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DANS CE NUMÉRO Volume 7, numéro 2 I ÉTÉ 2016

CHRONIQUES

6 RÈGLES ET PRATIQUES DE

SÉCURITÉ

Par Jean-Charles Gris Comprendre, concevoir et gérer votre système de protection physique

SÉCURITÉ DE L’INFORMATION 12 Par Patrick Boucher

Comment choisir le bon antivirus?

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LES DRONES APPELÉS À COEXISTER AVEC L’INDUSTRIE DE LA SÉCURITÉ

Par Eric Cloutier Des règles d’opération de drones plus permissives en France qu’au Canada

10 L’INDUSTRIE DE LA

SÉCURITÉ À L’AUBE D’UNE GUERRE DE TYPE BETA- VHS? (2E PARTIE)

Par Eric Cloutier Les installateurs de solutions de vidéosurveillance analogiques HD nagent dans la confusion

RUBRIQUES

4 MOT DE LA RÉDACTION DE L’INDUSTRIE 7 NOUVELLES Événements • Nouvelles en bref

13 APERÇU DES PRODUITS Spécifications, caractéristiques, descriptions et

photos des plus récents produits, systèmes, services et solutions de l’industrie de la sécurité

14 EN COMPAGNIE DES JOUEURS Andrea Martin, présidente d’ADT Canada

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MOT DE LA RÉDACTION I

Par Eric Cloutier

L’importance de la vidéosurveillance à Fort McMurray Les incendies de type «Act of God» constituent un risque couvert en assurance

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es incendies de forêt qui, au moment d’écrire ces lignes, font toujours rage dans la ville et les environs de Fort McMurray ne laissent personne indifférent au Canada et partout ailleurs. Depuis le 1er mai, l’ensemble des médias de la planète ont diffusé plusieurs clichés et images vidéo de l’immense brasier qui a emporté la majeure partie de cette ville se dressant à proximité des sables bitumineux et au coeur de la forêt boréale du nord-est de l’Alberta. En tant que rédacteur en chef d’une publication spécialisée en sécurité et en vidéosurveillance, certaines images m’ont interpellé plus que d’autres et en particulier celles diffusées au cours des premiers jours du brasier. Pour des raisons professionnelles, les images qui ont particulièrement retenu mon attention demeurent celles filmées par une caméra de surveillance installée dans une résidence, et cela au moment où les flammes – visibles à travers les fenêtres du salon faisaient rage à l’extérieur et où la chaleur intense a provoqué l’éclatement des fenêtres de la maison. Le brasier et à la fumée ont aussitôt pu envahir la pièce en moins d’une minute. Un incendie - qu’il soit petit ou d’une ampleur colossale comme le récent «Act of God» de Fort McMurray – constitue un sinistre dont les dommages sont couverts par les compagnies d’assurance, contrairement à des pluies diluviennes comme celles de juillet 1996 au Saguenay ou aux accumulations sans précédent de verglas qui se sont abattues sur plusieurs régions du Québec en janvier 1998. Les assureurs devront toutefois débourser des sommes astronomiques pour indemniser leurs assurés. Plusieurs assureurs auront certes recours aux images vidéo captées par des caméras de vidéosurveillance placées à l’intérieur de maisons et de différents locaux commerciaux et industriels - partiellement ou totalement détruits par les flammes - pour compléter plus aisément les rapports d’évaluation de dommages sur chaque propriété qu’ils assurent. Quant à les assurés, ces images faciliteront et accéléreront certes la réception des sommes compensatoires aux pertes financières et matérielles qu’ils ont subies. Au final, l’ampleur des dommages provoqués par la Crise du verglas de janvier 1998 demeure de moindre importance que celle des feux qui ont embrasé le territoire de Fort McMurray et du nord-est de l’Alberta depuis un mois. Cependant, la crise qui frappe les Albertains nécessitera minimalement un partenariat entre leur province et Ottawa pour la reconstruction de Fort McMurray au cours des prochaines années. Aussi triste qu’elle puisse être, cette tragédie entraînera une relance pour l’économie canadienne et en particulier pour l’industrie de la sécurité et de la surveillance. Cette industrie aura maintenant fort à faire pour remplacer - dans un délai raisonnable – moult solutions de sécurité, de vidéosurveillance, d’accès de contrôle et autres technologies liées à la domotique et la protection résidentielle, commerciale et industrielle dans cette région de l’Alberta au cours des mois et des années à venir.

Les assureurs devront toutefois débourser des sommes astronomiques pour indemniser leurs assurés.

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Sécurité Québec sera publié quatre fois en 2016 par Annex Business Media. Ce magazine a comme mandat premier d’offrir une source d’information aux installateurs, revendeurs, spécificateurs et utilisateurs oeuvrant dans l’industrie de la sécurité et/ou les secteurs connexes. Son contenu éditorial est recueilli de façon concise, précise et objective. Il y est question de produits, systèmes et services de sécurité, ainsi que de produits liés à cette industrie. Tout article et autres propositions de nouvelles susceptibles de représenter un intérêt peuvent être soumis au rédacteur en chef pour considération par courrier, courriel, télécopieur ou téléphone. Ces communications devraient concerner les intérêts des professionnels desservant l’industrie canadienne de la sécurité. Éditeur du Groupe, Paul Grossinger pgrossinger@annexweb.com Éditeur, Peter Young pyoung@annexweb.com Directeur de la rédaction, Neil Sutton nsutton@annexweb.com Rédacteur en chef, Eric Cloutier ecloutier@annexweb.com Directeur artistique, Graham Jeffrey gjeffrey@annexweb.com Coordinatrice des comptes-clients, Trish Ramsay tramsay@annexweb.com Directrice de la circulation Tél.: 416 510-5189 ext 3596 asingh@annexbizmedia.com Director of Soul/COO, Sue Fredericks Siège social : 222 Edward Street, Aurora, ON L4G 1W6 Tél.: 905 727-0077 • Téléc.: 905 727-0017 Entente postale de publication : no 40065710 Note au maître de poste : Prière de retourner toute copie ne pouvant être livrée au Canada à : PO Box 51058, Pincourt, QC J7V 9T3 Imprimé au Canada Tarifs d’abonnement Canada : 20.50 $ + tbh/an, Etats-Unis : 40.95 $/an, International : 65.95 $/an Publié quatre fois par année De temps en temps, Sécurité Québec fait parvenir de l’information au nom de groupes oeuvrant dans l’industrie, dont les produits et services pourraient vous intéresser. Si vous préférez ne pas recevoir cette information, nous vous prions de communiquer avec notre service de la diffusion d’une des quatre façons énumérées précédemment. Annex Business Media décline toute garantie quant à l’exactitude, l’exhaustivité ou l’actualité du contenu de cette publication, et décline toute responsabilité à l’égard des résultats de toute action prise ou non prise en se basant sur l’information contenue dans cette publication.

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RÈGLES ET PRATIQUES DE SÉCURITÉ I

Par Jean-Charles Gris

Comprendre, concevoir et gérer votre système de protection physique L’efficacité de ce système repose sur la conception d’un plan de sécurité [Protéger les avoirs d’une organisation, qu’elle soit publique, privée ou à but non lucratif, est une tâche critique pour le bon fonctionnement, la rentabilité, la réputation et le maintien de cette dernière.] (ASIS International, 2012)1

L

a sécurité physique est un des nombreux aspects de la sécurité et a pour objectif de maximiser l’intégrité physique des personnes, d’empêcher les accès non-autorisés aux équipements, infrastructures, matériel et documents, et de les protéger contre les incidents de sécurité. (ASIS International, 2009)2. En somme, le but est de protéger les actifs, qu’ils soient humains, matériels ou informationnels. Comprendre, concevoir ou gérer un ou plusieurs systèmes de protection physique (SPP) ne s’improvise pas et requiert une assimilation et une appropriation de compétences et de concepts généraux et spécifiques. Pour qu’un SPP soit efficace et efficient, il est important de suivre des règles sans lesquelles les résultantes pourraient devenir plus nuisibles que productives. Également, il est crucial de toujours considérer que les gens, les procédures et les équipements (Patterson, 2013)3 sont trois aspects indissociables des SPP. Si, dans la conception ou la gestion des programmes de sécurité physique, un de ces trois aspects est négligé, il est quasiment certain que des failles importantes en résulteront. En respectant le concept de sécurité en profondeur qui préconise la variation des niveaux de protection par couches incrémentées jusqu’aux actifs les plus critiques, les SPP peuvent remplir cinq fonctions caractéristiques: Dissuader de prendre une action malveillante, détecter les accès non-autorisés, retarder et refuser l’accès aux actifs 6

protégés, répondre aux problématiques rencontrées. Un SPP efficace repose sur la conception d’un plan de sécurité. Plus ce plan est élaboré consciencieusement, plus il favorise la compréhension des besoins en termes de sécurité physique, devenant ainsi une fondation solide qui permettra de fournir des solutions adaptées aux besoins de l’organisation ciblée. Attention ici de ne pas oublier d’inclure l’ensemble des partenaires clefs sous peine de ralentissements importants du projet, de non appropriation, voir même d’échec pur et simple! Le plan de sécurité se compose de quatre étapes clefs.

En somme, le but est de protéger les actifs, qu’ils soient humains, matériels ou informationnels. Tout d’abord, une analyse des vulnérabilités doit déterminer les actifs à protéger, analyser les risques et les menaces, et considérer les aspects inhérents tels que les opérations, la culture ou les coûts. Une des méthodes souvent utilisées est l’audit de sécurité. Ce dernier peut être compris comme étant une inspection et une analyse sur site(s) devant déterminer les vulnérabilités en termes de sécurité. Pour cela il conviendra entre autre de faire état des mesures de sécurité déjà en place, d’identifier les déficiences, d’établir le niveau de protection désiré et enfin de recommander des solutions adaptées. Cette étape permet d’établir le contexte dans lequel le plan de sécurité devra s’inscrire. La deuxième étape est consacrée à la conception du programme de sécurité en

sélectionnant les contremesures devant permettre de réduire les vulnérabilités précédemment identifiées. Sous peine d’échec ou de rejet, il est, dans la plus part des cas, important de s’assurer que le choix proposé est le plus rentable en termes de retour sur investissement et de considération des opérations. Puis vient la phase d’implantation du système de sécurité approuvé. Cette phase tout aussi cruciale demande généralement un suivi rigoureux à la fois des actions posées par les différents intervenants et des budgets. Cette phase devra inclure l’établissement de procédures opérationnelles et de programmes de prévention. Enfin, un programme de maintenance devra être prévu, connu et mis en place afin de maximiser l’utilisation et la longévité de l’investissement consenti. Trop souvent, des dépenses sont effectuées dans des SPP, mais les budgets de maintenance ne sont pas octroyés ou simplement oubliés, occasionnant des problématiques sévères sur du moyen ou long terme. Par manque de ressources ou de temps, analyser et concevoir ces différents aspects de sécurité n’est pas toujours à la portée des organisations. Une bonne pratique est alors de mandater des spécialistes pour adresser la conduite de ces projets importants pour les organisations qui en ont les besoins. 1. ASIS International (2012). Security Management Standard: Physical Asset Protection. American National Standard. ANSI/ASIS PAP.1-2012 2. TASIS International (2009). Facilities Physical Security Measures Guideline. ASIS GDL FPSM-2009 3. Patterson, David G. CPP, PSP (2013). Implementing Physical Protection System: A Practical Guide. 2nd Edition. ASIS International.

Jean-Charles Gris, CPP, est président d’ASIS Montréal, vice-président adjoint de la région ASIS Québec/Maritimes et directeur conseil – Expertise Sécurité – chez WSP Canada.

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NOUVELLES DE L’INDUSTRIE

Alex Morin-Bourassa rafle le Prix Jeune professionnel 2016 d’ASIS

ÉVÉNEMENTS 21 septembre 2016 Sécurité Canada Atlantique Casino du Nouveau-Brunswick Moncton, Nouveau-Brunswick www.securitycanadaexpo.com

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lex Morin-Bourassa, une étudiante originaire de Rouyn-Noranda. a remporté le Prix Jeune professionnel 2016 décerné le 28 avril par ASIS Montréal et l’École de criminologie de l’Université de Montréal (UdeM) où elle venait de terminer, la veille, son baccalauréat en sécurité et études policières La jeune femme de 22 ans estime qu’en décrochant cette récompense, il n’y avait pas de plus belle façon pour elle de terminer ses études. Alex MorinBourassa à reçu cet honneur lors d’un «5 à 7» et d’une cérémonie tenus à l’UdeM. Ce prix faisait suite à un stage de fin d’études qu’elle avait effectué au Musée des Beaux-Arts de Montréal durant la session hiver 2016. «Mon stage, qui s’est déroulé du mois de janvier à la mi-avril, consistait

30 septembre 2016 Exposition Anixter Hôtel Marriott Aéroport de Montréal Montréal, Québec www.anixter.com Alex Morin-Bourassa a reçu, le 28 avril, son prix des mains de Jean-Charles Gris, président d’ASIS Montréal.

à mettre en place un outil de travail pour permettre d’utiliser le parcs des caméras de sécurité du musée à son plein potentiel», résume-t-elle. Une entrevue exclusive avec Alex Morin-Bourassa sera publiée dans la section «En compagnie des joueurs» d’un des numéros papier du magazine Sécurité Québec d’ici la fin de 2016.

19-20 octobre 2016 Sécurité Canada Central Centre des congrès de Toronto Mississauga, Ontario www.securitycanadaexpo.com 20 octobre 2016 Symposium «Table ronde des chefs de la sécurité : Les enjeux et les défis de l’implantation et du maintien de programmes de sûreté corporative» Montréal, Québec www.asismontreal.org

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Les drones appelés à coexister avec l’industrie de la sécurité Des règles d’opération de drones plus permissives en France qu’au Canada Par Eric Cloutier

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e secteur de la sécurité publique, de la sécurité privée et de la vidéosurveillance, comme bien d’autres secteurs de l’activité économique, se verra de plus en plus appelé à coexister et à collaborer avec l’industrie des drones au cours des prochaines années. Le hic, c’est que la réglementation gouvernementale en matière d’utilisation des drones comporte des différentes importantes et majeurs d’un pays à l’autre que l’on œuvre en France, au Canada ou aux États-Unis. «L’industrie des drones: regards croisés sur la réglementation au Canada et en Europe et nouvelles perspectives d’affaires» constituait un contenu d’un atelier-conférence présenté le 26 avril au Palais des congrès de Montréal dans le cadre du 5e Forum Innovation aérospatiale 2016, l’un des quatre événements présentés durant la 2e Semaine internationale en aérospatiale de Montréal tenue du 25 au 29 avril. Frank Lepecq, délégué aux projets R&T Maintenance, Drones et Télécom, détaché de Rockwell Collins, Aerospace Valley, agissait à titre de modérateur de cet atelier au cours duquel ont participé quatre panélistes : Jean-Marc Grolleau,

Le Centre d’excellence sur les drones (CED) est un organisme sans but lucratif (OSBL) travaillant au développement, à la gestion et à la promotion d’une gamme de services offerts à l’échelle internationale, d’une expertise et de compétences liées au secteur des drones et dont le siège social (photo) est situé à l’aéroport d’Alma au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Sur la photo de la une, on aperçoit un drone en vol devant l’église Notre-Dame-des-Victoires, dans le Vieux-Québec.

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directeur d’AETOS, une grappe internationale oeuvrant dans les domaines de l’aéronautique, de l’aérospatiale et des systèmes embarqués et située dans le Sud-Ouest de la France, Audrey Pann, directrice commerciale de la compagnie française R&Drone, Marc Moffatt, président-directeur général du Centre d’excellence sur les drones (CED), un organisme sans but lucratif (OSBL) travaillant au développement, à la gestion et à la promotion d’une gamme de services offerts à l’échelle internationale, d’une expertise et de compétences liées au secteur des drones et dont le siège social est situé à l’aéroport d’Alma au Saguenay-Lac-Saint-Jean, ainsi que Sébastien Long, responsable des ventes de Flyterra, une entreprise américaine d’opération de drones fondée en 2012 à New-York, qui s’est implantée au Canada en 2013 (son siège social canadien se trouvant également à Alma) et qui rend accessibles des images aériennes et des données de terrain à pratiquement n’importe quel type d’industrie. Dans une entrevue qu’il a accordée à Sécurité Québec au terme de cet atelier, l’un des panélistes, Marc Moffatt, expliquait que le Canada a pris une longueur d’avance par rapport aux Etats-Unis, en terme de règlementation en matière d’opération de drones et d’autorisations pour les utiliser, mais qu’il a encore beaucoup à faire pour atteindre la réglementation française qui, elle, s’avère beaucoup plus permissive. «La différence entre la France et le Canada, c’est que la France, par rapport au Canada, permet les vols hors vue lors de l’opération de drones, bien qu’elle ait limité ces vols hors vue à deux kilogrammes et à basse altitude, c’est-à-dire à une altitude inférieure à 150 mètres, pour éviter de faire voler des drones dans des zones où pourraient se trouver des appareils de type Cessna et autres. Au Canada, on ne peut pas faire de vols hors vue du tout. Cependant, dès le début, Transports Canada a dit qu’il laisserait voler les drones, mais que les gens qui veulent en faire voler devront le faire en fonction de demandes de certificats d’opération aérienne spécialisés», indique M. Moffatt. «Les États-Unis, eux, avaient, dès le début, décidé qu’ils n’autoriseraient pas tout simplement pas les vols de drones, tant et aussi longtemps qu’ils n’auraient pas légiféré. Le secteur privé s’est vivement objecté et notamment l’industrie du cinéma qui a répliqué que ça n’avait aucun sens. Elle a fait pression sur le gouvernent américain pour lui forcer la main. Les États-Unis ont alors consenti à faire un espèce de copier-coller de ce qui existait

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(Photos : Sites Web de Shutterstock (pour la photo de la une) et de l’aéroport d’Alma)

déjà au Canada. Depuis une année et demie ou deux ans, on était en avance sur les Américains et on avait commencé à voler. Du point de vue des opérations, l’industrie des drones au Canada a bien fait. On a démarré les opérations, les procédures et les demandes. On a déterminé les entreprises à qui on pouvait offrir nos services, comme par exemple Rio Tinto, Produits Forestiers Résolu, etc.», souligne encore celui qui est également directeur du développement économique à la Ville d’Alma. Au Canada selon M. Moffatt, la formulation de la réglementation actuelle présume qu’il y a un pilote constamment en communication avec l’appareil, donc une présence du pilote à bord de celui-ci; ce que n’exige pas la législation française. «La nuance, c’est que le libellé de la réglementation canadienne présume qu’il y a un pilote à bord de l’appareil, alors qu’un drone peut voler de façon autonome et que son pilote se trouve au sol. Nous sommes hors norme en vertu de cette réglementation. Ainsi, il y a donc un vide juridique qu’il faudra combler éventuellement. Ce point est en phase de développement. Pour le moment, on peut voler, mais avec des demandes de certificats autorisées par Transport Canada. Il peut s’agir d’une demande globale d’autorisation de vol en tout temps ou pour une autorisation dont la durée couvre une certaine période de temps. Ce n’est pas une demande Marc Moffatt, présidentd’autorisation qui doit être renouvelée directeur général du Centre d’excellence sur les à chaque vol, mais on n’en demeure pas loin. L’espace aérien canadien a été drones (CED). divisée en différentes types de classes : A, B, C, D, E, F, et G, en fonction de l’altitude et du secteur où se déroule le ou les vols de drones, à savoir s’il y a éloignement dans la forêt ou non. Une classe G correspond à une zone éloignée à forêt et demeure assez ouverte en terme de vols de drones, tandis qu’une classe A pourrait correspondre, par exemple, à l’espace aérien au dessus de la Montréal et de sa région métropolitaine immédiate. Les classes A et B équivalent à des vols en altitude élevée. Une demande d’autorisation vol de drone à proximité d’un aéroport comme celui de MontréalTrudeau à Dorval, par exemple, se retrouve en classe D. La réglementation est stricte pour une classe D. C’est pour ça que lorsqu’on veut remplir une demande de certificat d’autorisation pour utiliser un drone, il faut savoir où l’on va. Les gens de n’importe quelle industrie ne peuvent s’improviser en tant qu’opérateurs de drones. Par exemple, les professionnels du milieu du cinéma possèdent une expertise en prise d’images, mais non dans les techniques de vol. Ils n’ont aucune connaissance de l’espace aérien», renchérit-il, en ajoutant que les spécialistes en opération de drones, en revanche, n’ont aucune connaissance en réalisation cinématographique. Selon M Moffatt, il en va de même pour plusieurs catégories de professionnels oeuvrant dans l’industrie de la sécurité et de la vidéosurveillance ou carrément dans d’autres corps de métiers. Il reste encore beaucoup d’enseignement à faire auprès de différents corps de métier en matière d’utilisation de drones. Le CED existe depuis 2011 et dispose, depuis 2014, de son propre édifice où loge son siège social. www.securitequebec.ca I SÉCURITÉ QUÉBEC SQ_ADT_June.indd 1

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L’industrie de la sécurité à l’aube d’une guerre de type Beta-VHS? (2e partie) Les installateurs de solutions de vidéosurveillance analogiques HD nagent dans la confusion

N.D.L.R. La première partie de ce reportage a été publiée dans le numéro Printemps 2016 de Sécurité Québec. Riles Ouali, président de GSD Group, est un des fournisseurs de JAD. JAD est une marque déposée appartenant à APA et distribuée exclusivement par APA. JAD constitue une solution de sécurité recourant à la technologie de transport et de diffusion de vidéos numériques en format HD-SDI (Serial Digital Interface). En entrevue, M. Ouali expliquait que les installateurs et utilisateurs de solutions de vidéosurveillance analogiques HD doivent dorénavant composer avec l’existence, sur le marché, de trois types de technologies similaires proposées et commercialisées par 13 manufacturiers en sol canadien. Les formats AHD (Analog High Definition), HD-TVI (Transport Video Interphase) et HDCVI (Composite Video Interphase) - ce dernier ayant été créé en 2014 pour régler certaines problèmes liés à la technologie HD-SDI – offrent une meilleure distance de transmission d’images que celle offerte par la technologie HD-SDI (par câble coaxial). Le problème, c’est que les trois technologies analogiques demeurent incompatibles les unes avec les autres. Voici maintenant la seconde et dernière partie de ce reportage : «Auparavant, les installateurs, lorsqu’ils arrivaient à une distance de 150 ou de 200 pieds dans la mise en place des câbles pour un équipement en HD-SDI, devaient utiliser un répéteur (booster) pour réitérer justement le signal. Ça augmentait, pour l’utilisateur, la facture de son système de vidéosurveillance et ça constituait également un inconvénient technique parce que l’installateur devait absolument calculer la distance réelle d’installation du répéteur pour que ce dernier soit vraiment placé à mi-chemin

(Photos : Sécurité Québec et capture d’images sur le site Web de YouTube)

Par Eric Cloutier

Le format HD-CVI a été lancé par Dahua en 2014 pour régler certaines problèmes avec la technologie HD-SDI, en l’occurrence des lacunes liées à la distance de transmission d’images. (Photos : Sécurité Québec et capture d’images sur le site Web de YouTube)

entre les câbles. On ne pouvait pas placer le répéteur à la fin ou au début d’un câble. Voilà pourquoi d’autres technologies analogues concurrentes au format HD-SDI ont émergé depuis», souligne M. Ouali, en précisant que l’introduction du remplaçant moderne de la vidéo composite (CBVS), qui constitue la dernière avancée dans la technologie CCTV, peut également être utilisé avec un câble coaxial RG59, un câble CAT5 ou des ensembles de câbles prêts à l’emploi. «Cela donne une flexibilité pour l’utilisateur final sur le câble à utiliser lors de l’installation ou une mise à niveau plus souple sur un système de vidéosurveillance existant», ajoute-t-il. «En ce qui concerne la qualité d’image, l’AHD est disponible en deux résolutions à l’heure actuelle : 720p (1280 x 720 pixels) et 1080p (1920 x 1080 pixels). Si le 1080p est le double de la résolution du 720p, il en vaut seulement et environ une fois et demie le prix. La résolution 720P demeure cependant deux fois supérieure à celle des anciens systèmes analogiques de vidéosurveillance et son coût reste similaire sinon moins cher», renchérit Riles Ouali. Cependant, la problématique entourant l’incompatibilité des formats analogiques et la confusion qui en résulte

chez les installateurs suscite plusieurs interrogations selon lui. «Nous avons maintenant un problème quant au format qui va éventuellement dominer le marché. C’est la question que les professionnels dans le domaine doivent se poser, il s’agit là d’une décision très importante pour des fabricants de solutions comme ma compagnie et les autres, ainsi que pour les installateurs. Tous les fabricants produisent du 720p et 1080p à haute définition analogique. Il n’y a pas de différence ici. Les coûts des technologies AHD et CVI sont très similaires, celui des TVI semble être un peu plus cher. Cependant, cela pourrait changer lorsque les volumes de production augmenteront. De plus, tous ces formats se rapportent à la transmission du signal vidéo et non au processeur d’image dans la caméra de surveillance. Ceux-ci continueront donc à être dominés par les Sony, Panasonic, Next Chip, Sharp, etc.», indique encore M. Ouali. Celui-ci précise que le format AHD a été conçu par NextChip qui ne produit toutefois pas de produits finis, mais seulement des puces et des logiciels pour les fabricants de caméras et enregistreurs vidéo numériques (DVR) fonctionnant avec la technologie AHD. Même chose pour le format TVI. À ce propos, JAD s’avérait, jusqu’à tout récemment, la seule marque de solutions de sécurité

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(Photos : Sécurité Québec et capture d’images sur le site Web de YouTube)

dont les produits d’enregistrement vidéo commercialisés étaient compatibles à la fois avec les technologies AHD et TVI. Cette tendance se confirme toutefois selon M Ouali, qui indique que Digital Watchdog a récemment sorti un enregistreur vidéo numérique hybride TVI/AHD. «Quant au format CVI, Dahua, son créateur, est également un fabricant de caméras et d’enregistreurs», soutient-il. De plus, Riles Ouali affirme que le format AHD demeure, en matière de qualité d’image, tout aussi bon que le CVI ou TVI pendant la journée et que la différence demeure très faible en période nocturne. «Cette différence n’est probablement même pas notable pour la plupart des clients», soutient celui qui, en revanche, affirme que les caméras AHD et TVI ont toutefois une meilleure définition d’image durant la nuit. «Il y a beaucoup plus de fabricants de formats AHD et TVI que de manufacturiers de CVI, donc plus

Riles Ouali ne croit pas que tous les formats pourront survivre et que le premier à tomber dans l’oubli sera le CVI, ce qui, à son avis, obligera éventuellement les manufacturiers à se parler et à s’entendre pour converger vers une solution unique.

de choix dans les enregistreurs vidéo numériques de type AHD et TVI que dans ceux de type CVI. Les fonctionnalités des logiciels de chaque modèle varient légèrement, mais il y a très peu de différence dans les caractéristiques communes, à savoir la mise en réseau, les applications mobiles, la détection de mouvement, etc. Les formats AHD et TVI offrent à chaque manufacturier la possibilité d’ajouter plus de flexibilité et de performance dans les fonctions de l’enregistreur vidéo», poursuit-il. Le grand avantage que les formats AHD et le TVI possèdent par rapport au CVI est que l’AHD et le TVI peuvent être réglés sur vidéo composite (CBVS) selon Riles Ouali. Celui-ci soutient également

que «des enregistreurs vidéo numériques AHD et TVI peuvent être utilisés avec d’anciennes caméras de vidéosurveillance» et que, du même coup, «des caméras de vidéosurveillance TVI ou AHD peuvent être utilisées avec de vieux enregistreurs vidéo numériques D1 et 960H».

Le format CVI appelé à disparaître le premier? M. Ouali ne croit pas que tous les formats pourront survivre et que le premier à tomber dans l’oubli sera le CVI, ce qui, à son avis, obligera éventuellement les manufacturiers à se parler et à s’entendre pour converger vers une solution unique. «Les prochaines générations d’enregistreurs vidéo numériques et de caméras CCTV pourront soutenir les deux formats TVI et AHD, ainsi que l’ancien format analogique CBVS. Donc, quel que soit le format que vous préférez utiliser des produits de remplacement seront toujours disponibles», conclut-il.

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SÉCURITÉ DE L’INFORMATION I

Par Patrick Boucher

Comment choisir le bon antivirus? Une question qui n’est simple qu’en apparence

E

tant dans le domaine de la sécurité de l’information depuis de nombreuses années, l’une des questions que les gens me demandent le plus est comment évaluer un logiciel antivirus et comment choisir le meilleur? Cela semble être une question simple et certains diront que n’importe logiciel fait le travail. Par contre, je ne suis pas tout à fait d’accord avec cette affirmation. Si le logiciel ne répond pas à nos critères et à notre contexte, celui-ci ne sera pas utilisé à son plein potentiel. Avant tout, il est important de se rappeler que l’objectif d’un logiciel antivirus est, comme son nom l’indique, de bloquer l’exécution de logiciels malveillants sur un système informatique. Donc de détecter et détruire les virus. Par contre, je ne vous apprends rien de nouveau en vous disant que les virus peuvent venir de différentes sources. Cellesci doivent être considérées dans l’évaluation des fonctions du

logiciel antivirus: • Courriel • partages réseaux • Connexion Bluetooth • Web • clé usb/CD-ROM Les développeurs de logiciels antivirus ont rajouté plusieurs fonctions permettant d’étendre la portée de détection et de réaction aux virus. Malheureusement, cela augmente le niveau de consommation des ressources du système, puisque certains logiciels vont également agir en tant que coupe-feu pour bloquer les mauvaises communications vers le poste sous protection. D’autres logiciels vont analyser les communications entre le poste et les réseaux externes, tandis que certains, finalement, vont transmettre certains fichiers suspects en temps réel vers un serveur d’analyse sur Internet.

Avez-vous besoin de ces fonctions? Cette grande consommation de ressources a pour conséquence que, dans certains milieux, les gens désactivent le logiciel sur leurs postes. Ceci s’avère évidemment bien pire qu’un choix mal éclairé d’antivirus. Afin d’éviter ce genre de situation, voici les points à considérer lors de votre prochain choix d’antivirus: • le pourcentage de détection des menaces, c’est à dire la capacité du logiciel à bien détecter 100% des menaces reçues; • la vitesse des mises à jours relatives aux nouvelles menaces, soit la fréquence à laquelle l’entreprise qui supporte le logiciel rajoute des signatures; • l’utilisation des ressources systèmes comme le nombre de cycles de CPU ou l’espace mémoire; • la présence / absence d’un logiciel permettant d’effectuer une surveillance centralisée de tous les postes clients; • la compatibilité du logiciel avec tous les équipements (Linux, Android, MAC et PC); • les fonctions ou capacités supplémentaires du logiciel; • la simplicité d’utilisation pour les utilisateurs. Cela dit, tous les logiciels antivirus ont une version gratuite permettant des les évaluer. Je vous conseille donc de les regarder par vous-mêmes, à l’aide de ces critères. Vous pourrez trouver les statistiques et pourcentages de détection sur le site d’évaluation antivirus suivant: www.av-test.org. Patrick Boucher est président de Gardien Virtuel, une firme spécialisée en sécurité de l’information située à Laval et qu’il a fondée en 2003 (www.gardienvirtuel.ca).

12 SÉCURITÉ QUÉBEC I Été 2016 CCAQ_SQ_June.indd 1

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APERÇU DES PRODUITS Caméra hybride en acier inoxydable et adaptée aux environnements hostiles IPX360 SOLUTIONS L’entreprise montréalaise IPX360 Solutions a dévoilé sa nouvelle caméra Predator Stainless Steel en acier inoxydable. Il s’agit d’une nouvelle caméra motorisée PTZ à haute précision, hybride et spécialement adaptée pour les environnements hostiles. Conçue dans un corps métallique ultra robuste en acier inoxydable 316 et au fini miroir, cette caméra à zoom optique de 30X est dotée d’un capteur d’image STARVIS HD 1080p à haute sensibilité. Elle offre un rendement élevé en particulier dans un environnement où la luminosité s’avère peu abondante (0.005 Lux) |. La caméra comprend une sortie vidéo analogique et une autre de type IP. www.ipx360solutions.com

Nouvelle version du module de sécurité réseau SV-32 facilitant le passage vers IP GENETEC Genetec a récemment commencé la commercialisation d’une nouvelle version du module de sécurité réseau hybride SV-32 v2, compatible avec une vaste gamme de caméras analogiques et IP, ainsi qu’avec différents contrôleurs de porte, grâce à un dispositif de codage intégré. Cette solution, préinstallée dans la plateforme Security Center, permet aux entreprises de mettre en œuvre un système unifié ou autonome de vidéosurveillance et de contrôle d’accès par caméras IP et caméras analogiques, tout en continuant à utiliser les infrastructures analogiques existantes. Le module SV-32 v2 permet de regrouper de multiples sites distants au sein d’un seul environnement de sécurité. www.genetec.com/fr

Solution PSIM Tyco Security Products La version 8.1 de la solution PSIM Proximex Surveillint offre de nouvelles fonctionnalités pour une configuration, un déploiement et une gestion des alertes plus rapides qui font en sorte pour le personnel des opérations de sécurité peuvent répondre plus rapidement et de manière appropriée aux événements. Les intégrateurs peuvent créer et configurer des modules d’événements et d’intégration vidéo, gérer les capteurs, zones ou aires, concevoir les tâches de l’opérateur et configurer des règles connexes à l’intérieur de Surveillint Enterprise ou Surveillint Essentials products. www.proximex.com

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EN COMPAGNIE DES JOUEURS

Andrea Martin présidente d’ADT Canada

N.D.L.R. Une version allongée de cette entrevue sera publiée sur le site Web de Sécurité Québec au cours du mois de juin. Sécurité Québec : Que signifie concrètement, pour Protectron au Québec, l’acquisition de celle-ci par ADT et qu’est ce qui en résulte un peu plus d’un an après sa finalisation? Andrea Martin : Beaucoup de malentendus perdurent sur l’acquisition de Protection par ADT. L’acquisition a été annoncée en avril 2014 et a été finalisée au début de juillet 2014. Cependant, il a ensuite fallu six mois avant de trouver la personne qui serait responsable de mener à bien les démarches en vue de la fusion des deux anciennes sociétés. Quand je suis entrée en poste, il n’y avait eu que très peu de démarches entreprises pour compléter l’harmonisation des modèles d’affaires de Protectron et d’ADT. Avant l’acquisition, la structure et le modèle d’affaires d’ADT Canada étaient fort différents de ceux de Protectron. Les activités de surveillance et de service à la clientèle d’ADT en sol canadien relevaient d’ADT Canada qui disposait déjà de deux centres de télésurveillance et de 900 employés. Par contre, d’autres fonctions telles que la gestion des ressources humaines, la comptabilité et les décisions marketing restaient sous la responsabilité exclusive du siège social d’ADT aux États-Unis. Protectron, elle, gérait toutes ces fonctions-là directement à partir du Québec. De plus, Protection connaissait déjà une forte croissance en matière d’acquisitions et disposait de plusieurs ententes de partenariat conclues avec

Andrea Martin, qui préside ADT Canada depuis janvier 2015, a relevé un grand défi depuis plus d’un an : finaliser et faciliter le mariage de deux cultures entrepreneuriales différentes dans la foulée de l’acquisition de la compagnie de télésurveillance québécoise Protectron par le géant américain ADT en avril 2014 différents mandataires. La croissance organique de Protectron, en matière de surveillance résidentielle, ne représentait que 30% de son chiffre d’affaires. ADT, au contraire, connaissait une forte croissance en matière de surveillance résidentielle mais n’avait aucune présence en matière de surveillance commerciale puisque ses activités avaient été séparées de celles de Tyco en 2012 et qu’il existait entre Tyco et ADT une entente de non-copiage en matière commerciale qui prévalait jusqu’à l’automne 2014. Donc, ADT comptait beaucoup moins de mandataires. C’est dans ce contexte-là qu’il fallait marier les deux cultures.

ne me restait qu’à me familiariser avec le fonctionnement d’ADT, de Protectron et avec l’industrie de la sécurité. J’ai entre autres tenu plusieurs réunions avec nos différentes équipes d’employés, dont nos installateurs de solutions de télésurveillance et nos employés du service à la clientèle. On a fait beaucoup de chemin depuis mon arrivée. On a entre autres décidé de garder les deux sièges sociaux de Montréal et Toronto, parce qu’ADT est avant tout une compagnie pancanadienne. La moitié de l’équipe de direction d’ADT Canada se trouve ici à Montréal.

SQ : Étiez-vous dans l’industrie de la sécurité auparavant?

SQ : Que voulez-vous dire lorsque vous mentionnez qu’il existe encore des malentendus depuis l’acquisition de Protectron par ADT?

AM : Pas du tout. Cependant, j’avais une longue expérience de gestion dans différents types d’industrie. J’avais également une grande expérience en matière de gestion de revenus récurrents et notamment en raison de mes nombreuses années passées chez Reader’s Digest. Je m’y connais en matière de coûts de rétention et d’acquisitions, ainsi qu’en finances. II

AM : Plusieurs informations erronées circulent et c’est malheureux. De nombreuses personnes pensent que toutes les activités de Protectron ont été déménagées parce qu’ADT, une compagnie américaine, l’a achetée. C’est faux. Nous avons trois centres de télésurveillance et de services à la clientèle, deux à Montréal et un à Québec.

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