

RAPPORT D’ACTIVITÉS — 2025
page 2 rapport d’activités du GSARA — 2025
TABLE DES MATIÈRES
INTRODUCTION GÉNÉRALE
Comme chaque année, le GSARA publie son traditionnel rapport d’activités.
Ce document constitue une compilation des activités et des productions spécifiques à chaque secteur composant le GSARA (C.I.S.P. – Éducation permanente – Atelier de production – Service de production – Archivage et Médiathèque). À travers ce rapport, les opérations, activités et initiatives développées par l’ASBL durant l’année 2025 sont présentées aussi exhaustivement que possible, afin de proposer une vitrine du panel d’actions et de réflexions exécutées par l’ensemble et au sein de notre structure.
Toute l’équipe du GSARA vous souhaite une lecture agréable et enrichissante de cet état des lieux transversal rassemblé dans ce rapport.

FOCUS SUR
L’IA EN PERSPECTIVE
GLOSSAIRE D’ÉDUCATION POPULAIRE SUR L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
Depuis plusieurs années, le GSARA illustre, met en débat et réfléchit sur les changements sociaux liés à l’omniprésence des technologies numériques. Depuis de nombreux mois, « les intelligences artificielles » sont sur toutes les lèvres et l’usage de Chat GPT, grand modèle de langage le plus connu, lancé en 2022 par OpenAI, se banalise de jour en jour. Au printemps 2024, la parution d’un appel à projets du Conseil
Supérieur de l’Éducation aux Médias (C.S.E.M.) à la recherche d’« Outils et de ressources pour éduquer aux I.A.» a été l’occasion pour nous de penser un outil qui soit le vecteur d’un discours réfléchi et mesuré sur l’avènement d’une technologie annoncée comme une nouvelle révolution industrielle.
Ouverte le 6 novembre 2025, L’IA en perspective est une plateforme en ligne donnant accès à 26 capsules thématiques destinées à questionner l’I.A. selon un maximum d’entrées. Nous avons choisi de traiter l’I.A. comme « fait social global » en établissant une liste assez vaste de thématiques afin qu’un grand nombre d’associations puisse se saisir de l’outil, y trouver des entrées pour se frotter aux questionnements soulevés par cette technologie selon leurs propres enjeux. Notre public cible est constitué de professionnels : formateurs, animateurs, éducateurs et enseignants, qui peuvent s’aider de notre outil comme porte d’entrée vers une matière complexe et contemporaine.




Au cours de la réalisation, plusieurs objectifs sont restés primordiaux : rendre sa matérialité à l’I.A., briser la fascination ou la peur provoquées par cette technique, éviter une trop rapide obsolescence du discours. Pour les atteindre, remettre la technologie dans un contexte historique et revenir aux principes fondamentaux de son fonctionnement se sont imposés comme deux piliers. Pour construire l’outil, après une phase de documentation interne, nous avons fait appel à divers spécialistes issus du monde associatif ou universitaire qui ont accepté de condenser leurs travaux et recherches en exposés d’une petite dizaine de minutes, agrémentés d’exemples et se terminant par des questions ouvertes, autant d’invitations pour les utilisateurs de l’outil à poursuivre la réflexion avec leurs publics respectifs. La plateforme est aussi un répertoire de savoirs et chaque contenu thématique y est agrémenté d’une bibliographie interactive menant à des références d’ouvrages, mais aussi souvent à des ressources disponibles gratuitement en ligne.
Fort de cette somme de savoirs épars, la spécificité et la force du GSARA sont donc bien d’avoir collecté, organisé et rendu visibles ces connaissances sous une forme audiovisuelle et numérique. L’essentiel du personnel technique du GSARA s’est impliqué dans la confection de l’outil : cadreur, ingénieur du son, graphiste, informaticien, monteur… Encadrés par de vertueuses contraintes temporelles, matérielles et budgétaires (26 capsules de 10 minutes à produire en quelques mois, dans une enveloppe
serrée), les choix progressifs se sont orientés vers une forme de sobriété, tant en termes de dispositif filmique que d’expérience web (pour laquelle nous souhaitions une navigation instinctive et fluide tout en n’excédant pas les trois clics avant la découverte d’un contenu). L’idée d’un immeuble en construction nous a été inspirée par notre volonté de « rendre la technique visible », comme si derrière les finitions et l’emballage séduisant des technologies utilisant l’I.A., notre mission était de faire prendre conscience des câblages et autres tuyauteries.
Pour le lancement, une communication spéciale a ciblé plus de 60 partenaires potentiels, les invitant à un événement public et un échange de questions-réponses le jour de la mise en ligne de l’outil. Le 6 novembre, cet événement a mobilisé au total 17 représentants d’associations et d’institutions. Ce même jour, nous avons présenté le projet lors des « soirées sans titre » organisées par CHOQ asbl à la Maison de la culture de Tournai. Notre coordinateur d’Axe 3 a également présenté l’outil lors des journées pédagogiques destinées aux formateurs de la Haute École Louvain en Hainaut. Depuis, l’outil a même été remarqué par le Ministère de l’Éducation nationale en France, qui l’a partagé dans une communication interne. Notre outil « L’I.A. en perspective » est désormais largement diffusé dans le secteur des Universités et des Hautes écoles en France : les retours sont nombreux et le nombre moyen de visiteurs quotidiens s’élève à 200.
Notre travail est à retrouver sur le site : iaep.be


LE GSARA EN CHIFFRES — 2025
46
Personnes
53.260
Heures de formations CISP
59
Projections/Diffusions
14 Projets
2.518 Heures d’activités et de mouvement d’Éducation Permanente
6 Régionales (Bruxelles, Charleroi, Tournai, La Louvière, Luxembourg, Liège)
Projections/Diffusions (co-)organisées en Belgique et à l’étranger
Projets soutenus par l’Atelier de production
10 Outils et/ou services réalisés en Éducation Permanente rapport d’activités du GSARA — 2025
1.802 Films d’archives numérisés
37 Sélections de Films (co-)produits en Festival

CISP


CISP

CISP — Centre d’Insertion Socio-Professionnelle

Le GSARA Liège et le GSARA La Louvière constituent les entités CISP du GSARA.
Chacune d’elles organise des formations dans les deux filières suivantes :
• Technicien polyvalent en audiovisuel (Liège)
• Collaborateur administratif polyvalent (La Louvière)
Nos centres sont agréés pour une période de 6 ans, de 2023 à 2028 pour un total annuel de 45 380 heures de formation disponibles. Cette reconnaissance est accordée par la Direction de la Formation Professionnelle du Service Public de Wallonie, dans la catégorie « formation professionnalisante ».
En 2025, les activités de formation des centres CISP de Liège et La Louvière ont totalisé 53 260 heures, dépassant ainsi le quota initial de 7 880 heures. Ce dépassement survient malgré les absences et les départs anticipés de certains stagiaires, hors heures assimilées.
Un secteur fragilisé par les orientations politiques
régionales
Malgré cette reconnaissance, le secteur de l’insertion socioprofessionnelle traverse en 2025 une période de profonde incertitude. Le changement de majorité au sein du Gouvernement wallon s’est accompagné d’un repositionnement stratégique : la priorité politique affichée est désormais d’orienter plus rapidement les demandeurs d’emploi vers un emploi direct, au détriment des parcours de formation longs qui constituent pourtant le cœur de notre métier et la condition d’une insertion durable pour des publics éloignés de l’emploi. Ce glissement se traduit concrètement par une série de mesures qui fragilisent à la fois les opérateurs et les apprenants. Sur le plan budgétaire, les CISP subissent en 2025 une réduction de 2 % de leurs subsides, sans diminution correspondante des exigences du cahier des charges : il faut donc faire autant — voire davan-


tage — avec moins. À cela s’ajoute la non-indexation du subside de fonctionnement pour l’ensemble du secteur, ce qui représente, dans un contexte inflationniste, une perte de pouvoir d’achat significative pour nos structures et met sous tension la rémunération des équipes et l’entretien de nos infrastructures. Les conditions de financement se durcissent également : de nouvelles obligations de résultats en matière d’insertion à l’emploi ou en formation qualifiante ont été introduites dans le Décret CISP en fin d’année 2025 (articles 14 ter et quater), avec une analyse rétroactive portant sur les années 2023 et 2024.
Ces critères, pensés pour des filières courtes ou standardisées, ne tiennent pas compte des réalités de certains métiers — notamment l’audiovisuel, où l’insertion professionnelle passe majoritairement par le statut d’intermittent et le travail à la pige. Parallèlement, la réforme fédérale des allocations de chômage, actée par l’accord de gouvernement fédéral d’octobre 2025, frappe directement notre
public. La limitation dans le temps des allocations et le durcissement des conditions d’accès précarisent les personnes qui s’engagent dans nos formations longues : certains de nos apprenants basculent au CPAS en cours de parcours, d’autres renoncent à se former faute de pouvoir en assumer la charge financière. Cette insécurité matérielle pèse lourdement sur leur capacité de concentration, leur assiduité et, in fine, leur réussite.
L’ensemble de ces évolutions nous place dans une situation paradoxale : alors que la demande sociale pour nos formations n’a jamais été aussi forte — en témoignent les 50 personnes accueillies en DIGISTART ou les 64 stagiaires de la filière administrative à La Louvière —, les moyens et la stabilité institutionnelle nécessaires à notre action diminuent.
Le secteur reste mobilisé, à travers ses fédérations, pour faire entendre ces réalités auprès des décideurs politiques.

Notre approche pédagogique
Nos équipes accompagnent ces participants à travers un ensemble de pratiques destinées à renforcer leurs compétences professionnelles et à faciliter leur accès à l’emploi ou à une formation qualifiante. Notre mission consiste à repérer les besoins en compétences, à y répondre de manière ciblée et à orienter chacun vers le parcours formatif le plus pertinent. Nos bénéficiaires présentent des trajectoires scolaires et professionnelles très diverses et nécessitent un accompagnement individualisé pour dépasser les obstacles rencontrés dans leurs apprentissages. En complément du développement des compétences professionnelles, notre soutien psychosocial — souvent sous-estimé — occupe une place essentielle dans leur évolution.
Le développement personnel et social constitue en effet un levier fondamental, avec des effets concrets sur le parcours de nos stagiaires. La précarité croissante de notre public, accentuée par la réforme du chômage, souligne d’autant plus la nécessité d’un accompagnement adapté.
L’implication active des stagiaires dans nos dispositifs favorise leur réinsertion sociale, renforce leur confiance en eux et améliore leur bien-être psychosocial. En les plaçant au cœur de leur propre parcours au sein du CISP, nous encourageons leur autonomie et leur émancipation, les préparant ainsi à intégrer le monde professionnel et social dans les meilleures conditions.
TECHNICIEN POLYVALENT EN AUDIOVISUEL — LIÈGE
La filière Technicien polyvalent en audiovisuel a accueilli 18 stagiaires et terminé la formation avec 15 d’entre eux, pour un total de 23 786 heures de formation, dont une moyenne de 150 heures de stage en entreprise par personne. Il s’agit d’une formation de type long (11 mois), dispensée cinq jours par semaine, de février à décembre (1 592 heures prévues par stagiaire) et consiste à former des généralistes en matière d’audiovisuel, c’est-à-dire des personnes capables de s’adapter à toutes les situations et pouvant occuper les postes de cadreur, de preneur de son ou de monteur.

Une équipe pluridisciplinaire
L’équipe liégeoise se compose de 6 personnes : une coordinatrice régionale, une collaboratrice administrative, une coordinatrice pédagogique, trois formateurs permanents (image, son, montage). Cette équipe est complétée par divers intervenants extérieurs qui sont tous des professionnels du secteur audiovisuel (journaliste, scénariste, réalisateur, spécialiste en éducation aux médias, régisseur, etc.).
À la suite du décès inopiné d’Éric Lumay en octobre 2024, c’est Julie Dohet qui a pris sa relève en tant que responsable régionale du GSARA Liège en janvier 2025. L’année écoulée a été essentiellement centrée sur une analyse des pratiques en cours au sein du CISP et sur une réflexion relative aux pistes d’évolution à mettre en place dès la session 2026. En février 2025, nous avons aussi augmenté le temps de travail du formateur en son, passant de 0,5 ETP à 1 ETP, avec notamment pour objectif d’apporter un encadrement plus adapté et moins régi par l’urgence et le manque de temps (enseignement, exercices, préparation des cours, etc.).
Contenu principal de la formation
Dès l’entrée en formation, le programme repose sur une alternance entre la théorie et la pratique, ce qui permet d’éviter une approche trop scolaire, dans laquelle les stagiaires ont souvent connu l’échec. L’équipe pédagogique ajuste régulièrement le contenu du programme, en tenant compte de l’évolution du secteur, des attentes et des besoins des stagiaires.
L’originalité de cette formation réside dans le choix de développer l’axe pluridisciplinaire (image, son et montage). Notre volonté est d’offrir aux stagiaires un maximum de perspectives d’emploi et de répondre à une demande croissante du milieu associatif, des télévisions locales et des sociétés de production.
• Découverte des techniques et langages audiovisuels
• Étude de l’image, du son et de l’éclairage
• Étude du montage (Première Pro CC, DaVinci Resolve)
• Approche journalistique et traitement de l’information
• Étude du scénario

• Exercices de style sous contraintes (réalisation d’un court métrage de 3 minutes)
• Approche réalisation et approche documentaire
• Éducation aux médias et rapport critique à l’audiovisuel
• Découverte du milieu professionnel : description du secteur et mises en situation
• Gestion de projet
• Phase pratique en équipe : réalisation de reportages et de documentaires à vocation sociale et/ou culturelle
• Stage obligatoire d’un mois en entreprise
• Module de recherche d’emploi, accompagnement socio-pédagogique, évaluation individuelle et bilan de compétences
IA, communication et animation : un programme actualisé
En 2025, nous avons progressivement intégré la découverte des outils et fonctionnalités en perpétuelle évolution proposés par l’IA, pour chaque module technique pertinent. Pour la première fois, le cours d’Éducation aux médias a porté une attention particulière sur l’analyse des outils et des dérives potentielles liées à l’utilisation de l’IA.
Nous avons également actualisé le cours de communication en diversifiant les exercices, les supports et les méthodes d’animation avec pour objectif de créer rapidement une dynamique de groupe positive, indispensable à la réalisation des travaux collectifs tout au long de la formation. Il s’agissait également de favoriser la participation active des stagiaires, afin qu’ils puissent s’approprier les bases de la communication, essentielles parmi les compétences transversales nécessaires à leur futur métier dans le domaine audiovisuel.

Pour répondre à une demande croissante du milieu associatif, l’apprentissage propre à l’animation d’ateliers d’éducation aux et par les médias a été revu en profondeur. Ce cours, mêlant analyses critiques, réflexions et créations, que nous avons souhaité très participatif, a particulièrement intéressé les stagiaires. Un travail de fin de formation, prenant la forme d’une animation de groupe, leur a été demandé.
Une filière fragilisée par la réforme du Décret CISP
La fin d’année s’est révélée complexe et chahutée du fait de modifications implémentées par le gouvernement wallon au sein du Décret CISP (texte voté fin décembre) : ajout des articles 14 ter et quater qui imposent désormais un taux non nul d’insertion à l’emploi (25 jours de travail sur 3 mois consécutifs) ou en formation qualifiante, dans les 4 mois suivant la fin de formation, avec analyse rétroactive sur les années 2023 et 2024.
La filière liégeoise ne remplissait pas toutes ces nouvelles conditions. En effet, le marché du travail de l’audiovisuel est principalement régi par le mode de fonctionnement particulier du travail « à la pige », du moins en début de carrière. Étant donné notre calendrier de formation (se terminant fin décembre), nos stagiaires n’ont pas la possibilité de s’inscrire en formation qualifiante dans les 4 mois suivant leur formation (en raison du calendrier académique pour l’IFAPME, les établissements d’enseignement supérieur et les universités qui débute en septembre-octobre). En raison de ces modifications imposées avec effet rétroactif, la filière était menacée de fermeture alors qu’elle réinsère effectivement des personnes à l’emploi et à la formation qualifiante. L’incertitude — qui a logiquement pesé lourdement sur l’équipe — a été dissipée en mars 2026 et nous avons reçu la confirmation que la formation pourrait se poursuivre. La façon d’adapter le calendrier de formation à la nouvelle réglementation est en cours d’analyse en interne.



COLLABORATEUR ADMINISTRATIF
POLYVALENT — LA LOUVIÈRE
À La Louvière, notre filière Collaborateur administratif polyvalent a accueilli, durant la session 20242025, 64 stagiaires pour un total de 29 474 heures. Notre formation, qui se déroule de septembre à juin, cinq jours par semaine, est étalée sur une durée de 1 200 heures, dont au moins 220 heures de stages en entreprise.
Une année de transition
En 2025, une réorganisation partielle de la formation a été nécessaire en raison de longues absences au sein de l’équipe. Un formateur a assuré temporairement le cours de Gestion commerciale en septembre et octobre, tandis qu’un nouveau formateur a pris en charge le module de Traitement de texte entre novembre et décembre. Le module “outils graphiques et de communication” continue d’évoluer pour suivre les avancées technologiques. Il intègre désormais des séquences dédiées à l’usage de l’intelligence artificielle et anticipe la disparition du logiciel Publisher prévue à l’automne 2026. Dès fin 2025, l’application Canva a été intégrée au programme, offrant une palette d’outils plus large et plus flexible.
2025 a aussi été une année particulière pour notre régionale. En effet, à la suite de la maladie, puis du décès de notre collègue et formateur Éric Thomaes, nous avons réorganisé les attributions de cours pour que cela soit le moins perturbant possible, que ce soit pour les stagiaires, mais aussi pour le personnel. Deux personnes ont ainsi été engagées en CDD pour soutenir l’équipe durant le premier semestre. En vue de la rentrée de septembre 2025, de nouveaux changements ont été décidés, une nouvelle formatrice en secrétariat – Alison Bellens – a été engagée, et un module « outils graphiques et de
communication » reprenant différents logiciels a été réaménagé.
Une formation tournée vers l’insertion professionnelle
Cette formation approfondie vise à doter les participants des compétences indispensables pour réussir leur insertion dans le secteur administratif. Elle a pour objectif principal de leur transmettre les connaissances théoriques et pratiques nécessaires à la concrétisation de leur projet professionnel. Le programme s’articule ainsi autour de plusieurs axes majeurs : la formation technique, la mise en pratique, la préparation à la recherche d’emploi et l’accompagnement socioprofessionnel.
Concrètement, la formation couvre un large éventail de compétences administratives, telles que la gestion de documents administratifs, la communication professionnelle et l’utilisation d’outils informatiques. Les stagiaires développent ainsi des aptitudes essentielles : saisie et mise en page de documents, gestion des appels téléphoniques, organisation de bases de données ou encore réalisation de tâches administratives simples liées à la gestion financière. Enfin, la formation intègre aussi des modules dédiés au renforcement des compétences transversales des stagiaires, notamment la remise à niveau en français, les techniques de communication et d’expression, ainsi que des séances axées sur l’autonomie et le développement personnel. Ces activités complémentaires enrichissent leur parcours et les aident à aborder le monde professionnel avec assurance et détermination.
Un
accompagnement global, au-delà du métier
Au-delà de l’apprentissage métier, notre dispositif a également pour vocation d’assurer un soutien social aux stagiaires. Beaucoup d’entre eux rencontrent des difficultés tant personnelles que sociales, auxquelles nous répondons par un suivi individualisé et des séances d’accompagnement psychosocial.
Cette approche globale vise à favoriser leur épanouissement, à renforcer leur autonomie et à consolider leur confiance en eux, afin de faciliter une intégration durable dans le monde professionnel. C’est dans cette logique que la formation est organisée exclusivement durant les périodes scolaires. Une partie de nos groupes étant composée de familles monoparentales, il leur est souvent difficile de faire garder leurs enfants les mercredis après-midi ou pendant les congés scolaires. En adaptant nos horaires, nous leur permettons de suivre la formation sans devoir choisir entre leur parcours d’apprentissage et leurs responsabilités familiales. Parallèlement, nous travaillons avec eux sur les solutions à mettre en place pour que ces contraintes ne constituent plus un frein à l’emploi après la formation.
Résultats et perspectives : vers un titre qualifiant
Notons, enfin, que le suivi post-formation de la session 2024-2025 a mis en lumière huit emplois et autres projets concrets (nouvelle formation, PFI, reprise de master, emplois).
Nous avons développé un partenariat avec le CESEP de Nivelles afin d’encourager les stagiaires à passer leurs validations de compétences. Sept personnes ont réussi les deux épreuves de validation de compétences pour le métier d’employé administratif.
Enfin, nous sommes en contact depuis plusieurs mois avec le Centre de compétences du Forem de La Louvière. Nous mettons en place un partenariat avec le Forem qui consiste à intégrer, au sein de notre formation, la réalisation des CeCAF (Certificats de compétences acquises en formation) pour le métier de collaborateur administratif ainsi que d’agent d’accueil. Il s’agit de réaliser la même formation qu’actuellement (avec un léger décalage de dates par rapport au planning habituel) et de réaliser le passage des CeCAF (l’épreuve orale pour le métier d’agent d’accueil et les deux épreuves écrites pour le métier de collaborateur administratif) lors des deux dernières semaines de formation. Cela permettrait d’of-
frir un titre qualifiant en plus de l’attestation de fin de formation du CISP. Ce projet pourrait débuter dès la session 2026-2027. Actuellement, la réflexion se situe surtout au niveau administratif et en lien avec notre agrément actuel.
Parallèlement, la passation des épreuves de validation des compétences sera toujours proposée aux stagiaires afin qu’ils disposent du plus grand panel d’avantages pour accéder à un emploi après la formation.
DIGISTART — LA LOUVIÈRE
La formation DIGISTART vise à lutter contre la fracture numérique. Le projet se décline maintenant au numérique portable, et plus seulement à l’ordinateur, afin de répondre aux besoins concrets du public. En effet, si tout le monde n’a pas forcément un ordinateur, la quasi-totalité de la population a un smartphone. Et le « tout au numérique » pousse les citoyens à faire la majorité de leurs démarches via le net et les applications. Nous sommes agréés depuis le 1er janvier 2024, cet agrément prenant la suite de 20 ans de formations en PMTIC.
Notre formation se décline en 8 jours de formations, étalés sur 2 semaines. La Régionale s’est dotée de tablettes et smartphones afin de pouvoir présenter au public les différentes possibilités et s’efforce au maximum à individualiser les demandes et les apprentissages selon les besoins des participants. En 2025, nous avons reçu 50 personnes, réparties en 6 groupes tout au long de l’année, pour un total de 2 849 heures, soit 375 heures de plus que prévu par notre agrément, ce qui montre une vraie demande du public pour ce type de formation.
Malheureusement, durant l’année 2025, à la suite des décisions gouvernementales et des mesures d’économies survenues en Région wallonne, nous avons appris que le dispositif sera diminué de plus de 50 % en 2026 et que le décret sera modifié dès 2027 avec le risque de voir ce dispositif définitivement supprimé.

FORMATIONS À LA CITOYENNETÉ (FIC/ILI) — LA LOUVIÈRE
Depuis 2016, le GSARA donne des formations à la citoyenneté, deux fois par an. Ces formations consistent en 60 heures de découverte de la Belgique, son fonctionnement et ses institutions, mais aussi de discussions interculturelles et d’échanges autour des migrations. Ces formations ont pour objectif principal d’accompagner les personnes souhaitant obtenir la nationalité belge ou les personnes en parcours d’intégration. Cette année, nous avons proposé 3 formations FIC (citoyenneté) et avons accueilli 39 participants.
2025 a été une année charnière au niveau administratif. À l’avenir, la Région wallonne ne financera plus les appels à projets pour les ILI, mais travaillera exclusivement avec les associations agréées. Pour être agréés, les opérateurs devaient proposer au moins 5 sessions par an, ce que le GSARA La Louvière ne proposait pas jusqu’ici. Parmi les autres opérateurs de formations à la citoyenneté, la Maison de la Laïcité de La Louvière, avec qui nous travaillons depuis longtemps, se trouvait dans la même situation. Nous avons donc décidé de présenter un dossier conjoint, afin d’obtenir un agrément en partenariat en propo-
sant suffisamment de formations pour couvrir l’ensemble de l’année. Nous avons reçu un avis positif de la Région wallonne en août. Dès 2026, nous pourrons donc mettre en place ce nouveau calendrier de formation.
Dans le cadre de ce dernier appel à projets ILI, le GSARA a créé un outil appelé « Parcours sans préjugés » (parcourssansprejuges.be). Ce site internet présente le parcours de 9 personnes originaires du monde entier et qui ont choisi la Belgique comme point de chute. Le site a été présenté auprès de nombreux partenaires et des animations ont été proposées auprès de classes et de groupes d’adultes afin de déconstruire les préjugés sur la migration. Notre régionale fait partie des différentes plateformes mises en place par le Centre Régional d’Intégration Centre & Wapi, liées à la lutte contre le racisme et à l’intégration des personnes étrangères. Ainsi, notre équipe FIC est invitée régulièrement à participer, via la Plateforme IPI, à des formations de formateurs pour mettre à jour ses connaissances des dispositions légales concernant les parcours de migration ou échanger sur les pratiques et techniques interculturelles. Via la Plateforme AGIR Ensemble contre le Racisme, nous soutenons les initiatives de lutte contre le racisme au niveau local et coordonnons des actions de sensibilisation, que ce soit auprès d’autres associations, des écoles, mais aussi directement auprès des citoyens.


ÉDUCATION PERMANENTE
Éducation Permanente
Le GSARA est reconnu en tant que mouvement d’éducation permanente selon 3 « axes » de travail : les ateliers — toujours en lien avec l’audiovisuel au sens large (Axe 1), la production d’outils ou de services (Axe 3) et enfin les campagnes d’information et de sensibilisation (Axe 4).
Après les changements de 2024, les équipes d’éducation permanente s’articulent autour du trio de coordination qui est désormais stabilisé et toujours composé de Cayetana Carrión à l’Axe 1, Olivier Grinnaert à l’Axe 3 et Justine Esser à l’Axe 4. Le trimestriel de liaison est sous la responsabilité de l’Axe 4 mais les autres coordinateurs ainsi que le responsable de communication et la responsable de l’atelier de production en sont les principaux contributeurs réguliers.
La Régionale de Bruxelles a été restructurée autour de Pauline Gaudoux, arrivée en 2024 en tant que responsable. En 2025, l’équipe était complétée par Louise Barreau, animatrice à mi-temps, et Sara Dequin, employée polyvalente de moins de 26 ans, chargée plus spécialement de développer des activités liées à l’usage des réseaux sociaux.
I. ACTIVITÉS D’AXE 1 : ATELIERS MÉDIAS
Présentation générale : quelques chiffres
En 2025, le GSARA a réalisé 2 333 heures d’activités d’Axe 1. Il s’agit du total des heures d’activités menées auprès des publics de chacune de nos régionales. À cela, nous devons ajouter les 185,5 heures dites « de mouvement », soit des heures d’activités coordonnées par la structure faîtière et accomplies sur une part représentative de notre territoire d’action. L’ensemble cumule 2 518,5 heures d’activités pour 2025.
Par obligation décrétale, nous devons accomplir au total 2 180 heures d’activités annuelles. Nous nous félicitons d’avoir pu honorer notre engagement en 2025. D’autre part, notre cahier des charges en Axe 1 nous impose d’organiser 10 activités ouvertes au grand public et réparties dans nos différentes antennes régionales, ainsi que deux activités communautaires impactant un large public et rayonnant sur l’ensemble de notre territoire d’action. En 2025, nous avons réalisé 25 activités grand public ainsi que nos deux activités communautaires : Les Voix du Doc #4 et le Festival Coupe Circuit, 7e édition – Les Comités de sélection.
De façon synthétique, le tableau ci-dessous reprend les activités réalisées par les différentes régionales en 2025 :


Pour une meilleure photographie de nos activités, dressons sommairement la situation de nos antennes régionales :
• La Régionale de Bruxelles, installée à Anderlecht, développe ses activités et son action sur l’ensemble du territoire de la Région de Bruxelles-Capitale. Reconnue pour ses activités radiophoniques, elle pratique aussi les ateliers vidéo et photo. Depuis 2024, elle développe des activités impliquant la pratique et la réflexion autour de l’utilisation des outils numériques contemporains, tels les réseaux sociaux. En 2025, elle a poursuivi les cycles de formations à la pratique radiophonique dans un contexte socioculturel, ainsi que ceux relatifs à l’utilisation pratique des réseaux sociaux, doublée d’une réflexion critique.
• La Régionale de Charleroi accomplit la large majorité de ses heures d’éducation permanente auprès des publics bénéficiaires des CPAS de Charleroi et de Marchienne-au-Pont. Pratiquant la vidéo et la radio, et expérimentant aussi les outils numériques, les trois animateurs de la régionale poursuivent leurs activités et leurs recherches en explorant l’outil IA dans divers ateliers d’éducation permanente.
• La Régionale de Tournai déploie ses activités avec un travailleur. Ses deux ateliers « historiques » sont menés auprès des publics atteints de handicap psy-
chique et des jeunes en situation de décrochage scolaire. En 2025, la régionale a continué à déployer ses activités autour de la radio.
• La Régionale de La Louvière développe ses activités d’éducation permanente avec un animateur qui travaille principalement la vidéo et la radio auprès de publics très variés. Depuis plus de quatre ans, la régionale étend désormais ses actions à la région montoise.
• La Régionale de Libramont a longtemps concentré ses activités autour de la réduction de la fracture numérique. En 2025, elle a affirmé ses compétences audio et a développé des ateliers podcast autour de sujets relatifs aux droits des femmes. Comme les années précédentes, la régionale développe un projet féministe qui aboutit à un événement grand public autour du 8 mars. Elle participe également activement aux activités coordonnées par la structure faîtière : Les Voix du Doc et le Festival Coupe Circuit.
• La Régionale de Liège développe ses activités d’Éducation permanente autour de la photo et de la vidéo, en partenariat avec un réseau d’associations locales. Ses ateliers, ouverts à des publics variés, articulent pratique technique, réflexion critique sur les images et expression citoyenne. La Régionale s’investit également chaque année dans le Festival des Enfants terribles de Huy, où elle anime un atelier

de reportage vidéo : en 2025, un groupe d’adultes a ainsi réalisé un film couvrant la 13e édition du festival, projeté lors de la clôture de l’événement.
Zoom sur trois ateliers
ÉMISSION RADIOPHONIQUE « LA CUISSE DE JUPITER » — BRUXELLES
Atelier radio féministe et participatif — en partenariat avec Radio Panik
Contexte
La Cuisse de Jupiter est une émission de radio féministe et participative enregistrée au COOP, à Anderlecht. Elle est née de notre collaboration avec Vie Féminine dans le cadre du projet de clip vidéo « Libre », réalisé et diffusé en 2024 dans le contexte
de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. L’émission a donc démarré fin 2024, avec un groupe de femmes volontaires de tout âge et d’origines diverses. Ce projet vise à offrir un espace d’expression et de réflexion aux citoyennes, en lien avec les luttes féministes contemporaines. L’émission entend favoriser la prise de parole des femmes, rendre visibles leurs luttes et amplifier les voix militantes. Nous avons fait appel à la participation volontaire de citoyennes et du public féminin de nos partenaires en éducation permanente dans l’idée de mettre sur pied un programme radiophonique participatif et inclusif. Le processus nous a permis de constituer un noyau dur qui construit collectivement les émissions dans lesquelles les préoccupations des participantes sont au cœur des contenus. L’émission explore différentes thématiques liées au féminisme : luttes sociales, corps et sexualités, violences de genre, représentations médiatiques, travail et précarité.
Stratégies et contenus
Grâce à des méthodes participatives et à la dimension inclusive du projet, les participantes s’approprient les outils de création radiophonique, ainsi que les codes et la production audio, afin de gagner en autonomie dans l’expression de leurs idées et de leurs luttes. Elles sont initiées à des techniques d’interview et d’animation pour structurer une parole engagée et affiner la transmission des messages et débats liés aux questions féministes.
Les thématiques abordées, l’identité de l’émission et les chroniques qui la constituent sont définies collectivement en fonction des préoccupations des participantes : le corps et les sexualités des femmes âgées, le travail, les représentations médiatiques, la précarité du logement, les enjeux politiques. Un cadre bienveillant est mis en place pour accueillir toute nouvelle participante. Un temps d’échange et de transmission des connaissances est assuré par les participantes les plus expérimentées.
L’objectif est clairement de favoriser et de valoriser la participation citoyenne en offrant un espace où les femmes peuvent partager leurs vécus, leurs luttes et leurs analyses ; de créer un espace d’échange et de transmission intergénérationnel pour croiser les expériences et les regards féministes d’hier et d’aujourd’hui ; de développer un regard critique et décomplexé sur la place des femmes dans l’espace médiatique en proposant une alternative à la parole dominante via l’humour. Nous encourageons l’inscription des luttes féministes dans une dynamique de diffusion et de mobilisation via la radio, un outil qui encourage l’action collective. Nous avons établi un partenariat avec Radio Panik pour diffuser et rendre visibles nos émissions auprès d’un large public.
Bilan
L’émission a été co-construite et menée avec enthousiasme par les participantes tout au long de l’année 2025. Chaque mois, elles ont animé une
émission dont la vocation est de porter un regard féminin sur un ensemble de problématiques sociétales et culturelles qui touchent les femmes. L’émission mêle témoignages intimes, analyses critiques, interviews de femmes inspirantes et expérimentations sonores. Elle explore l’actualité, les vécus personnels et les luttes collectives dans une perspective résolument féministe et loin des formats journalistiques traditionnels.
Le succès de l’émission auprès des participantes ne s’est pas démenti, bien au contraire. De nouvelles femmes sont venues rejoindre le collectif. Il s’agissait alors d’« ouvrir un espace de parole aux femmes, pour qu’elles puissent parler de tout ». L’émission se poursuit en 2026 avec le même enthousiasme, le même engagement et le même taux de participation. L’émission est diffusée sur Radio Panik 105.4 FM tous les premiers lundis du mois de 11h à 12h. Retrouvez les émissions de La Cuisse de Jupiter ici : https ://bruxelles.gsara.be/activites/la-cuisse-dejupiter/
Et directement sur Radio Panik ici : https ://www.radiopanik.org/emissions/la-cuissede-jupiter/
TOURNAI : BRIC À BRAC ET INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
Atelier média et recherche citoyenne sur l’IA — en partenariat avec le Bric à Brac
Contexte
Le Bric à Brac, espace d’accueil convivial, participatif et associatif, lieu de lien, s’adresse à des personnes adultes en situation de vulnérabilité psychique, résidant en habitations protégées ou en logement privé. Le GSARA Tournai entretient avec le Bric à Brac un partenariat bien établi depuis de nombreuses années. En 2025, le groupe a décidé de s’intéresser à l’intelligence artificielle, à la suite de la visite de l’exposition TournAI de Dorian Leynen, dans le cadre d’Arts dans la Ville 2024. À la fois inquiets et

fascinés par l’émergence de l’IA — et pour beaucoup confrontés à une fracture numérique — les membres du groupe ont réfléchi pendant plusieurs semaines à la manière d’aborder le sujet.
Stratégies et contenus
Le groupe a mis en place une revue de presse hebdomadaire, au cours de laquelle chaque article traitant de l’IA était analysé et discuté collectivement. Cela a permis, dans un premier temps, de maintenir le groupe informé de l’actualité, mais aussi de revenir aux sources et de mieux comprendre les enjeux de fond. Le groupe a ensuite décidé de questionner les citoyens sur l’omniprésence de l’IA : à la fois comme sujet médiatique, mais aussi comme réalité de la vie quotidienne. Pour ce faire, il a constitué un « Laboratoire de Recherche sur l’Intelligence Artificielle », dont les missions sont de s’interroger collectivement sur l’IA, d’interroger un panel de personnes et de publier un rapport.
Les outils décidés et mis en place par le groupe comprennent un questionnaire structuré abordant quatre sous-thèmes en lien avec l’IA : la santé, l’em-
ploi, l’éthique/la vie privée et la robotique. Ces thématiques sont directement issues des questionnements des membres du groupe, qui font, selon eux, écho à des préoccupations largement partagées.
De plus, le groupe a utilisé une série de cinq images générées par l’IA comme support pour aborder la question de la manipulation de l’image. Au total, 81 personnes ont été interrogées durant la première semaine de juillet. Les données ont ensuite été analysées et mises en page sous forme de rapport. Le groupe a eu recours à l’IA pour l’accompagner dans ce travail. Il a constaté que le résultat n’était pas toujours à la hauteur de ses attentes et qu’un important travail de correction manuelle était nécessaire.
Bilan
Les résultats de cette recherche ont été exposés durant la manifestation Arts dans la Ville, organisée à Tournai au mois d’octobre. Ils comprenaient, entre autres, les rapports imprimés, des affichages, des images de robots générées par l’IA à partir des réponses des citoyens, et la diffusion du micro-trottoir audio réalisé pendant la semaine d’enquête auprès de passants n’ayant pas le temps de répondre au
questionnaire écrit. Le vernissage de l’édition 2025 a rencontré un très beau succès, et les échanges ont été riches, respectueux et stimulants. Le groupe était ravi d’avoir approfondi le sujet et d’avoir pu développer un regard plus nuancé, critique et éclairé sur l’IA en général.
LUXEMBOURG : UN PODCAST DE TROIS
ÉPISODES SUR L’ÉVOLUTION DES DROITS DES FEMMES
Atelier podcast — Régionale de Libramont/Luxembourg
Contexte
La Régionale de Luxembourg est engagée depuis quelques années dans une réflexion autour de la mémoire et dans des activités féministes. À la suite d’un atelier sur les voix du documentaire, les participantes ont exprimé leur désir de s’exprimer à travers la radio. Elles ont décidé ensemble d’aborder, sous forme de podcast, divers sujets sociaux relatifs aux droits des femmes aujourd’hui, sans perdre de vue la dimension historique. Le groupe a choisi de structurer les podcasts selon les différents droits décrits dans les roll-ups dédiés à l’histoire des droits des femmes qu’un groupe de seniors avait créés lors d’un précédent projet : le droit au travail, le droit de porter un pantalon et le droit de vivre à l’abri des stéréotypes de genre, qui constituent les thématiques de chacun des trois épisodes.
Stratégies et contenus
Avant de se lancer dans la réalisation du projet podcast, le groupe a pris le temps de s’approprier le contenu du roll-up, afin de bien comprendre l’historique des droits identifiés. Cette étape a permis à chacun de se familiariser avec le contexte législatif et sociétal, et ainsi de mieux situer l’importance de ce combat dans l’évolution des droits des femmes. Pour traiter chacun des sujets, le groupe a mis en place le même dispositif méthodologique : la réalisation d’un micro-trottoir, qui permet non seulement
de recueillir l’opinion spontanée des passants, mais également de les sensibiliser à la réalité historique. Pour lancer le premier épisode, les participantes ont choisi de se pencher sur le droit au travail. Afin de nourrir leur réflexion, elles ont commencé par écouter une émission des années 1970 consacrée à la place des femmes dans le monde professionnel. Ce retour en arrière a suscité de nombreuses réactions et une envie collective de comparer les discours d’hier avec ceux d’aujourd’hui. C’est ainsi qu’en 2025, plus de cinquante ans après la diffusion de cette émission, les participantes ont décidé de reprendre les mêmes questions et de les poser à nouveau dans l’espace public.
Le deuxième épisode a été consacré au droit pour les femmes de porter un pantalon. En complément du micro-trottoir, le groupe a souhaité enrichir son approche en allant à la rencontre des résidents du home Jamotte, à La Roche-en-Ardenne, en menant des entretiens intergénérationnels permettant de recueillir des témoignages sur l’évolution des mentalités et des pratiques vestimentaires au fil du temps. Cette étape a aussi contribué à valoriser la mémoire des aînés. Le troisième épisode, consacré au droit de vivre à l’abri des stéréotypes de genre, a permis d’identifier les représentations et les perceptions des citoyens interrogés à propos des rôles assignés à chaque genre.
Bilan
À l’issue de ces enregistrements, le groupe s’est réuni afin d’écouter l’ensemble des prises de son. Ce temps collectif de « dérushage » constitue une étape essentielle pour sélectionner les extraits les plus pertinents et représentatifs qui contribueront à la création d’un podcast engagé, à la croisée du documentaire sonore et de la mémoire collective. Il est suivi d’un travail de montage en commun, qui favorise la participation de chacun, la mise en valeur des différents points de vue et l’appropriation collective du projet. Ces podcasts seront diffusés lors de la Journée internationale des femmes en 2026.


Actions coordonnées par la structure faîtière
JURYS CITOYENS EXPORTÉS
Contexte
Après avoir expérimenté, répété et perfectionné le projet « Jurys citoyens » au sein des festivals à l’initiative du GSARA (« Filmer à tout prix » d’abord, « Coupe Circuit » ensuite), nous proposons, depuis quelques années, le programme à d’autres festivals, implantant cette expérience unique d’éducation aux médias et de médiation culturelle au sein d’événements importants, augmentant ainsi le rayonnement de cette activité en Fédération Wallonie-Bruxelles.
Pour rappel, les Jurys citoyens offrent à des personnes en situation de précarité, souvent éloignées des activités culturelles, la possibilité de constituer un jury au sein d’un festival d’œuvres audiovisuelles.
Les participants reçoivent un programme d’initiation
au langage filmique et documentaire, prennent part active à l’événement public, échangent, débattent et font entendre leur voix en remettant un prix au film qu’ils ont plébiscité ensemble.
En 2025, nous avons exporté le programme des jurys citoyens à trois festivals réputés : le Festival International du Film de Mons (LIFF), le Brussels Short Film Festival (BSFF) et, pour la troisième année consécutive, le Festival de cinéma méditerranéen de Bruxelles, Cinemamed.
FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM DE MONS (LIFF) — 7 AU 15 MARS 2025
Pour cette édition, le GSARA La Louvière et Article 27 Mons-Borinage ont uni leurs forces pour mettre sur pied un jury citoyen constitué de 11 personnes dans le cadre du Festival de Mons 2025 (Love International Film Festival – LIFF). En plus des bénéficiaires du CPAS de Frameries, le groupe était constitué de participants aux profils divers soutenus par des asso-


ciations spécialisées : des personnes fragilisées en santé mentale (Atelier Espace 47b) et des personnes sans domicile fixe (Maison Saint-Paul). Tous se sont fortement impliqués dans cet événement culturel. Après une initiation au langage cinématographique, le groupe a été confronté durant le festival à des films d’auteur qui favorisent le développement de la tolérance et du regard critique. Alternant visionnements et temps d’échanges argumentés, ils ont pu construire collectivement un positionnement critique culturel qui a abouti à l’octroi du prix du Regard citoyen au film “Second life”, de Laurent Slama. Remettre un prix, c’est aussi procéder à un exercice démocratique décisionnel, ce à quoi les participants ne sont pas habitués. Cela permet d’apporter de la nuance dans la façon d’appréhender des décisions communes.
BRUSSELS SHORT FILM FESTIVAL (BSFF) — 24 AVRIL AU 3 MAI 2025
Le GSARA participe une année sur deux (années où le Festival Coupe Circuit du GSARA ne se tient pas) au BSFF. En 2025, huit personnes d’origines
et d’âges divers, dont certaines bénéficiaires des CPAS de Bruxelles et de Forest, ont constitué le jury citoyen du Festival du court métrage de Bruxelles. Après avoir bénéficié d’une initiation aux bases du langage audiovisuel, ils ont visionné ensemble, analysé et débattu autour de la cinquantaine de courts métrages de la compétition nationale. Durant le festival, le groupe a également pu rencontrer et échanger avec d’autres jurys professionnels ainsi qu’avec des réalisateurs. À la fin de l’événement, le groupe a délibéré pour désigner le gagnant, avec pour objectif de récompenser un film faisant écho aux enjeux citoyens d’aujourd’hui. Le Prix du regard citoyen a été décerné au court métrage “Futur antérieur”, des réalisateurs Amélie Navarro et Gaëtan d’Agostino, lors de la cérémonie de clôture. Parallèlement à son travail de jury, un des participants, Blaise Fevry, est parti avec enthousiasme à la rencontre des autres jurés et des coulisses du festival et a réalisé le podcast suivant : https ://bruxelles.gsara.be/activites/ jury-citoyen-2025/

FESTIVAL MÉDITERRANÉEN
DE BRUXELLES (CINEMAMED) — 27
NOVEMBRE AU 5 DÉCEMBRE 2025
En 2025, le GSARA a mis sur pied un jury citoyen dans le cadre de la 25e édition du festival Cinemamed. C’est la 4e fois consécutive que les organisateurs du festival et leur partenaire le CBAI nous font confiance et nous témoignent leur intérêt pour une initiative qui s’inscrit parfaitement dans les objectifs du festival : l’inclusivité, la réflexion et l’échange à travers le cinéma. Constitué de 7 participants volontaires d’âges et de milieux socioculturels divers, les membres du jury citoyen se sont engagés durant deux semaines dans un parcours intense qui alternait visionnement des 8 films de la compétition officielle et temps d’échange critique et de délibération. Le jury citoyen a remis le prix du Regard citoyen au film de Meryem Benm’Barek, “Derrière les palmiers”. Concernant notre partenariat avec le CFA, contrairement aux années précédentes, les stagiaires motivés par notre activité étaient pour la plupart des adultes d’âge moyen tenus par des obligations familiales. Ils n’ont donc pas pu intégrer le jury citoyen,
le festival se déroulant sur 8 jours consécutifs avec des projections principalement en soirée.
Bilan
La valeur citoyenne et la portée sociale et culturelle de notre activité « Jury citoyen » ne sont plus à démontrer. Cette année encore, les Jurys citoyens ont rencontré un véritable succès, tant pour les participants que pour les organisateurs des festivals dans lesquels ils se sont impliqués. Cette expérience s’inscrit dans une dynamique collective forte, favorisant la rencontre, le partage de sensibilités et la construction collective d’un point de vue critique. Très valorisante pour ceux qui s’y engagent, elle encourage l’ouverture, l’investissement et la participation de citoyens souvent peu exposés aux manifestations culturelles de leur région.
Néanmoins, cette année et pour la première fois, nous n’avons pas pu constituer, avec notre partenaire Article 27, un jury citoyen pour l’édition 2025 du Festival des Enfants Terribles de Huy. Les mesures d’austérité économiques prises par le gouverne-

ment actuel ont un réel impact sur la disponibilité des citoyens émargeant aux CPAS, à qui nous adressons nos activités en priorité. En dépit de cette réalité peu favorable, nous avons pu proposer un atelier vidéo à destination d’un groupe d’adultes pour faire un reportage de la 13e édition du festival Les Enfants Terribles de Huy, qui s’est tenue du 16 au 19 octobre 2025. Le film a été projeté à l’occasion de la clôture du festival. Lien vers le film : https ://vimeo.com/1133416534
LES VOIX DU DOC #4 : LA RADIO CITOYENNE DU MOIS DU DOC
Contexte
Depuis quelques années, en novembre, le Centre du Cinéma de la Fédération Wallonie-Bruxelles organise le Mois du Doc : vaste opération de promotion et de mise en valeur du documentaire belge francophone. En 2022, notre association s’est inscrite à cet évé-
nement en créant Les Voix du Doc, la radio citoyenne du GSARA. Inspirée par notre pratique grandissante en matière d’ateliers radiophoniques et l’histoire du GSARA en tant que producteur de documentaires de création, l’émission Les Voix du Doc a pour but de donner la parole aux participants d’ateliers d’éducation aux médias à Bruxelles et en Wallonie. Tous visionnent les mêmes documentaires, programmés dans le cadre du Mois du Doc, et en débattent à la radio dans la bienveillance, le respect de la parole de chacun et la bonne humeur.
Désormais bien ancrée dans la dynamique du GSARA, l’émission reprend chaque année en novembre et a été une fois de plus un franc succès auprès de nos publics. En 2025, et pour la 4e édition, cinq groupes de citoyens volontaires se sont engagés pour quatre émissions durant le mois de novembre : à Bruxelles en partenariat avec le Club 55 à Anderlecht, au Luxembourg, à Mons en partenariat avec Art.27, à Charleroi avec le groupe du Passage 45 (Centre Public d’Action Sociale de Charleroi), ainsi qu’avec une classe de l’Institut d’Études Supérieures Artistiques Saint-Luc de Tournai.




Stratégies et contenus
Tous nos participants suivent, dans un premier temps, un parcours d’initiation à la pratique radiophonique et au débat argumenté autour de films documentaires. Ensuite, ils visionnent des films programmés dans le cadre du Mois du Doc, qu’ils choisissent eux-mêmes. Ils préparent et élaborent leurs émissions : synthèse des avis, chroniques, billets d’humeur, choix musicaux, etc. Deux ou trois groupes participent simultanément et en direct à chacune des émissions animées par un duo d’animatrices du GSARA. Les émissions ont lieu un jeudi par semaine durant tout le mois de novembre. Cette année, deux des émissions ont été réalisées dans le studio monté dans les locaux du Club 55 à Anderlecht, et les deux autres dans ceux du GSARA Charleroi. Les œuvres documentaires choisies sont débattues tant sur leurs qualités cinématographiques que sur les points de vue qu’elles expriment à propos des thématiques de société contemporaines qu’elles traitent. Pour cette 4e édition, les films sélectionnés
ont abordé les thèmes de l’analphabétisation, de l’intelligence artificielle, du sort des femmes ayant subi des violences conjugales, de la transition de genre, de l’engagement militant pour la défense de l’environnement, de la disparition des cafés populaires bruxellois et de la persistance de la violence dans des régions marquées par l’histoire de l’esclavage.
Les émissions sont diffusées en direct sur Radio Panik (Bruxelles), Radio Alma (Bruxelles), Radio Air Libre et Centre FM (Région Centre). Elles sont ensuite rediffusées sur Radio Campus, Centre FM et 48FM.
Retrouvez les émissions ici : https ://gsara.be/ateliers-medias/les-voix-du-doc-4/
Bilan
Chaque édition des Voix du Doc se clôture par un temps d’évaluation. Pour des raisons pratiques indépendantes de notre volonté, nous n’avons pas pu organiser en 2025 de rencontre collective d’éva-

luation. Les participants ont néanmoins répondu à un questionnaire collectif et individuel. Le bilan est positif et met en évidence la qualité du temps de préparation des émissions (initiations au langage filmique et radiophonique, découverte de thématiques, visionnage des films, débats et construction d’un point de vue critique), ainsi que l’expérience d’une expression libre durant les émissions en direct. Ils ont tous témoigné leur satisfaction d’avoir vécu l’émission comme étant la leur (co-construction des émissions, implication dans l’élaboration de leur conduite, liberté d’expression). Ce point essentiel illustre bien que l’émission répond à sa vocation citoyenne, que garantit la dynamique collective et participative mise en place tout au long du projet. Pour terminer, les participants ont pu suggérer des améliorations pour les prochaines éditions : davantage de temps d’atelier pour préparer les émissions, diffuser les émissions sur les ondes des radios locales, et organiser des rencontres entre les différents groupes avant, pendant et après les émissions. Nous nous félicitons de pouvoir réitérer cette activité communautaire en 2026.
FESTIVAL COUPE CIRCUIT, 7e ÉDITION — COMITÉS DE SÉLECTION
Contexte
Coupe Circuit, le festival en ligne des réalités sociales, a été lancé en 2015. Il est né d’une nécessité de diffusion de réalisations audiovisuelles et sonores associatives, alternatives, sociales et citoyennes. De nombreuses initiatives en Fédération Wallonie-Bruxelles débouchent sur la réalisation de documentaires sociaux, de fictions ou de créations sonores issus d’ateliers de participation citoyenne ou associés à des associations audiovisuelles. Or, beaucoup de ces réalisations sont rapidement confrontées à des problèmes de diffusion. Face à ces difficultés à faire voir et entendre, le GSARA a souhaité créer un espace consacré à ces œuvres témoins des réalités sociales actuelles, parce qu’elles sont le produit de l’expression citoyenne ou parce qu’elles traitent d’enjeux sociétaux majeurs. Plus que jamais, il s’agit de faire vivre, de faire voyager ces réalisations qui passent trop souvent inaper-


çues, et de démontrer que la culture a toute sa place dans une société plurielle et démocratique.
Stratégies et contenus
Le festival Coupe Circuit a lieu tous les deux ans. Il est essentiellement porté par notre public qui, de façon participative et avec l’accompagnement de notre équipe d’animateurs, mène de bout en bout la co-construction de la programmation. Par la suite, durant le festival, un jury citoyen est constitué pour plébisciter les 3 œuvres gagnantes.
L’année 2025 est consacrée aux préparatifs en amont de la 7e édition du festival qui se tiendra du 25 mai au 5 juin 2026. En août de cette année, nous avons lancé un appel à réalisations. Nous avons reçu 48 propositions de créations audiovisuelles, soit nettement moins que lors des deux dernières éditions. Ce résultat s’explique par le manque de moyens mis à notre disposition pour établir une campagne d’appel efficace. En effet, malgré toute la pertinence de notre projet au regard des exigences en matière d’éducation permanente et d’interculturalisme, et contre toute attente,

nous n’avons pas pu obtenir en 2025 le subside PCI (Promotion de la citoyenneté et de l’interculturalisme) qui nous avait été jusqu’ici octroyé pour financer le projet Coupe Circuit et les jurys citoyens.
En dépit de cette situation, nous avons reçu des œuvres qualitatives, satisfaisant pour la plupart à la ligne éditoriale du festival. C’est ainsi qu’une équipe interne au GSARA a retenu 35 propositions qui ont ensuite été transmises aux trois comités de sélection constitués à Luxembourg, à Tournai en partenariat avec le CIEP et à La Louvière (Boussu et Colfontaine) en partenariat avec Article 27. Deux comités ont reçu 12 œuvres et le troisième 11 œuvres à visionner. Après une initiation au langage filmique et documentaire, les comités ont participé à plusieurs séances de visionnage et de débat afin de retenir 3 productions destinées à intégrer la compétition finale. Leur programme d’activités continue en 2026 et s’intègrera dans la programmation de la journée de clôture prévue en juin 2026. Un rapport complet sur cette activité sera présenté dans le rapport d’activités 2026.
II.
ACTIVITÉS D’AXE 3 : OUTILS PÉDAGOGIQUES ET PRESTATIONS DE SERVICE
En 2025, le GSARA a réalisé quatre outils pédagogiques, six prestations de service et a aussi mis à disposition et communiqué à propos de son centre de documentation.
RÉGIONALE PROJET
Faîtière BELGICA BILADI
PARTENARIAT TYPE DE RÉALISATION
ULB Culture / CAL Outil pédagogique
Faîtière L’IA EN PERSPECTIVE CSEM
Faîtière IL ÉTAIT UNE FOIS MON PAPA
Faîtière LES ENFANTS DE LA VALLÉE
Faîtière CENTRE DE DOCUMENTATION
CAAP Culture
Zététique Théâtre asbl / Les ateliers de la colline
La Louvière ELLE ÉTAIT UNE FOIS Solidarité Femmes
Liège JE VOUS INVITE À LA MAISON Manifestations liégeoises / Interra asbl
Liège TRANSMISSIONS 2 MNEMA asbl
Tournai L’OR BLEU & LUMIÈRE !
Bruxelles 4 SITUATIONS, SES SOLUTIONS, DE L’IMPROVISATION
Bruxelles PARCOURS ENGAGÉS, CHEMINS INTÉRIEURS
Lire & Écrire Wallonie Picarde
DoucheFLUX asbl
Outil pédagogique
Outil pédagogique
Prestation de service
ACTIONS RÉALISÉES
Pré-production, Archives, Réalisation, Promotion/Diffusion, Animation CAL
Réalisation complète, Promotion/ Diffusion
Prises de sons, Mise en ondes, Post-production, Habillage, Promotion/Diffusion
Post-production sonore, Étalonnage
Centre de documentation Archivage, Numérisation, Mise en valeur, Mise à disposition
Prestation de service
Outil pédagogique
Prises de vues, Prises de sons, Montage
Écriture et préparation, Prises de vues, Prises de sons, Montage, Post-production sonore
Prestation de service Prises de vues, Prises de sons, Montage, Post-production
Prestation de service
Prestation de service
Plateforme Francophone du Volontariat
Prestation de service
Soutien à la mise en scène, Prises de vues, Prises de sons, Montage, Post-production, Étalonnage
Soutien à la mise en scène, Prises de vues, Prises de sons, Montage, Post-production
Formation à la prise de son, Aide à la conception initiale, Montage son, Mise en ondes, Mixage, Habillage graphique, Mise en ligne
Le GSARA dédie une partie de son action d’éducation permanente à la production d’outils à vocation pédagogique et de prestations de services en soutien du monde associatif. Tout naturellement, nous donnons aux activités sous cet axe une forme audiovisuelle : on y retrouve donc une série de productions et de services audiovisuels qui dépassent la simple assistance technique et s’accompagnent de méthodes d’animation, de co-construction avec les publics, ancrées dans la philosophie et l’éthique de l’éducation permanente, avec une visée de réflexion, de mobilisation politique et de changement.
D’une année à l’autre, au gré des rencontres, des thèmes que nous souhaitons aborder, des partenariats associatifs que nous cherchons à consolider ou qui viennent à nous pour la première fois, nous produisons des vidéos, des podcasts, des films longs et courts métrages (principalement documentaires), certains accompagnés par des dossiers pédagogiques et rendus visibles sur notre catalogue en ligne. En parallèle de cette intense activité de production et de coproduction, nous avons une activité de diffusion qui mobilise le coordinateur d’Axe 3, notre équipe communication, les partenaires, et parfois encore les groupes de participants, les animateurs et les techniciens. Notons malheureusement qu’en 2025, notre équipe de diffusion a été largement affaiblie, entre autres par la maladie de longue durée qui a frappé la responsable de diffusion. Cette activité de diffusion de productions issues des années précédentes a été particulièrement soutenue en 2025 pour les productions Vivre pour des idées (2023), Sous les coûts (2024) et Bienvenue dans le monde des femmes (2024), que vous pouvez toutes retrouver sur notre site web.
Si les sujets et thèmes varient d’une année à l’autre, nos actions en Axe 3 poursuivent le fil rouge qui fait l’ADN du GSARA : l’analyse des représentations médiatiques et la déconstruction des stéréotypes à travers le langage audiovisuel. En dialogue organique avec notre action de terrain, nos outils pédagogiques et culturels s’inscrivent dans les trois thématiques qui régissent la majeure partie des actions du GSARA en éducation permanente : l’utilisation des
médias audiovisuels pour éduquer aux médias ; agir et réfléchir sur la Mémoire ; favoriser l’émergence des paroles citoyennes occultées.
Le rôle de l’Axe 3 étant notamment d’être au service de l’action associative et de la construction collective de ses savoirs, nos prestations de service concrétisent le déploiement des forces et de l’expérience du GSARA pour renforcer l’action de partenaires eux aussi inscrits dans une philosophie d’éducation permanente. Les savoirs et l’expertise du GSARA leur façonnent des écrins pour aboutir et faire resplendir leur travail, décuplant ainsi l’impact et la portée de leurs missions de revendication et de plaidoyer.
Regroupées par thématiques, nous détaillons ici plusieurs réalisations marquantes de l’année 2025 :
Thématique 1 – Éducation aux médias
Depuis sa création, le GSARA décortique, analyse et interroge les médias audiovisuels : leurs origines, leurs modes de production et de fonctionnement, leurs objectifs, leur langage, leurs effets et leurs impacts. Dans le cadre de nos outils pédagogiques, nous mettons notre expérience et notre savoir des médias audiovisuels au service d’un point de vue et de la transmission d’un ensemble de connaissances, toujours dans le but de participer à la formation d’un jugement critique pour davantage de démocratie. Depuis presque 10 ans, le GSARA accomplit une série d’actions destinées à outiller et à organiser une perspective critique et réflexive autour de l’avènement de l’ère numérique. Notre revue Optiques (avec une ligne éditoriale resserrée autour des questions audiovisuelles et numériques contemporaines), nos campagnes de sensibilisation se sont centrées sur des problématiques liées à la place croissante des technologies numériques dans nos sociétés. Après notamment un outil sur la numérisation des services publics en 2023, nous avons travaillé en 2024 et 2025 sur la démultiplication et l’accès soudain massif aux technologies d’intelligence artificielle.

Notre plateforme L’IA EN PERSPECTIVE, détaillée en début de ce rapport (partie Focus), constitue l’outil majeur réalisé dans cette thématique en 2025.
Thématique 2 – Action et réflexion sur la Mémoire
Chaque année, le GSARA accomplit un nombre significatif d’actions qui visent à collecter, conserver et interroger la mémoire, et notamment la mémoire populaire, ce qui rejoint d’ailleurs une nouvelle manière de travailler l’Histoire — éloignée du champ universitaire — que l’on appelle l’Histoire publique. Dans un environnement médiatique en constante évolution, la transmission des événements passés est aussi liée à la mémoire des outils et des contenus. Il est important, dans ce contexte, de pouvoir conserver la mémoire sociale des luttes pour les droits et pour la justice sociale en œuvrant pour la transition de ces contenus vers les nouvelles technologies et les rendre accessibles à tous.
En ce sens, nous avons accompli au cours des dernières années un travail colossal de numérisation et d’archivage de nos contenus. Nous travaillons dé-
sormais à valoriser ces archives via plusieurs procédés (rubrique dans notre trimestriel, projet avec la Sonuma, montages d’archives dans divers contenus…). En 2025, en région de Bruxelles-Capitale, la thématique de la Mémoire a été travaillée avec les émissions de radio Belgica Biladi à propos des 60 ans des accords entre la Belgique et le Maroc, des émissions enrichies d’extraits tirés des archives du GSARA. D’autre part, nous avons coordonné un travail de longue haleine autour d’un outil pédagogique ambitieux qui s’appuie sur le podcast La Mallette verte, sorti fin 2023.
BELGICA BILADI - UNE HISTOIRE BELGOMAROCAINE
Série d’émissions radiophoniques – 6 × 1h – En partenariat avec U.L.B. Culture et le Centre d’Action Laïque
En complément de l’exposition et de la parution du livre Belgica Biladi, le GSARA s’est associé au Centre d’Action Laïque et à U.L.B. Culture afin de réaliser une série d’émissions radio en 6 épisodes d’une heure autour de l’histoire de l’immigration marocaine en Belgique. Belgica Biladi : Une histoire belgo-marocaine explore les liens historiques entre la Belgique


et le Maroc en s’appuyant sur des témoignages et des analyses d’experts. Chaque épisode aborde une facette des enjeux de l’immigration marocaine en Belgique, de l’arrivée des travailleurs marocains aux luttes sociales et culturelles contemporaines. De nos jours, il est important de rappeler les raisons et contextes d’une vague d’immigration, de raconter comment la société belge l’a accueillie et tous les bienfaits qui ont découlé de cette interculturalité.
Voici les résumés des contenus :
Épisode 1 — Le Maroc, pays de migrations
Des échanges historiques dès le XIXe siècle au rôle méconnu des soldats marocains dans les guerres mondiales, jusqu’à l’installation massive des Marocains en Belgique dans les années 1960. Invités : Sylvie Lausberg (historienne et psychanalyste), Mohamed Charef (géographe-urbaniste, expert des migrations), Merouane Touali (consultant en communication et relations publiques).
Épisode 2 — De l’appel à la migration jusqu’à sa stigmatisation
Encouragée dans les années 1960, l’immigration marocaine est ensuite touchée par la crise économique et la montée des discriminations dans les années 1970. Invités : Ahmed Medhoune (commis-
saire général de l’exposition « Belgica Biladi »), Khiti Benachem (ancienne journaliste RTBF), Mehrdad Taghian (réalisateur).
Épisode 3 — Le multilinguisme à la marocaine
L’interaction entre langues européennes, arabes et amazighes façonne une identité linguistique riche et dynamique, portée par des artistes et des écrivains. Invités : Abdeslam Manza (rappeur et slameur), Nora Balile (poétesse et comédienne).
Épisode 4 — La double identité
Les générations issues de l’immigration naviguent entre racines marocaines et quotidien belge, avec des questionnements sur la réussite, la transmission et la religion. Invités : Andrea Rea (professeur de sociologie à l’ULB), Wahiba Yachou (créatrice de contenus et fondatrice de TaQsera).
Épisode 5 — La lutte pour les droits sociaux et politiques
Dès les années 1970, associations, syndicats et artistes se mobilisent pour défendre les droits des immigrés et lutter contre le racisme. Invités : Ahmed Medhoune (commissaire général de l’exposition « Belgica Biladi »), Andrea Rea (professeur de sociologie à l’ULB).


Épisode 6 — L’immigration au féminin
Longtemps invisibilisées, les femmes marocaines ont joué un rôle clé dans les combats pour l’égalité et l’émancipation, en Belgique comme au Maroc. Invitées : Fatiha Saïdi (experte en genre et ancienne élue), Hajar Oulad Ben Taib (chercheuse à l’UCLouvain).
Toutes les associations partenaires ont effectué un lancement conjoint des émissions. Le GSARA a réalisé huit capsules destinées à promouvoir les émissions sur les réseaux sociaux. Plusieurs des invités sont des artistes suivis en Fédération Wallonie-Bruxelles et ont relayé les contenus. À Bruxelles, les émissions ont été diffusées sur Radio Panik et Radio Campus.
La page de notre site : https ://gsara.be/outils-reflexion/belgica-biladi/
LA MALLETTE VERTE — LE LIVRET PÉDAGOGIQUE
En collaboration avec Perrine Sokal, MNEMA asbl et la cellule Citoyenneté, Mémoire et Démocratie de la Fédération Wallonie-Bruxelles
En 2023, le GSARA a produit le podcast historique
La Mallette verte, dédié à l’exploration d’un secret de famille qui mène sur la piste de marchands d’art et de faussaires dans le cadre des persécutions des juifs dans l’Autriche des années 1930. Une manière contemporaine et personnelle de revisiter et de transmettre l’Histoire. Après un accueil critique chaleureux dans la presse et les médias (La Libre Belgique, France Inter, Télérama…), ce podcast réalisé par Perrine Sokal cumule près de 50 000 écoutes. En 2025, nous nous sommes associés à MNEMA asbl (Liège) et à la cellule CiMéDé (Citoyenneté, Mémoire et Démocratie) de la Fédération Wallonie-Bruxelles afin de consacrer un dossier pédagogique d’envergure qui s’appuie sur ce travail radiophonique. Cette somme de plus de 120 pages a nécessité un an de travail et vient d’être mise en ligne ; elle est plus particulièrement destinée aux élèves du 3e degré du secondaire.
Thématique 3 – Favoriser
l’émergence des paroles citoyennes occultées
Les populations précaires et marginalisées ne bénéficient que très rarement d’espaces d’expression et d’écoute pour faire entendre leurs points de vue sur la société dans laquelle elles évoluent et leurs revendications pour une vie plus digne et plus juste. En leur ménageant un espace d’expression et d’écoute grâce à l’accès à des moyens médiatiques audiovisuels et numériques, le GSARA favorise le droit et l’accès à la culture ainsi que les possibilités d’expression dans le débat public. Cette thématique d’action se déploie bien sûr dans nos ateliers, et nous la développons aussi dans le cadre de nos outils pédagogiques et de nos prestations de service. Il s’agit, le plus souvent en partenariat avec d’autres associations, d’organiser nos moyens techniques et humains pour mettre en scène et appuyer le message de ces populations occultées, afin qu’il parvienne de manière plus distincte, claire et solide dans l’espace public, augmentant ainsi sa portée auprès du grand public.. Voici quatre exemples de réalisations en 2025 :
IL ÉTAIT UNE FOIS MON PAPA
Collection de 5 œuvres radiophoniques — Lectures d’albums jeunesse par des pères détenus, mise en ondes par le GSARA — En partenariat avec la CAAP Culture
Outre la réalisation mensuelle de l’émission des personnes privées de liberté Le Cri, enregistrée au cœur de l’établissement pénitentiaire de Haren, le personnel du GSARA est aussi membre de l’assemblée générale de la Concertation des Associations Actives en Prison (C.A.A.P.), rebaptisée récemment C.A.A.P. Culture. Malgré toutes les difficultés de l’action culturelle en prison, le GSARA tient à garder ce lien pour préserver la dignité et les droits culturels des personnes détenues.
Diverses associations qui entretiennent le lien entre enfants et parents détenus et la CAAP Culture ont souhaité enregistrer des lectures de livres pour en-
fants. En première intention, ces contenus devaient être réservés au strict usage familial. Le GSARA a accepté de participer au projet, en contrepartie de pouvoir en faire un usage public, ce qui a été accepté sous réserve d’anonymisation des lecteurs. Nous avons tenu à porter ces résultats en public pour deux raisons : la première est que, selon nous, pour sensibiliser aux conditions des personnes incarcérées, il faut reconnecter ces personnes avec leurs pairs, les humaniser, les rapprocher de tout un chacun. Une grande majorité des parents connaissent le moment privilégié, le « cocon », de la lecture des histoires du soir. Partager ce moment humanise et rapproche terriblement auditeurs et personnes privées de liberté, au-delà des murs et des barreaux, via un sentiment profond et commun. L’autre raison tient à une critique médiatique : les illustrations sonores de livres jeunesse nous semblent en général bâclées et dépourvues d’intérêt, alors que le champ d’expérimentation est énorme. Nous tenions donc à relever cette mise en ondes, en tant que carte de visite de notre expertise, mais aussi pour transformer ces lectures en véritables outils d’éducation à l’écoute active et d’éducation aux médias.
Les histoires ont été enregistrées dans les prisons de Huy et de Jamioulx par l’équipe du GSARA Bruxelles. Toute la post-production a été réalisée à Bruxelles. Des versions destinées à un usage privé ont été transmises aux personnes concernées. Les versions destinées à un usage public ont été mises en ligne et le travail de diffusion vient de commencer. La page de notre site : https ://gsara.be/outils-reflexion/il-etait-une-fois-mon-papa/
JE VOUS INVITE À LA MAISON
Documentaire réalisé par le GSARA Liège — 20 minutes – En partenariat avec Interra asbl et Les Manifestations liégeoises
Le printemps liégeois de la culture voit des artistes venus de toutes les disciplines se donner rendez-vous au cœur de la ville pour proposer l’expression de leur talent et le partager avec le plus grand nombre. Réalisation du GSARA Liège, Je vous invite à la maison retrace le travail mené par Interra asbl,


une association dont la mission est de créer du lien entre personnes migrantes et habitants de Liège. À l’occasion de ce printemps liégeois de la culture, Interra a fait appel à l’artiste de renommée internationale Françoise Schein. À Liège, la plasticienne s’est retrouvée plusieurs semaines à la tête d’un projet d’ateliers participatifs menant à une vaste performance dans l’espace public où de nombreuses personnes ayant suivi un parcours migratoire se sont exprimées, notamment sur les atteintes à leurs droits fondamentaux dans les pays qu’elles ont fuis, ou encore à propos de leur accueil en Belgique. Interra et le GSARA étaient en contact permanent, l’équipe du GSARA documentant le processus à plusieurs dates clés afin de le retracer le plus fidèlement possible, mais aussi pour recueillir la parole des personnes migrantes participant au projet. Le caractère très visuel du travail mené conjointement avec Françoise Schein a inspiré l’équipe du GSARA pour la réalisation du film, qui bénéficie d’un univers visuel varié et inspiré. L’équipe du GSARA Liège était bien sûr présente lors de la manifestation finale. Le film a été projeté en boucle dans le cadre de l’exposition « Un portrait à rebours » consacrée à Fran-
çoise Schein au Grand Curtius de Liège, du 16 mai au 31 août 2025.
Lien vers la page de notre site web : https ://gsara. be/catalogue/projet/je-vous-invite-a-la-maison/222/
L’OR BLEU ET LUMIÈRE !
Deux captations théâtrales – 8 et 6 minutes – En partenariat avec Lire & Écrire Wallonie Picarde
Deux animatrices de Lire et Écrire Wallonie Picarde asbl ont contacté le GSARA afin d’effectuer des captations des spectacles courts qu’elles travaillaient avec trois groupes d’apprenants en alphabétisation (à Tournai, Ath et Lessines). Il s’agit d’un travail autour du théâtre d’ombres et d’un autre autour du théâtre de marionnettes. Les travaux des groupes n’aboutissant pas à des représentations publiques, il s’agissait de marquer un aboutissement, de garder une trace du travail effectué, de promouvoir les bienfaits de la pratique de formes théâtrales en éducation permanente, de valoriser le travail des participants et des animatrices et de lui fournir un écrin afin qu’il soit porté dans l’espace public.


Pour ce projet, notre animateur tournaisien Damien Seynave a été soutenu par les travailleurs de la faîtière. Une préparation technique a dû se mettre en place entre Damien, repéreur sur place, et l’équipe technique bruxelloise. Sur place, lors des deux tournages, l’équipe du GSARA a suppléé à quelques manques : malgré toute leur bonne volonté, ni les participants ni les animatrices n’avaient d’expérience de la mise en scène. En quelques heures (4 heures pour chaque captation), il a fallu rendre les spectacles compréhensibles par une audience externe, notamment en termes de progression dramatique. L’équipe du GSARA, grâce à son expertise à la fois audiovisuelle et en termes de travail socioculturel avec un public fragilisé, a réussi à tirer le meilleur du travail préalablement accompli dans des délais assez courts. Au cours du travail de post-production, Damien est allé montrer aux participants l’évolution du travail, ce qui leur a permis d’avoir une séance d’éducation aux médias, entrevoyant les possibilités de la post-production audiovisuelle et étant encouragés à formuler leurs retours.
L’Or Bleu et Lumière ! ont été dévoilés lors des événements festifs célébrant les 40 ans de Lire et Écrire Wallonie Picarde. Les participants étaient présents et ont pu relater et défendre leur parcours, leurs choix d’adaptation, leur travail et comment celui-ci les a stimulés pour se dépasser. Depuis, le résultat a été montré à de nombreuses reprises, notamment dans le cadre de la manifestation tournaisienne L’Art dans la ville, servant à la fois de mise en valeur des travaux de Lire et Écrire, des bienfaits de l’action culturelle dans un contexte socio-éducatif, et de mise en valeur des participants.
Retrouvez les résultats sur notre site web : https :// gsara.be/2025/10/13/lor-bleu-et-lumiere-captations-en-partenariat-avec-lire-et-ecrire-walloniepicarde/
PARCOURS ENGAGÉS, CHEMINS INTÉRIEURS
Podcast de 6 × 10 à 15 minutes – En partenariat avec la Plateforme Francophone du Volontariat
Depuis de nombreuses années, le GSARA a acquis une expertise concernant l’usage du médium radiophonique dans un contexte socioculturel, mais aussi en tant qu’accompagnateur à la création de podcasts ou encore à la création d’une web-radio. Le format « podcast » étant particulièrement populaire dans le secteur associatif et socioculturel, nous accompagnons chaque année plusieurs partenaires qui souhaitent utiliser ce moyen de communication, régi par ses propres codes et qui exige un certain savoir-faire technique.
La Régionale du GSARA installée au COOP à Anderlecht propose chaque année des formations à la création de podcast dans un contexte socioculturel. En 2025, deux travailleurs de la Plateforme Francophone du Volontariat (P.F.V.) ont suivi la formation. Suite à celle-ci, les responsables de l’association ont décidé de créer un podcast pour illustrer leur campagne annuelle de sensibilisation, sur le sujet : explorer les liens entre volontariat, bien-être et santé mentale. Face aux mutations sociales, à l’augmentation du stress, au sentiment d’isolement ou encore aux difficultés des organisations à encadrer et soutenir correctement leurs équipes, la santé mentale devient un enjeu incontournable pour le monde associatif : comment préserver la santé mentale de ceux qui donnent leur temps ?
Après la formation où les travailleurs de la P.F.V. ont appris à faire des prises de son correctes et tracé les lignes de force de leur podcast, les membres de la P.F.V. ont trouvé leurs témoins et effectué les enregistrements. Le GSARA a réalisé les habillages sonores, les mixages, l’habillage graphique et la mise en ligne. Parcours engagés, chemins intérieurs est une série en 6 épisodes (et autant de portraits), disponible sur plusieurs plateformes web. La page de notre site : https ://gsara.be/catalogue/projet/parcours-engages-chemins-interieurs/221/

III. ACTIVITÉS D’AXE 4 : CAMPAGNE « ADULTES CONNECTÉS, ENFANTS PROTÉGÉS »
Contexte et enjeux
La campagne « Adultes connectés, enfants protégés – Comprendre, guider et protéger, le numérique commence avec nous » a été lancée le 15 septembre 2025. Cette initiative visait à ouvrir une réflexion collective sur les effets de l’exposition précoce des enfants aux écrans, dans un contexte où les usages numériques se généralisent dès le plus jeune âge, tant à la maison qu’à l’école. Smartphones, tablettes, télévision connectée ou encore plateformes de streaming et de jeux en ligne occupent désormais une place importante dans le quotidien des familles, modifiant les habitudes, les interactions et les modes d’apprentissage.
Sans adopter une approche stigmatisante du numérique, la campagne invitait à interroger les pratiques de manière nuancée et constructive : comment, à quel moment, dans quel objectif et dans quel contexte les enfants utilisaient-ils les écrans ? Elle cherchait à dépasser les discours simplistes opposant « bons » et « mauvais » usages, en mettant en lumière la complexité des situations vécues par les parents, les éducateurs et les professionnels de l’enfance.
Les enjeux soulevés sont multiples. Sur le plan du développement, une exposition excessive ou inadaptée peut influencer le sommeil, la concentration, le langage ou encore les compétences sociales des enfants. Sur le plan éducatif, il s’agit de trouver un équilibre entre les potentialités pédagogiques du numérique (accès à l’information, outils interactifs, créativité) et les risques liés à une consommation passive ou non encadrée. Enfin, la question de l’accompagnement parental est centrale : tous les adultes ne disposent pas des mêmes repères ni des mêmes ressources pour encadrer ces usages.

Dans ce cadre, nous avons mis l’accent sur la responsabilité collective des adultes — parents, enseignants, institutions — dans la construction d’un environnement numérique sain et adapté. Cette campagne ouvre et encourage le dialogue, le partage de bonnes pratiques et le développement d’une éducation aux médias et au numérique dès le plus jeune âge. L’objectif n’est pas de bannir les écrans, mais de promouvoir un usage réfléchi, progressif et accompagné, permettant aux enfants de devenir des utilisateurs éclairés, critiques et autonomes.
Les objectifs
Les objectifs de cette campagne étaient d’ouvrir et de nourrir une réflexion collective sur l’exposition précoce des enfants aux écrans et, plus largement, sur leurs usages du numérique. Elle visait à sensibiliser les adultes (parents, professionnels de l’éducation et intervenants de terrain) à leur rôle central dans l’accompagnement des enfants face aux environnements numériques.

Plutôt que d’adopter une posture alarmiste ou culpabilisante, la campagne cherchait à promouvoir une approche équilibrée, fondée sur le questionnement et le dialogue : comprendre comment, quand, pourquoi et avec qui les enfants utilisent les écrans, afin de mieux encadrer ces pratiques. Elle avait également pour objectif de fournir des ressources fiables et accessibles pour soutenir les adultes dans cette démarche, favoriser la coéducation et contribuer à la mise en place d’un cadre d’usage du numérique à la fois réfléchi, cohérent et bienveillant.
Les outils
Des capsules vidéo ont été développées au format réseaux sociaux (filmé en portrait, de moins de 3 minutes) afin d’aborder différentes thématiques liées aux écrans et à leurs impacts sur les enfants. Les sujets traités incluaient notamment le développement cognitif, les relations sociales, l’interdiction du téléphone à l’école, le harcèlement en ligne et les enjeux de santé. Ces contenus ont été réalisés en collaboration avec les intervenantes suivantes :

• Bérénice Vanneste (Media Animation)
• Caroline Leterme (CERE)
• Nadège Bastiaenen (Child Focus)
• Sylvie Anzalone (ONE)
• Dominique Burgraeve (psychologue)
Le public a été invité à suivre les actualités de la campagne sur notre site et différents réseaux sociaux et à prendre part au dialogue afin de contribuer à une réflexion collective sur les usages numériques des enfants. Au total, 33 capsules vidéo ont été produites et diffusées tout au long de la campagne. Le 30 octobre, une interview avec la ministre de l’Éducation, Mme Glatigny, a été publiée. Cette entrevue s’inscrivait dans une réflexion plus large sur l’usage des écrans par les jeunes, en particulier dans le contexte scolaire. Elle a aussi été l’occasion d’aborder le récent Décret interdisant l’usage récréatif des smartphones durant le temps scolaire
entré en vigueur en Fédération Wallonie-Bruxelles lors de la rentrée 2025. Les thèmes abordés lors de l’interview étaient les suivants :
• Les raisons éducatives et sociales derrière l’interdiction des smartphones à l’école.
• Le lien entre technologies numériques, apprentissage et bien-être des élèves : comment ces outils influencent la concentration, les interactions ou encore la dynamique en classe.
• Les implications pratiques de la réforme, c’est-àdire comment elle modifie les relations entre élèves, enseignants et parents autour des usages du numérique.
La campagne s’est clôturée le 28 novembre 2025 avec la publication d’un guide pratique pour les parents, conçu pour soutenir, informer et accompagner les familles dans la gestion des usages numériques

et des écrans à la maison. Parmi les éléments inclus dans ce guide, on retrouve notamment :
• Écrans et enfants : que faut-il savoir ? Informations essentielles sur l’impact des écrans sur le développement des enfants.
• Guide de discussion parent-enfant sur les écrans. Conseils pour engager des conversations constructives et adaptées à l’âge de l’enfant.
• Mini contrat familial « écrans ». Un outil pratique pour établir des accords clairs entre parents et enfants sur les règles d’usage.
Diffusion et communication
Dans le cadre de la diffusion et de la promotion de la campagne, un important travail de communication a été mené auprès de différents acteurs du secteur éducatif et associatif en Fédération Wallonie-Bruxelles.
Au total, 39 associations de parents et d’élèves ont été contactées. 77 e-mails ont été envoyés à des ASBL dont les publics sont souvent éloignés des canaux de communication traditionnels, ainsi qu’à des médias et à la presse écrite, afin de renforcer la visibilité de l’initiative. Ces organisations se distinguent par leur ancrage de terrain et leur capacité à toucher des publics souvent peu représentés dans les débats publics, tels que les personnes en situation de handicap, les personnes peu ou pas scolarisées, les personnes migrantes ou encore les jeunes en rupture. Citons notamment RTA ASBL, La Ligue de l’Enseignement et de l’Éducation permanente, Lire et Écrire, le CPCP ou encore Inclusion ASBL. Des médias alternatifs et communautaires tels que Radio Panik et ZinTV ont également été sollicités pour relayer notre message dans des formats adaptés à leurs publics spécifiques.
Le secteur scolaire a fait l’objet d’une attention particulière, avec une diffusion étendue auprès des établissements :
• 545 écoles maternelles
• 145 écoles secondaires
Enfin, 33 maisons de quartier ont été contactées, ainsi que 62 crèches par e-mail.
Une newsletter de lancement a été envoyée le 7 octobre 2025 et le guide pratique a été partagé dans notre newsletter du 3 décembre 2025 qui comprend plus de 5 470 adresses e-mail inscrites. Notre liste de diffusion comprend les mandataires politiques (groupes politiques, députés, conseillers communaux en FWB et au niveau fédéral), les opérateurs culturels et les autorités publiques (Administration de la FWB, CSEP, CSEM et administrations communales), ainsi que les organisations et ASBL avec lesquelles nous avons établi des partenariats durant ces dernières années et des associations dédiées à l’Éducation permanente. Nos partenaires récurrents et les personnes ayant participé à l’élaboration de la campagne ont reçu notre mail de lancement leur demandant de partager notre message.
Ces actions témoignent d’une stratégie de diffusion large et structurée, visant à toucher à la fois les familles, les professionnels de l’enfance, le monde associatif et les établissements scolaires sur l’ensemble du territoire de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Résultats
Comme après chaque campagne, nous veillons à analyser les retombées concrètes de la campagne afin d’ajuster — le cas échéant — notre stratégie de communication pour les actions futures. Les résultats ont été relevés le 24 février 2026. À cette date, les capsules totalisent 22 898 vues toutes plateformes confondues, réparties comme suit :
• 4 507 vues sur YouTube
• 7 592 vues sur Instagram
• 10 799 vues sur Facebook
En termes d’engagement, les publications ont généré un total de 165 réactions « J’aime » (48 sur Instagram, 108 sur Facebook, 9 sur YouTube). Les capsules ont été partagées 56 fois, l’ensemble des partages ayant été réalisé sur Facebook. Ces résultats témoignent d’une bonne visibilité globale des contenus, avec une performance particulièrement marquée sur Facebook. L’interview de la ministre Glatigny a enregistré 88 téléchargements et vues, et le guide pratique de clôture 188 téléchargements et vues.
Interventions extérieures
Notre coordinatrice de l’Axe 4 a contribué à la visibilité de notre campagne à travers plusieurs interventions médiatiques et de terrain. Elle a accordé une interview à Aurélie Adam, rédactrice en chef de NRJ Belgique, dans le cadre du point info diffusé sur les antennes de NRJ, Chérie Belgique et Nostalgie Belgique. Cette capsule d’information, relayée en continu tout au long de la journée du 28 septembre 2025, a permis de toucher un large public de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Par ailleurs, une animation a été organisée par la Régionale de Charleroi dans le cadre de notre campagne, à l’occasion de la Walcourtoisie, le 21 octobre 2025. Enfin, notre coordinatrice est intervenue à la demande d’Inforfemmes le 5 novembre 2025, puis de Domino ASBL le 24 mars 2026. Ces rencontres ont permis d’aborder en profondeur les thématiques de la campagne et de soutenir une réflexion collective autour des enjeux soulevés.

IV. INTERVENTIONS
PUBLIQUES
En 2025, le GSARA a poursuivi et intensifié sa présence dans l’espace public, avec pas moins de 25 interventions réparties tout au long de l’année et sur l’ensemble du territoire de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ces interventions témoignent de la vitalité et du rayonnement de notre association, à travers ses différentes régionales (Bruxelles, Charleroi, La Louvière, Liège, Luxembourg et Tournai) ainsi que via sa structure faîtière.
Ces prises de parole publiques ont pris des formes variées : présentations du GSARA et de ses activités auprès de partenaires institutionnels et culturels, interviews et chroniques radio sur des antennes comme Radio Panik, Centre FM, Equinoxe FM ou

Radio Prima, participations à des festivals et événements professionnels tels que le Festival Millénium ou le Festival Cinemamed, articles de presse, conférences, animations et débats citoyens.
On notera en particulier la participation active de nos équipes aux rencontres professionnelles du secteur audiovisuel — notamment le Marché aux maisons et ateliers de production documentaire — ainsi que des collaborations originales avec des partenaires variés, de la Maison de l’Histoire Européenne à Bruxelles au Daily Bul à La Louvière, en passant par la Journée Nationale au Luxembourg. Ces interventions illustrent la capacité du GSARA à tisser des liens transversaux entre le monde associatif, culturel, médiatique et éducatif.


Date Intervention
Régionale
Partenaire
06/01/2025 Chronique Charleroi Sixmille
17/01/2025 Présentation AAAPA GSARA Faîtière IAD
31/01/2025 Présentation GSARA Faîtière MEDA
25/03/2025 Participation événement Faîtière Festival Millenium
26/03/2025 Présentation GSARA La Louvière Étudiants bibliothécaires (M. Bertrand Trefois)
27/03/2025 Présentation GSARA Faîtière Marché aux maisons et ateliers de production documentaire
16/04/2025 Présentation GSARA Tournai Plan Cohésion Sociale
11/06/2025 Présentation GSARA Liège Résultat d’atelier Photo Club de Seraing
26/06/2025 Présentation outil IA Faîtière Mons
27/06/2025 Présentation GSARA Bruxelles Vernissage Maison de l’Histoire Européenne
21/07/2025 Animation livret des anciens métiers Luxembourg Journée Nationale
27/08/2025 Animation radio Bruxelles Radio Panik
28/08/2025 Intervention radio La Louvière Centre FM
29/08/2025 Présentation GSARA La Louvière Daily Bul
30/09/2025 Interview Liège Equinoxe FM
02/10/2025 Conférence Charleroi Maï’tallurgie
11/10/2025 Interview Liège Radio Prima
15/10/2025 Présentation activités GSARA Bruxelles ERG
31/10/2025 Article projection LADS La Louvière DH Net
01/11/2025 Article projection LADS La Louvière L’Avenir
03/11/2025 Interview Faîtière Radio Panik
05/11/2025 Reportage interview La Louvière Septmille
15/11/2025 Discussion et débat Le Cri Faîtière
26/11/2025 Article de presse Luxembourg L’Avenir
30/11/2025 Résultat d’atelier Cinéma Med Bruxelles



V. OPTIQUES — LA REVUE TRIMESTRIELLE
Optiques est notre revue de liaison trimestrielle. Outre la présentation des activités de notre mouvement, nous y rédigeons des articles de fond sur des thématiques qui touchent à l’éducation aux et par les médias et qui interrogent l’univers médiatique et son influence sur les relations humaines dans la société contemporaine. Depuis 2018, nous y traitons aussi régulièrement de sujets connectés à l’actualité des politiques numériques. La revue rend également compte de l’actualité des autres domaines de reconnaissance du GSARA (Atelier de production documentaire, Centre d’Insertion Socio-Professionnelle). Elle est publiée de manière entièrement virtuelle et comprend des contributeurs du GSARA et des contributions externes.
Printemps 2025
Les réseaux sociaux, un terreau fertile pour le masculinisme et le mouvement « pilule rouge » – Réveiller les consciences, affirmer la résistance – Ces femmes qui ont changé la face de la Belgique –Luttes des femmes : trois émissions, trois décennies, un même constat – Narration spéculative au Marais Wiels – « Guerrières ! », un festival féministe par nécessité ou quand l’art vivant a valeur de remède –EVRAS, IVG, engagement politique : ces fake news qui vous veulent du mal – Witch Gamez : le remède au sexisme dans les jeux vidéo
Été 2025
Créer « Levures Sauvages », les joies de l’expérimentation – « Résidence point de vue – point d’écoute », clap 4e ! – « Vous êtes ici pour manger le pain des Belges » : la rengaine du racisme ordinaire en temps de crise – Belgica Biladi, les richesses d’une mémoire plurielle – La couverture médiatique de la migration en Belgique – Migrer les récits, nous raconter autrement
Automne 2025
« Adultes connectés, enfants protégés » : repenser la place du numérique dans l’éducation des plus jeunes – Disproportion et insatiabilité : quelle posture face aux réseaux sociaux ? – Quand la censure empêche de cultiver la démocratie – Les jeunes et les réseaux sociaux en Belgique : entre opportunités et dérives – « Facebook te fiche, ne t’en fiche pas » : 15 ans plus tard, une campagne toujours d’actualité – La Médiathèque, c’est fini
Hiver 2025
Les mannequins virtuels : la beauté artificielle au service du profit – Construire « L’I.A. en perspective » : collecter et organiser les savoirs – Questions naïves à un chercheur en IA (parce que parfois, on flippe) – Les Voix du Doc, l’occasion de la rencontre – L’IA dans les ASBL : entre accélération et réappropriation – Questionner l’IA, son monde, son histoire et sa culture
Retrouvez tous les articles sur : https ://www.optiques.be/


ATELIER DE PRODUCTION
Atelier de production
L’année 2025 a été très positive pour notre Atelier de production, avec trois beaux films terminés : Fracture de Keren Kraizer, Procès d’un jeune poète de Philippe van Cutsem et Hold My Hand de Sophie Sherman. Au niveau diffusion, une chouette carrière en festival pour le film We Had Fun Yesterday avec une sélection dans tous les festivals de catégorie « A » de Doc Alliance (CPH :DOX, DocLisboa, Dok Leipzig, FID Marseille, Ji.hlava IDFF, Visions du Réel) mais aussi pour le film de la Résidence point de vue – point d’écoute #3 sur le Marais Wiels intitulé l’eau était là et réalisé par Sophie Sherman et Némo Camus, montré au BRASS, au Wiels, aux festivals de Riga et Aix-en-Provence, et primé « meilleur court métrage » au festival RISC à Marseille, avec en plus une diffusion en février et mars 2026 sur la plateforme TËNK.
Un film coproduit par l’Atelier a été en lice pour les Magritte du Cinéma dans la catégorie « Court métrage documentaire » : Pour Cristianny Fernandes d’Anaïs Carton et Pauline Fonsny. Deux films issus de notre Atelier ont été sélectionnés au Festival En ville ! : We Had Fun Yesterday et Les Rengaines. Rappelons aussi l’existence de la série de séances de court métrages intitulée « Court et… », programmée en synergie avec l’AAAPA (Association des Ateliers d’Accueil, d’École et de Production Audiovisuelle), qui a permis aux films We Had Fun Yesterday de Marion Guillard, Divinations de Sarah Vanagt et Les Rengaines de Pablo Guarise d’être présentés au
Cinéma Aventure devant un public venu nombreux. Et l’Atelier de production du GSARA, ensemble avec l’Atelier Graphoui, a coorganisé, également dans le cadre de l’AAAPA, une rencontre autour du film d’artiste qui a eu lieu le 25 novembre à BOZAR, avec au programme entre autres Washing Machine de Florence Cats et Joseph Hogan, film réalisé dans le cadre de notre Résidence point de vue – point d’écoute #2.
Avant que les films ne puissent être vus sur grand écran, un travail considérable est nécessaire, travail que nous avons soutenu de plusieurs manières : cinq projets ont eu une bourse à l’écriture et aux repérages (avec un comité de lecture le 3 novembre) et onze projets ont reçu une aide pour la post-production (avec des comités de lecture le 3 juillet et le 15 décembre). Le cas du film Fracture de Keren Kraizer est un cas particulier car non seulement il a reçu notre bourse à l’écriture, mais aussi un soutien à toutes les étapes de la post-production, c’est-àdire pour le montage image (10 semaines), le montage son (4 semaines), le mixage (2 semaines) et l’étalonnage (1 semaine). C’est donc grâce au soutien de notre équipe que ce film a pu se faire dans un cadre à la fois bienveillant et engagé. Le sérieux du projet et l’accompagnement que nous avons pu fournir ont d’ailleurs été récompensés par la sélection en compétition au prestigieux festival Visions du Réel, en Suisse.



L’Atelier a la mission particulière de soutenir des jeunes réalisateurs qui viennent d’obtenir leur diplôme de fin d’études dans une école de cinéma ou bien qui débutent dans ce métier en tant qu’autodidactes. En 2025, nous avons été de nouveau très sensibles à ces jeunes cinéastes en recherche de soutien pour leurs projets : Keren Kraizer, Coco Jackie, Marine Rainjonneau, Anyuta Wiazemsky Snauwaert et Yasmina Lansman ont pu bénéficier de l’expertise et de l’infrastructure du GSARA. On peut également souligner que parmi les projets soutenus par l’Atelier en 2025, une très large majorité a été déposée par des femmes (14 sur 16 !).
Notre travail se caractérise aussi par la volonté de faire le lien entre l’apprentissage (les différentes écoles de cinéma de la Fédération Wallonie-Bruxelles) et le monde professionnel. C’est pour cette raison que notre atelier porte une grande attention à l’accueil des jeunes réalisateurs. Ils ne sont pas toujours au fait du fonctionnement des ateliers ni des aides dont ils peuvent bénéficier. C’est dans cet esprit que nous avons rencontré plusieurs
jeunes cinéastes fraîchement sortis d’école ainsi que ceux qui portent des projets « hors circuit » lors des rencontres professionnelles organisées par l’IAD (le 11 février), le Festival Millénium (le 25 mars) et le Festival En ville ! (« Regards sur les Docs », le 25 septembre) afin de présenter le fonctionnement de notre Atelier et de parler de leurs projets de film.
D’une manière générale, une grande partie du travail de l’atelier de production consiste à conseiller les réalisateurs sur l’écriture et la constitution d’un dossier et à expertiser la production d’un projet dans son ensemble. Tout au long de l’année, nous avons été très sollicités pour des avis et des conseils divers (lecture de projet, constitution de dossier artistique ou de production, visionnement de rushes ou de montages en cours, conseils techniques, etc.) et ce, pour un grand nombre de projets. Nous sommes également intervenus pour le prêt de matériel, entre autres pour le film Fracture de Keren Kraizer et le film
A Letter to Kim d’Anyuta Wiazemsky Snauwaert.

BOURSE D’AIDE À L’ÉCRITURE ET AUX REPÉRAGES
Comité du 3 novembre 2025. 18 projets inscrits — 5 projets soutenus — Enveloppe utilisée : 6 000 €
Membres du comité : Théophile Gaymazas, Clémence Hébert, Livia Tinca, Pauline Piris-Nury (GSARA), Diego Certuche (GSARA), Pauline Gaudoux (GSARA).
Projets retenus
« L’homme et la bête » de Céline Erroelen
Portrait intime d’un père de 70 ans plongé dans une dépression depuis vingt ans. Le film est avant tout une quête sur la dépression et une tentative d’en faire un portrait juste et sincère, dans sa complexité. Entre scènes du quotidien, chamailleries, archives
VHS familiales et les mots des livres qui entourent son père, le film tente de répondre à une question centrale : la joie peut-elle cohabiter avec la mélancolie ?
« Destierro » de Camille Pueyo
Descendante de réfugiés politiques espagnols exilés lors de la guerre civile de 1936, la réalisatrice racontera l’histoire de ses grands-parents. Le film explorera la violence du fascisme, ses répercussions sur les générations suivantes, le trauma de la guerre et ses conséquences sur les psychologies et les dynamiques familiales.
« Otchitchornye » d’Aya-Laura Pál
La réalisatrice est la fille d’un Prince, fils du Soleil, héritier d’une dynastie de grands musiciens Roms de Hongrie. À travers ce film, elle raconte l’histoire de son père, et avec elle celle de nombreux jeunes musiciens Roms du pays de ses ancêtres. Mais c’est aussi une histoire belge : celle de Bruxelles, d’Anvers et d’autres villes où, dans les années 1960, les « restaurants tziganes » faisaient vibrer la nuit et danser une clientèle jusqu’au petit matin.


« Ce que le corps n’oublie pas » de Thérèse Di Campo À Goma, à l’Est de la République démocratique du Congo, un centre de santé mentale accueille des patients marqués par les traumatismes de la guerre. Le film explore ce lieu en tension, où les gestes du quotidien et les routines fragiles dessinent une tentative de reconstruction, entre douleur persistante et présence au monde.
« Sans paradis » de Soheil G. Matin
Saturé d’images de violence, notre monde se heurte à l’indicible : ni l’image ni la parole ne suffisent, et le regard vacille entre l’aveuglement et la sidération. Le film traverse les stratégies du passé et les tentatives contemporaines de redonner sens aux représentations de l’horreur, pour tisser des constellations à partir des lambeaux d’images et de mots, afin qu’au cœur du chaos s’entrevoie l’utopie d’un monde sensé.
AIDE À LA PRODUCTION, POST-PRODUCTION ET PROMOTION
Comité du 3 juillet 2025
12 projets inscrits — 5 projets soutenus
Membres du comité : Vincent Pinckaers, Faustine Cros, Miléna Bochet, Khristine Gillard, Geoffroy Cernaix (GSARA), Pauline Piris-Nury (GSARA), Jean Minetto (GSARA), Maxime Thomas (GSARA).
« Hold My Hand » de Sophie Sherman
Production : Atelier Graphoui — Aide accordée : 4 jours d’étalonnage
Filmé pendant la pandémie de COVID-19, des familles sont confinées entre l’Angleterre, la France et la Belgique. Rythmé par une naissance, une tentative de suicide et la mort, le film explore, à travers des gestes de soins et des contacts humains, la grâce de ces instants de vie marqués par la fragilité et la douceur des relations humaines.


« Ceux de Clabecq » de Marine Rainjonneau
Production : Zin TV — Aide accordée : 10 semaines de montage image
Depuis 1980 aux forges de Clabecq, la lutte s’organise contre la fermeture de l’usine. Des années plus tard, les anciens délégués syndicaux racontent ce combat emblématique, mené face aux politiciens, aux structures syndicales et aux médias.
« Cinq ans après » de Loïc Carrera
Production : Kokoro Films — Aide accordée : 2 semaines de dérushage
Alexandra est une jeune militante nicaraguayenne qui a fui la répression et s’est réfugiée au Costa Rica.
Alors que sa mère et ses sœurs viennent de s’installer aux USA, elle cherche à reprendre ses études. Avec d’autres exilés, elle participe à un atelier de jeu d’acteur et réinterprète son histoire sous de nouvelles perspectives.
« A Letter to Kim » d’Anyuta Wiazemsky Snauwaert
Production : Dérives — Aide accordée : 8 semaines de montage image
Lettre filmée à son épouse Kim, avec qui la réalisatrice a partagé un mariage qui fut à la fois une performance artistique, un acte d’hospitalité et une tentative de créer une communauté vivante. Alors
que le divorce est en cours, elle revisite leur parcours commun à travers les images, les souvenirs et les silences.
« Mienne Casbah » de Yasmina Lansman
Production : Darna ASBL — Aide accordée : 3 jours de montage image
La réalisatrice vit à Alger depuis plus de quatre ans lorsqu’elle décide de filmer la Casbah, cœur vibrant de la capitale. À travers ses ruines, elle remonte l’histoire tourmentée du pays, entre lutte pour l’indépendance et guerre civile.
Comité du 15 décembre 2025
11 projets inscrits — 6 projets soutenus
Membres du comité : Mathieu Volpe, Alessandra Coppola, Miléna Bochet, Jean-Noël Boissé (GSARA), Jean Minetto (GSARA), Benjamin Durand (GSARA).
« Saint-Nazaire, temps modernes » de Juliette Achard
Production : Les Films de la Caravane — Aide accordée : 1 semaine d’étalonnage
Dans la ville française de Saint-Nazaire, une activité industrielle monumentale et un port de marchandises menacent les ressources naturelles ainsi que

la santé et les rapports sociaux de la population. Le film articule des paysages singuliers et des paroles d’habitants, comme autant d’acteurs pris dans les contradictions de notre époque.
« Białowieża » de Christiane Schmidt et Didier Guillain
Production : Matière Première — Aide accordée : 3 semaines de montage image
Un mur de 5 mètres de haut traverse désormais la dernière forêt primaire d’Europe, entre Pologne et Biélorussie. Que fait une frontière d’acier et de béton aux personnes qui doivent la franchir, à la recherche d’un refuge ? Partout dans la forêt, des traces de violence. La solidarité et les témoignages s’opposent à la brutalité de l’appareil frontalier.
« Cinq ans après » de Loïc Carrera (suite)
Production : Kokoro Films — Aide accordée : 2 semaines de montage image
« La maison au bout de la rue » de Caroline Hack
Production : Luna Blue Films — Aide accordée : 2 semaines de montage image
Au cœur de la Cité Moderne de Berchem-SainteAgathe vivent Simona et ses trois enfants. Son fils Sami est lourdement handicapé à la suite d’une encéphalite à l’âge de huit mois. Il ne parle pas et nécessite une assistance pour tous les gestes du quotidien. Simona, entièrement dévouée à son fils cadet, peine à trouver des moments de répit.

« Mienne Casbah » de Yasmina Lansman (suite)
Production : Darna ASBL — Aide accordée : 1 semaine d’étalonnage
« Sous-traitance, Manigance ! » de Cécilia Guypen et Kali Muhirwa
Production : AJC ! — Aide accordée : 7 semaines de montage image
Entre actions spontanées, syndicales et mobilisations en dents de scie, 8 mois durant, les travailleurs des entreprises sous-traitantes exclues du plan social d’Audi maintiennent le feu, s’organisent, stratégisent et se préparent à un rapport de force indispensable.
FILMS EN COURS
« Ceux de Clabecq » de Marine Rainjonneau
Production : Zin TV — Aide accordée :10 semaines de montage image
Depuis 1980 aux forges de Clabecq, la lutte s’organise contre la fermeture de l’usine. Des années plus tard, les anciens délégués syndicaux racontent ce combat emblématique, mené face aux politiciens, structures syndicales et médias.
« Cinq ans après » de Loïc Carrera
Production : Kokoro Films — Aide accordée :2 semaines de dérushage

Alexandra est une jeune militante nicaraguayenne qui a fui la répression et s’est enfuie au Costa Rica, pays voisin du sien. Alors que sa mère et ses sœurs viennent de s’installer aux USA, elle cherche à reprendre ses études et à s’insérer dans son pays d’exil. Avec d’autres exilés, elle participe à un atelier de jeu d’acteur. Au fil des rencontres, elle réinterprète son histoire sous de nouvelles perspectives et décortique les mécanismes à travers lesquels la dictature a rompu ses liens familiaux.
« A Letter to Kim » de Anyuta Wiazemsky Snauwaert
Production : Dérives — Aide accordée : 8 semaines de montage image
A Letter To Kim est une lettre filmée à mon épouse Kim, avec qui j’ai partagé un mariage qui fut à la fois une performance artistique, un acte d’hospitalité et une tentative de créer une communauté vivante. Aujourd’hui, alors que notre divorce est en cours, je revisite notre parcours commun à travers les images, les souvenirs et les silences.
« Mienne Casbah » de Yasmina Lansman
Production : Darna ASBL — Aide accordée : 3 jours de montage image — 1 semaine d’étalonnage
Je vis à Alger depuis plus de quatre ans lorsque je décide de filmer la Casbah, cœur vibrant de la capitale. À travers ses ruines, je remonte l’histoire tourmentée du pays, entre lutte pour l’indépendance et guerre civile. Les murs fissurés portent les stigmates de ces drames, tout comme la psyché de ceux qui y vivent.

FILMS TERMINÉS
« Procès d’un jeune poète » de Philippe van Cutsem
Production : Rinneborre asbl — Aide accordée : 3 semaines de montage son, 2 semaines de mixage, 1 semaine d’étalonnage
En 1964, le poète Joseph Brodsky est jugé pour « parasitisme social » par le régime soviétique et condamné à cinq ans de travaux forcés dans le Grand Nord de la Russie. Son procès, discrètement consigné par la journaliste Frida Vigdorova, a mobilisé l’intelligentsia internationale. Le film revient sur un épisode historique qui résonne fortement avec la période que nous traversons, où les régimes autoritaires se développent de façon généralisée.
« Hold My Hand » de Sophie Sherman
Production : Atelier Graphoui — Aide accordée : 4 jours d’étalonnage + diffusion (voir description ci-dessus)
« Fracture » de Keren Kraizer
Production : CVB — Aide accordée : bourse à l’écriture + 10 semaines montage image + 4 semaines montage son + 2 semaines mixage + 1 semaine étalonnage
Au début de l’année 2023, la réalisatrice part en voyage sans destination précise. Quelques mois après, elle rentre dans son pays natal, Israël. Trouvant de l’espoir dans le mouvement de solidarité judéo-arabe et tombant amoureuse d’un activiste juif, elle décide de retourner vivre en Israël. 4 jours après son arrivée, le massacre du 7 octobre a lieu et la guerre contre Gaza commence. Trouvera-t-elle un moyen de réconcilier son identité pro-palestinienne,

israélienne, juive et fracturée ? Sélectionné en compétition au festival Visions du Réel en Suisse.
«Framing Her » de Coco Jackie
Production : We Have a Plan — Aide accordée :4 semaines de montage son — 1 semaine de mixage
Nous embarquant dans une quête transcontinentale à la recherche de modèles féminins, une jeune cinéaste rencontre des réalisatrices de films indépendantes à travers l’Asie, tout en documentant aussi bien leurs luttes que leurs succès. En explorant leurs histoires, Coco découvre la nécessité d’embrasser ses racines et son histoire personnelle – un geste cinématographique qui réveille des souvenirs douloureux.
« L’eau était là » de Sophie Sherman et Némo Camus
Production : Atelier de production du GSARA — Aide accordée : production — 1 semaine d’étalonnage — 1 semaine de mixage — diffusion
Film tourné en 16 mm au Marais Wiels, à Bruxelles, un marais apparu après la rupture de la nappe phréatique lors de travaux d’excavation. Insectes, oiseaux et humains cohabitent dans ce refuge où le vivant et la magie semblent résister. Primé « meilleur court métrage » au festival RISC à Marseille.
FILMS EN DIFFUSION
« L’eau était là » de Sophie Sherman et Némo Camus
Production : Atelier de production du GSARA — Aide accordée : production — 1 semaine d’étalonnage — 1 semaine de mixage — diffusion (voir description ci-dessus)
« Levures Sauvages » de Maud Girault, Joachim Soudan et Jérôme Zahno
Production : GSARA
Dans un futur lointain, Bruxelles est le dernier lieu de vie possible sur terre. La ville inondée, transformée en cuve et envahie par les levures de bière sauvages, commence à fermenter. Face à la menace, un groupe de citoyens tirés au sort est rassemblé pour définir une stratégie.
« Hold My Hand » de Sophie Sherman
Production : Atelier Graphoui (voir description ci-dessus)
RÉSIDENCE ANNUELLE
« POINT DE VUE – POINT D’ÉCOUTE »
Depuis 2022, un appel à projets est annuellement publié par l’Atelier de production du GSARA dans le cadre de sa « Résidence point de vue – point d’écoute ».
En 2025, le sujet imposé était les traces de la colonisation dans le quartier Matongé à Ixelles. Ce sont Assata Fofana-Zaccanti (image) et Lázara Rosell Albear (son) qui ont été sélectionnées. Durant plusieurs mois, un travail délicat, marqué par d’intenses remises en question artistiques, a été mené autour du projet « Matongé, Ixelles ». De ces réflexions est finalement née une version sonore, présentée par Lázara Rosell Albear le 1er février 2026 dans le cadre du festival En ville !
Synopsis : Dans « Matongé, Ixelles », Lázara Rosell Albear interroge les échos de la colonisation belge tout en (re)construisant, ensemble avec les habitants, l’âme de ce « quartier de continents croisés » qu’est le Matongé d’aujourd’hui.
Partenaires de la Résidence FESTIVAL EN VILLE !, PELISKAN. Pour en savoir plus sur la résidence : https ://gsara.be/2025/03/27/appel-a-projetspour-la-residence-point-de-vue-point-decoute-4/ Article dans la revue en ligne Optiques : https ://www.optiques.be/residence-point-de-vuepoint-decoute-clap-4eme/
Travail du son et de l’image
Par le biais de cette résidence, le GSARA souhaite encourager une écriture audiovisuelle innovante qui accorde au sonore une importance égale au visuel. En effet, lors de la réalisation de films, trop souvent l’image domine le son, le son accompagne l’image, l’illustre. En élaborant de manière parallèle et autonome le son et l’image, la force poétique de l’asynchrone peut émerger. Au cours du processus de travail, les deux artistes devront se mettre d’accord sur les points de rencontre entre leurs médiums respectifs. Ils échangeront régulièrement sur l’avancement du projet et confronteront leurs points de vue/d’écoute de manière constructive.
Esthétique
Au niveau du son, nous privilégions une approche artisanale par opposition à l’hyper technicisation contemporaine du traitement sonore. Au niveau visuel, nous voulons valoriser l’image analogique, pratique artisanale aussi ancienne qu’avant-gardiste. Celle-ci permet de créer des images dont la teneur esthétique est souvent particulièrement intéressante : grâce au grain de la pellicule, elle produit des films hors des sentiers battus qui s’apparentent davantage à la peinture qu’aux images lisses des reportages télévisuels. Le rendu des couleurs si particulières de la pellicule, ainsi que ses possibilités d’expérimentation infinies, contribuent également à la création d’images tour à tour brutes, oniriques et stimulantes.


SERVICE DE PRODUCTION
Service de production
Le Service de production du GSARA dispose d’une infrastructure technique de pointe, comprenant six studios de post-production entièrement équipés, conformes aux standards professionnels du secteur. Parmi ceux-ci, deux salles sont dédiées au montage son et au mixage — dont une équipée en 5.1 —, trois salles sont consacrées au montage image et une salle est dédiée à l’étalonnage.
Au cœur des activités techniques du GSARA, ce service occupe une place centrale dans la réalisation des projets audiovisuels portés par les différentes entités de l’association. Appuyé par une équipe de techniciens qualifiés, il assure un accompagnement sur mesure et met à disposition une expertise reconnue à chaque étape du processus, de la préparation à la livraison des masters.
Dans ce cadre, le Service de production prend également en charge l’ensemble de la post-production des projets issus de l’Atelier de production, pour les projets retenus par le comité de sélection. Cette prise en charge couvre l’ensemble des étapes tech-
niques : montage image, montage son, mixage et étalonnage, garantissant ainsi la qualité et la cohérence des œuvres finalisées.
Engagé depuis plusieurs années dans une dynamique de développement, le Service de production poursuit l’élargissement de son offre. En complément de son soutien aux projets internes, il propose une gamme étendue de prestations à destination de partenaires extérieurs et de clients professionnels. Ses infrastructures sont également proposées à la location, avec la possibilité de bénéficier de l’accompagnement de techniciens, garantissant un encadrement professionnel et une qualité optimale des productions.
Dans le cadre de ses missions reconnues par les pouvoirs publics (Éducation permanente, Atelier de production, etc.), le service collabore avec des partenaires institutionnels et privés. Il privilégie les projets issus du secteur socioculturel et non marchand, en accord avec les valeurs portées par le GSARA, notamment autour des enjeux de multiculturalité,

d’inclusion, de droits des femmes, de migration, de précarité et d’accès à la culture et aux technologies.
Activités et projets
Le Service de production est de plus en plus sollicité pour répondre à des demandes spécifiques et diversifiées, incluant la réalisation de capsules web, d’émissions télévisées, de captations multi-caméras ainsi que de dispositifs de streaming vidéo. En 2025, il a apporté un accompagnement technique au projet « Raising our roots – Bruxelles à travers onze ogen », en synergie avec la Régionale de Bruxelles, une exposition temporaire réalisée en partenariat avec le Musée de l’Histoire européenne. Cette contribution a couvert les phases de tournage, de prise de son ainsi que le suivi technique global du projet.
Par ailleurs, la collaboration avec le CEPAG-FGTB s’est poursuivie à travers la production et la post-production d’outils de réflexion diffusés par la RTBF dans le cadre de l’émission d’opinion « Regards ».
Le service a également accompagné la conception et la réalisation de l’outil pédagogique « L’IA en perspective », en assurant l’ensemble des étapes audiovisuelles : préparation des tournages, captation des images et du son, ainsi que la post-production des capsules vidéo.
Dans la continuité de ces projets, le service a assuré l’enregistrement et la post-production de l’émission radio citoyenne Les Voix du Doc #4, confirmant sa capacité à intervenir sur des formats variés. Enfin, afin de répondre à l’évolution des besoins des commanditaires et partenaires, un nouveau workflow a été mis en place. Celui-ci permet la production de formats courts en vidéo verticale, sous-titrés principalement en français, conçus pour une diffusion optimisée sur les réseaux sociaux. Dans ce cadre, la Grande Campagne du GSARA s’est, cette année, dé-


clinée en une série de capsules vidéo entièrement produites en interne et pensées spécifiquement pour une diffusion sur les réseaux sociaux.
Synergies avec nos régionales
Le GSARA reste attentif à maintenir son ancrage local grâce à ses entités régionales réparties sur l’ensemble du territoire de la Fédération Wallonie-Bruxelles. La synergie entre les régionales et le Service de production de la rue du Marteau à Bruxelles s’intensifie d’année en année, et nous travaillons de manière constante à intégrer les demandes de soutien technique émanant des régionales afin de leur permettre de répondre efficacement aux sollicitations de leurs partenaires. Dans cette dynamique, la collaboration interne s’est également renforcée autour de projets communs, tels que le projet mené en partenariat avec le Musée
de l’Histoire européenne pour l’exposition « Raising our roots – Bruxelles à travers onze ogen », réalisé conjointement entre les équipes régionales et le Service de production. De même, le projet développé en partenariat avec l’association Lire et Écrire et la Régionale GSARA de Tournai a mobilisé le Service de production pour l’enregistrement sonore ainsi que la post-production audio.
Il est de plus en plus fréquent que le Service de production mette son expertise au service des régionales, notamment en assurant la finalisation technique des projets (montage image et son, mixage et étalonnage), afin de proposer des productions abouties et homogènes. Cette coopération permet une prise en charge globale des partenaires, grâce à un suivi coordonné et adapté aux besoins, aux demandes spécifiques et à la diversité des implantations géographiques.




ARCHIVAGE ET MÉDIATHÈQUE
Archivage et Médiathèque
UNE FERMETURE DÉFINITIVE IMPOSÉE PAR LES POUVOIRS PUBLICS EN COURS D’ANNÉE 2025
Notre Médiathèque, qui existait depuis 1982, s’est vue contrainte d’arrêter ses activités le 31 décembre 2025 suite aux mesures d’économie décidées par le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Les cinq Médiathèques audiovisuelles encore existantes en Fédération Wallonie-Bruxelles ont toutes été rayées de la carte le 16 septembre 2025, après de nombreux mois d’incertitude durant lesquels le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles les a laissées.
Notre Médiathèque avait pour mission de rendre visibles et de mettre à disposition du public et de ses partenaires les productions audiovisuelles du GSARA, constituant un patrimoine historique, artistique, social et culturel d’une grande richesse. Elle employait deux personnes et nous remercions très chaleureusement encore une fois nos anciens collègues pour leur travail et leur dévouement chez nous.
Pour autant, le travail de conservation et d’archivage de notre patrimoine audiovisuel se poursuit. Le GSARA reste engagé dans la préservation de ses collections et dans leur mise à disposition selon les moyens dont il dispose. La fermeture de la Médiathèque ne signe pas l’arrêt de notre mission mémorielle mais elle en réduit inévitablement son rayonnement compte tenu de la suppression des ressources humaines et financières qui en découlaient.
MISSIONS
Jusqu’en 2025, notre Médiathèque favorisait la diffusion, la préservation et la conservation des documents audiovisuels de son catalogue et dont il est dépositaire. Ses missions particulières comprenaient : offrir un service de numérisation des films liés aux activités du GSARA et mettre ce service à disposition du public et des associations ; gérer un centre d’archivage afin d’assurer la préservation, la conservation et le stockage des productions audiovisuelles ; proposer divers services visant à promouvoir la mise à disposition et la diffusion de productions audiovisuelles ; mettre à disposition du public l’ensemble des productions audiovisuelles de son catalogue.

NUMÉRISATION
Afin de préserver la « mémoire » du GSARA, la numérisation de nos anciens supports a été entamée fin 2021. Depuis lors, ce travail de longue haleine a occupé une place prépondérante jusqu’à la fin et nous en sommes désormais à approximativement 1 800 films numérisés. Près de 95 % de nos anciennes productions ont ainsi pu être sauvegardées et peuvent être à nouveau consultées par le public. Les supports numérisés comprennent notamment des émissions de La Pensée Socialiste et de Regards FGTB depuis la fin des années 1980, d’anciennes productions du GSARA, des outils pédagogiques issus de nos régionales, des rushes de congrès ou de manifestations, des archives du Parti Socialiste, des témoignages issus de la collecte de la mémoire de l’immigration, des interviews de personnalités politiques ou de réalisateurs, ainsi que des productions extérieures au GSARA. En parallèle, nous proposions un service de numérisation et de mastering à destination des associations, des professionnels du secteur de l’audiovisuel et des particuliers.
ARCHIVAGE
En tant que centre d’archivage, nous avions aussi pour mission d’assurer la préservation, la conservation et le stockage de ses productions. Même si le Gouvernement a décidé d’arrêter le financement de nos missions, nous avons tenu à finaliser le développement de notre projet d’interface de gestion de projet visant à centraliser l’ensemble des productions audiovisuelles liées à ses activités. Cette interface – désormais complètement opérationnelle – contient plus de 2 000 fiches, couvrant la majeure partie des productions et coproductions du GSARA depuis sa création à la fin des années 1970. Pour chaque production, on retrouve une fiche technique (synopsis, équipes…) et les fichiers présents dans notre serveur d’archivage (film complet, bande-annonce, photo, dossier pédagogique et de presse). Toutes nos archives sont à présent centralisées au sein de notre siège social. Malgré la numérisation de nos archives, il nous semble essentiel de conserver également une partie de ces productions sous forme de supports physiques.
Lien vers la médiathèque : https ://gsara.be/mediatheque/
PROMOTION ET DIFFUSION
Depuis 2021, le GSARA dispose d’un site web renouvelé, à la fois plus dynamique et plus attractif. On y retrouve notamment un catalogue en ligne reprenant toute une série de productions récentes et anciennes de l’ASBL. Le catalogue continue de s’étoffer d’année en année et permet aujourd’hui une meilleure diffusion de nos productions récentes tout en valorisant des archives phares, dont plus de 90 anciennes productions « emblématiques » du GSARA, datant de la fin des années 1970 au début des années 2010.
Lien vers le catalogue en ligne : https ://gsara.be/catalogue/
L’ŒIL DE L’ARCHIVISTE
Depuis 2023, notre revue trimestrielle Optiques accueillait la rubrique « L’œil de l’archiviste », initiée par Alain-Brice Haeghens. En quelques années, notre collègue a abattu un travail considérable en numérisant et en cataloguant plusieurs centaines de supports audiovisuels divers (VHS, U-Matic, Betacam, pellicules 8 et 16 mm…). Dans cette rubrique, il sélectionnait avec soin une production réalisée en nos murs, permettant à la mémoire d’éclairer le présent avec un article faisant écho à l’actualité contemporaine.
En 2025, quatre chroniques ont été publiées dans la revue Optiques : https ://www.optiques.be/category/loeil-de-larchiviste/



MANDATS (AU 01.05.2026)
Le GSARA exerce des mandats de représentation au sein de diverses instances communautaires, régionales et nationales et d’associations culturelles.
Acronymes Instances
AAAPA Association des Ateliers d’Accueil et de Production Audiovisuelle
Mandats assurés par Fonctions
Stefanie Bodien
• Administratrice
CAAP Concertation des Associations Actives en Prison
CAIPS Concertation des Ateliers d’Insertion Professionnelle et Sociale
CSEP Conseil Supérieur de l’Education Permanente
Renaud Bellen
Olivier Grinnaert
Julie Dohet
• Membre effectif
• Membre suppléant
• Membre
Cayetana Carrion
Olivier Grinnaert
• Membre effectif
• Membre suppléant
CSEM Conseil Supérieur de l’Éducation aux Médias
FEBECOOP Fédération Belge de l’économie sociale et coopérative
La Médiathèque Nouvelle
Commission du Centre du Cinéma de la Fédération WallonieBruxelles
Olivier Grinnaert
Renaud Bellen
Renaud Bellen
Olivier Grinnaert
• Membre suppléant (Désignée par le CSEP)
• Membre
• Administrateur - Membre du comité de gestion
• Membre
CONTACTS ET CONTRIBUTIONS
Structure faîtière
Rue du Marteau, 26 1210 Bruxelles
+32 2 250 13 10 – +32 2 218 58 85
Administration générale
Direction
Renaud Bellen (renaud.bellen@gsara.be)
Coordination administrative et financière
Benjamin Anciaux (benjamin.anciaux@gsara.be)
Assistance comptabilité et administrative
Jason Theodorou (jason.theo@gsara.be)
Informatique
Roberto Paredes (roberto.paredes@gsara.be)
Secrétariat
Karine Morales (karine.morales@gsara.be)
Ouvrier polyvalent
Milaim Gorqaj (milaim.gorqaj@gsara.be)
Service communication
Chargé de communication
Pierre Vangrootloon (pierre.vangrootloon@gsara.be)
Graphisme
Clément Hostein (clement.hostein@gsara.be)
Coordination EP
Ateliers médias (Axe 1)
Cayetana Carrion (cayetana.carrion@gsara.be)
Outils de réflexion (Axe 3)
Olivier Grinnaert (olivier.grinnaert@gsara.be)
Campagnes de sensibilisation et Revue «Optiques»(Axe 4)
Justine Esser (justine.esser@gsara.be)
Service de production
Directrice de production
Valentina Masi (valentina.masi@gsara.be)
Réalisation
Benjamin Durand (benjamin.durand@gsara.be)
Technique
Diego Certuche (diego.certuche@gsara.be)
Montage image
Roberto Ayllon (roberto.ayllon@gsara.be)
Geoffroy Cernaix (geoffroy.cernaix@gsara.be)
Pauline Piris-Nury (pauline.pirisnury@gsara.be)
Montage son
Maxime Thomas (maxime.thomas@gsara.be) Jean-
Noël Boisse (jeannoel.boisse@gsara.be)
Étalonnage
Jean Minetto (jean.minetto@gsara.be
Atelier de production
Secrétaire de l’atelier
Stefanie Bodien (stefanie.bodien@gsara.be)
Régionales
Bruxelles
Quai Demets, 23 1070 Anderlecht
+32 2 218 80 88
Responsable régionale
Pauline Gaudoux (pauline.gaudoux@gsara.be)
Animateurs
Roberto Ayllon (roberto.ayllon@gsara.be)
Louise Barreau (louise.barreau@gsara.be)
Charleroi
170C, Avenue de Philippeville
6001 Marcinelle
+32 7 165 19 45
Responsable régional
Bernard Fostier (bernard.fostier@gsara.be)
Animateurs
Léandre Nicolaï (leandre.nicolai@gsara.be)
Jérôme Noël (jerome.noel@gsara.be)
La Louvière
Rue Kéramis, 26/6
7100 La Louvière
+32 6 488 21 20
Responsable régionale
Lindsay Dumma (lindsay.dumma@gsara.be)
Coordination pédagogique ISP
Valli Ardito (valli.ardito@gsara.be)
Secrétariat
Fouziya Bahi (secretariat.ll@gsara.be)
Formateurs ISP
Fabrice Selleslagh (fabrice.selleslagh@gsara.be)
Pauline Delespesse (pauline.delespesse@gsara.be)
Karine Thiels (karine.thiels@gsara.be)
Nathalie Thiels (nathalie.thiels@gsara.be)
Alison Bellens (alison.bellens@gsara.be)
Animateur EP
Marc Cerfontaine (marc.cerfontaine@gsara.be)
Liège
Rue d’Ougrée, 69
4031 Angleur
+32 4 344 52 02
Responsable régionale
Julie Dohet (julie.dohet@gsara.be)
Coordination pédagogique
Laurie Parmentier (laurie.parmentier@gsara.be)
Secrétariat
Sylviane Malay (sylviane.malay@gsara.be)
Formateurs CISP
Arnaud Hockers (arnaud.hockers@gsara.be)
Michaël Inzillo (michael.inzillo@gsara.be)
Samuel Maréchal (samuel.marechal@gsara.be)
Animateurs EP
Michaël Inzillo (michael.inzillo@gsara.be)
Samuel Maréchal (samuel.marechal@gsara.be)
Luxembourg
Rue Fonteny Maroy, 13 6800 Libramont
+32 475 51 33 86
Responsable régionale
Laurence Schalkwijck (laurence.schalkwijk@gsara.be)
Tournai
Avenue de Maire, 109 7500 Tournai
+32 495 65 41 07
Responsable régional
Damien Seynave (damien.seynave@gsara.be)
MENTIONS LÉGALES
Numéro d’entreprise / TVA BE 0418.141.759
GSARA asbl
Rue du Marteau, 26 - 1210 Bruxelles
Tel. +322 250 13 10 – +322 218 58 85
Email info@gsara.be
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