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L'automobile Spring 2019

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PIÈCES D'AUTO, SERVICE ET ENTRETIEN • PUBLIÉ DEPUIS 1939

PRINTEMPS 2019

PERSPECTIVES À la recherche d’un second souffle pour les ateliers indépendants

PLUS Société canadienne des postes-Envois de publications canadiennes • Contrat de vente no 40063170

Des capteurs sous pression Les limites des systèmes avancés d’assistance au conducteur

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Printemps 2019 | Volume 80, numéro 1 | Publié depuis 1939

À LA UNE Perspectives 2019

PERSPECTIVES

12

12 à 15

À la recherche d'un second souffle pour les ateliers indépendants, trois intervenants proposent des pistes de solution.

22 18 CONSEILS D’EXPERT Jean-François Guay C’est la loi ! Congédié dès son retour au travail ...............11 Ghislain Roy Diagnostic et réparation Un problème de chaleur ..............................16

26 www.lautomobile.ca

ÉDITORIAUX Le mot de Nathalie.......................................... 5 Au fil d’arrivée............................................. 30

RUBRIQUES Sur le radar Toutes les nouvelles de l’industrie .................................................... 6

Yves Racette Environnement et innovation Les limites des systèmes avancés d’assistance au conducteur .............................................17

Pièce à conviction...................................... 6

Richard Castonguay Gestion automobile et coaching La rentabilité de l’atelier, un travail d’équipe ! ......................................................24

En bref L’automobile en chiffres................... 25

Dans l’atelier Sous pression ........................18 Produit vedette La batterie.......................... 22 Nouvel arrivage Produits du mois ........... 26 Annonceurs.............................................. 29 Printemps 2019 • L’automobile  3


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LE MOT DE NATHALIE PIÈCES D’AUTO, SERVICE ET ENTRETIEN ➤ PUBLIÉ DEPUIS 1939

Rédactrice en chef Nathalie Savaria nathalie@newcom.ca Rédacteur sénior Michel Poirier-Defoy mpoirierdefoy@lautomobile.ca Chroniqueurs réguliers Richard Castonguay, Jean-François Guay, Yves Racette, Ghislain Roy Correctrice d'épreuves Christine Barozzi Rédacteur conseil Steve Bouchard • 514 917-1893 steve@newcom.ca Directrice artistique Anita Balgobin • anita@newcom.ca Directeur de l'édition, Groupe automobile Allan Janssen • 416 614-5814 allan@newcom.ca Directeur des ventes au Québec et Est du Canada Denis Arsenault • 514 947-7228 denis@newcom.ca Directeur du développement des affaires Peter Bulmer • 416 510-5203 peterb@newcom.ca Production publicitaire, imprimée et numérique Alicia Lerma • alicia@newcom.ca Directrice du tirage Lilianna Kantor • 416 614-5815 lily@newcom.ca

Vice-présidente à l'édition : Melissa Summerfield Président : Joe Glionna Président du conseil : Jim Glionna Cette revue est publiée sur une base trimestrielle par le Groupe automobile, Newcom Media, 6450, rue Notre-Dame Ouest, bureau 100, Montréal, QC H4C 1V4. L’automobile s’adresse à tous les secteurs du marché québécois de l’automobile: concessionnaires, garages et ateliers de réparations, stations-service, ateliers de mécanique, pièces de remplacement, grossistes, sous-traitants, agents manufacturiers. À l’attention de Postes Canada: Courrier Catégorie Publication, enregistrement n° PP40063170. ISSN 1711-7526. Veuillez faire parvenir les exemplaires non livrables au Canada à: Département du tirage, à L’automobile, 5353 Dundas Street West, Suite 400 Toronto, ON M9B 6H8. Retour postal garanti. Dépôt légal, Bibliothèque nationale du Québec. Abonnement: Canada (incluant TPS): 1 an 29,95 $; 2 ans: 48,95 $; États-Unis et autres pays: 1 an US 42,95 $ US. Prix par exemplaire : 10 $ (au Canada), 10 $ US. © Tous droits réservés. Aucune partie de cette revue ne peut être reproduite ou transmise sans la permission écrite et explicite du détenteur des droits d’auteur, et ce, sous quelque forme que ce soit, y compris par voie de photocopie ou d’enregistrement. Toute demande à cette fin peut être formulée auprès de L’automobile. Une autorisation écrite doit être obtenue par toute personne désirant conserver un extrait de cette publication à l’aide de quelque système de mémorisation que ce soit. De temps à autre, nous mettons notre liste d’envoi à la disposition de compagnies ou d’organisations dont les services peuvent être d’intérêt pour nos lecteurs. Si vous ne souhaitez pas que ces informations soient divulguées, veuillez nous contacter par téléphone au 1 800 668-2374, par télécopieur au 416 510-5148, par courriel à vmoore@annexnewcom.ca ou par la poste, au Directeur de la vie privée, Newcom Media, 5353 Dundas Street West, Suite 400 Toronto, ON M9B 6H8.

Association of Business Publishers 205 East 42nd Street New York, NY 10017

ISSN 1711-7526 (Imprimé)

ISSN 1923-3485 (En ligne)

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Toujours d’actualité 80 ans plus tard Dans une publicité datant de l’époque de la création du magazine, il y a 80 ans, le fondateur d’une entreprise de distribution de pièces automobiles présentait les avantages de faire l’entretien de son véhicule. Intitulée « Si j’étais garagiste », cette publicité visait à démontrer, chiffres à l’appui, que l’entretien coûte moins cher que l’achat d’un nouveau véhicule. Pourquoi échanger une automobile d’un an qui a parcouru 15,000 milles et débourser environ $350,00 ? Les pneus sont encore bons, peut-être pour 10,000 milles ou plus, et le moteur peut être remis au point pour environ $20,00. Quel que soit l’âge de l’automobile, on peut toujours faire une comparaison semblable et la conclusion est toujours la même; on a toujours raison de dire au client : « L’automobile que tu possèdes est toujours bonne, c’est celle-là qui coûte le moins cher. » Même s’il remonte à 1939, ce message publicitaire qui s’adressait aux garagistes est encore pertinent et les arguments sont toujours valables. Selon un des experts interrogés pour notre article à la une, un véhicule neuf coûte en moyenne 10 000 $ (prêt, essence, assurances, immatriculation, entretien compris) par année. Par la suite, si on supprime le coût du prêt pour la location ou l’achat de 6 000 $, la voiture ne coûte plus que 4 000 $ par année. Conclusion : cela vaut la peine de conserver son véhicule. Mais les clients du XXIe siècle le savent-ils vraiment ? Grâce à un accès au crédit à grande échelle chez les concessionnaires, il est plus facile aujourd’hui d’acheter ou de louer un véhicule neuf, doté des plus récentes technologies, que de l’entretenir ou d’effectuer des réparations importantes. En outre, même si l’entretien coûte

moins cher, certains clients vont préférer s’acheter une voiture neuve parce qu’ils ne disposent pas de l’argent nécessaire pour faire une réparation majeure. Pour les ateliers, il s’agit de pertes de revenus importantes qui menacent leur avenir même. Il existe cependant une façon de remédier à la situation : rendre le financement plus accessible encore auprès de la clientèle dès l’arrivée en atelier. Les besoins du client ont évolué. La nouvelle génération achète un paiement et non un prix. Le financement est monnaie courante aujourd’hui dans plusieurs secteurs de l’économie, et les ateliers du marché secondaire ont tout intérêt à s’adapter à cette réalité. Ainsi, l’époque du « Pas de crédit, pas de chèque » est bel et bien révolue. Si le véhicule est entretenu correctement, selon le manuel du propriétaire déposé dans le coffre à gants de chaque véhicule par le constructeur, un client pourra planifier l’entretien et les travaux à faire, et mieux budgéter ses dépenses. En somme, d’hier à aujourd’hui, le mot clé demeure le même : planification. À l’heure où la consommation effrénée entraîne un niveau d’endettement élevé chez les consommateurs québécois, il peut s’avérer utile de suggérer à sa clientèle un moyen simple pour conserver sa voiture en bon état et éviter ainsi les mauvaises surprises qui peuvent grever un budget. Auquel cas une solution de financement sera toujours disponible, comme lorsqu’on se rend chez le dentiste.

Rédactrice en chef Nathalie Savaria Vous pouvez me joindre à l’adresse suivante : nathalie@newcom.ca

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SUR LE RADAR Toutes les nouvelles de l’industrie

Denso ouvre un centre de recherche en intelligence artificielle à Montréal Le 10 janvier dernier, la multinationale japonaise Denso annonçait l’ouverture d’un centre de recherche en intelligence artificielle à Montréal. Dans le cadre de ce qu’elle appelle sa « nouvelle stratégie », Denso ouvre des laboratoires dans le monde entier pour accélérer la R-D avancée dans le domaine de l’automobile. Les activités de recherche à Montréal porteront principalement sur des innovations dans les technologies de pointe comme l’intelligence artificielle (IA). Montréal est devenue une plaque tournante pour la recherche en IA. La ville a attiré des géants de la technologie tels que Facebook, Alphabet, détenu par Google, et Microsoft, qui ont tous ouvert ou acquis des centres d’intelligence artificielle. Denso a choisi d’établir son nouveau laboratoire satellite de R-D à Montréal « en raison de son écosystème d’IA unique, interconnecté et collaboratif ».

PIÈCE À CONVICTION

Marre du tintamarre ! Selon Monica Van Berlo de chez Guilbault Automotive à Ottawa, cette fourgonnette Ford Windstar n’est pas passée inaperçue lorsqu’elle est entrée dans l’atelier en faisant tout un boucan. C’était la première fois que le client se plaignait d’un grincement des freins avant. Pourtant, la plaquette de frein intérieure avait disparu et le piston frottait sur le disque. « Le client savait que quelque chose clochait avec ses freins, alors il n’était pas ébranlé par la situation », a indiqué Mme Van Berlo. Avez-vous vécu une situation étrange ou vu une réparation loufoque ou carrément dangereuse ? Envoyez une photo haute résolution ainsi qu’un court texte explicatif à Nathalie Savaria, rédactrice en chef, à l’adresse suivante : pieceaconviction@lautomobile.ca

DE BONNES RÉPARATIONS COMMENCENT AVEC LES BONNES PIÈCES

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Wakefield crée deux nouvelles divisions des ventes

Wakefield Canada a annoncé la création de deux nouvelles divisions des ventes. Cette décision vise à consolider la position de l’entreprise sur les plans industriel et commercial tout en renforçant sa place auprès des consommateurs. Shannon Spano dirigera la division des ventes grand public du fabricant et distributeur canadien Castrol, tandis qu’Hasan Zobairi supervisera les ventes commerciales et industrielles. Mme Spano a intégré l’entreprise en 2006 et a occupé jusqu’à tout récemment le poste de directrice des ventes au détail. Arrivé en 2015, M. Zobairi était directeur national des ventes chez Wakefield.

VL Communications félicite l’une de ses employées La direction et toute l’équipe de VL Communications, créateur du logiciel AB Magique pour ateliers de l’automobile et du pneu, ont tenu à féliciter par voie de communiqué Kathy Migneault pour l’obtention de son baccalauréat en sciences comptables. Mme Migneault travaille au sein de l’entreprise lavalloise depuis presque cinq ans et les utilisateurs du logiciel bénéficient de son aide inestimable au soutien technique comptable. www.lautomobile.ca


Congrès Uni-Sélect 2019 : Résolument tourné vers l’avenir

Les 18 et 19 janvier derniers, au Centre des congrès de SaintHyacinthe, un nombre record de plus de 600 participants, membres du réseau Uni-Sélect issus des magasins et des ateliers, se sont réunis pour le Congrès 2019. Dès la plénière d’ouverture, Nadine Colette, vice-présidente régionale, Division Québec et Atlantique, a livré un message clair aux congressistes. Tout en préservant le côté humain, les échanges et la confiance à la base de sa réussite et de sa réputation depuis sa

fondation il y a un demi-siècle, Uni-Sélect allait accentuer encore davantage son virage «sur le plan des nouvelles technologies et de l’analyse des données». Martin Lessard, nouveau vice-président marketing et stratégie numérique, en poste depuis décembre 2018, a expliqué que le virage numérique à grande échelle répondait à un besoin de fournir la structure, les outils et les données nécessaires aux membres et aux partenaires du réseau «pour leur permettre de s’approcher des besoins des clients». En établissant la vision qui orientera le développement futur de la société, les dirigeants ont ainsi donné le ton à ce grand rassemblement annuel, qui marquait également la fin des célébrations du 50e anniversaire d’Uni-Sélect. Divisés en groupe, les congressistes ont par la suite amorcé la série d’ateliers qui leur étaient proposés en simultané tout au long de la journée. Une plage horaire était aussi prévue pour permettre à chaque groupe de visiter la centaine de fournisseurs présents. Le samedi, les gestionnaires, les conseillers techniques ainsi que les techniciens des ateliers ont eu droit à une série d’ateliers, basés cette fois sur les rôles de chacun. Tous se sont réunis la veille pour un cocktail suivi d’un souper pendant lequel Uni-Sélect a procédé à une remise de plaques commémorant les années de service de certains de ses membres.

Ouverture d’un grand magasin Bumper to Bumper à Montréal Uni-Sélect a ouvert un magasin corporatif Bumper to Bumper de 35 000 pieds carrés, le 2 février dernier, à Montréal. Selon Miguel Angers, vice-président, Marchandisage, Uni-Sélect, «il s’agit d’un investissement majeur sur l’île de Montréal. Ce marché était auparavant desservi par un grossiste indépendant, Pièces d’auto Jean-Talon, qu’on a acquis il y a déjà trois ans environ, et dont les magasins sont devenus des Bumper to Bumper». L’inauguration de ce vaste magasin d’une superficie de 35 000 pieds carrés est le fruit d’une réflexion stratégique concernant le marché de l’île de Montréal. «On a revu le positionnement de chacun des magasins qu’on avait sur l’île de Montréal, l’assortiment, les niveaux de stock et tout l’aspect logistique en matière de livraison, pour nous assurer qu’on est le plus efficace et le plus rapide possible pour desservir le marché en moins de temps et aux moindres coûts», explique M. Angers. L’autre aspect stratégique lié à cet investissement vise à mieux servir les clients en provenance de la banlieue nord de Montréal, qui se rendent quotidiennement à Boucherville pour leurs commandes. «Avec les travaux dans le tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine, ce ne sera plus possible. Ils [les clients] devront se tourner vers d’autres solutions pour s’approvisionner. Et nous voulons demeurer la solution», fait valoir M. Angers. www.lautomobile.ca

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AIA Canada Lancement du Programme des associés en services automobiles

Le Car Care Council s’étend au Canada et au Mexique

L’Association des industries de l’automobile (AIA) du Canada vient d’annoncer le lancement officiel de son Programme des associés en services automobiles (PASA). Ce programme a été créé pour fournir aux professionnels en services automobiles des solutions essentielles au succès de leur entreprise. Les fournisseurs de services automobiles participants profiteront ainsi de multiples avantages : des recherches axées sur les ateliers, des événements de formation traitant de gestion et de questions techniques se rapportant aux ateliers de réparation, un service national de recherche de garages, des services financiers à l’intention des clients, des conseils techniques sur la reprogrammation de véhicules, et plus encore. Le PASA s’adresse à tous les ateliers du marché secondaire des secteurs de la mécanique et de la carrosserie.

Deux associations du marché secondaire mexicain et canadien ont signé une entente avec le Car Care Council pour transmettre le message «Mon auto, j’en prends soin» aux consommateurs de l’Amérique du Nord. Le Car Care Council a annoncé la signature d’une entente avec l’Association des industries de l’automobile du Canada (AIA Canada) et l’Asociación Nacional de Representantes, Importadores y Distribuidores de Refacciones y Accesorios para Automóviles, A.C. (ARIDRA), dans le but de créer le Conseil de l’entretien automobile de l’Amérique du Nord (CEAAN). Parmi ses principaux objectifs, le nouveau conseil vise notamment à accroître le nombre d’entreprises d’entretien et de réparation en Amérique du Nord participant à la campagne d’éducation des consommateurs « Mon auto, j’en prends soin », en leur donnant accès à du matériel de communication, à des outils de marketing et à d’autres ressources utiles.

C'est vrai qu'on est vissé serré.

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8  L’automobile • Printemps 2019

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AIA Québec Une nouvelle équipe à la direction de la division du Québec de l’AIA Canada Le 12 décembre dernier, à la dernière séance de l’année du conseil d’administration (CA) de la division du Québec de l’AIA Canada, les membres ont procédé à la nomination des nouveaux administrateurs. Patrick Saint-Pierre accède ainsi à la présidence et Réjean Lortie, à la vice-présidence. Les dirigeants du CA auront pour mandat de réaliser les actions planifiées dans le plan stratégique de la division pour les deux prochaines années (2019-2020). Les membres du CA ont tenu à remercier le président sortant, André Latreille, « pour ses deux années très fructueuses à la présidence ».

Survoltez votre

atelier!

Princess Auto s’installe au Québec Princess Auto, une entreprise familiale qui commercialise des pièces et accessoires de véhicules ainsi que des outils d’entretien mécanique pour les bricoleurs et les professionnels de divers métiers, ouvrira deux magasins au Québec. L’entreprise établie à Winnipeg devrait dévoiler ses nouveaux locaux à l’automne 2019. L’un d’eux sera situé à Saint-Jérôme, près du boulevard Grand Héron, alors que l’autre sera annoncé ultérieurement, mais il sera également implanté sur la Rive-Nord. Fondée en 1933, Princess Auto compte actuellement un portefeuille de 46 magasins et plus de 2 500 employés.

Dorval Auto Parts effectue une autre importante donation

NGK Canada a formé un nombre record de techniciens en 2018

Le 11e marche-o-thon annuel organisé par Dorval Auto Parts a connu un autre franc succès. La marche, qui a eu lieu le 9 septembre 2018, a permis de recueillir 72 000 $, ce qui porte le total des dons à 650 000 $ au profit du programme d’exercices contre le cancer L’espoir, c’est la vie. Alex Trichas, copropriétaire de Dorval Auto Parts, et ses cousins Nick, Chris et Andre Dimopoulos, en collaboration avec son ami Gus Anagnostaras, ont créé cet événement afin d’aider davantage les patients et les survivants du cancer et de donner également la possibilité à d’autres personnes de s’associer à la cause. Le prochain marche-o-thon aura lieu le 8 septembre 2019.

Le fabricant de bougies d'allumage NGK a connu un grand succès en 2018 avec ses séances de formation auxquelles ont pris part 680 techniciens et futurs techniciens à travers le Canada. Au Québec seulement, NGK a formé 177 personnes. Les séances couvrent les notions de base sur les bougies d’allumage et les capteurs, ainsi que les procédures et techniques de diagnostic plus complexes. De nombreux mythes qui subsistent encore dans l’industrie sont également abordés.

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Congrès Groupe Monaco 2019 : Se mobiliser pour l’avenir

Nominations Jeff Van de Sande nommé VP principal chez Altrom L’ancien président de Bestbuy Distributors, Jeff Van de Sande, se joint à UAP, plus précisément à la division Altrom Auto Group. Altrom, une entreprise auparavant sous la direction de Genuine Parts, a intégré le groupe UAP. Pour UAP, qui comprend NAPA et CMAX, cela signifie l’ajout de 400 employés, de 25 succursales et de 2 centres de distribution. Altrom est une entreprise spécialisée dans les pièces automobiles pour véhicules européens et asiatiques. Dans le cadre de ces changements, Jeff Van de Sande a été choisi pour occuper la fonction de vice-président principal chez Altrom. M. Van de Sande était chez NAPA avant de se joindre à Bestbuy en 2009. Le nouveau dirigeant travaillera aux côtés de Dave Pawlowski, viceprésident, Ventes et marketing, Paul Wilkes, vice-président, Opérations, et Robert Chartrand, vice-président, Développement de produits.

Total Canada recrute une nouvelle gérante de territoire pour la région du Québec

Plus de 500 gestionnaires, issus des magasins et des ateliers associés au Groupe Monaco, ainsi que des fournisseurs, se sont réunis au Hilton Lac-Leamy, à Gatineau, du 31 janvier au 3 février 2019, pour un tout premier congrès bilingue. Sous le thème de «L’avenir, c’est maintenant», le congrès voulait cibler les grands enjeux de l’heure dans l’industrie du marché secondaire et proposer des solutions concrètes afin que chacun puisse accroître les performances de son magasin ou de son atelier. Les sujets traités en atelier en étaient d’ailleurs le reflet : nouvelles pratiques de gestion d’entreprise, formation mécanique de pointe afin de répondre aux nouvelles technologies, positionnement et visibilité sur le Web et les réseaux sociaux, approche et rétention de la relève. En après-midi, les congressistes ont été invités à se rendre dans la grande salle des exposants. Plus de 75 fournisseurs y présentaient leurs produits et leurs nouveautés. Le samedi, poursuivant sur cette lancée, les participants ont pu entendre deux conférenciers, Jean-François Champagne, président de l’AIA Canada, et la championne paralympique, Chantal Petitclerc. Le congrès s’est achevé par une soirée de gala. Plus important congrès de l’histoire du Groupe Monaco, l’événement a attiré 110 ateliers, toutes bannières confondues, et 30 magasins. 10  L’automobile • Printemps 2019

Total Canada a annoncé la nomination d’une nouvelle gérante de territoire pour la région du Québec. Julie Caron sera responsable du développement des ventes de lubrifiants industriels et poids lourds dans la région de Montréal. Mme Caron a plus de 15 ans d’expérience dans le secteur de la vente industrielle. Depuis longtemps, elle offre à ses clients des solutions à valeur ajoutée pour aider leur entreprise. Outre son expérience professionnelle, Mme Caron détient une formation en psychologie qui lui a bien servi tout au long de sa carrière dans la vente.

Mevotech annonce la nomination d’un nouveau directeur des ventes au Québec Jacques Nadeau a été nommé nouveau directeur régional des ventes pour le Québec chez Mevotech. Il dirigera les efforts de vente de l’entreprise dans toute la région et continuera à développer des programmes, tout en travaillant avec les clients et les marques au Québec. M. Nadeau remplace Charles Touchette, qui a décidé de prendre sa retraite. M. Nadeau compte plus de 20 ans d’expérience dans le domaine des ventes, dont cinq à titre de directeur des ventes et du marketing des distributeurs chez Groupe Filgo-Sonic, Shell Canada et Valvoline.

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CONSEILS D’EXPERT C’est la loi !

Congédié dès son retour au travail Dans la gestion d’une entreprise, le congédiement d’un employé est l’une des situations les plus difficiles à gérer dans les relations de travail. Les litiges sont fréquents et les tribunaux sont appelés en renfort afin de déterminer les droits et obligations de chacune des parties en vertu de la Loi sur les normes du travail. Ainsi, qu’arrive-t-il si un salarié exerce un recours contre un employeur qui a mis fin à son emploi à cause d’une absence prolongée pour congé de maladie ?

Les faits Une entreprise dans le secteur automobile est à la recherche d’un conseiller technique. Monsieur X pose sa candidature même s’il ne possède aucune expérience dans le domaine. L’employeur embauche Monsieur X, en raison notamment de sa vaste expérience dans différents secteurs à titre de gérant de magasin et de contremaître en usine. On lui dit que s’il apprend vite le métier, il pourrait un jour être nommé directeur du service à la clientèle. L’année suivante, Monsieur X obtient le poste de directeur du service à la clientèle avec une augmentation de salaire et d’autres avantages sociaux. Trois mois plus tard, Monsieur X doit prendre un congé de deux semaines pour cause de maladie. Par la suite, son médecin prolonge le congé de six autres semaines. Dès son retour au travail, Monsieur X est informé que l’employeur met fin à son emploi.

Que dit la Loi ? L’article 122 de la Loi sur les normes du travail interdit à un employeur de www.lautomobile.ca

congédier, de suspendre, de déplacer un salarié ou d’exercer à son endroit des mesures discriminatoires, des représailles ou de lui imposer toute autre sanction en raison de l’exercice par lui d’un droit prévu à la Loi. L'article 79.1 de la Loi sur les normes du travail prévoit qu’un salarié a le droit de s’absenter de son travail pour cause de maladie. En vertu des dispositions de la Loi et des circonstances entourant le congédiement de Monsieur X, il y a donc une présomption que celui-ci a subi une sanction de la part de son employeur à cause de l’exercice de son droit d’user d’un congé de maladie. Dans ces circonstances, l’employeur doit démontrer que la fin d’emploi du salarié est attribuable à une autre cause. Pour ce faire, l’employeur allègue que la décision de mettre fin à l’emploi de Monsieur X a été prise avant son congé de maladie et repose strictement sur le mauvais rendement de ce dernier, d’autant plus que le salarié a été remercié dès son retour au travail. Pour justifier le congédiement, le responsable des finances de l’employeur témoigne qu’un mois avant le congé de maladie de Monsieur X, il avait décidé de le congédier prochainement à cause de son manque d’expérience en comptabilité et de sa difficulté à gérer le stress en périodes de fort achalandage. L’employeur soutient également que plusieurs clients se sont plaints des erreurs de facturation de Monsieur X. Toutefois, l’employeur admet qu’il n’a jamais avisé Monsieur X de son mauvais rendement au travail et de son intention de le congédier avant son congé de maladie.

La décision Pour repousser la présomption que le salarié a été congédié à cause de son congé de maladie, l’employeur doit démontrer l’existence d’une autre cause juste et suffisante qui s’avère plus vraisemblable. Selon la preuve, il est possible que l’employeur n’ait pas été satisfait du rendement de Monsieur X avant son absence pour cause de maladie. Toutefois, il semble peu probable que cette insatisfaction soit une cause juste et suffisante de congédiement puisque l’employeur n’a jamais informé le salarié de ses manquements. Qui plus est, le salarié avait obtenu quelques mois plus tôt une augmentation de salaire lors de sa nomination au poste de directeur du service à la clientèle. En conclusion, tous les éléments sont présents pour que le tribunal ordonne la réintégration du salarié dans ses fonctions, avec tous ses droits et privilèges, sans oublier le paiement du salaire antérieur dont il a été privé. P.S. À noter que les opinions exprimées dans ce texte ne constituent pas un avis juridique. Pour de plus amples informations, nous vous recommandons de consulter un avocat.

Jean-François Guay, avocat jfgavocat@sympatico.ca

Printemps 2019 • L’automobile  11


À LA UNE

PERSPECTIVES À LA RECHERCHE D’UN SECOND SOUFFLE POUR LES ATELIERS INDÉPENDANTS Alors que la concurrence n’a jamais été aussi féroce avec les concessionnaires, des pistes de solution se profilent à l’horizon pour accroître l’achalandage et maximiser les revenus des ateliers du marché secondaire, de même que pour attirer la main-d’œuvre. Par Nathalie Savaria Il existe bien des façons d’accroître les revenus des ateliers. L’une d’entre elles consiste à offrir une solution permettant aux clients d’obtenir du financement pour le paiement d’une réparation.

L’accès au financement pour les réparations, un outil essentiel Selon le directeur exécutif de la division du Québec de l’AIA Canada, Roger Goudreau, pour plusieurs consommateurs, il est plus commode

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de recourir au crédit pour se procurer un véhicule neuf auprès d’un concessionnaire que d’avoir à assumer les coûts d’une réparation majeure inattendue dans un atelier. « Aujourd’hui, le crédit est devenu tellement accessible, dit-il, qu’il est plus facile pour les gens d’acheter ou de louer un véhicule neuf que de l’entretenir ou de le réparer. Même si l’entretien coûte moins cher, certains préféreront s’acheter une voiture neuve parce qu’ils

ne disposent pas de l’argent nécessaire pour faire une réparation majeure, par exemple. » Face à cette situation, M. Goudreau suggère de rendre le financement plus accessible encore auprès de la clientèle, et ce, dès l’arrivée en atelier. Autrement dit, notre interlocuteur souhaite qu’un programme comme Accord D Desjardins (voir l'encadré à la page 13) soit davantage utilisé dans les ateliers comme un outil de premier ordre, « et non de dernier recours ».

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Aujourd’hui, le crédit est devenu tellement accessible, dit-il, qu’il est plus facile pour les gens d’acheter ou de louer un véhicule neuf que de l’entretenir ou de le réparer. » Roger Goudreau

Roger Goudreau, directeur exécutif, AIA Canada, division Québec

« On voit le financement comme une solution de dernier recours, un peu comme une bouée de sauvetage. Il faudrait que dès que le client se présente au comptoir, on lui demande de quelle manière il veut payer les réparations au

lieu d’attendre à la fin. C’est alors plus facile pour lui de décider de quelle manière il effectuera son paiement, soit par carte de crédit, comptant ou par chèque, ou encore d’opter pour un financement sur six mois, un an, par exemple. S’il n’y a pas de source de financement autre que la carte de crédit, il se peut que l’atelier perde le client. Autant on est devenu bon en entretien, autant on devrait devenir bon en financement dans les ateliers », fait valoir M. Goudreau.

Coup d’œil sur le programme Accord D Le programme Accord D Desjardins est l’un des plus connus au Québec en matière de financement. D’après Gabriel Baker, directeur en relations d’affaires chez Desjardins, ce programme comporte plusieurs avantages, tant pour le client que pour l’atelier. « Dans une situation où un client est confronté à une dépense inattendue, dans 50 % des cas, les fonds disponibles pour couvrir les réparations sont insuffisants. C’est la dernière statistique sur l’endettement des ménages au Canada. Donc, ces clients doivent avoir accès à une source de financement au point de vente pour pouvoir effectuer les réparations. Dans le cas où la solution de financement n’est pas offerte, le client devra prioriser les réparations à

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Gabriel Baker, directeur en relations d’affaires chez Desjardins

Avec un meilleur accès au crédit, un client pourra conserver son véhicule plus longtemps et assumer les dépenses que nécessite son entretien, tout en ne se sentant pas mal à l’aise d’avoir à refuser une réparation, faute d’argent. « Lorsqu’une voiture vieillit, il peut y avoir des imprévus et cela peut devenir plus dispendieux, explique M. Goudreau. Si on leur offre le crédit dès le départ, les gens se sentiront rassurés de pouvoir financer les réparations sur une période donnée. Ce sera aussi normal que de se voir offrir une garantie sur les réparations. » Pour le directeur exécutif de la division du Québec de l’AIA Canada, le message est clair : « Dans l’économie d’aujourd’hui, le financement est essentiel. C’est ce message uniforme que l’on veut transmettre aux garagistes par l’intermédiaire des grandes bannières. Il faut améliorer l’accès au crédit et empêcher que notre clientèle se tourne de bord et aille louer ou acheter une voiture neuve. Il faut offrir les mêmes avantages que les concessionnaires. »

effectuer, faisant parfois courir des risques aux occupants du véhicule. » « Dans le cas mentionné, la plupart du temps, les frais facturés aux clients à titre d’intérêts sont souvent moins élevés que les frais d’une carte de crédit », précise M. Baker. Pour le marchand, les avantages sont très nombreux. « Le marchand qui offre le financement Accord D permet à ses clients de faire toutes les réparations nécessaires sans un goulot d’étranglement financier ponctuel. L’avantage pour le commerçant est de permettre au client de se munir des pièces de qualité qui donneront satisfaction à la suite des réparations. Très souvent, dans le cas d’une réparation obligatoire, le client demandera d’avoir un produit de gamme inférieure pour être en mesure d’acquitter les frais liés à la réparation. Par

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la suite, si cette pièce est plus bruyante et ne donne pas le même rendement, c’est le garagiste qui devra porter le blâme du dysfonctionnement », indique M. Baker. Cette solution de financement revêt aussi un aspect pratique. « Dans la réalité d’aujourd’hui, les gens n’ont plus de temps. Donc, dans la situation où le client devra fractionner les réparations en différents rendez-vous, le garagiste devient la source de plusieurs aménagements d’horaire. Lorsque le financement est offert dès le départ, le client est en mesure de faire exécuter toutes les réparations requises en une seule fois. Sans compter qu’il évite les risques de tomber en panne, de devoir assumer les frais du remorquage et d’avoir à s’arranger pour aller récupérer les enfants à la garderie, par exemple. » Pour M. Baker, il s’agit d’un outil de

L’entretien 2.0 ou l’avenir des ateliers Alors que les véhicules sont mieux conçus et nécessitent moins de réparations, beaucoup d’experts dans l’après-marché croient que l’entretien est la clé pour maximiser les revenus des ateliers et faire concurrence aux concessionnaires. C’est le cas de Frank Tonon, directeur amélioration des produits et formateur chez Spectra Premium, qui possède plus de 40 ans d’expérience dans l’industrie, à titre de technicien expert et de formateur technique. « Le sujet de l’entretien me tient à cœur, car c’est l’avenir des ateliers. On peut le voir avec tous les efforts déployés par les concessionnaires pour que les clients fassent faire l’entretien chez eux ! », s’exclame-t-il. Or, selon lui, l’entretien a beaucoup changé ces dernières années. En fait, avec l’évolution technologique des véhicules, nous sommes passés de l’entretien 1.0 à l’entretien 2.0. « L’entretien 1.0 est un procédé d’entretien qui date des années 1950. Pendant plusieurs décennies, les véhicules étaient équipés de la même manière. Il n’y avait rien de compliqué, et c’était un entretien 14  L’automobile • Printemps 2019

Dans une situation où un client est confronté à une dépense inattendue, dans 50 % des cas, les fonds disponibles pour couvrir les réparations sont insuffisants. » Gabriel Baker marketing souple mis à la disposition des propriétaires d’atelier. « Le financement Accord D est un outil marketing que les ateliers peuvent utiliser à leur guise selon l'alignement de leur développement des affaires. Le financement Accord D est accessible à tous, des gens plus fortunés aux moins

à peu près standard pour tous les véhicules. Aujourd’hui, avec la technologie, l’entretien devient plus spécifique à chaque véhicule. » Cet entretien spécifique ou 2.0 repose essentiellement sur le manuel d’entretien du manufacturier. « Chaque manufacturier connaît exactement les besoins d’entretien de tous les systèmes sur ses véhicules. Parce que ces systèmes sont plus complexes, il y a maintenant beaucoup plus de choses à vérifier et à remplacer. Ainsi, l’entretien qui était basé avant sur un temps donné, comme un changement d’huile à 59,95 $ et une inspection en 15 ou 20 points, est impossible aujourd’hui. Par exemple, un entretien peut durer une heure et demie sur un Nissan à 45 000 km et deux heures sur un GMC. Comment puis-je vérifier et remplacer, suivant un tarif donné, tout ce que chaque manufacturier recommande sur un véhicule ? », s’interroge M. Tonon. D’après lui, il faut offrir au client un entretien personnalisé de son véhicule basé sur le kilométrage et les normes d’entretien du fabricant. Une telle approche est bénéfique tant pour le client que pour l’atelier.

aisés. L’atelier peut offrir une solution à la convenance de son interlocuteur. » Aux clients des ateliers de mécanique, trois options de financement sont offertes. - Le financement reporté. Il s’agit d’une option du type « Achetez maintenant et payez dans X mois » (maximum 6). - Les paiements à versements égaux avec ou sans intérêts (jusqu’à un maximum de 36 mois). - Le financement combiné. Cette option permet une période de grâce, suivie de versements égaux avec intérêts pour le client (3 mois de grâce + 12 mois de financement). « Dans les cas qui viennent d’être mentionnés, c’est le marchand qui doit décider de l’offre qu’il désire faire à sa clientèle, précise M. Baker. Donc, celui-ci est en mesure d’avoir de l’influence sur l’offre et la demande de sa clientèle. »

Frank Tonon, directeur amélioration des produits et formateur chez Spectra Premium

« L’entretien du fabricant donne l’heure juste au consommateur. Cet entretien, qui peut être étalé annuellement, permet au client de budgéter les réparations. Fini le temps où le consommateur doutait www.lautomobile.ca


continuellement des réparations à faire, car l’atelier n’avait rien en main pour prouver que c’était la façon de procéder. De leur côté, tous les ateliers indépendants peuvent faire ce type d’entretien et conserver ainsi leurs clients. Le tarif horaire est en général moins élevé que chez le concessionnaire et l’atelier est aussi plus proche du client. » Pour notre expert, les ateliers doivent conscientiser les propriétaires de voitures neuves ou usagées à l’importance de l’entretien 2.0. Et il a des arguments de poids pour les convaincre. « Pour moi, l’entretien 2.0 signifie fiabilité, durabilité et sécurité du véhicule. Un véhicule bien entretenu aura une durée de vie prolongée et sera fiable plus longtemps grâce aux entretiens et aux remplacements requis. De plus, un véhicule payé coûte environ un tiers du coût des paiements effectués pour un véhicule loué ou acheté. Et s’il garde le véhicule deux ou trois ans après l’avoir payé, le consommateur fera une économie de plus de 150 % sur ce qu’il payait annuellement avant pour le prêt et l’entretien. »

Pour moi, l’entretien 2.0 signifie fiabilité, durabilité et sécurité du véhicule. Un véhicule bien entretenu aura une durée de vie prolongée et sera fiable plus longtemps grâce aux entretiens et aux remplacements requis. » Frank Tonon Selon Frank Tonon, un véhicule neuf coûte en moyenne 10 000 $ (prêt, essence, assurances, immatriculation, entretien compris) par année. Si on enlève le coût du prêt pour la location ou l’achat de 6 000 $, la voiture ne coûte plus que 4 000 $ par année. « Là, le véhicule est payant ! En plus, il aura un prix de revente supérieur, car il sera en bon état. » La sécurité sur les routes est l’une des grandes préoccupations de Frank Tonon. www.lautomobile.ca

Il est d’ailleurs un ardent défenseur de l’inspection de sécurité obligatoire. « Un véhicule mal entretenu est une arme, souligne M. Tonon. Ça pèse lourd et ça a de la puissance. C’est dangereux, car ça peut entraîner des décès sur nos routes. »

L’attraction et la formation de la main-d’œuvre, le nerf de la guerre L’accès à la formation et au métier de mécanicien préoccupe aussi beaucoup l’industrie. Le coût prohibitif des outils semble être un frein majeur d’accès au métier alors que les sources de financement se font rares pour les apprentis au Québec. Mis à part une déduction pour l’achat d’outils par le gouvernement du Québec, aucune forme d’aide gouvernementale n’est offerte à l’apprenti mécanicien. Le métier de mécanicien automobile au Québec est exclu du programme canadien Sceau rouge qui donne accès à du financement et à à des subventions de toutes sortes : prêt canadien aux apprentis, subvention incitative aux apprentis, subvention à l’achèvement de la formation de l’apprenti, etc. Pourquoi cette exclusion ? « Officiellement, le métier de mécanicien automobile n’est pas reconnu par le gouvernement du Québec, explique Roger Goudreau. En fait, le métier n’existe pas sur une base nationale, mais seulement dans les régions qui ont un comité paritaire. Il faudrait que le métier soit reconnu à l’échelle nationale par le gouvernement. Ce serait injuste, par exemple, qu’un mécanicien de la région de Montréal, assujetti à un comité paritaire, puisse déduire ses outils, alors qu’un autre, qui travaille dans une région sans comité paritaire, ne le pourrait pas. Ce serait incontrôlable. » « La loi sur les comités paritaires remonte à 1934, et les gouvernements successifs ont toujours refusé de la changer », ajoute M. Goudreau. En fait, un seul projet de loi pour moderniser les comités paritaires a été proposé en 2015 par le gouvernement libéral de Philippe Couillard, mais il ne s’est pas concrétisé. « Les comités paritaires existants étaient ouverts à l’idée d’offrir la qualification à tous les apprentis au Québec, ce qui aurait donné accès au programme Sceau rouge », révèle M. Goudreau.

Or, « même si les comités paritaires voudraient faire un changement, ils sont régis par un décret. Et pour changer le décret, ils doivent obtenir la permission du gouvernement ». Selon M. Goudreau, ce statu quo fait l’affaire du gouvernement. « Reconnaître un métier crée des obligations pour le gouvernement. » Une situation que dénonce notre interlocuteur. « L’automobile, c’est la vache à lait du gouvernement. Juste en taxes sur les voitures neuves, les voitures usagées, l’essence, l’assurance, les réparations, plus les permis de conduire et les droits d’immatriculation, il récolte des millions. Et en retour, on n’a droit à rien, car l’industrie est dispersée et ses acteurs compétitionnent entre eux. Et puis, on a juste une personne au ministère de l’Éducation pour s’occuper des programmes de formation en automobile. » Outre la reconnaissance officielle du métier qui donnera accès à des prêts et à des subventions au fédéral, M. Goudreau souhaite que le gouvernement provincial bonifie le DEP en mécanique automobile, qui ne couvre que la base, pour y intégrer davantage l’enseignement des nouvelles technologies pour les élèves qui ont de l’intérêt et des aptitudes. Toutes ces mesures feront en sorte de valoriser le métier et d’attirer la relève. M. Goudreau a l’intention de sensibiliser le conseil d’administration de la division du Québec et ses membres afin d’informer le maximum de gens dans l’industrie, au premier chef les décideurs, dont certains ne sont pas au courant de la situation, souligne-t-il. « Il faut tenir un discours plus articulé auprès du gouvernement pour le sensibiliser à notre situation, dit-il. Après le logement, l’automobile est le deuxième poste budgétaire dans la population. C’est donc des milliards de dollars dont il est question. » « Tout ce que nous voulons, c’est que nos techniciens automobiles aient les mêmes avantages que ceux au Canada. Ils ont besoin d’une reconnaissance. Nos attentes sont tellement basses que nous n’avons jamais rien demandé. On n’a pas l’habitude d’exiger. Avec tout ce que l’on paye en taxes et en impôts pour l’automobile, il est grand temps qu’on ait l’oreille du gouvernement », estime Roger Goudreau. Encore faut-il que l’industrie du marché secondaire se mobilise massivement. Printemps 2019 • L’automobile  15


CONSEILS D’EXPERT Diagnostic et réparation

Un problème de chaleur Voici un problème assez fréquent que l’on rencontre sur les Ford Thunderbird 2004. Généralement, le client se plaint d’un problème de performance du système de chauffage de l’habitacle. Parfois, le problème est intermittent, mais il peut aussi se manifester de façon continue. Avant d’aller plus loin, il faut en savoir un peu plus sur la façon dont l’antigel se rend dans le radiateur de chauffage. Sur ce type de véhicule, des solénoïdes sont utilisés pour ouvrir et fermer le passage de l’antigel vers le radiateur de chauffage. Rien de compliqué, me direzvous. En fait, c’est vrai jusqu’à ce que vous soyez obligé de prendre un miroir pour entrevoir la position des deux solénoïdes (dans le compartiment moteur). Une fois le boîtier du filtre à air enlevé pour accéder au conduit d’admission d’air, il est possible de bien voir les deux solénoïdes (Photo 1).

Photo 2

Photo 4

Souvent, ce type de problème se produit à cause d’un mauvais contact entre le terminal mâle du solénoïde et le terminal femelle du connecteur. Le mauvais contact crée une résistance qui, à son tour, provoque une chaleur excessive. À la longue, la chaleur fait fondre le connecteur en plastique qui retient les terminaux femelles. Si vous observez bien la photo 3, le bloc de solénoïdes a aussi souffert de cette chaleur excessive.

accroissements de puissance pour automobiles, poids lourds et tracteurs. (Photo 4) En gros, on trouve deux types de système : Le premier, le PedalBox, est un dispositif qui se branche en série sur le capteur de la pédale de l’accélérateur. Il modifie la courbe de la position de la pédale de l’accélérateur, ce qui se traduit par une accélération accrue de 10 %. Le second, le PowerControl, est destiné aux véhicules turbo. Il peut augmenter la puissance de 30 % et, en même temps, il peut diminuer la consommation de carburant de 10 %. Ce dispositif utilise le signal du débit d’air massique (Mass Air Flow), du capteur de pression du turbo, du capteur de position de l’arbre à cames et d’autres capteurs. Que ce soit l’un ou l’autre de ces systèmes, il faut les commander pour un modèle de véhicule spécifique, car ils sont livrés avec tous les connecteurs mâles et femelles pour se brancher en série. Il n’y a pas de fil à couper ou à modifier. Comme ces systèmes ont été conçus en Allemagne, vous pouvez vous attendre à un produit de haute qualité très facile à installer.

Photo 3

Photo 1

Lors des vérifications préliminaires, on peut découvrir le fusible 10 ampères (qui alimente le compresseur d’air climatisé et les solénoïdes) brûlé. En plus de changer le fusible, il faut alors procéder à des vérifications plus poussées sur le bloc des deux solénoïdes. Quand vient le temps de débrancher le connecteur électrique, le problème peut vous sauter aux yeux ! (Photo 2) 16  L’automobile • Printemps 2019

La bonne réparation à faire dans ce cas est de changer le connecteur ainsi que le bloc de solénoïdes. Trop fréquemment, je dois reprendre ces réparations, car le technicien a seulement essayé de nettoyer les terminaux sans changer le connecteur.

Au Sema Show… Les systèmes d’accroissement de puissance Lors de ma dernière visite au Sema Show de Las Vegas, en novembre dernier, j’ai eu la chance de m’entretenir avec le gérant de DTE Systems, Michael Krecek. Cette entreprise allemande produit et distribue des

Ghislain Roy Formation Technicien Expert ghislain.roy@csbe.qc.ca

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CONSEILS D’EXPERT Environnement et innovation

Les limites des systèmes avancés d’assistance au conducteur

Une plus grande cohérence dans l’ensemble du secteur automobile aidera les consommateurs à comprendre le type de technologie dont est doté leur véhicule ainsi que le mode, le moment et le lieu d’utilisation des systèmes d’assistance au conducteur. Une dénomination normalisée pour tous les véhicules doit fidèlement refléter la manière dont les fonctions technologiques seront utilisées.

Les différents niveaux d’autonomie

Photos 1 et 2 Un concept de véhicule 100 % autonome (niveau 5) de Kia. Remarquez l’absence de volant et de pédale. Le véhicule fonctionne par programmation pour les destinations, donc par cellulaire et transfert de données d’un point A à un point B.

Plusieurs études menées aux États-Unis ont révélé que 40 % des Américains s’attendent à ce que des systèmes de conduite partiellement automatisés soient en mesure de prendre entièrement en charge le contrôle du véhicule. Ces études révèlent des lacunes dans la compréhension qu’ont les consommateurs des systèmes ADAS (Advance Driver Assistance System), appelés en français « systèmes avancés d’assistance au conducteur », et de ce qu’ils peuvent réellement accomplir. Avec les avancées de la technologie, il est nécessaire de donner un nom au système d’assistance d’aide à la conduite afin d’indiquer clairement au conducteur sa fonction. Mais une terminologie un peu vague – pensons, par exemple, à Pilote automatique, à Pro PILOT et à Pilot Assist, tous des termes utilisés par les manufacturiers – peut amener un automobiliste à surestimer les capacités d’un système, mettant involontairement sa vie et celle des autres en danger sur la route. Alors que ce type de technologie devient de plus en plus répandu, les spécialistes recommandent aux consommateurs d’attribuer aux systèmes d’assistance au conducteur leur rôle véritable. En fait, les technologies ADAS sont conçues pour faciliter la conduite et ne doivent jamais être utilisées pour remplacer l’engagement du conducteur. www.lautomobile.ca

Plusieurs experts ont testé les technologies ADAS et ont constaté qu’elles ne sont pas conçues pour prendre en charge la conduite. Elles sont en outre considérablement mises à l’épreuve sur les routes, notamment à cause des marquages de voie médiocres, de la neige et de la glace, des structures de circulation inhabituelles et des véhicules à l’arrêt. L’American Automotive Association (AAA) a testé quatre véhicules équipés de telles technologies. Un certain nombre d’éléments dans les différents environnements étudiés ont amené ces systèmes à réagir de manière imprévisible, nécessitant l’intervention du conducteur pour éviter une collision potentielle. L’A AA a constaté entre autres que les véhicules d’essai éprouvaient des difficultés lorsqu’ils rencontraient des scénarios de circulation modérée, de routes courbes et de rues avec des intersections achalandées. Près de 90 % des événements ont requis une intervention du conducteur à cause de l’incapacité du véhicule à conserver sa position sur la voie. La nature irrégulière et complexe de l’environnement de conduite du monde réel a révélé les vulnérabilités de ces technologies. L’exercice a aussi clairement démontré que les systèmes fonctionnaient généralement mieux sur les autoroutes.

À ce propos, voici les six niveaux d’autonomie déterminés par le SAE pour classer et clarifier le tout. Niveau 0 : Aucune Le conducteur effectue toutes les tâches de conduite. Niveau 1 : Assistance par conducteur Le véhicule est contrôlé par le conducteur, mais un peu d’aide à la conduite et certaines fonctionnalités peuvent être incluses dans la conception du véhicule. Niveau 2 : Automatisation partielle Le véhicule a des fonctions combinées automatisées, comme l’accélération et la direction, mais le conducteur doit rester engagé dans la conduite et surveiller constamment son environnement. Niveau 3 : Automatisation conditionnelle L’assistance du conducteur est une nécessité, mais n’est pas obligatoire pour surveiller l’environnement. Le conducteur doit être prêt à prendre le contrôle du véhicule après un avertissement. Niveau 4 : Haute automatisation Le véhicule est capable d’effectuer toutes les fonctions de conduite sous certaines conditions. Le conducteur peut avoir l’option de contrôler le véhicule. Niveau 5 : Automatisation complète Le véhicule est capable d'accomplir toutes les fonctions de conduite, et ce, dans toutes les conditions. Le conducteur peut avoir la possibilité de contrôler le véhicule. Yves Racette Enseignant spécialisé véhicule hybride et électrique Certifié SAE Diagnostic HEV avancé yves@yracette.com

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DANS L’ATELIER

SOUS PRESSION Garder le voyant d’avertissement de basse pression des pneus éteint et, dans le cas où il s’illumine, savoir interpréter et réparer l’anomalie ne devrait pas être un défi. Par Jeff Taylor

Nous devons tous faire face à des retours à l’atelier de temps en temps. À la suite d’un changement de pneus, par exemple, l’une des préoccupations majeures est l’activation du voyant du système de surveillance de la pression des pneus (en anglais, Tire Pressure Monitoring System ou TPMS) ou du voyant de basse pression des pneus (en anglais Low-Tire Light ou LTL) sur le tableau de bord. Le système de surveillance de la pression des pneus (en français SSPP) est un système de sécurité commun et précieux dont sont munis la plupart des véhicules actuels. Ce système est souvent mal compris, négligé et ignoré par les conducteurs et les techniciens. Le déclenchement d’un voyant lumineux peut se produire après un entretien, une permutation des pneus, un changement de pneus saisonnier ou un travail lié aux roues, et la plainte du client est généralement la suivante : 18  L’automobile • Printemps 2019

« La lumière n'était pas allumée avant que vous ne travaillez sur ma voiture. »

Les capteurs de surveillance des pneus font maintenant presque toujours partie de la tige de la vanne et sont de plus en plus petits. Sur une Ford dotée d’un capteur de surveillance de la pression des pneus sur un cerceau, il peut être remplacé par celui dans la valve.

Les techniciens peuvent gagner du temps et éviter d’aggraver un problème potentiel s’ils adoptent des procédures simples avant de commencer toute action susceptible d’affecter le SSPP. Une vérification opérationnelle rapide des capteurs du SSPP ne prend pas beaucoup de temps et peut être effectuée même si aucun voyant n’est allumé. Un outil d’analyse des codes prend plus de temps, mais est plus efficace. Parfois, aucun signe visible d’un problème lié au SSPP n’apparaît, même s’il en existe un. Le SSPP a été conçu pour détecter un problème de basse pression. S’il en trouve un, il en avertira immédiatement le conducteur. Cependant, il n’existe pas de protocole d’alerte standard pour des problèmes associés par exemple à un capteur défaillant, à une batterie faible ou à une interférence électronique. Il est tout à fait possible qu’un véhicule puisse rouler www.lautomobile.ca


Pour le réapprentissage d’un système de surveillance de la pression des pneus indirect, un bouton ou l’écran tactile sur le tableau de bord est généralement utilisé. Pour fonctionner, ce système dépend d’une pression des pneus appropriée.

parfaitement, sans aucun témoin allumé, malgré un problème sous-jacent au système. Un test ou une analyse rapide du capteur du système empêchera un client de se plaindre à propos d’un voyant qui s’allume sur le tableau de bord.

Vérifier la pression d’air Un bon point de départ avant d’entamer tout travail consiste à savoir exactement quelle doit être la pression des pneus du véhicule. Les techniciens expérimentés pensent connaître la spécification de pression en psi (livre par pouce carré), mais ce n’est pas la pression qui convient à chaque voiture, et cela peut poser un vrai problème. Le voyant TPMS/LTL s’allume lorsque la pression des pneus du véhicule est inférieure à 75 % de la valeur recommandée. Le système doit être étalonné selon une pression donnée, indiquée sur la plaque signalétique de l’auto. Ne comptez pas sur la précision d’un manomètre à l’ancienne de style crayon ou bâton. Vous devez utiliser un manomètre numérique plus précis pour le réglage de la pression des pneus. (Et n’oubliez pas que vous pouvez facilement vérifier la précision de votre manomètre par rapport à la valeur affichée sur l’outil d’analyse ou l’outil d’activation du SSPP.) Par exemple, la plaque signalétique d’une minifourgonnette Chrysler ordinaire indique que les pneus doivent être gonflés à 248 kPa (36 psi). Si votre manomètre s’arrête à une livre près, le voyant LTL continuera de s’allumer. C’est www.lautomobile.ca

Il est important de comprendre les différences entre ces deux voyants et de les expliquer à vos clients.

juste : une pression d’air à 241 kPa (35 psi) n’éteint pas le voyant LTL. Celle-ci doit atteindre 36 psi. Évitez cependant d’aller au-dessus de la valeur prescrite sur la plaque signalétique, car certains systèmes sont sensibles à la surpression (GM la surveille à coup sûr).

La bonne procédure, la première fois Il y a des différences nettes entre la programmation, le réapprentissage et la réinitialisation des SSPP. Vous devez connaître (et suivre) la procédure adéquate lorsque vous travaillez sur ces systèmes. La programmation Cela implique de fournir à un nouveau capteur ou à un capteur vierge un

numéro d’identification et un protocole permettant de communiquer avec le module SSPP concerné. Les modules SSPP peuvent parfois nécessiter des mises à jour logicielles. Le réapprentissage Il existe trois types courants de procédures de réapprentissage : manuel, par outil de réinitialisation et automatique. Certains réapprentissages ne nécessitent qu’un outil d’activation du capteur. D’autres exigent une combinaison d’outils d’activation et d’un scanner. Certains requièrent un test sur route final pour terminer le réapprentissage. Les procédures de réapprentissage sont décrites par le fabricant. Celles-ci Printemps 2019 • L’automobile  19


peuvent être propres à un modèle ou découler d’un protocole partagé à l’échelle du fabricant. Les modèles GM plus anciens ont une procédure simple qui implique une fermeture à deux boutons sur la télécommande et l’utilisation d’un outil d’activation pour définir le numéro d’identification et l’emplacement du capteur dans le module TPMS. Les nouveaux modèles GM exigent l’utilisation d’un scanner. Les produits Ford peuvent avoir deux procédures de réapprentissage distinctes : une pour la rotation des pneus (il faut utiliser l’interrupteur du signal de détresse) et une autre généralement après le remplacement du capteur (utilisation de la clé d’ignition et d’une séquence précise d’application de la pédale de frein). Le SSPP direct de Honda peut être compliqué, car il requiert un scanner et un outil d’activation pour le réapprentissage des informations de chaque capteur et sa position, ainsi qu’un test sur route pour éteindre le témoin TPMS qui clignote (pas le LTL). La réinitialisation Il ne s’agit généralement que d’une fonction du système TPMS/LTL indirect (qui comprend un capteur ABS ou de vitesse de roue et un logiciel permettant de calculer la pression des pneus). La réinitialisation implique généralement un bouton situé sur le tableau de bord (ou un autre type de saisie sur le tableau de bord ou l’écran) ou une procédure avec l’outil d’analyse permettant au logiciel TPMS de recalibrer et d’enregistrer les informations générées par les capteurs de vitesse de roue. La méthode TPMS/LTL indirecte dépend fortement de la bonne pression des pneus avant le début de la procédure de réinitialisation. La réinitialisation des extras De nombreux véhicules TPMS/LTL indirects et directs autoriseront désormais l’association de plusieurs pneus à l’unité TPMS en suivant les instructions de saisie sur le tableau de bord. Volvo, BMW, VW et d’autres marques vont maintenant stocker des informations séparées pour les pneus à neige ou un second ensemble de pneus. Mitsubishi 20  L’automobile • Printemps 2019

le fait aussi, mais la clé doit être en position «arrêt» pour accéder à cette zone d’informations sur le tableau de bord.

Autres problèmes et astuces Si vous avez tenté d’effectuer à deux ou trois reprises une procédure de réapprentissage sur un système TPMS/LTL mais sans succès, arrêtez tout. Quelque chose cloche. Revoyez la procédure du fabricant, revérifiez les mises à jour de votre logiciel d’outils d’analyse et assurezvous qu’il n’y a pas d’autres véhicules ou roues avec capteurs qui pourraient interférer. Enfin, n’oubliez pas de rechercher des bulletins d’information technique propres à un véhicule qui

Si vous vous interrogez à propos de votre manomètre, il suffit de vérifier les chiffres exacts que le capteur du système de surveillance de la pression des pneus transmet au véhicule.

Un système de surveillance de la pression des pneus direct des véhicules haut de gamme affiche la pression de chaque pneu sur le tableau de bord. Le système de surveillance de la pression des pneus direct des véhicules d’entrée de gamme n’allumera qu’un voyant de basse pression.

peuvent vous renseigner sur la raison de l’interruption du réapprentissage. Certains systèmes TPMS/LTL de Toyota utilisent une fréquence protégée spécifique sur certains de leurs capteurs TPMS et ne peuvent pas toujours être activés par nos outils d’activation standard. Le moyen le plus rapide et le plus simple d’effectuer un réapprentissage consiste à laisser suffisamment d’air sortir des pneus pour déclencher le processus de réapprentissage. N’oubliez pas non plus le pneu de secours sur les modèles Toyota/Lexus, car il est souvent équipé d’un capteur TPMS et à

l’origine d’un voyant TPMS/LTL allumé. Observer le comportement du voyant TPMS/LTL peut également vous orienter dans la résolution de problème. Le voyant TPMS/LTL s’allume lors de la vérification des témoins, puis s’éteint s’il n’y a pas de problème. Un voyant TPMS/LTL allumé sur une Ford Escape 2013 indique qu’un pneu n’a pas la pression recommandée (rappelez-vous le seuil de 75 %), mais si le voyant clignote au bout de 60 à 90 secondes, un outil d’analyse sera nécessaire pour aller plus loin. Un voyant qui clignote signale un problème dans le SSPP www.lautomobile.ca


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actuel et un code sera généré. Celui-ci devra être diagnostiqué en fonction des informations d’entretien appropriées. Ne présumez pas qu’un système TPMS/LTL procède à un réapprentissage automatique, sauf indication contraire du diagnostic (ou du fabricant). Aujourd’hui, moins de 40 % des systèmes TPMS/LTL permettent un réapprentissage automatique. Et si c’est le cas, la plupart ne concernent qu’un capteur. Par conséquent, l’utilisation de quatre pneus à neige avec quatre capteurs différents ne permet généralement pas le réapprentissage automatique. Pourquoi cet accent mis sur la pression des pneus ces jours-ci ? En plus d’être un précieux système de sécurité, le SSPP peut engendrer des économies importantes pour les automobilistes. La basse pression peut provoquer une usure plus grande des pneus, des températures de fonctionnement et une résistance au roulement accrues. Pour éviter ces problèmes, les pneus doivent être soumis à une rotation régulière et maintenir les niveaux de pression recommandés. Des recherches ont démontré que pas moins de 70 % des véhicules sur la route ont au moins un pneu sous-gonflé. Moins de la moitié des conducteurs comprennent ce qu’est le symbole TPMS ou ce que signifie l’icône LTL. Cependant, des études ont également démontré que la grande majorité des conducteurs sont d’accord pour affirmer que la conduite avec un pneu sousgonflé constitue un problème de sécurité et que près de la moitié (44 %) ne vérifient pas la pression de leurs pneus. Dans ce contexte, les systèmes TPMS et LTL ont une réelle utilité. En tant que réparateurs, c’est à nous de savoir les lire, les entretenir et les remplacer.

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Traduit et adapté par Nathalie Savaria.

Jeff Taylor est technicien principal chez Eccles Auto Service, à Dundas, en Ontario.

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Printemps 2019 • L’automobile  21


PRODUIT VEDETTE : La batterie

DES ASTUCES

POUR PRÉVENIR LES PANNES Au fil du temps, la batterie s’est perfectionnée. À présent, aux côtés de la batterie traditionnelle, il y a la batterie AGM (« Absorbed Glass Mat »). Toutes deux nécessitent une attention particulière, notamment par temps froid. Par Nathalie Savaria

Actuellement, la batterie standard occupe la plus grande part du marché (60 %), mais la batterie AGM (40 % du marché) est celle qui est le plus utilisée sur les véhicules récents, indique Ghislain Roy, technicien expert et enseignant au Centre intégré de mécanique industrielle de la Chaudière. Plus solide et résistante aux chocs que la batterie classique, la batterie AGM est dotée de séparateurs en fibre de verre qui absorbent l’électrolyte à l’intérieur, ce qui renforce l’étanchéité, et elle ne possède pas de ventilation externe. Comme ce type de batterie se trouve toujours à l’intérieur du véhicule, par exemple sous les sièges ou dans le coffre arrière, elle ne coulera pas dans le cas d’un accident avec capotage. Cela dit, la batterie AGM présente certains inconvénients. « La plupart des batteries AGM ne sont pas identifiées comme telles. Certains modèles le sont, mais plusieurs ne le sont pas, et je ne sais pas pourquoi », mentionne Ghislain Roy. Quand vient le temps d’en faire l’inspection, des précautions s’imposent. 22  L’automobile • Printemps 2019

Une batterie AGM clairement identifiée

« La batterie AGM ne peut pas tolérer des tensions excessives. Si j’utilise un chargeur ordinaire, la tension peut grimper à 16,5 volts, et même à 17 volts, et détruire la batterie en un rien de

temps. En cas de doute, utilisez un chargeur AGM. Ce chargeur a la particularité de monitorer la tension de charge pour s’assurer de ne jamais dépasser 15,3 volts. » www.lautomobile.ca


Un chargeur AGM

Son prix de détail est également plus élevé. Le prix d’une batterie standard oscille en effet entre 80 et 90 $ alors qu’il est de plus de 140 $ pour une batterie AGM.

La durée de vie utile Que la batterie soit de type AGM ou standard, sa durée de vie est en général de 4 à 6 ans. Selon notre expert, trop de clients ne tiennent pas compte des premiers signaux d’alarme comme un démarrage plus lent et attendent que la batterie ait atteint sa durée de vie utile avant de la changer. « En cas de panne, ça va coûter plus cher au client : le remorquage, la journée ou les heures non travaillées, un changement d’huile si on a noyé le véhicule, etc. », énumère M. Roy.

Dans l’atelier Lors d’une inspection, le technicien doit s’assurer de son bon fonctionnement. À cette fin, il doit d’abord vérifier la tension à vide de la batterie à l’aide d’un multimètre. « Par exemple, à 12,6, 12,8 volts, ma batterie est chargée à 100 %. Si j’obtiens 12,4 volts, ma batterie est chargée à 75 %, à 12,2 volts, à 50 %. Si ma batterie a seulement 12 volts de charge, c’est certain que le véhicule ne repartira pas demain matin », explique M. Roy. Notre expert suggère de faire ensuite un test d’acceptation de la charge. « On place le chargeur sur la batterie pendant trois minutes, et on vérifie la tension. Normalement, la tension ne devrait pas excéder 15,4 volts. Si elle excède www.lautomobile.ca

15,4 volts, ça veut dire que ma batterie commence à être sulfatée et qu’elle a accompli 75 % de sa durée de vie. » Dans le cas d’une batterie à plat, certaines précautions s’imposent, surtout en hiver. « D’abord, cela signifie que l’électrolyte s’est transformé en eau, et l’eau gèle à zéro. La batterie risque donc d’être gelée. Si un véhicule a été amené par remorquage le matin, on ne peut pas mettre le chargeur au maximum sur la batterie qui a gelé pendant la nuit, car elle risque d’exploser. Il faut donc commencer avec un courant de charge minime afin de voir ce qui se passe avec la tension. Si la batterie accepte la charge, alors on pourra faire une charge lente pour quelques heures. Après, on pourra faire un test avec l’analyseur de batterie numérique. Cet appareil va envoyer une tension alternative qui va traverser la batterie. Selon la facilité avec laquelle la tension va passer, l’appareil sera capable de déterminer l’état de la batterie ou si des cellules commencent à faire défaut. L’avantage avec cet appareil est qu’on ne décharge pas la batterie. »

Un analyseur de batterie numérique

Certains ateliers utilisent encore la pile au carbone pour faire ce test, mais celle-ci présente toutefois le désavantage de réduire l’ampérage, et donc de décharger la batterie. L’utilisation de cette pile est d’ailleurs interdite chez les concessionnaires, précise M. Roy. Cependant, en cas de doute, notre expert croit qu’il peut être utile de faire les deux tests, pour autant qu’il ne s’agisse pas d’une batterie AGM. « Je commencerai par faire un test électronique. Par exemple, si l’analyseur indique que le CCA de la batterie est de 580 ampères, il la classifie comme encore

bonne. Mais comme je m’attends à 600 ampères, je vais faire un test avec la pile au carbone, sauf si c’est une batterie AGM. Selon le résultat, un changement de batterie pourra alors être suggéré au client. »

La batterie de remplacement Pour Ghislain Roy, il est impératif de remplacer la batterie d’origine par une pièce identique. « Souvent, on va remplacer une batterie par une autre au-dessus des capacités de la première, avec neuf plaques positives et négatives au lieu de sept à l’intérieur. Plus de plaques veut dire plus d’espace. C’est sûr que la batterie va être plus large et plus haute. Et là, le capot ne fermera plus. Ou dans un autre cas, la hauteur de la batterie est correcte, mais elle est plus large, ce qui fait qu’elle ne repose plus à plat. Tous les sédiments se ramassent alors d’un côté, ça fait un court-circuit dans les plaquettes et dans deux ans, elle faudra remplacer la batterie. »

La batterie en trois conseils • Par temps très froid, conseillez à vos clients de brancher leur batterie sur un chargeur de deux ampères pendant la nuit. Le matin venu, la voiture démarrera sans problème. • Dans l’atelier, prenez le temps de vérifier la tension et le bon fonctionnement du système de charge, en mettant tous les accessoires en marche et en augmentant la révolution du moteur à 1 200 tours/minute. Si vous n’obtenez pas 14,5 volts, c’est que l’alternateur commence à faiblir, car il ne recharge pas convenablement la batterie. • Lors de l’entretien saisonnier ou au début de l’hiver à l’arrivée des grands froids, il est bon de suggérer à un client régulier le remplacement de la batterie si celle-ci a 3, 4 ou 5 ans. À un nouveau client, vous devez demander quand la batterie a été remplacée pour la dernière fois. S’il l’ignore, il doit savoir qu’après 5 ans, une panne peut survenir à tout moment. * À noter que tous les conseils valent pour les véhicules hybrides et électriques, qui sont aussi dotés d’une batterie AGM de 12,6 volts.

Printemps 2019 • L’automobile  23


CONSEILS D’EXPERT Gestion automobile et coaching

LA RENTABILITÉ DE L’ATELIER, UN TRAVAIL D’ÉQUIPE !  On peut juger de la rentabilité de son atelier en regardant les chiffres. Cependant, quel pourcentage du potentiel total de l’atelier cette rentabilité réalisée représente-t-elle ? Une aire de service devrait rapporter en moyenne 325 000 $ par année. Multipliez le nombre d’aires de service par ce chiffre et vous obtiendrez approximativement le potentiel de votre atelier. Certains diront que ces chiffres ne sont pas réalistes, et vous serez peut-être la seule personne à tenter de les atteindre. Comment, d’une manière simple, impliquer son équipe pour réaliser le plein potentiel de l’atelier ? En maîtrisant ces trois éléments : EFFICACITÉ, PRODUCTIVITÉ et RÉTENTION.

1. L’efficacité Dans un atelier, le responsable de l’efficacité, c’est le technicien. Établissons une définition simple de l’efficacité : Le temps qu’un technicien met à réaliser un travail. Votre atelier doit viser une efficacité de 125 %, c’est-à-dire que pour 1 heure travaillée par le technicien, vous devez vendre à votre client 1,25 heure. Le calcul effectué est le temps vendu divisé par le temps travaillé (1,25 ÷ 1= 125 %). Pour ce faire, un technicien doit pouvoir compter sur le conseiller technique qui procédera à des estimations de qualité, en évaluant de façon précise le temps prévu pour exécuter les travaux. Le technicien doit être compétent, bien outillé et partisan du travail d’équipe. De plus, il doit connaître sa performance sur le plan de l’efficacité, ou tout au moins celle de l’atelier. Dans une réunion d’équipe, des détails à ce sujet valent leur pesant d’or afin de formuler des objectifs adéquats. 24  L’automobile • Printemps 2019

2. La productivité Dans un atelier, le responsable de la productivité, c’est le conseiller technique. Établissons une définition simple de la productivité : Le temps durant lequel un technicien est occupé à accomplir des travaux. Votre atelier doit viser une productivité de 90 %, c’est-à-dire que pour 8 heures de présence, le technicien doit travailler 7,2 heures (10 % de pertes de temps incontrôlables). Le calcul effectué est le temps travaillé divisé par le temps payé (7,2 ÷ 8 = 90 %).

Votre atelier doit viser une productivité de 90 %, c’està-dire que pour 8 heures de présence, le technicien doit travailler 7,2 heures (10 % de pertes de temps incontrôlables). Toujours dans l’esprit d’un travail d’équipe, le conseiller est appuyé par un technicien qui réalise des inspections de qualité afin de trouver des travaux supplémentaires. Le conseiller doit orienter son client à partir de ses demandes. Transformer une demande de changement d’huile en une inspection saisonnière, voilà comment augmenter la productivité d’un technicien ! Le conseiller technique doit connaître les « benchmarks » ou normes de productivité de l’industrie (voir le tableau ci-dessus) pour compléter des estimations qui aideront encore une fois à viser le plein potentiel de votre atelier. Le conseiller a son mot à dire dans les réunions d’équipe et il doit être tenu au courant des performances obtenues.

3. La rétention Il s’agit de la rétention de la clientèle avec qui vous devez garder un contact permanent. À cette fin, vous devez adopter une politique d’expérience client complète qui vise l’accueil, des travaux de qualité, de futurs rendez-vous, des rappels et un suivi de qualité. Dix contacts sont nécessaires pour amorcer une relation professionnelle avec un client. Profitez de chaque contact pour vous assurer de sa fidélité. Si vous travaillez en solo, vous aurez les résultats d’une seule personne. Augmentez vos chances d’atteindre votre potentiel en proposant des formations et en produisant des rapports de performance que vous soumettrez à votre équipe. Voilà comment obtenir un rythme de travail peu stressant, avec des heures régulières et des résultats de profit net valorisants !

Richard Castonguay Consultant et formateur en gestion automobile chroniqueauto@ videotron.ca

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EN BREF L’automobile en chiffres

0,6 %

Pourcentage de la progression du marché automobile américain en 2018. En décembre dernier, 1,64 million de véhicules légers neufs ont été vendus aux États-Unis (+2,2 %), ce qui porte le volume total des ventes à 17,33 millions d’unités (+0,6 %) en 2018. Source : Automotive News

-2,6 %

Recul du pourcentage des ventes de véhicules neufs légers au Canada en 2018. L’an dernier, 1,98 million d’unités ont été vendues au Canada (-2,6 %), dont 114 289 en décembre (-8 %). En 2017, plus de 2 millions de véhicules neufs avaient été vendus au pays.

Source : DesRosiers Automotive

38 080

Nombre de véhicules électriques immatriculés au Québec, au 30 novembre 2018. Au Canada, ce chiffre s’élève à 81 435 (au 30 septembre 2018). Source : AVÉQ

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31,2 % Part des véhicules électriques (VÉ) dans les ventes de voitures neuves en Norvège en 2018, contre 20,8 % l’année précédente. Les ventes de voitures 100 % électriques ont augmenté de 40 %. La Nissan Leaf a été le VÉ le plus vendu en 2018. Source : Reuters

2023

Année ciblée par le Japon pour le lancement de la commercialisation de voitures volantes en milieu urbain. Source : El Mundo

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+300 000

Nombre de propriétaires de voitures diesel du groupe Volkswagen dans le monde qui se sont joints au recours collectif contre VW dans l’affaire des moteurs truqués. Source : Der Spiegel

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Printemps 2019 • L’automobile  25


NOUVEL ARRIVAGE Produits du mois Capteurs de vitesse de roues ATE

Continental lance sur le marché les capteurs de vitesse de roues ATE, des pièces d’équipement d’origine. Les capteurs détectent le sens de rotation des systèmes d’assistance au démarrage en pente et d’aide au stationnement, et transmettent l’information de vitesse de roues aux systèmes ABS, TCS et ESC. Les applications des capteurs de vitesse de roues ATE comprennent les véhicules Audi, BMW, Chevrolet, Jaguar, Land Rover, Mercedes-Benz, Mini, Mitsubishi, Opel, Saab, Volkswagen et Volvo. La gamme ATE comporte 123 capteurs de vitesse de roues, couvrant plus de 45 millions de véhicules en circulation aux États-Unis et au Canada. www.ate-na.com

AP Emissions bonifie son offre de produits

Ensemble de silencieux DynoMax en acier inoxydable DynoMax a lancé un nouvel ensemble de silencieux en acier inoxydable. Celui-ci offre une garde au sol élevée, qui est idéale pour les Jeep Wrangler JL surélevées, et des performances accrues grâce à sa conception à passage intégral. Le tuyau d’échappement du silencieux contribue à fournir un flux d’échappement optimal et une contre-pression réduite. Conçu pour les modèles Jeep Wrangler JL 3.6L V6, il est compatible avec les systèmes de suspension et les accessoires de protection du cadre/de la carrosserie du marché secondaire. La trousse comprend 2,5 po de tuyauterie en acier inoxydable pliée par mandrin pour aider à étendre la protection contre la corrosion et tous les composants de quincaillerie nécessaires pour une installation rapide et facile. www.DynoMax.com

Accroissement de la gamme de produits Walker

Depuis janvier 2018, AP Emissions a étendu son offre de produits grâce à l’ajout de 765 nouveaux numéros de pièce, ce qui accroît la couverture des applications à plus de 50 millions de véhicules en circulation sur les routes. De ce nombre, plus de 150 nouveaux produits sont liés au système d’échappement. En outre, 56 ensembles de silencieux et de tuyaux d’échappement ont été ajoutés à la gamme d’importation ANSA. Au total, 510 nouveaux numéros de pièce ont été ajoutés aux convertisseurs catalytiques à montage direct et universels, lesquels ont été conçus afin de répondre aux normes d’émissions fédérales (EPA) et californiennes (CARB) des véhicules aux États-Unis. www.APemissions.com 26  L’automobile • Printemps 2019

Depuis le début de l’année 2018, Walker Emissions Control a ajouté 236 numéros de pièce. Cela représente 130 millions d’occasions d’entretien additionnelles au cours des 10 premiers mois de 2018. En novembre, Tenneco prévoyait lancer sur le marché des dizaines de numéros de pièce Walker supplémentaires et plus de 200 nouveaux convertisseurs catalytiques, silencieux et numéros de pièce associés en 2019. L’accroissement de la couverture de la marque Walker depuis le début de l’année 2018 comprend 43 convertisseurs catalytiques à ajustement direct Walker Ultra conformes à la norme EPA, 71 convertisseurs Walker CalCat conformes au CARB,

47 silencieux et ensembles en acier inoxydable Walker Quiet-Flow SS, ainsi que 75 numéros de pièce comprenant des résonateurs, des tuyaux et de la quincaillerie.

Étriers de frein Raybestos Raybestos a ajouté de nouveaux étriers de frein plaqués haut de gamme Element3 de même que des numéros de pièce aux étriers en acier réusinés Raybestos R-Line. Avec des composants neufs à 100 %, les étriers de frein plaqués Raybestos Element3 permettent une installation facile et des performances optimales, tout en offrant la précision de l’équipement d’origine pour une fraction du coût. Les pièces moulées en aluminium ou plaquées offrent une protection anticorrosion supérieure tout en répondant aux normes de résistance à la corrosion. Les étriers de frein réusinés Raybestos R-Line fonctionnent et s’adaptent comme les équipements d’origine. La technologie RPT Rust Prevention Technology, un procédé exclusif de galvanoplastie au zinc, aide à prévenir la rouille. Des processus et des tests sur le marché garantissent des performances fiables dans des conditions difficiles. La gamme est conçue pour assurer un fonctionnement sûr et sans fuite et comprend un support, des joints et des vis de purge. www.raybestos.com

Huile Shell pour camionnettes et VUS L’huile Shell Rotella Gas Truck se décline en trois degrés de viscosité : 0W-20, 5W-20 et 5W-30, et elle sera offerte à compter de janvier 2019 aux États-Unis et en mai 2019 au Canada. L’huile sera vendue en format de 5 litres au Canada. Les trois qualités d’huile sont formulées pour offrir une protection contre l’usure www.lautomobile.ca


dans des conditions extrêmes, telles que le transport lourd, le remorquage, les températures extrêmes et la conduite hors route. L’huile de base synthétique offre une stabilité à l’oxydation accrue, une volatilité améliorée et des propriétés à basse température. L’huile Shell Rotella Gas Truck est recommandée pour une utilisation dans les camionnettes et les VUS à essence et elle est approuvée pour un usage dans les véhicules à essence Ford, GM, Ram et Toyota. www.rotella.com

VDO Roadlog maintenant compatible avec les produits Apple

11 pièces, y compris le bras de suspension inférieur avant et les joints à rotule de la Honda Civic 2016‐2018. La gamme de pièces de châssis TTX compte 15 nouveaux ajouts, dont huit bras de suspension, quatre embouts de biellette de direction et trois joints à rotule, y compris le bras de suspension supérieur avant et les ensembles de joints à rotule du Ford F-150 2004-2018. partsonline.mevotech.com

L’huile moteur Pentospeed pour véhicules européens CRP Automotive lance sur le marché trois nouvelles huiles moteur Pentospeed. Les produits synthétiques 0W-20 couvrent plus de trois millions de véhicules BMW, Volvo et Volkswagen, et sont

Le logiciel VDO RoadLog Office Solo ELD (electronic logging device ou périphérique d’enregistrement électronique) de Continental est désormais compatible avec les produits Apple. Les clients peuvent donc effectuer la synchronisation des clés USB des appareils Apple modernes avec macOS Sierra (version 10.12 ou ultérieure), le système d’exploitation Mac OSX d’Apple pour les ordinateurs de bureau, portables et serveurs Macintosh. L’ordinateur de bureau ou le portable doit également disposer d’un port USB et d’un accès Internet haut débit. www.vdoroadlog.com

pourvus des homologations suivantes : Pentospeed LL-14, approuvé par BMW pour Spec. LL-14; Pentospeed VCC, approuvé par Volvo pour Spec. VCC RBSO-2AE; et, enfin, Pentospeed SP IV, approuvé pour Spec. 508.00/509.00. Les trois options offrent une consommation réduite de carburant et une circulation rapide de l’huile moteur. Les formulations ont été développées pour les moteurs fortement sollicités et équipés de systèmes arrêt-démarrage. www.crpautomotive.com

Éclairage automobile

Plus brillants. Plus blancs. Plus robustes. Nouveau Philips X-tremeUltinon Phares DEL, ce qui se fait de mieux pour remplacer les phares

De nouvelles pièces au catalogue de Mevotech Cinquante nouvelles pièces ont été ajoutées au catalogue de Mevotech, élargissant ainsi la couverture des marques Supreme et TTX: Terrain Tough Xtreme. Parmi les ajouts, 37 pièces affichent des améliorations techniques quant à la solidité et à la durabilité. Supreme s’enrichit de 31 nouvelles pièces, dont 22 présentent des améliorations techniques spécifiques. Ces dernières versions de la gamme comprennent www.lautomobile.ca

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Printemps 2019 • L’automobile  27


46 ans à faire une différence Votre générosité (plus de 5 millions de dollars en dons) a permis à Dystrophie musculaire Canada de poursuivre son œuvre. Pour souligner vos efforts et les nôtres, Dystrophie musculaire Canada a créé le Prix de l’esprit communautaire Fred Shaddick, qu’elle décerne une fois l’an à une personne qui s’est distinguée par son implication.

Depuis 1954, Dystrophie musculaire Canada s’efforce d’améliorer la qualité de vie de dizaines de milliers de Canadiens atteints de maladies neuromusculaires en récoltant des fonds et en continuant les recherches pour trouver des pistes de guérison. Depuis 1973, Shad’s R & R a permis de remettre plus de 5 M $ à Dystrophie musculaire Canada. Les intervenants du marché secondaire de l’automobile poursuivent pour une 46e année la mission que s’est donnée l’organisation Fred Shaddick POUR LES ENFANTS.

Le 46e tournoi de golf annuel Shad’s R & R aura lieu le jeudi 13 juin prochain. Tous les profits seront versés à Dystrophie musculaire Canada. PREMIER DÉPART : 10 H PILE !!

Station Creek Golf & Country Club - Stouffville, Ontario Pour commanditer l’événement ou faire un don à SHAD’S R & R POUR LES ENFANTS, veuillez communiquer directement avec l’un des membres de notre conseil. Conseil d’administration de Shad’s Président

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• Luc Champagne • Mike Fazackerley • Steve Gushie • Bill Hay

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28  L’automobile • Printemps 2019

brad.shaddick@fmmotorparts.com • Shaun Keogh • Dave Fifield • Scott Stone • Cameron Young

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MANN-FILTER accroît son offre de produits de filtration Le fabricant de filtres automobiles a annoncé l’introduction sur le marché de 116 numéros de pièce disponibles dès maintenant sur commande. Ceuxci comprennent des filtres à air, à air d’habitacle, à huile et à carburant, ainsi que des séparateurs air-huile. Ces 116 nouveaux numéros de pièce portent la couverture du marché européen des véhicules de tourisme aux États-Unis et au Canada à plus de 98 %. Les numéros de pièce correspondent aux formes et aux fonctions d’origine des marques et modèles européens 2018 et 2019 comme Audi, BMW, Mercedes-Benz, Jaguar, etc. www.mann-filter.com

symptôme dans ProDemand, le logiciel fournit les tendances de la communauté associées à l’écran des résultats de la recherche, ainsi que des informations OEM et des correctifs SureTrack Real pour le véhicule sélectionné. Les tendances incluent des questions publiées et les réponses ou les correctifs publiés basés sur des discussions dans le module de communauté SureTrack de ProDemand.

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Armoires sur roulettes de Snap-on Les imposantes et robustes armoires sur roulettes de 68 pouces à 12 tiroirs de la série Epiq KERP682AO ainsi que les armoires sur roulettes de 54 pouces à 11 tiroirs de la série Masters KMP1022 de Snap-on sont désormais offertes dans deux nouvelles couleurs : vert mat et orange mat. Les deux modèles disposent d’un tiroir SpeeDrawer personnalisable pour ranger les fixations, les pièces et les outils, ainsi que des séparateurs intégrés, aux couleurs assorties. Le PowerDrawer permet de recharger les piles de vos outils électriques et les périphériques de poche dans un tiroir prévu à cet effet, au moyen d’une barre d’alimentation à cinq prises et deux ports USB. Les techniciens peuvent également tirer parti de la configuration pratique des armoires, qui comptent notamment deux vastes tiroirs pour faciliter l’accès aux outils les plus fréquemment utilisés. www.snapon.com

Mitchell 1 intègre SureTrack et ProDemand Le fournisseur de solutions d’informations de réparation, Micthell 1, a amélioré son moteur de recherche dans ProDemand afin d’ajouter des informations pertinentes provenant de sa communauté d’utilisateurs SureTrack. La communauté SureTrack comprend plus de 10 ans de correctifs et de discussions. Lorsqu’un technicien saisit un code, un composant ou un www.lautomobile.ca

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Printemps 2019 • L’automobile  29


AU FIL D’ARRIVÉE

Octogénaire Au moment où vous lirez ces lignes, L’automobile soufflera ses 80 bougies ! Si aujourd’hui publier un magazine relève du tour de force, la revue que vous lisez actuellement est toujours aussi vivante et pertinente. Mais revenons à janvier 1939… L’histoire débute en 1926 quand Rosario Messier publie des revues commerciales sur la distribution en alimentation, quincaillerie et plomberie. Leur popularité instantanée démontre que l’écrit demeure la meilleure façon de diffuser de l’information. Toutefois, la Grande Dépression retardera l’arrivée d’une quatrième revue sur l’automobile, qui verra finalement le jour en janvier 1939. On ratisse large en 1939 quand on est l’unique voix dans le domaine et prendre le nom de L’automobile paraissait aussi évident que prédestiné. Dans le numéro phare, Séraphin Vachon, rédacteur en chef pour les 30 ans à venir, parle autant de distribution d’essence (8 cents/litre) que du fait qu’il est nouvellement interdit de réparer ou même laver des véhicules dans la rue. On donne la liste de prix des automobiles neuves (Chevrolet 2 portes à 823 $, taxes incluses), mais aussi des pièces les plus populaires, comme un échappement complet pour Ford à… 1,89 $ ! Les principales enseignes sont regroupées dans un quartier à vocation plus technologique, sur l’avenue du Parc près de la rue Sherbrooke, à Montréal. À ses balbutiements, le monde de l’automobile a finalement une plateforme unique où se côtoient les premiers concessionnaires, les distributeurs de pièces et les garagistes, souvent détaillants de carburant. Comme si tous les intervenants de l’époque étaient solidaires autour d’un seul objectif commun : faire que l’automobile soit un franc succès et que tous y trouvent leur compte. Ce magazine canadien-français a pour but de faire le pont entre tous ces acteurs. Des débuts nobles qui mettent en scène l’automobile comme l’avenir du transport 30  L’automobile • Printemps 2019

routier, la garantie d’une indépendance soudaine et l’accès aux coins les plus reculés du Québec. Ce sont aussi les premières revendications et constitutions en association. La formation des comités paritaires qui élaborent la formation des mécaniciens, émettent des cartes de compétence et normalisent les salaires (20 cents/heure pour la première classe). Et finalement le besoin de regrouper toutes ces entreprises dans l’Association des Marchands, un lointain précurseur de l’AIA. L’automobile suivait l’actualité et parlait nouvelles technologies, diagnostics et réparations, comme la révolutionnaire transmission semi-automatique d’Oldsmobile. On donnait des trucs pour prévenir la consommation excessive d’huile, dès 4 000 milles, allant même jusqu’à changer les segments de pistons ! L’automobile décernait des honneurs en faisant le portrait de personnalités marquantes. Ainsi, Édouard Hamelin, déjà conseiller municipal et marguillier dans Hochelaga, était le garagiste émérite, distributeur d’essence SuperTest et de pneus Good Year (en deux mots). Ancien directeur des ventes pour le manufacturier, Rosario Généreux était le concessionnaire Ford par excellence à Montréal. Finalement, homme d’affaires originaire de Marieville, Hector Préfontaine était reconnu comme le meilleur distributeur de pièces, avec 21 magasins en activité. Et pour être de son temps, son entreprise portait un nom anglais, United Auto Parts. À noter l’ambiguïté alors que le fondateur allégué de UAP est son frère Charles. Son entreprise devait passer à NAPA 70 ans plus tard. Un long reportage sur le Salon de New York affiche les 18 marques vendues

chez nous (5 ont survécu), la disparition de Pierce-Arrow et l’arrivée de Mercury. On applaudit la standardisation de la radio et d’une horloge, l’option climatisation, mais surtout le confort et la sécurité améliorée. Finalement, on rappelle aux garagistes qu’on ne passe plus l’hiver les deux pieds sur la bavette du poêle depuis que l’antigel permet de rouler à l’année, augmentant la capacité de profits pendant la saison froide. Précisons que la Seconde Guerre mondiale allait être déclarée quelques mois plus tard, retardant l’arrivée de la VW Coccinelle allemande en Amérique. Séraphin Vachon cèdera sa place à Ludovic Dionne à la fin des années 1960, quand L’automobile se concentrera principalement sur l’après-marché. Moins de dix rédacteurs en chef se succèderont sous quatre propriétaires différents, mais il faudra attendre 75 ans pour qu’une femme dirige le magazine. Autant avez-vous souri en lisant ce qui faisait la manchette il y a 80 ans, autant trouvera-t-on bizarre dans 20 ou 30 ans toute cette période nécessaire pour passer à l’électricité, à l’hydrogène ou à une source d’énergie encore insoupçonnée. Michel Poirier-Defoy Rédacteur sénior mpoirierdefoy @lautomobile.ca

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CASE : portrait des perturbations Répercussions économiques sur le marché secondaire de l’automobile au Canada Ce rapport est indispensable pour les entreprises prudentes du marché secondaire qui désirent tirer parti de manière réaliste des changements technologiques à venir, ainsi que protéger leur avenir dans ce secteur. Téléchargement GRATUIT du sommaire exécutif (disponible en français) Rapport GRATUIT pour les membres de l’AIA Prix pour les non-membres : 399 $

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NOTRE MISSION TOUT FAIRE FONCTIONNER PLUS EN DOUCEUR

Chez ValvolineMC, nous croyons que tout doit fonctionner à son niveau optimal. C’est pourquoi nous offrons à nos clients les produits et services d’entretien automobile qui sont les meilleurs dans leur catégorie. Et c’est pourquoi nous cherchons constamment à innover en étant présents sur le terrain. Tout ceci pour vous, nos clients de l’industrie et nos partenaires distributeurs, et pour contribuer à votre rentabilité.

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SERVICES D’ENTRETIEN DE LA SERVODIRECTION

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SERVICES D’ENTRETIEN DU MOTEUR + ADDITIFS

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