L’horlogerie est-elle en train de vivre un choc de générations ? D’un côté, certaines marques horlogères (indépendantes) se transmettent de génération en génération, éclairant la planète des collectionneurs de leur luminosité irrésistible. De l’autre, une nouvelle génération de marques débarque en nombre sur le marché et tente de tirer son épingle du jeu en jouant la carte de l’authenticité ou de la disruption identitaire, afin de séduire une clientèle jeune qui évolue encore hors des sentiers battus des grandes marques. Entre les deux, les marques établies qui rivalisent de créativité et d’expériences clients pour s’adapter à une conjoncture déroutante à tous les niveaux.
Pour l’ensemble des acteurs, le second souffle viendrait probablement de la Génération Z (nés entre 1997 et 2012), à qui nous consacrons un dossier exceptionnel de 40 pages. Si l’avenir de l’horlogerie en dépend, la cause nous paraît suffisamment importante pour lui dérouler le tapis rouge. La triple enquête Gen Z a été réalisée par notre rédaction, de concert avec l’agence l’amour extreme et l’école CREA : nous vous la dévoilons en exclusivité. Autre histoire de génération, il y a 25 ans, Richard Mille a métamorphosé l’image de la haute horlogerie contemporaine et entraîné dans son sillage une nouvelle génération de marques de niche très haut de gamme. Une deuxième génération a pris les commandes de la marque il y a quelques années. Alexandre Mille évoque ses souvenirs d’adolescent à propos de sa naissance, la manière dont il l’a ensuite découverte, la vision actuelle de la famille pour la prochaine décennie et la raison pour laquelle la communication Richard Mille ne cible justement pas la Gen Z en tant que telle.
Des générations d’horlogers se sont succédé aux établis de Breguet, qui célèbre cet été le 225e anniversaire de l’invention du tourbillon. Ce savoir-faire séculaire et la nouvelle dynamique insufflée, depuis l’an passé, par le CEO Gregory Kissling constituent un signal très positif pour l’horlogerie et son attractivité en général. Nous avons été particulièrement inspirés et convaincus par tant de talents : nous avons voulu les refléter à travers des histoires, des vidéos et un photo-shoot à découvrir dans ce numéro et sur notre site WorldTempus (qui fête quant à lui ses 25 ans cette année !).
Avec la nouvelle Monaco de TAG Heuer en couverture, l’Escale Twin Zone de Louis Vuitton en banc d’essai, la nouvelle Overseas ultraplate de Vacheron Constantin dans notre rubrique Technique et le nouveau flagship de Van Cleef & Arpels, doté d’un espace patrimonial inédit, dans notre rubrique Culture, la diversité et l’excellence prouvent que l'horlogerie a tout pour séduire toutes les générations.
BRICE LECHEVALIER Fondateur et rédacteur en chef @bricelechevalier @gmtmagofficial
Generations Editorial
Is the watch industry undergoing a generational clash? On the one hand, certain (independent) watch brands are passed down from generation to generation, casting their irresistible glow over the world of collectors. On the other, a whole new generation of brands is popping up and seeking to stand out by focusing on authenticity or disrupting well-established identities to attract a young clientele that still operates off the beaten track taken by major names. In between, mature labels are vying with each other in terms of creativity and customer experiences in order to adapt to a current climate that is bewildering at every level.
For all players, a new lease on life will likely come from Generation Z (born between 1997 and 2012), to whom we dedicate a special 40-page feature. The cause seems sufficiently important to us to warrant rolling out the red carpet for them, especially if the future of watchmaking depends on it. The three-part Gen Z survey we are exclusively unveiling here was conducted by our editorial team in collaboration with the L’Amour Extreme agency and the CREA school. In another generational story, 25 years ago, Richard Mille transformed the image of contemporary Haute Horlogerie, ushering in a new generation of ultra-luxury niche brands. A second generation took the helm of the brand a few years ago. Alexandre Mille shares his teenage memories of the brand’s founding, how he later discovered it, the family’s current vision for the next decade – as well as why Richard Mille’s marketing does not specifically target Gen Z.
Generations of watchmakers have succeeded one another at Breguet’s workbenches, as the House celebrates the 225th anniversary of the invention of the tourbillon this summer. This centuries-old expertise, combined with the new momentum injected since last year by CEO Gregory Kissling, sends a very positive signal for the watch industry and its appeal in general. Particularly inspired and impressed by so much talent, we wanted to showcase it through stories, videos and a photoshoot featured in this issue and on our WorldTempus website (which also happens to be celebrating its 25th anniversary this year!).
With the new TAG Heuer Monaco gracing the cover, the Louis Escale Twin Zone on the test bench, the new Vacheron Constantin Overseas Ultra-Thin in our Tech Insights section and the new Van Cleef & Arpels flagship store featuring a unique heritage space in our Culture section, watchmaking’s diversity and excellence continue to prove that they have everything it takes to appeal to all generations.
BRICE LECHEVALIER Founder and Editor-in-Chief @bricelechevalier @gmtmagofficial
Plumes
Entrepreneur dans l’âme, le fondateur et rédacteur en chef du magazine a la tête bouillonnante de nouvelles idées. Il voue une passion débordante à l’horlogerie, qu’il transmet avec enthousiasme aux lecteurs à travers ses articles éclairés. An entrepreneur at heart, the magazine’s founder and Editor-in-Chief is always brimming with new ideas. He nurtures an unbridled passion for watchmaking that he enthusiastically conveys to readers through his insightful articles.
PAULINE ESTIVAL
Émerveillée par les créations horlogères sur lesquelles elle a plaisir à écrire, Pauline assure en tant que secrétaire de rédaction une coordination fluide entre les journalistes, les graphistes et les traducteurs.
Fascinated by the world of watchmaking and jewelry which she loves to write about, Editorial Secretary Pauline ensures smooth coordination between journalists, graphic designers and translators.
Quand elle n’est pas sur le terrain pour rencontrer les acteurs de l’industrie, visiter une manufacture ou découvrir une nouveauté, vous trouverez Marie en pleine écriture d’un article joaillier pour le magazine GEM-T dont elle est rédactrice en chef.
When she’s not out in the field meeting industry players, visiting a Manufacture or discovering a new release, you’ll find Marie busy writing a jewelry article for GEM-T magazine of which she is Editorin-Chief.
NATHAN BLARD
Il se définit comme un mercenaire de l’image, spécialisé dans les objets qui captent la lumière. Naviguant entre prises de vue, montage et retouches, son œil affuté repère les moindres détails, jusqu’au plus infime reflet. Il signe les photos du Banc d’essai.
Specializing in objects that capture light, Nathan Bard describes himself as an image mercenary. Navigating between shoots, edits and touch-ups, his keen eye spots the smallest details and even the tiniest reflections. He’s the photographer behind the Test Bench pictures.
ANDERS MODIG DAVIN
Anders écrit sur les montres depuis vingt ans, pour des publications telles que The New York Times ou Financial Times. Rédacteur en chef de plusieurs livres et magazines au fil des années, il vient tout juste de s’installer à Genève pour rejoindre l’équipe en tant que rédacteur en chef adjoint de WorldTempus. Anders has been writing about watches for 20 years for publications including The New York Times and the Financial Times. Having served over the years as Editor-in-Chief for several books and magazines, he has recently moved to Geneva to join the WorldTempus team as Deputy Editor-in-Chief.
SYLVIE BERNAUDON
Secrétaire de rédaction pour WorldTempus, elle œuvre à la fois pour le digital et le papier. Attentive aux évolutions du secteur, elle s’intéresse aux nouveautés horlogères et aux dernières créations des maisons. Editorial Secretary for WorldTempus, Sylvie works in both digital and print media. Attentive to developments in the sector, she is interested in new watchmaking innovations and the latest creations from the major brands.
BRICE LECHEVALIER
MARIE DE PIMODAN
LENNY KRAVITZ
Plumes CONTRIBUTORS
DAVID CHOKRON
Journaliste spécialisé en horlogerie, David se laisse encore émerveiller par l’ingéniosité horlogère. Il privilégie cependant une approche pragmatique, en se concentrant sur les questions de qualité technique et d’ergonomie des montres qu’il nous dévoile dans ses articles.
A specialized watch journalist, David still finds himself amazed by the ingenuity of watchmaking. He nonetheless favors a pragmatic approach by focusing on the technical quality and ergonomics of the watches he reveals in his articles.
CHRISTOPHE PERSOZ
Cet horloger chevronné, responsable du Comité horloger et culturel de la fondation Horopedia, alimente la rubrique Banc d’essai. Le principe ? Porter une montre pendant une semaine, l’analyser sous toutes ses coutures pour en livrer avec précision le bilan technique et esthétique.
Currently serving as Head of the Horopedia Foundation's Horological and Cultural Committee, this experienced watchmaker contributes to the Test Bench section. The principle? Wear a watch for a week and analyze it from every single angle so as to deliver an accurate technical and aesthetic assessment.
Passionnée par l’image, la matière et la lumière, elle réalise des projets éditoriaux et visuels dans les domaines de l’horlogerie et du luxe. Elle signe le shooting photo de l’Immersion Breguet. Driven by a passion for imagery, materials and light, Anita creates editorial and visual projects in the fields of watchmaking and luxury and is the photographer behind the Breguet Immersion photo shoot.
MARINE ULRICH
Du barreau à la plume, il n’y a qu’un pas. Marine a quitté le droit des affaires pour devenir journaliste spécialisée en horlogerie. Fascinée par la beauté, la mécanique et l’innovation contenues dans ces si petits objets que sont les montres, elle aime raconter les histoires de cet univers si passionnant. There’s but a short step from being a lawyer to becoming a writer. Marine left business law to work as a journalist specializing in watchmaking. Fascinated by the beauty, mechanics and innovation contained in these tiny objects, she loves telling stories of this fascinating world.
OLIVIER MÜLLER
Olivier Müller est journaliste professionnel spécialisé dans l’horlogerie. Entre Genève et Paris, il couvre les sujets de la place horlogère pour une quinzaine de magazines et sites spécialisés. Il est également auteur de plusieurs ouvrages de référence. Olivier Müller is a professional watchmaking journalist. He divides his time between Geneva and Paris, covering the watch industry for a dozen or so magazines and specialist websites. He is also the author of several reference works.
Brand strategist et Head of Research pour l’amour extreme, Capucine accompagne les maisons horlogères en décryptant les mutations culturelles qui transforment le luxe. Pour ce numéro, elle signe l’étude du dossier.
As Brand Strategist and Head of Research at l'amour extreme, Capucine supports watchmakers by analyzing the cultural shifts that are transforming the luxury industry. She authored the study at the core of this issue’s special feature.
LOUIS-OLIVIER MAURY
Louis-Olivier aime disserter autour du temps et parler horlogerie avec les chefs étoilés. Dans sa rubrique « 24 heures dans la vie de… », il nous invite à entrer dans les coulisses des grands restaurants, en donnant la parole à ceux qui régalent les papilles des fins gourmets de ce monde. Louis-Olivier likes to discuss time and watchmaking with Michelin-starred chefs. In his “24 hours in the life of…” column, he invites us to take a backstage look at great restaurants, by giving a voice to those who pamper the taste buds of the world's finest gourmets.
CAPUCINE DELAUNAY
ANITA SCHLAEFLI
4-6 ÉDITO EDITORIAL
8-10 PLUMES CONTRIBUTORS
COVER STORY
16 TAG Heuer
20 NEWS
SÉLECTIONS EDITORS’ PICKS
52 10 créations à retenir 10 standout creations
BUSINESS
INTERVIEW
32 Alexandre Mille, directeur commercial Richard Mille Alexandre Mille, Sales Director Richard Mille
ART & CULTURE
62 Ebel, l’art de donner forme au temps Ebel, the art of designing time
64 L’héritage militaire d’Hamilton Hamilton’s Military Heritage
66 Immersion Breguet
82 Van Cleef & Arpels à Genève : naissance d’un écrin de lumière Van Cleef & Arpels in Geneva: birth of a shimmering showcase
86 Nouvelle vague Indies
LIFESTYLE
24 HEURES DANS LA VIE DE… 24 HOURS IN THE LIFE OF…
124 Jérôme Schilling,
Chef du restaurant Lalique au Château Lafaurie-Peyraguey
Chef at Lalique, Château Lafaurie-Peyraguey
126 JET SET
TÊTE D’AFFICHE HEADLINER
128 Janhvi Kapoor
BANC D ’ ESSAI TEST BENCH
Louis Vuitton, Escale Twin Zone
DOSSIER IN DEPTH
La Gen Z en version XL Gen Z in XL mode
TECHNIQUE TECH INSIGHTS
Vacheron Constantin, la finesse à l’honneur
Vacheron Constantin, thin is in
Sommaire CONTENTS
FOCUS CLOSE-UP VIEW sur 15 nouveautés of 15 new releases
36 A. LANGE & SÖHNE
Le côté obscur de Glashütte
The dark side of Glashütte
37 CARTIER
Retour vers la Roadster
The Roadster returns
38 AUDEMARS PIGUET
Un calibre en pleine lumière
Caliber in the spotlight
39 BLANCPAIN
Un calendrier complet nommé désir
A complete calendar named desire
40 AKHOR
Composer son cadran
Composing your own dial
41 CVSTOS
La couleur défie la transparence
Color defies transparency
42 CERTINA
Prouesse des profondeurs
Depth feat
43 EBERHARD & CO.
Sous le capot, la carapace
The shell beneath the hood
Impressum
44 GRAND SEIKO
20 millionièmes sous les mers 20 millionths under the sea
45 JAEGER-LECOULTRE
Du Sentier à Milan
From Le Sentier to Milan
46 H. MOSER & CIE.
Sculpture aérienne
Ethereal sculpture
47 PATEK PHILIPPE
Le monde en mouvement
Making the world go round
48 PANERAI
Cœur ouvert sous 500 mètres d’eau
Open-hearted at 500 meters underwater
49 ROGER DUBUIS
Superlative par nature
Superlative by nature
46 TAG HEUER
Toucher velours
Soft touch
GMTMagazine @gmtmagofficial Magazine GMT no 97 Le magazine du 12e Art reflète l’esprit de la haute horlogerie depuis l’an 2000. Tirage imprimé : 26’000 exemplaires Tirage distribué certifié le 31.03.2025 : 21’383 exemplaires Version français/anglais : 13’657 exemplaires Version allemand/anglais : 7’726 exemplaires ISSN : 16601106 Rédacteur en chef & éditeur : Brice Lechevalier brice.lechevalier@gmtpublishing.com Administration & Edition : GMT Publishing Sàrl, 23 Rue des Vollandes – 1207 Genève Tél : +41 22 404 20 00 Directeurs : Sébastien Lamunière & Brice Lechevalier Tél :+41 22 404 20 01 Directrice commerciale : Marine Kieffer marine.kieffer@gmtpublishing.com Tél : +41 76 541 29 55 Rédactrice en chef adjointe : Marie de Pimodan marie.depimodan@gmtpublishing.com Secrétaire de rédaction: Pauline Estival pauline.estival@gmtpublishing.com Marketing: Olivier Evain olivier.evain@gmtpublishing.com Distribution : Virginie Fumex virginie.fumex@gmtpublishing.com Contributeurs : Brice Lechevalier, Marie de Pimodan, Pauline Estival, Nathan Blard, Olivier Müller, David Chokron, Marine Ulrich, Anders Modig Davin, Louis-Olivier Maury, Sylvie Bernaudon, Christophe Persoz, Anita Schlaefli, Capucine Delaunay Relectures : Marie Le Berre, Susan Jacquet, Markus Mettler Layout : Etc advertising & design Sàrl, Lausanne Traduction : Lapsus Linguae Sàrl (allemand), Transcribe/Susan Jacquet (anglais) Photolithographie : Bombie, Genève Impression : Chirat, Lyon Archives & Abo : www.gmtmag.com
Tirage imprimé : 26’000 exemplaires
Tirage distribué certifié le 31.03.2025 : 21’383 exemplaires
Cover story
BRICE LECHEVALIER
Llités hors normes telles que Stanley Kubrick ou Steve McQueen, tout en passant par trois phases déterminantes : la naissance du premier chronographe automatique en 1969, la seconde génération en 1997 et la troisième évolution majeure dévoilée à Watches and Wonders en 2026, avec nouveau design et mouvement de manufacture.
Retour aux premiers tours de pistes, dans les années 1960, lorsque Heuer produisait uniquement des chronographes et que les adeptes des toutes récentes montres automatiques commençaient à apprécier le confort de ne pas devoir les remonter au point de renoncer aux montres à remontage manuel. Lancé par les équipes d’Heuer en collaboration avec d’autres acteurs horlogers, le « Projet 99 » permit de créer le tout premier mouvement chronographe automatique, le célèbre Calibre 11. Une telle percée se devait d’être accompagnée d’un modèle avant-gardiste, qui prit les traits de l’indétrônable Monaco. Immédiatement identifiable par sa forme carrée, elle s’est affirmée de manière encore plus singulière avec sa couronne à gauche, du fait de la conception si particulière du mouvement. Un design unique pour un moteur innovant, une réputation déjà planétaire sur les circuits automobiles pour Heuer, les pilotes ont adoré.
Truly universal watch icons that have stood the test of time can be counted on one hand and TAG Heuer’s Monaco is definitely one of them. Currently over half a century old, it captivated extraordinary personalities such as Stanley Kubrick and Steve McQueen from the moment it was launched, while subsequently undergoing three major phases: the birth of the first automatic chronograph in 1969; the second generation in 1997; followed in 2026 by the unveiling at Watches and Wonders of the third key evolution featuring a new design and in-house movement.
Fast rewind to the 1960s, when Heuer produced only chronographs and enthusiasts of the then-recent automatic models began to appreciate the convenience of not having to wind them – to the point of abandoning manually wound options. Launched by the Heuer teams in collaboration with other watchmakers, “Project 99” led to the creation of the very first automatic chronograph movement, the famous Calibre 11. Such a breakthrough naturally had to be accompanied by a cutting-edge model, which took the form of the iconic Monaco. Immediately recognizable by its square shape, it stood out even more distinctly with its crown placed on the left because of the movement’s unique design. A unique design for an innovative movement – and with Heuer’s already global reputation on the racetrack, drivers loved it.
Monaco Chronographe
BOÎTE : titane grade 5 ou titane et or, poli satiné, verre saphir biseauté et bombé, fond ouvert circulaire brossé et poli, étanche à 100 m DIMENSIONS : 39 mm
MOUVEMENT : mécanique à remontage automatique (calibre TH20-11, 80 h de réserve de marche) FONCTIONS : heures, minutes, secondes, date, chronographe CADRAN : bleu, vert ou noir, compteur chrono des minutes à 3 h, compteur des secondes à 9 h, aiguilles facettées avec Super-LumiNova BRACELET : cuir de veau noir perforé, boucle déployante en titane avec double poussoir de sécurité
PRIX ESTIMÉ : CHF 8’500.- (titane) et CHF 12’500.- (or et titane)
Monaco Chronograph
CASE: Grade 5 titanium, satinfine,brushed and polished, beveled and domed sapphire crystal, circular brushed and polished open caseback, water-resistant to 100m SIZE: 39mm
MOVEMENT: mechanical self-winding (Calibre TH20-11, 80h power reserve)
Functions: hours, minutes, seconds, date, chronograph DIAL: blue, green or black; 30-minute chronograph counter at 3 o’clock, seconds counter at 9 o’clock, faceted hands enhanced with Super-LumiNova STRAP: perforated black calfskin leather, titanium folding clasp with double safety pushers
ESTIMATED PRICE: CHF8,500 (titanium) and CHF12,500 (gold and titanium)
« Plus d’ADN, plus d'ergonomie, plus de contenu, un triple leitmotiv pour une trilogie contemporaine redoutablement efficace. »
Dans le sillage de la crise du quartz, la Monaco a connu une nouvelle jeunesse en 1997, s’éloignant du modèle d’origine mais conservant sa popularité et sa forme rectangulaire (j’en possède d’ailleurs une depuis plus de 20 ans). Avec le développement de la manufacture TAG Heuer et la montée en gamme d’une partie des collections depuis une quinzaine d’années, une nouvelle ambition s’est forgée dans l’acier et le titane de cette ligne phare. Elle a d’abord pris les traits de la première Monaco à rattrapante, immortalisée en couverture du GMT Été 2024 et déclinée depuis en trois versions de haute horlogerie, toujours plus performantes. La volonté de rendre hommage à une montre unique au monde s’est étendue en parallèle au reste de la collection, en effectuant un profond travail d’introspection afin de mieux respecter la genèse du chronographe devenu iconique.
“More DNA, more ergonomics, more content: a triple leitmotif for an impressively effective contemporary trilogy.”
In the wake of the quartz crisis, the Monaco was reborn in 1997, moving away from the original model yet retaining its popularity and rectangular shape (I’ve actually owned one for over 20 years). With the development of the Manufacture TAG Heuer and the upscaling of certain collections over the past 15 years, a new ambition has been forged in the steel and titanium of this flagship line. It initially took the form of the first Monaco split-seconds chronograph, immortalized on the cover of the Summer 2024 issue of GMT and since released in three Haute Horlogerie versions, each more highperformance than the last. The desire to pay tribute to a watch that is unique in the world has simultaneously extended to the rest of the collection, through a profound process of introspection aimed at better honoring the origins of a chronograph that has become iconic.
UNE NOUVELLE ÈRE
Plus d’ADN, plus d’ergonomie, plus de contenu, un triple leitmotiv pour une trilogie contemporaine redoutablement efficace. Commençons par l’ergonomie, palpable à la fois au poignet et par une lisibilité encore améliorée, sur un cadran bi-compax dont les finitions variées renforcent la personnalité. Le boîtier en titane grade 5 aux flancs légèrement incurvés, de 39 mm de diamètre, est parfaitement équilibré, même au verso où le verre saphir arrondi se courbe sur les bords et laisse entrevoir le nouveau calibre maison. Sans relâche, les horlogers de TAG Heuer s’évertuent à insuffler de l’innovation et de la performance dans leurs calibres, régulièrement affinés et reconfigurés. C’est le cas du nouveau mouvement chronographe de manufacture TH2011, en référence au Calibre 11, issu du calibre automatique TH20-00 largement éprouvé et optimisé dans d’autres familles de chronographes TAG Heuer. Figurant aux avant-postes des leaders mondiaux, TAG Heuer affiche des volumes de production qui permettent de valider la robustesse de ses composants. Le nouveau calibre bénéficie d’ailleurs d’une garantie de 5 ans. La couronne à 9 heures et la disposition bi-compax avec la date à 6 heures renvoient au design original prisé par les collectionneurs, qui apprécieront encore plus la réserve de marche étendue à 80 heures.
Côté habillage, les puristes opteront sans doute pour le cadran bleu opalin en clin d’œil au modèle de 1969. Moins contrastée avec des compteurs noirs sur fond vert bouteille, brossé et soleillé, la deuxième déclinaison caractérisée par cette nouvelle couleur dans la collection apaise et envoûte. Sans doute le modèle avec le plus de personnalité, le chronographe Monaco en titane avec cadran opalin noir se pare d’or rose sur la lunette, la couronne et les poussoirs, les index et les aiguilles, de manière harmonieuse mais affirmée.
Le moment n’a jamais été aussi bien choisi pour s’offrir un chronographe automatique Monaco, tout y est !
A NEW ERA
More DNA, more ergonomics, more content: a triple leitmotif for an impressively effective contemporary trilogy. Let’s begin with ergonomics, evident both on the wrist and through even-greater legibility on a bi-compax dial whose varied finishes reinforce its personality. The 39mm-diameter Grade 5 titanium case with its slightly curved sides is perfectly balanced, even on the back where the rounded sapphire crystal curves at the edges, offering a glimpse of the new in-house movement. TAG Heuer’s watchmakers relentlessly strive to infuse innovation and performance into their calibers, which are regularly refined and reconfigured. Such is the case with the new inhouse chronograph movement TH20-11, named after Calibre 11 and derived from the automatic Calibre TH20-00: a movement that has been extensively tested and optimized in other TAG Heuer chronograph collections. As one of the world’s leading watchmakers, TAG Heuer maintains production volumes that validate the robustness of its components. The new movement also comes with a five-year warranty. The 9 o’clock crown and the bi-compax layout with the date at 6 o’clock echo the original design prized by collectors, who will appreciate the extended 80-hour power reserve even more.
In terms of aesthetics, purists will undoubtedly opt for the blue opaline dial, a nod to the 1969 model. Less high-contrast, with black counters on a bottle-green, brushed sunburst background, the second variation featuring this new color in the collection is both soothing and captivating. Undoubtedly the model with the most personality, the Monaco chronograph in titanium with a black opaline dial features pink gold accents on the bezel, crown and pushers, as well as the hands and hour-markers, all in a harmonious yet assertive manner.
There has never been a better time to treat yourself to a Monaco automatic chronograph – the model that literally has it all!
PAULINE ESTIVAL & BRICE LECHEVALIER
Audemars Piguet
investit le padel
Audemars Piguet fait son entrée dans l’univers du padel, en devenant chronométreur officiel du Qatar Airways Premier Padel Tour et en s’associant au numéro un mondial Agustín Tapia. Ce partenariat prévoit notamment une présence de la Manufacture sur l’ensemble du circuit, avec des dispositifs dédiés sur les courts et lors des diffusions internationales.
Audemars Piguet enters the world of padel
Audemars Piguet is bouncing onto the padel scene by becoming official timekeeper for the Qatar Airways Premier Padel Tour and partnering with world number one Agustín Tapia. This partnership includes the Manufacture’s presence throughout the tour, complete with dedicated displays on the courts and during international broadcasts.
Maserati x Bianchet
: une collab’ tout en finesse
Maserati et Bianchet dévoilent l’UltraFino Maserati, une montre à tourbillon volant produite à 100 exemplaires pour marquer le centenaire du célèbre Trident. Directement inspiré de la Maserati MCPura, le modèle transpose au poignet les principes de légèreté et de construction propres à la supercar, dans une exécution horlogère ultraplate.
Maserati x Bianchet: a collab' imbued with
slender elegance
Maserati and Bianchet unveil the UltraFino Maserati, a flying tourbillon watch produced in a 100-piece limited edition to mark the famous Trident’s centenary. Directly inspired by the Maserati MCPura, the model brings the supercar’s principles of lightness and construction to the wrist in an ultra-thin watch design.
Un nouvel outil pour les
collectionneurs
EveryWatch lance Collector Tools, un ensemble de fonctionnalités destiné au suivi et à l’analyse du marché de l’horlogerie secondaire, développé avec l’expertise du collectionneur Auro Montanari. L’outil introduit notamment un suivi de portefeuille, des données de transactions réelles et un système de provenance numérique visant à centraliser l’historique des montres.
A new tool for collectors
EveryWatch is launching Collector Tools, a suite of features designed to track and analyze the pre-loved watch market, developed with the expertise of collector Auro Montanari. The tool notably introduces portfolio tracking, real-time transaction data and a digital provenance system aimed at centralizing a watch’s history.
Un prix pour Hazemann & Monnin
Hazemann & Monnin remporte la deuxième édition du Louis Vuitton Watch Prize for Independent Creatives, décerné le 24 mars à la Fondation
Louis Vuitton à Paris. La maison suisse, fondée par Victor Monnin et Alexandre Hazemann, repart avec une dotation de 150’000 euros et un programme de mentorat d’un an assuré par les experts de La Fabrique du Temps Louis Vuitton.
An award
for Hazemann & Monnin
Hazemann & Monnin won the second edition of the Louis Vuitton Watch Prize for Independent Creatives, awarded on 24 March at the Louis Vuitton Foundation in Paris. The Swiss brand founded by Victor Monnin and Alexandre Hazemann took home a 150,000 euro prize and a one-year mentorship program provided by experts from La Fabrique du Temps Louis Vuitton.
La NASA et Omega, une
histoire qui continue
C’est la Speedmaster X-33 en titane d’Omega qui a accompagné les quatre astronautes d’Artemis II pour la première mission habitée autour de la Lune depuis plus de cinquante ans, dans la continuité directe d’une histoire commune avec l’astre de la nuit partagée par Omega et la NASA depuis 1969.
NASA and Omega: an ongoing
story
It was Omega’s titanium Speedmaster X-33 that accompanied the four Artemis II astronauts on the first crewed mission around the Moon in over 50 years, continuing the shared history between Omega and NASA dating back to 1969.
Saint Chaffray
se renforce en Suisse
Créateur de la sculpture robotique monumentale de Ludwig Oechslin sur le stand Ulysse Nardin à Watches and Wonders, Saint Chaffray reconduit son sponsoring de la soirée GMT des Geneva Watch Days. Avec ses 5 000 m² d’ateliers au siège historique parisien, 140 collaborateurs et 70 projets livrés chaque année à des grandes marques et institutions, l’entreprise créative et indépendante est implantée à Genève depuis l’an passé, où elle mène déjà plusieurs projets de scénographie et d’événements.
Saint Chaffray expands its presence
in Switzerland
Creator of the monumental robotic sculpture by Ludwig Oechslin featured on the Ulysse Nardin booth at Watches and Wonders, Saint Chaffray is renewing its sponsorship of the GMT evening at Geneva Watch Days. With 5,000sqm of workshops at its historic Paris studio headquarters, 140 employees and 70 projects delivered each year to major brands and institutions, this creative, independent company has already been involved in several scenography and event projects since establishing a presence in Geneva last year.
Jean-Marie Schaller,
CEO des Ateliers Louis Moinet, nous a quittés
Après un début de carrière à des fonctions marketing et digital avec un focus clientèle, Jean-Marie Schaller, fondateur et CEO des Ateliers Louis Moinet, s’est éteint en mai. Il avait consacré plus de vingt ans à faire de Louis Moinet une référence singulière de la haute horlogerie contemporaine, notamment en lui rendant la paternité de l’invention du chronographe. Sa dernière création, la 1816 Tourbillon Chronograph, a été présentée au printemps. Son fils Nathanaël et l’équipe des Ateliers poursuivent l’aventure.
Jean-Marie Schaller, CEO of Ateliers Louis Moinet, has passed away
Jean-Marie Schaller, founder and CEO of Ateliers Louis Moinet, passed away in May, having dedicated more than 20 years to making Louis Moinet a singular benchmark in contemporary Haute Horlogerie, notably by giving back the brand the credit it deserved for inventing the chronograph. His last creation, the 1816 Tourbillon Chronograph, was unveiled this spring. His son Nathanaël and the team at the Ateliers are continuing the journey.
Eberhard & Co., chronométreur
de légendes
Pour la quatrième année consécutive, Eberhard & Co. était Main Sponsor et chronométreur officiel de la Coppa della Perugina, reconstitution historique réservée aux voitures construites avant 1965, qui s’est tenue du 7 au 10 mai en Ombrie. Parmi les 80 équipages présents figurait l’un des ambassadeurs de la maison, le double champion du monde des Rallyes Miki Biasion.
Eberhard & Co.,
timekeeper to legends
For the fourth consecutive year, Eberhard & Co. served as Main Sponsor and official timekeeper of the Coppa della Perugina, a historic reenactment reserved for cars built before 1965 and held in Umbria from 7 to 10 May. Among the 80 teams present was brand ambassador and two-time World Rally Champion Miki Biasion.
La maison Byrne
rend hommage à son fondateur
La maison Byrne annonce la disparition de son fondateur, John Byrne, créateur visionnaire qui avait fondé la manufacture indépendante éponyme avec son épouse Claire Cohen. Cette dernière continue d'assurer la direction de la maison, avec la volonté de perpétuer l’esprit fondateur d’indépendance, d’audace et d’excellence mécanique, tout en menant à bien les projets engagés par John. Elle s’appuie sur les talents de leur manufacture et un réseau international convaincu.
Byrne pays tribute to its founder
Byrne has announced the passing of its founder, John Byrne, a visionary creator who started the eponymous independent watch Manufacture with his wife Claire Cohen. She continues to lead the brand, remaining committed to upholding its cornerstone spirit of independence, boldness and mechanical excellence, while bringing John’s projects to fruition. In doing so, she will be able to draw on the talents within their Manufacture and a dedicated international network.
CELEBRATING MEANINGFUL MOMENTS
Since 1830
BRICE LECHEVALIER
GMT Watch Safari 2026
3e édition du voyage lecteurs au cœur des manufactures 3rd edition of our readers' trip to the heart of the watchmaking world
Fin octobre, GMT ouvre les portes d’Audemars Piguet, Bulgari, De Bethune, Frederique Constant, Mauron Musy, Laurent Ferrier, Longines, Panerai et Roger Dubuis pour une semaine d’expérience immersive.
Venus du monde entier, les participants au GMT Watch Safari auront également le privilège d’assister au cocktail d’inauguration de l’exposition du Grand Prix d’Horlogerie de Genève et de découvrir les coulisses du lancement de la marque Akhor en compagnie de ses dirigeants. Comment naît une marque, pourquoi choisir de la faire certifier Poinçon de Genève, jusqu’où peut aller la passion ? Faites partie de cette aventure exclusive et partagez cette expérience incomparable avec d’autres amoureux de belle horlogerie. Implanté au cœur du paysage horloger suisse depuis l’an 2000, GMT plonge ses lecteurs dans les coulisses des marques. Chaque jour, du lundi 26 octobre au vendredi 30 octobre 2026, ils visiteront deux manufactures complètement différentes l’une de l’autre, rencontreront leurs artisans et leurs dirigeants et, le soir, vivront une
At the end of October, GMT will host exclusive visits to Audemars Piguet, Bulgari, De Bethune, Frederique Constant, Mauron Musy, Laurent Ferrier, Longines, Panerai and Roger Dubuis for a week of immersive encounters.
Participants from around the world setting out on the GMT Watch Safari will also have the privilege of attending the opening cocktail party for the Grand Prix d'Horlogerie de Genève exhibition and going behind the scenes of the Akhor brand launch, accompanied by its executives. How is a brand born, why choose to certify it with the Poinçon de Genève quality label and how far can passion go? Be part of this exclusive adventure and share this incomparable masterclass with other devotees of fine watchmaking.
Having established itself as an integral part of the Swiss watchmaking scene since 2000, GMT thus offers its readers a true backstage look at various brands. Each day of the week, from Monday 26 to Friday 30 October 2026, our guests will enjoy visits to two completely different Manufactures, meet their artisans and executives
nouvelle expérience horlogère autour d’une bonne table. De Genève au massif jurassien en passant par Neuchâtel et sa région, le voyage à bord de minibus de luxe est agrémenté de paysages magnifiques entre lacs et montagnes. Chaque étape est immortalisée en vidéo et les pauses gourmandes font partie intégrante du concept. Les participants sont hébergés dans des hôtels 4 étoiles très confortables et accueillants, en plein centre-ville, idéaux pour se promener en vieille ville ou au bord du lac.
GMT organise tout le parcours, l’hébergement sur place, les transferts, visites et repas.
www.fr.watch-safari.ch
and then savor a new watchmaking experience over a tasty evening meal. From Geneva to the Jura mountains via Neuchâtel and its region, the journey aboard a luxury minibus is enhanced by magnificent landscapes between lakes and mountains. Each stage is immortalized on video and gourmet moments are an integral part of the concept. Participants are accommodated in very comfortable, welcoming 4-star city-center hotels, ideal for strolling through the old town or along the lake.
GMT organizes the entire itinerary, including on-site accommodation, transfers, visits and meals.
Georges Kern structure son groupe House of Brands, dont il devient le CEO, et nomme les principaux dirigeants : Jean-Marc Pontroué (25 ans à la tête de marques de Richemont) le remplace en tant que CEO de Breitling, Grégory Bruttin est nommé directeur général d’Universal Genève et Erwan Rossignol directeur général de Gallet, dont le lancement officiel est prévu en septembre.
Georges Kern has done a reshuffle within his newly formed House of Brands group – of which he will serve as CEO – that includes appointing several key executives: Jean-Marc Pontroué (who spent 25 years at the helm of Richemont brands) is replacing him as CEO of Breitling; Grégory Bruttin has been named CEO of Universal Genève; while Erwan Rossignol is now Managing Director of Gallet, which is set for official launch in September.
Antoine Pin
Sa nomination à la tête de De Bethune n’était pas encore officielle à l’heure du bouclage du magazine, mais Antoine Pin devrait rejoindre la marque créée par Denis Flageollet cet été. Fort de 25 ans d’expérience au sein du groupe LVMH, doté d’un goût pour le terrain et le produit, il s’apprête à donner un nouvel essor à l’une des marques préférées des collectionneurs de haute horlogerie.
While Antoine Pin’s appointment at the head of De Bethune was not yet official at the time of going to press, he is expected to join the brand founded by Denis Flageollet this summer. With 25 years of experience at the LVMH Group and a passion for field experience and products, he is poised to breathe new life into one of Haute Horlogerie collectors’ favorite brands.
Clément Etienvre
Clément Etienvre met le turbo pour la marque Lorige : nouvel investisseur minoritaire, nouveaux détaillants américains, nouveaux événements clients à Daytona, Le Mans et Miami, nouvelle collection en vue. Il convainc avec ses brevets pour compresser des freins en carbone de voitures de course et les transformer en boîtiers de montres. Il bénéficie en outre d’un excellent réseau sur les circuits.
Clément Etienvre is stepping on the gas for the Lorige brand with a new minority investor, additional U.S. retailers, fresh client events in Daytona, Le Mans and Miami, as well as an unprecedented collection on the horizon. As well as making a strong case with patents for compressing carbon brakes from race cars and transforming them into watch cases, he also enjoys an excellent network on and around the racetracks.
Grégory Bruttin
Jean-Marc Pontroué
Georges Kern
Erwan Rossignol
MARIE DE PIMODAN
Happy Birthday !
L’heure est à la célébration : cette année, plusieurs marques et collections fêtent leur anniversaire, en voici une sélection.
2
10
10
Deux bougies cet été pour Art du Temps, le détaillant biennois dirigé par les jeunes Cédric Schiess et Dario Amstutz, qui revendiquent une approche dynamique de leur rôle d’ambassadeurs de belles marques (Chopard, IWC, Montblanc, Rolex et Tudor). Portrait sur WorldTempus. Art du Temps is celebrating its second anniversary this summer. The Biel-based retailer is run by the young Cédric Schiess and Dario Amstutz, who take a dynamic approach to their role as ambassadors for prestigious brands (Chopard, IWC, Montblanc, Rolex and Tudor). Check out the profile on WorldTempus.
En 2016, Claudio d’Amore proposait un nouveau modèle d’horlogerie collaborative avec CODE41. La marque fête ses 10 ans.
In 2016, Claudio d’Amore introduced a new collaborative watch model with CODE41 and the brand is now celebrating its tenth anniversary.
Vacheron Constantin célèbre trois décennies d’Overseas et met le cap sur l’ultraplat.
Vacheron Constantin celebrates three decades of the Overseas and sets its sights on ultra-thin watches.
It’s time to celebrate: several brands and collections are marking their anniversaries this year. Here’s a selection. 115
Fondée en 1911 par le couple Eugène Blum et Alice Lévy, Ebel souffle ses 115 bougies.
Founded in 1911 by Eugène Blum and Alice Lévy, Ebel is celebrating its 115th anniversary.
20
Dix ans après la SB08 inaugurale, SartoryBillard explose les codes horlogers traditionnels avec la SB à heure sautante dont le cadran intègre des pièces de skateboard. Ten years after the inaugural SB08, SartoryBillard makes a spectacular break with traditional watchmaking conventions by introducing the SB featuring a jumpinghour function and a dial incorporating skateboard parts.
30
En 1996, Michel Parmigiani donnait son nom à une vision affirmée et très humaine de la montre. Trois décennies consacrées à faire progresser l’horlogerie.
In 1996, Michel Parmigiani lent his name to a bold and deeply human vision of watches. Three decades dedicated to horological progress.
20 ans, le bel âge pour Rudis Sylva qui célèbre son entrée dans une nouvelle décennie avec la montre RS11.
Turning 20: a beautiful age for Rudis Sylva, which is celebrating entering a new decade with the RS11 watch.
25
Après les 25 ans de GMT en 2025, c’est au tour de WorldTempus de fêter son quart de siècle.
Following the 25th anniversary of the GMT in 2025, this year comes the turn of WorldTempus to celebrate its quartercentury milestone.
50
Patek Philippe offre quatre nouveaux modèles à la collection Nautilus qui fête ses 50 ans.
Patek Philippe adds four new models to the Nautilus collection, which is celebrating its 50th anniversary.
100
En 1926, Hans Wilsdorf a créé Tudor, une marque de montres « fiables et accessibles », selon ses propres mots. Un siècle plus tard, elle se distingue par son esprit Born to dare.
In 1926, Hans Wilsdorf created Tudor, a “reliable and affordable” watch brand, as he put it. A century later, it stands out for its “Born to dare” spirit.
Deux siècles et une nouvelle jeunesse pour Gallet, relancée par Georges Kern au sein de la House of Brands. Two centuries and a new lease on life for Gallet, relaunched by Georges Kern within the House of Brands.
120
50
Fondée par Raymond Weil il y a un demi-siècle, la marque éponyme fête son jubilé avec The Fifty, une pièce anniversaire qui traduit son attachement au geste manuel, et ouvre sa première boutique, située à Genève.
Founded by Raymond Weil half a century ago, the eponymous brand celebrates its jubilee with The Fifty – an anniversary timepiece reflecting its commitment to craftsmanship – and opens its first boutique, located in Geneva.
100
Une trilogie d’anniversaires chez Rolex : 100 ans pour l’Oyster, 70 ans pour la Daydate et la Milgauss. A trilogy of anniversaries at Rolex: 100 years for the Oyster; 70 years for the DayDate and the Milgauss.
En 1906, Van Cleef & Arpels est née de la vision du couple formé par Estelle Arpels et Alfred Van Cleef. Une histoire d’amour qui, 120 ans plus tard, continue d’inspirer le nôtre pour leurs créations poétiques et techniques, comme la Midnight Heures d’ici & Heures d’ailleurs lancée à Watches and Wonders cette année.
In 1906, Van Cleef & Arpels was born from the vision of the couple formed by Estelle Arpels and Alfred Van Cleef. A love story that continues 120 years later to inspire our own love for their poetic and technical creations, such as the Midnight Heures d’ici & Heures d’ailleurs launched at Watches and Wonders this year.
225
Le tourbillon inventé par Abraham-Louis Breguet fête ses 225 ans. The tourbillon invented by Abraham-Louis Breguet celebrates its 225th anniversary.
Évolution du
GPHG 2026
Pour son édition 2026, le GPHG annonce une refonte des catégories et de certains prix, avec notamment la suppression des distinctions genrées au profit d’une segmentation centrée sur les usages et la technique. Le palmarès sera dévoilé le 7 novembre 2026 à Genève, lors d’une cérémonie au Bâtiment des Forces Motrices, retransmise sur worldtempus.com.
Changes to the
GPHG 2026
For its 2026 edition, the GPHG has announced a restructuring of the categories and certain awards, notably including the elimination of gender-based distinctions in favor of a segmentation focused on usage and technology. The winners will be announced on 7 November 2026 during a ceremony at Geneva’s Bâtiment des Forces Motrices, broadcast on worldtempus.com.
Record
aux enchères à Genève
Le 10 mai dernier, Phillips a établi un nouveau record d’adjudication horlogère avec un total de 74,8 millions de CHF. L’opération confirme la dynamique du marché, avec 43 records mondiaux et une forte diversité de maisons représentées, menées par Patek Philippe qui continue de s’imposer avec les pièces d’exception les plus convoitées.
Auction
record
sale in Geneva
On 10 May, Phillips set a new watch auction record by racking up a total of CHF 74.8 million. The sale confirms the market’s current momentum, with 43 world records and a wide variety of brands represented, spearheaded by Patek Philippe which continues to dominate with the most coveted exceptional timepieces.
Rendez-vous cet automne pour la
Biennale du Patrimoine Horloger
Organisée par la fondation Urbanisme Horloger, la 12e Biennale du Patrimoine Horloger se tiendra du 29 octobre au 1er novembre 2026 à La Chaux-de-Fonds, au Locle et à Saint-Imier. Le temps d’un week-end, une trentaine de manufactures, ateliers et sous-traitants habituellement fermés au public ouvriront leurs portes gratuitement. Réservation sur urbanisme-horloger.ch.
See you this fall
for the Watchmaking Heritage Biennial
Organized by the Watchmaking Town Planning Foundation, the 12th Watchmaking Heritage Biennial will take place from October 29 to November 1, 2026, in La Chaux-de-Fonds, Le Locle and SaintImier. Some 30 Manufactures, workshops and suppliers that are usually closed to the public will open their doors free of charge for an entire weekend. Reservations at urbanisme-horloger.ch.
Les 100 montres de l’année e 100 Watches of the Year
Les 100 qui ont fait l’horlogerie depuis 2000 e 100 Who Shaped Watchmaking Since 2000
Interview
ALEXANDRE MILLE
Directeur commercial Richard Mille
Sales Director Richard Mille
BRICE LECHEVALIER
La marque Richard Mille ne célèbre pas son 25 anniversaire en tant que tel, mais cela constitue tout de même un jalon, vous souvenez-vous de la naissance ?
Les souvenirs que j’en ai ne sont pas précis car mes parents étaient séparés et je ne vivais pas avec mon père, qui était évidemment très occupé par le lancement de sa marque. Je me souviens bien sûr qu’il nous avait expliqué vouloir créer sa propre marque, sous son nom. Il avait aussi évoqué le concept, créer une montre sans aucun compromis. Sa vision était alors très claire.
En lisant vos questions la semaine dernière, et ça, c’est amusant, une anecdote m’est revenue en mémoire : quand nous étions jeunes, nous avions pour habitude d’aller toujours dans une même pizzeria de la ville de Chantilly, où nous vivions avec mes frères, ma sœur et ma mère, et nous y retrouvions souvent notre père, quand il venait nous rendre visite. Un jour, il est arrivé avec au poignet la RM 001, qu’il dévoilait pour la première fois, et il en était très fier ! Il y avait quelques curieux dans la pizzeria. Mon père laissait les gens la regarder, l’essayer, et lui, il commentait sa toute première création… tout le monde était fasciné.
Quand avez-vous pris conscience de la dimension de ce qu’il avait entrepris ?
Un peu plus tard, j’étais encore jeune et je l’ai accompagné à l’une des premières éditions de Le Mans Classic – événement dont la marque était déjà partenaire. Il y avait de gigantesques affiches Richard Mille un petit peu partout, avec à cette époque encore les prix des montres affichés sur les visuels. Les gens l’arrêtaient dans les allées car ils souhaitaient discuter avec lui, et le prendre en photo. C’est la première fois que j’ai pris conscience de sa réussite. Et ensuite, jusqu’à ce que j’intègre la marque en 2014, c’est en discutant avec différentes personnes de l’entreprise que j’ai appris sur la marque et sur son univers, à force de petites histoires des uns et des autres.
While the Richard Mille brand isn’t specifically celebrating its 25 anniversary, it’s still a milestone: do you remember how it all began?
My memories of that time aren’t very clear because my parents were separated and I wasn’t living with my father, who was obviously very busy launching his brand. I do of course remember that he explained to us that he wanted to create his own label, under his own name. He also talked about the concept of creating a truly uncompromising watch and he had a very clear vision.
When reading your questions last week it came back to me: when we were young, we always used to go to the same pizzeria in the town of Chantilly, where we lived with my brothers, my sister and my mother and we would often meet our father there when he came to visit us. One day he arrived wearing the RM 001 on his wrist, which he was unveiling for the first time and he was very proud of it! There were a few curious onlookers in the pizzeria. My father let people look at it and try it on while he commented on his very first creation… Everyone was fascinated.
When did you realize the magnitude of what he had undertaken?
A little later, I was still young and went along with him to one of the first editions of Le Mans Classic: an event the brand was already partnering. There were huge Richard Mille posters everywhere, with the watch prices still displayed on the visuals at that time. People would stop him when they crossed paths because they wanted to talk to him and take his picture. That was the first time I truly realized how successful he was. After that, until I joined the brand in 2014, it was through conversations with various people at the company that I learned about the company and its world through the little stories they shared.
RM HJ-02 Green
« Depuis le début, nous avons toujours refusé d’entrer dans des formats imposés, notamment sur les réseaux sociaux. »
Quelles ont été d’après vous les étapes clés depuis 2001 ?
C’était tout d’abord la RM 001, qui était radicalement différente de tout ce qui existait alors sur le marché, notamment en matière de communication avec son prix très impressionnant qui figurait sur les publicités. Ensuite, je pense que la RM 005 de 2004 a énormément apporté à Richard Mille, parce que c’était la première pièce automatique sans tourbillon. Toute l’histoire avec Felipe Massa, qui encaissait des G en pilotant avec nos montres au poignet, nous a apporté beaucoup de crédibilité et de reconnaissance. Autre étape clé, après des années de R & D, la RM 027 Rafael Nadal de 2010 qui est devenue non seulement la montre mécanique la plus légère du monde (moins de 20 grammes avec le bracelet), mais aussi la plus résistante. Le fait que Rafa Nadal assène des coups de canon spectaculaires avec un tourbillon au poignet a placé Richard Mille dans une nouvelle catégorie.
En parallèle, l’ouverture de nos premières boutiques dans les années 2000 et l’intégration de toute notre distribution la décennie suivante nous ont aidés à installer la marque.
Enfin, les montres pour femmes ont représenté un nouveau virage, avec une proposition très technique car elles étaient notamment dotées des tous premiers calibres maison de la marque. Aujourd’hui, elles représentent plus d’un tiers de nos ventes. Ce développement correspond en particulier à l’arrivée de Cécile Guenat, en 2018 (ndlr : la fille du cofondateur de la marque Dominique Guenat). Les développements qu’elle a apportés, tels que la collection Bonbons, les Talismans (RM 71-01, RM 71-02 & RM S14), les pièces de haute joaillerie ou les Intergalactiques, nous ont ouvert de nouveaux horizons en termes de marketing et de créativité, tout en respectant l’ADN de la marque et la valeur produit.
What do you see as the key milestones since 2001?
First and foremost, the RM 001 that was radically different from anything else on the market at the time, including in terms of marketing, with its very impressive price featured on the ads. Next, I think the 2004 RM 005 contributed enormously to Richard Mille, because it was the first automatic watch without a tourbillon. The whole story with Felipe Massa – who endured G-forces while racing with our watches on his wrist – brought us a lot of credibility and recognition. Another key milestone, after years of R&D, was the 2010 RM 027 Rafael Nadal, which became not only the world’s lightest mechanical watch (weighing less than 20 grams including the strap), but also the most durable. The fact that Rafa Nadal unleashed spectacular shots with a tourbillon on his wrist placed Richard Mille in a new league.
At the same time, the opening of our first boutiques in the 2000s and the consolidation of our entire distribution network in the following decade helped us establish the brand.
Finally, women’s watches marked a new turning point, featuring a highly technical offering as they notably incorporated the brand’s very first in-house calibers. Today, they account for more than a third of our sales. This development coincided in particular with the arrival of Cécile Guenat (editor’s note: daughter of the brand’s cofounder Dominique Guenat) in 2018.
The new developments she has introduced – such the Bonbons collection, the Talismans (RM 71-01, RM 71-02 and RM S14), the Haute Joaillerie models and the Intergalactiques – have opened up new horizons for us in terms of marketing and creativity, all while staying true to the brand’s DNA and product value.
RM 41-01 Tourbillon Soccer
“Right from the outset, we’ve always refused to conform to imposed formats, especially on social media.”
Qu’est-ce qui fait rêver les jeunes chez Richard Mille ?
C’est une bonne question ! Je pense que c’est justement le fait que nous ne cherchons jamais à leur parler artificiellement. Aujourd’hui, les nouvelles générations repèrent immédiatement les marques qui essaient de les cibler ou de suivre les tendances. Depuis le début, nous avons toujours refusé d’entrer dans des formats imposés, notamment sur les réseaux sociaux. Nous préférons communiquer uniquement lorsque nous avons quelque chose à raconter.
Cette liberté se retrouve dans nos montres comme dans notre manière de communiquer. Les produits eux-mêmes, avec leurs couleurs, leur légèreté et leur univers très contemporain, touchent naturellement une clientèle plus jeune.
Je crois aussi que les jeunes sont attirés par les marques qui créent leur propre langage plutôt que par celles qui suivent les codes établis. C’est exactement notre philosophie. Chaque nouvelle montre devient un terrain d’expression : nous imaginons des univers inspirés du cinéma, de la musique ou de la pop culture pour construire nos campagnes. Comme dans le développement produit, nous cherchons sans cesse à nous challenger. C’est sans doute cette énergie permanente, cette capacité à ne jamais se répéter, qui fait que Richard Mille continue de faire rêver les jeunes générations.
En intégralité (le triple) sur WorldTempus.com
What is it about Richard Mille that inspires young people?
That’s a good question! I think it’s precisely the fact that we never try to speak to them in an artificial way. Today, younger generations immediately spot brands that are attempting to target them or follow trends. Right from the outset, we’ve always refused to conform to imposed formats, especially on social media. We prefer to communicate only when we have something to say.
This freedom is reflected in our watches as well as in our communication style. The products themselves, with their colors, their light feel and their resolutely contemporary aesthetic naturally appeal to a younger clientele.
I also believe that young people are drawn to brands that create their own language rather than following established codes. That is exactly our philosophy. Each new watch becomes a canvas for expression: we create worlds inspired by cinema, music or pop culture to build our campaigns. Just as in product development, we constantly seek to challenge ourselves. It is undoubtedly this constant energy, this ability to never repeat ourselves, that helps Richard Mille continue inspiring younger generations.
Read the full article (three times as long) on WorldTempus.com
MOUVEMENT : mécanique à remontage automatique, calibre à tourbillon
Lange L225.1, 685 composants, décoré et assemblé à la main, rotor central à remontage unidirectionnel en platine 950/1000, 50 h de réserve de marche
FONCTIONS : heures, minutes, petite seconde, stop seconde, quantième perpétuel avec affichages à saut instantané pour la grande date, le jour de la semaine rétrograde, le mois et l’année bissextile, phases de lune avec indication jour/nuit intégrée
ÉDITION LIMITÉE : 50 exemplaires numérotés PRIX SUR DEMANDE
Lange 1 Tourbillon Perpetual
Calendar “Lumen”
CASE: 950 platinum SIZE: 41.9mm x 13mm
MOVEMENT: mechanical self-winding, Lange tourbillon Caliber L225.1, 685 components, hand-finished and assembled, central unidirectional winding rotor in 950 platinum, 50h power reserve FUNCTIONS: hours, minutes, small seconds, stop seconds, perpetual calendar with instant-jump displays for the large date, retrograde day of the week, month and leap year, moon phases with integrated day/night indicator
DIAL: translucent
STRAP: hand-sewn black alligator leather
LIMITED NUMBERED EDITION OF 50 PRICE ON REQUEST
The dark side of Glashütte
Le côté obscur de
Glashütte
On la disait immuable. L’affichage asymétrique de la Lange 1 repose sur un triangle isocèle imaginaire, avec pour le QP une ligne verticale qui relie la grande date, l’affichage du jour de la semaine ainsi que la trotteuse et l’indicateur des phases de lune, la pointe du triangle se situant au centre du cadran horaire. Un design figé ? Loin de là : A. Lange & Söhne redouble de créativité avec la Lange 1 Tourbillon Quantième Perpétuel « Lumen ». Le précieux tourbillon est visible côté mouvement, au verso, dans la plus pure tradition de la haute horlogerie. Au recto, c’est l’inverse : les indications du QP sont empreintes de matière luminescente. La transparence du cadran est donc une nécessité structurelle. Elle permet le passage des rayons UV qui rechargent la matière luminescente des affichages sous-jacents, pour les faire briller dans l’obscurité. C’est ce subtil jeu de clair-obscur qui dévoile, au passage, l’intimité mécanique du calibre
L225.1, développé spécifiquement pour cette création. On apprécie sa fonction stop seconde, pour une mise à l’heure ultra précise, et sa construction à platine trois-quarts caractéristique de Glashütte, qui dévoile le fameux coq de tourbillon richement gravé.
It was regarded as immutable. The asymmetrical layout of the Lange 1 is based on an imaginary isosceles triangle, with the Perpetual Calendar featuring a vertical line connecting the large date, day-of-the-week display, seconds hand and moon-phase indicator, with the apex of the triangle situated at the center of the hours dial. The design is proving to be anything but frozen in time, as A. Lange & Söhne amps up the creativity with the Lange 1 Tourbillon Perpetual Calendar “Lumen.” The exquisite tourbillon is visible on the movement side, meaning on the back, in keeping with Haute Horlogerie traditions. The front is a whole different story, notably featuring perpetual calendar indications coated with luminescent material. Dial transparency is therefore a structural necessity, enabling UV rays to pass through and recharging the luminescent material of the underlying displays so that they glow in the dark. It is this subtle interplay of light and shade that also reveals the mechanical intricacies of Caliber L225.1, specifically developed for this creation. One naturally appreciates its stop-seconds function enabling ultra-accurate time setting, as well as its Glashüttestyle three-quarter plate construction revealing the famous richly engraved tourbillon bridge.
CARTIER
MARINE ULRICH
Roadster
BOÎTIER : acier, forme tonneau, couronne cannelée, glace saphir, étanche à 100 m
DIMENSIONS : 47,2 mm x 38,7 mm
MOUVEMENT : mécanique à remontage automatique, calibre manufacture 1847 MC FONCTIONS : heures, minutes, secondes, date CADRAN : blanc à motif strié circulaire, chiffres romains, chemin de fer décalqué, index vernis, aiguilles glaive bleues recouvertes de SuperLumiNova® BRACELET : acier équipé du système breveté QuickSwitch™ pour l’interchangeabilité, second bracelet en alligator bleu marine avec boucle déployante en acier PRIX : CHF 8’350.-
Roadster
CASE: steel, tonneau-shaped, fluted crown, sapphire crystal, water-resistant to 100m SIZE: 47.2 x 38.7mm
MOVEMENT: mechanical self-winding, in-house Caliber 1847 MC
FUNCTIONS: hours, minutes, seconds, date
DIAL: white with circular striated pattern, Roman numerals, transfer-printed railway track, lacquered hour-markers, blue sword-shaped hands coated with Super-LumiNova®
BRACELET/STRAP: steel bracelet equipped with the patented QuickSwitch™ system for interchangeability, second strap in navy blue alligator with steel folding clasp PRICE: CHF 8,350
The Roadster returns
Retour vers la
Roadster
Vingt-quatre ans après son lancement en 2002, la Roadster fait son grand retour. Cette montre tonneau évoque, comme son nom l’indique, l’univers automobile et les compteurs de vitesse avec un boîtier profilé, une couronne ogivale en forme de pointe de carénage, une loupe de quantième évoquant un phare et des rivets apparents sur la lunette. Cartier la fait renaître en affinant ses lignes pour lui donner une allure encore plus aérodynamique et harmonieuse. La loupe au-dessus du guichet, la couronne et son cabochon en métal à 3 h suivent une seule et même direction. Tel un tableau de bord, le cadran s’orne d’un motif strié circulaire signature, d’une minuterie chemin de fer et de chiffres romains surdimensionnés, comme sur le modèle d’origine. La Roadster nouvelle génération embarque un calibre maison à remontage automatique et se présente sur un bracelet métallique, doté du système d’interchangeabilité breveté QuickSwitch™, qui joue sur une alternance de finitions brossées et polies. Une icône qui reprend la route avec fière allure.
Twenty-four years after its launch in 2002, the Roadster is making a comeback. As its name suggests, this tonneau-shaped watch evokes the world of automobiles and speedometers with a streamlined case, a conical crown shaped like a fairing tip, headlight-shaped date aperture and visible bezel rivets. Cartier has revived it by trimming its design for an even more aerodynamically pleasing appearance. The magnifier above the date aperture, the crown and its metal cabochon at 3 o’clock all point in the same direction. The dashboard-style dial is adorned with a signature circular striated pattern, a railway-type minutes track and oversized Roman numerals, just like the original model. The new-generation Roadster is powered by an in-house self-winding caliber and features a metal bracelet equipped with the patented QuickSwitch™ interchangeable system, alternating between brushed and polished finishes. An icon hitting the road again with unmistakable style.
Focus
AUDEMARS PIGUET
MARINE ULRICH
Un calibre
en pleine lumière
La Royal Oak accueille un nouveau calibre manufacture, le 7139, un mouvement à quantième perpétuel squeletté. L’innovation tient essentiellement dans le fameux système du « tout-à-la-couronne », révélé l’année dernière, qui prend en charge le remontage de la pièce, le réglage de l’heure et celui des indications calendaires, grâce à quatre positions seulement. Le profil de la boîte s’en trouve allégé et l’ajustement extrêmement simplifié. Côté esthétique, la montre de 41 mm joue une partition technique qui allie légèreté et robustesse d’une manière inédite pour Audemars Piguet : titane pour la carrure et les maillons du bracelet, verre métallique poli miroir (composé à plus de 50 % de palladium) pour la lunette, le fond et les plots du bracelet. Sous le cadran saphir, la mécanique et ses décorations, dont la plupart ont été réalisées à la main, se dévoilent entièrement dans une alternance de reflets noirs et gris clair. Sur la phase de lune qui vient parachever la composition à 6 h, l’indication de la pleine lune est désormais centrée sur l’axe vertical.
Caliber in the
spotlight
The Royal Oak welcomes new in-house Caliber 7139, an openworked perpetual calendar movement. Its innovation lies primarily in the famous “all-in-one” crown system unveiled last year, which handles winding the watch, setting the time and adjusting the calendar displays using just four positions. This results in a sleeker case profile and makes adjustments extremely simple. Aesthetically, the 41mm watch features a technical design combining lightness and robustness that is unprecedented for Audemars Piguet: titanium for the case and bracelet links; mirror-polished metallic glass (composed of over 50% palladium) for the bezel, caseback and bracelet studs. The movement and its mostly hand-crafted decorations are fully revealed beneath the sapphire dial in an interplay of shimmering black and pale gray light effects. The full moon indicator is now centered along the vertical axis on the moon-phase display complementing the composition at 6 o’clock.
Royal Oak Quantième Perpétuel Squelette Automatique
BOÎTIER : titane, lunette en verre métallique (BMG), fond saphir, étanche à 50 m DIMENSIONS : 41 mm MOUVEMENT : mécanique à remontage automatique, calibre de manufacture 7139 squeletté, 55 h de réserve de marche FONCTIONS : heures, minutes, quantième perpétuel avec indications de la semaine, du jour, de la date, du mois et de l’année bissextile, phase de lune astronomique CADRAN : saphir, compteur transparent avec zone extérieure fumée à 12 h, compteurs avec centres transparents légèrement fumés et zones extérieures fumées à 3 h et 9 h, index en or rose et aiguilles luminescentes
BRACELET : titane avec plots en BMG, boucle déployante AP en titane PRIX SUR DEMANDE
Royal Oak Selfwinding Perpetual Calendar Openworked
CASE: titanium, metal glass (BMG) bezel, sapphire caseback, water-resistant to 50m SIZE: 41mm MOVEMENT: mechanical selfwinding, openworked in-house Caliber 7139, 55h power reserve
FUNCTIONS: hours, minutes, perpetual calendar with week, day, date, month and leap-year indicators, astronomical moon phase DIAL: sapphire, transparent counter with smoked outer zone at 12 o’clock; counters with subtly smoked transparent centers and smoked outer zones at 3 and 9 o’clock; luminescent hands and pink gold hour-markers
BRACELET: titanium with BMG studs, titanium AP folding clasp PRICE ON REQUEST
BLANCPAIN
BRICE LECHEVALIER
Un calendrier complet
nommé désir
Relancée en fin d’année passée, avec 16 nouvelles références, et notamment présentée en Une du GMT 93, la collection Villeret égrène ses déclinaisons masculines et féminines durant 2026. Figurant aux avant-postes du calendrier complet depuis près d’un demi-siècle, Blancpain parvient à maintenir une remarquable harmonie entre la sophistication de ses complications et l’élégance d’un garde-temps affiné au bénéfice d’évolutions subtiles. Ce nouveau cadran, en ton sur ton, apporte une touche contemporaine et chaleureuse qui renforce l’expressivité de la phase de lune en or bombée et satinée, véritable signature de Blancpain dont l’ouverture a été élargie. Le confort visuel, renforcé par des inserts luminescents dans les aiguilles, s’accompagne d’un confort au poignet grâce aux cornes retravaillées et au bracelet interchangeable très souple et cousu main. Les décorations du mouvement automatique de manufacture et de sa nouvelle masse sculptée s’admirent à travers le fond saphir, un régal !
A complete calendar
named desire
Relaunched at the end of last year with 16 new models – and notably featured on the cover of GMT 93 – the Villeret collection will roll out new versions for women and men throughout 2026. At the forefront of complete calendar models for nearly half a century, Blancpain has managed to maintain remarkable harmony between the sophistication of its horological complications and the elegance of a timepiece refined through subtle evolutions. This new tone-on-tone dial brings a warm contemporary touch accentuating the expressiveness of Blancpain’s signature domed, satin-brushed gold moon phase featuring an enlarged aperture. Visual comfort enhanced by the luminescent inlays adorning the hands is complemented by wrist-worn comfort thanks to redesigned lugs and a highly flexible, hand-stitched interchangeable strap. The decorations on the in-house self-winding movement and its new sculpted rotor can be admired through the sapphire caseback, offering a veritable aesthetic treat!
Villeret Quantième Complet 6654N
BOÎTIER : or rouge, fond saphir, étanche à 30 m
DIMENSIONS : 40 mm MOUVEMENT : mécanique à remontage automatique (Calibre 6654, 72 h de réserve de marche), spiral en silicium, rotor en or satiné, décorations de haute horlogerie
FONCTIONS : heures, minutes, secondes, jour, date, mois, phases de lune CADRAN : brun doré soleillé, chiffres et aiguilles en or, inserts luminescents BRACELET : interchangeable (marron, gris bleu, miel et nubuck beige velours), boucle ardillon en or
PRIX : CHF 27’200.-
Villeret Quantième Complet 6654N
CASE: red gold, sapphire caseback, water-resistant to 30m
BOÎTIER : or 4N/5N, forme coussin, glace saphir antireflet à l’intérieur, fond saphir, étanche à 30 m DIMENSIONS : 39 mm
MOUVEMENT : mécanique à remontage
manuel, calibre AK10, certifié COSC et Poinçon de Genève, 60 h de réserve de marche, décorations manuelles
FONCTIONS : heures, minutes, secondes
CADRAN : deux disques, système de suspension du disque supérieur breveté, plusieurs combinaisons de teintes possibles BRACELET : alligator cousu main, boucle déployante en or 4N/5N
PRIX : dès CHF 28’800.-
Le Temps en Équilibre - À Deux Mesures
CASE: 4N/5N gold, cushion-shaped, sapphire crystal glare-proofed on the inside, sapphire caseback, waterresistant to 30m SIZE: 39mm
MOVEMENT: mechanical hand-wound
Caliber AK10, COSC-certified and Poinçon de Genève, 60h power reserve, hand-finished FUNCTIONS: hours, minutes, seconds DIAL: two disks, patented suspension system for the upper disk, multiple color combinations available
Jeune maison genevoise indépendante fondée en 2025 par Anissa Bader, qui dirige également Clamax, sous-traitant horloger spécialisé dans l’usinage de pièces de précision, Akhor a fait du cadran à double disque son principe fondateur. Avec À Deux Mesures, la marque pousse plus loin son concept inaugural et propose au porteur de composer lui-même son garde-temps, en associant un disque inférieur et un disque supérieur choisis parmi des propositions de plusieurs teintes. Bleu Azur des Sommets en nid d’abeille, vert Émeraude des Cimes finition soleillée, brun chaleureux, blanc épuré : chaque combinaison redessine la lecture du temps de celui ou de celle qui se prête au jeu. La collection Le Temps en Équilibre repose sur le calibre AK10, développé en exclusivité pour la maison et décoré à la main. Le disque supérieur suspendu a d’ailleurs fait l’objet d’un brevet. Il aura fallu trois ans de développement pour donner au cadran ce caractère flottant, presque en apesanteur.
Akhor, a youthful independent Geneva-based brand founded in 2025 by Anissa Bader (who also heads Clamax, a watchmaking subcontractor specializing in the machining of precision parts) has made the double-disk dial its founding principle. With À Deux Mesures, the brand takes its inaugural concept a step further by inviting the wearer to compose their own timepiece by pairing a lower disk with an upper disk, chosen from a selection of several colors. Whether Azure Blue of the Peaks in a honeycomb pattern or Emerald Green of the Summits with a sunburst finish, in warm brown and pure white: each combination redefines the way time is read for those who engage with the concept. Le Temps en Équilibre is a collection based on Caliber AK10, exclusively developed for the brand and hand-decorated, featuring a patented suspended upper disk. It took three years of development to endow the dial with its floating, almost weightless character.
CVSTOS
DAVID CHOKRON
Challenge Purity
BOÎTIER : saphir transparent ou teinté, fond saphir, étanche à 30 m DIMENSIONS : 53,7 mm x 41 mm MOUVEMENT : mécanique à remontage manuel, squelette, calibre CVS610, 60 h de réserve de marche FONCTIONS : heures, minutes BRACELET : Cordura accordé à la couleur du boîtier, fermeture Velcro PRIX SUR DEMANDE
La couleur
défie la transparence
Challenge Purity
CASE: transparent or tinted sapphire, sapphire caseback, waterresistant to 30m SIZE: 53.7mm x 41mm MOVEMENT: mechanical hand-wound, skeletonized, Caliber CVS610, 60h power reserve FUNCTIONS: hours, minutes STRAP: Cordura matching the case color, Velcro fastening PRICE ON REQUEST
Color defies
transparency
Pour concilier transparence et couleur, la marque Cvstos ne s’est pas contentée d’une réponse simple. Les Challenge Purity poussent le curseur de la teinte plus loin, en l’intégrant dans la matière horlogère même, et ce, de deux manières. L’horloger genevois a combiné intérieur et extérieur, transparence et opacité, métal et minéral. La boîte tonneau, une des signatures esthétiques de Cvstos, est exécutée en saphir transparent, bleu, jaune, orange ou rose. Sa carrure monobloc demande à être usinée dans un gros et coûteux bloc de corindon, le nom chimique de tous les saphirs. À l’intérieur, Cvstos a opté pour l’éloxage de ponts en aluminium, dont la marque est un pionnier historique. Ces structures à la courbe élancée sont teintées en un total de dix couleurs et même serties dans une version Rainbow. Elles maintiennent le calibre CVS610, squelette ramené au plus strict essentiel, en suspension dans le vide.
In seeking to reconcile transparency and color, the Cvstos brand has not settled for a simple solution. The Challenge Purity takes color a step further by integrating it into the watch material itself in two distinct ways. The Geneva-based watchmaker has combined interior and exterior, transparency and opacity, metal and mineral. The tonneaushaped case – one of Cvstos’s signature aesthetic features – is crafted from transparent sapphire in blue, yellow, orange or pink. Its monobloc middle case must be machined from a large, costly block of corundum, the chemical name for all sapphires. Inside, Cvstos has opted for anodized aluminum bridges, a technique in which the brand is a historic pioneer. These slender, curved structures are tinted in a total of ten colors and even set with gemstones in a Rainbow version, holding Caliber CVS610 – a skeletonized movement reduced to bare essentials – suspended in mid-air.
Focus CERTINA
BRICE LECHEVALIER
DS Super PH2000M
BOÎTIER : titane grade 2, fond plein, verre saphir bombé, lunette unidirectionnelle en céramique, valve à hélium, étanche à 2000 m DIMENSIONS : 43 mm MOUVEMENT : mécanique à remontage automatique (calibre Powermatic 80, 80 h de réserve de marche), spiral Nivachron FONCTIONS : heures, minutes, secondes, date CADRAN : 4 couleurs au choix, aiguilles et index luminescents BRACELET : titane ou caoutchouc avec boucle déployante, tissu avec boucle ardillon PRIX : CHF 1’235.-
DS Super PH2000M
CASE: Grade 2 titanium, solid caseback, domed sapphire crystal, unidirectional ceramic bezel, helium valve, water-resistant to 2,000m SIZE: 43mm MOVEMENT: mechanical self-winding (Powermatic Caliber 80, 80h power reserve), Nivachron balancespring FUNCTIONS: hours, minutes, seconds, date DIAL: choice of 4 colors, luminescent hands and hour-markers
BRACELET/STRAP: titanium or rubber with folding clasp, fabric with pin buckle PRICE: CHF 1,235
Depth feat Prouesse des profondeurs
Dévoilée au début de l’été, la DS Super PH2000M en titane de Certina est une plongeuse de l’extrême, avec valve à hélium automatique et lunette unidirectionnelle en céramique. Rodée aux montres de plongée depuis les années 1960, la marque double la résistance aux profondeurs avec une étanchéité portée à 2000 mètres. Les tests de résistance effectués sur cette collection par Certina, depuis des décennies, ont aussi impliqué des explorateurs en haute montagne et dans les abysses, d’où le label DS Concept Extreme Shock Resistance. Le concentré de performance et de technicité s’étend au mouvement automatique Powermatic 80 avec spiral en Nivachron. La nouveauté se décline en quatre versions de couleurs de cadrans et de lunettes différentes, avec bracelets en silicone ou titane, dont une série limitée en partenariat avec l’association STC qui protège les tortues de mer.
Certina’s titanium DS Super PH2000M unveiled at the start of summer is an extreme diver’s watch featuring an automatic helium escape valve and a unidirectional ceramic bezel. Building on a history of diving watches dating back to the 1960s, the brand has doubled its ability to withstand great depths, with water resistance now rated at 2,000 meters. The durability tests conducted by Certina on this collection over the decades have also involved high-mountain and deep-sea explorers – hence the DS Concept Extreme Shock Resistance label. This concentrated blend of performance and technical expertise extends to the Powermatic 80 automatic movement equipped with a Nivachron balance-spring. The new model is available in four versions with various dial and bezel colors, featuring silicon straps or titanium bracelets, including a limited edition in partnership with the STC association dedicated to protecting sea turtles.
EBERHARD & CO.
MARINE ULRICH
Sous le capot,
la carapace
Depuis 1992, Eberhard & Co. entretient avec Tazio Nuvolari un dialogue qui dépasse l’hommage : la maison fait vivre le pilote légendaire à travers une collection éponyme et ce chronographe en est une nouvelle preuve. Logé au sein d’un boîtier de 40 mm, le cadran noir s’habille d’une finition Clous de Paris et joue la carte du contraste avec des compteurs azurés et des index coquille d’œuf pour coller à l’esprit sportif. À 9 heures, la petite carapace de tortue qui entoure les initiales « TN » rappelle le porte-bonheur offert par Gabriele D’Annunzio au pilote. Sur cette édition « Gold Car », elle est dorée, tout comme l’aiguille centrale du chronographe. Le fond saphir de la boîte laisse apparaître les rouages du mouvement et ses décors, ainsi que, touche ultime, la masse oscillante et ses gravures en or qui offrent au porteur une reproduction de Tazio Nuvolari au volant de son Alfa Romeo Type C. Un chronographe qui file droit, avec panache.
The shell beneath
the hood
Since 1992, Eberhard & Co. has cultivated a relationship with Tazio Nuvolari that goes beyond a mere tribute: the brand keeps the legendary driver’s memory vibrantly alive through a collection bearing his name – as is now further confirmed by this new chronograph. Framed by a 40mm case, the black dial features a Clous de Paris hobnail design and plays on contrasts with snailed counters and eggshell-white hour-markers to capture the spirit of sportsmanship. The small tortoise shell at 9 o’clock surrounding the initials “TN” is a nod to the good-luck charm gifted to the driver by Gabriele D’Annunzio. Consistent with the “Gold Car” theme, the tortoise shell and central chronograph hand are finished in a matching gold hue. The sapphire caseback reveals the movement’s gears and decorations, as well as the ultimate touch of the oscillating weight and its gold engravings offering the wearer a depiction of Tazio Nuvolari at the wheel of his Alfa Romeo Type C. A chronograph that races ahead with unmistakable panache.
Tazio Nuvolari Gold Car
BOÎTIER : acier, verre et fond saphir traités antireflet, lunette avec échelle tachymétrique en miles par heure, étanche à 50 m
DIMENSIONS : 40 mm MOUVEMENT : chronographe mécanique à remontage automatique, masse oscillante décorée de gravures en or FONCTIONS : heures, minutes, chronographe CADRAN : noir motif Clous de Paris, compteurs azurés coquille d’œuf, chiffres arabes luminescents, échelle tachymétrique en km/h sur le pourtour BRACELET : alligator noir, tissu effet daim gris ou acier, boucle en acier personnalisée E&Co ou boucle déployante à deux poussoirs 2CLICK® personnalisée avec la reproduction de la carapace PRIX : à partir de CHF 4’300.-
Tazio Nuvolari Gold Car
CASE: steel, glare-proofed sapphire crystal and caseback, bezel with tachymeter scale in miles per hour, water-resistant to 50m SIZE: 40mm MOVEMENT: mechanical self-winding chronograph, oscillating weight adorned with gold engravings
FUNCTIONS: hours, minutes, chronograph DIAL: black Clous de Paris hobnail motif, snailed eggshell-white counters, luminescent Arabic numerals, tachymeter scale in km/h on the outer ring
STRAP/BRACELET: black alligator leather or gray suede-effect fabric strap/steel bracelet; E&Co-engraved steel buckle or 2CLICK® double-pusher folding clasp engraved with a reproduction of the tortoiseshell pattern PRICE: starting at CHF 4,300
Focus
GRAND SEIKO
DAVID CHOKRON
Spring Drive U.F.A. Ushio 300 Diver
BOÎTIER : titane haute intensité, fond gravé, lunette en céramique, verre saphir, étanche à 300 m
DIMENSIONS : 40,8 mm de diamètre, 12,9 mm d’épaisseur
MOUVEMENT : éléctro-magnétomécanique, remontage automatique, calibre Spring Drive 9RB1, 72 h de réserve de marche FONCTIONS : heures, minutes, secondes, indicateur de réserve de marche CADRAN : bleu ou vert dégradé, étampé avec motif de vague Ushio, aiguilles et index garnis de Lumibrite
BRACELET : titane haute intensité, boucle à extension et micro-ajustement
PRIX : 12’500 €
20 millionièmes
Spring Drive U.F.A. Ushio 300 Diver
CASE: high-strength titanium, engraved caseback, ceramic bezel, sapphire crystal, water-resistant to 300m (30 bar) SIZE: 40.80mm in diameter, 12.90mm thick MOVEMENT: electro-magnetomechanical, self-winding, Spring Drive Caliber 9RB1, 72h power reserve
FUNCTIONS: hours, minutes, seconds, power-reserve indicator DIAL: blue or green gradient versions with textured Ushio wave pattern, hands and hour-markers coated with Lumibrite
Quand Grand Seiko a lancé son premier mouvement U.F.A. en 2025, ses résultats chronométriques étaient si loin de ses concurrents qu’on le pensait destiné à une utilisation rare, voire anecdotique. Avec un taux inférieur à 0,6 millionièmes, l’écart de marche est tout bonnement ahurissant pour un mouvement, même pour un Spring Drive, cet hybride de mécanique et composants électroniques. Le lancement d’une paire de montres de plongée dotées du calibre 9RB1 prouve le contraire. Grand Seiko veut imposer sa notion de ce qu’est la chronométrie sur tous les terrains. La Spring Drive U.F.A. Ushio 300 Diver l’amène sur et sous les flots. Légère grâce au titane, compacte à moins de 41 mm, peu épaisse avec moins de 13 mm : il s’agit bel et bien d’une pièce à l’extrême polyvalence. Elle est disponible en bleu ou vert, deux nuances aux tons des mers japonaises.
When Grand Seiko launched its first U.F.A. movement in 2025, its precision timekeeping performance was so far ahead of its competitors that it was thought to be intended for rare or almost anecdotal use. The rate deviation of less than 0.6 millionths of second is downright staggering for a movement – and even for the hybrid Spring Drive with its combination of mechanical and electronic components. The launch of a pair of dive watches powered by Caliber 9RB1 proves that the mechanism is not destined for isolation, with Grand Seiko clearly aiming to assert its vision of chronometry across all terrains, as the Spring Drive U.F.A. Ushio 300 Diver takes it both on and beneath the waves. Lightweight thanks to titanium, compact at under 41mm and slim at less than 13mm: this is truly an extremely versatile timepiece available in blue or green shades reminiscent of Japanese seas.
JAEGER-LECOULTRE
OLIVIER MÜLLER
Reverso Tribute Monoface
« Or Deco Solo Tempo »
BOÎTIER : or rose
DIMENSIONS : 40,1 mm x 24,4 mm
MOUVEMENT : mécanique à remontage manuel, calibre Manufacture 822, 108 composants, 42 heures de réserve de marche FONCTIONS : heures, minutes
La grâce avec laquelle la Reverso traverse les âges ne finit pas de surprendre. La pièce explore toutes les dimensions de son style Art déco natif avec une créativité qui ne se dément pas. Son dernier atout en date, c’est un bracelet en maille milanaise inauguré sur un modèle à succès de l’année dernière. La Manufacture en dévoile aujourd’hui une nouvelle expression. La pièce se dispense de petite seconde et propose un boîtier réduit (40,1 mm x 24,4 mm), un format unisexe qui la rapproche de la Reverso originelle de 1931, naguère de 39 mm x 21 mm. Son esthétique minimaliste laisse respirer la pureté d’un affichage à deux aiguilles centrales, déployée sur un superbe cadran grainé. Cette nouveauté accorde la part belle au bracelet milanais, véritable complication artisanale née à Milan au XIIIe siècle et revenue en majesté dans les années 1970. Un bracelet exige dix mètres d’or rose. Une attache spécifique a été conçue pour qu’il s’intègre harmonieusement au boîtier de seulement 7,5 mm d’épaisseur. Fait rare pour une maille milanaise : la boucle peut être ajustée pour toujours épouser au mieux le poignet
From Le Sentier
to Milan
The Reverso’s timeless elegance never ceases to amaze, as the watch continues to explore every facet of its signature Art Deco style with unwavering creativity. Its latest asset is a Milanese mesh bracelet, first introduced on a successful model last year. The Manufacture is now unveiling a fresh interpretation of this design.The watch dispenses with a small seconds hand and features a smaller case (40mm x 24mm), a unisex size bringing it closer to the original 1931 Reverso measuring 39mm x 21mm. Its minimalist aesthetic allows the purity of a two-hand central display to shine through, set against a stunning finely grained dial. This new model gives pride of place to the Milanese mesh bracelet, a true artisanal masterpiece born in Milan in the 13th century and restored to its former glory in the 1970s. A single bracelet requires ten meters of pink gold. A special lug was designed to ensure it integrates seamlessly with the slender 7.5mm-thick case, while the adjustable clasp ensuring a perfect fit on the wrist is a rare feature for Milanese mesh models.
Focus
H. MOSER & CIE.
OLIVIER MÜLLER
Endeavour Minute Repeater Cylindrical Tourbillon Skeleton BOÎTIER : titane, fond saphir, étanche à 30 m DIMENSIONS : 40 mm x 14,4 mm MOUVEMENT : mécanique à remontage manuel, calibre squelette HMC 909, 415 composants, 90 h de réserve de marche FONCTIONS : heures, minutes, répétition minutes avec sonnerie des heures, des quarts et des minutes BRACELET : cuir d’alligator nubuck gris cousu main, boucle ardillon en titane avec logo Moser gravé ÉDITION LIMITÉE : 20 exemplaires PRIX : CHF 330’000.-
Endeavour Minute Repeater Cylindrical Tourbillon Skeleton CASE: titanium, sapphire crystal caseback, water-resistant to 30m SIZE: 40mm x 14.4mm MOVEMENT: mechanical hand-wound, skeletonized HMC Caliber 909, 415 components, 90h power reserve FUNCTIONS: hours, minutes, minute repeater chiming the hour, quarter-hour and minutes STRAP: hand-stitched gray nubuck alligator leather, titanium pin buckle with engraved Moser logo LIMITED EDITION OF 20 PRICE: CHF 330,000
Ethereal
sculpture
Sculpture
aérienne
Pourra-t-on aller plus loin dans l’expression de la quintessence horlogère ? Avec l’Endeavour
Minute Repeater Cylindrical Tourbillon Skeleton, H. Moser & Cie. combine une répétition minute à double timbre avec un tourbillon volant dont le spiral se développe de manière verticale – une gourmandise horlogère dont la manufacture de Schaffhouse est presque la dernière à posséder la recette. La composition entière est aérienne. Grâce à sa construction volante, le tourbillon se dispense de pont supérieur : un choix judicieux qui permet au regard de plonger dans le délicieux vortex vertical du spiral cylindrique. Le mouvement, intégralement squeletté, est manuel. En se voulant la plus vide possible, la boîte facilite la circulation du son qui émane des deux timbres qui y sont fixés. Le titane, très rigide, favorise une sonnerie plus ample, longue et nette. À deux heures, l’heure se lit sur un petit cadran bombé Funky Blue fumé, au fil d’une réserve de marche outrageusement généreuse de près de 4 jours.
Could one possibly go any further in expressing the quintessence of watchmaking? In the Endeavour Minute Repeater Cylindrical Tourbillon Skeleton, H. Moser & Cie. pairs a double-gong minute repeater with a flying tourbillon featuring a vertically aligned hairspring – of which the Schaffhausen-based Manufacture is almost the last to hold the secret. The entire composition is truly ethereal. Thanks to its “flying” construction, the tourbillon requires no upper bridge: a judicious choice enabling the gaze to plunge into the delightful vertical vortex of the cylindrical balance-spring. The entirely skeletonized movement is hand-wound. Designed to be as open as possible, the case facilitates the transmission of sound emanating from the two gongs fitted inside. The extremely rigid titanium promotes a fuller, longer and clearer chime. Time is displayed at 2 o’clock on a small domed fumé Funky Blue dial, accompanied by a super-generous almost four-day power reserve.
PATEK PHILIPPE
ANDERS MODIG DAVIN
Référence 7129J-001
BOÎTIER : or jaune, étanche à 30 m
DIMENSIONS : 36 mm de diamètre, 8,83 mm d’épaisseur MOUVEMENT : mécanique à remontage automatique, mini-rotor excentré en or 22 carats, réserve de marche de 48 h FONCTIONS : heures, minutes, heure universelle avec indication jour/nuit pour 24 fuseaux horaires BRACELET : alligator, boucle déployante triple lame en or jaune
PRIX SUR DEMANDE
Reference 7129J-001
CASE: 18K yellow gold, water-resistant to 30m SIZE: 36mm in diameter, 8.83mm
thick MOVEMENT: self-winding with an offcenter 22K gold mini-rotor, 48h power reserve FUNCTIONS: hours, minutes, world timer with day/night indication for all 24 time zones STRAP: alligator leather with yellow gold triple-blade fold-over clasp PRICE ON REQUEST
Making the world go round
Le monde en
mouvement
Un garde-temps à heure universelle doté d’un cadran rouge éclatant dans un boîtier en or jaune : la référence 7129J-001, d’inspiration vintage, rejoint l’univers des worldtimers présents dans le catalogue de Patek Philippe depuis les années 1930. À l’époque, la Maison figurait parmi les premières à exploiter le système d’heure universelle finalisé par Louis Cottier en 1931, une invention conçue par son père dès les années 1880, afin de permettre son intégration dans des montres-bracelets. En 2026, le cadran rouge orné d’un centre guilloché main, associé à un bracelet en alligator de couleur assortie, s’inscrit parfaitement dans l’air du temps. Le diamètre de 36 mm convient à tous les poignets, tandis que le boîtier en or jaune, d’une finesse de 8,83 mm, offre un confort remarquable, aussi bien pour les femmes que pour les hommes. Enfin, le mouvement extra-plat, composé de 239 éléments et décoré selon les exigences strictes du Patek Philippe Seal, garantit une précision de -1 à +2 secondes par jour. À cela s’ajoute un mécanisme à bouton unique breveté qui permet d’ajuster l’ensemble des indications lors du passage d’un fuseau horaire à un autre, pour une utilisation à la fois fluide et intuitive.
A world timer with a bright red dial, housed in yellow gold: the new Patek Reference 7129J-001 is rooted in a vintage-inspired world timer universe that has been in Patek’s catalog ever since the 1930s. Back then it was one of the first brands to use the invention finalized by Louis Cottier in 1931, a world time system made by his father already in the 1880s, thus making it possible to use in wristwatches. This crimson red dial with a hand-guilloched center along with matching red alligator strap are just spot on in 2026. Its 36mm diameter will fit any wrist, while the fine yellow gold 8.83mm-thick case makes it extremely comfortable to wear for both men and women. Last but not least, its ultrathin movement comprises 239 components finished according to the strict standards of the Patek Philippe Seal, which also guarantees an accuracy of -1+2 seconds per day. In addition, the brand’s patented single-button mechanism advancing all displays when traveling across time zones ensures user-friendly operation.
Focus
MARINE ULRICH
Submersible GMT PAM01495
BOÎTIER : titane sablé grade 5 DMLS, verre saphir, lunette tournante unidirectionnelle en titane avec disque en céramique, fond ajouré en titane, étanche à 500 m DIMENSIONS : 47 mm
MOUVEMENT : mécanique à remontage automatique, calibre manufacture P.4001/S, réserve de marche de 72 h avec indicateur au verso (3 jours)
FONCTIONS : heures, minutes, petite seconde, date polarisée, GMT avec indicateur jour/nuit CADRAN : squeletté, index et aiguilles revêtus de SuperLumiNova® BRACELET : caoutchouc bleu, boucle trapèze en titane sablé, second bracelet bi-matière noir
PRIX : CHF 42’800.-
Submersible GMT PAM01495
CASE: sandblasted grade 5 DMLS titanium, sapphire crystal, unidirectional rotating titanium bezel with ceramic insert, open-worked titanium caseback, water-resistant to 500m SIZE: 47mm in diameter MOVEMENT: mechanical selfwinding, in-house Caliber P.4001/S, 72h (three-day) power reserve
FUNCTIONS: hours, minutes, small seconds, polarized date, GMT with day/night indicator, power-reserve indicator on the back DIAL: skeletonized, hour-markers and hands coated with Super-LumiNova® STRAP: blue rubber, sandblasted titanium trapezoid buckle, second black bi-material strap
PRICE: CHF 42,800
Cœur ouvert
sous 500 mètres d’eau
Le squelettage et la plongée sont rarement associés. Panerai nous prouve le contraire avec la Submersible GMT qui pousse l’exercice jusque dans une montre étanche à 500 mètres, alors que la plupart des modèles ajourés préfèrent rester au sec. Le boîtier de 47 mm est en titane DMLS, une technologie d’impression 3D que la maison maîtrise depuis 2012 et qui allège la pièce d’environ 25 % par rapport au titane classique. À l’intérieur, le calibre P.4001/S et ses 341 composants se laissent admirer sans entrave grâce à un dispositif breveté : un disque de date polarisé, presque invisible sur le mouvement, qui ne révèle le quantième qu’à travers le guichet à 3 heures. Le second fuseau, signalé par une aiguille orange empruntée aux codes de signalisation maritime, complète l’affichage. Une grille qui évoque les filets d’amarrage des navires court sur le mouvement, en référence à l’ADN marin de la maison italienne.
Open-hearted at 500 meters
underwater
While skeletonization and diving are rarely associated, Panerai does exactly that with the Submersible GMT, driving the concept to a new extreme with a watch water-resistant to 500 meters, whereas most skeletonized models prefer to stay dry. The 47mm case is made of DMLS titanium, a 3D printing technology the brand has mastered since 2012, which reduces the weight of the timepiece by approximately 25% compared to conventional titanium. Caliber P.4001/S and its 341 components are in full view thanks to a patented mechanism: a polarized date disk – nearly invisible on the movement – that reveals the date only through the aperture at 3 o’clock. Indicated by an orange hand inspired by maritime signaling codes, a dual-time display completes the picture. A grid reminiscent of ship mooring lines runs across the movement, a nod to the Italian brand’s maritime heritage.
ROGER DUBUIS
OLIVIER MÜLLER
Excalibur Perpetual Calendar Quatuor
BOÎTIER : cobalt, étanche à 100 m
DIMENSIONS : 48 mm
MOUVEMENT : mécanique à remontage manuel, calibre manufacture RD116, 758 composants, réserve de marche de 40 h FONCTIONS : heures, minutes, jour, date, mois et année bissextile
CADRAN : rehaut brossé satiné double surface, éléments de calendrier en verre saphir métallisé
FUNCTIONS: hours, minutes, day, date, month and leap year DIAL: double-sided satin-brushed flange, calendar elements in metallized sapphire crystal
STRAP: blue calfskin leather, titanium buckle LIMITED EDITION OF 8 PRICE ON REQUEST
par nature
Best of the Best ? Ce que propose la nouvelle Excalibur Perpetual Calendar Quatuor semble atteindre un niveau de complexité qui sera difficile à surpasser. La pièce combine un quantième perpétuel au système « Quatuor » propre à Roger Dubuis. Cet échappement à tourbillon est animé par quatre balanciers synchronisés et inclinés, disposés par paires à 90°. Reliés à cinq différentiels, ils répartissent l’énergie avec efficacité et réduisent presque à néant les effets de la gravité. Mais ce dispositif, dévoilé en 2013, est gourmand en surface comme un volume. Le coupler à un QP impliquait donc un exercice de haute voltige. Le voilà réalisé dans une boîte de 48 mm en cobalt, un matériau signature de Roger Dubuis. Les quatre balanciers, en périphérie du mouvement, encadrent quatre zones circulaires qui affichent le jour, le mois, la date et, à 9 heures, la réserve de marche. Une composition en « 2 x 4 », servie par non moins de 14 techniques de décoration manuelles appliquées à près de 760 composants, largement visibles à travers des indications portées sur le verre saphir. Pour la première fois, les complications Quatuor et quantième perpétuel sont ainsi réunies.
Superlative by nature
The Best of the Best? Combining a perpetual calendar with Roger Dubuis’s proprietary “Quatuor” system, the new Excalibur Perpetual Calendar Quatuor appears to reach a level of complexity that will be tough to surpass. This tourbillon escapement is driven by four synchronized, inclined balance-wheels, arranged in pairs at 90-degree angles. Connected to five differentials, they distribute energy efficiently and virtually eliminate the effects of gravity. Unveiled in 2013, this mechanism is however resolutely space- and volume-intensive, meaning that integrating it with a perpetual calendar represented a veritable feat of engineering. The results appears in a 48mm case made of cobalt, a Roger Dubuis signature material. The four balance-wheels positioned around the movement periphery frame four circular zones displaying the day, month and date – as well as the power reserve at 9 o’clock. This “2 x 4” layout is enhanced by no fewer than 14 manual finishing techniques applied to nearly 760 components clearly visible through sapphire crystal on a model that is the first to unite the Quatuor and perpetual calendar complications.
Focus
TAG HEUER
ANDERS MODIG DAVIN
Monaco Evergraph
BOÎTIER : titane, étanche à 100 m
DIMENSIONS : 40 mm
MOUVEMENT : chronographe automatique, calibre TH 80-00 avec oscillateur
Carbonspring, ponts anglés à la main, réserve de marche de 70 h
FONCTIONS : chronographe
BRACELET : caoutchouc bleu ou noir à motif textile embossé, surpiqûres grises
STRAP: blue or black rubber strap with embossed fabric pattern and gray stitching PRICE: CHF 23,000
Toucher
velours
Ergonomie et expérience utilisateur sont devenues, ces dernières années, de véritables mots-clés de l’industrie horlogère. Concrètement, qu’estce que cela signifie ? Chez TAG Heuer, cela se traduit par la création d’un nouveau mouvement qui offre une pression fluide et douce sur les poussoirs – à l’opposé des standards du secteur, que l’on craint parfois d’endommager en utilisant la fonction. Le calibre TH 80-00, inauguré dans la Monaco Evergraph, redéfinit véritablement l’expérience du poussoir de chronographe. Pour la fonction start/stop, celui-ci est relié à une lame bistable en alliage de nickel, qui remplace la came ou la roue à colonnes. Le marteau de remise à zéro est lui aussi réalisé dans le matériau flexible, garantissant une sensation tout aussi agréable lors de l’activation du reset. Pas moins de huit brevets sont en cours d’enregistrement pour ce mouvement certifié COSC, composé de 322 éléments et doté d’un spiral en carbone développé dans le laboratoire TAG Heuer de La Chaux-de-Fonds. L’esthétique évolue également, avec une architecture inversée et ajourée qui laisse apparaître les organes essentiels du mouvement. L’extérieur n’est pas en reste : le boîtier carré de la Monaco a été entièrement repensé, intégrant de nouveaux poussoirs et des flancs incurvés.
Soft touch
Ergonomics and user experience have of late become watch industry buzzwords. What might this entail? At TAG Heuer it means creating a new movement that makes for a smooth, soft pusher experience – in stark contrast to industry standards where one might fear easily breaking something when handling a chronograph. Calibre TH 80-00, first included in the Monaco Evergraph, truly redefines the chronograph pusher experience. For the start/stop mechanism, the pusher is connected to a bi-stable blade made in nickel-alloy and replacing the cam or column wheel. The reset hammer is also made in the same flexible material, enabling an equally pleasant pusher experience for the reset button. No less than eight patents are pending for this 322-component COSC-certified movement equipped with a carbon hairspring grown in TAG Heuer’s laboratory in La Chaux-de-Fonds. The aesthetics are also new, with an open-worked, reversed movement architecture providing a clear view of essential parts. Nor is the exterior forgotten, as the square Monaco case has undergone a complete design update including new pushers and curved case sides.
| Organisation | Expérience client | Ressources
Ne laissez rien au hasard.
Nos experts vous accompagnent pour identifier et déployer les meilleures solutions.
M&BD Consulting SA | www.mbdconsulting.ch +41 22 575 33 77
Av. Mon-Repos 22 Rue de Cornavin 11 1005 Lausanne 1201 Genève
M&BD est un cabinet de conseil qui soutient les dirigeants d’entreprise.
Qu’il s’agisse de pérenniser votre société, optimiser vos ressources, améliorer votre fonctionnement interne ou mieux répondre aux attentes de vos clients, notre équipe a l’expertise pour vous soutenir tant au niveau stratégique qu’au niveau opérationnel.
Sélections
EDITORS’ PICKS
SYLVIE BERNAUDON
ARMIN STROM MINUTE REPEATER RESONANCE 12:59 FIRST EDITION
Cette création d’exception réunit un système de régulation par résonance breveté et une répétition minutes Westminster à quatre marteaux. Niché dans une construction ajourée, le calibre ARR25 intègre la sonnerie 12:59 et témoigne d’un très haut niveau de savoir-faire.
ARMIN STROM MINUTE REPEATER RESONANCE 12:59 FIRST EDITION
This exceptional creation combines a patented resonance regulation system with a four-hammer Westminster minute repeater. Set within an openworked case, Caliber ARR25 features the 12:59 chime and exemplifies the highest level of craftsmanship.
10 créations à retenir
10 standout creations
CHRONOSWISS PULSE GMT SILVER GUILLOCHÉ
Hommage aux grandes heures du GMT des années 1990, la Pulse GMT Silver Guilloché s’inscrit dans une esthétique résolument contemporaine et sculpturale. Son calibre C.6002 anime un cadran guilloché à la main enchâssé dans un boîtier en titane à bracelet intégré, expression du savoir-faire lucernois au service des voyageurs.
CHRONOSWISS PULSE GMT SILVER GUILLOCHÉ
A tribute to the golden age of GMT watches in the 1990s, the Pulse GMT Silver Guilloché radiates a resolutely contemporary, sculptural aesthetic. Its Caliber C.6002 powers a hand-guilloché dial framed by a titanium case secured by an integrated bracelet, vividly expressing the traveler-friendly expertise of the Luzern-based Maison.
FAVRE LEUBA DEEP RAIDER POWER RESERVE
Robustesse et raffinement mécanique se rejoignent dans cette nouvelle venue de la collection de plongée. Étanche à 300 m avec un boîtier acier à l’architecture marquée, elle ajoute à son tableau de bord un indicateur de la réserve de marche de 41 h.
FAVRE LEUBA DEEP RAIDER POWER RESERVE
HENRI GRANDJEAN & CIE MAGICIAN – ROSE GOLD 18K CARVED
Héritière d’un savoir-faire vieux de deux siècles, Henri Grandjean & Cie fait son entrée en haute horlogerie avec Magician. Au cœur de cette collection, un tourbillon tri-axial développé en interne. Le modèle se décline en séries limitées dont une édition en or rose gravée à la main, inspirée des ornements historiques de la Maison.
Robustness and mechanical refinement converge in this new addition to the diving collection. Water-resistant to 300m with a distinctively designed steel case, it now features a 41h power-reserve indication enriching the dial and ensuring equally reliable legibility whether underwater or on the surface.
HENRI GRANDJEAN & CIE MAGICIAN – 18K ROSE GOLD CARVED
Heir to two centuries of expertise, Henri Grandjean & Cie is making its Haute Horlogerie debut with Magician. At the heart of this collection beats an in-house developed tri-axial tourbillon. The model is available in limited series, including a hand-engraved rose gold edition inspired by the Maison’s historic ornaments.
ID GENÈVE CIRCULAR IS IT CHOCO-TOO-LATE
Née d’une collaboration avec Paleta Loca, cette édition limitée joue la carte de la gourmandise avec un design évocateur de cacao fondu. Derrière l’expérience immersive et ludique se cache un engagement sincère pour la durabilité, fidèle à l’ADN d’ID Genève.
ID GENÈVE CIRCULAR IS IT CHOCO-TOO-LATE
Born from a collaboration with Paleta Loca, this limited edition is all about indulgence with a design reminiscent of melted cacao. Behind the immersive, playful experience lies a sincere commitment to sustainability, clearly reflecting ID Genève’s DNA.
KERBEDANZ MAXIMA GR8
Deux nouvelles éditions de la Maxima GR8 de Kerbedanz mettent en scène un contraste entre céramique noire et blanche autour d’un tourbillon volant central. Produites en séries limitées, elles conjuguent esthétique contemporaine, symbolique du Yin et du Yang et haute horlogerie suisse.
KERBEDANZ MAXIMA GR8
Two new editions of the Kerbedanz Maxima GR8 showcase a contrast between black and white ceramic around a central flying tourbillon. Produced in limited series, they combine contemporary aesthetics, Yin & Yang symbolism and Swiss Haute Horlogerie.
PERRELET TURBINE CASINO ROULETTE
La Turbine Casino Roulette de Perrelet réinterprète l’iconique turbine de la marque sous la forme d’une roue de roulette animée par les mouvements du poignet. Une édition limitée aussi ludique qu’inattendue, où l’esprit du jeu et l’innovation horlogère se retrouvent sur le même tapis vert.
PERRELET TURBINE CASINO ROULETTE
Perrelet’s Turbine Casino Roulette reinterprets the brand’s iconic turbine in the form of a roulette wheel driven by the wrist movements. As playful as it is unexpected, this limited edition unites gaming-table spirit and horological innovation on the same “green felt” base.
RESSENCE TYPE 7
Deux nouvelles teintes, Black et Cactus, viennent enrichir la TYPE 7, montre-outil en titane dotée d’un cadran immergé dans l’huile. Fidèle à la campagne « Your Hands Are Your Best Tools », Ressence confirme sa vision d’une horlogerie contemporaine où la lisibilité prime sur tout le reste.
RESSENCE TYPE7
Two new Black and Cactus colors enrich the TYPE 7, a titanium tool watch featuring an oil-immersed dial. True to the “Your Hands Are Your Best Tools” campaign, Ressence reaffirms its vision of contemporary watchmaking where legibility takes precedence over everything else.
SARTORY-BILLARD SB10 HEURE SAUTANTE DISCO BALL
Pour son dixième anniversaire, Sartory-Billard présente une montre à heure sautante sans aiguilles ni cadran dont le cabochon facetté capte la lumière et la fragmente en mille éclats. Entre effet tactile, lisibilité assumée et touche joaillière, la SB10 Disco Ball célèbre une décennie de créativité avec panache.
SARTORY-BILLARD SB10 JUMPING HOUR DISCO BALL
For its tenth anniversary, Sartory-Billard presents a hand-free jumping hour watch whose faceted cabochon catches the light and scatters it into countless sparkling fragments. Combining a tactile effect, uncompromising legibility and a jewel-like touch, the SB10 Disco Ball celebrates a decade of creativity in grand style.
SCHWARZ ETIENNE 1902 SYNERGY BY PETER SPEAKE
Quand une manufacture suisse centenaire dialogue avec la sensibilité d’un horloger anglais de renom, cela donne l’édition limitée 1902 Synergy. La collaboration prend forme à travers un cadran multicouche en saphir bleu de Prusse, où deux visions du métier fusionnent en une seule pièce.
SCHWARZ ETIENNE 1902 SYNERGY BY PETER SPEAKE
When a century-old Swiss watchmaker collaborates with the sensibility of a renowned English watchmaker, the result is the limited-edition 1902 Synergy. The collaboration takes shape through a multi-layered dial in Prussian blue sapphire, where two visions of the craft merge into a single timepiece.
Banc
d’essai
TEST BENCH
LOUIS VUITTON
Escale Twin Zone
CHRISTOPHE PERSOZ
Cnotre établi pour un examen approfondi et nous en étions impatients. Sous l’égide de La Fabrique du Temps, le plus célèbre des malletiers a su acquérir une légitimité horlogère incontestable en un temps record. Notre premier constat avant même que la montre ne parvienne à notre rédaction, c’est le bon sens de son nom. De nombreuses marques continuent d’appeler leur modèle à deux fuseaux horaires GMT, alors que c’est un standard qui a disparu depuis longtemps des normes internationales. Twin Zone impose donc son originalité avec une justesse et une précision bien horlogères !
L’HABILLAGE
La collection Escale se caractérise par un design classique. Le boîtier en or rose, d’un diamètre de 40 mm, présente des finitions parfaitement adaptées aux volumes. L’alternance de surfaces polies et satinées a clairement été réfléchie pour présenter des contrastes élégants. Les cornes prennent appui en se prolongeant sur la bande de carrure. Le cadran se révèle somptueux : méridiens et parallèles y sont profondément gravés, évoquant naturellement la fonction de la montre. On ne parlera pas de guillochage mais l’effet visuel au porté n’en est pas moins envoûtant, sans jamais perturber la lecture. Le satinage de la surface plate suit habilement les lignes des méridiens. Quatre index en or rose semblent lier le cadran argenté à son rehaut opalin. Le pôle de la mappemonde, situé sous l’index de midi, laisse apparaître un judicieux indicateur jour-nuit lié au second fuseau horaire. Le bracelet en veau grainé rappelle les origines de la marque et semble aussi résistant et apte au voyage que les malles d’antan.
This is the first Louis Vuitton watch to land on our workbench for a thorough examination and we’ve been looking forward to the experience. Under the aegis of La Fabrique du Temps, the world’s most famous luggage-maker has managed to establish itself as a bona fide watchmaker in record time. Our first observation, even before the watch arrived at our editorial office, is the aptness of its name. Many brands continue to call their dual-time models “GMT”, even though this standard has long since disappeared from international norms. Twin Zone thus asserts its originality with true watchmaking accuracy and precision!
EXTERIOR
The Escale collection is characterized by a classic design. The 40mm rose gold case features finishes that are perfectly suited to its proportions. The alternation of polished and satin-brushed surfaces has clearly been carefully considered to create elegant contrasts. The lugs extend seamlessly onto the caseband. The splendid dial features deeply engraved meridians and parallels naturally evoking the watch’s function. While we would not refer to this as guilloché work, the visual effect on the wrist is no less captivating, without ever hindering readability. The satin brushing on the flat surface skillfully follows the lines of the meridians. Four rose gold-hourmarkers appear to connect the silver-toned dial to its opaline flange. The center of the world map beneath the 12 o’clock hour-marker reveals a clever day-night indicator linked to the second time zone. The grained calfskin strap recalls the brand’s origins and appears every bit as sturdy and travel-ready as the trunks of yesteryear.
LE MOUVEMENT
Le calibre LFT VO 15.01 est un mouvement automatique doté d’une fréquence de 4 Hz pour une réserve de marche de 68 h. L’armage bidirectionnel est particulièrement efficient. L’ensemble correspond donc aux standards modernes et il inspire confiance en matière de fiabilité et de chronométrie. La décoration est majestueuse sans être excessive, ce qui permet certainement de contenir le prix de la montre à un niveau « raisonnable ». On a particulièrement apprécié la surface grainée des ponts entourés d’un sobre filet poli. Mais c’est la fonction même du calibre qui force l’admiration. Les magiciens de La Fabrique du Temps l’ont équipé d’un deuxième jeu d’aiguilles des heures et des minutes réglable par sauts de 15 minutes. Cette simple astuce permet d’afficher un second fuseau horaire en tenant compte des zones décalées en demi ou en quart de fuseau. Enfin, le choix d’un second fuseau affiché par un aiguillage 12 h complété d’un indicateur jour-nuit permet de cacher les aiguilles dédiées sous celles de l’heure locale quand on le souhaite. Le tout est piloté par la position intermédiaire de la couronne. Une idée aussi simple que brillante !
MOVEMENT
Caliber LFT VO 15.01 is a self-winding movement with a 4Hz frequency and a 68-hour power reserve. The bidirectional winding mechanism is particularly efficient, meaning the movement therefore meets modern standards and inspires confidence in terms of reliability and chronometry. The decoration is majestic without being excessive, which certainly helps keep the watch’s price at a “reasonable” level. We particularly appreciated the frosted surface of the bridges, surrounded by a subtle polished border. However, it is the caliber’s core function that commands admiration. The master artisans at La Fabrique du Temps have fitted it with a second set of hours and minutes hands, adjustable in 15-minute increments. This simple feature serves to provide a dual-time display, taking into account zones offset by half or quarter hours. Finally, the option to indicate a second time zone via a 12-hour hand, complemented by a day-night indicator, enables the dedicated hands to remain hidden beneath those of the local time whenever desired. The entire mechanism is controlled via the crown’s intermediate position: an idea as simple as it is brilliant!
On connaît le talent horloger des acteurs de La Fabrique du Temps. Il n’en demeure pas moins que les résultats chronométriques de l’Escale Twin Zone nous ont subjugués. Les marches diurnes mesurées en plein armage et après 24 h de fonctionnement demeurent dans un delta très serré. Aucune grande variation d’amplitude n’a été mesurée dans les six positions de contrôle et l’erreur de repère reste contenue dans des valeurs infimes. Bref, une chronométrie irréprochable qui passerait haut la main une certification ISO 3159. L’armage automatique est efficient, la réserve de marche mesurée s’avère supérieure aux 68 h annoncées et la montre est confortable et simple d’usage.
EN CONCLUSION
L’auteur de ces lignes définit le génie par le talent conjugué à l’humilité. Le duo Navas-Barbasini et son équipe de La Fabrique du Temps incarnent ce génie et peuvent être considérés comme les Federer de l’horlogerie, un monde où les égos rivalisent habituellement dans la démesure. Eux savent faire juste, beau et simple (même lorsqu’il s’agit de grandes complications). L’Escale Twin Zone résume leur talent au même titre que leurs plus emblématiques réalisations. Cette montre est belle, bien pensée, efficace et intelligente dans sa conception. Chapeau !
MESURES / MEASUREMENTS
TESTS
While keenly aware of the horological talent represented by the team at La Fabrique du Temps, we were blown away by the chronometric results of the Escale Twin Zone. The daily rates measured when fully wound and after 24 hours of operation remain within a very narrow margin. No significant variation in amplitude was measured across the six test positions and the rate deviation remains negligible. In short, these are all signs of impeccable timekeeping that would pass ISO 3159 certification with flying colors. In addition to the efficiency of the self-winding mechanism and the ample power reserve measured at higher than the 68 hours stipulated by the Maison, the watch is also comfortable and easy to use.
CONCLUSION
I personally tend to define genius as talent combined with humility. The Navas-Barbasini duo and their team at La Fabrique du Temps embody this genius and can be considered the Federers of watchmaking, a world where egos usually compete in terms of extravagant excess. They know how to create something just right, beautiful and simple (even when it comes to grand complications). The Escale Twin Zone encapsulates their talent just as much as their most iconic creations. Hats off to them for this watch that is beautiful, well thoughtout, efficient and cleverly designed!
En avril dernier, à l’occasion de Watches and Wonders, Vacheron Constantin a dévoilé la toute première Overseas en platine. Nous avons rencontré Morgan Maillard, expert Style & Patrimoine de la Maison, pour évoquer cette montre automatique ultra-plate, un modèle qui conjugue héritage horloger, tendances contemporaines et usage quotidien. Vacheron Constantin released the first Overseas in platinum at this year’s Watches and Wonders. We talked to the Maison’s Style & Heritage expert Morgan Maillard about the Self-Winding Ultra-Thin, a timepiece embodying heritage, trends and everyday life.
«Aujourd’hui, l’Overseas Automatique UltraPlate est sans doute l’exemple le plus abouti de la manière dont Vacheron Constantin refuse tout compromis entre style et technicité », explique Morgan Maillard, entré dans la Maison en tant qu’horloger en 2012. La montre embarque le tout nouveau calibre 2550, un mouvement de seulement 2,4 mm d’épaisseur qui n’a pourtant pas été conçu pour battre des records de finesse. C’est plutôt un mouvement robuste, doté d’une réserve de marche de 80 heures, parfaitement adapté à un usage quotidien. « L’ultra-plat fait partie de notre ADN horloger depuis près d’un siècle. En 1930, nous avons réalisé un mouvement de 0,94 mm pour une montre de poche, en 1955 le calibre 103 de 1,64 mm et en 1968 le 1129 automatique de 2,45 mm », rappelle Morgan Maillard, dont les connaissances sont impressionnantes. Le platine, lui, figure dans les collections de Vacheron Constantin depuis la fin du XIXe siècle. Mais cette nouvelle Overseas Automatique Ultra-Plate marque une première : jamais ce métal n’avait encore été utilisé dans la ligne Overseas. Et il ne s’agit pas de n’importe quel platine, mais d’un alliage enrichi de cuivre et de gallium qui le rend 2,7 fois plus dur qu’un platine classique et bien plus résistant aux rayures. « Au poignet, le platine procure une sensation très particulière grâce à son poids, immédiatement perceptible. En outre, sa teinte est plus blanche que celle de l’or blanc ou de l’acier, et elle le reste dans le temps », souligne Morgan Maillard à propos de cet alliage particulièrement stable. Selon lui, le platine séduit surtout ceux qui cherchent quelque chose d’un peu différent. Il y voit aussi un écho à la tendance actuelle du luxe discret : « Ce n’est pas ostentatoire, puisque c’est un métal blanc, mais c’est plus rare, plus singulier. Dans une collection en expansion, une montre en platine apporte une véritable diversité. »
“Right now, the Overseas Self-Winding Ultra-Thin is the best example of Vacheron making no compromises when it comes to style and technicity”, says Style & Heritage expert Morgan Maillard, who joined the brand in 2012 as a watchmaker. The watch is powered by brand-new Caliber 2550, a 2.4-millimeterthick movement which is not designed to break all records. Instead, it is a very robust movement with an 80-hour power reserve perfect for a watch intended to be worn every day. “Ultra-thin has been a part of our watchmaking for almost 100 years. In 1930 we made a 0.94mm-thick movement for a pocket watch; in 1955 the 1.64mmthick Caliber 103 and in 1968 the 2.45mm-thick self-winding 1129”, said Maillard, demonstrating impressive encyclopedic skills. The use of platinum has been part of Vacheron Constantin’s catalog since the late 19th century. However, the new Overseas Self-Winding UltraThin is something completely new, representing the first time that platinum has been used in the Overseas collection. This is not just any platinum, but an alloy fused with copper and gallium, making it 2.7 times harder than regular platinum and less prone to scratches. “Wrist wear provides a distinctive experience thanks to the weight of platinum, which you feel directly. The color is also whiter than white gold or steel and it will stay that way”, says Maillard about the stable alloy, adding that platinum is generally wanted by people seeking to feel a bit different. He also linked the metal to the current understated luxury trend. “It is not ostentatious, as it is a white metal, but it is more unique and different. To have a platinum watch in a growing collection gives it diversity.”
« L’ultra-plat fait partie de notre ADN horloger depuis près d’un siècle. »
“Ultra-thin has been a part of our watchmaking for almost 100 years.”
LE LUXE DU SUR-MESURE
Une partie du travail de Morgan Maillard consiste à rencontrer des collectionneurs aux quatre coins du monde pour comprendre leurs attentes. « Le platine répond à une demande exprimée par nos collectionneurs. Nous les avons écoutés, tout en ajoutant un élément inattendu : un nouveau calibre qui offre huit jours de réserve de marche grâce à deux barillets suspendus », explique-t-il, précisant qu’il s’agit aussi du premier mouvement à microrotor intégré à la collection Overseas.
Autre atout très apprécié de la ligne, le système de bracelets interchangeables. L’Overseas Automatique Ultra-Plate est proposée avec un bracelet en platine, ainsi qu’avec un bracelet en cuir alligator ou en caoutchouc. « Personnellement, c’est la version en caoutchouc que je trouve la plus souple et la plus confortable. Elle rend la montre plus singulière et j’aime casser les codes », ajoute-t-il. Au sein de la collection Overseas, les bracelets peuvent également être personnalisés au niveau des couleurs, des surpiqûres, de la doublure intérieure, des gravures… « Pour ce modèle, il existe entre dix et quinze bracelets différents, sans compter les options sur mesure, proposées au même prix qu’un bracelet standard. Il faut simplement patienter un peu plus longtemps, environ quatre semaines. »
BESPOKE LUXURY
Part of Maillard’s job is meeting collectors around the world, listening to what they want. “Platinum corresponds to a wish expressed by our collectors. We listened but we also added something unexpected: a new caliber with an eight-day power reserve made possible by two suspended barrels”, he says, adding that the caliber is also the first one with a micro-rotor in the Overseas collection. Another popular aspect of the overseas is the interchangeable strap/bracelet. The Self-Winding Ultra-Thin comes with a platinum bracelet, as well as an alligator leather or rubber strap. “For me, the rubber version brings the greatest suppleness and comfort. It makes the watch special and I love breaking the rules”, he adds. With the Overseas collection, the straps can also be customized when it comes to the colors, the stitching and the interior, such as having it engraved, etc. “You can choose between ten and 15 different straps for this model, not to mention the bespoke options, which are the same price as a normal strap. You just have to wait a little bit longer – like around four weeks.”
Pour quelqu’un comme Morgan Maillard dont le mot « dans l’intitulé du poste depuis 2025 – détail confirmé lors de notre entretien par une pochette impeccablement pliée dépassant d’une veste à la coupe très structurée – et qui revendique son attachement à la scène mode new-yorkaise, où il a longtemps vécu, il n’est guère surprenant de vouer une affection particulière aux cadrans saumon. « Ils apparaissent et disparaissent de notre catalogue depuis les années 1940. Au cours des dernières années, nous avons choisi le saumon pour un chronographe quantième perpé tuel, en 2022, et pour une Patrimony rétrograde, en 2023, avant de le faire pour la nouveauté d’aujourd’hui. Nous n’avons pas de règles strictes concernant les cadrans saumon ils doivent simplement avoir du sens. Pour moi, le saumon est extraordinaire – et pas uniquement pour sa couleur. Il crée un fil conducteur avec le passé et prolonge un héritage. Les montres des années 1940 sont absolument uniques, extrêmement rares et très recherchées. Je pense que dans 70 ans, cette montre sera perçue de la même manière. » Et de conclure « Elle perpétue un héritage. Je trouve cela beau d’immortaliser les traditions. »
Overseas automatique ultra-plate
BOÎTIER : platine 950, étanche à 50 m
DIMENSIONS : 39,5 mm de diamètre, 7,35 mm d’épaisseur
MOUVEMENT : mécanique à remontage automatique, calibre manufacture 2550, 21’600 A/h, 80 h de réserve de marche
FONCTIONS : heures, minutes
CADRAN : cadran rose saumon avec centre satiné soleillé et minuterie périphérique laquée, aiguilles heures/minutes et index en or blanc 18K, rehaussés de Super-LumiNova® à émission bleue
BRACELETS : bracelets interchangeables en platine 950, en cuir et en caoutchouc
PRIX : CHF 118’000.-
Overseas Self-Winding Ultra-Thin
CASE: 950 platinum, water-resistant to 50m SIZE: 39.5mm in diameter, 7.35mm thick MOVEMENT: mechanical selfwinding, 21,600 vph (3 Hz). 80h power reserve, in-house Caliber 2550
FUNCTIONS: hours, minutes, and balance-stop device DIAL: salmon pink dial with sunburst satin-brushed center and lacquered external minutes track; 18K white gold hours/minutes hands and hour-markers enhanced with blue Super-LumiNova®
When it comes to someone who has had the word “style” in his title since 2025, confirmed by a perfect pocket handkerchief protruding from the breast pocket of a square-cut jacket during our interview, along with a love of the fashion scene in New York (where he used to live), it comes as no surprise that Maillard loves salmon pink dials. “They have come in and out of our catalog since the 1940s. In recent years we have had a salmon pink perpetual calendar chronograph in 2022 and a Patrimony retrograde in 2023 and now yet another one. So we have no rules when it comes to making salmon-toned dials, only that they must make sense. For me salmon is something amazing and not just the color itself. It adds a common thread from the past and continues a legacy. Those 1940s timepieces are truly unique and they are extremely rare and sought after. I think in 70 years’ time it will be the same with this watch”, he continues. “It perpetuates a legacy. I think it is nice to immortalize traditions.”
Depuis 1911, EBEL cultive une horlogerie dans laquelle le design révèle la fonction. À l’occasion de son 115e anniversaire, la maison de La Chaux-de-Fonds réaffirme sa philosophie fondatrice à travers deux éditions limitées de la Sport Classic.
Ici, comme bien souvent, tout part d’une rencontre. Lorsque Eugène Blum et Alice Lévy fondent EBEL, l’acronyme d’Eugène Blum Et Lévy, ils posent les bases d’un dialogue rare dans l’horlogerie de leur époque : à l’expertise mécanique de l’un répond la sensibilité esthétique de l’autre. De ce duo naît un principe qui n’a jamais quitté la maison depuis : chez EBEL, la beauté et la fonction vont toujours de pair. Elles se marient, pour le meilleur… rien que le meilleur.
Since 1911, EBEL has been cultivating a vision of watchmaking in which design reveals function. To mark its 115th anniversary, the La Chaux-de-Fonds-based Maison is reaffirming its founding philosophy through two Sport Classic limited editions.
As is often the case, it all began with an encounter. When Eugène Blum and Alice Lévy founded EBEL – an acronym for Eugène Blum Et Lévy –they laid the foundations for a dialog that was rare in the watchmaking world of their time: the mechanical expertise of one was matched by the aesthetic sensibility of the other. This partnership gave rise to a principle that has remained inseparably entwined with the Maison ever since: beauty and function always go hand in hand at EBEL. They converge, for better… and for nothing but the best.
GREA
MARINE ULRICH
EBEL Sport Classic Gemstones 29 mm
Au fil des décennies, cette philosophie s’est traduite par un véri table langage en matière de design : des lignes fluides, des proportions équilibrées, une intégration architecturale du boîtier et du bracelet. En 1982, EBEL adopte la signature « Architects of Time » qui scelle sa parenté avec une discipline où esthétique et ingénierie ne font qu’un. En 1986, l’acquisition de la Villa Turque conçue par Le Corbusier prolonge cette filiation. « Le Corbusier et EBEL partagent la même philosophie », rappelle Flavio Pellegrini, président de la marque. « Pour l’un comme pour l’autre, beauté et fonction doivent être en harmonie. Ce sont les principes mêmes d’une icône, qu’elle soit architecturale ou horlogère, comme la Villa Turque ou la Sport Classic. »
Cette grammaire culmine en 1977 avec le lancement de la fameuse ligne Sport Classic, dont le bracelet à vagues, intégré au boîtier, invente le sport-chic avant même que l’expression n’existe. Pensée comme un ensemble dans lequel le métal du bracelet se prolonge sans rupture par celui du boîtier, la pièce traduit en une silhouette ce que prône la philosophie « Beauty Marries Function » : une horlogerie où la forme et l’usage ne sont jamais dissociés. Près d’un demisiècle plus tard, la collection demeure le cœur battant d’EBEL et le terrain naturel des créations de son 115e anniversaire.
La Sport Classic Chronograph 40 mm, limitée à 115 exemplaires, s’inspire du chronographe iconique du début des années 1980. Acier et or jaune, vis signature sur la lunette, cadran blanc ou bleu et mouvement mécanique automatique visible à travers le fond saphir : tout exprime la dimension fonctionnelle du design made in EBEL. La seconde pièce, la Sport Classic Gemstones 29 mm, également en édition limitée, est ornée d’une lunette sertie de pierres précieuses multicolores dans un dégradé arc-en-ciel, des pierres que l’on retrouve en guise d’index sur le cadran en nacre blanche rehaussé du logo EBEL originel de 1911. Deux pièces, une même évidence : chez EBEL, le temps n’est pas seulement mesuré, il est dessiné.
Over the decades, this philosophy has translated into a distinctive design language: flowing lines, well-balanced proportions as well as architectural integration of the case and bracelet. In 1982, EBEL adopted the “Architects of Time” signature, cementing its ties with a discipline where aesthetics and engineering form a unified whole. In 1986, the acquisition of the Villa Turque designed by Le Corbusier further strengthened this connection. As the brand’s President Flavio Pellegrini reminds us: “Le Corbusier and EBEL share the same philosophy: both of them held that beauty and function must exist in harmony. These are the very principles of an icon – be it architectural or horological, such as the Villa Turque or the Sport Classic.”
This design language culminated in 1977 with the launch of the famous Sport Classic line, whose case-integrated, wave-patterned bracelet pioneered the realm of “sporty-chic” timepieces even before the term existed. Conceptualized as a single entity within which the metal of the bracelet flows seamlessly into that of the case, the silhouette of the timepiece embodies the philosophy of “Beauty Marries Function”: watchmaking where form and usage are never separated. Almost half a century later, the collection remains the beating heart of EBEL and the natural setting for its 115th anniversary creations.
Issued in a 115-piece edition, the Sport Classic Chronograph 40mm draws inspiration from the iconic chronograph of the early 1980s. Steel and yellow gold, signature bezel screws, a white or blue dial and a mechanical self-winding movement visible through the sapphire caseback: every detail expresses the functional dimension of EBEL’s aesthetic. The second model – Sport Classic Gemstones 29mm – is likewise a limited edition, featuring a bezel set with multicolored gemstones in a rainbow gradient. The same gems also appear as hour-markers on the white mother-of-pearl dial, enhanced by the original 1911 EBEL logo. Two timepieces conveying one clear message: at EBEL, time is not merely measured, it is designed.
EBEL Sport Classic Chronograph 40 mm
Art & Culture
L’héritage militaire d’Hamilton
Hamilton’s Military Heritage
Hamilton ressuscite l’une de ses références militaires les plus rares à travers la Khaki Field Mechanical 36 mm, réédition fidèle de la FAPD 5101 conçue en 1970 pour les équipages de l’US Air Force.
Hamilton is reviving one of its rarest military models with the Khaki Field Mechanical 36 mm, a faithful reissue of the FAPD 5101 designed in 1970 for US Air Force crews.
PAULINE
L’histoire d’Hamilton est étroitement liée à l’univers militaire. Fondée en 1892 à Lancaster, Pennsylvanie, la maison a suivi les grandes heures, les conquêtes et les conflits de son pays d’origine. Ses montres ont contribué à la synchronisation des premiers chemins de fer, accompagné les soldats américains puis les pionniers de l’aviation, avant de s’illustrer dans plus de 500 films hollywoodiens et, plus récemment, dans des jeux vidéo. Dans les années 1970, les équipages de l’armée de l’air américaine portaient au poignet la FAPD 5101, une montre produite sur une courte période que peu de civils ont eu l’occasion d’apercevoir. Avec un boîtier de 36 mm parkerisé (revêtement de protection utilisé pour les instruments militaires), elle apparaissait comme inhabituellement grande pour l’époque. Plus singulier encore, son calibre Hamilton 684, un mouvement à remontage manuel développé exclusivement pour elle, ne sera jamais réutilisé par la suite. Ses autres caractéristiques distinctives – barrettes fixes, verre acrylique et cache-poussière antimagnétique – ont fini de l’établir comme une montre de terrain robuste et fiable, taillée pour les environnements difficiles tels que les missions aériennes. Une référence militaire historique, vintage et rare, qu’Hamilton fait renaître aujourd’hui pour le plus grand plaisir des collectionneurs.
LA MÉMOIRE DU TERRAIN
Un demi-siècle plus tard, la Khaki Field Mechanical 36 mm suit son aînée à la trace. Le boîtier mat conserve les dimensions de l’époque, les barrettes restent fixes, le verre acrylique est de retour, le cachepoussière antimagnétique aussi. Sans oublier le mouvement qui se remonte manuellement par la couronne, à l’image de celui de la FAPD. Un geste simple mais presque oublié de nos jours qui, dans un monde saturé d’automatiques, réintroduit un contact direct avec la mécanique, comme un lien physique avec les garde-temps d’autrefois. Hamilton adapte toutefois la réédition aux exigences contemporaines, avec notamment du Super-LumiNova® Grade X2 sur les aiguilles et le cadran et une étanchéité qui atteint 10 bar. Dernier élément et non des moindres, que l’on retrouve d’ailleurs gravé au dos de la montre, la Khaki Field Mechanical 36 mm est produite exclusivement durant l’année 2026, en hommage à la déclaration d’indépendance des États-Unis qui fête son 250e anniversaire. Une manière, pour Hamilton, de renouer avec ses racines américaines, à travers l’une des pièces les plus rares de son patrimoine.
Hamilton’s history is closely bound up with the military. Founded in 1892 in Lancaster, Pennsylvania, the Maison has been a part of its home country’s greatest moments, conquests and conflicts. Its watches helped synchronize the first railroads, accompanied American soldiers and later aviation pioneers, before appearing in over 500 Hollywood films and more recently in video games. In the 1970s, U.S. Air Force crews wore the FAPD 5101 on their wrists, a watch produced for a short period that few civilians ever had the chance to see. With a 36mm case that was “parkerized” (a protective coating used for military instruments), it appeared unusually large for the time. An even more unique feature was its Hamilton Caliber 684: a hand-wound movement developed exclusively for this model and that was never used again. Its other signature characteristics – fixed lugs, an acrylic crystal and an anti-magnetic dust cover – further established it as a rugged and reliable field watch, built for harsh environments such as airborne missions. Much to collectors’ delight, Hamilton is now bringing this rare vintage reference back to life.
IN-THE-FIELD MEMORIES
Half a century later, the Khaki Field Mechanical 36mm follows in its predecessor’s footsteps. The matt case retains the dimensions of the era, the lugs remain fixed, the acrylic crystal is back – and so is the anti-magnetic dust cover. Not to mention the movement that is wound manually via the crown, just like that of the original FAPD. In a market saturated with automatic watches, the simple yet nearly forgotten operation of winding reintroduces direct contact with the mechanism, providing a physical link with the timepieces of yesteryear. Hamilton has however adapted this reissue to meet contemporary standards, notably by adding Super-LumiNova® Grade X2 to the hands and dial and ensuring water resistance to 10 bar. Last but not least, as reflected on the caseback engraving, the Khaki Field Mechanical 36 mm is produced exclusively during 2026, in tribute to the United States Declaration of Independence which is celebrating its 250th anniversary this year. For Hamilton, this is a way of reconnecting with its American roots through one of the rarest creations in its heritage.
Lorsque les participants du GMT Watch Safari ont découvert les trésors de la manufacture Breguet l’automne passé, ils ont été émerveillés par la dextérité des artisans aux ateliers de métiers d’art et par les prouesses des horlogers aux différents établis de grandes complications. Ils sont également tombés sous le charme de Gregory Kissling, un CEO passionné et amoureux du produit, qui a tenu à présenter lui-même la collection courante. Un peu plus tard, au cours d’un déjeuner entre les équipes de Breguet et celles de GMT et WorldTempus, nous avons réfléchi à la manière de transmettre ces émotions et d’expliquer ce savoirfaire à l’ensemble de nos lecteurs. Ensemble, nous avons conçu un scénario rythmé par des articles, des photos et des vidéos, en prenant l’exemple de la collection Tradition.
À travers les regards croisés d’Emmanuel Breguet et de Gregory Kissling, la collection Tradition apparaît en effet comme l’expression la plus fidèle de l’héritage vivant de Breguet. Les deux hommes viennent étayer l’approche contemporaine de notre shooting photo et notre article historique.
Pour Emmanuel Breguet, descendant direct d’Abraham-Louis Breguet, la force de la Maison réside dans la modernité inaltérée des inventions de son ancêtre. Inspirée des montres à tact de 1799 et des premières montres perpétuelles, la collection Tradition transpose au poignet une architecture horlogère vieille de plus de deux siècles. L’historien souligne le génie minimaliste d’Abraham-Louis Breguet, capable d’unir beauté et utilité à travers des innovations toujours actuelles : tourbillon, spiral Breguet, guillochage ou encore design épuré.
Gregory Kissling explique quant à lui comment cet héritage continue d’évoluer. Les six nouvelles références Tradition introduisent des cadrans en émail Grand Feu, des mouvements colorisés et de nouveaux effets visuels qui insufflent une modernité assumée à la collection. Guillochage, émaillage, traitements de surface et technologies contemporaines dialoguent avec les grandes inventions historiques de la Maison. Pour le CEO de Breguet, la Tradition représente précisément l’alliance du patrimoine et de l’innovation : une collection née de l’histoire mais pensée pour le présent, avec l’ambition de devenir l’une des futures icônes de la marque.
Lire l’intégralité du dossier et voir les vidéos sur WorldTempus
When participants in the GMT Watch Safari discovered the treasures of the Manufacture Breguet last fall, they were amazed by the dexterity of the artisans in the artistic craft workshops and by the skill of the watchmakers at the various workbenches dedicated to grand complications. They were also charmed by Gregory Kissling, a passionate CEO and product devotee who insisted on presenting the current collection himself. A little later, during a lunch enjoyed by the Breguet, GMT and WorldTempus teams, we discussed how to convey these emotions and explain this expertise to all our readers. Together, we devised a narrative structured around articles, photos and videos, taking the example of the Tradition collection.
The Tradition collection indeed emerges as the most faithful expression of Breguet’s living heritage through the contrasting perspectives provided by Emmanuel Breguet and Gregory Kissling, who assist in underscoring the contemporary approach of our photo shoot and our historical article.
For Emmanuel Breguet, a direct descendant of Abraham-Louis Breguet, the strength of the House lies in the enduring modernity of his ancestor’s inventions. Inspired by the 1799 Tact watches and the first perpetual calendars, the Tradition collection brings over two-century-old horological architecture to the wrist. The historian highlights the minimalist genius of Abraham-Louis Breguet, who was able to unite beauty and utility through innovations that remain relevant today: the tourbillon, the Breguet balance-spring, guilloché work and pared-down design.
Meanwhile, Gregory Kissling explains how this heritage continues to evolve. The six new Tradition models introduce Grand Feu enamel dials, colorful movements and new visual effects that infuse the collection with an aura of confident modernity. Guilloché, enameling, surface treatments and contemporary technologies converse with Breguet’s great historical inventions. The CEO views Tradition as embodying the perfect blend of heritage and innovation: a collection born of history, designed for the present and destined to become a future brand icon.
Read the full feature and watch the videos on WorldTempus
Immersion
MARIE DE PIMODAN
GREGORY KISSLING
L’héritage en mouvement Heritage in motion
Un peu plus de 20 ans après son lancement, la collection Tradition de Breguet s’offre une nouvelle jeunesse. Gregory Kissling, CEO de la Maison, dévoile les coulisses de six nouvelles références qui conjuguent émail Grand Feu, guillochage et mouvements colorisés. Savoir-faire ancestral et audace contemporaine se répondent, dans la plus pure tradition Breguet.
Quelles recommandations avez-vous données à vos équipes pour enrichir la collection Tradition ?
L’idée était d’élargir la collection Tradition, mais le point de départ était en réalité la référence 7035, lancée l’année dernière à l’occasion du 250e anniversaire de Breguet. Cette pièce en édition limitée, avec un cadran guilloché et émaillé, a constitué un véritable tournant, ou plutôt une transition vers l’avenir de la collection. C’était aussi un des premiers modèles Tradition à arborer les chiffres arabes Breguet, le premier jalon naturel de l’extension. L’autre axe que je souhaitais aborder était l’introduction de la couleur sur les mouvements. Pour cela, nous avons fait appel à de nouvelles technologies. N’oublions pas que, chez Breguet, nous aimons innover en alliant tradition et modernité. Grâce à de nouvelles techniques, nous avons pu teinter la platine et les ponts. Au final, l’association d’un cadran en émail Grand Feu avec des composants de mouvement colorisés apporte une véritable touche de modernité à la collection.
Quels métiers d’art traditionnels ont été mobilisés pour le développement des six nouvelles références ?
Je parlerais tout d’abord du guillochage, qui est omniprésent dans les collections Breguet. Nous maîtrisons en interne différents types de guillochage, que nous appliquons non seulement sur le cadran mais également sur différentes parties du mouvement. Sur la Tradition Seconde Rétrograde 7038, le couvercle du barillet est décoré d’un magnifique guilloché soleillé, tout comme la masse oscillante en or rhodié que l’on peut observer côté fond.
A little over 20 years after its launch, Breguet’s Tradition collection is getting a makeover. The Maison’s CEO Gregory Kissling offers a backstage look at six new models combining Grand Feu enamel, guilloché work and colorful movements. Time-honored craftsmanship and contemporary boldness converge, in keeping with the purest Breguet tradition.
What guidance did you give your teams in seeking to enrich the Tradition collection?
While the idea was to expand the Tradition collection, the starting point was actually the 7035 model launched last year to mark Breguet’s 250th anniversary. This limited-edition timepiece featuring a guilloché enameled dial marked a true turning point – or rather, a transition toward the collection’s future. It was also one of the first Tradition models to bear Breguet Arabic numerals, the first natural milestone in the expansion. The other direction I wanted to explore was the introduction of color on the movements, turning to new technologies to achieve that. Let’s not forget that here at Breguet we love to innovate by combining tradition and modernity. The novel techniques enabled us to color the mainplate and bridges. Ultimately, combining a Grand Feu enamel dial with colorful movement components brings a true touch of modernity to the collection.
Which traditional artistic crafts were employed in developing the six new models?
First, I would mention guilloché, which is ubiquitous in Breguet collections. We have in-house expertise in various types of guilloché, which we apply not only to the dial but also to different movement components. On the Tradition Seconde Rétrograde 7038, the barrel cover is decorated with a magnificent sunburst guilloché pattern, as is the rhodium-plated gold oscillating weight visible on the caseback.
Tradition GMT 7067, cadran home time avec chiffres orientaux
Tradition GMT 7067, home time dial with oriental numerals
Les nouveaux modèles présentent aussi un très beau travail d’émaillage sur le cadran…
On dit souvent que le cadran est le visage de la montre et la Tradition en possède deux : le cadran, bien sûr, et le mouvement. Sur ces pièces, nous avons choisi de mettre en lumière l’émail Grand Feu, décliné en blanc et en noir sur une base en or blanc, l’alliage idéal pour cette technique. Entre trois et cinq couches d’émail sont appliquées sur le cadran qui, après chaque application, est enfourné individuellement à près de 800 degrés Celsius. Sur les deux modèles Tradition GMT, nous avons poussé l’exercice plus loin en introduisant un effet fumé, un dégradé allant du vert au noir, pensé pour entrer en résonance avec le revêtement PVD noir du mouvement.
Le dégradé est l’un des effets les plus délicats à maîtriser en émaillage, car il est encore plus exigeant qu’un émail uni.
Au-delà des métiers d’art traditionnels, quelles améliorations ont été apportées au design des nouveaux modèles ?
La combinaison du cadran en émail avec les composants de mouvement en couleur constitue la principale évolution du design. Nous avons introduit de nouvelles technologies pour coloriser la platine et les ponts, ce qui confère à la collection un souffle de modernité tout en restant pleinement fidèle au savoir-faire Breguet.
Et les mouvements ? En quoi ces pièces reflètent-elles l’héritage technique d’Abraham-Louis Breguet ?
Les modèles Tradition ne contiennent pas moins de 14 inventions signées Breguet. Le spiral Breguet avec courbe terminale spécifique, introduit ici en silicium, est probablement l’une des plus célèbres. Le pare-chute est également l’un des mécanismes les plus emblématiques d’Abraham-Louis Breguet. La géométrie de la masse oscillante des modèles 7037 et 7097 fait quant à elle référence à la montre « perpétuelle », cette invention qu’Abraham-Louis Breguet a été le premier à faire fonctionner en 1780. Breguet fut aussi le premier horloger à utiliser le platine, c’est pourquoi certains nouveaux modèles arborent une masse oscillante dans ce métal plutôt qu’en or.
L’une des particularités des modèles Tradition réside dans l’architecture du mouvement visible côté cadran.
One of the key characteristics of Tradition models lies in the dial-side visibility of the movement structure.
« Cette collection a tous les atouts pour devenir une icône majeure de la maison. »
The new models also feature exquisite enamel work on the dial… It is often said that the dial is the face of the watch and the Tradition has two: the dial, of course, as well as the movement. On these timepieces, we have chosen to highlight Grand Feu enamel, available in white or black on a base made of white gold, the ideal alloy for this technique. Between three and five layers of enamel are applied to the dial, which is individually fired at nearly 800 degrees Celsius after each application. On the two Tradition GMT models, we took this a step further by introducing a smoked effect through a greento-black gradient designed to harmonize with the movement’s black PVD coating. A gradient effect is one of the trickiest to master in enameling, as it is even more demanding than a solid enamel.
La collection Tradition porte ce nom depuis sa création en 2005, pourtant elle apparaît très contemporaine. N’y a-t-il pas un paradoxe ?
C’est une collection dont l’héritage est en mouvement. La Tradition a été lancée en 2005, mais son expression contemporaine s’inspire d’une montre extraordinaire réalisée par Abraham-Louis Breguet à la fin du XVIIIe siècle : la montre à tact, inventée en 1799. Conçue non pas pour lire l’heure mais pour la ressentir, elle laissait admirer le mouvement avec ses engrenages, sa masse oscillante et son balancier, le cœur battant du calibre. La Tradition repose donc sur un mélange de tradition et de modernité : nous avons insufflé une touche de fraîcheur grâce aux animations de cadran et aux différents revêtements appliqués sur le mouvement.
Pensez-vous que la collection Tradition réunit désormais tous les ingrédients pour devenir une icône ?
Vingt ans d’existence, c’est assurément trop court pour être qualifiée d’icône, mais je suis convaincu que cette collection réunit tout ce qu’il faut pour le devenir. Elle possède l’histoire, l’héritage en mouvement, comme je le disais précédemment, ainsi que le savoirfaire et l’artisanat qui s’expriment à travers chaque composant. Je crois que cette collection a tous les atouts pour devenir une icône majeure de la maison. L’avenir nous le dira !
Les aiguilles et chiffres dessinés par Abraham-Louis Breguet sont encore utilisés de nos jours, et pas seulement chez Breguet. The hands and numerals designed by Abraham-Louis Breguet are still in use today, not only by Breguet.
“This collection has everything it takes to become a major icon for the house.”
Above and beyond traditional artistic crafts, what improvements have been made to the design of the new models?
Combining an enamel dial and colored movement components constitutes the main design evolution. We have introduced new technologies to color the mainplate and bridges, infusing the collection with a modern touch while remaining entirely faithful to Breguet’s expertise.
What about the movements? How do these models reflect Abraham-Louis Breguet’s technical heritage?
Tradition timepieces feature no fewer than 14 Breguet inventions, among which the Breguet balance-spring with its distinctive terminal curve – introduced here in silicon – is likely one of the most famous. The pare-chute shock absorber is also one of AbrahamLouis Breguet’s most iconic mechanisms; while the geometry of the oscillating weight on the 7037 and 7097 models references the perpétuelle watch: an invention that Abraham-Louis Breguet was the first to render operational in 1780. Breguet was also the first watchmaker to use platinum, which is why some new models feature an oscillating weight made of this metal rather than gold.
While the Tradition collection has borne this name since its creation in 2005, it exudes a highly contemporary look. Isn’t that a paradox?
It is a collection featuring a heritage in constant motion. The Tradition was launched in 2005, yet its contemporary expression is inspired by an extraordinary watch created by Abraham-Louis Breguet in the late 18th century: the Tact watch, invented in 1799. Designed not to tell the time but rather to feel it, this model offered a chance to admire the movement with its gears, oscillating weight and balance – the beating heart of the caliber. The Tradition is thus based on a blend of tradition and modernity: we’ve infused a fresh touch with dial animations and various finishes applied to the movement.
Do you think the Tradition collection now has all the ingredients for becoming an icon?
While 20 years of existence is doubtless too short a time to already be called an icon, I am convinced it encompasses everything required to achieve that status. It has the history, the living heritage, as I mentioned earlier, as well as the expertise and craftsmanship that shine through every component. I believe this collection has everything it takes to become a major icon for the House. Only time will tell!
Immersion
TEXT: ANDERS MODIG DAVIN & MARIE DE PIMODAN
PHOTOS: ANITA SCHLAEFLI
ART INTÉGRAL
TOTAL ART
LE SENS DU TOUCHER
S’il fallait résumer le design de la nouvelle collection Tradition en un seul mot, ce serait la tactilité. La carrure finement cannelée, les cornes délicatement galbées et polies miroir, le cadran en émail lisse, les ponts grenés, le verre saphir de type glass box, la couronne cannelée… Sans oublier les détails esthétiques plus discrets, comme la signature secrète à 6 heures. Cette dernière a d’ailleurs toujours eu une utilité : la difficulté de réaliser un cadran en émail parfaitement lisse tout en y gravant une signature en fait aussi un gage d’authenticité pour une montre Breguet. Les choix de design expliquent sans doute pourquoi la collection Tradition paraît si contemporaine. À l’ère du numérique, la dimension tactile est redevenue une qualité recherchée. Si l’attention portée au toucher est souvent considérée comme une préoccupation qui date de la fin du XIXe siècle, le travail de créateurs visionnaires comme Abraham-Louis Breguet suggère qu’elle s’est manifestée près d’un siècle plus tôt – du moins dans le domaine horloger. (AMD)
TOUCH ME
If one word were to capture the design of the new Tradition collection, it would be tactility. The coined case edge, the mirrorpolished, softly rounded lugs, the smooth enamel dial, the finely grained bridges, the box-shaped sapphire, the knurled crown. Not forgetting the finer aesthetic touches such as the secret 6 o’clock signature. The latter has always doubled up as a useful functional element – since given the difficulty involved in both producing a smooth enamel dial and engraving it with a signature, it also serves to authenticate a genuine Breguet timepiece. Such design choices perhaps explain why the Tradition collection feels so contemporary. In a modern digital age, tactility has once again become a sought-after quality in design. While a focus on the tactile dimension of design is often said to have emerged in the late 19th century, the work of ingenious creators like Abraham-Louis Breguet supports the argument for it having appeared around a century earlier, at least in watchmaking. (AMD)
MACHINES À REMONTER LE TEMPS
Les mouvements à secondes rétrogrades sont, comme les modèles GMT, des constructions ajourées, à la fois robustes et élégantes, qui offrent une réserve de marche de 50 heures. Une part de leur attrait mécanique réside dans un certain jeu avec l’histoire, visible dans l’interprétation des composants fondamentaux. Le mouvement bleui du modèle rétrograde en or blanc en offre une belle illustration. Traditionnellement, le bleu est obtenu sur de petites vis par un procédé de chauffage ancestral ; ici, ce sont des ponts entiers qui adoptent cette teinte, grâce à la technique contemporaine de dépôt de couches atomiques (Atomic Layer Deposition). Quant aux caractéristiques techniques, elles demeurent en grande partie inchangées, bien que modernisées au niveau des matériaux, et elles évoquent directement les inventions d’Abraham-Louis Breguet, datant de quelque 250 ans, comme le dispositif antichoc pare-chute ou encore le spiral, désormais réalisé en silicium. À travers ces évolutions, la collection Tradition s’affirme comme une passerelle contemporaine vers une nouvelle ère. (AMD)
TIME MACHINES
Both the retrograde seconds and the GMT movements are robust yet elegant openworked creations offering a 50-hour power reserve. Part of their mechanical appeal lies in a certain historical playfulness in the execution of fundamental components. One example is the blue-toned movement of the white gold retrograde model. Blue is traditionally applied to small screws through an age-old heating process – yet here, entire bridges are blued to a similar hue using the latest Atomic Layer Deposition technique. As for the technical features, most remain largely unchanged, though materially updated, drawing directly from Breguet’s inventions of 250 years ago, such as the pare-chute shock-absorbing device and the balance spring, now crafted in silicon. Through these evolutions, the Tradition collection emerges as a contemporary gateway into a new era. (AMD)
L’ART ET LA MANIÈRE
Abraham-Louis Breguet fut un homme novateur, tant techniquement que dans le registre de la décoration horlogère. C’est lui qui, dès 1786, a été le premier à élever le guillochage au rang d’art horloger. Une technique perpétuée au fil des siècles par la Manufacture Breguet, laquelle en a fait une véritable signature stylistique, notamment sur les montres Tradition, dont certains modèles présentaient jusqu’ici un cadran finement guilloché. Les nouvelles créations affichent un parti pris différent. L’art du guillochage se déploie aujourd’hui plus discrètement, révélant un motif colimaçonné ou soleillé, appliqué sur le couvercle du barillet. Quant au cadran des nouvelles Tradition, il se drape désormais d’émail Grand Feu sur or blanc, en blanc ou en noir mais aussi, pour la première fois, dans un délicat dégradé de vert et de noir sur la Tradition GMT 7067. L’exercice est d’une difficulté redoutable. Le choix des poudres, leur dosage progressif, l’équilibre subtil des teintes et, surtout, la gestion rigoureuse de la cuisson après chaque application d’émail font de chaque cadran une pièce unique signée secrètement, comme le veut la tradition, du nom de Breguet. (MdP)
ARTISTRY MEETS ARTISANSHIP
Abraham-Louis Breguet was an innovator, both technically and in the realm of watch decoration. It was he who – as early as 1786 – became the first to raise guilloché to art form status in watchmaking. This technique has been cultivated over the centuries by the Manufacture Breguet which has made it a true style signature, particularly on the Tradition watches, of which some models have thus far featured a finely guilloché dial. The new creations take a different approach in which the art of guilloché is deployed more discreetly, revealing a spiral or sunburst pattern applied to the barrel cover. Meanwhile, the dial of the new Tradition models is now adorned with Grand Feu enamel on white gold, in white or black interpretations as well as a first-ever delicate green and black gradient on the Tradition GMT 7067. Within this incredibly difficult process, the selection of powders, their gradual blending, the subtle balance of hues and above all the meticulous control of the firing process after each application of enamel make each dial one-of-a-kind, secretly signed – as tradition dictates – with the Breguet name. (MdP)
Immersion
ANDERS MODIG DAVIN
EMMANUEL BREGUET
Un minimaliste de génie
Evoking a brilliant minimalist
The inside of the Tact watch from the 1790s features a small dial, just like the watches in the new Tradition collection.
Le directeur du Patrimoine de Breguet, Emmanuel Breguet – dont l’arrière-arrière-arrière-arrière-grand-père n’est autre que Abraham-Louis Breguet –, nous a reçus à la Manufacture de la vallée de Joux pour parler de la manière dont un horloger du XVIIIe siècle demeure une source d’inspiration.
Quelle est votre relation au temps ?
C’est une très belle question. À titre personnel, j’entretiens une relation apaisée avec le temps. Je crois qu’il est ce qui nous nourrit. Il est la sève qui circule en nous, l’air que nous respirons. Pour moi, le temps, c’est la vie. Je n’ai jamais eu de problème avec le temps qui passe car j’ai toujours apprécié l’époque dans laquelle j’ai vécu. Je n’ai jamais non plus eu de regrets. En tant qu’historien, ma relation au temps est essentielle, puisque je travaille avec lui, en naviguant entre le passé et le présent et en établissant des comparaisons entre les époques. Être historien, au fond, c’est être un professionnel du temps – ma relation avec lui est donc parfaitement saine. Ensuite, il y a la mesure du temps : le temps est une chose, le mesurer en est une autre.
Justement, en parlant de mesure du temps, une montre historique de la fin du XVIIIe siècle joue un rôle clé dans la collection Tradition. Oui, absolument. La montre à tact, présentée par Breguet en 1799, occupe une place fondamentale.
Breguet’s Director of Patrimony Emmanuel Breguet, whose great-great-great-great grandfather was no less than AbrahamLouis Breguet, sat down with us at the Manufacture Breguet in Vallée de Joux to talk about how an 18th century watchmaker continues to inspire.
What is your relationship with time?
That’s a wonderful question. Personally, I have a peaceful relationship with time. I believe it is what nourishes us. It is the sap flowing through us, the air we breathe. To me, time is life. I have never had any issue with the passing of time, having always appreciated the era in which I’ve lived. Nor have I ever had any regrets about the past. Above all, as a trained historian, my relationship with time is essential since I work with it, moving backwards and forwards through it while drawing comparisons between different periods. Ultimately, being a historian means being a professional of time, so my relationship with time is perfectly healthy. Then there is the measurement of time. Time itself is one thing; measuring it is another.
Speaking of measuring time, a particular historical watch from the late 18th century plays a very important role in the new Tradition collection. Yes, absolutely. The Tact watch introduced by Breguet in 1799 plays a fundamental role.
Le petit cadran que l’on trouve à l’intérieur de la montre à tact des années 1790 crée un lien évident avec les montres de la collection Tradition contemporaine.
La masse oscillante de la nouvelle Tradition évoque celle de la Perpétuelle, la première montre automatique de Breguet. The oscillating weight on the new Tradition is reminiscent of the oscillating weight on the Perpétuelle, Breguet’s first self-winding watch.
« Être historien, au fond, c’est être un professionnel du temps. »
Plongeons dans ce chef-d’œuvre historique. Par où commencer ? Breguet a eu l’idée d’inventer une nouvelle manière de lire l’heure. À l’époque, on pouvait la lire avec les yeux, ou en faire une « lecture » à l’oreille grâce aux montres à répétition. Breguet a imaginé une troisième voie, faisant appel au toucher : les montres dites « à tact ». Notre collection en conserve de magnifiques exemples, très représentatifs du concept. D’un côté, le système de lecture tactile, avec une flèche qui indique l’heure à l’aide de petits repères disposés sur le pourtour. De l’autre, un couvercle qui, une fois soulevé, révèle quelque chose de particulièrement éclairant : une expression pure du style Breguet, d’une modernité étonnante, avec un petit cadran à 12 heures et un mouvement ajouré autour. C’est précisément cette esthétique qui a donné naissance à la collection contemporaine Tradition : plus de deux siècles plus tard, le design épuré et minimaliste a été transposé au poignet.
Il existe également un lien direct avec une autre montre historique, encore plus ancienne, datant de 1780. En effet, la montre perpétuelle a également inspiré la collection Tradition, notamment pour la forme de son rotor qui rappelle fortement les premiers modèles du genre – autrement dit, les premières montres à remontage automatique conçues par Breguet. Si la Tradition puise son inspiration dans deux sources, son langage esthétique principal reste celui de l’intérieur de la montre à tact, avec le petit cadran et l’architecture ingénieuse du mouvement.
La Perpétuelle de 1780 présente un affichage rétrograde, tout comme quatre des modèles de la nouvelle collection Tradition.
The Perpétuelle model 1780 also featured a retrograde display, just like four of the models in the new Tradition collection.
“Ultimately, being a historian means being a professional of time.”
Let’s take a deep dive into this historical masterpiece. Where would you like to begin?
Well, Breguet had the idea of inventing a new way of reading time. Back then time could be read visually or else audibly thanks to repeating watches. Breguet invented a third method that appealed to the sense of touch in what we call Tact watches. In our collection we have magnificent examples that are highly representative of this concept. On one side, you have the tactile reading system, featuring an arrow serving to tell the time with the help of small beads around the edge. On the other, there is a cover on the inside that can be lifted to reveal something profoundly illuminating: a glimpse of pure Breguet with an extraordinarily modern appearance, featuring a small subdial at 12 o’clock surrounded by an open-worked movement. It is this aesthetic that gave birth to the contemporary Tradition wristwatch collection, to which this pared-down, minimalist Breguet design was transposed after more than 200 years.
There is also a direct design connection to another historical, even older watch from 1780.
Indeed. The Perpétuelle that also inspired the Tradition collection features a rotor whose shape strongly recalls the earliest examples of this kind of model, meaning the first self-winding watches made by Breguet. While the Tradition thus has dual sources of inspiration, its main cues are obviously from the inner workings of the Tact watch with the small dial and its ingenious movement architecture.
À propos de la fascinante histoire de Breguet – avec des inventions telles que le tourbillon et celles que vous venez de citer, ainsi que les aiguilles Breguet, le spiral Breguet, les chiffres Breguet, le système pare-chute, pour n’en nommer que quelques-unes –, comment expliquer que tant d’inventions aient traversé les siècles ?
C’est une partie de la magie Breguet. L’œuvre d’Abraham-Louis Breguet continue de nous inspirer et nombre des inventions que vous mentionnez existent encore aujourd’hui, en ayant très peu évolué. Comment l’expliquer ? Bien sûr, on peut invoquer le génie du fondateur, mais j’y vois aussi son sens du design. Toutes ses créations sont des objets d’art, mais aussi des objets fonctionnels, car il y avait toujours quelque chose d’utile. Il a réussi à unir beauté et fonction. C’était aussi un minimaliste : il simplifiait tout, ce qui exigeait une grande ingéniosité, car simplifier revient à repartir de zéro, à tout repenser. Il a ainsi revisité chaque aspect de la technique horlogère, tout en redéfinissant ce que nous appelons aujourd’hui le design et les finitions.
Où cette démarche l’a-t-elle conduit ?
Il a éliminé toute décoration superflue, introduit des boîtiers sobres, sans motifs ni ornements, supprimé les fleurs et les figures alors courantes. En somme, il a tout épuré. Puis est venue une autre idée de génie : l’introduction du guillochage en horlogerie – une technique d’une grande beauté, artistique et en même temps antireflet, qui illustre encore une fois l’équilibre entre esthétique et utilité. À mes yeux, c’est ce qui explique la pérennité de Breguet. Et pour l’historien que je suis, il représente un cas rare, véritablement exceptionnel : il existe peu d’ingénieurs dont les créations sont encore produites, sous une forme presque inchangée, plus de 200 ans plus tard. C’est ce qui fait de Breguet une figure hors du commun.
When considering Breguet’s fascinating history – with inventions such as the tourbillon, those you have just mentioned, the Breguet hands, the Breguet spring, the Breguet numerals, the pare-chute system, to name but a few – how can one explain why so many of his inventions have endured through the centuries?
That is indeed part of the Breguet magic. Abraham-Louis Breguet’s work continues to inspire us and a number of the inventions you mentioned are still with us today, having changed very little over time. So how has this come about? Although one can of course attribute it to the founder’s genius, I also explain it through his sense of design. While all Abraham-Louis’ creations are art objects, they are also functional, as he always added something useful. In doing so, he truly succeeded in uniting beauty and purpose. He was also a minimalist who simplified everything, yet that required ingenuity, because simplification means starting again from the foundations, rethinking everything. He thus did indeed revisit every aspect of watchmaking technique, as well as reconsidering what we would today call design and finishing.
Where did his rethinking lead him?
He removed all excessive decoration; introduced plain cases without motifs or ornamentation; as well as eliminating the little flowers and figures commonly found at the time. In short, he cleaned everything up completely. Then came another stroke of genius: namely introducing guilloché in watchmaking, a technique that is extraordinarily beautiful, artistic and also anti-reflective – another example of equal attention being devoted to beauty and utility. To me, all of this explains Breguet’s enduring legacy and for a historian, he is a rare, truly exceptional case. There are not many engineers whose creations are still being made in essentially the same form 200 years later. So, for the historian in me, Breguet remains an extraordinary figure.
Dès la naissance de Van Cleef & Arpels, les fondateurs comprirent l’importance d’ouvrir des boutiques là où leurs clients se trouvaient, qu’il s’agisse de leurs lieux de vacances ou de résidence. C’est ainsi que Van Cleef & Arpels fut parmi les premiers joailliers à s’installer à Genève, avec l’implantation d’une boutique, située sur le quai du Général-Guisan, en 1960.
L’histoire et la relation tissée avec les clients conduisirent également à l’ouverture d’une seconde entrée, au 31 de la rue du Rhône pour « La Boutique ». Le savoir-faire de Van Cleef & Arpels attira rapidement une clientèle séduite par l’excellence de la Maison. En 2013, l’exposition « Van Cleef & Arpels : 50 ans d’histoire à Genève », où des créations issues de la Collection patrimoniale furent exposées aux côtés de prêts exceptionnels de collectionneurs, célébra les liens de la Maison avec sa clientèle suisse. Nouvel éclat en été 2026, qui voit un écrin entièrement repensé pour faire briller l’univers de la marque dans une tout autre dimension.
From the very start of Van Cleef & Arpels, the founders understood the importance of opening boutiques exactly where their clients were, be it their vacation destinations or places of residence. This is why Van Cleef & Arpels was among the first jewelers to establish a presence in Geneva with a boutique on Quai du Général-Guisan in 1960.
The ongoing history and relationships woven with customers also led to the opening of a second entrance at 31 Rue du Rhône for “La Boutique”. Van Cleef & Arpels’ expertise quickly attracted a clientele drawn to the Maison’s excellence. In 2013, the exhibition “Van Cleef & Arpels: 50 years of history in Geneva” – in which creations from the Heritage Collection were displayed alongside exceptional loans from collectors – celebrated the Maison’s ties with its Swiss customers. Summer 2026 sees a new burst of radiance in the shape of a completely redesigned setting enabling the brand’s universe to shine in a whole new dimension.
REFLETS FÉÉRIQUES AU CŒUR DE LA CITÉ
Réunissant ses deux boutiques sous un même toit, Van Cleef & Arpels inaugure une demeure de 480 mètres carrés sur deux niveaux au 23, rue du Rhône. Comme le confie Stéphanie Rault, Présidente Europe & CIS, « nous avons conçu ce nouvel écrin pour qu’il offre, dès l’entrée, une atmosphère chaleureuse et accueillante, tel un salon d’appartement intimiste où le visiteur se sentira immédiatement à l’aise ». Portant l’empreinte du lac qui la borde, la façade de la boutique, toute en transparence, révèle les monogrammes de la maison telle une dentelle suspendue dans la lumière. « Nous avions le souhait d’offrir un espace en transparence, qui rende la boutique résolument invitante, d’autant plus que la lumière du jour est essentielle à l’appréciation de la joaillerie. »
La nuit, le monogramme de la Maison, sous forme de losanges aux multiples textures et couleurs, s’illumine de façon onirique à l’extérieur. L’intérieur déploie des espaces intimes, ancrés dans la symétrie architecturale chère à la Maison, et se pare de références Art déco, de décors évoquant la nature et de détails qui expriment la vision poétique de Van Cleef & Arpels.
LE PATRIMOINE, FIL ROUGE PERMANENT
Ce qui distingue profondément cette boutique, c’est l’espace patrimonial qui l’habite en permanence. Pas un musée, pas une parenthèse : une conversation continue entre passé et présent, renouvelée deux fois par an. « Un espace très significatif de la boutique est dédié au patrimoine », souligne Stéphanie Rault. « La Maison a à cœur de faire dialoguer le présent avec le passé en tissant des liens, démontrant de façon extrêmement tangible la conjugaison de style, de savoir-faire et d’excellence qui a toujours été le fil rouge de la Maison et ce, depuis sa création. » Autour de chaque exposition graviteront conférences, visites guidées et interventions de l’École des Arts Joailliers, autant de moments pour que le public s’approche, apprenne, s’émerveille.
MAGICAL REFLECTIONS IN THE HEART OF THE CITY
Bringing its two boutiques together under one roof, Van Cleef & Arpels is inaugurating a 480-square-meter two-floor area at 23 Rue du Rhône. As Stéphanie Rault, President for Europe & CIS, explains: “We designed this new space to offer a warm and welcoming atmosphere, from the moment one steps inside, like an intimate living room where visitors will immediately feel at ease.” Bearing the unmistakable imprint of the lake on one side, the boutique’s entirely transparent façade reveals the Maison’s monograms like lacework suspended in the light. “We wanted to create a transparent effect that makes the boutique decidedly inviting, especially since natural light is essential for appreciating jewelry.”
At night, the Maison’s monogram, in the form of diamonds with multiple textures and colors, radiates a dreamy glow on the outside. The interior is composed of exclusive zones exuding Van Cleef & Arpels’ cherished symmetry and is adorned with Art Deco references, Nature-inspired decor and details expressing its poetic vision.
HERITAGE, AN UNMISTAKABLE GUIDING THREAD
What truly sets this boutique apart is the permanent heritage section it houses. This is neither a museum nor a temporary exhibit, but instead a continuous conversation between past and present that is renewed twice a year. “A very significant part of the boutique is dedicated to heritage” says Stéphanie Rault. “The Maison is committed to fostering a dialogue between the present and the past by forging connections, demonstrating in a highly tangible way the fusion of style, craftsmanship and excellence that has always been the Maison’s guiding thread since its founding. ” Each exhibition will be accompanied by lectures, guided tours and presentations by L’ÉCOLE, School of Jewelry Arts, thus providing a range of opportunities for the public to engage, learn and marvel.
Pour marquer l’ouverture de la boutique, une exposition présente une sélection de pièces qui s’étend des années 1930 à nos jours. Depuis le 4 juin et jusqu’au 10 octobre 2026, « Van Cleef & Arpels à Genève : l’histoire continue » rend hommage aux sources d’inspiration emblématiques de la Maison et à ses liens de longue date avec sa clientèle suisse. Le public est invité à un voyage à travers l’histoire de la Maison. Plus de quatre-vingts pièces sont exposées, dont une soixantaine issue de collections privées et une vingtaine de la Collection patrimoniale de la Maison, riche de 3 000 archives. Trois chapitres structurent le parcours : les pièces historiques des années 1930 aux années 1980, les collections de haute joaillerie signature et les créations thématiques. « Le cœur, ce sont les clients », dit simplement Stéphanie Rault. « C’est un vrai gage de leur fidélité. Ils nous confient leurs pièces pendant plusieurs mois, des pièces qu’ils aiment porter. C’est un beau geste de leur part et nous leur en sommes extrêmement reconnaissants. »
Une maison de haute joaillerie, ses clients, leurs bijoux, une ville. Rarement l’idée de fidélité aura trouvé une expression aussi tangible et aussi élégante.
AN EXHIBITION BORN FROM HISTORIC TIES WITH SWISS CLIENTS
To mark the boutique’s opening, an exhibition is presenting a selection of creations from the 1930s to the present day. From June 4 to October 10, 2026, “Van Cleef & Arpels in Geneva: The Story Continues” pays tribute to the Maison’s iconic sources of inspiration and its longstanding ties with its Swiss clientele, thus offering the public a journey through the Maison’s history.
More than 80 pieces are on display, including some 60 from private collections and around 20 from the Maison’s Heritage Collection, which comprises 3,000 archive items. The exhibition is organized into three sections: historical models from the 1930s to the 1980s, signature high jewelry collections and themed creations. “Clients are the heart of everything”, as Stéphanie Rault explains. “It’s a true testament to their loyalty. They entrust us for several months with their jewelry pieces that they love to wear. It’s a beautiful gesture on their part and we are extremely grateful to them.”
An Haute Joaillerie Maison, its clients, their jewelry, a city. Rarely has the idea of loyalty found such elegantly tangible expression.
Stéphanie Rault, présidente de Van Cleef & Arpels Europe et CIS
Dotée d’un cadran en aventurine bleue, la Venus Zodiac dévoile en temps réel les positions de Vénus, de la Terre et de la Lune, tout en indiquant le signe du zodiaque dans lequel se trouve le Soleil, le tout à travers un planétarium animé par trois disques rotatifs.
Christiaan van der Klaauw
Venus Zodiac
Featuring a blue aventurine dial, the Venus Zodiac displays the real-time positions of the Earth, Moon and Venus, while indicating the zodiac sign in which the Sun is located – all by means of a planetarium enlivened by three rotating disks.
Awake Watch S ơn Mài –Guilloché Main
Cette collection de 38 mm associe pour la première fois guillochage main et laque vietnamienne Sơn Mài, pour des cadrans d’une profondeur singulière. Trois éditions limitées, inspirées de phénomènes célestes, qui allient métiers d’art et horlogerie contemporaine.
Awake Watch S ơn Mài –Guilloché Main
This 38mm collection is the first to combine hand-guilloché work and Vietnamese Sơn Mài lacquer, resulting in dials of singular depth. Three limited editions inspired by celestial phenomena blend traditional artistic crafts with contemporary watchmaking.
Dennison
ALD MINI DUAL TIME
Déclinaison architecturale de la collection ALD, l’ALD Mini Dual Time présente deux boîtiers en vis-à-vis, chacun autour d’une pierre naturelle distincte, qui abritent deux affichages horaires indépendants dans un ensemble de seulement 6 mm d’épaisseur.
An architectural variation on the ALD collection, the ALD Mini Dual Time features two stacked cases, each centered around a distinct natural stone, housing two independent time displays within an overall thickness of just 6mm.
Linoy Chronograph
Nouvelle venue dans le paysage horloger indépendant, Linoy se lance avec un chronographe mécanique : boîtier acier de 39 mm, mouvement automatique Miyota, assemblage en Suisse et production plafonnée à 500 exemplaires. Une première pièce sobre et lisible, pensée pour durer.
Linoy Chronograph
A newcomer to the independent watchmaking scene, Linoy is launching its first model: a mechanical chronograph with a 39mm steel case and a Miyota automatic movement assembled in Switzerland. Produced in a run of 500, the result is understated, legible and clearly designed to last.
Von Doren 1814 Nordic Made
Limitée à 17 exemplaires en référence au 17 mai, jour de la fête nationale norvégienne, la Von Doren 1814 revendique une fabrication authentiquement nordique et s’accompagne, à la livraison, d’un décret royal original datant du XVIIe ou du XVIIIe siècle.
Von Doren 1814 Nordic Made
Issued in a 17-piece limited series in reference to Norway’s May 17 national holiday, the Von Doren 1814 lays claim to authentic Nordic craftsmanship and comes with an original royal decree dating from the 17th or 18th century.
Yema Skin Diver Slim Full Lume CMM.20 Limited Edition Full Lume CMM.20, est disponible en 400 exemplaires. Avec un boîtier en acier de seulement 10 mm d’épaisseur, elle mise sur un cadran entièrement luminescent et, pour atteindre 70 h d’autonomie, sur un micro-rotor en tungstène.
Yema Skin Diver Slim Full Lume CMM.20 Limited Edition
A sleek variation on the diving collection by this Manufacture based in Franche-Comté, the Skin Diver Slim Full Lume CMM.20 is available in a 400-piece limited edition. The fully luminescent dial is framed by a slim 10mm steel case, while a tungsten micro-rotor ensures a 70-hour power reserve.
Baltic x SpaceOne
SECONDE MAJEURE
Née de la rencontre entre Baltic et SpaceOne, la Seconde Majeure propose une lecture de l’heure déstructurée avec disques en saphir et module d’heure sautante signé Théo Auffret. Logée dans un boîtier de 38,5 mm, elle se décline en deux finitions de cadran réalisées à la main.
Born from the collaboration between Baltic and SpaceOne, the Seconde Majeure offers a deconstructed time display with sapphire disks and a jumping-hour module by Théo Auffret. Housed in a 38.5mm case, it is available in two hand-finished dial options.
Egeiro La Fervente Time Shutter
Première création de la maison
Egeiro, La Fervente Time Shutter bouscule les conventions avec son boîtier asymétrique et sa lecture additive de l’heure, portée par un mouvement à tourbillon développé en collaboration avec l’élite de l’horlogerie indépendante suisse.
Egeiro La Fervente Time Shutter
The first creation from Egeiro, La Fervente Time Shutter challenges convention with its asymmetrical case and additive time display, powered by a tourbillon movement developed in collaboration with the elite of Swiss independent watchmaking.
BRICE LECHEVALIER
90 La complication Gen Z
The Gen Z complication
96 Opération séduction
Leading a charm offensive
100 La proximité avant le produit
The ‘who’ before the ‘what’
106 Sélections: temps forts
Editors’ pick: highlights
108 Gen Z, la nouvelle culture de l’horlogerie de luxe
Une enquête de l’agence l’amour
Gen Z, the emerging culture of luxury watchmaking
A study by the l’amour agency
Traditionnellement, le dossier thématique de GMT est développé sur une vingtaine de pages. Nous en avons consacré le double à la Gen Z, laquelle est convoitée par toute l’industrie. Trois sources principales : les enquêtes habituelles de notre rédaction, une étude réalisée par l’école CREA auprès de ses étudiants et l’ambitieuse étude socioculturelle interna’agence l’amour (du Groupe extreme) auprès de jeunes acheteurs, afin d’éclairer les attentes de ces nouvelles audiences et les mutations à l’œuvre : « La Nouvelle Culture de l’horlogerie de luxe », analysée et synthétisée en avant-première par GMT et WorldTempus. travers ces décryptages se dresse le portrait d’une Génération Z qui transforme profondément les codes de l’horlogerie et du luxe. Hyperconnectée, élevée aux réseaux sociaux et aux formats courts, cette génération découvre les marques via Instagram, TikTok et les créateurs de contenu avant même les médias traditionnels. Mais derrière cette consommation digitale rapide se cache une approche beaucoup plus réfléchie qu’il n’y paraît. La Gen Z recherche avant tout l’authenticité, la sincérité et la proximité. Elle valorise les dirigeants accessibles, les histoires humaines, les ateliers, les expériences physiques et les communautés réelles. Les marques qui réussissent – Audemars Piguet, TAG Heuer, Breitling ou certaines micro-marques indépendantes – sont celles qui créent un univers culturel et relationnel plutôt qu’un simple produit. Nous découvrons aussi une génération prudente et critique. Le luxe n’est plus un achat impulsif mais un investissement documenté, souvent partagé dans des cercles privés via WhatsApp ou DM plutôt qu’exposé publiquement. ormat papier conserve une forte valeur symbolique, comme objet de déconnexion, de contemplation et de crédibilité éditoriale. Décidément, cette génération nous plaît !
Traditionally, GMT’s special themed feature runs over about 20 pages. We’ve devoted twice that many to this particular topic – Gen Z – representing the core focus of the entire industry. Three main sources informed this feature: our editorial team’s usual surveys; a study conducted by CREA School among its students; along with the ambitious international socio-cultural study conducted by l’amour (part the Extreme Group) among young buyers, aimed at shedding light on the expectations of these new audiences and the changes underway: “The New Culture of Luxury Watchmaking”, analyzed and summarized in a preview by GMT and WorldTempus.
These analytical breakdowns paint a portrait of Generation Z, which is profoundly transforming watchmaking and luxury codes. Hyperconnected, raised on social media and bite-size content, this generation discovers brands via Instagram, TikTok and content creators even before traditional media. However, behind this rapid digital consumption lies an approach that is far more thoughtful than it appears. Above all, Gen Z seeks authenticity, sincerity and connection. It values accessible leaders, human stories, workshops, physical experiences and real communities. Successful brands – such as Audemars Piguet, TAG Heuer, Breitling or certain independent micro-brands – are those that create a cultural and relational universe rather than a simple product. We’re also discovering a cautious and critical generation. Luxury is no longer about making an impulse buy but rather a well-researched investment, often shared within private circles via WhatsApp or DM rather than publicly displayed. Finally, print retains strong symbolic value as an object of disconnection, contemplation and editorial credibility, so we definitely have a soft spot for this generation!
À coups de collaborations spectaculaires, de micro-marques confidentielles et de storytelling réinventé, l’industrie horlogère cherche à séduire cette génération qui devrait représenter 30 % des acheteurs de luxe dès 2030. Mais comment convaincre des clients qui imposent déjà leurs propres codes ?
«Ils ont grandi sans que la montre fasse partie de leur logiciel. » Pascal Ravessoud, viceprésident de la Fondation de la Haute Horlogerie (FHH), rappelle sans détour ce qui constitue depuis plusieurs années une complication conjoncturelle bien plus complexe à résoudre que la mise au point d’un quantième perpétuel. Et pourtant, cette même génération dite « digital native », dénuée du référentiel horloger de celles qui l’ont précédée, incarne aujourd’hui le cœur des futurs enjeux commerciaux de l’industrie. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon l’étude Luxury Goods Worldwide Market Study 2023 de Bain & Company, la Gen Z devrait représenter de 25 à 30 % des acheteurs mondiaux de luxe d’ici 2030. Combinée aux millennials, elle pèsera environ 80 % du marché. Petit détail qui n’en est pas un : ces jeunes consommateurs ont commencé à acheter des articles de luxe trois à cinq ans plus tôt que leurs aînés, vers 15 ans en moyenne, contre 18 à 20 ans pour les millennials. Réjouissant ? Sans doute ! Et dans l’horlogerie spécifiquement, les signaux s’avèrent tout aussi éloquents. Les achats de montres élégantes, les fameuses dress watches, par la Gen Z ont bondi de 44 % depuis 2018. D’ailleurs, selon une étude menée conjointement par Chrono 24 et Fratello, la part de Cartier dans leurs transactions sur le marché secondaire a quadruplé en sept ans, confirmant la montée exponentielle de la désirabilité de la maison joaillière et horlogère qui se place en 4e position des marques préférées des Gen Z, derrière les indétrônables Rolex, Omega et TAG Heuer.
« Le Covid a tout accéléré et, avec lui, on a assisté à un afflux massif de nouveaux visages dans les communautés de collectionneurs, les forums, les salles des ventes », souligne Pascal Ravessoud. À la Fondation de la Haute Horlogerie, les demandes de certification FHH – la seule à ce jour qui certifie officiellement des connaissances théoriques – ont afflué de partout, de la part d’une jeunesse étrangère au sérail horloger, « mais qui souhaite en savoir plus, comprendre, élargir sa culture, se plonger dans le storytelling ». Pensée à l’origine pour les professionnels de l’horlogerie, la certification FHH s’est retrouvée prise d’assaut par de nouveaux passionnés d’une vingtaine d’années, venus du monde entier. Une excellente nouvelle pour l’industrie horlogère.
By dint of spectacular collaborations, niche micro-brands and a fresh approach to storytelling, the watch industry is seeking to win over Gen Z, a generation that is expected to account for 30% of luxury buyers by 2030. But how can it convince customers who are already setting their own standards?
“They grew up without watches being part of their DNA.” Pascal Ravessoud, VP of the Fondation de la Haute Horlogerie (FHH), bluntly points out what has for several years been a marketdriven challenge far more complex to resolve than developing a perpetual calendar. Yet this same generation –known as “digital natives” and lacking the watchmaking frame of reference held by those who came before them – now embodies the heart of the industry’s future commercial challenges. The numbers speak for themselves. According to Bain & Company’s Luxury Goods Worldwide Market Study 2023, Gen Z is expected to account for 25 to 30% of global luxury buyers by 2030. Combined with millennials, they will make up approximately 80% of the market. One particular “small” detail is anything but: these young consumers have started buying luxury items three to five years earlier than their elders, at around age 15 on average, compared to ages 18 to 20 for millennials. Is that encouraging? Undoubtedly so! The signs are equally telling within the watch industry, with Gen Z purchases of elegant “dress watches” surging by 44% since 2018. In fact, according to a joint study by Chrono 24 and Fratello, Cartier’s share of their transactions on the secondary market has quadrupled in seven years, confirming the exponential rise in the desirability of the jewelrywatchmaking Maison, which ranks fourth among Gen Z’s favorite brands, behind the unbeatable Rolex, Omega and TAG Heuer.
“COVID accelerated everything and brought with it a massive influx of new faces into collector communities, forums and auction houses”, notes Ravessoud. At the Fondation de la Haute Horlogerie, applications for FHH certification – the only one to date that officially certifies theoretical knowledge – have poured in from all over, from young people outside watchmaking’s inner circle, “but who want to learn more, understand, broaden their knowledge and immerse themselves in the storytelling.” Originally designed for watchmaking professionals, the FHH certification has been inundated by new enthusiasts in their twenties from around the world. This is excellent news for the watch industry.
Montre Joia de Baume & Mercier
Joia watch by Baume & Mercier
LEUR PARLER, OUI, MAIS COMMENT ?
Du côté des marques, une question demeure pourtant. Comment déployer un message en phase avec cette nouvelle génération de clients ? Sur le terrain du storytelling, les approches sont contrastées. Breitling mise particulièrement sur ses Squads, des collectifs de personnalités issues du basket, du surf ou du cinéma, pour s’offrir une forme de lifestyle cool, glam, décontracté. TAG Heuer dispose quant à elle d’un atout choc, grâce à son partenariat avec la Formule 1, un territoire que les jeunes apprécient déjà. L’idée, dans les deux cas, est d’aller rencontrer le client là où il se trouve plutôt que d’attendre qu’il vienne naturellement à l’horlogerie.
REACHING THEM, BUT HOW?
For brands, however, one question remains. How can they convey a message that resonates with this new generation of customers? When it comes to storytelling, approaches vary. Breitling relies heavily on its “Squads” – collectives of personalities from basketball, surfing, and film – to project a cool, glamorous, laid-back lifestyle. TAG Heuer, meanwhile, has a major advantage thanks to its partnership with Formula 1, a realm young people already love. In both cases, the idea is to meet customers where they are rather than wait for them to naturally gravitate toward watchmaking.
Other strategies – this time on the product side – are also being implemented, offering this new generation a desirable entry point without compromising the brand image. With the meteoric success of its sleek, 1970s-inspired design combined with an unbeatable price, the Tissot PRX has become the symbol of this approach. TAG Heuer and its Formula One line also come to mind; appealing to a younger clientele with a refreshing, colorful design inspired by the 1980s. In this game, micro-brands are coming out on top. Projects such as Hegid, Serica, Furlan Marri, Studio UnderdOg are all born outside traditional channels, led by approachable founders and embraced by increasingly engaged online communities. “There are a huge number of micro-brands today”, notes Pascal Ravessoud. “Enthusiasts – those who have it in their blood – are drawn to these new players rather than traditional brands, because it’s a great way to get started when you don’t have a lot of resources.”
La Gen Z se tourne volontiers vers les micro-marques à l’image d’Hegid. Gen Z enjoys getting on board with micro-brands such as Hegid.
Audemars Piguet x Swatch Royal Pop
D’autres leviers, du côté du produit cette fois, sont également actionnés, en proposant à cette nouvelle génération une porte d’entrée désirable sans brader l’image de marque. Avec le succès fulgurant de son design épuré d’inspiration seventies combiné à un prix imbattable, la Tissot PRX est devenue le symbole de cette stratégie. On pense aussi à TAG Heuer et à sa Formula One qui, à travers un design rafraîchissant et coloré hérité des années 1980, fait de l’œil à une clientèle plus jeune. À ce jeu-là, les micro-marques tirent leur épingle du jeu. Hegid, Serica, Furlan Marri, Studio UnderdOg, entre autres, sont autant de projets nés hors des circuits traditionnels, portés par des fondateurs accessibles, à être plébiscités par des com munautés en ligne de plus en plus impliquées. « Il y a aujourd’hui énormément de micro-marques, constate Pascal Ravessoud. Les enthousiastes, ceux qui ont ça dans la peau, vont volontiers vers ces nouveaux acteurs, plutôt que vers les marques traditionnelles, parce que c’est un bon moyen de commencer quand on ne dispose justement pas de gros moyens. »
Les collaborations ont sans doute aussi un rôle à jouer. L’opération Swatch × Omega MoonSwatch de 2022 reste un cas d’école, files d’attente planétaires à l’appui. Il y a quelques semaines, l’entrée en scène de la Royal Pop, hybridation ultra colorée d’une Swatch et d’une Royal Oak d’Audemars Piguet, a quant à elle confirmé l’appétit des jeunes générations pour l’horlogerie. Après un buzz insensé sur les réseaux, les boutiques Swatch ont été littéralement prises d’assaut. Une manière pour Swatch de revenir au centre du vortex horloger et pour Audemars Piguet d’ouvrir grand la porte à la Gen Z. La marque dirigée par Ilaria Resta regarde même déjà plus loin, en visant les Alpha, la génération suivante.
Collaborations undoubtedly also play a role. The 2022 Swatch × Omega MoonSwatch campaign remains a textbook example, with queues of people lining up to buy it around the world. A few weeks ago, the debut of the Royal Pop – a vibrant hybrid of a Swatch and an Audemars Piguet Royal Oak – confirmed the younger generations’ appetite for watchmaking. After massive buzz on social media, Swatch stores were literally stormed. It was a way for Swatch to return to the center of the watchmaking vortex and for Audemars Piguet to throw the door to Gen Z wide open. The brand led by Ilaria Resta is looking even further ahead and targeting Gen Alpha.
TAG Heuer Formula One
Chez Breitling, l’univers cool de la marque est notamment porté par une squad de surfers. Ici, Freddie Meadows avec la Superocean Automatic.
Breitling’s cool brand universe is notably personified by a squad of surfers, exemplified here by Freddie Meadows with the Superocean Automatic.
Breitling Superocean Automatic 46
L’AUTHENTICITÉ AVANT TOUT
Et du côté des institutions ? Les organisateurs du salon Watches and Wonders ont très tôt compris la nécessité de déployer un programme culturel solide à destination des passionnés comme des novices, au sein du salon comme dans le centre-ville de Genève. Pour les journées ouvertes au public, près d’un quart des billets d’entrée au salon ont été vendus aux moins de 25 ans. La FHH a quant à elle complètement revu sa communication sur les réseaux et elle multiplie les talks, de New York à Munich, à destination d’une audience nettement rajeunie. Les points de rencontres, les échanges vrais, sont devenus essentiels pour capter une génération visiblement sensible à l’authenticité.
La Gen Z n’a pas attendu que les marques peaufinent leurs stratégies pour inventer leur propre récit horloger. Là où leurs aînés discutent de montres autour d’une coupe de champagne dans des lieux feutrés, les jeunes passionnés se retrouvent dans des soirées bières-burgers où les montres, neuves ou vintage, circulent de mains en mains dans une bonne humeur contagieuse. C’est cette même petite communauté de cool kids qui a remis en lumière les anciennes Disco Volante d’Audemars Piguet, les King Midas de Rolex, les cadrans en pierres dures de Piaget. « Ils portent des montres compliquées ou élégantes avec des tenues streetwear, de manière complètement décomplexée », observe Pascal Ravessoud.
La Gen Z bouscule radicalement les codes. Aux marques d’adapter leur logiciel.
Tissot PRX
AUTHENTICITY FIRST AND FOREMOST
So what about institutions? The organizers of Watches and Wonders acknowledged at an early stage the need to roll out a robust cultural program aimed at both passionate devotees and novices, both within the show venue and in downtown Geneva. On the days open to the public, nearly a quarter of admission tickets were sold to people under 25. Meanwhile, the FHH has completely revamped its social media strategy and is hosting a growing number of talks – from New York to Munich – aimed at a significantly younger audience. Meeting points and genuine exchanges have become essential for capturing a generation that is clearly drawn to authenticity.
Gen Z didn’t wait for brands to refine their strategies before inventing their own watchmaking narrative. While their elders discuss watches over a glass of champagne in hushed settings, young enthusiasts gather at beer-and-burger parties where watches – new or vintage – pass from hand to hand amid contagious good cheer. It is this same small community of cool kids that has retrained the spotlight on models such as Audemars Piguet’s Disco Volante, Rolex King Midas watches as well as Piaget’s hardstone dials. “They wear complicated or elegant watches with streetwear outfits in a completely uninhibited manner”, as Pascal Ravessoud notes. Gen Z is radically shaking up the rules – and it’s up to brands to adapt their approach.
GREAT MAGAZINE OF TIMEPIECES I
La Disco Volante de Furlan Marri, un must pour la Gen Z. Disco Volante by Furlan Marri, a Gen Z must-have.
Cartier Tank
Dossier IN DEPTH
OLIVIER MÜLLER
Opération séduction
Leading a charm offensive
Les métiers de l’horlogerie continuent d’attirer les jeunes de 15 à 29 ans. Marques et institutions n’ont pas de mal à capter leur attention, mais en usant parfois d’une image retouchée qui ne traduit pas la réalité de l’horloger solitaire à l’établi. Un écart que les écoles, au contact quotidien des jeunes, ont du mal à corriger.
Careers in watchmaking continue to attract young people aged 15 to 29. While brands and institutions have no trouble capturing their attention, they sometimes rely on a polished image that doesn’t reflect the reality of the solitary watchmaker at his workbench. This disconnect is difficult to correct for schools engaged in daily interaction with young people.
Pendant Watches and Wonders, entre les murs du salon ou en ville, le volet expérientiel se développe. The experiential side of Watches and Wonders is steadily developing, whether within the show or in the city.
«Nous recevons 170 dossiers pour 36 places. » Lorsque l’on demande à l’École d’horlogerie de Genève si elle a déployé une communication spécifique à destination de la Génération Z, la réponse fuse. « On a beaucoup trop de candidats. On doit même changer les règles. » L’école n’acceptera plus aucun étudiant qui ne sera ni genevois, ni à temps plein.
La Gen Z, génération de canapé sous perfusion TikTok ? Peutêtre, mais pas en horlogerie. Les institutions de la branche (écoles, salons, comités) sont très actives. Les jeunes sont particulièrement réceptifs. Depuis que Watches and Wonders s’ouvre au grand public, 25 % des billets sont vendus aux moins de 25 ans. 10’000 jeunes ont participé au programme « In the City ». 350 étudiants ont été invités sur le salon. Les chiffres ne mentent pas.
“We receive 170 applications for 36 spots.” When the Geneva Watchmaking School is asked whether it has launched a specific outreach campaign targeting Gen Z, the immediate response is: “We have far too many applicants. We have even had to change the rules.” The school will no longer accept any students who are not from Geneva or enrolled full-time.
So is Gen Z a generation glued to the couch and hooked on TikTok? Perhaps, but not in watchmaking. The industry’s institutions (schools, trade shows and committees) are very active and young people are particularly receptive. Since Watches and Wonders opened to the general public, 25% of tickets have been sold to those under 25, while 10,000 young people participated in the “In the City” program and 350 students were invited to the fair. The numbers don’t lie.
Il existe toutefois une faille dans la communication déployée à l’attention de la Gen Z. D’un côté, il y a les marques. Elles postent sur les réseaux sociaux l’image d’une industrie du luxe, d’ambassadeurs prestigieux, de montres extraordinaires. Smoking et tapis rouge. Mais de l’autre côté, il y a la réalité. Le terrain, les années d’études, les CNC, les aléas de la sous-traitance, la production industrielle. Ce que la Gen Z voit sur Instagram ne correspond que rarement à la vérité du métier. C’est le principal défi des institutions horlogères : montrer aux jeunes non pas l’imaginaire 2.0 de l’horlogerie, mais son quotidien.
Le tandem Hazemann et Monnin (nés en 1999 et 2000), qui vient de remporter la deuxième édition du Louis Vuitton Watch Prize for Independent Creatives, en atteste : « Quand on est jeune, on ne connaît pas les pièges de l’horlogerie. » À commencer par la difficulté des études. « Pour devenir un horloger complet, il faut sept années d’étude. L’école de Morteau, dont nous sommes issus, ne prend que 15 étudiants. Seulement dix, dans notre promo, ont passé le cap d’accès aux deux dernières années. Et sur ces dix étudiants, seuls six ont terminé leur montre-école. Les jeunes ne se rendent pas compte du niveau de difficulté. Il faut être bon en maths, en physique, en histoire, en théorie comme en pratique. Si vous n’avez pas 16 ou 17 sur 20 de moyenne toute l’année, ça ne sert à rien de postuler en horlogerie », assène le tandem qui bénéficie aujourd’hui du mentorat de LVMH pour se développer. Fait peu commun : Hazemann & Monnin avait déjà remporté le Young Talent Award conçu par F.P. Journe en 2015, lequel a précisément 30 ans pour limite d’âge d’inscription.
LE RÔLE DES ÉCOLES ET DES SALONS
Tout l’enjeu de la communication destinée à la Gen Z est donc de lui faire saisir la véritable réalité horlogère. Pour y parvenir, l’École Technique de la Vallée de Joux a deux programmes. D’abord, les incontournables journées portes ouvertes. Frédéric Schütz, directeur de l’institution, sourit « d’avoir dû changer les vieux établis vert kaki pour du mobilier un peu plus sexy, afin que les jeunes puissent se projeter ». Ensuite, les déplacements en classe : « Nos horlogers en apprentissage vont à la rencontre des jeunes en école obligatoire. Ils leur expliquent qu’ils ne seront pas tous des Dufour .» Un message que les jeunes rapportent à la maison car, comme le rappelle
Valérie Ursenbacher, responsable de la chaire en design horloger à la HEAD, « à cet âge-là, entre 15 et 18 ans, parler aux jeunes ne suffit pas. Il faut aussi parler à leurs parents. »
RECONNECTING THE VIRTUAL AND THE REAL
There is, however, a gap in the communication aimed at Gen Z. On one hand there are the brands, which post images of a luxury industry, prestigious ambassadors and extraordinary watches on social media, making it all about tuxedos and red carpets. On the other is reality on the ground, years of study, CNC machines, the vagaries of subcontracting and industrial production. What Gen Z sees on Instagram rarely matches the reality of the trade. This is the key challenge for watchmaking institutions: to show young people not watchmaking fantasy 2.0, but instead its day-to-day reality. Witness the Hazemann and Monnin duo (respectively born in 1999 and 2000) who have just won the second edition of the Louis Vuitton Watch Prize for Independent Creatives: “When you’re young, you don’t know the pitfalls of watchmaking.” Starting with the difficulty of the studies. “It takes seven years to become a fully qualified watchmaker. The school in Morteau where we studied only accepts 15 people per cohort and only ten of those in our class made it through to the final two years. Among those ten students, only six completed their official ‘school watch’. Young people don’t realize how difficult it is. You have to be good at math, physics and history on both theoretical and practical levels. If you don’t get an average grade of 16 or 17 out of 20 for the entire year, there’s no point in applying within the watch industry”, says the pair who are now benefiting from LVMH’s mentorship to grow their business.
Unusually, Hazemann & Monnin had already won the Young Talent Award created by F.P. Journe in 2015, which has a strict age limit of 30 for applicants.
THE ROLE OF SCHOOLS AND TRADE SHOWS
The whole challenge of communicating with Gen Z is therefore to help them grasp the true reality of the watch industry. To achieve this, the École Technique de la Vallée de Joux has two programs. First, the essential Open Days. The institution’s director Frédéric Schütz explains with a smile that they “had to replace the old khaki-green workbenches with slightly sexier furniture, so that young people can see themselves there.” Next come classroom visits: “our apprentice watchmakers go out to meet young people in secondary schools. They explain that not all of them will become stars like Philippe Dufour.” A message that the young people take home because, as Valérie Ursenbacher, Head of the Chair in Watch Design at HEAD –Genève, points out: “at that age, between 15 and 18, talking to young people isn’t enough. You also have to talk to their parents.”
ANGLE MORT
La parole et l’échange sont donc au cœur du processus d’attraction de la Gen Z. Les organisations en sont conscientes. On n’approche pas un futur horloger comme on séduirait un futur trader. Toutes les institutions horlogères axent leur communication Gen Z dans cette direction.
Le Comité Colbert, syndicat professionnel qui regroupe 96 maisons du luxe français, dont Cartier, Chanel, Hermès ou Van Cleef & Arpels, œuvre en ce sens. Sa cinquième édition des Deux Mains du Luxe a réuni 35’000 visiteurs à Paris et en province, avec deux jours réservés aux 12-18 ans, « parce que le luxe, ce sont 10’000 postes à pourvoir dès cette année, le double d’ici 2030 », rappelle la communication du Comité. Son compte TikTok, ouvert en 2023, agrège près de 70’000 abonnés. On y aperçoit Emmanuel Breguet parler de la montre de souscription. Ou Arsène, lycéen apprenti horloger chez Cartier, raconter son quotidien. Les marques et les écoles sont présentes. Mais où sont les fournisseurs ?
En dehors du Lab proposé par Watches and Wonders, qui dévoile la R&D de la branche au grand public, elle est le parent pauvre de la communication vers la Gen Z. Mais les choses commencent à bouger. Alexandre Catton, directeur du salon EPHJ, rappelle que la co-traitance « intéresse les jeunes. Les microtech sont des métiers d’avenir, porteurs d’innovation et de promesses d’emploi. Déjà plus de 7 % de nos visiteurs ont entre 15 et 24 ans. » De même, Positive Coating, spécialiste du PVD ou DLC, a « récemment été approchée par des influenceurs pour de la création de contenus », explique la marque de La Chaux-de-Fonds. Un fait impensable il y a encore quelques années. C’est toute la différence entre « devenir horloger » et « travailler dans l’horlogerie ». Une subtilité sémantique qui traduit l’urgence d’une prise de parole B2B, prochain grand chantier de la communication vers la Gen Z.
Communication and dialog are therefore at the heart of the process of attracting Gen Z. Organizations are aware of the fact that you don’t approach a future watchmaker the same way you would a future trader. Every watchmaking institution is basing its Gen Z communication on this premise.
The Comité Colbert, a trade association representing 96 French luxury maisons including Cartier, Chanel, Hermès and Van Cleef & Arpels is working toward this goal. Its fifth edition of “Les Deux Mains du Luxe” drew 35,000 visitors in Paris and across the country, with two days dedicated to 12 to 18-year-olds, “because the luxury sector has 10,000 job openings this year alone, a figure set to double by 2030”, as the Committee’s press release notes. Its TikTok account launched in 2023 has nearly 70,000 followers and notably provides a chance to see Emmanuel Breguet discussing the souscription watch; or scenes from the daily life of high school student and Cartier watchmaking apprentice Arsène. Brands and schools are present – but where are the suppliers?
Aside from the Lab provided by Watches and Wonders, which showcases the industry’s R&D to the general public, this area remains the neglected poor cousin of communication efforts targeting Gen Z. However, things are starting to change. Alexandre Catton, director of the EPHJ trade show, notes that subcontracting “interests young people. Microtech fields are professions of the future, driving innovation and offering job prospects. Already, over 7% of our visitors are between 15 and 24 years old.” Similarly, Positive Coating, a specialist in PVD and DLC technologies, has “recently been approached by influencers to create content”, as the firm based in La Chaux-de-Fonds explains. A fact that would have been unthinkable just a few years ago. This is the key difference between “becoming a watchmaker” and “working in the watch industry”. A subtle semantic distinction that highlights the urgency of adopting a B2B approach: the next major focus of communication efforts targeting Gen Z.
Jean Arnault (directeur de l’horlogerie Louis Vuitton), Victor Monnin et Alexandre Hazemann
Jean Arnault (Louis Vuitton Watches Director) , Victor Monnin and Alexandre Hazemann
IN DEPTH
OLIVIER MÜLLER
La proximité avant
The ‘who’ before
the ‘what’
À cheval entre le XXe et le XXIe siècle, la Génération Z émet des exigences très claires envers les marques, dont elle se rapproche par l’expérience plus que par le produit. Un ensemble de jeunes d’une remarquable maturité, dont le discours, pourtant très clair, n’est pas toujours bien entendu.
Les sociologues sont des géographes. Ils tracent des limites, dessinent des frontières. Ils y regroupent des populations pour les étudier de plus près, selon leurs affinités, leur couleur politique, leur pouvoir d’achat. Ou leur âge. C’est le cas de la Génération Z, ou Gen Z, regroupée selon le critère des années de naissance de 1997 à 2012, soit des jeunes qui ont aujourd’hui entre 14 et 29 ans. On pourra contester l’arbitraire du bornage et sa dimension réduite, 15 ans. L’argument se tient : une véritable « génération », celle qui sépare des parents de leurs enfants, est de 30 ans en Europe – le double de la Gen Z ! Mais le critère de délimitation de la Gen Z n’est pas biologique. Elle est constituée de jeunes « qui partagent notamment les mêmes référentiels culturels et techniques », précise Marie Le Scao, du Digital Luxury Group (DLG). Comprendre : des valeurs similaires et des moyens communs pour les exprimer. Ces moyens que les marques horlogères doivent maîtriser, et ces valeurs qu’elles doivent représenter pour séduire la Gen Z.
Spanning the 20th and 21st centuries, Gen Z has very clear expectations of brands, with which it connects through experiences rather than product. This is a group of remarkably mature young people whose message is not always fully understood despite its clarity.
Sociologists are geographers. They draw boundaries and mark out borders, regrouping populations within these in order to study them more closely based on their affinities, their political leanings, their purchasing power – or their age. Such is definitely the case with Gen Z, defined by the birth years 1997 to 2012: that is, young people who are now between 14 and 29 years old. One might challenge the arbitrary nature of these boundaries and the narrow 15-year period. Such an argument holds water, since a true “generation” –one separating parents from their children – spans 30 years in Europe, meaning twice that of Gen Z! However, it turns out that the criteria for defining Gen Z are not biological, as it in fact consists of young people “who notably share the same cultural and technological reference points”, explains Marie Le Scao of the Digital Luxury Group (DLG). In other words: similar values and common means of expressing them. These are the means that watch brands must master and the values they must embody if they are to appeal to Gen Z.
Hermès H08 Squelette
TROIS MOTS CLÉS
« Cette séduction a deux faces », poursuit Marie Le Scao. « Il y a d’un côté les marques qui ont une petite production avec des clients captifs. Leur production annuelle est écoulée sans trop de difficulté. Elles n’ont pas vraiment besoin de parler à la Gen Z. De l’autre, celles qui ont une production de volume, ou qui ressentent déjà la nécessité de conquérir leurs futurs clients. Ce sont elles qui se déploient aujourd’hui dans les espaces Gen Z. » Étonnamment, les attentes de la Gen Z envers l’horlogerie se montrent remarquablement construites et, surtout, homogènes. Trois mots-clés traversent son discours : authenticité (de la marque), sincérité (de ses représentations) et proximité (de ses dirigeants et ambassadeurs).
Ce triangle d’or possède sa porte d’entrée. Lorsque l’on a 18 ou 20 ans, la franchir relève essentiellement d’une question de fonds. Ils sont peu abondants à cet âge. Les marques les plus accessibles sont donc les mieux positionnées. « La collab’ Swatch / Omega a été la porte d’entrée principale dans l’univers de l’horlogerie pour de nombreux Gen Z », souligne Loan (né en 2002). L’environnement familial compte aussi. « La tradition, pour les 18 ans, ça reste quand même les bijoux pour les filles et les montres pour les garçons ! », s’amuse Timothée (2003). Une tradition pas si anodine puisqu’elle plante une graine que les réseaux sociaux vont ensuite généreusement arroser.
THREE KEY WORDS
“This appeal has two sides”, continues Marie Le Scao. “On one hand, there are brands with small-scale production and a captive customer base. Their annual output sells out without much difficulty. They don’t really need to speak to Gen Z. On the other hand, there are those with high-volume production, or who already feel the need to win over their future customers. These are the ones expanding into Gen Z spaces today.”
Surprisingly, Gen Z’s expectations regarding watchmaking are remarkably well-defined and above all consistent. Three key words run through their discourse: authenticity (of the brand), sincerity (of its representations) and approachability (of its leaders and ambassadors).
This golden triangle has its gateway. When you’re 18 or 20, crossing it is essentially a matter of funds, which are in short supply at that age. The most accessible brands are therefore the best positioned. “The Swatch/Omega collaboration was the main gateway into the world of watchmaking for many Gen Zers”, notes Loan (born in 2002). Family background matters too. “Tradition, for 18-year-olds, still means jewelry for girls and watches for boys!” jokes Timothée (2003). A tradition that’s not so trivial, since it plants a seed that social media will then generously water.
Lorige BL-Evolution Hyperblack
Rolex Datejust 41
LE ROI INSTA
En première ligne – et de façon quasiment monopolistique – se trouve Instagram. Les contenus qui retiennent l’attention sont ceux qui répondent au triptyque mentionné (authenticité, sincérité, proximité). « J’ai vu une vidéo d’IWC avec un horloger qui avait juste une caméra frontale et assemblait un mouvement, en mode immersif. Pas de montage, pas de musique, rien. Et pourtant, c’était dingue ! Ça a fait des millions de vues », s’enthousiasme Sidoine (2002). Authenticité, proximité.
La sincérité est celle des CEO et ambassadeurs. Ici, la taille modeste des indépendants joue en leur faveur. « J’ai rencontré les gens de Serica, Baltic ou Beaubleu, ça a tout changé, j’ai été très touché par leurs histoires personnelles », poursuit Timothée. « Ça donne du sens au produit ». Tout est dit.
INSTAGRAM REIGNS
At the forefront – and enjoying near-monopoly status – is Instagram. The content that grabs attention is that which meets the three abovementioned criteria (authenticity, sincerity and relatability). “I’ve seen an IWC video featuring a watchmaker who just had a front-facing camera and was assembling a movement, in immersive mode. No editing, no music, nothing – yet it was amazing and got millions of views,” enthuses Sidoine (2002). Authenticity, relatability.
Sincerity is that which is expected from the CEOs and brand ambassadors. Here, the modest size of independent brands works in their favor. “I’ve met the people at Serica, Baltic, and Beaubleu; these encounters changed everything. I was deeply moved by their personal stories”, Timothée continues. “It gives meaning to the product.” That says it all.
Mouvement QP
IWC Schaffhausen
Perpetual calendar movement by IWC Schaffhausen
« La Gen Z consomme son horlogerie avec du recul, de la raison et une remarquable maturité. »
“Representatives of Gen Z approach watchmaking with a sense of perspective, reason and remarkable maturity.”
THE STRENGTH OF THE COLLECTIVE
If brands don’t reach out to them, Gen Z develops its own channels. Such is the case with the Watch Club Business School, which has 6,000 followers on Instagram, 1,000 active members and represents 19 business schools. A powerful tool for students, a godsend for brands that see them as a pool of future high earners, executives… and potential collectors.
Most luxury maisons have reached out to them: Dior, Grand Seiko, IWC, Jaeger-LeCoultre, Panerai, Trilobe and others. In total, 32 activations in 2025, primarily using Instagram and WhatsApp for content sharing. “TikTok still lacks clarity” notes one of the organizers. “The ByteDance issue in the U.S. hasn’t helped matters”, adds Marie Le Scao of DLG.
LA FORCE DU COLLECTIF
Si les marques ne vont pas à elle, la Gen Z développe ses propres canaux. C’est le cas du Watch Club Business School, 6000 followers sur Instagram, 1000 membres actifs et 19 écoles de commerce représentées. Une arme de guerre pour les étudiants, du pain béni pour les marques qui y voient un vivier de futurs hauts revenus, dirigeants... et collectionneurs en puissance.
La plupart des maisons sont venues à leur rencontre : Dior, Grand Seiko, IWC, Jaeger-LeCoultre, Panerai, Trilobe, etc. Au total, 32 activations en 2025, et principalement Instagram et WhatsApp pour le partage de contenus. « TikTok manque encore de clarté », souligne l’un des responsables. « La problématique ByteDance aux ÉtatsUnis n’a pas arrangé les choses », complète Marie Le Scao du DLG.
Max Verstappen, pilote de l’écurie Red Bull, partenaire de TAG Heuer. Max Verstappen, driver for the Red Bull team partnered by TAG Heuer
Omega x Swatch Moonswatch
AUDEMARS PIGUET EN POLE POSITION
Quand le CEO n’est pas physiquement disponible, l’ambassadeur ou la discipline parlent à sa place. La Gen Z cite de multiples exemples : TAG Heuer avec la F1, Ronaldo chez Jacob & Co., Bulgari avec son designer Fabrizio Buonamassa, Rolex avec Alcaraz, etc. L’accueil en boutique est aussi un élément auquel la Gen Z se montre sensible : « Chez Breitling, l’ambiance est très cool et surf », entend-on. Chez Hermès, on loue régulièrement « le côté artisanal et familial, et puis aussi une communication toujours très décalée ».
La Gen Z consomme donc son horlogerie avec du recul, de la raison et une remarquable maturité. Elle se montre particulièrement sensible à certaines marques. Audemars Piguet remporte la palme du « best practice ». « Il y a trois ans, on ne les voyait pas trop », analyse Marie Le Scao, du Digital Luxury Group. « Aujourd’hui, c’est un cas d’école. Entre AP Lab, AP House, activations à la Dubai Watch Week, à Watches and Wonders, partenariat Padel, ils sont partout, accessibles, décalés ». La Gen Z, que l’on présente parfois trop rapidement comme ultra connectée, sait aussi se rendre sur le terrain pour confronter posture numérique et réalité boutique. Dont acte.
AUDEMARS PIGUET LEADS THE WAY
When the CEO isn’t physically available, the brand ambassador or the given discipline speaks on their behalf. Gen Z cites numerous examples: TAG Heuer with F1, Ronaldo at Jacob & Co, Bulgari with its designer Fabrizio Buonamassa, Rolex with Alcaraz, etc. The in-store experience is also something Gen Z values, based on comments such as: “The Breitling vibe is very cool and surf-inspired.” At Hermès, people regularly praise “the artisanal, family-oriented feel, as well as the consistently offbeat communication.”
Representatives of Gen Z (aka Zoomers) therefore approach watchmaking with a sense of perspective, reason and remarkable maturity. They are particularly drawn to certain brands of which Audemars Piguet takes the “best practice” prize. “Three years ago, we didn’t see much of them”, says Marie Le Scao of the Digital Luxury Group. “Today, they’re a textbook example. Between AP Lab, AP House, activations at Dubai Watch Week and Watches and Wonders, along with the Padel partnership, they’re now omnipresent, accessible and offbeat.” Sometimes over-hastily portrayed as hyper-connected, Gen Z also knows how to go out into the field to compare the digital experience with in-store reality. Duly noted.
Audemars Piguet entre dans l’univers du padel. Audemars Piguet enters the world of padel.
Sélections
EDITORS’ PICKS
SYLVIE BERNAUDON
BAUME & MERCIER JOIA
Douceur des lignes, liberté de ton et sens du détail : Joia distille une élégance naturelle et sans contrainte. Dans un format de 28 mm habillé avec soin, les montres-bijoux perpétuent un héritage horloger au féminin, avec une délicatesse assumée.
BAUME & MERCIER JOIA
Soft lines, free-spirited style and attention to detail: Joia exudes natural, effortless elegance. Housed in a carefully crafted 28mm case, these jewelry watches cultivate feminine watchmaking heritage with confident daintiness.
Temps forts Highlights
AUDEMARS PIGUET X SWATCH ROYAL POP
Inspirée du Pop Art, la collection Royal Pop réinterprète la Royal Oak d’Audemars Piguet à travers huit montres de poche en biocéramique co-signées AP et Swatch. Ces créations, qui misent sur un porté libre et ludique, sont animées par le mouvement mécanique à remontage manuel SISTEM51.
AUDEMARS PIGUET X SWATCH ROYAL POP
Inspired by Pop Art, the Royal Pop collection reinterprets Audemars Piguet’s Royal Oak through eight bioceramic pocket watches co-branded by AP and Swatch. These creations are designed to be worn in a free-spirited, playful way, powered by the mechanical SISTEM51 handwound movement.
TISSOT VISODATE
Soixante-dix ans après sa naissance, Tissot restitue la Visodate avec des proportions affinées, des cadrans épurés et une esthétique des années 1950 subtilement actualisée. Elle bat au rythme du calibre Powermatic 80.
TISSOT VISODATE
Seventy years after its debut, Tissot revives the Visodate with refined proportions, pure dials and a subtly updated 1950s aesthetic. It is driven by the Powermatic Caliber 80.
HAMILTON KHAKI FIELD KING
Héritière d’un solide passé militaire, la Khaki Field King se réinvente dans une version plus épurée, à la lisibilité renforcée, et accueille un mouvement automatique qui offre 80 heures de réserve de marche.
HAMILTON KHAKI FIELD KING
Building on a strong military heritage, the Khaki Field King has been redesigned as a more streamlined version featuring enhanced legibility and an automatic movement with an 80-hour power reserve.
FURLAN MARRI MECHAQUARTZ METEORITE
Animée par un mouvement Seiko VK64, la Mechaquartz Meteorite se distingue avant tout par un cadran en météorite Muonionalusta et des finitions soignées qui rappellent les chronographes des années 1940-1950.
FURLAN MARRI MECHAQUARTZ METEORITE
Powered by a Seiko VK64 movement, the Mechaquartz Meteorite is notably distinguished by its Muonionalusta meteorite dial and meticulous finishes evoking chronographs from the 1940s and 1950s.
TAG HEUER FORMULA 1 (38 MM)
Portée par des teintes pastel inédites chez TAG Heuer, cette déclinaison en 38 mm au design coloré accueille la technologie Solargraph qui permet d’alimenter le mouvement en énergie grâce à la lumière.
TAG HEUER FORMULA 1 (38MM)
Featuring pastel shades never before seen at TAG Heuer, this colorful 38mm model incorporates Solargraph technology harnessing light to power the movement.
CARTIER SANTOS-DUMONT
La nouvelle Santos-Dumont de Cartier revisite l’icône de 1904 à travers une interprétation en platine. Animée par un mouvement mécanique Manufacture, elle se distingue par son cadran épuré et son élégant bracelet métallique intégré.
CARTIER SANTOS-DUMONT
Cartier’s new Santos-Dumont revisits the 1904 icon through a platinum interpretation. Driven by a Manufacture mechanical movement, it stands out with its clean-cut dial and chic integrated metal bracelet.
BRISTON CLUBMASTER LEGEND DIVER
Avec les deux nouvelles Clubmaster Legend Diver, Briston revisite l’esthétique des montres de plongée à travers des modèles au caractère vintage et sportif. Cadrans texturés, détails luminescents et mouvements automatiques japonais se conjuguent dans des créations à l’allure à la fois technique et élégante.
BRISTON CLUBMASTER LEGEND DIVER
With the two new Clubmaster Legend Diver models, Briston reimagines dive watch aesthetics through sporty vintage designs. Textured dials meet luminescent details and Japanese automatic movements in these technical yet elegant creations.
LORIGE
BL-ENDURANCE EVOLUTION « BLEU ASPHALTE – GOLD EDITION » Or rose 5N, titane, carbone issu de plaquettes de frein : la BL-Evolution « Bleu Asphalte – Gold Edition » transpose l’univers de l’endurance automobile dans une version ultra limitée où l’inspiration motorsport se glisse jusque dans le choix des matériaux.
LORIGE
BL-ENDURANCE EVOLUTION “ASPHALT BLUE – GOLD EDITION” 5N rose gold, titanium, carbon derived from brake pads: the BL-Evolution “Asphalt Blue – Gold Edition” brings the world of endurance racing to life in an ultra-limited edition where motorsport inspiration extends to the choice of materials.
HUBLOT BIG BANG RELOADED
Hublot dévoile une interprétation ajourée de la Big Bang de 2005. Plus expressive, plus audacieuse, la Big Bang Reloaded met le calibre Unico en scène pour mieux révéler l’architecture du chronographe flyback. Côté habillage, la marque opte pour ses matériaux signature.
HUBLOT BIG BANG RELOADED
Hublot unveils a skeletonized interpretation of the 2005 Big Bang. More expressive and daring than ever, the Big Bang Reloaded showcases the Unico caliber to highlight the architecture of the flyback chronograph, framed by a case featuring the brand’s signature materials.
Dossier
CAPUCINE DELAUNAY & MARGOT CANFEURE
L’AMOUR, GROUPE EXTREME
GEN Z
La Nouvelle Culture de l’horlogerie de luxe
Une enquête de l’agence l’amour
The emerging culture of luxury watchmaking
A study by the l’amour agency
À PROPOS DE CETTE ÉTUDE, MENÉE PAR L’AGENCE L’AMOUR DU GROUPE EXTREME
Au cours de la dernière décennie, l’amour, agence de communication luxe du groupe Extreme, a accompagné des marques sur l’ensemble du spectre de l’horlogerie, des maisons accessibles aux manufactures les plus prestigieuses. Au fil de ces expériences, un constat s’impose : le secteur reste largement centré sur la marque et le marché, au détriment d’une compréhension fine des publics. Or, aujourd’hui, les jeunes générations s’affirment comme déterminantes pour l’avenir de la catégorie. Encore peu étudiées, elles redéfinissent pourtant en profondeur les codes et les usages. C’est dans ce contexte qu’est née « La Nouvelle Culture de l’horlogerie de luxe », une étude socioculturelle internationale menée par l’amour auprès de jeunes acheteurs, afin d’éclairer les attentes des nouvelles audiences et les mutations à l’œuvre. Basée sur des entretiens qualitatifs avec des collectionneurs, âgés de 20 à 30 ans, sur l’analyse de contenus issus des communautés ainsi que sur des échanges avec des acteurs clés de l’écosystème des collectionneurs, elle propose une lecture culturelle du secteur et de ses dynamiques.
ABOUT THIS STUDY, CONDUCTED BY THE EXTREME GROUP’S L’AMOUR
AGENCY
Over the past decade, l’amour – the Extreme Group’s luxury communications agency – has supported brands across the entire watchmaking spectrum, from accessible names to the most prestigious Manufactures. Across these various experiences, one observation stands out: the sector remains largely focused on the brand and the market, at the expense of a more nuanced understanding of its audiences. Nonetheless, younger generations are currently emerging as key to the category’s future. Although still largely unexplored, they are profoundly redefining the codes and customs of the industry. It is this context that has given rise to “The Emerging Culture of Luxury Watchmaking”: an international socio-cultural study conducted by l’amour among young buyers to shed light on new audiences’ expectations and the changes underway. Based on highquality interviews with collectors – men and women aged 25 to 30 – analysis of content from online communities, as well as discussions with key players in the collector ecosystem, the study offers a cultural interpretation of the sector and its dynamics.
« Une montre permet aussi d’exprimer sa personnalité, sa sensibilité esthétique. Tu la choisis pour ce qu’elle dit de toi. »
“A watch also enables you to express your personality, your aesthetic sensibility. You choose a model for what it says about you.“
Durant des décennies, la montre de luxe a reposé sur une double dimension : une fonction utilitaire, donner l’heure, et une fonction symbolique, celle d’exprimer un statut, un goût ou une forme de réussite. L’utilité justifiait l’objet. Le symbole lui donnait sa valeur.
Aujourd’hui, cet équilibre bascule. L’heure est partout. Sur nos téléphones, nos ordinateurs, nos voitures. La fonction première de la montre s’efface, jusqu’à devenir presque accessoire. Acheter une montre, à fortiori une montre de luxe, ne répond plus à un besoin. C’est un acte intentionnel. Selon Louis, 24 ans (France) : « Porter une montre n’a plus rien d’anodin. En 2025, c’est un pur choix de style. »
Pour les nouvelles générations, et en particulier pour celles qui entrent aujourd’hui dans l’horlogerie, la question ne se pose même plus. Si l’on porte une montre, c’est pour ce qu’elle dit : geste esthétique, message intime ou signal social, la montre devient un objet chargé de sens, d’intention, de projection. Un objet qui engage, non pas parce qu’il est nécessaire, mais précisément parce qu’il ne l’est plus.
Il en résulte une transformation du regard sur la montre, au niveau de l’esthétique, du désir qu’elle suscite, de la valeur qu’on lui accorde et du rapport à l’autorité.
For decades, the luxury watch has rested on a dual dimension: a utilitarian function of telling time and a symbolic function that involves expressing status, taste or a form of success. Utility justified the object. The symbol endowed it with value.
This balance is shifting. We can tell the time everywhere: on our phones, our computers, our cars. The watch’s primary function is fading into the background, to the point of becoming almost incidental. Buying a watch – let alone a luxury watch – no longer fulfills a need. It is a deliberate act. According to Louis, 24 (France): “Wearing a watch is no longer a trivial matter. By 2025, it will be purely a matter of style.”
For the younger generations and especially for those entering the world of watchmaking today, the question doesn’t even arise. Wearing a watch is about what it conveys: an aesthetic gesture, an intimate message, or a social signal: the watch becomes an object imbued with meaning, intention and projection. An object that engages, not because it is necessary, but precisely because it is no longer so.
This results in a transformation of how we view a watch – in terms of its design, the desire it inspires, the value we ascribe to it and its relationship to authority.
Un nouveau rapport à l’esthétique
L’esthétique en horlogerie est aujourd’hui encore un langage d’initié que l’on apprécie pleinement par la connaissance, soit parce qu’il est intrinsèquement lié à la technique, soit parce qu’il est l’héritage d’une tradition. On apprend à regarder à mesure que l’on apprend à comprendre.
LA PREMIÈRE IMPRESSION
Chez les nouvelles générations, le mouvement s’inverse. Le regard vient souvent d’abord. La rencontre avec une montre passe par une impression immédiate : une silhouette, une proportion, une présence au poignet, un aperçu dans une série, dans la rue, sur un fil Instagram. Le cadran, la lumière et l’équilibre général d’une pièce s’imposent avant même que l’on en décrypte les spécificités. Ce n’est pas un appauvrissement du regard, mais une autre manière de l’activer, plus directe, plus sensible. La montre s’inscrit de plus en plus dans une logique de style. Elle signe une tenue, une attitude, une allure, elle devient un « fashion statement » que l’on partage et que l’on commente au sein de communautés où l’image circule en continu.
A new relationship with aesthetics
Watch design remains an insider’s language, fully appreciated through knowledge: either because it is intrinsically linked to technique or because it is the legacy of a tradition. We learn to look as we learn to understand.
FIRST IMPRESSIONS
The trend is being reversed among younger generations, as the visual impression often comes first. Encountering a watch begins with an immediate reaction: a silhouette, a proportion, its presence on the wrist, a glimpse in a collection, on the street, or on an Instagram feed. The dial, the light and the overall balance of a timepiece assert themselves even before one has a chance to analyze its specific details. This does not imply a poorer visual appraisal, but rather another more direct, more sensitive way of looking at watches. The watch is increasingly part of a style narrative. It defines an outfit, an attitude, a look; it becomes a “fashion statement” that is shared and discussed within communities where images circulate constantly.
Mais, au-delà de la mise en scène sociale, les échanges avec les collectionneurs révèlent une dimension plus intime, tout aussi structurante. La montre de luxe s’affirme de plus en plus comme un message personnel, un reflet de soi, un véritable terrain d’expression. En témoigne Hugo, 25 ans (France), pour qui « elle permet aussi d’exprimer sa personnalité, sa sensibilité esthétique. Tu choisis une pièce pour ce qu’elle dit de toi. » Pour Luca, 26 ans (Italie), « elle en dit long sur toi… est-ce que t’es plus ou moins original, plus ou moins mature ? Est-ce que tu respectes tous les codes, ou pas ? »
THE WATCH AS A VISUAL LANGUAGE
Above and beyond social performance, conversations with collectors reveal a more personal, equally formative dimension. The luxury watch is increasingly defining itself as a personal message, a reflection of the self, a true canvas for expression. Take Hugo, 25 (France), for whom “it also enables you to express your personality, your aesthetic sensibility. You choose a model for what it says about you.”
« Elle en dit long sur toi… est-ce que t’es plus ou moins original, plus ou moins mature ? Est-ce que tu respectes tous les codes, ou pas ? »
“ It says a lot about you, such as your degree of originality and maturity. Do you follow all the codes or not?”
C’est précisément dans cet entre-deux, entre exposition et introspection, que se joue l’évolution du regard. Les règles du « wristcheck », observées sur les forums et réseaux sociaux, en sont une illustration concrète. Là où elle était autrefois isolée et parfaitement mise en scène, la montre s’inscrit désormais dans un contexte : une table de café, un bureau, un paysage. L’image ne cherche plus à impressionner, mais à situer : prise sur le vif, lumière naturelle, légères imperfections. Une esthétique plus spontanée, presque documentaire, s’impose. La valeur tient davantage à la justesse de la scène et à son inscription dans le réel qu’à celle de l’objet lui-même.
According to Luca, 26 (Italy), “it says a lot about you, such as your degree of originality and maturity. Do you follow all the codes or not?”
It is precisely in this intermediate space between display and introspection that the evolution in visual appraisal plays out. Witness the “wristcheck” rules observed on forums and social media. Whereas it was once isolated and perfectly staged, the watch is now part of a context: a coffee table, a desk, a landscape. The image no longer seeks to impress, but to situate: candid shots, natural light, slight imperfections. A more spontaneous, almost documentary aesthetic takes hold. The value lies more in the authenticity of the scene and its connection to reality than in the object itself.
Le rapport plus libre ouvre un nouvel espace d’appropriation. Un même modèle peut exprimer des choses très différentes selon la manière dont il est porté, associé, contextualisé, parfois très loin des intentions initiales de la marque ou des conventions horlogères. Confrontée au quotidien ou mêlée à des références issues de la pop culture, la montre devient un objet vivant, capable de circuler entre différents registres.
Dans cette dynamique, une notion longtemps implicite émerge plus clairement : celle de la montre comme bijou. Une affirmation corroborée par des déclarations comme « Il faut que j’aie l’impression d’être plus beau quand je porte ma montre que quand je ne l’ai pas. Comme quand ma femme met des boucles d’oreilles » (Thomas, 26 ans, Polynésie française) et « Pour moi, c’est vraiment le seul bijou masculin (…). Le seul objet qui permet à l’homme de faire ça... » (Luca).
Assumer la dimension ornementale marque un changement de regard. L’objet quitte en partie le registre de la preuve technique pour entrer dans celui du style, du corps, de la silhouette.
Ce déplacement ouvre le champ des possibles. Sous l’impulsion des jeunes générations, les codes de genre, historiquement très marqués en horlogerie, s’assouplissent. Les tailles, les formes, les finitions circulent plus librement. Porter un diamètre réduit, une pièce sertie, un modèle perçu comme plus « féminin » ne relève plus nécessairement de la transgression. Cela peut devenir un choix esthétique, une variation, une manière d’explorer d’autres registres, comme le constate Raphaël A. : « Aujourd’hui, je connais des femmes qui portent un boîtier de 42 mm. À l’inverse, je connais des hommes qui portent des montres Baignoire, des toutes petites montres hyper féminines en or, parfois avec des diamants. Et pourquoi pas ? »
Les codes deviennent des ressources dans lesquelles puiser, plutôt que des cadres à respecter. Dans ce contexte, le goût se redéfinit. Il ne se mesure plus seulement à la capacité à reconnaître des références ou à respecter des standards. Il s’exprime dans la cohérence d’un ensemble, dans la manière dont une pièce s’inscrit dans une identité.
Cartier Baignoire Clous de Paris sertie
Diamond-studded Cartier Baignoire
Clous de Paris model
FREE-SPIRITED USE
This more liberated relationship opens up fresh scope for personalization. A single model can convey very different meanings depending on how it is worn, paired or contextualized – sometimes straying far from the brands’ original intentions or watch industry conventions. Whether encountered in everyday life or blended with pop culture references, the watch becomes a living object, capable of switching between different registers.
Within this context, a concept that has long been implicit is becoming clearer: that of the watch as a piece of jewelry. This view is supported by statements such as, “I need to feel more handsome when I’m wearing my watch than when I’m not. Like when my wife wears earrings” (Thomas, 26, French Polynesia) or “For me, it’s really the only piece of men’s jewelry (…). The only object that allows a man to do that...” (Luca).
Embracing the ornamental aspect marks a shift in perspective. The object moves partly away from the realm of technical functionality and into that of style, the body and the figure.
This shift opens up a world of possibilities. Driven by younger generations, gender codes that have historically been very rigid in watchmaking are becoming more flexible. Sizes, shapes and finishes circulate more freely. Wearing a smaller diameter, a gemset timepiece, or a model perceived as more “feminine”, is no longer necessarily transgressive. It can become an aesthetic choice, a variation, a way to explore other registers, as Raphaël A. observes: “Today, I know women who wear a 42mm case. Conversely, I know men who wear Baignoire watches: tiny, hyper-feminine gold watches, sometimes set with diamonds. And why not?”
Conventions are becoming resources to leverage, rather than restrictive frameworks. Within this context, taste is being redefined. It is no longer measured solely by the ability to recognize references or adhere to standards. It is expressed through overall coherence, in the way a timepiece fits into an identity.
Pendant longtemps, la culture horlogère s’est construite autour d’un socle clair : la passion. Une passion exigeante, technique, souvent nourrie de savoir, de transmission, de codes implicites. Entrer dans cet univers supposait d’apprendre, de comprendre, de se former. Il fallait, d’une certaine manière, mériter sa place.
LE TRIOMPHE DU PLAISIR
Ce modèle est en train de basculer. Chez les nouvelles générations, un autre mot s’impose : le plaisir. Un plaisir plus immédiat, plus personnel, plus libre aussi, que l’on s’autorise sans forcément passer par toutes les étapes de légitimation traditionnelles. On ne collectionne plus seulement pour maîtriser un sujet. On collectionne parce que l’on aime, ou tout simplement parce que l’on en a envie à un certain moment de sa vie. « C’est ça l’horlogerie, c’est le plaisir (…) on se fait plaisir et c’est drôle », précise Luca.
Ce glissement change profondément la tonalité de la culture. L’horlogerie reste une passion, mais elle se vit de manière moins doctrinale, moins verticale. Les prises de parole se multiplient, les opinions s’expriment, parfois à chaud, parfois à contre-courant. Les forums et les réseaux sociaux deviennent des espaces où l’on partage, débat, affirme ses goûts sans forcément chercher à cocher toutes les cases de la légitimité. Le plaisir devient une valeur centrale. Un filtre à travers lequel les choix se font, se discutent, se revendiquent. Il remet chacun sur un pied d’égalité : peu importe le niveau d’expertise, le prix de la montre ou la profondeur de la collection, ce qui compte, c’est ce que l’on ressent.
Mais le mouvement d’ouverture ne signifie pas pour autant que tout se vaut. Car, dans cet univers, la question de la légitimité ne disparaît jamais complètement. Elle change simplement de nature. Le plaisir, pour être pleinement accepté, ne doit pas être entaché par ce que la communauté perçoit comme des dérives : le snobisme, la démonstration de richesse, la spéculation pure, ou encore le conformisme. En témoignent des déclarations comme « Je déteste le snobisme (…). S’il n’a que des montres à 200 balles, on s’en fiche. S’il a la passion, ça prime » (Alexandre, 23 ans, France) et « Ce n’est pas parce que demain on a une Rolex qu’on est au-dessus d’un mec qui a une Swatch » (Hugo).
A new relationship with desire
For a long time, watchmaking culture was built on a clear foundation: passion. A demanding, technical passion, often fueled by knowledge, tradition and implicit codes. Entering this world required learning, understanding and training. In a way, everyone had to earn their own place.
THE TRIUMPH OF PLEASURE
This model is shifting. Among the younger generations, another word is taking center stage: pleasure. A pleasure that is more immediate, more personal and also freer: one to which we treat ourselves without necessarily going through all the traditional steps of approval. We no longer collect simply to master a subject. We collect for the love of it or simply because we feel like it at a certain point in our lives. “That’s what watchmaking is all about: pleasure (…) we treat ourselves, and it’s fun”, explains Luca.
Dans ce contexte, une nouvelle forme d’équilibre émerge. Le plaisir reste au cœur, mais il s’accompagne d’une exigence plus discrète : celle du discernement. Faire le bon choix, pour les bonnes raisons. Trouver une forme de cohérence entre ce que l’on aime, ce que l’on achète et ce que cela dit de soi. C’est ce que l’on pourrait appeler un plaisir éclairé : un plaisir qui ne renonce pas à l’émotion, mais qui
This shift profoundly changes the tone of the culture. While watchmaking remains a passion, it is experienced in a less dogmatic, less hierarchical way. Voices are multiplying, opinions are being expressed – sometimes in the heat of the moment, sometimes running against the tide. Forums and social media are becoming spaces where people share, debate and proclaim their tastes without necessarily trying to tick all the boxes of legitimacy. Pleasure becomes a central value. A filter through which choices are made, discussed and affirmed. It puts everyone on an equal footing: regardless of the level of expertise, the price of the watch or the depth of the collection, what matters is how it makes you feel.
However, this trend toward openness does not mean that everything is of equal value, as within this world, the question of legitimacy never completely disappears; it simply takes on a different form. For pleasure to be fully accepted, it must not be tainted by what the community perceives as excesses: snobbery, the display of wealth, pure speculation or even conformism. This is evidenced by statements such as “I hate snobbery (…). If he only has watches that cost 200 bucks, who cares? If he has the passion, that’s what matters” (Alexandre, 23, France) or “Just because we have a Rolex tomorrow doesn’t mean we’re better than a guy who has a Swatch” (Hugo).
A new form of balance is emerging within this context. While pleasure remains the core, it is accompanied by a more subtle requirement: that of discernment. Making the right choice, for the right reasons. Finding a form of coherence between what one loves, what one buys and what that says about oneself. This is what one might call enlightened pleasure: a pleasure that does not renounce emotion, yet refuses to be naive. A pleasure that seeks to justify itself,
Dans l’horlogerie de luxe, la valeur a pendant longtemps relevé d’une équation relativement stable. Le prix venait consacrer un ensemble : une technicité, une histoire, une rareté. Dépenser beaucoup n’était pas seulement accepté, c’était attendu. C’était même la preuve que l’objet était à sa place. Cette logique n’a pas disparu, mais elle ne suffit plus à elle seule à rendre le désir légitime. Car ce qui change aujourd’hui, ce n’est pas tant la capacité à dépenser que la manière de vivre cette dépense.
UNE QUESTION DE SENS
Les nouvelles générations n’entretiennent pas un rapport distant à l’argent. Elles ne rejettent pas la notion d’investissement, hiérarchisant leurs acquisitions en fonction de leur potentiel. Elles ne cherchent pas à invisibiliser leur pouvoir d’achat. Une montre peut être chère, visible, identifiable, cela ne pose pas de problème en soi. Au contraire, la dimension de signal social reste bien présente. Posséder certaines pièces, certaines références, continue de produire un effet et d’inscrire celui qui les porte dans un espace social donné. Mais ce signal ne peut plus être vide. Il doit s’ancrer dans une forme de cohérence, presque de justesse. Non pas seulement « est-ce que je peux me l’offrir ? » mais « est-ce que cela a du sens pour moi de l’acheter ? » Thomas précise : « Qu’une montre coûte cher parce qu’elle est complète (…), je comprends. Mais la payer cher parce que c’est Federer qui la porte (…), ça m’intéresse beaucoup moins. »
La nuance est essentielle. Elle ne remet pas en cause la performance sociale du luxe, elle la redéfinit. Réussir, et montrer que l’on a réussi, porter des objets qui représentent cette réussite : tout cela reste désirable, et même admiré. Mais à condition que cette performance ne soit pas perçue comme gratuite. Elle doit être adossée à quelque chose : un choix, une connaissance, un parcours, une intention.
A new relationship with value
In luxury watchmaking, value has long been part of a relatively stable equation. The price served to validate a whole: technical expertise, history and rarity. Spending a lot was not just accepted – it was expected, even proving that the object was in its rightful place. While this logic has not disappeared, it is no longer enough on its own to legitimize desire, as what is currently changing is not so much the ability to spend as the way we experience that spending.
A QUESTION OF MEANING
The younger generations do not maintain a distant relationship with money. They do not reject the notion of investment, prioritizing their purchases based on their potential. They do not seek to hide their purchasing power. A watch can be expensive, visible and recognizable: that is not a problem in itself. On the contrary, the symbolic dimension remains very much present. Owning certain timepieces, certain models, continues to make an impression and places the wearer within a specific social sphere. But this symbol can no longer be empty. It must be rooted in a sense of coherence, almost of appropriateness. It’s not just “Can I afford it?” but “Does it make sense for me to buy it?” As Thomas explains: “I can understand that a watch should be expensive because it’s a comprehensive model (…), but I’m far less interested in paying a high price just because Federer wears it.”
The nuance is essential. It does not call into question the social significance of luxury but instead redefines it. Being successful, demonstrating that one has succeeded and wearing items that symbolize that success all remain desirable – and even admired –but only providing that this performance is not perceived as gratuitous. It must be grounded in something: a choice, knowledge, a journey, or an intention
C’est là que se joue une forme de tension intérieure, particulièrement visible dans le parcours d’acquisition, entre deux logiques : celle du désir, immédiate, émotionnelle, et celle du discernement, plus lente, plus réfléchie. C’est dans cette double dynamique que réside notamment le plaisir de la chasse : en combinant tactique et vibration, elle installe une logique de quête qui accompagne l’acheteur durant des mois, voire des années. Luca évoque un « moment de bande dessinée où tu as ton petit ange et ton petit diablotin qui te susurrent à l’oreille. L’un “bon vas-y, fais-toi plaisir, tu as bien le droit”, et l’autre “c’est complètement fou, (…) tu pourrais mettre de l’argent de côté” ». Ce moment structure en profondeur le rapport à l’objet. Il oblige à arbitrer, à justifier, à mettre en cohérence. De cette tension émerge ce que l’on pourrait appeler un « plaisir intelligent » : un plaisir qui ne renonce ni à l’intensité de l’envie, ni à la nécessité de se sentir aligné avec son choix. C’est pourquoi, chez les jeunes générations, valeur d’investissement et valeur personnelle sont souvent entremêlées, non pas dans une logique de cynisme, mais pour s’assurer de faire un choix éclairé. « Tu ne peux pas t’empêcher d’être satisfait, de te dire que tu as intelligemment acheté tes montres », précise Luca. Ce que recherchent les nouvelles générations, ce n’est ni un luxe discret, ni un luxe ostentatoire. C’est un luxe qui peut se montrer, à condition d’être justifiable.
«Qu’une montre coûte cher parce qu’elle est complète, je comprends. Mais la payer cher parce que c’est Federer qui la porte, ça m’intéresse beaucoup moins. »
“I can understand that a watch should be expensive because it’s a comprehensive model, but I’m far less interested in paying a high price just because Federer wears it.”
MAKING THE RIGHT CHOICE
This is where a form of inner tension plays out: between the two logics of desire that is immediate and emotional and that of discernment which is slower and more thoughtful. The pleasure of the hunt lies in this dual dynamic: by combining strategy and excitement, it establishes a quest-like logic that accompanies the buyer for months, even years. Luca describes it as a “comic-book moment where you have your little angel and your little devil whispering in your ear. One says, ‘Go on, treat yourself, you’ve earned it’ and the other warns: ‘That’s completely crazy, (…) you could be saving that money.’” This moment profoundly shapes the relationship with the object. It forces us to make a decision, to justify it, to make it coherent. From this tension emerges what we might call “intelligent pleasure”: a pleasure that does not sacrifice either the intensity of desire or the need to feel aligned with one’s choice. This is why, among younger generations, investment value and personal value are often intertwined – not out of cynicism, but to ensure an informed choice. “You can’t help but feel satisfied, telling yourself that you’ve made a smart purchase with your watches”, Luca explains. What the new generations are seeking is neither discreet luxury nor ostentatious luxury. It is one that can be displayed, provided it is justifiable.
Un nouveau rapport à l’autorité
L’horlogerie de luxe s’est construite sur un principe simple : l’autorité. Autorité des maisons, d’abord, dont l’histoire, le savoir-faire et la maîtrise technique structurent l’ensemble du récit. Autorité des experts, ensuite, garants des codes, capables de dire ce qui compte et ce qui ne compte pas. Autorité des circuits traditionnels, enfin, boutiques, presse spécialisée et réseaux d’initiés qui organisent l’accès à la culture.
REPRENDRE LA MAIN
Aujourd’hui, un autre système s’est développé, plus diffus, plus horizontal et souvent plus accessible. Un système dans lequel la connaissance ne se transmet plus uniquement du haut vers le bas, mais circule entre individus, et par des voies non « sacralisées ». Forums, chaînes Youtube, réseaux sociaux, groupes privés : autant d’espaces où l’on apprend, compare, affine son regard. « Pour la première fois, au lieu d’être un pur lecteur, j’ai posté, j’ai réfléchi, j’ai cherché l’avis d’autres passionnés. C’est intéressant, on m’a poussé d’autres options que je n’avais pas en tête », déclare Nicolas, 26 ans (Suisse).
Les nouvelles voix introduisent une médiation. L’individu ne reçoit plus le discours de la marque comme une vérité absolue. Il le confronte, le met en perspective, le filtre à travers d’autres expériences, d’autres avis, d’autres récits, mais aussi à travers sa propre expérience et sa sensibilité. Selon William, 26 ans (France), « ce que véhicule la marque, ce n’est pas forcément ce que la marque veut véhiculer, mais ce que moi je ressens de ce que transmet la marque ». La légitimité ne repose plus uniquement sur le statut de celui qui s’exprime, mais aussi et surtout sur sa capacité à entrer en résonance avec le réel. Pour les jeunes générations, c’est souvent dans l’expérience que cette mise à l’épreuve se joue. Ce qui fait autorité, c’est plus que jamais le produit, sa qualité, son histoire, sa cohérence, sa capacité à tenir ses promesses. Sans oublier le retail qui, pour ces générations friandes d’expérience et particulièrement exigeantes, devient un moment de vérité. « Pour moi, c’est le signe que j’existe en tant qu’individu », déclare Louis. L’expérience en boutique fait partie intégrante de la valeur perçue. Les échanges avec les collectionneurs et au sein des communautés montrent à quel point elle peut renforcer la légitimité de la marque ou, au contraire, la fragiliser.
A new relationship with authority
Luxury watchmaking has been built on a simple principle: authority. First, the authority of the maisons, whose history, expertise and technical mastery shape the entire narrative. Secondly, the authority of the experts: custodians of the codes and capable of determining what does and does not matter. Finally, the authority of traditional channels – meaning boutiques, specialized press and insider networks –that organize access to the culture.
TAKING BACK CONTROL
Today, a different system has emerged: one that is more widespread, more horizontal and often more accessible. It is a system in which knowledge is no longer passed on solely from the top down, instead circulating among individuals through channels that are not “sacrosanct.” Forums, YouTube channels, social media and private groups: these are all spaces where people learn, compare and refine their perspectives. “For the first time, instead of just being a reader, I posted, reflected and sought the opinions of other enthusiasts. It’s interesting, as people suggested other options I hadn’t considered”, says Nicolas, 26 (Switzerland).
These new voices introduce a form of mediation. The individual no longer accepts the brand’s message as absolute truth. Instead, they challenge it, put it into perspective and filter it through other experiences, opinions and narratives – as well as through their own experience and sensibility. According to William, 26 (France), “what the brand conveys isn’t necessarily what the brand intends to convey, but what I personally feel the brand is communicating.” Legitimacy no longer rests solely on the status of the speaker, but also and above all on their ability to resonate with reality. For younger generations, this test is often played out through experience.
What carries authority, more than ever, is the product itself in terms of its quality, its history, its consistency and its ability to deliver on its promises. Not to mention retail, which, for these experience-hungry and particularly demanding generations, has become a moment of truth. “For me, it’s a sign that I exist as an individual”, says Louis. The in-store experience is an integral part of perceived value. Interactions with collectors and within communities show just how much it can reinforce a brand’s legitimacy or, conversely, undermine it.
CONTOURNER LE CADRE
Or, lorsque la promesse n’est pas tenue, les nouvelles générations, malgré leur attachement à l’expérience physique et aux marques iconiques, n’hésitent pas à contourner. En témoignent les propos de William, « Moi, je ne fais pas la queue, donc soit vous avez la montre qui me plaît maintenant et je peux l’acheter, très bien, je la prends. Sinon ce n’est pas grave », et de Simon, 28 ans (France), « Aujourd’hui, je n’achète plus rien de moderne. Parce qu’il faut que je fasse des pieds et des mains pour avoir une pièce en boutique. Et je trouve ça trop lourd en énergie. Je ne viens pas acheter un paquet de pâtes en fait. » Marché secondaire, revendeurs, indépendants, microbrands : autant d’alternatives qui permettent de reprendre la main et de sortir d’une relation perçue comme trop asymétrique.
Ce mouvement ne doit pas pour autant être interprété comme un rejet de l’autorité. Pour les jeunes générations, l’horlogerie reste un univers de références, de hiérarchies, de figures fortes. Ce que l’étude met en lumière, c’est que ces repères ne s’imposent plus de manière unilatérale. Ils sont discutés, appropriés et parfois contournés.
THINKING OUTSIDE THE BOX
Nonetheless, when that particular promise isn’t kept, younger generations – despite their attachment to the in-store experience and iconic brands – don’t hesitate to find workarounds. as William puts it: “I don’t wait in line, so if you have the watch I like right now and I can buy it, great, I’ll take it. Otherwise, it’s no big deal.” Likewise, Simon 28 (France) explains: “These days, I don’t buy anything modern anymore, because I have to jump through hoops to acquire a timepiece in a store and I find that too much of a hassle. I’m not here to buy a package of pasta, after all.” The pre-owned market, resellers, independent dealers and microbrands: all these alternatives enable buyers to take back control and break free from a relationship perceived as too lopsided.
« Un système dans lequel la connaissance ne se transmet plus uniquement du haut vers le bas, mais circule entre individus par des voies non “sacralisées”. »
“It is a system in which knowledge is no longer passed on solely from the top down, instead circulating among individuals through channels that are not ‘sacrosanct’.»
Ce qui se dessine, au fond, c’est une transformation du lien entre les marques et leurs publics. Il devient moins vertical, plus relationnel, voire même conversationnel.
Les marques doivent désormais convaincre en continu, non seulement par ce qu’elles disent, mais par ce qu’elles font vivre. Elles doivent accepter de partager le pouvoir et le laisser circuler.
This trend should not however be interpreted as a rejection of authority. For younger generations, watchmaking remains a world of references, hierarchies and strong figures. What the study highlights is that these benchmarks are no longer unilaterally imposed but are instead discussed, appropriated and sometimes circumvented.
Basically, what is emerging is a transformation of the relationship between brands and their audiences, which is becoming less vertical, more relational and even conversational. Brands must now constantly convince, not only through what they say, but through the experiences they create. They must be willing to share power and let it flow.
Audemars Piguet x Swatch Royal Pop
« L’objet n’est plus seulement regardé pour ce qu’il est, mais pour ce qu’il permet d’exprimer. »
Vers un luxe plus exigeant
Au fil de ces transformations, une évidence s’impose : les nouvelles générations ne rejettent ni la montre, ni le luxe. Elles en redéfinissent les conditions d’adhésion. L’objet n’a pas perdu de sa valeur, mais il a perdu son évidence. Lorsque plus rien n’impose de porter une montre, chaque choix devient plus engageant et chaque dimension de l’objet se trouve mise à l’épreuve.
Sur le plan esthétique, la montre ne peut plus se contenter de rejouer des codes hérités. Elle doit fonctionner comme un langage, capable de dialoguer avec des identités multiples, des styles variés, des usages plus libres. L’objet n’est plus seulement regardé pour ce qu’il est, mais pour ce qu’il permet d’exprimer.
“The object is no longer viewed merely for what it is, but instead for what it allows one to express.”
Towards a more demanding form of luxury
As these transformations unfold, one thing becomes clear: the new generations are not rejecting either watches or luxury. They are redefining the conditions for embracing them. The object has not lost its value, but rather its self-evident nature. When nothing compels one to wear a watch, every choice becomes more significant and every aspect of the object is put to the test.
Aesthetically, a watch can no longer simply re-enact inherited codes. It must function as a language, capable of engaging with multiple identities, varied styles and freer uses. The object is no longer viewed merely for what it is, but instead for what it allows one to express.
Dans le même temps, le rapport au désir évolue. Le plaisir s’affirme comme moteur central, mais il s’accompagne aussi d’une exigence de cohérence. Ce que l’on choisit doit avoir du sens, dans l’instant comme dans la durée, et d’abord à ses propres yeux.
La question de la valeur suit le mouvement. Dépenser, montrer, accéder à des objets désirables reste pleinement accepté. Mais cette dimension de signal social ne peut plus être dissociée d’une forme de justesse. La valeur ne repose plus uniquement sur le prix ou la rareté, mais sur la capacité de l’objet à tenir, à la fois socialement et personnellement.
Enfin, le rapport à l’autorité se transforme. Les maisons continuent de représenter des repères forts, mais leur légitimité ne se décrète plus. Elle se construit dans l’expérience, se vérifie dans le produit et se confronte en permanence à d’autres discours.
C’est dans ce contexte qu’émerge une attente plus profonde : celle d’une culture horlogère moins descendante, plus ouverte, plus partagée. Pour séduire les nouvelles générations d’acheteurs, les marques doivent accepter de ne plus en être les seules dépositaires, mais de contribuer à la faire évoluer avec ceux qui la vivent.
Il ne s’agit plus seulement de produire des objets désirables, mais de créer les conditions d’un dialogue, d’une appropriation, d’une résonance.
Car, si le luxe demeure une affaire de désir, le désir a changé de nature. Il est devenu plus conscient, plus personnel et, en ce sens, sans doute plus exigeant.
At the same time, the relationship with desire is evolving. While pleasure is emerging as the central driving force, it is accompanied by a demand for coherence. What one chooses must make sense, in the moment and over time – as well as first and foremost in one’s own eyes.
The question of value is following suit. Although spending money, displaying acquisitions and purchasing desirable objects remain fully accepted, this “signaling” aspect can no longer be separated from a sense of appropriateness. Value no longer rests solely on price or rarity, but rather on the object’s ability to hold up to scrutiny, both socially and personally.
Finally, the relationship with authority is changing. While luxury maisons continue to represent strong benchmarks, their legitimacy is no longer decreed. It is built through experience, verified in the product – and constantly challenged by other narratives.
It is against this backdrop that a deeper expectation is emerging: that of a watchmaking culture that is less top-down, more open, and more widely shared. To appeal to new generations of buyers, brands must accept that they are no longer its sole custodians, but must instead help shape its evolution alongside those who live and breathe it.
It is no longer simply a matter of producing desirable objects, but of creating the conditions for interaction, for ownership and for resonance.
For while luxury remains a matter of desire, the nature of desire has changed. It has become more conscious, more personal – and in that sense, undoubtedly more demanding.
CREA & GEN Z
L’étude de l’agence l’amour a été présentée en avant-première aux représentants de l’industrie, au cours d’une conférence organisée conjointement par GMT et l’école CREA. Pour sa part, le directeur de programme Raphaël Troussier a dévoilé les résultats d’un sondage « IA, médias et horlogerie », mené auprès des 700 étudiants. En voici huit enseignements.
1. Une consommation massivement concentrée sur le soir : la plupart des étudiants passent entre 4 h et 6 h par jour sur les écrans (hors études et travail), presque exclusivement le soir ou la nuit.
2. Le règne absolu de la vidéo courte : la vidéo courte domine très largement, devant les articles, les podcasts ou les vidéos longues.
3. Les fils d’actualité (feed) comme point de départ des tendances : pour suivre les tendances, la source d’information numéro un est le feed des réseaux sociaux, loin devant les influenceurs ou les médias experts.
4. L’ordinateur privilégié pour les formats longs : malgré une utilisation intensive du smartphone pour les réseaux sociaux, l’ordinateur reste le support principal, privilégié par la très grande majorité des répondants, lorsqu’il s’agit de consommer du contenu au format long.
5. Le partage social se fait en privé : le partage de contenu se fait principalement de manière restreinte. Les étudiants utilisent majoritairement les messages privés (DM & WhatsApp) ou la fonction de republication (Re-post), plutôt que de commenter publiquement.
6. Une utilisation prudente de l’intelligence artificielle : ChatGPT est omniprésent (souvent accompagné de Gemini, Claude ou Krea.ai). Cependant, les étudiants conservent un esprit critique : pour vérifier une information issue d’une IA, la méthode la plus fréquente est de croiser les résultats avec d’autres sources (Google, sites officiels) et très peu s’en contentent sans vérifier.
7. Le format papier devient un objet de « déconnexion » : l’usage de la presse papier a muté. Les étudiants estiment qu’elle garde une vraie valeur, principale ment pour se déconnecter des écrans, en tant que « bel objet », ou pour effectuer une lecture de fond.
8. Horlogerie et luxe, l’impact des créateurs de contenu : l’intérêt pour l’horlogerie est très variable selon les étudiants mais, lorsqu’ils citent des médias ou des figures du secteur, le créateur de contenu GMK revient fréquemment (pour les non connaisseurs), aux côtés de médias spécialisés plus traditionnels comme GMT Magazine ou WorldTempus.
The study by the l’amour agency was previewed for industry representatives during a conference jointly organized by GMT and the CREA school. Program director Raphaël Troussier unveiled the results of a survey titled “AI, Media and Watchmaking” conducted among 700 students. Here are eight key findings.
1. Consumption is overwhelmingly concentrated in the evening: most students spend between four and six hours a day on screens (excluding study and work), almost exclusively in the evening or at night.
2. Short-form video reigns supreme: short-format video dominates by a wide margin, ahead of articles, podcasts or long-format videos.
3. News feeds are the starting point for trends: the number one source of information for following trends is social media feeds, far ahead of influencers or expert media outlets.
4. Computers remain the favorite medium for long-format content: despite heavy smartphone use for social media, the computer is still the primary device preferred by the vast majority of respondents when it comes to viewing long-format content.
5. Social sharing is a private matter: content sharing is primarily done in a restricted manner: students mostly use private messages (DMs & WhatsApp) or the repost feature, rather than commenting publicly.
6. Artificial intelligence is used with caution: while ChatGPT is everpresent (often accompanied by Gemini, Claude or Krea.ai), students maintain a critical mindset. The most common method for verifying is to cross-check the results with other sources (Google, official websites) and very few accept it without such verification.
7. Print media is becoming a means of “disconnecting”: the use of print media has changed. Students believe it retains real value, mainly as a way to disconnect from screens, as a “beautiful object”, or for in-depth reading.
8. Watchmaking and luxury and the impact of content creators: while interest in watchmaking varies widely among students, the GMK content creator comes up frequently (among those less familiar with the field) when they mention media outlets or figures in the sector, alongside more traditional specialized media such as GMT Magazine or WorldTempus.
24 heures dans la vie de…
24 HOURS IN THE LIFE OF… LOUIS-OLIVIER MAURY
Jérôme Schilling
Chef du restaurant Lalique au Château Lafaurie-Peyraguey
Chef at Lalique, Château Lafaurie-Peyraguey
Dans les lumières dorées du Sauternais, au cœur des vignes du Château Lafaurie-Peyraguey, le chef alsacien Jérôme Schilling, Meilleur Ouvrier de France, deux étoiles Michelin et membre des Grandes Tables du Monde, orchestre au restaurant Lalique une cuisine de précision et d’émotion, profondément ancrée dans le terroir bordelais.
Bathed in the golden light of the Sauternes region, amidst the Château Lafaurie-Peyraguey vineyards, Alsace-born chef Jérôme Schilling – holder of the Meilleur Ouvrier de France title along with two Michelin stars and member of the Grandes Tables du Monde – presents a genre of cuisine imbued with a blend of precision and emotion at Lalique, a restaurant deeply rooted in the Bordeaux terroir.
Quel est le moment le plus marquant de votre carrière ?
Sans hésitation, la finale du concours de Meilleur Ouvrier de France. Je me souviens avoir fait venir en urgence des concombres libanais en taxi-colis depuis Paris, quelques jours avant la finale à Grenoble, parce que je refusais d’utiliser un produit imparfait. Cela résume assez bien mon état d’esprit à ce moment-là. Quand mon nom a été appelé parmi les lauréats, avec Alain Ducasse, Michel Roth et Jacques Maximin dans le jury, j’ai compris que quelque chose venait de changer. Mais le souvenir le plus fort reste cette phrase de Jacques Maximin pendant le cocktail : « Bravo jeune homme. Aujourd’hui, j’ai pris un cours de cuisine. » Je crois que je garderai ces mots en mémoire toute ma vie.
Quelle place occupe la transmission dans votre parcours ?
Elle est essentielle. Notre métier repose sur le partage et la transmission. J’ai eu la chance d’être entouré de grands chefs très bienveillants, cela donne naturellement envie d’aider les générations suivantes. L’aventure du Bocuse d’Or avec Paul Marcon a énormément compté humainement. Pendant plus d’un an, j’ai multiplié les allers-retours entre Bordeaux et Lyon pour les entraînements. C’était intense, mais j’en garde le souvenir d’une expérience extraordinaire. Et quand une équipe gagne un Bocuse d’Or, un lien se crée pour toujours. On reste soudés à vie. Aujourd’hui, voir mon ancien commis, devenu sous-chef, se lancer lui-même dans les MOF me rend particulièrement fier.
Existe-t-il un lien entre gastronomie et horlogerie ?
Oui, clairement. Il y a dans les deux univers cette même recherche de précision, de régularité et de maîtrise du temps. J’ai toujours été passionné par la Formule 1 et je retrouve dans la haute gastronomie cette même exigence du détail, du travail d’équipe et de la gestion de la pression. Côté horlogerie, j’aime particulièrement les TAG Heuer Carrera ou Monaco, dont j’apprécie le style racé, intemporel et directement lié à l’univers automobile. Mais mon rêve ultime reste une Richard Mille. Pour moi, c’est un peu le Saint-Graal de l’horlogerie moderne.
What has been the most memorable moment of your career?
Undoubtedly the finals of the Meilleur Ouvrier de France competition. I remember having Lebanese cucumbers rushed in by courier from Paris just a few days before the event in Grenoble, because I refused to use any produce that was less than perfect. That pretty much sums up my mindset at the time. When my name was called among the winners, with Alain Ducasse, Michel Roth and Jacques Maximin on the jury, I realized that something had just changed. The most powerful memory nonetheless remains a comment made by Jacques Maximin during the cocktail reception: “Bravo, young man! Today, I took a cooking class.” I think I’ll remember those words for the rest of my life.
How important is mentorship in your career?
It’s essential. Our profession is built on sharing and passing on knowledge. I was lucky to be surrounded by great, extremely supportive chefs, which naturally makes you want to help the next generations. The Bocuse d’Or adventure with Paul Marcon meant a great deal to me at a personal level. I made countless trips back and forth between Bordeaux and Lyon during a full year of training sessions. While it was undeniably intense, I look back on it as an extraordinary experience. Moreover, when a team wins a Bocuse d’Or, an enduring, lifelong bond is formed. Seeing my former commis – now a sous-chef – embark on his own journey toward becoming a MOF makes me particularly proud.
Is there a connection between gastronomy and watchmaking?
Definitely. Both worlds share the same pursuit of precision, consistency and mastery of time. I’ve always been passionate about Formula 1 and I find that same attention to detail in haute cuisine, along with a strong sense of teamwork and the ability to handle pressure. When it comes to watches, I particularly love the TAG Heuer Carrera or Monaco models and really appreciate their sleek, timeless style directly linked to the world of motorsports. However, my ultimate dream remains a Richard Mille which I see as the Holy Grail of modern watchmaking.
1. La collab’ cosmique de Jaeger-LeCoultre et Marc Newson
Disponible en trois exemplaires seulement, l’Atmos Hybris Artistica Tellurium met en scène, au cœur d’un globe de verre constellé de saphirs, les cycles de la Terre, de la Lune et du Soleil avec une précision inégalée.
The cosmic collab between Jaeger-LeCoultre and Marc Newson
Available in an exclusive three-piece limited edition, the Atmos Hybris Artistica Tellurium showcases the cycles of Earth, Moon and Sun with unparalleled precision within a sapphire-studded glass globe.
2. Lagoon Eighty 3, plus nombreux et plus grands
Le leader mondial du catamaran s’approprie les codes du superyacht tout en conservant son efficacité industrielle, avec à son actif près d’une centaine d’unités de plus de 75 pieds produites, dont plus d’un tiers sur mesure. Découvrez le tout nouveau Lagoon Eighty 3 au Monaco Yacht Show.
Lagoon Eighty 3, bigger and better
The world leader in catamarans embraces superyacht design while maintaining its industrial efficiency, with nearly a hundred over 75-foot such craft to its credit, more than a third of which are custom-built. Check out the all-new Lagoon Eighty 3 at the Monaco Yacht Show.
3. La créature mécanique de L’Épée 1839
Imaginé par Marie Siebenborn et produit à 99 exemplaires, The Gekko est doté d’un mouvement squelette que l’on remonte en faisant osciller la queue de l’animal, qui active le mécanisme interne.
The mechanical creature from L’Épée 1839
Designed by Marie Siebenborn and produced in a 99-piece limited edition, The Gekko features a skeleton movement that is wound by the swinging of the animal’s tail, which activates the internal mechanism.
4. Club Med en Afrique du Sud
Sur la côte préservée du KwaZulu-Natal, le Club Med ouvre cet été une adresse qui redessine les contours du voyage sud-africain : l’expérience de ce nouveau Resort se découvre entre océan Indien et savane, avec plages sauvages et réserve privée à proximité.
Club Med in South Africa
This summer, Club Med is opening a new destination complete with pristine beaches and a nearby private game reserve on the unspoiled coast of South Africa’s KwaZulu-Natal. Offering a unique blend of Indian Ocean and savanna, the resort is redefining the South African travel experience.
5. Millesima sur un plateau
Spécialiste bordelais de la vente de grands vins et de vins de primeur, avec un portefeuille de 13’000 références, Millesima s’équipe d’un assistant virtuel pour dénicher le grand cru ou le petit primeur correspondant au plat ou à l’occasion du moment. À déguster sur millesima.fr
Millesima
on a plate
Millesima, a Bordeaux-based specialist in the sale of fine wines and En Primeur wines, has introduced a virtual assistant to help aficionados find the perfect grand cru or little En Primeur from its portfolio of 13,000 vintages to match the meal or the occasion. To be enjoyed at millesima.fr
6. Keris : l’horlogerie à grande échelle
The Winding – Geneva invite à manipuler une masse oscillante qui a été reproduite en grand, sur 21 cm de diamètre, selon les codes esthétiques horlogers du bassin lémanique auquel la pièce rend hommage.
Keris: watchmaking on a grand scale
The Winding – Geneva invites you to handle an oscillating weight that has been reproduced on a large scale with a 21cm diameter, in accordance with the aesthetic codes of watchmaking in the Lake Geneva region to which the model pays tribute.
Tête d’affiche
HEADLINER
PAULINE ESTIVAL
Trois choses à savoir sur Three things worth knowing about
Janhvi Kapoor
1Un destin tout tracé
Elle baigne dans le monde du cinéma depuis son plus jeune âge, avec un père producteur et une mère actrice. Cette dernière a d’ailleurs choisi de la nommer en référence au personnage d’un film dans lequel elle jouait, interprété par une femme à laquelle elle s’était attachée.
A destiny all mapped out
Born to a producer father and an actress mother, Janhvi Kapoor has been involved in the world of cinema from a very young age. Her mother actually chose to name her after one of the characters in a film in which she starred, a role played by a woman of whom she had grown fond.
2
Montée en puissance
Révélée à Bollywood en 2018, dans le film Dhadak pour lequel elle a reçu plusieurs distinctions, Janhvi Kapoor multiplie les rôles et explore différents registres. Elle compte aujourd’hui parmi les figures montantes de sa génération.
Rising star
Having made her mark in Bollywood in 2018 with the Dhadak movie for which she won several awards, Janhvi has since taken on a wide range of roles and explored various genres. She is now one of the rising stars of her generation.
3
Escale genevoise
Vous l’avez peut-être aperçue à Watches and Wonders Genève en avril dernier. Elle s’est rendue à Palexpo pour représenter la nouvelle collection Joia de Baume & Mercier, dont l’esprit authentique et lumineux lui sied particulièrement bien.
A stopover in Geneva
You may have spotted her at Watches and Wonders Geneva last April. She visited Palexpo to represent Baume & Mercier’s new Joia collection, imbued with an authentic and luminous spirit that suits her particularly well.
Amie de la maison Baume & Mercier
Friend of the Maison Baume & Mercier
ÉBLOUIS ?
En 2026, recevez GEM-T chez vous chaque trimestre. Un an : 4 numéros (+ 2 suppléments offerts) pour 39 € *
IMPATIENTS ?
Demandez la newsletter hebdomadaire de la rédaction. Inscription gratuite sur www.gemt-magazine.com. Abonnez-vous au magazine en scannant le QR code.