les meilleures envolées, le tirage d’Irving Penn, Mrs. William Rhinelander Stewart, New York, 1948, estimé 5 000-7 000 €, et vendu 9 016 €. Très belle enchère pour Brassaï avec Le Roi Soleil, 1950, épreuve adjugée 29 624 € pour une estimation à 12 00015 000 €. Nous retiendrons une belle image de Malick Sidibé, Mess Garnison, 1966, adjugée 1 288 € (estimation 800-1 000 €), ainsi que le cliché spectaculaire de Philippe Ramette, Inversion de pesanteur, 2003, qui s’est vendu 5 142 € (estimation 4 000-6 000 €). DATE et lieu DE la VENTE : le 15 décembre 2016, à 17 h, au 118 rue du Faubourg-Saint-Honoré, Paris VIIIe. piasa.fr 1. Irving Penn (1917-2009) Mrs. William Rhinelander Stewart, New York, 1948. Épreuve argentique, signée, titrée, datée, numérotée. 28,5 x 22,5 cm Adjugée : 9 016 € Estimation : 5 000-7 000 €
116 P H OTO
3. Brassaï (1899-1984) Le Roi Soleil, 1950. Épreuve argentique d’époque noir et blanc, inscription manuscrite de Brassaï. 24,5 x 20,5 cm Adjugée : 29 624 € Estimation : 12 000-15 000 €
29 624 €
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152 000 €
20 000 €
40 000 €
(5)
17 000 €
(8)
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(6)
17 000 €
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Chez MILLON & ASSOCIÉS
Gérard Lévy - L’élégance d’un regard
En association avec la maison de vente Baron Ribeyre, Millon & Associés, sous l’expertise de Christophe Goeury, a présenté en décembre 2016 la collection de photos de Gérard Lévy, qui a remporté un grand succès. La meilleure enchère revient à Camille Dolard, avec Autoportrait en fumeur de narguilé dans un décor oriental, 1845, daguerréotype qui s’est vendu à 196 004 €, pour une estimation à 40 00060 000 €. Magnifique envolée également pour Ermé Desiré, avec Souvenirs du Caire, 1865, album estimé 2 000-2 500 € et vendu 51 580 € - soit plus de vingt fois son estimation haute ! Le daguerréotype de Jean-Gabriel Eynard, Château de Faverges, Haute-Savoie, 1845-1850, a lui été adjugé 21 921,50 € (estimation 5 000-6 000 €). Le début du XXe siècle n’est pas en reste avec une belle enchère de Laure Albin Guillot, Nu, 1939, tirage adjugé 21 922 €, soit plus de dix fois son estimation haute. Un grand classique pour finir, avec une photographie de Man Ray, Brogna Perlmutter, 1924, estimée 8 000-10 000 € et vendue 25 790 €. DATE et lieu DE la VENTE : le 20 décembre 2016, à la Salle VV, quartier Drouot, 3 rue Rossini, Paris IXe millon.com
4. Camille DOLARD (1810-après 1884) Autoportrait en fumeur de narguilé dans un décor oriental, 1845. Daguerréotype pleine plaque. 16,5 x 21,3 cm Estimation : 40 000-60 000 € Résultat : 152 000 € (196 004 € avec frais) 5. Ermé DESIRÉ (actif vers 1865-1885) Souvenirs du Caire, vers 1865. Album de 52 photographies. Tirages albuminés. Légendes
en français, au crayon, et cachet humide de l’auteur sur les montages. 17,5 x 24 cm à 22,5 x 31.5 cm
Estimation : 2 000-2 500 € Résultat : 40 000 € (51 580 € avec frais) 6. Emmanuel RADNITsKY, dit MAN RAY, (1890-1976) Brogna Perlmutter (épouse du cinéaste René Clair), 1924. Tirage argentique d’époque, cachet humide de l’auteur « Man Ray 31 bis rue Campagne Première Paris XIVe » et cachet de la collection Marc Allégret au dos. 17 x 23 cm. Estimation : 8 000-10 000 € Résultat : 20 000 € (25 790 € avec frais)
7. Laure Albin GUILLOT (1879–1962) Nu, 1939. Tirage au charbon-Fresson, signé et daté de 1939. 35 x 35 cm Estimation : 1 500-2 000 € Résultat : 17 000 € (21 922 € avec frais) 8. Jean-Gabriel EYNARD (1775-1863) Château de Faverges, Haute-Savoie, vers 18451850. Daguerréotype demi-plaque, 15 x 11 cm Estimation : 5 000-6 000 € Résultat : 17 000 € (21 921,50 € avec frais)
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Le printemps des festivals De Paris à New York, en passant par Kyoto, voici ce qui attend les amateurs de photographie du monde entier, ces deux prochains mois. Par Cyrielle gendron
DERBY, ROYAUME-UNI | Format
—————— Huit éditions au compteur et Format continue de miser sur les artistes émergents. Le festival de Louise Clements réunit 200 artistes internationaux dont 50 choisis sur appel à candidatures. Liz Hingley, Ciril Jazbec, Julia Fullerton-Batten, Katrin Koenning… Ils sont photographes et artistes contemporains. Ils explorent le thème de l'Habitat à travers le paysage, l'environnement, la migration… La grande exposition Ahead Still lies our Future spécule sur les futurs possibles. Photos : Sohrab Hura (à gauche) et The W. W. Winter’s Archive (à droite). Du 24 mars au 23 avril. Derby, Royaume-Uni. formatfestival.com
FRANCE | Festival de mode et de photographie de Hyères
—————— Retenez bien leur nom ! Les dix photographes de mode sélectionnés pour le 32e festival de Hyères risquent de faire parler d'eux. Parmi 750 dossiers, ces jeunes talents ont séduit le jury photo présidé par Tim Walker. Luis Alberto Rodriguez (à gauche), Nancy Newberry (à droite), Nolwenn Brod, Cordula Heins et Caroline Speisser, Lucie Khahoutian, Themba Mbuyisa, Sofia Okkonen, Roos Quakernaat, Paul Rousteau et Daragh Soden exposent ensemble, en parallèle aux défilés des dix lauréats mode.
Du 27 avril au 1er mai. Villa Noailles, Montée de Noailles, Hyères (83). villanoailles-hyeres.com/fimph2016
FRANCE | Itinéraires des photographes voyageurs
—————— Islande, Iran, Mexique, Chine, Rwanda… La 27e édition du Festival des photographes voyageurs promet un petit tour du monde en quinze expositions. Sous la direction artistique de Nathalie Lamire-Fabre et Vincent Bengold, on embarque pour le périple nordique de Sébastien Van Malleghem (photo), la curieuse Islande de Manon Lanjouère, à la rencontre des femmes rwandaises de Marie Moroni ou encore des héros du climat de Max Riché. Des photographes à rencontrer le week-end du 7-8 avril. Du 1er au 30 avril. Bordeaux (33). itiphoto.com
FRANCE | Rencontres de la jeune photo Niort —————— Quel est le visage de la jeunesse en France ? La 23e édition du festival dévoile pour la première fois la commande publique nationale du ministère de la Culture et de la Communication, du Centre national des arts graphiques (Cnap) et de l'association CéTàVOIR, avec 15 photographes, dont Guillaume Herbaut, Stéphane Lavoué, Claudine Doury… À leurs côtés, 9 jeunes artistes en résidence, du 23 mars au 9 avril. Et une invitée à l'honneur : l'Espagnole Isabel Muñoz (photo). Jusqu'en mai. Niort (79). cacp-villaperochon.com 119 P H OTO
l e p r i n t e m p s d e s f e st i va l s
France | Montier-en-Der
—————— Le Festival de la photographie de nature revient du 16 au 19 novembre prochain, en partenariat avec Photo. En attendant, il lance son 21e concours annuel. Ouvert aux moins (et aux plus) de 16 ans, il regroupe 10 catégories : paysages naturels, mammifères sauvages, graphisme de la nature… En jeu : 40 000 € de lots. Les images gagnantes feront l'objet d'une exposition lors de l'édition 2017. Photo : Miquel Angel Artus Illana (gauche) et Greg Lecoeur (droite). Jusqu'au 30 avril. concours.photo-montier.org
France | Art Paris Art Fair Préparez-vous à un vrai Printemps africain. La 19e édition de la Foire d'art moderne et contemporain, qui invite 130 galeries issues de 29 pays, a choisi cette année l'Afrique comme tête d'affiche. Sous la houlette de Marie-Ann Yemsi, galeries camerounaises, ivoiriennes, marocaines, angolaises, sud-africaines ou encore occidentales proposent une plongée dans l’effervescence de la création africaine. Un focus qui s'étend dans tout Paris, avec les expos de la Villette, du Musée de la chasse et de la nature, du quai Branly-Jacques Chirac, de la Galerie des Galeries… La foire présentera cette année une nouveauté : un prix répondant au nom de « l'Art est vivant » ! Tout est dit. Photo : James Mollison. —————— Du 30 mars au 2 avril. Grand Palais, 3, avenue du Général Eisenhower, Paris VIIIe. artparis.com
France | Emoi Photographique
—————— Après la BD, la photo ! Emoi Photographique prend la suite à Angoulême, avec une édition dédiée à « L'Histoire et les petites histoires ». Le festival invite 3 témoins du monde : Warren Saré, Jean-Daniel Guillou (photo) et Jean-Michel Leligny. Avec eux, 20 photographes, dont l'un recevra le Prix Emoi Photographique. Les histoires qui font la grande se racontent dans 13 lieux. L'appli est disponible sur iOS et Android. —————— Du 25 mars au 30 avril. Angoulême (16). emoiphotographique.fr
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new york, états-unis | The Photography Show Aipad —————— Cette 37e édition nous emmène à Cuba avec la collection Madeleine P. Plonsker, explore l'identité à travers Artur Walther (Richard Avedon, S. Keïta…) et traverse 15 pays avec Martin Z. Margulies (Alec Soth, F. Ho…) En tout, 110 galeries mondiales et 25 éditeurs. Photo : Weegee. —————— The Photography Show, du 30 mars au 2 avril. Pier 94, 711 12th Ave, New York, NY 10019, États-Unis. aipad.com
Japon | Kyotographie
—————— All you need is « Love » ! Et ça tombe bien, l'amour est le thème du 5e festival de Kyoto. Toute la ville se met aux diapason et accroche l'un des sujets les plus illustrés de tous les temps. Avec à sa tête Lucille Reyboz et Yusuke Nakanishi, Kyotographie traverse les époques et déroule son fil rouge, des œuvres du Musée Guimet des arts asiatiques (Paris) au duo déjanté Toilet Paper (photo), en passant par les locaux Nobuyoshi Araki et Chikako Yamashiro, ou encore Robert Mapplethorpe, Isabel Muñoz et la collection d'Agnès b. Son festival satellite, KG+, investit au même moment 60 lieux dans la ville. Du 15 avril au 14 mai. Kyoto, Japon. kyotographie.jp
Italie | MIart
France | Art Up !
—————— Milan peut se vanter d'accueillir la plus grande foire d'Italie. Au total, 175 galeries, issues du monde entier, convergent vers l'Italie pour trois jours de rencontres avec le public et les collectionneurs. Le directeur artistique, Alessandro Rabottini, promet un dialogue autour de l'art moderne, de l'art contemporain et du design avec des rencontres, talks et remises de prix. Photo : Mousse Agency. Du 31 mars au 2 avril. Milan, Italie. miart.it
Birmingham, Royaume-uni | The Photography Show
—————— C'est le Salon de la Photo version anglaise, la grand-messe des passionnés. Amateurs et professionnels se retrouvent autour du meilleur de la technique pour dégoter les bons plans, prendre en main son futur appareil, tester
les accessoires dernier cri, glaner des conseils… Et aussi profiter du programme de masterclass et des conférences, ainsi que découvrir l'exposition des lauréats du concours Outdoor Photographer of the Year. Du 18 au 21 mars. National Exhibition Centre, North Ave, Marston Green, Birmingham B40 1NT, Royaume-Uni. photographyshow.com
—————— New York et Paris ont leur foire. Lille aussi : Art Up ! dont c'est la 10e édition. Première foire d'art contemporain en région, elle accueille 100 galeries et éditeurs autour d'une grande question : « Ar(t)chitectures : en quoi l'architecture influence les artistes contemporains et inversement ? » Éléments de réponse avec l'expo « Revelation by Art Up ! », qui réunit 8 artistes d'écoles de la région et de Belgique. Photo : Férial. Du 2 au 5 mars. Lille Grand Palais, 1, bd des Cités unies, Lille Euralille (59). art-up.com
France | Mois de la photo Off —————— Petit frère du Mois de la Photo du Grand Paris, le Off débarque pour le printemps. Sous le commissariat de Neil Atherton, il donne rendez-vous pour des parcours (comme Fotofever) à travers des galeries, des ateliers, des librairies et autres lieux insolites, à Paris et dans sa banlieue. Avril 2017. Paris et banlieue. moisdelaphoto-off.org
France | Expolaroid
—————— Pour les cinq ans du rendez-vous : des expositions, des ateliers, un safari… Tout un programme autour du Polaroid. Du 1er au 30 avril. Nantes (44). expolaroid.com
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ca vient Argentique, numérique, imprimée ou affichée, la photographie e aujourd’hui protéiforme pour Variée, elle concerne toutes les pratiques et répond aux envies de chacun, des plus
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objectifs canon sur hybrides sony
01 – METABONES SPEED BOOSTERS ET SMART ADAPTERS
Quatre nouvelles bagues d'adaptation au catalogue Metabones. Toutes possèdent des joints d'étanchéité et une Led qui confirme le mode opératoire, la stabilisation et la communication. Prix : De 418 à 699 €. metabones.com
versions retoucheurs ou graphistes
02 – WACOM INUTOS PRO ET PRO PAPER
Un stylet Pro Pen 2 plus sensible, une surface tactile multipoints, huit touches ExpressKey et un Touche Ring sont les atouts de la tablette Wacom Intuos Pro. Elle existe en version Pro Paper avec une pince Paper Clip et un stylet pour dessiner sur papier avant de compléter sur ordinateur. Prix : De 379,90 à 599,90 €. wacom.com
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affichage 8k
mi-studio, mi-reportage
Avec 7680 x 4320 pixels, le moniteur Dell UP3218K peut afficher des images dans une définition 8K, soit 33 millions de pixels ! Pour utilisateurs exigeants, il est calibré en usine et affiche 100 % des espaces Adobe RVB, sRVB et Rec.709. Avec deux ports DisplayPort 1.3 pour gérer le flux 8K.
Flash modulable, le Godox Witstro AD200 peut recevoir une tête cobra ou une ampoule flash. Sa puissance, 200 Ws, permet d'atteindre un NG de 52 ou 60, en fonction de sa tête. TTL Canon, Nikon et Sony, il est compatible avec les modes synchro haute vitesse et a un récepteur radio.
Prix : 5 000 $. dell.fr
Prix : 395 $. godox.com
adaptateur mobile
petit frère grandit vite
Les premiers utilisateurs d'Osmo ont dû lorgner sur la version mobile au moment de sa sortie. Grâce à cet adaptateur M1, ils peuvent désormais utiliser leur caméra X3, X5 ou X5 Pro, ou bien fixer leur smartphone directement sur le manche motorisé de leur engin. La pince du Zenmuse M1 accepte des modèles compris entre 5,9 et 8,5 cm.
De son supérieur, il hérite du capteur X-Trans III 24,3 Mpxl, de l'écran tactile, des 91 collimateurs AF et de la vidéo 4K. Plus grand public, il se distingue par ses réglages automatiques, une visée légèrement plus réduite et l'absence de joints d'étanchéité. 700 € moins cher qu'un X-T2, il accepte les mêmes objectifs Fujinon X.
03 – DELL UP3218K
04 – DJI ZENMUSE M1
Prix : 189 €. store.dji.com
05 – GODOX WITSTRO AD200
06 – FUJIFILM X-T20
Prix : 899 € nu, 999 € en kit avec le XC16-50 mm. Fujifilm.fr
LES NOUVEAUTÉS
de sortir ! s’adapter aux envies crÊatives de chacun. Notre sÊle ion de matÊriel de ce numÊro en e le reflet. exigeants à ceux qui recherchent avant tout le plaisir de l’image. Par PASCALE BRITES
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videz vos dernières cartouches 07 – CANON PIXMA G
Exit les cartouches chères et trop petites ? Possible avec la gamme Pixma G et ses rÊservoirs rechargeables. Les derniers modèles, comme le G4200, n'impriment qu'en 4 couleurs, mais on peut espÊrer le même principe pour imprimantes photo.
rĂŠsurgence argentique
sĂŠducteur de poche
Vous les pensiez mortes et enterrÊes ? Il semblerait que non ! Les pellicules Kodak pourraient refaire surface en 2017. C'est ce qu'a annoncÊ le fabricant, qui a entrepris de relancer ses machines pour faire revivre la cÊlèbre Ektrachrome au format 135 ou en Super8.
Le GX800 sÊduira les amateurs de selfies avec son Êcran orientable à 180° et ses modes  dÊclencheur ,  amis  ou  beautÊ . Son capteur 16 Mpxl permet des vidÊos 4K exploitÊes par les fonctions Photo 4K, Post Focus et Focus Stacking. Impossible de rater une photo avec lui.
09 – KODAK EKTACHROME
11 – LUMIX GX800
kodak.com
Prix : 549 ₏ avec le 12-32 mm. panasonic.fr
dĂŠclenchez, imprimez !
bokeh garanti
À l'intÊrieur de cet appareil photo de 20 Mpxl, Polaroid a insÊrÊ une petite imprimante Zink pour que vous puissiez choisir entre conserver vos images sur la carte mÊmoire ou les imprimer et les offrir immÊdiatement. Design sobre et moderne et navigation sur Êcran tactile 3,97" sont ses arguments pour sÊduire.
Après le 50 mm f/1,8, Sony Êtoffe sa gamme d'objectifs à large ouverture pour monture E, avec ce 85 mm f/1,8 très adaptÊ à la prise de vue en portrait. Son double moteur linÊaire assure une mise au point rapide et prÊcise. RÊsistant aux poussières et à l'humiditÊ, il possède aussi un bouton de verrouillage personnalisable.
le retour du drone californien
Prix : Entre 238 et 381 ₏. usa.canon.com
08 – POLAROID POP
Prix : non communiquĂŠ. polaroid.com
10 – SONY FE 85MM F/1,8
Prix : 650 ₏. sony.fr
12 – GOPRO KARMA
Après l'avoir retirÊ du marchÊ, GoPro a corrigÊ les problèmes de batterie du Karma et a annoncÊ son retour au printemps, accompagnÊ de son stabilisateur, du Karma grip‌ Il fonctionne avec les cameras Hero5 ou Hero4. Prix : 869 ₏ seul, 1 199 ₏ avec la Hero5 Black fr.gopro.com
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UN SMARTPHONE DANS LE VISEUR
vos photos vont faire la une huawei p10 Le P9, 1er smartphone à s’équiper d’un double capteur couleur et monochrome et d’obje ifs Leica, voit sa formule reconduite sur le P10 qui se di ingue par un processeur encore plus puissant et une abilisation optique. Par PASCALE BRITES
concentré de technologie Avec seulement 7 mm d’épaisseur, le Huawei P10 est un smartphone au design moderne avec des lignes épurées, des angles et des tranches arrondis, et une finition métal brossé argent, doré, noir et bleu. En s’équipant d’un processeur Kirin 960 Octa-core (4x2,4 GHz, 4x1,8 GHz), il est également le modèle le plus puissant produit par Huawei et promet une vitesse de calcul inégalée. Sa rapidité de traitement est également assurée par son algorithme d’intelligence artificielle qui analyse les préférences utilisateur pour optimiser ses ressources.
double capteur
sous le capot
Son aîné s’est distingué pour son double capteur couleur et monochrome permettant d’obtenir des clichés de qualité, même dans des conditions de basse lumière. Le P10 faire encore mieux en s’équipant cette fois d’un double capteur de 12 et 20 Mpxl déjà à l'œuvre dans le Mate 9. L’appareil promet ainsi des images détaillées même en haute sensibilité et des noirs et blancs qui séduiront tous les amateurs de photo.
Capteur frontal : 8 Mpxl Capteurs arrières : 12 Mpxl et 20 Mpxl Stabilisation : optique Objectif : Leica Summarit-H 27 mm f/2,2 Flash : Led double ton Processeur : Kirin 960 octa-core Ecran : 5,1", 1920 x 1080 px Stockage : 4 Go à 64 Go de mémoire interne et lecteur microSD
les plus double capteur couleur et monochrome optiques Leica stabilisation optique processeur puissanti
les moins capteur avant de 8 Mpxl seulement écran Full HD
écran full hd Reprenant les dimensions du P9, le P10 est équipé d’une dalle IPS de 5,1" qui affiche 1920 x 1080 pixels. On ne flirte pas avec les ultra hautes définitions, bien que l’affichage s’annonce de qualité. Mais c’est plutôt une bonne nouvelle pour la batterie qui ne devrait pas trop s’essoufler. Cette dernière progresse d’ailleurs en passant d’un modèle de 3000 mAh à 3200 mAh.
HUAWEI P10 PRIX : 599 € 124 PH OTO
l'avis de photo
un vrai photographe
lecteur d'empreinte Très apprécié des utilisateurs du P9 ou du Mate9, Huawei reconduit le lecteur d’empreintes digitales qui se déplace ici à l’avant de l’appareil. Le P10 se dote ainsi d’un bouton Home physique qui n’est pas sans rappeler l’ergonomie des smartphones Apple. Les utilisateurs des précédents modèles ne devraient cependant pas être dépaysés.
Il n’y a pas que le double capteur à mettre sur le compte des qualités de photographe de ce P10. Ajoutons à cela un système de stabilisation optique ainsi qu’un autofocus hybride qui associe les technologies d’autofocus laser, de détection de phase et l’exploitation des deux capteurs de prise de vue dans un mode « profondeur de champ ». Le support du format Raw, l’effet bokeh en noir et blanc et les différents modes de prise de vue s’ajoutent à la liste des atouts de ce smartphone pour photographe.
Force est de constater qu'à chaque nouvelle génération, le fabricant chinois fait preuve d'une grande maîtrise pour proposer des appareils toujour performants. Avec son double module photo haute définition, sa stabilisation optique et son autofocus, c'est un téléphone qu'on pourrait bien choisir uniquement pour ses performances de photographe.
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Un COmpaCt dans le viseUr
un reporter au grand Coeur fujifilm x100f Bien sûr, on retrouve les fondamentaux de la gamme X100 sur cette quatrième itération avec un capteur APS-C, une focale fixe équivalent 35 mm et un viseur hybride optique/électronique. Tout cela, en mieux qu’avant. Par Pascale Brites
FuJiFiLM x100F Prix : 1 399 € LES PLUS
SOUS LE caPOt
compacité qualité d’image viseur hybride autofocus rapide
Capteur : Cmos X-Trans III APS-C (23,6 x 15,6 mm) définition : 24,4 Mpxl
LES MOINS
Objectif : Fujinon 23 mm (éq. 35 mm) f/2
objectif fixe écran fixe pas de fonctions tactiles
autofocus : hybride 91 collimateurs viseur : hybride optique / électronique 2,36 Mpts vidéo : Full HD 59,94 p Écran : TFT fixe 3", 1,04 Mpxl Flash : intégré NG 4,6 dimensions : 126,5 x 74,8 x 52,4 mm poids : 469 g (avec carte et batterie)
L'avIS dE PhOtO Sa compacité et son excellente qualité d’image sont les principaux atouts du x100F, dont nous nous réjouissons de voir la définition enfin portée à 24 millions de pixels. Les améliorations apportées au viseur sont de bonne augure, comme les performances accrues de l’autofocus. on regrette que l’écran demeure dépourvu de fonctionnalités tactiles et que l’objectif ne jouisse pas d’une nouvelle formule optique. Malgré cela, le x100F s’annonce comme un excellent compagnon de reportage.
UNE défINItION à La haUSSE Équipé d’un capteur aPs-c de 24,3 Mpxl, le X100F fait un bon de définition par rapport à son prédécesseur et s’aligne sur les autres modèles du fabricant, à l’image des X-Pro2 et X-t2. ce modèle reprend l’architecture X-trans des capteurs Fujifilm avec sa répartition aléatoire des filtres colorés sur une matrice de 6 x 6 pixels. le phénomène de moiré est alors quasi inexistant sans qu’un filtre passe-bas soit nécessaire. l’autofocus est assuré par une technologie hybride à détection de contrastes et à corrélation de phase directement sur le capteur, grâce à 91 collimateurs. il serait plus rapide que sur le précédent modèle avec une accroche du point en seulement 0,08 s. la plage de sensibilité étant, quant à elle, étendue à 51 200 iso au maximum.
suivantes, a encore été amélioré sur le X100F, avec la possibilité de superposer visée optique claire et électronique en haute définition 2,36 Mpts. Désormais, il est possible d’obtenir un zoom sur la partie électronique pour une visualisation plus précise de la zone de mise au point. la bascule entre les différents modes de visée se fait toujours grâce au levier à l’avant de l’appareil, facilement accessible avec l’index de la main droite. au dos, l’écran lcD de 3" affiche 1,04 Mpts et demeure dénué de charnière de rotation et de fonctionnalités tactiles. l’ergonomie de l’appareil a été quelque peu modifiée, avec une concentration des molettes de réglage sur la partie droite du capot supérieur et la présence d’une double molette qui permet le réglage des vitesses et de la sensibilité iso.
UN vISEUr aMéLIOré
dE NOUvEaUx cONvErtISSEUrS OPtIqUES
le viseur hybride, qui a fait le succès du premier X100 et des deux générations
si l’objectif placé devant le capteur est toujours une focale fixe de 23 mm qui
équivaut à un 35 mm en 24 x 36 avec une ouverture f/2, Fujifilm a prévu plusieurs convertisseurs optiques pour en modifier le champ de couverture. il y a le Wcl-X100 ii, qui permet de simuler le champ d’un 28 mm, et le tcl-X100 ii, qui permet d’obtenir un objectif équivalent à un 50 mm en 24 x 36. Fujifilm a également pourvu l'appareil de multiples réglages, comme la simulation du rendu de films argentiques, un mode noir et blanc acros avec dégradés progressifs et noirs profonds, ainsi qu'un simulateur de grain argentique paramétrable. en cas de fortes luminosités, les utilisateurs peuvent également s’appuyer sur le filtre ND8, pour filmer avec une grande ouverture de diaphragme, et sur l’obturateur électronique, qui permet d’atteindre une vitesse d’obturation de 1/32 000s. Quant à la connexion Wi-Fi, elle permet de piloter l’appareil à distance, de télécharger les images de la carte et de synchroniser les fichiers avec les données GPs d'un smartphone. PH OTO 125
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Une imprimante dans le viseur
née pour impressionner les pros ! Epson SC-P 5 000 Remplaçante de la Stylus Pro 4 900, l’Epson SureColor SC-P 5 000 se décline en deux modèles : l’un pour l’impression photo noir et blanc, l’autre pour l’épreuvage. Ses nouvelles encres promettent une longévité accrue des tirages. Par Pascale Brites
Epson SC-P 5 000 Prix : 1 995 € seule, 3 195 € avec Spectro Proofer
SOUS LE CAPOT Format : imprimante A2+ /17" Technologie : jet d’encre MicroPiezo
LES PLUS
Encre : pigmentaire UltraChrome HDX
large gamut longévité des épreuves grands formats qualité des noir et blanc en photo
Couleurs : noir clair, gris clair, noir photo, noir mat, cyan, cyan clair, jaune, vivid magenta, vivid magenta clair, orange, vert
LES MOINS purge systématique entre noir photo et noir mat prix
Capacité des réservoirs : 200 ml Taille minimale de goutte : 3,5 pl Dimensions : 863 x 766 x 406 mm Poids : 52 kg
Imprimante à la carte L'avis de photo Bien que six ans séparent la Stylus Pro 4 900 de la SC-P 5 000, Epson ne révolutionne pas l’impression jet d’encre, mais procède plutôt à quelques améliorations technologiques. En passant à un système à douze cartouches, elle intègre une deuxième variation de gris qui devrait ravir les photographes amateurs de noir et blanc. L’encre violette devrait, quant à elle, accroître le gamut. Cependant, la seule question qui demeure est celle de notre perception de ces améliorations, tant l’impression jet d’encre sur le modèle précédent était déjà d’excellente qualité.
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Si le châssis de la machine, ses dimensions, son nombre de cartouches et son fonctionnement demeurent identiques sur tous les modèles, opter pour la SureColor SC-P 5 000, c’est en vérité choisir entre quatre configurations différentes. Il y a tout d’abord la version photo, avec quatre déclinaisons d’encres neutres, comprenant un noir photo et un noir mat, en fonction du support d’impression, et deux variations de gris, clair et foncé, pour que les tirages en noir et blanc soient exempts de dominante colorée et que les variations tonales soient progressives. La version Violet se destine plutôt au prépresse et remplace la cartouche gris foncé (qu’Epson nomme « noir clair » !) par une encre violette destinée à étendre le gamut de la machine et à favoriser la reproduction de certaines références Pantone. Enfin, chacune de ces deux imprimantes peut être achetée seule
ou équipée d’un spectrophotomètre Spectro Proofer, afin de créer des profils et de contrôler le rendu colorimétrique des impressions.
Protection renforcée Son nouveau capot et ses fermetures renforcées protègent plus efficacement la SC-P 5 000 des poussières, dont la présence nuit à la fois à la qualité d’impression et au bon fonctionnement de la machine. Une procédure de nettoyage guidée et une meilleure vérification des buses devraient aussi permettre un gain de productivité. Côté longévité, l’usage des encres pigmentaires UltraChrome HDX, notamment une nouvelle formulation du jaune, augmente la résistance au fading. Par conséquent, Epson annonce une durée de conservation de soixante ans sur papier brillant - contre quarante-cinq ans pour l’ancien modèle. L’imprimante accepte une grande variété de supports,
en feuille à feuille ou en rouleaux de 17" de large - avec une épaisseur comprise entre 0,8 et 1,5 mm. Elle possède également un massicot automatique, pour une découpe aux bonnes dimensions.
Précision du point Aux nouvelles encres UltraChrome HDX livrées en cartouches de 200 ml, Epson associe de nouvelles têtes d’impression MicroPiezo PrecisionCore TFP de 360 buses noir et 360 buses par couleur, pour une résolution de 2880 x 1440 dpi. Exploitant la technologie de goutte à taille de point variable présente sur les autres modèles de la marque, la SC-P 5 000 peut éjecter des gouttes de 3,5 picolitres minimum. Compatible avec les principaux RIP du marché, elle est équipée d’une connexion USB 2.0 et d’un port Ethernet. Elle dispose également, sur le dessus, d’un écran LCD de 6,8 cm.
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Retour à la légende Leica M10 Pas de vidéo, d'écran tactile ou de système de stabilisation. En résistant aux tendances et en affichant des dimensions réduites, le Leica M10 s’annonce comme le véritable successeur de la lignée mythique des M argentiques. Par Pascale Brites
la Compacité ultime
une Visée télémétrique large
De nombreux photographes reprochaient aux M numériques leur embonpoint. Ils se réjouiront de voir le M10 afficher un capot supérieur de 33,8 mm, soit 4 mm de moins que son prédécesseur, le M (Type 240). Sur la gauche, apparaît une molette de sélection de la sensibilité Iso, tandis que la vitesse se règle sur la molette de droite, à côté du viseur. Quant à l’ouverture du diaphragme, elle se modifie directement depuis l’objectif.
Fidèle au viseur à télémètre qui a fait le succès des Leica M depuis les premières générations, le M10 apporte tout de même son lot de nouveautés, avec un champ de vision agrandi de 30 % et un grossissement étendu à 0,73 x. Aussi, les porteurs de lunettes apprécieront le dégagement oculaire, étendu de 50 %. Comme sur les précédents modèles, Leica a intégré une correction de la parallaxe. Enfin, l'appareil affiche automatiquement des cadres lumineux correspondant aux 35 et 135 mm, 28 et 90 mm ou 50 et 75 mm, en fonction de l’objectif monté.
LEICA M10 Prix : 6 500 € SOUS LE CAPOT Capteur : Cmos 24 x 36, 24 Mpx Stabilisation : non Monture : baïonnette Leica M Viseur : optique télémétrique 0,73 x Video : non Flash : griffe porte-flash sur le dessus Sensibilité : 100 à 50 000 Iso Ecran : TFT 3", 1,036 Mpts Rafale : 5 im/s
LES PLUS déclenchement silencieux viseur télémétrique qualité de fabrication large gamme d'objectifs M Wi-Fi
Capteur nouvelle génération Spécialement développé pour le M10, le capteur d’images est un modèle au format 24 x 36 qui enregistre 24 Mpxl et dont la sensibilité va de 100 à 50 000 Iso. Dépourvu de système de stabilisation, il possède un filtre infrarouge, mais pas de filtre passe-bas, de façon à optimiser au maximum le rendu des détails. Si le M10 ne possède pas de fonctionnalités vidéo, il est plus rapide à l’allumage que les précédents modèles et dispose d'une rafale à 5 im/s.
LES MOINS
Sans fil aller à l'essentiel Pour que le plaisir de photographier avec un Leica demeure intact, le M10 ne s’encombre pas de multiples raccourcis ou de fonctionnalités avancées. Au dos, on trouve un écran 3" fixe sans fonctionnement tactile, mais qui affiche 1,036 Mpts pour une vision claire des menus et de l’image - dont l’affichage Live View s'enrichit d’un zoom pour la vérification de la mise au point. À ses côtés, trois touches, Lecture, Live View et Menu, ainsi qu'un joystick permettent de naviguer dans les réglages.
S’il se concentre sur l’essentiel de l’ADN Leica, le M10 sait vivre avec son temps et propose - c'est une première pour un Leica M - une connexion Wi-Fi. Fonctionnant avec l’application mobile Leica M App (iOS), elle permet le contrôle à distance de l’appareil et le transfert direct, sur un smartphone ou une tablette, des fichiers Jpeg ou Raw DNG.
prix pas de vidéo pas d’écran orientable
L'avis de photo La sortie d'un Leica M est toujours un événement, tant la série a marqué la photo. Ce M10 s'intègre très bien à l'héritage des photoreporters et ravira les puristes qui ne jurent que par la qualité photo, la simplicité d'usage, le confort de la visée télémétrique… D'autres diront qu'à 6 500 € on trouve des appareils bien plus performants. Mais ont-ils autant de charme ?
PH OTO 127
C A H I E R T EC H N I Q U E
Un reflex dans le viseur
charme Discret et fort potentiel Pentax KP Sans tomber dans le neo rétro, Pentax a pris des libertés avec le design habituel de ses reflex pour son nouveau KP. Paré de nombreux atouts technologiques, il reprend quelques codes ergonomiques des boîtiers d’antan. Par Pascale Brites
Molettes multiples
Flash maÎtre
Compact, le Pentax KP possède tout de même de multiples raccourcis, avec notamment trois touches Fx personnalisables et cinq molettes : une à l’avant et à l’arrière, un barillet de fonction, une molette de réglage et un sélecteur de mode de prise de vue. Celle placée à l’avant rappelle les appareils argentiques et peut être utile au réglage de l’ouverture ou de la vitesse, en fonction du réglage attribué à la molette arrière. Sur le dessus, les sélecteurs de fonctionnalités présentent eux aussi des positions paramétrables en fonction des préférences de l’utilisateur.
Sous son imposant capot, le KP cache un viseur optique qui couvre 100 % du champ photographié ainsi qu’un flash intégré pop-up. Son nombre guide s’élève à 7 et son éclair peut être utilisé pour déclencher des flashs externes sans fil. Doté de soixante-sept joints d’étanchéité, le KP est protégé contre les ruissellements et l’insertion de poussières. Il résiste également aux basses températures, jusqu’à -10 °C.
Pentax KP Prix : 1 300 € (nu) SOUS LE CAPOT Capteur : Cmos APS-C (23,5 x 15,6 mm) Définition : 24,32 Mpxl Vidéo : Full HD 1920x1080, 60 i, 50 i, 30 p, 25 p, 24 p Stabilisation : mécanique du capteur SR II 5 axes Viseur : optique pentaprisme 100 %, 0,95 x Écran : TFT orientable, 3", 921 Kpts Autofocus : corrélation de phase, 27 collimateurs dont 25 croisés Rafale : 7 im/s sur 28 Jpeg, 8 Raw et 7 Raw + Jpeg
LES PLUS nombreux réglages personnalisables grande compacité avec la poignée S tropicalisation très haute sensibilité fonction pixel shift
Ergonomie modulable Fonctionnalité très originale ! Le KP est livré avec une poignée de petite dimension amovible qui pourra aisément être remplacée par deux autres modèles, grâce à la clé Allen fournie avec. Le modèle M permet une meilleure prise en main, avec des zooms trans-standards, tandis que la poignée L est la plus imposante et sierra particulièrement aux téléobjectifs ainsi qu’à l’usage du grip vertical D-BG7. 128 PH OTO
LES MOINS écran non tactile ni Bluetooth ni GPS
Pas de tactile Ultra haute sensibilité Au cœur de l’appareil se trouve un capteur APS-C de 24,32 Mpxl dénué de filtre passe-bas pour une résolution optimale. Il est équipé d’un système de stabilisation mécanique par déplacement du capteur sur 5 axes, qui est exploité par la fonction Pixel Shift, laquelle permet par déplacement d’un pixel sur quatre photos de produire des images haute définition sans artéfacts colorés. Le processeur Prime IV permet d’étendre la sensibilité à 819 200 Iso !
Au dos de l’appareil se trouve un écran de 3" inclinable vers le haut ou le bas, pour varier facilement les points de vue. Sa définition, dans la moyenne, s’élève à 921 Kpts. Malheureusement, il est dépourvu de fonctionnalités tactiles.
L'avis de photo Pour un prix raisonnable, le Pentax KP embarque de nombreuses fonctionnalités de son aîné, le K-1, avec la compacité d’un appareil APS-C. Sa très haute sensibilité, ses performances et son design original avec sa poignée amovible en font un modèle très attirant et polyvalent.
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