Les Grandes Tables du Monde vous accueillent Irrésistibles lacs et montagnes suisses 15 destinations et expériences savoureuses
EFG – partenaire officiel du Team Malizia et partenaire principal de la J70 ainsi que de l’Ecole de Voile Junior de la Société Nautique de Genève.
Brice Lechevalier Fondateur et rédacteur en chef
Destin et festin
Un océan de tentations, une montagne d’expériences savoureuses à découvrir. Proches ou lointaines, les destinations et adresses présentées dans cette sélection 2025 s’avèrent toutes plus variées les unes que les autres. Elles soulignent à quel point notre pays sort du lot, notre planète est magnifique, et les experts passionnés d’hospitalité dans l’univers du voyage savent créer des atmosphères de rêve. Dans la mesure où notre merveilleuse Terre est recouverte de mer aux deux tiers, pourquoi ne pas l’explorer depuis les océans ? C’est notamment ce que proposent dans leurs propres styles Explora Journeys, qui réinvente les croisières de luxe, et Grands Espaces, pionnier du tourisme d’expédition marine. Nous partageons avec vous leurs visions du voyage, qui nous donnent véritablement envie d’embarquer. De là à relier en bateau les trois continents et différentes îles qui accueillent ces lieux paradisiaques décrits avec délice dans nos pages, le voyage nécessite sans doute certains choix. C’est presque un voyage intérieur qu’effectue à chaque expédition l’incroyable alpiniste Charles Dubouloz, qui dompte peur et sommets avec un engagement hors du commun, et que nous remercions pour son interview exclusive. Pour mieux rythmer nos désirs d’excursions et les épicer de saveurs du monde, nous avons ajouté plusieurs notes gourmandes dans nos reportages, à commencer par celles de l’institution Les Grandes Tables du Monde, qui regroupe les 200 meilleurs restaurants d’innombrables pays. À titre personnel, je suis très heureux d’accueillir à la table de la rédaction de ce numéro ma fille Zoé, baroudeuse dans l’âme. Prenez votre temps pour le parcourir, mais prenez aussi conscience que notre destin est lié à celui de cette nature.
Retrouvez-nous sur skippers.ch, Facebook. Instagram: skippersmagazine
Fast Sailing, Full Living.
Crafted for your next adventure
Toby Mitchell
Beachcomber Resorts & Hotels
L’expérience ColleMassari en Toscane
Sans doute le vin toscan le plus connu de Suisse, ColleMassari décline les plaisirs avec une offre d’hébergement très variée dans quatre lieux différents surplombant les vignes, et une pléthore d’expériences pour découvrir le domaine viticole et la région. Rien de tel qu’une balade en vélo électrique pour s’immerger dans la beauté des vignobles et des oliviers séculaires, par exemple en empruntant l’itinéraire incontournable de la Via di Montecucco et son village médiéval. Pourquoi ne pas se laisser tenter par une visite guidée du village étrusque de Sovana, ou de Pitigliano, ce bourg sculpté dans la roche volcanique et surnommé la « Petite Jérusalem », voire de Santa Fiora classé parmi les « Plus Beaux Villages d’Italie » ? Sans oublier les cours de cuisine, les promenades avec les alpagas et naturellement la visite de la cave mythique ColleMassari.
Les lauréats suisses du Gault&Millau 2025
Marco Campanella, chef de La Brezza, à Ascona, est sacré Cuisinier de l’année. Il se démarque par sa cuisine simple aux inspirations méditerranéennes et ses options véganes. À Genève, Titouan Claudet, chef pâtissier du restaurant deux étoiles de l’hôtel The Woodward, décroche le titre de Meilleur Pâtissier de l’année pour la créativité et la précision remarquables dont il fait preuve dans la réalisation de ses desserts. Bravo !
A2025, l’année des sommeliers suisses
La sommellerie suisse brille comme jamais, et pour cause : non pas une, mais deux figures montantes se sont distinguées. Mikael Grou, chef sommelier de l’hôtel Beau-Rivage, est élu Meilleur sommelier de Suisse par l’Association suisse des sommeliers professionnels. Fabian Mennel, de la Taverne zum Schäfli de Christian Kuchler, est quant à lui couronné Sommelier de l’année par le prestigieux guide Gault&Millau.
Texte ) Pauline Estival & Brice Lechevalier
Aigle : Ville suisse du Goût 2025
Récompensé pour son engagement en faveur du terroir et des circuits courts, ce bastion viticole du Chablais vaudois lance une série d’événements gourmands tout au long de l’année. Les participants – cafés, restaurants, bouchers, boulangers, confiseurs… – proposeront chacun une création gastronomique exclusive et originale à base d’ingrédients locaux. Point d’orgue : la Semaine suisse du Goût, qui fête ses 25 ans, se tiendra du 18 au 28 septembre pour célébrer la richesse des terroirs et… le plaisir de manger, tout simplement !
Quatorze nouveaux membres des Grandes Tables du Monde
De la Chine aux USA en passant par la Thaïlande et les Emirats, les nouveaux ambassadeurs de l’excellence culinaire comptent notamment dans leurs rangs proches de nos frontières : Andrea Aprea à Milan, Es:Senz à Grassau (Allemagne), Fred & Mirjam Mustert à Rotterdam, ainsi qu’une trilogie française : Jean Imbert au Plaza Athénée, La Grande Vigne à Martillac, et le Sylvestre à Courchevel.
Le Cheval Blanc, meilleur restaurant du monde ! Une adresse à retenir : au classement 2025 de La Liste, le restaurant aux trois étoiles de Peter Knogl est désigné meilleur restaurant du monde, aux côtés de huit autres établissements internationaux. Une distinction méritée pour une cuisine élégante, de saison, et qui mêle harmonieusement les saveurs asiatiques aux traditions françaises.
Un Valaisan gagnant des World Gin Awards
Il faut le boire pour le croire, mais c’est en effet le Gin d’Ei qui s’est vu attribuer la médaille d’or 2025 des World Gin Awards dans la catégorie classic gin, de même que le titre de meilleur gin suisse. Propriété de la famille Fontannaz, les Celliers de Vétroz dont il est issu ne produisent que 500 bouteilles par batch.
DR
DR
Massi
Ninni
Texte ) Brice Lechevalier
Un rêve d’émeraude à Bali
Doté de seize villas suspendues dans la canopée au cœur de la jungle d’Ubud, le Buahan, a Banyan Tree Escape offre une immersion rare dans la nature, pensée autour du concept « sans murs, sans portes », respectueux de l’environnement. La vue imprenable sur la vallée de Buahan et les rives de l’Ayung prolonge cette sensation d’harmonie absolue avec les éléments. Côté saveurs, les produits frais et bio s’invitent dans l’assiette, tandis que le bar explore des infusions herbacées inédites. Le spa à ciel ouvert prodigue des soins inspirés des traditions balinaises, et les activités invitent à renouer avec l’essence du lieu. Expérience à personnaliser avec le spécialiste du sur-mesure ailes-voyages.ch
Au 7e ciel avec Le Negresco Il suffira pour cela de s’arrêter au 6e étage du Negresco de Nice pour découvrir sa nouvelle suite d’exception Jeanne & Paul, qui occupe l’intégralité de ce niveau. Avec ses 400 m2, cette suite majestueuse ouvre sur une vue panoramique à 180° sur la Baie des Anges, prolongée par 200 m2 de terrasses réparties sur trois niveaux. Véritable havre de paix perché au-dessus des eaux scintillantes de la Méditerranée, elle célèbre le luxe du temps suspendu entre ciel et mer.
Hotelplan Suisse : 90 bougies et plus de vols de Berne
Alors que le voyagiste suisse célèbre son 90e anniversaire en 2025, il annonce élever son offre de séjours au départ de l’aéroport de Berne d’un quart. De quoi donner le sourire aux vacanciers des cantons du Jura, de Neuchâtel, de Berne, de Soleure, de Fribourg et de Vaud.
Le Mandarin Oriental de Genève célèbre ses 75 printemps
Le célèbre établissement surplombant le Rhône au cœur de Genève célèbre son héritage avec un programme raffiné mêlant plaisirs gourmets et expériences exclusives. Pour un séjour unique, l’offre « My Private Terrace » propose des suites avec terrasse panoramique, où intimité rime avec art de vivre et gastronomie. Et pour prolonger le charme, une carte postale exclusive signée Montblanc permet d’envoyer un souvenir élégant à ceux qu’on aime.
Explora Journeys
La croisière de luxe réinventée
Dernière-née du groupe MSC basé à Genève, Explora Journeys vient bousculer les codes traditionnels des croisières de luxe. Avec son concept de « maison sur la mer », la marque italo-suisse propose une approche plus intime, plus raffinée et qui se veut plus consciente du voyage en mer. Design à la pointe de l’élégance inspiré des super-yachts, suites spacieuses avec terrasses privées, gastronomie d’exception, expériences immersives et engagement environnemental font partie intégrante de l’ADN de cette nouvelle génération de voyages en mer lancée en 2023.
Texte ) Brice Lechevalier
DES EXPLORATEURS
EXPERTS DANS LEUR DOMAINE ENRICHISSENT LES DÉCOUVERTES EN PETITS COMITÉS, MINUTIEUSEMENT CONÇUES POUR ATTEINDRE UN NOUVEAU NIVEAU D’EXCLUSIVITÉ.
EXPLORA JOURNEYS EST NÉE DE LA VISION DE LA FAMILLE APONTE : REDÉFINIR L’EXPÉRIENCE EN MER ET CRÉER UNE CATÉGORIE À PART ENTIÈRE.
Une suite sinon rien
À bord des navires d’Explora Journeys, le confort se vit comme une évidence, pensé jusque dans les moindres détails pour offrir aux voyageurs une véritable sensation de « maison sur la mer ». Imaginez un palace ultra-moderne, dont l’intégralité des suites possède de larges baies vitrées ouvrant sur une terrasse avec vue mer. Ce savoir-faire de l’hospitalité à l’européenne s’appuie naturellement sur un aménagement raffiné, mêlant design contemporain et artisanat européen. Tous ces espaces ont été conçus en partenariat avec des marques d’ameublement les plus en vue, telles que Molteni&C, Minotti ou Walter Knoll. Les 461 suites se déclinent en plusieurs catégories de luxe : Ocean Suites (à partir de 35 m2), Ocean Penthouses (jusqu’à 68 m2), Ocean Residences
(jusqu’à 149 m2) et la spectaculaire Owner’s Residence de 280 m2. Toutes disposent d’un dressing spacieux, d’un coin salon avec minibar personnalisé, d’un système de contrôle individuel de l’ambiance lumineuse et thermique, et même d’une paire de jumelles pour profiter de l’horizon.
Le bien-être est une composante fondamentale de l’expérience Explora Journeys. Plus de 700 m2 sont dédiés au Ocean Wellness – The Spa, un sanctuaire intérieur de sérénité. On y trouve 11 cabines de soins, un espace thermal avec hammam, sauna, grotte de sel et douche sensorielle, ainsi que deux suites VIP avec terrasse privée. Le centre de fitness s’étend sur 270 m2 et propose des équipements de pointe, des Pilates Reformers, du coaching personnalisé et des cours collectifs en intérieur comme en plein air. Sur les ponts supérieurs, le bien-être se poursuit avec plus de 6’000 m2 de terrasses extérieures, une piscine couverte sous verrière, trois piscines chauffées en plein air, cinq bains à remous et 64 cabanes privatives accessibles sans supplément. Un espace de fitness à ciel ouvert complète cette offre, avec vue panoramique sur la mer.
Jacob Elwood
Cap sur l’excellence culinaire
L’expérience de la table chez Explora Journeys est à la fois variée, exigeante et profondément ancrée dans l’art de vivre européen. N’oublions pas que les propriétaires de la marque sont italiens ! À bord, la gastronomie devient un voyage dans le voyage : une célébration des cultures, des saveurs et du bien-être, servie avec raffinement et décontraction. Les hôtes ont accès à 11 expériences culinaires distinctes, dont six restaurants inclus aux identités fortes. Le Med Yacht Club propose une immersion dans les cuisines méditerranéennes, tandis que Sakura offre une parenthèse panasiatique élégante et immersive. Marble & Co. Grill revisite l’esprit steakhouse avec une touche européenne, et Fil Rouge sublime la cuisine internationale d’inspiration française. Pour une ambiance plus libre, Emporium Marketplace accueille les voyageurs toute la journée autour de 18 stations culinaires mettant à l’honneur les produits locaux des destinations visitées.
En quête d’exception ? Deux expériences exclusives viennent compléter l’offre : Anthology, restaurant signature orchestré par des chefs invités venus du monde entier, et Chef’s Kitchen, lieu intimiste où les hôtes peuvent participer à des cours ou des dîners privés avec vue sur l’océan (sur réservation, supplément appliqué). Le service en suite, disponible 24h/24, permet de savourer les mets dans l’intimité de sa terrasse. Côté convivialité, 12 bars et lounges — en intérieur et en extérieur — ponctuent les ponts du navire. Du Lobby Bar central au très élégant
Malt Whisky Bar avec cave à cigares, chaque espace possède une identité et une ambiance propres, dont certains sont réservés aux adultes tels que l’Helios Pool & Bar. Le Sky Bar, on 14, perché au sommet du navire, offre quant à lui un cadre spectaculaire pour siroter un cocktail au coucher du soleil.
Partout, l’accent est mis sur la qualité des produits, la provenance responsable, la carte des vins soignée, et un service attentif mais jamais envahissant. Une gastronomie pensée non pas pour impressionner, mais pour sublimer chaque instant du voyage, dans une atmosphère aussi savoureuse qu’élégante.
LES OCEAN RESIDENCES (DÈS 70 M2) OFFRENT UNE VÉRITABLE SENSATION DE « CHEZ SOI » EN MER, AVEC DE VASTES TERRASSES ET PONTS PRIVATIFS À JACUZZI, SALON ET SALLE À MANGER, SALLE DE BAIN EN MARBRE AVEC SOL CHAUFFANT, DRESSING SPACIEUX ET SERVICE DE MAJORDOME DÉDIÉ.
Toby Mitchell
Rupert Peace
Rupert Peace
DR L’immersion à terre aussi
Des Caraïbes à l’Alaska en passant par la Méditerranée ou le Moyen Orient, les escales ne sont pas de simples haltes, mais des invitations à vivre pleinement les cultures locales à travers des expériences soigneusement conçues. Loin des circuits touristiques classiques, chaque itinéraire est pensé pour offrir une immersion authentique, avec des temps prolongés à quai, des départs décalés, et souvent des nuits sur place, afin de mieux ressentir l’atmosphère des lieux visités. Les excursions sont proposées en petits groupes, avec un accent mis sur l’expérience, la rencontre humaine et la découverte artisanale, culturelle ou gastronomique. Parmi les expériences proposées : partir en chasse à la truffe en Grèce, explorer les collines viticoles de Bolgheri en Toscane, ou encore visiter un centre spatial avec les enfants en compagnie d’un astronaute. Certaines expériences sont co-créées avec des ambassadeurs comme l’explorateur Mike Horn, pour offrir un regard inédit et engagé sur les destinations.
Explora Journeys propose également des Expériences Immersives, de véritables extensions terrestres avant ou après la croisière, qui permettent de s’immerger sur plusieurs jours dans la culture locale. Le tout est orchestré avec une grande fluidité logistique : transferts, guides experts, flexibilité, garanties de confort et de sécurité. Enfin, ces aventures sont pensées pour convenir à tous les âges, avec des activités intergénérationnelles pour que les familles puissent créer ensemble des souvenirs inoubliables. Une promesse tenue : celle d’explorer autrement, plus en profondeur, en respectant les lieux et leurs habitants. Une culture suisse ?
DE VASTES PONTS EXTÉRIEURS – OFFRANT PLUS DE 2’500 M2 DE VUES SPECTACULAIRES – SONT ASSOCIÉS À DE NOMBREUX ESPACES DE BIEN-ÊTRE, INTÉRIEURS ET EXTÉRIEURS, SITUÉS SUR LE PONT PROMENADE DU NAVIRE. SUR LES QUATRE PISCINES DU NAVIRE, L’UNE EST RÉSERVÉE AUX ADULTES.
DANS CERTAINS LIEUX EN DEHORS DU TEMPS, L’ESPACE PREND UNE TOUTE AUTRE DIMENSION, À BORD COMME À L’EXTÉRIEUR. À LA POINTE DU CONFORT AINSI QUE DES CRITÈRES DE SÉCURITÉ ET ENVIRONNEMENTAUX LES PLUS EXIGEANTS, LA FLOTTE D’EXPLORA JOURNEYS EST LA PLUS MODERNE DU MONDE, AVEC SIX UNITÉS MISES À L’EAU ENTRE 2023 ET 2028.
Texte ) Brice Lechevalier
Château de Berne en Provence ?
A la différence de la capitale helvétique, il s’agit bien de Berne avec un e, dans le Var, dont le domaine vient de rouvrir sur 515 hectares de nature préservée, dont 150 hectares de vignes en agriculture biologique. Au milieu des collines, le Château de Berne dispose de 34 chambres et suites respectant l’ADN provençal, mais aussi de sept maisons privatives (accueillant de 3 à 20 hôtes) avec les services exclusifs du château au milieu des jardins à la française. Piscines, spa Cinq Mondes et restaurant étoilé avec 3’000 m2 de potager et autres prestations sur mesure complètent le tableau.
Le Park Gstaad aux couleurs de Four Seasons
Premier cinq étoiles de Gstaad en 1910 et propriété de Dona Bertarelli, le Park ouvrira ses portes après deux années de rénovations pour l’hiver 2026/27 sous la gestion de Four Seasons. Ses clients pourront choisir entre 75 chambres et suites, sans oublier les désormais incontournables penthouses de luxe, gérés par Four Seasons et disponibles à l’achat.
Jumeaux aux fourneaux et hôtes de Blancpain
Originaires de Schaffhouse et œuvrant au Chedi Andermatt depuis 2023, les jumeaux doublement étoilés Dominik et Sato Toffolon ont rejoint la famille des amis de la marque horlogère Blancpain, qui leur a déjà remis le Young Chef Award du Guide Michelin Suisse. Ils ont aussi été nommés « promus de l’année » par le Guide GaultMillau 2025 grâce à leurs 18 points. Ils visent dorénavant une troisième étoile !
Hermès inspire la Badira d’Hammamet Considérée comme l’hôtel le plus luxueux d’Hammamet, la Badira fête son 10e anniversaire et consacre sa nouvelle suite-appartement dédiée à Leïla Menchari, créatrice des décors légendaires des vitrines du flagship parisien d’Hermès. Le Grand Palais lui avait dédié l’exposition « Hermès à tire-d’aile – Les mondes de Leïla Menchari ». Cinq autres grandes suites exclusives rendent hommage à des personnalités dont le cœur battait à Hammamet : Claudia Cardinale, Jean Cocteau, Paul Klee, George Sebastian et Wallis Simpson.
Île Maurice
Royal Palm Beachcomber Luxury : quatre décennies d’excellence et de raffinement
Il est des lieux qui ne vieillissent pas, mais qui, bien au contraire, prennent de l’âge avec panache tel un grand cru qui se bonifie avec le temps. Situé sur la côte nord de l’île Maurice, à Grand Baie, le Royal Palm Beachcomber Luxury est de ceux-là. L’occasion rêvée de s’y attarder, ou même mieux, d’y séjourner.
Le Royal Palm Beachcomber Luxury est de ces lieux magiques où le temps n’a pas d’emprise. Chaque réveil face à l’un des plus beaux lagons de l’île Maurice avec l’horizon à perte de vue y est une caresse délicate, la promesse d’un jour nouveau... Cet établissement affirme son exception dans le luxe discret et cultive l’exigence dans le détail avec pour toile de fond une palette infinie de bleus ponctuée du blanc du sable fin. Loin, et même très loin de l’ostentatoire, l’accueil y est ici naturel, le service parfait en retenue. Tout est juste ! L’élégance se vit naturellement, le raffinement étant érigé en art de vivre.
Secret discret
Le secret de l’adresse la plus iconique de l’île Maurice ? Des villas spacieuses et luxueuses, des activités qui ne manquent pas (golf, padel, activités nautiques en tout genre), restaurants et spa… Mais surtout le goût juste, le service sincère, et l’âme mauricienne cultivés par une équipe d’Artisans chaleureux et fidèles qui accompagnent et forgent l’histoire du Royal Palm Beachcomber Luxury depuis 1985. Si l’on se sent là-bas comme chez soi, c’est parce que
d’un oreiller moelleux à une assiette gastronomique, d’une terrasse intime à une paillote de plage ombragée en passant par un spa digne d’une bulle de douceur, tout est pensé pour faire de chaque instant une expérience véritablement personnelle et inoubliable. C’est dans chaque infime détail anticipé pour les visiteurs que la magie opère.
2025 sonne pour le Royal Palm l’année de ses 40 ans. L’occasion pour l’établissement de rendre cette année encore plus particulière pour ses hôtes à travers une série de célébrations, de surprises et d’attentions toutes particulières. On vous en dit plus… Le Royal Palm ne pouvait souffler ses 40 bougies sans orchestrer une semaine de festivités à son image : raffinée, généreuse et inoubliable. Du 13 au 19 octobre 2025, les hôtes venus des quatre coins du monde et la clientèle locale vivront une immersion sensorielle complète, entre mode, musique, gastronomie et vie locale. Le 13 octobre sera marqué par un défilé de mode autour des créations féminines de Sloane Mauritius. Hommage au chic tropical, ses robes légères et fluides danseront autour de la piscine au coucher du soleil. Le mercredi 15 octobre, place au Royal Grill à déguster les pieds dans le sable avant de découvrir à la nuit tombée un spectacle signature mettant en avant la culture mauricienne. Le 17 octobre sera sans aucun doute le grand temps fort de cette semaine exceptionnelle avec un dîner gastronomique de haut vol orchestré à dix mains par cinq chefs, dont un étoilé, et deux pâtissiers, qui officient ou ont déjà eu l’occasion de séjourner au sein du Royal Palm. Le dimanche marquera la fin des festivités avec une soirée 100 % mauricienne entre concert et spécialités locales pour se régaler.
40 bougies et 1001 nuits
Comme une délicieuse cerise sur le gâteau, le Royal Palm Beachcomber Luxury célèbre ses 40 printemps la même année que Valmont, son partenaire spa. De quoi magnifier l’expérience bien-être des résidents de l’hôtel avec des masterclasses beauté organisées tout au long de la semaine du 13 octobre. Des expertes venues d’Europe seront là pour faire découvrir les nouveautés Valmont, prodiguer des conseils beauté et offrir des consultations personnalisées. Le climax de cette année anniversaire ? Le 7 décembre. La célébration atteindra son apogée avec une soirée caritative en écho avec les valeurs de ce palace à taille humaine. Cocktail chic autour de la piscine, dîner sous les étoiles, vente aux enchères d’une œuvre inédite de Céline Le Vieux (artiste mauricienne ayant grandi sur cette plage) et cérémonie de capsule temporelle invitant les convives à plonger dans le passé et se tourner vers l’avenir. Comme un saut dans le futur… à rouvrir dans 10 ans quand l’heure viendra de célébrer les 50 ans du Royal Palm ! Tous les bénéfices de la soirée seront reversés à la Fondation Espoir Développement Beachcomber (FED) qui promeut le développement socio-économique de l’île Maurice tout en préservant son patrimoine naturel et culturel. Une manière pour le Royal Palm de conjuguer luxe et responsabilité, un engagement ancré dans son ADN. L’établissement qui est certifié « EarthCheck
Gold » multiplie les initiatives en matière de RSE : suppression progressive du plastique, potager en circuit court, collectes de déchets, actions éducatives auprès des écoles défavorisées de la région… L’hospitalité y est pensée comme un art de vivre, mais aussi comme un devoir envers la nature et les communautés avoisinantes.
Au Royal Palm, on vit une parenthèse enchantée après laquelle l’on a qu’une envie : revenir. Encore, et encore.
Être heureux
Envolez-vous vers là où le bonheur se vit à chaque instant ! Nos resorts sont conçus pour multiplier les instants précieux avec ceux que vous aimez. Chaque jour est une nouvelle occasion de vivre pleinement et créer des souvenirs qui jamais ne s’oublient.
Grands Espaces
Une odyssée respectueuse inspirée par la passion d’un explorateur
Bien plus qu’une croisière touristique, Grands Espaces propose de véritables explorations au cœur de la nature, où seule compte la contemplation du monde et de ses paysages. Bienvenue à bord.
Texte ) Marine Ulrich
Dans le paysage du tourisme d’expédition, Grands Espaces se distingue par une philosophie profondément ancrée dans le respect de la nature et de ses peuples. Fondée il y a plus de 25 ans par le scientifique et explorateur Christian Kempf, l’agence s’est érigée en spécialiste des croisières en petits groupes privilégiant, une immersion authentique au cœur des régions les plus reculées de la planète. Son credo : explorer pour connaître, comprendre, et préserver de manière durable.
Christian Kempf, un explorateur converti au tourisme
La genèse de Grands Espaces est indissociable du parcours exceptionnel de son fondateur, Christian Kempf, un pionnier des expéditions scientifiques en terrain polaire. En 1973, celui-ci pose un pied sur les terres arctiques, une première pour lui qui marque le début d’une quête de découverte du Grand Nord qui va façonner toute sa vie et son œuvre. Il arpente inlassablement ces contrées magiques pendant plusieurs dizaines d’années, étudiant la faune, la banquise et les effets du changement climatique. Ses travaux et son engagement global pour les écosystèmes fragiles lui valent plusieurs distinctions françaises et européennes. Bien au-delà, il a toujours eu à cœur de transmettre sa passion et d’éveiller les consciences. C’est dans cet esprit qu’il fonde Grands Espaces en 1998, avec la vision de faire de l’exploration un moyen de connaissance, et d’inviter chaque passager, au-delà d’un voyage, à devenir un ambassadeur de la préservation de la nature. Sa devise, « l’émerveillement est le premier pas vers la protection », incarne la philosophie de l’agence. Aujourd’hui encore, il dirige Grands Espaces et continue de s’engager sur le terrain en tant que chef d’expédition.
L’immersion en communion avec la nature
L’approche du voyage de Grands Espaces est basée sur l’observation et la compréhension de la nature, seule reine. Tout ce que vous avez connu jusqu’alors n’a pas lieu d’être : c’est une aventure immersive qui se vit en petits groupes dans les zones les plus reculées du monde, où le temps se
mesure au rythme des éléments seulement et non en fonction de contraintes horaires. Point de concert ni d’animations à bord, les croisières sont aux antipodes de ce que l’on peut trouver ailleurs. Le spectacle est celui qui se joue dehors, à travers les paysages qui se suffisent à eux-mêmes. Spécialiste des zones polaires de l’Arctique à l’Antarctique, Grands Espaces a également développé son offre à d’autres territoires : Amazonie, Grand-Nord canadien, Afrique australe, Ouganda, Norvège… Peu importe le lieu, l’exploration se fait « sur la pointe des pieds » pour une expédition en communion avec les paysages grandioses qui s’offrent aux passagers. Depuis ses débuts, Grands Espaces a toujours privilégié des séjours en nombre – très – restreint afin de réduire au maximum son impact sur l’environnement que l’on vient découvrir. Les croisières se font à bord de navires et yachts accueillant entre 12 et 70 passagers seulement afin d’offrir une liberté inégalée dans la découverte et l’accès à des zones reculées, inaccessibles à des bateaux plus imposants. Ce format intimiste garantit des débarquements prolongés pour une expérience unique mêlant randonnées découvertes, sorties en zodiac et observation des animaux. À bord, la présence enrichissante de guides conférenciers francophones qui ont une connaissance approfondie des régions qu’ils font visiter fait de chaque voyage un lieu d’échanges éducatifs au-delà de la découverte, et un émerveillement partagé.
Valentin Pilate
Une approche durable et protectrice du tourisme
L’approche de l’entreprise est guidée par la volonté de sensibiliser les passagers à la protection des régions qu’ils visitent. Grands Espaces s’inscrit dans une démarche de tourisme responsable axée sur la compréhension des environnements traversés et le respect des équilibres naturels. Les itinéraires sont flexibles, ils dépendent et s’adaptent aux éléments. Une attention particulière est portée à l’observation de la faune sans perturbation. Le voyageur est spectateur, il se nourrit de la beauté des paysages et des cultures qu’il découvre, du contact de la faune et de la flore qui l’entourent.
Cet engagement pour un tourisme toujours plus respectueux se concrétise avec le Captain Arctic. Ce navire révolutionnaire de 70 mètres de long pouvant accueillir jusqu’à 36 passagers allie confort et innovations technologiques pour réduire significativement son empreinte environnementale. Équipé de voiles rigides recouvertes de panneaux photovoltaïques conçus pour résister au froid polaire, c’est grâce aux énergies éolienne et solaire qu’il peut naviguer à zéro émission carbone plus de 90 % du temps. Le Captain Arctic est en capacité de produire de façon autonome son eau douce à partir de l’eau de mer, il est doté d’un chauffage à granulés utilisant des déchets de bois recyclés et d’équipements novateurs permettant de viser le zéro déchet en mer. Conçus par Christian Kempf, les itinéraires du Captain Arctic emmèneront les passagers vers les fjords et la faune marine de la Norvège dès novembre 2026. Le Spitzberg et le Groenland offriront leurs icebergs et ours polaires aux visiteurs à partir de l’été 2027. Choisir Grands Espaces, c’est vivre un voyage hors du temps, authentique et éducatif, s’immerger dans la beauté brute du monde, et devenir, à son tour, un ambassadeur de la préservation de territoires sauvages et fragiles.
Plus de Grands Espaces sur
Suisse
Genève, une ville kaléidoscope
Ville internationale, célèbre pour ses sommets diplomatiques et sa finance, Genève cultive aussi l’art de surprendre. Bouillonnante d’une énergie unique, elle dévoile des lieux et des activités inattendus, entre l’Escalade, grande fête historique et populaire, plaisirs gourmands, découverte des sciences et événements sportifs. Un cocktail d’expériences étonnantes.
Texte ) Odile Habel
Descendre le Rhône sur une bouée, se balader dans les vignes à bord d’un tuk-tuk, vivre en 1602 au son des fifres et des tambours le temps d’une journée, percer les mystères de la science en mode Stargate… Genève a de l’imagination ! Une ville caméléon où l’on ne s’ennuie jamais.
Une cité de culture
Au XVIe siècle, Genève devient le berceau de la Réforme protestante sous l’impulsion de Jean Calvin, méritant le surnom de « Rome protestante ». Ce passé se révèle à travers des sites emblématiques. Au cœur de la vieille-ville, la Maison Tavel, la plus ancienne demeure privée de la ville, est le point de départ idéal pour une balade historique qui conduit au Musée international de la Réforme (MIR) et au Mur des Réformateurs.
À proximité, sur la place de Neuve, se dresse fièrement le bâtiment de style Beaux-Arts et Second Empire du Grand Théâtre, plus grande structure artistique de Suisse romande. Grâce à la richesse de sa programmation, le Grand Théâtre s’adresse à tous.
Ces dernières années, Genève s’est hissée parmi les capitales de l’art contemporain. Ancien quartier ouvrier, la Jonction compte désormais de nombreuses galeries d’art et institutions culturelles qui lui ont valu d’être qualifiée par le New York Times de « petit Soho genevois ».
Ce quartier à l’ambiance informelle abrite notamment le Musée d’art moderne et contemporain (MAMCO), le plus grand musée de Suisse consacré à l’art contemporain, le Centre d’Art Contemporain Genève (CAC) et le Musée d’Ethnographie de Genève (MEG) dont l’architecture innovante traduit bien l’audace qui anime le travail muséal de ce haut-lieu culturel. Depuis le milieu du XVIe siècle, Genève et l’horlogerie vivent une éternelle histoire d’amour que le Musée Patek Philippe raconte en quelque 2’500 montres, automates, objets précieux et portraits miniatures sur émail. Dans cette ville où l’on façonne le temps, il est facile de remonter au XVIIe siècle.
Chaque année, autour du 12 décembre, Genève se transporte en 1602 lors de l’Escalade qui commémore sa victoire sur les troupes du duc Philippe-Emmanuel de Savoie. Pendant tout le week-end, la vieille-ville vit au rythme des animations historiques. Le grand cortège du dimanche avec fifres, tambours, torches enflammées et chevaux réunit quelque 800 participants en tenue d’époque.
Quant aux plus sportifs – amateurs ou professionnels –, ils peuvent participer à la course à pied de l’Escalade, fouler les pavés de la vieille-ville et affronter son redoutable escalier du passage des Degrés-de-Poules construit en 1554. Du passé au futur, il n’y a que le lac à traverser. Sur la rive droite, se trouve l’Organisation euro-
péenne pour la recherche nucléaire (CERN), qui fait de Genève une place importante, mais parfois peu connue du grand public, dans la recherche scientifique. Le Cern, qui abrite le Grand collisionneur de hadrons (LHC), soit une machine de 27 kilomètres de long à cheval sous la frontière francosuisse, a inauguré en 2023, le Portail de la science. Cet extraordinaire espace de découverte de la physique des particules propose, entre autres, des expositions, des activités interactives et des expériences pratiques. La science devient ludique, mais surtout accessible à tous.
Un carrefour des saveurs
Envie d’un restaurant étoilé ou d’une adresse de street-food ? Le choix ne manque pas ! Genève est une destination culinaire en pleine effervescence. Pour en faire découvrir toute la diversité, Sébastien Ripari, expert gastronomique réputé, livre 60 adresses gourmandes, des petits restaurants aux grandes tables, dans son indispensable Geneva Food Guide. Nouvelle facette de la scène gastronomique, le F.P. Journe est né de la
rencontre entre Dominique Gauthier, l’ancien chef du Chat-Botté, et le maître horloger François-Paul Journe. Les deux épicuriens ont imaginé un bistrot décontracté, dans le décor authentique de la Belle Epoque, rehaussé de clins d’œil à l’horlogerie. Dans l’assiette, une cuisine classique impeccable.
L’esprit bistrot anime le Gallo à l’ambiance accueillante avec son parquet ancien et ses banquettes en bois. La cuisine est sans prétention avec des plats réconfortants, rehaussés d’une touche moderne.
Star mondiale de la cuisine levantine, Yotam Ottolenghi a choisi Genève et le Mandarin Oriental pour son premier restaurant en dehors du RoyaumeUni. Ce chef anglo-israélien imagine une cuisine colorée et joyeuse où les légumes sont les vedettes, sublimés par des mélanges d’épices audacieux. La cheffe libano-arménienne Aline Kamakian, fondatrice des restaurants Mayrig, a ouvert à Genève son premier restaurant en Europe. À Carouge, le Mayrig Bistrot accueille les amateurs d’une cuisine « comme à la maison ». Les plats, inspirés de recettes transmises de génération en génération, racontent une histoire et tendent à préserver le patrimoine culinaire arménien.
Les amateurs de cuisine italienne ont rendez-vous à la trattoria l’Unico pour ses pizzas aux bords bien gonflés et ses pâtes fraîches, mais aussi au Casti, ouvert par Sacha Nadim, descendant d’une lignée de restaurateurs des Abruzzes. Le chef propose des plats traditionnels, ensoleillés et généreux. Le Cipollino est connu pour ses pâtes fraîches faites maison et ses recettes traditionnelles, le tout dans une ambiance chic et décontractée. Au Meltd, le chef Ahmed Al Shorbagui revisite le burger avec passion. Lors du premier Chef Festival, qui élisait le meilleur burger de la ville, il avait remporté le prix du public et celui du célèbre chef Danny Khezzar. Au menu : des burgers surprenants avec de la truffe ou des oignons caramélisés et du vacherin fondu.
Viande ou poisson ? Les deux ! Dans un cadre contemporain, Naser Rexhepi, le chef autodidacte du Met’ic Fish, cuisine des poissons et des viandes d’exception comme le Black Angus ou le Wagyu dans un style méditerranéen.
Au Stamm / Natürlich, la convivialité est un état d’esprit. Une grande table d’hôte en bois favorise les échanges et la bonne humeur. La cuisine est simple afin de sublimer des produits régionaux et de saison. La carte propose une belle sélection de vins locaux, naturels, et de découvertes. Pour boire un verre, le 37, le bar de l’hôtel The Woodward, fait la part belle aux cocktails originaux sur fond de musique live dans un décor inspiré du Bar Bastion de Lexington Avenue, à New York.
Au dernier étage d’un immeuble industriel avec une immense terrasse panoramique, le Rooftop 105 est le nouveau lieu tendance : DJ, cocktails signature muy caliente et cuisine mexicaine moderne.
Entre ciel, terre et ceps de vigne.
Genève, urbaine, cosmopolite et tendance. C’est vrai. Mais à quelques minutes du centre-ville, la cité de Calvin présente un visage bien différent avec ses vignobles à perte de vue qui forment des paysages à la douceur bucolique.
Troisième canton viticole de Suisse derrière le Valais et Vaud, Genève possède un terroir d’une grande richesse avec près de 1 500 hectares de vignes. Ici, le chasselas et le chardonnay dominent, produisant des vins blancs élégants et frais, synonymes de joie de vivre et d’apéros entre amis, un jour d’été. Parmi les cépages rouges, le pinot noir et le gamay sont des incontournables, appréciés pour leur rondeur et leur complexité aromatique. Mais depuis quelques années, le gamaret, né d’un croisement entre le gamay et le reichensteiner, et le garanoir gagnent du terrain, plébiscités par de jeunes vignerons et vigneronnes enthousiastes et novateurs.
La découverte du vignoble passe essentiellement par Satigny, Dardagny et Russin. Ces trois communes viticoles – les plus importantes du canton – offrent de magnifiques promenades entre villages paisibles, étendues de ceps à perte de vue, paysages vallonnés et caves traditionnelles. Dans ce décor de carte postale, le temps prend son temps.
Le vélo – électrique ou non – permet d’explorer le vignoble à son rythme, de s’arrêter à la terrasse d’un café de village ou de visiter les nombreuses
caves. La Route du vignoble genevois, au départ de la gare de La Plaine, s’étire sur 37 kilomètres, reliant plusieurs domaines. Le parcours, offre des superbes panoramas sur le lac et les Alpes, permet de flâner dans les villages, dont celui de Dardagny, classé parmi les plus beaux de Suisse, de rencontrer des vignerons et des vigneronnes et de visiter des caves.
Envie d’exotisme ? La visite en tuk-tuk est une manière insolite et ludique d’explorer le patrimoine viticole et de déguster quelques vins.
Chacun des domaines se distingue par son histoire et ses vins, offrant une fascinante diversité. Direction le domaine du Paradis, fondé en 1987. C’est ici que Jérémie Burgdorfer, représentant de la deuxième génération, œuvre à l’élaboration de vins blancs, rouges, rosés et de mousseux. Le plus célèbre est le Pont des Soupirs, un vin rouge épicé, qui doit son nom à un pont emblématique situé entre les villages de Russin et Satigny, sur la ligne ferroviaire Lyon-Genève. Une fois passé ce pont légèrement en montée, les conducteurs de locomotives à vapeur relâchaient la vapeur, donnant l’impression que la locomotive poussait un soupir.
La balade se poursuit au domaine Grand’Cour de Jean-Pierre Pellegrin, célèbre bien au-delà des frontières genevoises pour la précision de ses vins, personnalité de la viticulture genevoise à la réputation internationale, et au domaine
Le Grand Clos où œuvre Jean-Michel Novelle. Surnommé le « vigneron-créateur », il est l’un des acteurs majeurs de la montée en gamme des vins genevois.
Alors, prêt pour découvrir les mille facettes de Genève ?
Genève Tourisme - Loris von Siebenthal
Grand Hotel Suisse Majestic
Évasion et détente au cœur de la Riviera suisse
Surplombant le Léman et contemplé par les Alpes, le Grand Hotel Suisse Majestic invite à respirer et se ressourcer. Entre luxe discret, vues époustouflantes et atmosphère paisible, il incarne un art de vivre où le temps semble s’arrêter pour lâcher prise. Un écrin de sérénité perché sur les hauteurs de Montreux, pour un séjour inoubliable.
Vivre l’instant présent, comme à la Belle Époque
L’histoire du Grand Hotel Suisse Majestic commence en 1870 lorsque Eugène Jost édifie un hôtel dans le style de la Belle Époque, période d’effervescence créative et d’optimisme. L’établissement devient rapidement un lieu de villégiature prisé par la nouvelle bourgeoisie, les artistes et les libres penseurs en quête de luxe et de retour aux sources sur la Riviera suisse. Il s’affirme alors comme un symbole du raffinement de l’époque. L’hôtel a conservé cet héritage en ayant préservé ses éléments architecturaux emblématiques d’antan : formes courbes ornementales, détails Art Nouveau, vitraux d’origine créés par l’artiste Eduard Diekman, impressionnante salle de réception baignée de lumière.
Aujourd’hui, le Grand Hotel Suisse Majestic baigne dans cette ambiance et réinterprète la conscience de vivre positive qui imprégnait la Belle Époque dans un intérieur moderne. Le design contemporain joue avec les teintes et les reflets de la nature environnante. Le lobby et le bar notamment se parent de nuances de bleu et d’or qui rappellent la lumière changeante et les reflets du soleil sur le lac et les montagnes. L’atmosphère y est douce et apaisante, elle invite à la contemplation et à la détente. Les plafonds décorés de paysages célestes apportent une touche de poésie incitant les hôtes à se perdre dans leurs pensées et profiter du moment présent.
« À l’instant même où la gorgée de thé mêlée des miettes du gâteau toucha mon palais, je tressaillis, attentif à ce qui se passait d’extraordinaire en moi ». Ces mots sont ceux de Marcel Proust dans son roman À la recherche du temps perdu pour décrire le sentiment de bonheur qui l’envahit et lui rappelle les souvenirs de son enfance, lorsqu’il déguste une petite gourmandise en forme de coquillage, une madeleine. Une tasse de thé, un morceau de gâteau, ce sont ces petits riens qui font apprécier l’instant présent et sont la définition même du bonheur. En hommage à son passé et à cette joie de vivre, le Grand Hotel Suisse Majestic s’inspire de cet hédonisme en offrant la possibilité de vivre entre ses murs
Texte ) Marine Ulrich
DR
DR
une parenthèse enchantée et de vrais moments de plaisir qui éveillent les sens. Son leitmotiv ? À l’image de Marcel Proust qui se délectait de chaque madeleine, permettre à chacun de simplement prendre le temps, et d’oublier les contraintes que celui-ci fait parfois trop peser sur le quotidien.
Un hôtel pensé pour le bien-être
Le Grand Hotel Suisse Majestic se distingue par sa volonté de promouvoir le bien-être sous toutes ses formes. « Bien dormir », « Bien s’équilibrer » et « Bien s’alimenter » sont les trois piliers qui incarnent sa philosophie. D’un masque de sommeil à un tapis de yoga en passant par des huiles essentielles, chaque détail est pensé pour
inviter les convives à se ressourcer. La promesse de l’hôtel est celle d’un équilibre parfait entre confort, relaxation et activité physique, dans le cadre naturel inégalé de la Riviera suisse. Quoi de plus agréable que de contempler, méditer et respirer au gré d’un jogging ou d’une balade matinale le long du lac, avant de se détendre au sauna ou au hammam ? La vision de l’hôtel s’inspire du bien-être holistique de la Belle Époque, où l’on cherchait avant tout à vivre pleinement mais également à se reconnecter à soi-même et à l’environnement. Les hôtes du Grand Hotel Suisse Majestic sont invités à prendre le temps pour renouer avec leur propre énergie et à se laisser envoûter par la sérénité des lieux.
Un voyage culinaire entre santé et goût Le restaurant 45 Grill & Health est l’âme culinaire de l’hôtel. Grâce à une cuisine ouverte non-stop de 12h à 22h et avec une carte axée sur la santé et la gastronomie, le chef y propose une cuisine créative, où chaque plat est pensé pour être à la fois savoureux et équilibré. Au-delà des plats proposés, les clients sont invités à composer eux-mêmes leurs assiettes autour de grillades, aliments « superfood », produits locaux et de saison. L’accent est mis sur une alimentation saine et pleine de saveurs qui n’en oublie pas pour autant le plaisir. Ici l’espace est épuré et lumineux, avec des grandes baies vitrées ouvertes sur le lac créant une atmosphère paisible pour savourer chaque bouchée. En été, la terrasse est un véritable lieu de vie pour profiter des délices culinaires du restaurant ou simplement siroter un cocktail à l’heure de l’apéritif. Il fait bon s’y attarder à n’importe quelle heure de la journée, bercé par la brise douce du Léman sans jamais se sentir pressé. Le cadre est intimiste et idéal pour ceux qui recherchent une expérience discrète et raffinée. Chaque table y offre une vue exceptionnelle avec en toile de fond le bleu profond du lac et les montagnes majestueuses. L’atmosphère est propice à la détente et aux conversations tranquilles, loin du tumulte de la ville. C’est ici que l’on retrouve le luxe simple d’un endroit où le temps semble se dilater, où la quiétude de l’environnement se reflète dans chaque moment partagé. Si le Grand Hotel Suisse Majestic est bien un hôtel de luxe, il est avant tout une bulle hors du temps pour se reconnecter à soi-même en profitant d’un cadre naturel unique au monde. L’esprit de la Riviera suisse et de la Belle Époque y sont réunis loin de la frénésie pour offrir aux visiteurs la promesse d’un temps suspendu et d’un bien-être retrouvé.
Saas-Fee/Saastal – The Capra – Walliserhof Grand-Hotel & Spa
Quiétude et énergie alpine à Saas-Fee
Niché au cœur des Alpes suisses et entouré de 18 montagnes tutoyant les 4’000 mètres, Saas-Fee a le goût de la quiétude. Ici, pas de vrombissements de moteurs, le village est piéton pour le plus grand bonheur de ses visiteurs. Ce choix, devenu un manifeste écologique bien avant l’heure, confère à ce hameau traditionnel une aura feutrée où le craquement de la neige sous les pas et le souffle du vent sur les mélèzes prennent toute leur mesure.
Texte ) Marine Ulrich
Derrière cette tranquillité, Saas-Fee et toute la Vallée de Saas déploient une impressionnante énergie alpine. En été, elle devient un terrain de jeu XXL pour randonneurs, cyclistes et grimpeurs, avec plus de 350 km de sentiers balisés. Le Metro Alpin – funiculaire souterrain le plus haut du monde – mène jusqu’au glacier de l’Allalin culminant à plus de 3’500 m d’altitude. Quand l’automne s’installe, il règne une lumière dorée et apaisante. C’est la saison des balades en forêts, des photographes venus observer la nature et des hédonistes en quête d’air pur et de sérénité. En hiver, la station régale les amateurs de sports de glisse avec son enneigement garanti, son incroyable domaine skiable et ses expériences glaciaires.
Dès la première nuit sur place, les visiteurs accèdent gratuitement aux remontées mécaniques en été et automne (hors Metro Alpin) et aux transports en commun toute l’année grâce
à la SaastalCard qui leur est offerte dans l’hébergement. Une invitation à explorer les sentiers d’altitude, à s’immerger dans la nature et à en prendre plein la vue de panoramas à couper le souffle.
C’est dans ce décor de montagne que deux hôtels de charme vous ouvrent leurs portes tout au long de l’année.
À quelques pas du centre du village, The Capra cultive l’art de la discrétion dans une ambiance authentique et intimiste. Ce boutique hôtel cinq étoiles composé de 38 chambres et suites seulement, semble avoir été dessiné pour les amoureux de la montagne qui fuient la foule et recherchent confort et tranquillité dans un cadre naturel à 360°. Ici la sophistication n’a pas besoin de dorures, elle s’exprime dans une atmosphère douce, l’espace et une hospitalité sans fausse note. The Capra prend tout son sens en été. Le « Peak Health Spa » propose un programme holistique axé sur la régénération du corps et de l’esprit : yoga en altitude, soins ciblés et des piscines intérieur et l’unique extérieur de Saas-Fee. La force du The Capra ? Offrir un luxe qui respecte les rythmes biologiques et naturels à chaque saison et où toutes les générations peuvent se retrouver sans que l’intimité de chacun ne soit sacrifiée. Un seul mot d’ordre : déconnecter pour repartir régénérer !
Sakis Papadopoulos Sakis Papadopoulos
Sakis Papadopoulos
THE CAPRA, BOUTIQUE HÔTEL CINQ ÉTOILES À SAAS-FEE.
Du côté du Walliserhof Grand-Hotel & Spa, c’est art de vivre alpin, tradition régionale et confort moderne. Dans cet hôtel cinq étoiles situé au cœur de Saas-Fee, on oublie les stéréotypes stricts de palace : pas de luxe ostentatoire, place à l’authenticité et à un service sincère. Dans l’assiette comme dans les activités proposées, l’accent est mis sur le local et la durabilité, de l’approvisionnement régional à la participation active à la vie du village. Le spa, parmi les plus vastes du Valais, est une ode aux sens et un véritable refuge pour ceux en quête de détente avec sauna, bassin intérieur, zones de repos, programmes « Body-Mind-Soul », sans oublier la salle de fitness pour les sportifs… même en vacances ! Mais le Walliserhof Grand-Hotel & Spa ne s’arrête pas aux portes de son spa, bien au contraire. Chaque jour, un guide dédié propose des sorties sur-mesure pour partir en randonnées à la découverte
la nature environnante et se plonger dans la culture locale afin de vivre une expérience aussi panoramique qu’humaine. Epicuriens, amateurs de sincérité et voyageurs exigeants, le Walliserhof Grand-Hotel & Spa est une adresse à retenir, à visiter et revisiter.
de
DR
WALLISERHOF GRAND-HOTEL & SPA, HÔTEL CINQ ÉTOILES SITUÉ AU CŒUR DE SAAS-FEE.
scottvisuals
Montagne
CHARLES DUBOULOZ , guide de haute montagne et alpiniste de l’extrême
L’athlète d’élite et ambassadeur
Richard Mille partage ses émotions et sa vision sur l’évolution de la pratique dans nos sommets alpins.
Propos recueillis par Brice Lechevalier
Quel est ton plus beau souvenir en tant que guide ?
Je dirais sans hésiter l’ascension des Grandes Jorasses avec Arnaud, un client devenu ami au fil des années. C’était son rêve absolu. Il s’était entraîné dur, avait beaucoup investi de temps et d’énergie pour ça. Cette course est très engagée, même pour un guide expérimenté. On a gravi la face en une seule journée, c’est plutôt deux à quatre normalement, on est parti à minuit du refuge, et on a atteint le sommet vers 20 h. Le moment était intense : bivouac au sommet, soleil couchant sur les montagnes... Mais ce qui m’a le plus marqué, c’est l’aspect humain, la confiance mutuelle est totale. En tant que guide, on met complètement de côté sa propre performance. On se met au service de l’autre. Ce jour-là, j’ai aidé Arnaud à réaliser un rêve, et c’est ce partage, cette confiance mutuelle, qui rend l’expérience inoubliable.
Et ton plus beau souvenir en expédition ?
Il y en a beaucoup, mais celui qui me revient, c’est l’ouverture d’une nouvelle voie au Népal sur la face nord du Chamlang à 7’319 m, en 2021. On était en cordée avec Benjamin Védrine. L’ascension a duré quatre jours dans l’ombre glaciale, dans des conditions terriblement engagées qui ont généré des souvenirs incroyables. Atteindre le sommet et la lumière était presque irréel et offrait un contraste brutal. Cela n’a duré que cinq minutes car il nous fallait rester lucides et on savait que ce n’était pas fini : la descente était
« Le guide est une espèce à part, entre l’imaginaire et le voyage »
encore très complexe. C’est souvent comme ça en expé : tu vis un instant de grâce très court, mais tu dois garder la tête froide. Ce sommet-là a marqué une étape dans ma pratique. C’était une pierre posée dans une construction plus vaste.
Comment vois-tu la haute montagne ?
En haute montagne il n’y a que de la glace et des rochers, j’ai envie de dire que nous n’y sommes que des invités, tout juste tolérés : on y va, on fait ce qu’on a à faire, on redescend. Là où on se sent bien, c’est dans les vallées et les montagnes, avec faune et flore. C’est là que le mot montagnard prend tout son sens : tu peux rester en montagne, tu peux y passer du temps.
Quel est ton terrain de jeu personnel, là où tu te ressources ?
Je suis très attaché aux Aravis, ce massif audessus d’Annecy, très vivant, avec des forêts et une vraie faune. Je m’y sens chez moi, comme dans tout ce territoire autour du lac d’Annecy que je connais par cœur. J’y fais du parapente, j’y grimpe, c’est mon terrain d’entraînement.
Et en Suisse ?
En Suisse, j’adore Grindelwald, l’ambiance au pied de la face nord de l’Eiger est forte, même si elle est un peu austère l’hiver. Et il y a les falaises du Wendenstock, du calcaire d’une pureté rare, avec des voies d’escalade magnifiques. Tout autour d’Interlaken également, la Suisse offre un terrain de jeu unique au monde.
Comment l’alpinisme a-t-il évolué ces dernières années ?
Il y a eu plusieurs changements majeurs. D’abord sur le plan physique : aujourd’hui, on est mieux préparés, plus entraînés grâce aux salles d’escalade et à la professionnalisation de la pratique. Techniquement, le niveau a explosé. En revanche, notre génération a accepté d’agir de manière moins engagée que la précédente. Les anciens prenaient des risques insensés et allaient au carton beaucoup plus que maintenant. Nous, on s’appuie sur leur expérience, mais on cherche à progresser différemment. On ose dire d’ailleurs que l’on s’entraine, c’est nouveau. Le premier à montrer ce chemin était le grimpeur suisse Ueli Steck, qui nous a beaucoup inspirés. Enfin, surtout, on doit composer avec le climat. Les saisons ont changé. Avant, on allait en haute montagne jusqu’en août. Maintenant, à partir du 20 juillet, les guides redescendent. Trop chaud, trop instable, trop dangereux. Idem pour les
refuges qui n’ouvraient pas avant juin car il y avait trop de neige, maintenant c’est un mois plus tôt. L’élément naturel dicte les règles, il faut s’adapter en permanence.
Les attentes des clients ont-elles changé aussi ?
Oui, clairement, car la culture du sport s’est envolée et des alpinistes très médiatisés comme Kilian Jornet ont donné envie à beaucoup de découvrir ces espaces et la pratique. Le trail a ouvert une première brèche : des clients très en forme physiquement ont commencé à vouloir faire des ascensions techniques. Aujourd’hui, l’escalade en salle crée une deuxième vague : beaucoup de grimpeurs veulent passer à l’extérieur, découvrir la haute montagne. Certains ont un bon niveau, mais peu d’expérience alpine. Le rôle du guide, c’est de les accompagner, de les former à cette réalité-là. Il y a une vraie demande, et une vraie évolution dans le métier.
Que conseillerais-tu à quelqu’un qui veut découvrir la montagne avec un guide ?
Sur deux ou trois jours, je conseille de sortir des sentiers battus. Le Mont Blanc attire, mais il ne résume pas la montagne. Il y a tant d’itinéraires magnifiques et peu fréquentés. Pour une semaine, si la personne est déjà un peu aguerrie, alors on peut imaginer des projets en Suisse ou en Italie été comme hiver, dans le Val d’Aoste par exemple, qui regorge de vallée, avec des nuits en refuge non gardé. Il y a une richesse de terrains incroyables. L’essentiel, c’est de s’adapter à la personne : ses envies, son niveau, sa curiosité.
Et Chamonix, dans tout ça ?
C’est une porte d’entrée extraordinaire sur la haute montagne. Tu montes en benne, et en quelques minutes, tu te retrouves au cœur des sommets, tu n’as pas besoin de marcher deux jours pour y accéder comme dans le Massif des Ecrins par exemple. C’est unique. Et puis son granit orange est fabuleux. Les voies sont parfaites pour les grimpeurs, la gestuelle est pure. C’est un lieu chargé d’histoire et de possibilités. Pour moi, c’est un terrain d’expression incroyable.
Comment gères-tu le danger au quotidien ?
C’est un peu comme le vide : on s’y habitue, et c’est là que ça devient risqué. Il faut savoir rester vigilant en permanence, ne jamais banaliser. Un glacier qui semble tranquille peut cacher une crevasse gigantesque. Un coup de vent, une erreur d’inattention, et ça peut basculer. Heureusement, la nature est assez bien faite et te remet vite à ta place. L’expérience aide à ressentir ces signaux faibles.
L’EXPLOIT QUI A STUPÉFIÉ LE MONDE FUT SON ASCENSION EN SOLITAIRE EN PLEIN HIVER DE LA FACE NORD DES GRANDES JORASSES SUR LA VOIE ROLLING STONES, 1’200 MÈTRES DE PAROI HOSTILE PAR -20 OU -30° À MAINS NUES EN 6 JOURS ET 6 NUITS, UNE PREMIÈRE IMMORTALISÉE PAR LE FILM DE L’OMBRE À LA LUMIÈRE
Quelles sont les qualités essentielles pour être un bon alpiniste ?
Il y a deux piliers physiques : l’endurance, et l’escalade. Il faut pouvoir grimper après des jours de marche, de froid, de nuits difficiles en portant des sacs lourds. Mais le plus dur, c’est le mental. Souvent tu es dans la souffrance, la peur, et tu dois enchainer les cordées sans répit, Il faut être capable de revenir après un échec, de rester motivé malgré les ratés. L’alpinisme, ce n’est pas une série de coups d’éclat. C’est un chemin. Ça prend des années, et ceux qui durent sont souvent ceux qui construisent lentement, patiemment, avec humilité. C’est un sport de long terme, pas de feu de paille.
Tu as une approche particulière de ton métier de guide ?
Ce que j’aime, c’est la variété. Les cascades de glace et le ski de rando l’hiver, l’alpinisme et des expéditions l’été, des courtes arêtes ou des périodes d’escale entre les deux. Je ne pourrais pas faire cinquante fois le même itinéraire dans la saison. Ce métier, c’est aussi un espace de création. Avec les bons clients, motivés et en confiance, on peut imaginer des choses très belles. Le guide est une espèce à part, entre l’imaginaire et le voyage, c’est ce côté « artisan du voyage en montagne » qui me plaît. DR
Gastronomie
Les Grandes Tables du Monde
Lorsque l’on parcourt le monde, l’excellence culinaire demeure un repère cardinal. La gastronomie est un refuge qui révèle si bien les subtilités d’une région et ses coutumes. Au firmament de tables d’exception brillent
Les Grandes Tables du Monde.
Texte ) Marine Ulrich
Les Grandes Tables du Monde est une association qui réunit 198 restaurants dans 25 pays, des lieux uniques où dominent la recherche de perfection et l’audace en cuisine, l’art de recevoir et la générosité. Pour David Sinapian, le Président, « nos restaurants ne sont pas seulement des tables d’exception, mais des destinations en elles-mêmes ». En accord avec les univers du voyage mais également du yachting, cette philosophie traduit la volonté des Grandes Tables du Monde : faire cohabiter à chaque escale le luxe et l’aventure dans l’assiette.
Un tour du monde gastronomique signé
Les Grandes Tables du Monde
La philosophie et ses lignes directrices sont une chose, les illustrer à travers des expériences culinaires mémorables en est une autre. Les Grandes Tables du Monde nous font découvrir des établissements aux quatre coins de la planète. L’occasion de goûter à la diversité gastronomique qui fait écho à la variété des cultures et des terroirs.
En Europe, direction Jordnær à Copenhague, une table auréolée de trois étoiles au Michelin dirigée par Eric Kragh et Tina Vildgaard. Le chef magnifie les produits de la mer et les légumes dans une cuisine qui jongle entre
la retenue sage et l’hyper-détaillé. Les saveurs nordiques, françaises et asiatiques sont cuisinées dans une harmonie remarquable où la sobriété scandinave devient un écrin à des assiettes d’une finesse presque minimaliste.
Jesper Rais
Jesper
Rais
Jesper
Rais
Après les vivifiants embruns du Grand Nord, embarquement immédiat pour la Nouvelle-Orléans. Emeril Lagasse a laissé aux commandes du restaurant Emeril’s son fils, E.J. Lagasse, pour faire vivre à ses convives la fièvre d’une cuisine louisianaise de haute voltige. Entre épices créoles et cajuns, le jazz et les rires résonnent dans ce restaurant où l’atmosphère est aussi chaleureuse et douce qu’un après-midi sur les rives du Mississippi.
Prochaine étape : l’Asie, au cœur de Bangkok, chez Sühring, deux étoiles au Guide Michelin. Entre recettes familiales, souvenirs d’enfances et années de voyage, les chefs jumeaux Thomas et Mathias Sühring offrent une réinterprétation totalement inédite et sophistiquée des classiques allemands tout en étant en Thaïlande. Un dialogue savamment maîtrisé entre deux continents.
SÜHRING À BANGKOK.
RESTAURANT EMERIL’S.
Perché au sommet du One&Only One Za’abeel à Dubaï, Row on 45, deux étoiles au Guide Michelin, offre un moment hors du temps suspendu entre ciel et terre. Dans un intimiste penthouse, on contemple la skyline de l’émirat et son panorama saisissant en goûtant à la cuisine du chef Jason Atherton dans laquelle se mêlent influences internationales et touches régionales.
Les Grandes Tables du Monde, quand la haute cuisine dialogue avec son environnement naturel
Au-delà d’un planisphère et de ses continents, certains établissements s’expriment en parfaite adéquation avec le paysage qui les entoure ou, au contraire, jouent sur d’autres tableaux pour emmener leurs visiteurs dans un lointain voyage.
Atomix, deux étoiles au Guide Michelin, offre une parenthèse reposante au milieu de la fourmilière new-yorkaise. Le chef Junghyun Park exprime son talent dans une approche new wave de la cuisine coréenne. La gastronomie du pays du matin appelée « Hansik » brille dans les assiettes mais
également dans le décor, les tissus, les céramiques et même les uniformes du personnel pour une immersion qui se veut totale.
Sur les côtes portugaises en Algarve, Ocean, le restaurant doublement étoilé à Porches, célèbre la puissance de l’Atlantique. D’origine autrichienne,
ATOMIX À NEW YORK.
Evan Sung Peter Ash Lee
Evan Sung
ROW ON 45 À DUBAÏ.
DR DR
le chef Hans Neuner proposeune cuisine qui captive les sens et repousse les limites de la gastronomie. Poissons et crustacés fraîchement pêchés s’affichent au menu dans des plats qui mettent en valeur les saveurs et les textures de l’océan. Ici, la mer n’est pas qu’un décor : elle donne le tempo.
Au cœur des montagnes suisses, Schloss Schauenstein affiche une cuisine au sommet de la gastronomie (trois étoiles au Guide Michelin) orchestrée par Andreas Caminada. Au sein d’un manoir qui pourrait servir de décor à un conte de fées, l’histoire est contée d’assiette en assiette, territoire où s’exprime un festival de produits du terroir et d’ingrédients issus d’exploitations locales et cultivés directement dans le jardin du château.
Les Grandes Tables du Monde invitent à vivre la gastronomie comme un périple hors du temps. L’association fédère des adresses uniques, où la convivialité se conjugue à la virtuosité pour transformer chaque repas en souvenir impérissable. L’excellence, la transmission, l’hospitalité et l’audace sont bien plus que des concepts : ils façonnent l’identité de ces maisons, devenues de véritables destinations qui marient la gourmandise à la découverte. Dans ce tour du monde des saveurs, l’assiette est un territoire d’exploration et un prétexte à l’évasion. On en ressort le sourire aux lèvres, prêt à lever l’ancre pour une nouvelle découverte, fort d’une certitude : les plus beaux voyages tiennent parfois dans le creux d’une fourchette.
OCEAN EN ALGARVE.
SCHLOSS SCHAUENSTEIN AU CŒUR DES MONTAGNES SUISSES.
Vasco Celio
DR Joan Nathanael
Minder
Luberon
Le Domaine Perréal, le charme de l’authenticité
Le temps d’un séjour, d’une halte ou d’un événement, le Domaine Perréal vous invite à vivre une expérience rare dans un endroit du Luberon où tout est mis en œuvre pour préserver et valoriser l’environnement. Une promesse d’émotions fortes et de partage.
Didier Gemignani
Texte ) Marie Le Berre
Le Domaine, qui s’étend sur 54 hectares au cœur du Parc naturel régional du Luberon, classé réserve de biosphère par l’Unesco, connaît un nouvel essor depuis qu’il a été repris par quatre associés tombés sous son charme en 2020. Suite à un vaste programme de rénovation et d’extension, la bastide du XIXe siècle abrite quatre gîtes et quatre chambres d’hôtes, des espaces à la fois chaleureux, confortables, élégants et exclusifs… du raffinement sans ostentation. Les gîtes classés 3 étoiles comprennent, outre les pièces communes, deux chambres et une terrasse privée chacun. Sur les quatre chambres, trois sont des suites composées de deux chambres. À l’extérieur, on pourra profiter d’un jardin arboré, se baigner dans l’une des deux piscines et admirer un paysage à couper le souffle qui embrasse les ocres de Roussillon, Gordes et les contreforts du Ventoux. Avec une capacité de 39 personnes au maximum, le Domaine Perréal est un havre de paix à 350 m d’altitude, au pied de la colline du même nom.
La petite chapelle de Sainte-Radegonde, érigée en 1551 à son sommet, est un ancien lieu de pèlerinage.
En outre, les nouveaux propriétaires (dont un entrepreneur-navigateur suisse) ont aménagé des espaces de réception, intérieurs et extérieurs, un caveau de vente et de dégustation des produits du domaine ainsi qu’un
restaurant bistronomique, La Table du Domaine Perréal, qui peut assurer jusqu’à 40 couverts par service. Un couple de chefs, Lucia Ampudia et Maxime Martinage, tous deux formés dans des établissements étoilés, propose une cuisine à base de produits de saison locaux, dont les légumes cultivés dans le potager du domaine. On vous proposera naturellement de déguster les plats créatifs et colorés avec un vin produit sur place.
De la table aux vignes
En effet, le Domaine Perréal, c’est d’abord un vignoble, composé de terroirs d’exception, où l’on produit des vins bio en AOP Ventoux ou IGP Vaucluse selon les préceptes de la biodynamie. Afin de préserver le système racinaire des vignes, on travaille avec des chevaux et on limite l’utilisation du tracteur au strict minimum. Les raisins sont récoltés et triés à la main, l’encuvage est effectué en gravitaire et, pour la vinification, on utilise des cuves Tulipe ou ovoïdes en béton, des amphores en terre cuite et des fûts de chêne. Quant au chai et au hangar, ils sont équipés de panneaux solaires qui assurent une autonomie énergétique en journée. Les vins du Domaine Perréal, qui proviennent de quatre cuvées dif-
Didier Gemignani
Didier
Gemignani
DR
férenciées par les terroirs et les types d’élevage, sont reconnus de grande qualité. On peut les déguster 6 jours sur 7 et à l’occasion des visites du Domaine et de la cave qui sont organisées trois fois par semaine. Au Domaine Perréal, on découvrira également des ruches, des chênes truffiers, des oliviers, des amandiers, divers arbres fruitiers et, étrangement, quelque 800 yuzus, des agrumes japonais dont les fruits sont actuellement très prisés en cuisine.
D’une manière générale, « le Domaine Perréal s’engage à cultiver la terre dans le respect de la biodiversité et de l’environnement, à partager ses expériences et ses terroirs avec le plus grand nombre par la découverte du domaine, de ses produits et de ses innovations », commente la maitresse des lieux. Les hôtes des gîtes et chambres pourront partir à la découverte des alentours au guidon des vélos électriques disponibles à la location. Au Domaine Perréal, c’est un riche programme, composé de visites et animations inscrites dans une démarche d’éco-œnotourisme, des concerts, des soirées DJ Lounge, qui attend les visiteurs de début avril à fin septembre. Le lieu idéal pour goûter l’art de vivre en Luberon.
Pour aujourd’hui et pour demain
Votre patrimoine, vous le constituez précieusement. Nous le respectons et veillons à sa croissance à long terme grâce à notre expertise en gestion et planification, selon une approche durable et personnelle.
De la sérénité pour vous et votre famille, aujourd’hui et demain.
Occitanie
Gard, la grande évasion
Depuis la Suisse, sur la route de la Méditerranée, faisons un pas de côté pour découvrir le pays où les villages portent les noms de saints insoupçonnés : le Gard. Terre d’histoires et de contrastes, généreuse et aride, ses paysages variés et authentiques ne laissent pas indifférent.
Texte ) Julien Beauchot
Côté Provence
Notre escapade débute dans le premier duché de France : Uzès. C’est à travers les vignes de l’Appellation d’Origine Protégée qui porte le nom du Duché, que l’on voit poindre, au loin, sur une colline, trois tours. En se rapprochant, on guette le donjon du château ducal, car si le drapeau est déployé en son sommet, c’est que le Duc, toujours propriétaire de son bien, est en son domaine. Le bâtiment et sa restauration seront à l’origine du nouveau souffle donné à la belle endormie qu’était alors la cité. C’est ici que sera institué l’un des premiers secteurs sauvegardés instaurés par la loi Malraux visant la préservation et la mise en valeur du patrimoine.
On déambule aujourd’hui de rues en venelles, au milieu d’hôtels particuliers, d’anciennes casernes, d’églises ou de simples immeubles patiemment et superbement restaurés. Le cœur vibrant de ce labyrinthe quasiment circulaire est la place aux Herbes entourée de ses voûtes emblématiques. Depuis le XIIIe siècle, elle accueille le marché de la ville. Il faut vivre un samedi matin à Uzès pour se plonger dans les couleurs, les saveurs et les odeurs de ce moment hors du temps. C’est au doux et rond son de l’accent gardois que les produits locaux se font la part belle, avec les asperges, les olives et leur huile, la lavande, ou bien encore les fougasses ou les savons. Sans oublier le diamant noir de la région : la truffe dont la saison se déroule du 15 décembre au 15 mars. Avant de finir la visite de la ville et de ses nombreux monuments, il est impératif de déguster un verre de vin du Duché, en grignotant quelques picholines du marché.
Ils sont fous ces Romains ! C’est au pied d’Uzès qu’une dizaine de sources forment la fontaine d’Eure. Au premier siècle, les Romains qui occupaient la région l’ont trouvé à leur goût pour alimenter la ville de Nîmes – alors Nemausus – en plein essor. Problème, 50 kilomètres sont à parcourir, avec une pente de seulement 25 centimètres par kilomètre, et les gorges du Gardon hautes d’une cinquantaine de mètres à franchir. Impossible n’est pas Romain ! Un miracle d’ingénierie est imaginé et réalisé, dont le point le plus spectaculaire sera le « Pont du Gard ». Au milieu de la garrigue, on découvre ce chef
d’œuvre miraculeusement préservé. Le temps s’arrête alors. On se fait tout petit devant ses 3 étages d’arches, d’une longueur de 275 mètres et construit en seulement cinq années. Cela fait 20 siècles qu’il attendait notre visite. Quelques arpents de garrigues plus loin, nous voici à l’arrivée de l’aqueduc. L’un de 52 endroits où aller selon le New York Times, la ville qui arbore fièrement un palmier et un crocodile sur ses armoiries, Nîmes. Il faut découvrir ses arènes construites peu après l’arrivée de la fraiche eau de l’Eure. Magnifiquement conservées, les enfants y choisiront leur rôle de gladiateur. Mirmillon, rétiaire ou secutor, les influenceurs existaient avant les réseaux sociaux numériques. Comment ne pas tomber en admiration devant la Maison Carrée ? Ce magnifique temple romain qui semble avoir été construit hier, et qui impose son aura depuis son podium. Pour le plus sportifs, il reste la Tour Magne qui surplombe les jardins de la Fontaine. Son escalier en colimaçon vous donnera le tournis, mais pas autant que la splendide vue sur la ville. Avant de reprendre la route, une halte aux Halles s’impose. Une tartine de brandade de morue et son verre de Costières de Nîmes assureront votre bonheur.
Vive Aigues-Mortes
Plus au sud, les collines s’effacent, la mer impose son tempo à la terre, l’homme tente de dompter la nature. Bienvenue en Camargue. Sur votre droite, de blancs chevaux et de sombres taureaux. Sur votre gauche, la Tour Carbonnière, antique témoin de la seule voie d’accès des terres vers une cité royale, Aigues-Mortes. Saint Louis souhaitant en effet avoir un accès direct à la Méditerranée, il fera édifier cette cité au milieu des marais d’où il partira pour la septième croisade. D’abord dominée par la Tour de Constance, des remparts la ceinturèrent intégralement. Hauts de 11 mètres, il est possible aujourd’hui de les parcourir sur toute leur longueur, soit 1’640 mètres. Sur cette promenade pittoresque, qui permit notamment de protéger ses habitants du vent et du sable, on ne voit pas la mer à ses pieds, Aigues étant Mortes, et non Vives… Mais on découvre les marais salants et leur incroyable population ornithologique lorsque l’on regarde à l’extérieur, et une organisation au cordeau à l’intérieur. Bien que datant du XIIIe siècle, il s’agit bien d’une ville nouvelle à faire pâlir les urbanistes les plus modernes. Au détour de ses rues, après avoir dégusté une traditionnelle gardiane, découvrez ses chapelles. Les Pénitents se partagent entre Blancs et Gris, tandis que les Capucins proposent des expositions. Ici, la fougasse est sucrée, et parfumée à la fleur d’oranger, sans doute un héritage de voyages au long cours.
Le canal nous emmène enfin jusqu’à la mer. Le soleil se couche derrière nous et nous avons le sentiment d’avoir découvert une terre et son âme, forgée par les strates du temps. L’envie est ardente de découvrir le reste du Gard. Cap sur les Cévennes, sur les traces de Robert Louis Stevenson ?
J.M.André/Gard
J.M.André/Gard
Le Boat Vacances fluviales : la sérénité à fleur d’eau
Et si la plus belle manière de voyager était de ralentir ? Et de s’offrir un espace-temps loin des contraintes et des foules.
Texte
) Brice Lechevalier
C’est l’expérience que propose Le Boat depuis plus de 50 ans à travers l’Europe et le Canada. Leader du tourisme fluvial (qui appartient au même groupe que Moorings et Sunsail), l’entreprise met la navigation à portée de tous grâce à ses bateaux sans permis. En couple, entre amis ou en famille, on embarque pour quelques jours ou une semaine de déconnexion totale sur les plus belles voies navigables.
DR
CINQ CATÉGORIES DE BATEAUX SANS PERMIS OFFRENT UNE GRANDE PALETTE DE CONFORT, DONT UNE TOUTE NOUVELLE VERSION LUXE (LIBERTY, CI-DESSOUS)
Ici, pas d’itinéraire imposé : chacun trace sa route au fil de l’eau, s’arrête à loisir pour visiter un village, pique-niquer sur les berges ou savourer un coucher de soleil. Avec l’envie comme moteur et l’inspiration des lieux pour choisir d’y faire une halte, la nature est omniprésente, mais pas seulement. Fort d’une flotte de 950 bateaux de 5 catégories différentes et de 33 bases de départ dans 9 pays, Le Boat offre un éventail unique de destinations – dont plusieurs en France – où patrimoine, paysages et douceur de vivre s’entrelacent. Et toujours avec un encadrement de qualité, une flotte moderne, et un réel engagement pour un tourisme durable.
Liberty : le yachting fluvial, version Le Boat
Nouvelle star de la flotte 2025, le Liberty incarne une montée en gamme affirmée pour Le Boat. Né d’un partenariat avec le Groupe Bénéteau, ce bateau dernière génération allie confort haut de gamme, technologie embarquée et design intelligent. Pensé pour 2 à 5 personnes, il s’adresse aux voyageurs exigeants en quête de liberté sans compromis. Le confort est au cœur de l’expérience : matelas à mémoire de forme, climatisation, Smart TV, Wi-Fi, cuisine toute équipée avec lave-vaisselle et machine à café Nespresso®. Les espaces de vie sont spacieux et lumineux, les finitions soignées. Le pont supérieur, avec sa plancha, ses bains de soleil et son réfrigérateur, devient une véritable terrasse flottante pour les apéros au soleil ou les dîners sous les étoiles. Mais Liberty, c’est aussi une navigation simplifiée, même pour les débutants. Son système de pilotage intuitif et sa maniabilité en font un bateau accessible, parfaitement adapté aux envies d’évasion des citadins en quête d’une bulle hors du temps. Une nouvelle façon de vivre le luxe : dans le silence de l’eau et l’élégance de l’instant.
Cyril Bruneau
Canal du Midi et Bourgogne : deux trésors à découvrir autrement Naviguer, c’est voyager au cœur des territoires. Et certains s’y prêtent mieux que d’autres. Le Canal du Midi est sans doute la voie d’eau la plus emblématique de France. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, il relie Toulouse à la Méditerranée à travers une succession d’ouvrages d’art spectaculaires : ponts-canaux, écluses ovales, aqueducs, tunnels végétalisés… Ce chef-d’œuvre du XVIIe siècle traverse des paysages lumineux, entre vignobles du Minervois, étangs sauvages et platanes majestueux.
Au fil de l’eau, les escales sont autant de trésors : Carcassonne et ses remparts médiévaux, Homps et ses caves viticoles, Narbonne et son patrimoine romain, Le Somail, petit port de carte postale. On accoste, on flâne, on savoure un verre en terrasse… Le temps s’étire dans cette douceur du Sud.
En Bourgogne, c’est un autre décor, tout aussi raffiné : collines verdoyantes, villages aux toits de tuiles plates, châteaux Renaissance et abbayes cisterciennes ponctuent la navigation. Les canaux de Bourgogne et du Nivernais serpentent à travers un terroir riche, propice aux haltes gourmandes. Ici, chaque écluse est une invitation à la lenteur et à la découverte : Chablis, Tonnerre, Auxerre, Clamecy... À chaque étape, une rencontre avec l’histoire, le vin, les paysages.
Avec Le Boat, les vacances fluviales ne sont plus réservées aux initiés et proposent un luxe inédit sur ce type de loisir. Elles deviennent un art de vivre et le compromis idéal entre les vacances actives et le repos bien mérité : libre, inspirant et à dimensions variables.
Janeyanna Photography
Holger Leue & Lars Böhnke
Maremme
Chemins de traverse en Toscane
Florence, Sienne, Pise, bien sûr… Mais en dehors de ces aimants touristiques, l’arrière-pays toscan échappe encore à la saturation. La Maremme est une terre dédiée au bien vivre et à la convivialité. Elle offre en prime sa nature préservée et un mille-feuille historique.
Texte & photos ) Bernard Pichon
Imaginez une bande de terre ondulant le long de la côte Tyrrhénienne, riche en pinèdes, vignobles, oliveraies, marais asséchés et solides bastions médiévaux ! Cette autre Toscane peut sembler primitive, presque archaïque. Une bourgade illustre à elle seule le caractère de cet éden : Massa Marittima (au nord de Grosseto, chef-lieu de la province du même nom).
La citadelle est née au début du Moyen Âge autour de Monte Regio, producteur de crus réputés. Dominant de hautes collines riches en minerais, elle offre une vue remarquable sur les toits de tuiles et – au loin – la Méditerranée. Au départ de Florence, 116 kilomètres suffisent à rallier ce repère. L’intérêt de la visite se concentre autour de la théâtrale Piazza Garibaldi, dominée par des palais et une impressionnante cathédrale romanogothique. Les fonts baptismaux monolithiques de Giraldo da Como (1267) y déroulent leurs motifs évangéliques à la façon d’une BD sculptée. A deux pas, le musée San Pietro all’Orto abrite une exposition d’art médiéval et une collection privée d’orgues.
Far West
Le domaine de Petra (rien à voir avec la Jordanie) appartient à Vittorio Moretti. Cet entrepreneur lombard est surtout connu dans le monde viticole pour ses mousseux et pour avoir confié à Mario Botta l’architecture ultracontemporaine de son exploitation : « Tout autour, c’est un décor de western, dont la plupart des Italiens ne connaissent pas l’existence »…et d’énumérer quelques nids d’aigle à photographier aux alentours, comme Pitigliano, accroché à une
falaise de tuf. On se perdra volontiers dans ce dédale de ruelles pavées, sous l’œil indifférent de chats paresseux. Les vestiges de l’ancien ghetto juif accueillent aujourd’hui des caves ouvertes à la dégustation. Également perchés sur leurs pitons rocheux, les voisins Sorano et Sovana attirent les amoureux au coucher du soleil, lorsque leur pierre se colore de rose. Florentins et Romains nantis, artistes et intellectuels y ont leur maison de vacances.
Il y a une vingtaine d’années, Alain Ducasse découvrait lui aussi ce territoire préservé et y ouvrait l’Andana, à Castiglione della Pescaia. Convertie en palace, cette splendide demeure du duc de Toscane est aujourd’hui l’un des fiefs gastronomiques du célèbre chef Enrico Bartolini, étoilé Michelin.
Déguster
Les plats les plus célèbres de la Maremme toscane incluent la cacciucco, une soupe de poisson et de fruits de mer, ainsi que les tortelli di patate, des pâtes farcies aux pommes de terre et au fromage. D’autres tortelli, garnis de ricotta et épinards, sont parfois servis avec un ragù au sanglier. Ce gibier est aussi proposé en saucisson ou en plat principal accompagné de fleurs de courgettes frites.
Bouger
L’exubérante végétation printanière fait place, en été, à des champs de blé brûlés par le soleil. En quête de fraîcheur, les passionnés d’ornithologie explorent le lac de Burano et la lagune d’Orbetello, qui abritent plusieurs centaines d’espèces d’oiseaux (faucons, hérons et autres échassiers).
Couvrant plus de 9’000 hectares le long de la côte tyrrhénienne, le parc de la Maremme rend possible l’observation de sangliers, renards et daims dans un environnement de chênes verts, arbousiers et myrtes. Ce cadre idyllique est propice aux promenades en calèche, à la marche nordique, au cyclisme, à l’équitation ou au canoë/kayak.
Avant de quitter la Maremme, une escale aux Terme di Saturnia est un incontournable. Ce groupe de sources situé entre Pitigliano et Manciano invite à s’immerger dans des eaux naturelles à près de 38°. L’attraction est gratuite ; une aubaine pour tous les curistes de passage.
La panzanella est une salade toscane traditionnelle, préparée avec du pain trempé à la vinaigrette, des tomates, des concombres et des oignons (ces ingrédients peuvent varier selon la saison).
Partout, mozzarella et charcuteries locales se savourent à l’envi, accompagnés de vins locaux, comme le Morellino di Scansano (rouge).
Les végétariens ne sont pas laissés pour compte, avec notamment des crêpes aux légumes frais (courgettes, poivrons et champignons).
PARUTION FIN SEPTEMBRE
Le premier trimestriel de qualité pour celles et ceux que la joaillerie séduit
Abonnez-vous pour 2026 et recevez le premier numéro en cadeau cette année
COMING OUT AT THE END OF SEPTEMBER
The first high-quality quarterly for those captivated by jewelry
Subscribe for 2026 and receive the first issue as a gift this year
Cap-Vert
Deux pages ne suffisent pas pour décrire Sal, destination Kite
À l’approche de la trentaine, les défis prennent des formes inattendues. Tandis que certains choisissent le mariage, j’ai opté pour une toute autre aventure : apprendre le kitesurf. Je cherchais un endroit avec de bonnes conditions en hiver, à plus de 20 degrés et pas trop loin.
Texte ) Zoé Lechevalier
Bingo : le Cap-Vert, 25 degrés, des vols directs, en moins de 6 heures. Entre les montagnes verdoyantes de Santo Antao et les plages désertiques de Sal, l’archipel offre un éventail impressionnant de paysages. Avec seulement une semaine devant moi, mon choix se porte sur Sal, l’île au nom évocateur (« sel » en portugais). Ici, l’océan déchaîné rencontre les plaines arides et les salines, créant un paysage aussi brut qu’inattendu. Le genre d’endroit qui donne envie d’inspirer à plein poumons pour en importer une partie avec soi. Sal, c’est la Mecque des sports nautiques et surtout du kitesurf : des vents constants et réguliers, particulièrement entre novembre et mai, des spots emblématiques et variés, un climat ensoleillé et des eaux chaudes. Une destination où sport et dépaysement se rencontrent. Cette île est aussi le berceau de 3 champions du monde de kite : Airton Cozzolino, Matchu Lopes et Mitu Monteiro, que vous aurez peut-être la chance de croiser à l’eau ou devant l’école de Mitu à Kite Beach.
École suisse ?
Je vous écris sous l’ombre des bougainvilliers de mon lieu de séjour, Surf Activity, soigneusement réservé par Odile, la fondatrice de l’école de Kite « Kite Verde ». Cette Suissesse, initialement partie pour une simple année sabbatique, a finalement
transformé son aventure en une décennie de passion sur cette île et la création d’une école de kitesurf. Et qui pourrait lui en vouloir ? Tout était parfaitement organisé : le transport, l’hébergement, et des cours de kitesurf avec des moniteurs aussi engagés envers leurs élèves qu’attentifs au respect de l’océan et de la culture cap-verdienne. Pourquoi deux pages ne suffisent pas ? Car le Cap-Vert, le petit pays de Cesária Évora, offre aussi un terrain fertile pour y tisser des liens. J’aurais pu vous raconter ma rencontre avec Paul, photographe et cinéaste croisé dans l’avion grâce à une note glissée entre deux sièges, les dîners animés et les matchs de foot cap-verdiens, ou encore les histoires de Lilly et Amadu, hôtes passionnés. Mais ces récits, je préfère les garder comme une invitation à revenir et à plonger encore une fois dans la « morabeza » : ce mot créole qui incarne la chaleur humaine, l’hospitalité des cap-verdiens et cette tranquillité de vivre. Une certitude, donc : ce n’est qu’un début. À bientôt, Cap-Vert. Infos sur ilesducapvert.fr
Lechevalier
Zoé
Lechevalier
Paul Lavoine
DR
Sophie Janski Zoé Lechevalier
Sophie Janski
Paul Spierenburg DR DR
Taïwan
Taipei, goûter aux joies de la randonnée à quelques encablures de la ville
Si Taipei est bien une métropole trépidante, elle laisse apparaître autour d’elle un autre décor. Collines drapées de fougères, volcans assoupis, forêts subtropicales et plantations de thé parcourus de sentiers banalisés ne sont qu’à quelques arrêts de métro du centre bouillonnant de la ville. Une originalité rare en Asie qui séduira les voyageurs ravis de transformer leur city-trip en une toute autre aventure au cœur de la nature.
Texte ) Marine Ulrich
L’expérience totale : le Grand Stride
Tout autour de la capitale s’étend un parcours pédestre de 92 km baptisé « Grand Stride » dont chaque segment est accessible en transport public. Le tracé commence au nord-ouest, frôle les pentes fumantes du massif de Datun, grimpe jusqu’au toit officiel de la ville, le mont Qixing (1’120 m), puis file le long des chaînons de Wuzhi, Nangang et Erge avant de revenir à son point d’origine. Au rythme d’un tronçon par jour, il faut compter sept jours pour réaliser l’intégralité du circuit et découvrir sept visages insoupçonnés des alentours de Taipei. Pas de panique si le temps manque, chaque parcours est réalisable de manière totalement indépendante sur une journée.
Yangmingshan, un parc national au relief volcanique
La portion la plus spectaculaire du Grand Stride s’étire dans le parc national de Yangmingshan, à trente minutes de bus de la station Jiantan. Dès l’embranchement d’Erziping, le sentier s’insinue entre pins noirs, fougères, mousses et lichens, dont le vent transporte une odeur forestière qui se
mêle au soufre ambiant. Dès le mois de mars, les rhododendrons ponctuent les sous-bois ; en juin, les bégonias prennent le relai et demeurent en fleur jusqu’aux premières fraîcheurs de l’automne. Dès 800 mètres d’altitude, la fraîcheur se ressent et contraste avec la chaleur de la plaine. Un chemin permet de gagner la cime du mont Datun, seul volcan actif de Taïwan dont la dernière grande éruption remonte à plus de cinq mille ans. Quelques lacets plus bas, le site de Xiaoyoukeng offre sa lumière ponctuée de nuées de vapeur donnant aux versants une couleur laiteuse quasi irréelle.
Maokong, le pays du thé accroché aux nuages
Un télécabine qui longe un versant forestier et s’élève au-dessus d’une canopée de camphriers mène au temple Zhinan, l’un des hauts lieux taoïstes de Taïwan. Construit il y a plus d’un siècle, il est dédié à Lü Dongbin, l’un des Huit Immortels. La légende raconte que ce romantique apollon aurait souvent manié l’épée pour se retrancher de ses amours et rester fidèle à la pensée taoïste. Les marches de ce temple mythique mènent à une terrasse d’où l’on aperçoit l’aiguille d’acier de la tour du Taipei 101. Le prochain arrêt dessert rapidement Maokong, la ville du thé où l’on peut observer les cueilleuses prélevant les feuilles qui donneront l’un des oolongs les plus réputés de Taïwan. Le chemin suit la courbe des parcelles et gagne le sentier du Camphrier dont le parfum se libère intensément à l’époque des récoltes. Ici tout invite à la halte. Dans les maisons de thé et les jardins, le voyageur s’adonne à une dégustation de cette délicate boisson chaude, prélude parfait avant de redescendre dîner dans la ville illuminée.
Choisir Taipei, c’est passer, en l’espace de quelques jours, de fumerolles sulfureuses aux plantations de thé, de plateaux de lave à des temples colorés, de panoramas maritimes à la nuit vibrante des marchés. Pour ceux qui souhaitent allier découverte culturelle et immersion naturelle, la capitale taiwanaise représente un espace protégé jamais distant de la ville et de ses attractions. C’est dans ce dialogue entre deux rythmes que Taipei révèle son identité la plus surprenante, celle d’une capitale qui ne cesse de rappeler qu’en quelques stations de métro seulement commence une autre aventure.
La découverte de Taipei se prolonge naturellement dans l’assiette. La cuisine taiwanaise intègre les influences culinaires des grandes villes et provinces de toute la Chine. Rien de mieux que de se plonger dans les marchés nocturnes, petits restaurants et gargotes de rue pour s’imprégner de la gastronomie locale. Soupes de légumes, Gua Bao garnis de viande braisée, ragoûts caramélisés ou encore Xia Long Bao remplis de divins bouillons se dégustent en flânant parmi les étals. Impossible de passer à côté du Niu Rou Mian, une délicieuse soupe de nouilles et de bœuf parfumée à la cannelle, l’anis étoilé et la coriandre dans laquelle chaque bouchée est une exploration sensorielle. Côté boisson, le thé est sacré et la cérémonie qui entoure sa dégustation l’est tout autant. Le Oolong de Nantou, le Wunshan Baojhong de Pinglin ou encore le Tie Guanyin de Mujhan sont les variétés les plus appréciées.
La chute de Saigon, le 30 avril 1975, marque véritablement la fin de la guerre avec les USA. Cinquante ans plus tard, l’essor de Hanoï et Saigon (Hô Chi Minh-ville) attire les visiteurs du monde entier.
Au Nord
L’Extrême-Orient séduit de plus en plus les Suisses. Ceux qui visent le Vietnam s’intéressent à sa culture, à ses paysages et à ses prix avantageux. Un bon plan : explorer ses deux capitales - politique et économique - pour leur séduisante complémentarité (à noter que Turkish Airlines dessert les deux aéroports, ce qui permet la combinaison).
Hanoï est réputée pour son charme désuet et son atmosphère animée. Son chaos architectural inspire les artistes. La ville se serait-elle réincarnée en une sorte d’hybride – moitié post-colonial, moitié globalisé – avec ses cantines à même le trottoir et ses Starbucks au coin de la rue ? Un déroutant assemblage d’anciennes constructions de l’Indochine française et d’immeubles contemporains signe le caractère de cette mégapole encore imprégnée d’un millénaire d’influence chinoise.
Au fil du temps, les habitants ont modifié leurs logements selon leurs besoins et leurs moyens, ajoutant des balcons, des vérandas, des enseignes lumineuses et autres climatiseurs. Ces excroissances créent un paysage urbain hétérogène et surchargé. Si les nouvelles constructions sont soumises à des normes architecturales, les bâtiments anciens bénéficient d’une certaine latitude en matière de rénovation.
Panorama
On passe devant le prestigieux Opéra, construit au tout début du XXe siècle par les colonisateurs dans l’esprit du parisien Palais Garnier. On parcourt de larges avenues bordées d’anciens immeubles jaunes également édifiés par la France. Plus on s’aventure dans le cœur de Hanoï, plus on remonte dans le temps. Comment imaginer que dans ce vétuste quartier de commerçants, le prix du m2 atteigne désormais celui de Londres ou
Tokyo ? Les boutiques d’artisanat y font florès, comme ces bouis-bouis où l’on déguste la soupe traditionnelle roborative avec ses légumes, nouilles de riz, épices et viande de porc.
Mise au vert
La meilleure période pour randonner au Vietnam est pendant la saison sèche, de novembre à avril. Hanoï offre un accès privilégié à des paysages naturels époustouflants, propices à la randonnée :
- Sapa fait figure de reine des treks : montagnes, rizières en terrasses et villages ethniques dans un décor à couper le souffle.
- Mai Chau et Pu Luong - vallées verdoyantes - offrent des sentiers bien balisés et des hébergements traditionnels chez l’habitant.
- Ninh Bình est surnommée la baie d’Halong terrestre en raison de ses formations karstiques spectaculaires. Les promenades mènent à des pagodes cachées, à des rizières et de paisibles rivières où pagayer.
Texte & photos ) Bernard Pichon
Au Sud
Combien de motos dans Saigon, qui compte autant d’habitants que la Suisse entière, si l’on inclut ses banlieues ? Invérifiables, les estimations vont de 3 à 6 millions. Assez, en tout cas, pour transformer la rivale d’Hanoï en un énorme essaim pétaradant. Vivre Saigon, c’est se griser de transports inhabituels, comme le xe lam, sorte de camionnette à trois roues, ou le pittoresque cyclo-pousse, si exotique aux yeux des étrangers. C’est croiser des bécanes surchargées d’une famille au complet, immiscées dans le chaos généralisé et les enivrants gaz d’échappements.
L’énergie du dragon
On a tôt fait de saisir que cette mégapole est une fille du Sud. Devant les hôtels des Années Folles, les terrasses accueillaient à l’heure de l’apéritif un grand nombre de Français commandant avec l’accent du Midi des vermouths, des cassis, des Byrrh ou des quinquinas Dubonnet. Mais que reste-t-il de celle que l’on surnommait le Petit Paris de l’Extrême-Orient ? Quelques belles façades, comme le palais du gouverneur aux blanches colonnes et aux plafonds moulurés, un hôtel de ville que certains qualifient d’exquise pâtisserie, une poste centrale charpentée de fer conçu par Alfred Foulhoux, mais souvent attribué à tort à Gustave Eiffel, un élégant théâtre municipal et une ribambelle de demeures coloniales.
Rando sur les traces de Marguerite Duras
- A moins de 150 kilomètres de la bouillonnante Saigon : contraste la somnolente Sadec, surnommée Jardin de Cochinchine par les colons de l’époque, en raison de ses terres fertiles. C’est dans cette bourgade perdue du delta du Mékong que l’adolescente Marguerite Duras noua sa relation amoureuse décrite dans L’Amant.
- Les Tunnels de Cu Chi, vestiges de la guerre du Vietnam, offrent bien plus qu’une simple visite historique. Des sentiers aménagés permettent de s’aventurer dans ce labyrinthe souterrain, une expérience unique pour les amateurs d’histoire et de nature.
- Le Delta du Mékong : une croisière pédestre parmi de nombreux canaux et villages flottants dans un cadre idyllique pour une randonnée à pied ou à vélo.
- La Montagne de la Vierge Noire : pèlerinage et balade à environ 60 km de Saigon, par de magnifiques sentiers.
Oregon
Portland naturelle, démocrate et délurée
L’une des métropoles américaines les plus écologiques et tolérantes s’affiche comme le poil à gratter de Donald Trump.
Le ton est donné dès l’atterrissage : bienvenue dans le fief le plus vert des États-Unis ! En plein boum avec l’arrivée de nouvelles compagnies (comme KLM qui le relie désormais directement à Amsterdam) l’aéroport a récemment fait peau neuve. Sous une toiture boisée de 37’000 mètres carrés, 49 puits de lumière favorisent la croissance de centaines d’arbres et plantes. À Portland, pas besoin de voiture : c’est l’une des rares villes américaines où les transports en commun sont très efficaces.
Tendance
Ici, on concilie esprit citadin et rural : de nombreux parcs, une scène gastronomique de qualité et des boutiques 100 % made in Oregon. La cité fut un berceau de la contre-culture dans les années 1960 déjà. Sous l’impulsion d’un gouverneur visionnaire, elle est devenue exemplaire pour sa politique environnementale et son alimentation saine…quand on a les moyens de se l’offrir.
Texte & photos ) Bernard Pichon
Les budgets plus modestes visent les food trucks : plus de 600 camions de restauration aux saveurs asiatiques, mexicaines ou barbecue. Souvent regroupés sur un même terrain – un pod –, ils partagent musique et éclairage d’ambiance. On y sirote volontiers une bière (selon l’Oregon Brewers Guild, 263 microbrasseries sont inscrites dans l’État et plus de 65 à l’intérieur même de Portland).
Balade urbaine
Pour griller ses calories, privilégier la marche. Contrairement à Los Angeles - notamment - la cité possède un centre, et il est à dimension humaine. Il faut en profiter pour gagner le Musée d’art et Powell’s, la plus grande librairie de livres neufs et usagés au monde.
Juste à côté, de nombreuses boutiques de mode et d’accessoires valent le détour, non loin du quartier chinois. Contrairement à ceux, effervescents, de New York ou San Francisco, ce Chinatown semble quasi abandonné. C’est le territoire des sans-abri. D’aucuns déconseillent de s’y aventurer la nuit, rappelant que la prostitution y régnait autrefois et que des bars à opium y faisaient
florès…de quoi contraster avec le paisible Lang Su Chinese Garden, Îlot végétal situé au cœur de cette zone interlope. Des sentiers mènent à un salon de thé. On retrouve cette quiétude asiatique ailleurs dans Portland, surtout dans un jardin japonais méticuleusement entretenu.
Randonnées
Portland se prête donc à merveille à la randonnée urbaine. Sans pousser jusqu’aux montagnes et forêts environnantes, on peut s’oxygéner dans ses vastes espaces naturels, comme le Lower Mccleay Park, avec ses plus de 130 kilomètres de sentiers. Un tracé mène à Pittock Mansion, un manoir de 1914 comprenant 23 pièces transformées en musée, avec jardins et mobilier d’époque. À environ 1’600 mètres du départ, on atteint la Stone House, les ruines d’un « château de sorcière », pour une touche d’intrigue. En été, myrtilles et fougères agrémentent ce parcours offrant quelques beaux points de vue sur la skyline portlandaise.
Bluffant
À l’origine, Hopscotch (la marelle) est un langage de programmation destiné aux informaticiens débutants. À Portland, c’est surtout l’attraction à ne pas manquer : une bonne demi-douzaine
d’installations hi-tech immersives logées dans une vaste galerie où petits et grands génèrent de stupéfiants effets visuels. On peut ainsi taguer à l’envi, sans la moindre peinture. On utilise une
« bombe à sprayer virtuelle » générant par capteurs d’éphémères graffitis.
« Gardez Portland insolite ! » est le slogan non officiel de la ville. On n’en finit plus de compter les salons de tatouages ou les épidermes se transforment en galeries d’art avec plus ou moins de grâce. Ailleurs, les corps s’exposent dans de multiples strip clubs et autres boîtes de drag queens, lieux équivoques ramenant à la fin du XIXe siècle, quand Portland vivait du port et des chercheurs d’or.
Séjourner
Alors que de nombreux tenants du tourisme sont souvent suspectés d’écoblanchiment (Green washing) dans leur communication, Cascada, un tout nouvel hôtel, suscite l’adhésion des écologistes. L’ouverture de cet établissement de luxe marque un tournant attendu dans la gentrification rapide d’un quartier qui abritait autrefois le de nombreuses familles noires et latinos. Cascada prétend répondre de manière cohérente aux enjeux environnementaux, de sa construction à ses offres de bienêtre et restauration. Le concept provient de SolTerra, une entreprise locale d’énergie alternative.
Fantomatique
À 45 minutes du centre de Portland, les visiteurs en quête d’insolite convergent vers un vaste complexe hôtelier dont l’esprit n’a rien à voir avec la standardisation des grandes chaînes. Le McMenamins Grand Lodge aurait pu intéresser Kubrick pour Shining : derrière un portique à colonnades classique, des couloirs à n’en plus finir, un ameublement désuet, un éclairage ténébreux qui ramène à un passé long et mystique.
Ouvert à l’origine en 1922 comme maison de repos pour les membres de l’ordre maçonnique, ce lieu regorge d’œuvres d’art, de musique live et d’événements spéciaux. Il dispose de 90 chambres, d’un restaurant, d’un spa de jour, de plusieurs bars et salons, d’une piscine chauffée et même d’un vétuste cinéma où l’on peut se restaurer durant les projections…
THE MILLENNIUM WATCH BOOK
Patek Philippe – Calatrava Pilot Travel Time 5524G
Patek Philippe revisite sa Calatrava Pilot à travers une nouvelle version de la référence 5524G alliant un boîtier en or gris de 42 mm à un cadran laqué ivoire qui contraste avec les chiffres appliqués en or gris noircis et les aiguilles glaive luminescentes. Fidèle à son héritage inspiré des montres d’aviation, ce garde-temps affirme son caractère bien trempé sans renier sa fonctionnalité de voyageuse avec l’affichage d’un second fuseau horaire et une date indexée sur l’heure locale. patek.com
L’Epée 1839 – Time
Flies
L’Epée 1839 nous embarque dans un voyage dans les airs. Avec cette horloge 8-jours en forme d’avion des années 1930 réalisée en partenariat avec l’ECAL, elle rend hommage à la conquête du ciel et à une des plus brillantes inventions jamais réalisées. Les heures et les minutes s’affichent via des chiffres tampographiés sur de grands disques en acier. L’énergie alimentant le mouvement est produite par la couronne complètement ajourée placée juste derrière l’hélice et imitant les radiateurs de refroidissement des avions. lepee1839.ch
Montblanc – Sac Mini Montblac 142 avec Boucle M Lock 4810
Une version mini de l’iconique sac Montblanc 142 qui s’inspire design des stylos plumes Meisterstück des années 1950. Confectionné en cuir cayenne avec un motif Extreme 3.0 embossé, cet indispensable du voyage est conçu pour être porté en bandoulière. Sa boucle fait référence à l’univers de l’alpinisme. Son format compact offre un intérieur spacieux pour ranger tous vos essentiels. montblanc.com
TAG Heuer – Solaires Edition Jack Heuer Urban Performance
Des solaires oui, mais pas n’importe lesquelles en ce retour des beaux jours. Il s’agit d’une édition « Jack Heuer » et dotées d’une monture fabriquée au Japon en titane semi-mate naturel qui offre légèreté et durabilité. Les plaquettes de nez réglables assurent une tenue sûre et confortable. Pour l’anecdote, elles sont également portées par Patrick Dempsey ! tagheuer.com
The Millennium Watch Book – Montres De Voyage
GMT Publishing édite le quatrième tome de son Millennium Watch Book, consacré cette fois aux montres de voyage affichant plusieurs fuseaux horaires. La fonction GMT, encore appelée « worldtimer » est l’une des plus admirées des amateurs d’horlogerie. L’ouvrage réalisé par une équipe de journalistes et experts ayant consacré une année entière à explorer le sujet, recense les plus beaux GMT et les plus extraordinaires heures universelles. Une invitation au voyage pour les amateurs de montres. the-watch-book.com
Hermès – Porte-Passeport R.M.S
Pour le voyage, on adopte des petits accessoires chics qui deviennent au fil des années des compagnons de tous nos déplacements. Porte-cartes, étiquettes de bagages ou encore porte-passeport comme celui-ci, Hermès sait nous parler. Sur ce modèle le « clou de selle » signature s’habille de laque colorée pour faire office de bouton-pression et sécuriser la fermeture de cet objet en cuir précieux. Un essentiel pour partir avec style vers de nouveaux horizons. hermes.com
L’art de voyager avec style
Swiza – Couteau Legacy Titane
La maison Swiza n’est plus à présenter. Héritière d’une longue tradition horlogère, elle perpétue depuis 1904 un savoir-faire dans le domaine de la coutellerie de l’un des fleurons de l’industrie jurassienne. Son iconique modèle Legacy se pare de titane grade 5 à la finition satinée verticale pour faire de ce couteau un véritable bijou captant les reflets de la lumière à chaque sortie de poche. swiza.com
Matis – Rejoignez le Club
Accédez à un univers d’exception où l’art contemporain devient un actif rare et désirable. Investir dans des œuvres iconiques – Warhol, Soulages, Haring – c’est allier passion esthétique et stratégie patrimoniale. Intégrez un cercle confidentiel, guidé par des experts, où chaque acquisition raconte une histoire et chaque choix reflète un art de vivre. Quand plaisir rime avec diversification, l’investissement devient une émotion durable. matis.club/ch-fr
Texte ) Marine Ulrich
En attendant la prochaine parution de Skippers Travel en été 2026, informez-vous sur la rubrique Voyages de Skippers.ch
Pour recevoir Skippers Travel automatiquement chez vous, rejoignez la communauté des abonnés du magazine trimestriel Skippers, voile & océan qui le reçoivent en cadeau. Chaque numéro débute par un ou deux magnifiques reportages de voyage.
Impressum
Édition
GMT Publishing 23, rue des Vollandes 1207 Genève T : 022/ 404 20 04 info@skippers.ch
Skippers Travel est le hors-série 100 % voyages de Skippers voile & océan, disponible en kiosque et sur abonnement, en français ou en allemand.
Éditeur, rédacteur en chef brice.lechevalier@skippers.ch
Secrétaire de rédaction julien.beauchot@skippers.ch
Administration et finances alexandra.montandon@skippers.ch
Brice Lechevalier, Pauline Estival, Marine Ulrich, Odile Habel, Marie Le Berre, Julien Beauchot, Bernard Pichon, Zoé Lechevalier.
Photographes par ordre d’apparition
Beachcomber Resorts & Hotels, Loris von Siebenthal, Toby Mitchell, Dario Pitchini, Jérôme Favre, Digitale Massarbeit, Gabriel Monnet, Fabian Haefeli, Massi Ninni, Georges Apostolidis, Jean-Philippe Nuel, Jacob Elwood, Rupert Peace, Droneyourproprety, WABS, Mehdi Ben Temessek, Valentin Pilate, Genève Tourisme, Julien Dejeu, André Meier, Thomas Cerato, Guillaume Sanchez, Olivier Miche, Paul Haegi, Frederik Kalbermatte, Filme von Draussen, Sakis Papadopoulos, Scottvisuals, Puzzle Media, Antoine Mesnage, Jesper Raks, Laura Steffan, Romney Caruso, Diego Arenas, Peter Ash Lee, Evan Sung, Vasco Celio, Joan Nathanael Minder, Didier Gemigniani, Adobe Stock, OT Nîmes Tourisme, Gard Tourisme, Teddy Verneuil Lezbroz, J.M. André, Janeyanna Photography, Stuart Pearce, Cyril Bruneau, Holger Leue & Lars Böhnke, Bernard Pichon, Zoé Lechevalier, Paule Lavoine, Sophie Janski, Paul Spierenburg, Soneva, Club Med, François Panchard.
Graphisme : Mélanie et Nicolas Zentner, Mathieu Moret, www.enzed.ch