PIÈCES D’AUTO, SERVICE ET ENTRETIEN • PUBLIÉ DEPUIS 1939
À l’approche de 2021…
Tout savoir sur le R-1234yf Abordez vos clients autrement à l’ère de la mobilité
Société canadienne des postes-Envois de publications canadiennes • Contrat de vente no 40063170
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Mars–avril 2018 | Volume 79, numéro 2 | Publié depuis 1939
DANS L’ATELIER 12 à 15
Le prochain « nouveau » réfrigérant En 2021, tous les véhicules devront être remplis d’un réfrigérant à faible potentiel de réchauffement planétaire. Regard sur le R-1234yf
ENTREVUE avec Bob Greenwood
CONSEILS D’EXPERT
ÉDITORIAUX
Jean-François Guay C’est la loi ! Nid-de-poule : le cauchemar des automobilistes ..............11
Le mot de Nathalie ......................................... 5 Au fil d’arrivée ............................................ 30
Ghislain Roy Diagnostic et réparation Problème de réseau CAN ? ...........................16 Yves Racette Environnement et innovation Toyota et son rêve d’une voiture propulsée par l’hydrogène ............................................17
RUBRIQUES Sur le radar Toutes les nouvelles de l’industrie ................................................... 6 Pièce à conviction .................................. 9 Dans l’atelier Le prochain « nouveau » réfrigérant ................................................12 Produit vedette Courroies, boyaux et tuyaux flexibles. Il faut plus qu’ouvrir l’œil ! ...... 22 En bref L’automobile en chiffres .................. 25
Richard Castonguay Gestion automobile et coaching Êtes-vous un garagiste ou un entrepreneur ?.. 21
Nouvel arrivage Produits du mois .......... 26 Annonceurs ............................................. 29
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Mars–avril 2018 • L’automobile
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LE MOT DE NATHALIE PIÈCES D’AUTO, SERVICE ET ENTRETIEN ³ PUBLIÉ DEPUIS 1939
Rédactrice en chef Nathalie Savaria nathalie@newcom.ca Rédacteur sénior Michel Poirier-Defoy mpoirierdefoy@lautomobile.ca Chroniqueurs réguliers Richard Castonguay, Jean-François Guay, Yves Racette, Ghislain Roy Correctrice d'épreuves Christine Barozzi Rédacteur conseil Steve Bouchard • 514 917-1893 steve@newcom.ca Directrice artistique Anita Balgobin • anita@newcom.ca Directrice générale, division automobile et ventes nationales Kathryn Swan • 416 510-5221 kathryn@newcom.ca Directeur des ventes au Québec et Est du Canada Denis Arsenault • 514 947-7228 denis@newcom.ca Ventes nationales Peter Bulmer • 416 510-5203 peterb@newcom.ca Production publicitaire, imprimée et numérique Alicia Lerma • alicia@newcom.ca Directeur du pelliculage Phyllis Wright • 416 510-6786 pwright@annexnewcom.ca Directrice du tirage Lilianna Kantor • 416 614-5815 lily@newcom.ca
Vice-présidente à l'édition : Melissa Summerfield Président : Joe Glionna Président du conseil : Jim Glionna Cette revue est publiée sur une base bimestrielle par le Groupe automobile. Newcom Media, 6450, rue Notre-Dame Ouest, bureau 100, Montréal, QC H4C 1V4. L’automobile s’adresse à tous les secteurs du marché québécois de l’automobile: concessionnaires, garages et ateliers de réparations, stations-service, ateliers de mécanique, pièces de remplacement, grossistes, sous-traitants, agents manufacturiers. À l’attention de Postes Canada: Courrier Catégorie Publication, enregistrement n° PP40063170. ISSN 1711-7526. Veuillez faire parvenir les exemplaires non livrables au Canada à: Département du tirage, à L’automobile, 80 Valleybrook Dr, Toronto, ON M3B 2S9. Retour postal garanti. Dépôt légal, Bibliothèque nationale du Québec. Abonnement: Canada (incluant TPS): 1 an 29,95 $; 2 ans: 48,95 $; États-Unis et autres pays: 1 an US 42,95 $ US. Prix par exemplaire : 10 $ (au Canada), 10,00 $ US. © Tous droits réservés. Aucune partie de cette revue ne peut être reproduite ou transmise sans la permission écrite et explicite du détenteur des droits d’auteur, et ce, sous quelque forme que ce soit, y compris par voie de photocopie ou d’enregistrement. Toute demande à cette fin peut être formulée auprès de L’automobile. Une autorisation écrite doit être obtenue par toute personne désirant conserver un extrait de cette publication à l’aide de quelque système de mémorisation que ce soit. De temps à autre, nous mettons notre liste d’envoi à la disposition de compagnies ou d’organisations dont les services peuvent être d’intérêt pour nos lecteurs. Si vous ne souhaitez pas que ces informations soient divulguées, veuillez nous contacter par téléphone au 1 800 668-2374, par télécopieur au 416 510-5148, par courriel à vmoore@annexnewcom.ca ou par la poste, au Directeur de la vie privée, Newcom Media, 80 Valleybrook Dr, Toronto, ON M3B 2S9.
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ISSN 1711-7526 (Imprimé)
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Au-delà de la main tendue Au Canada, l’après-marché forme une industrie qui pèse 21 G$ et qui emploie 388 100 personnes. La santé d’une industrie repose sur l’interdépendance de tous ces acteurs qui se concertent pour en assurer la vitalité. Et ce qui importe actuellement, c’est la formation, l’attraction et la rétention de la maind’œuvre, notamment en ce qui a trait aux techniciens mécaniciens. Sur ce point, les actions se multiplient au Québec. Des bourses d’études pour l’achat d’outils ainsi qu’une donation majeure d’outils, de pièces et d’équipement pour un grand centre de formation professionnelle offertes respectivement par deux grands distributeurs sont deux exemples récents. Depuis l’an dernier, des foires aux stages sont aussi organisées, sous l’égide de l’AIA Québec, afin de mettre en relation apprentis et employeurs dans les centres de formation professionnelle. Tous ces gestes sont salutaires et essentiels, et on en redemande. C’est la main tendue aux jeunes générations. C’est le futur en marche. Mais, selon les différents propos recueillis, peut-être faudrait-il franchir une autre étape qui nous permettrait de sortir enfin de la trop longue léthargie gouvernementale. Il serait sans doute temps que le métier de mécanicien automobile soit reconnu, que l’achat d’un coffre à outils, essentiel à la pratique du métier, soit l’objet d’une subvention gouvernementale conséquente ou exonéré d’impôt, tant pour les apprentis que pour les compagnons. Le projet de loi no 53 actualisant la Loi sur les décrets de convention collective en vue principalement d’en faciliter l’application et de favoriser la transparence et l’imputabilité des comités paritaires a été présenté… en 2015. S’il est
adopté, il rendrait obligatoire l’obtention d’un certificat de qualification pour exercer le métier de mécanicien à travers tout le Québec. Ainsi, le métier serait reconnu et ses artisans auraient plus facilement accès aux subventions, comme bon nombre de métiers, tels que celui d’électricien ou de plombier. Il serait sans doute temps aussi de concrétiser la mise en place d’un régime d’assurances collectives pour les salariés des ateliers et des magasins de pièces d’auto, souvent des PME, qui n’en ont pas les moyens. Certaines associations et fédérations offrent cette possibilité à leurs membres, qui peuvent ainsi bénéficier d’une protection en cas d’accident, de maladie prolongée ou d’invalidité. Fédérés, les salariés des ateliers et des détaillants de pièces d’auto pourraient se prévaloir d’une telle protection qui leur fait généralement défaut. Aujourd’hui, les jeunes générations réclament non seulement un meilleur salaire, mais également des conditions de travail valorisantes et des avantages sociaux. Il faut trouver les moyens de leur offrir ce qu’elles recherchent afin d’améliorer l’attractivité du métier de technicien. On ne le répétera jamais assez, car il en va de l’avenir de notre industrie. En terminant, je profite de l’occasion pour souhaiter la bienvenue à Richard Castonguay, qui se joint à notre équipe de chroniqueurs chevronnés. Mécanicien de métier, propriétaire d’un atelier mécanique pendant 30 ans, Richard est aujourd’hui consultant et formateur en gestion automobile. Bonne lecture ! Rédactrice en chef Nathalie Savaria Vous pouvez me joindre à l’adresse suivante : nathalie@newcom.ca
Mars–avril 2018 • L’automobile
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SUR LE RADAR Toutes les nouvelles de l’industrie
Vast-Auto fait un don majeur à l’École des métiers de l’équipement motorisé de Montréal
Patrick Dubois, directeur de mise en marché, Est du Canada, Vast-Auto ; Serge Gauthier, directeur, École des métiers de l'équipement motorisé de Montréal ; Roger Goudreau, directeur exécutif, division du Québec de l’AIA ; Pierre Lafrance, directeur marketing, Vast-Auto.
C’est lors de son dernier congrès, qui s’est tenu au Fairmont Le Reine Elizabeth à Montréal du 16 au 18 février dernier, que Vast-Auto a dévoilé sans fanfare ni discours un don de 210 000 $ sous forme d’outils, de pièces et d’équipement à l’École des métiers de l’équipement motorisé de Montréal (ÉMÉMM). Patrick Dubois, directeur de mise en marché, Est du Canada, chez Vast-Auto Distribution, est l’instigateur de ce projet. Roger Goudreau, directeur exécutif de la division du Québec de l’AIA, a agi comme intermédiaire, mettant en relation le distributeur et l’ÉMÉMM. « Il y a toujours une demande de cadeaux pour les élèves, signale M. Dubois. J’ai cru bon d’offrir quelque chose de différent pour pouvoir nous démarquer des autres réseaux tout en aidant l’école et les élèves. Au niveau de l’industrie, on a aussi besoin de rehausser l’image de l’après-marché. On parle souvent des concessionnaires dans les écoles, c’est correct, mais nous, dans l’après-marché, on est souvent oublié. On a besoin d’avoir une meilleure présence. »
En juillet dernier, une vaste sélection de pièces, d’outils et d’équipement, qui servira de matériel didactique pour les élèves, a ainsi été livrée à l’ÉMÉMM. « Les élèves ont déjà commencé à travailler avec », déclare son directeur, Serge Gauthier. Pour l’ÉMÉMM, il s’agit d’un don considérable. « C’est autant de matériel que nous n’aurons pas besoin d’acheter. Il y a des outils qui sont neufs. Nous allons en donner aux élèves en cadeau. Chaque année, en juin, nous faisons un gala Méritas, qui réunit les meilleurs élèves de tous les centres de formation professionnelle en mécanique automobile et différents programmes en équipement motorisé autour de Montréal. Nous allons avoir une réserve de cadeaux à offrir pour plusieurs années, car nous avons des palettes et des palettes d’outils neufs. Chaque année, nous achetions 10 à 15 000 $ d’outils en cadeau », mentionne M. Gauthier. Hormis la dizaine de véhicules accidentés que l’école reçoit chaque année notamment de la part de GM d’une valeur approximative de 5 000 $ chacun, c’est le seul don majeur jamais reçu en outillage par l’ÉMÉMM au cours de son histoire, affirme M. Gauthier. Du côté de Vast-Auto, il s’agit de la plus importante donation de ce type, confirme M. Dubois. Avec des budgets serrés, les centres de formation professionnelle ne disposent pas toujours de l’équipement et des outils nécessaires. « Je suis issu d’un programme professionnel, indique M. Dubois. Je sais ce que c’est que d’être en classe, puis de suivre une leçon et de ne pas être capable d’appliquer de façon pratique ce que tu as appris parce que tu n’as pas le matériel nécessaire. Voilà pourquoi je trouvais important d’aider les jeunes de cette façon-là. » M. Dubois tient à souligner l’appui qu’il a reçu de la part des dirigeants de Vast-Auto. « J’ai présenté le projet, et eux l’ont chapeauté. » « C’est une première et on espère que cela va inspirer d’autres organisations, commente M. Goudreau, qui précise que Carquest a déjà fait un don de moindre envergure dans le passé. Vast-Auto est un peu un pionnier, et il montre la voie afin de créer un lien entre l’industrie et la formation, car on dépend l’un de l’autre. De s’entraider ainsi, c’est salutaire et positif pour tout le monde. »
Les stations de recharge prennent de l’essor au Nouveau-Brunswick Le gouvernement fédéral a récemment annoncé des investissements pour augmenter les bornes de recharge des véhicules électriques au Nouveau-Brunswick. Le député local Serge Cormier a annoncé un total de près de 650 000 $ pour de nouvelles bornes de recharge au Nouveau-Brunswick. Le gouvernement investit dans le réseau Énergie NB pour porter de 10 à 19 le nombre de bornes de recharge. Au total, le gouvernement fédéral a investi près de 1,15 million de dollars dans la société d’électricité provinciale. 6
L’automobile • Mars–avril 2018
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« Le Canada est mal préparé pour l’avenir du transport qui approche à grands pas », prévient le Sénat. Alors que les premières générations de véhicules automatisés sont déjà sur les routes et que de nombreuses nouvelles voitures sont équipées de la technologie télématique, le changement est en cours et les dirigeants du pays doivent être prêts, indique un rapport du Comité sénatorial permanent des transports et des communications intitulé Paver la voie – La technologie et le futur du véhicule automatisé. Le document de 76 pages publié à la fin de janvier examine comment le transport modifierait le futur au Canada, notant que les experts réclament des options de conduite autonome dans les zones urbaines d’ici 10 à 15 ans. Ces changements apporteront une abondance de possibilités, mais une action est nécessaire aujourd’hui. Selon une estimation citée par le Sénat, certaines des possibilités comprennent les avantages économiques des véhicules automatisés, qui atteindraient 65 milliards de dollars par année en prévention des collisions, une productivité accrue, une réduction de la congestion routière ainsi que des économies de carburant. Le comité a formulé 16 recommandations au gouvernement fédéral et à un certain nombre de ses organismes, allant de la coordination et de la mise en œuvre d’une stratégie nationale à l’habilitation du commissaire à la protection de la vie privée pour enquêter et faire respecter les lois. L’Association des industries de l’automobile du Canada a
Crédit photo : Sénat du Canada
Selon un rapport du Sénat, le Canada n’est pas prêt pour la technologie automobile future
répondu positivement au rapport, déclarant que le Sénat avait entendu ses préoccupations « haut et fort ». L’AIA a indiqué qu’elle surveillerait deux recommandations en particulier, l’une pour s’assurer que le marché secondaire continue d’avoir accès aux données nécessaires pour offrir des services, et l’autre, pour soutenir le recyclage professionnel, les mises à niveau des compétences et le soutien à l’emploi pour ceux qui seront touchés par les perturbations du marché du travail.
Magna augmente ses investissements dans l’électrification et l’autonomie des véhicules Magna International Inc. augmente son pari sur les véhicules électriques et autonomes en investissant davantage dans ces domaines en prévision de rendements à long terme, a récemment déclaré son chef de la direction, Donald Walker. L’entreprise d’Aurora, en Ontario, anticipe une forte croissance des véhicules électriques hybrides au cours des 10 à 12 prochaines années. Alors que les véhicules entièrement électriques gagneront des parts de marché, 94 % de tous les véhicules devraient être propulsés par le moteur à combustion interne en 2025, a-t-il ajouté. Selon Magna, les véhicules électriques ne représenteront que 6 % du marché mondial en 2025 et 13 % en 2030. Même si ses autres produits ne seront pas touchés par le passage à l’électrification, M. Walker a indiqué que des
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investissements accrus non spécifiés dans l’électrification positionneraient le groupe motopropulseur de l’entreprise pour toute technologie qui gagne en importance. Mars–avril 2018 • L’automobile
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SUR LE RADAR Toutes les nouvelles de l’industrie
Des soupers gastronomiques pour la relève En janvier dernier, NAPA AUTOPRO a organisé deux soupers gastronomiques, l’un à Montréal et l’autre à Québec, en collaboration avec l’Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec. Les fonds recueillis sont destinés au programme des bourses d’études 2018 NAPA AUTOPRO afin d'encourager la relève dans le domaine de la mécanique automobile. Des cuisiniers en devenir ont concocté ces deux repas gastronomiques au profit des mécaniciens en devenir sous la supervision de chefs reconnus. Au total, 130 personnes ont participé aux deux soupers, qui ont permis de récolter 5 000 $.
La pile à hydrogène de Toyota arrive au Québec
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L’automobile • Mars–avril 2018
Toyota présentera son premier véhicule à pile à combustible à hydrogène dans l'un des marchés des véhicules électriques (VÉ) les plus actifs au Canada plus tard cette année, un geste qui pourrait aider à éliminer les émissions provenant de l’utilisation de l’automobile au Canada. Une cinquantaine de véhicules électriques à pile à combustible à hydrogène Mirai devraient être livrés au Québec en 2018, à l’intention des flottes gouvernementales et privées. Alors que la plupart des véhicules électriques ont une autonomie limitée, ce qui les rend plus adaptés aux déplacements urbains, la Mirai peut parcourir 500 km avec un seul réservoir rempli rapidement et pouvant fonctionner dans les conditions météo les plus froides. En revanche, la plupart des recharges de VÉ sont effectuées à la maison pendant la nuit, et même les plus rapides prennent 30 minutes ou plus. www.lautomobile.ca
Division du Québec de l’AIA Une autre foire aux stages réussie À la suite du succès des deux premières foires aux stages, la division du Québec de l’AIA Canada en a organisé une troisième, le 13 février dernier, au centre de formation de l’Argile à Joliette. Le but de cet événement est de faire connaître l’industrie de l’après-marché aux finissants en mécanique automobile et de les mettre en relation avec des propriétaires et gestionnaires d’atelier mécanique de la région pouvant les accueillir comme stagiaires. Bestbuy Distribution, Canadian Tire, Groupe Monaco, Vast-Auto et Uni-Select sont les employeurs qui ont répondu à l’invitation de la division du Québec. Les propriétaires et gestionnaires d’atelier ont d’abord présenté leur entreprise en précisant leurs besoins. Après une discussion avec les finissants, ils ont pu choisir des stagiaires qui pourraient éventuellement devenir de nouveaux employés.
Tournoi de golf 2018 La division du Québec de l’AIA Canada invite ses membres et partenaires de l’industrie à participer à son tournoi de golf annuel, qui aura lieu au Club de golf de l’Île de Montréal le jeudi 31 mai prochain. Tous les détails seront publiés prochainement.
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Mars– avril 2018 • L’automobile
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CONSEILS D’EXPERT C’est la loi !
Nid-de-poule : le cauchemar des automobilistes L’éclatement d’un pneu au milieu de nulle part est affolant pour le commun des mortels. D’ailleurs, les nids-de-poule n’ont jamais été aussi nombreux qu’en ce début de printemps et les changements climatiques, avec des périodes plus fréquentes de gel et dégel en hiver, amènent une détérioration plus rapide et accentuée du réseau routier. Si un client se présente à votre atelier pour une crevaison, le bossellement d’une roue, un bris mécanique ou de carrosserie à cause d’un nid-de-poule, vous pourrez lui dire qu’il est possible d’entreprendre un recours en dommages-intérêts contre le ministère des Transports, une ville ou une municipalité. Toutefois, sachez que les démarches judiciaires peuvent s’avérer laborieuses et que la partie n’est pas gagnée d’avance ! La législation applicable en pareille circonstance est la Loi sur la voirie (article 30), la Loi sur les cités et villes (article 604.1) et le Code municipal du Québec (article 1127.2). On y mentionne que le ministère, les villes et les municipalités ne sont pas responsables des dommages causés par l’état de la chaussée aux pneus et au système de suspension d’un véhicule. Cependant, les recours prévus par le Code civil du Québec sont à la disposition des automobilistes, motocyclistes et cyclistes qui veulent faire une réclamation pour des dommages causés notamment aux éléments suivants de leur véhicule : roue, direction, carrosserie, châssis, système d’échappement, pare-chocs, etc. La Division des petites créances de la Cour du Québec est l’instance appropriée pour entendre toute demande d’un individu dont la réclamation est de 15 000 $ ou moins. Sauf exception, personne n’a le droit d’être représenté par un avocat devant les petites créances. Par contre, il est possible d’en consulter un pour être mieux préparé. Une entreprise, une société, une compagnie ou www.lautomobile.ca
une association peut aussi faire une demande aux petites créances si elle n’a pas eu plus de 10 personnes en même temps à son emploi au cours de la dernière année.
Obligation de moyens et non de résultat Pour obtenir des dommages-intérêts, la partie demanderesse doit prouver que l’accident est dû à la négligence des autorités dans l’entretien de la chaussée. La jurisprudence a élaboré au cours des dernières années certains principes. Ainsi, il faut retenir que la présence d’un nid-de-poule ou d’un trou ne suffit pas à engager la responsabilité du ministère des Transports, d’une ville ou d’une municipalité. L’obligation d’entretenir les routes par ces entités est une obligation de moyens et non de résultat. La norme n’est pas la perfection, mais plutôt la diligence dans l’entretien des routes puisqu’il est impossible de tout prévoir. Lorsque le ministère des Transports, une ville ou une municipalité a connaissance de la présence de nidsde-poule importants et ne fait rien pour y remédier, alors sa responsabilité pourra être engagée. De plus, si le trou résulte de travaux effectués par les autorités elles-mêmes, ces dernières ne peuvent plaider l’ignorance et elles doivent prendre les moyens pour éviter que les usagers ne se blessent ou n’endommagent leurs véhicules. Cela dit, la partie demanderesse qui veut prouver la responsabilité de la partie défenderesse à la suite des dommages causés à son véhicule doit prouver autre chose que la simple présence d’un trou ou d’un nid-de-poule, ou encore l’absence de signalisation adéquate. En preuve, la partie demanderesse doit prouver que l’état de la chaussée constituait un piège pour un automobiliste diligent et prudent. Pour ce faire, il est essentiel de présenter au
tribunal une preuve documentée des lieux de l’accident et du véhicule accidenté à l’aide de témoins, d’un rapport de police, de photos, d’une bande vidéo ou des pièces endommagées. En outre, il est préférable d’obtenir deux ou trois évaluations distinctes des réparations à effectuer.
Informer rapidement Le délai de prescription pour informer une ville ou une municipalité de l’intention d’entreprendre un recours à la suite d’un accident sur son territoire est de 15 jours suivant l’événement. Par la suite, le dossier devra être ouvert dans un palais de justice avant l’expiration d’un délai de six mois suivant la survenance de l’accident. À défaut, le recours pourra être rejeté. Les délais sont moins serrés contre le ministère des Transports, mais ils ne doivent pas être excessifs. Il est important d’intenter le recours dans le bon district judiciaire et contre la ville ou municipalité concernée. Par ailleurs, le sinistré peut faire une réclamation à sa compagnie d’assurance. Cependant, son dossier d’assuré risque d’être entaché et ses primes augmentées. P.S. À noter que les opinions exprimées dans ce texte ne constituent pas un avis juridique. Pour de plus amples informations, nous vous recommandons de consulter un avocat.
Jean-François Guay, avocat jfgavocat@sympatico.ca
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DANS L’ATELIER
Le prochain
« nouveau » réfrigérant Dans la poursuite d’une solution plus écologique, nous sommes passés de R-12 à R-134a, et maintenant de R-134a à R-1234yf. Par Jeff Taylor
À compter de 2021, toutes les nouvelles voitures et tous les camions devront être remplis d’un réfrigérant à faible potentiel de réchauffement planétaire (PRG). Le PRG est une mesure de la quantité de chaleur qu’un gaz à effet de serre, tel qu’un réfrigérant, piégera dans l’atmosphère pendant un certain temps. Vous souvenez-vous de l’ancien R-12 ( fréon) que nous avons utilisé dans les années 1990 ? Il avait une cote de PRG de 10 900. Le R-134a, devenu le réfrigérant le plus couramment utilisé dans les applications mobiles, a un PRG de 1430. Le dernier « nouveau » fluide frigorigène est le R-1234yf. Il a un PRG de 4. Pour mettre les choses en perspective, notons que le dioxyde de carbone liquide, le composé chimique naturel qui peut également être utilisé comme réfrigérant (R-744), a un PRG de 1. Il n’est donc pas étonnant que le R-1234yf soit le choix actuel en tant que « nouveau réfrigérant » à usage mobile. Cependant, il serait incorrect de 12
L’automobile • Mars–avril 2018
l’appeler nouveau, puisqu’il est déjà en usage depuis quelques années maintenant. Fiat Chrysler Automobiles (FCA) a été l’utilisateur le plus enthousiaste ces dernières années, mais d’autres fabricants l’ont également utilisé sur une base limitée. Il est devenu le frigorigène « du jour » en 2016, avec l’introduction de nouveaux modèles de flottes chez GM, Ford, Honda et Subaru en 2017. D’autres constructeurs sont attendus afin de se conformer aux directives actuelles de l’EPA des États-Unis. Ce changement nécessitera de nouveaux équipements et de nouvelles techniques de diagnostic pour l’industrie des services spécialisés en climatisation. Mais nous devons d’abord comprendre les caractéristiques opérationnelles et les différences créées par le nouveau réfrigérant R-1234yf. D’une part, ce gaz incolore plus lourd que l’air remplace presque directement le R-134a. Peu de changements ont été apportés aux processus de fabrication et aucune modification importante de la
conception du système n’a été nécessaire. Le R-1234yf est légèrement inflammable. Il s’enflammera, mais pas facilement. Il devrait être traité avec un peu plus de respect que les réfrigérants précédents. Cependant, des tests approfondis effectués par la SAE et d’autres agences indépendantes ont prouvé que dans des conditions d’exploitation normales, ce gaz n’est pas pire que tout autre liquide inflammable contenu sous le capot aujourd’hui. Et bien qu’il soit nettement plus cher que le R-134a, les fabricants s’attendent à ce que le prix diminue au fur et à mesure que la production augmentera et que la demande croissante créera des économies d’échelle favorables. En ce qui a trait à l’outillage, oui, vous aurez besoin de nouveaux équipements d’entretien et de test, et davantage sur ce point (voir plus loin dans l’article), mais ce ne sera pas comme lors de la fin du R-12, qui a été totalement éliminé en peu de temps. Le R-134a ne va pas disparaître et continuera d’être disponible dans un avenir prévisible. www.lautomobile.ca
Différences de système Le nouveau réfrigérant a nécessité de nouveaux embouts de prise de pression, et c’est probablement le changement le plus notable. Mais il existe également des différences de conception subtiles et moins visibles. L’accent est clairement mis sur l’amélioration de l’étanchéité et la prévention des fuites. Le système nécessite l’utilisation de joints toriques triples, de doubles joints toriques et de joints plats, tandis que les connecteurs à ressort ont été éliminés afin de réduire les risques de fuite. Les évaporateurs et les détendeurs thermostatiques (TXV) ont été spécialement conçus pour les caractéristiques opérationnelles du R-1234yf. C’est pourquoi une attention particulière doit être portée aux numéros de pièces et aux applications. Les nouveaux modèles de compresseur gagnent également en popularité. Ils réduisent la quantité d’huile réfrigérante requise pour la lubrification, en retenant l’huile dans le compresseur lui-même. Le fait de forcer des gouttelettes d’huile réfrigérante à traverser le système de climatisation et dans le compresseur lui-même crée une perte de pompage qui est mesurable. Et cette perte se manifeste dans l’économie de carburant. Beaucoup de nouveaux modèles de compresseur sont maintenant équipés de déflecteurs internes et de dispositifs pour séparer l’huile du réfrigérant et le garder dans le compresseur. Un de ces modèles fait appel à un séparateur d’huile centrifuge interne du côté de la décharge. Le fluide réfrigérant plus léger se dirige vers le condenseur, mais la majeure partie de l’huile plus lourde reste dans le compresseur et s’écoule dans une chambre de stockage pour assurer la lubrification. Ces compresseurs ont fait leurs débuts sur les hybrides, mais ils feront sans aucun doute leur apparition dans d’autres modèles non hybrides. L’huile réfrigérante R-1234yf est différente de celle utilisée dans les systèmes R-134a. Elle sera spécifique au fabricant, au modèle ou même au compresseur. www.lautomobile.ca
L’autocollant (J639) indique clairement que le gaz est inflammable. Notez également la quantité d’huile du système (2,7 onces) et le numéro de pièce Ford requis.
L’huile de polyalkylène glycol (ou PAG) est généralement utilisée, mais elle comporte un ensemble d’additifs totalement différent de l’huile PAG employée dans le R-134a, de sorte que les deux types ne doivent pas être mélangés. L’autocollant AC de Fiat Chrysler Automobiles (FCA) indique clairement que le système nécessite de l’huile PAG, mais il ne fournit pas de numéro de pièce comme Ford le fait sur ses autocollants. FCA fait appel actuellement à trois compresseurs spécifiques R-1234yf avec huiles réfrigérantes PAG. Ainsi, l’attention portée aux détails est importante. Le fabricant de compresseurs Denso affirme que la raison la plus fréquente de défaillance du compresseur de remplacement (25 %) est l’utilisation d’une huile L’échangeur de chaleur (ILHX) d’un GMC Sierra 2017. L’ILHX inadéquate. Ainsi, l’utilisation est l’une des caractéristiques distinctives d’un système de l’huile appropriée après une R-1234yf. réparation ou pendant l’entreMalheureusement, il a un effet négatif tien est impérative. sur l’efficacité de la détection des fuites La quantité d’huile utilisée dans le à base de colorant. système R-1234yf est considérablement L’utilisation d’un échangeur de réduite. Le système classique R-134a chaleur (Inline Heat Exchanger ou ILHX) avait une capacité d’huile de 6 à 9 onces. est une caractéristique distinctive d’un Le plus récent système R-1234yf pourrait système R-1234yf. C’est un appareil avoir aussi peu que 3 ou 4 onces au total, simple sans pièces mobiles, mais qui ou même moins si le compresseur de peut améliorer l’efficacité d’un système rétention d’huile est plus récent. de climatisation jusqu’à 10 %. L’abaissement de la quantité d’huile L’ILHX est un échangeur de chaleur réduit les pertes par pompage et augmente liquide-vapeur qui refroidit le réfrigél’efficacité du refroidissement. rant liquide entrant dans l’évaporateur. Mars–avril 2018 • L’automobile
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Il y a des différences claires entre les raccords hauts d’un système R-1234yf (à gauche) et d’un système R-134a (à droite).
Une vue d’un tuyau ILHX photographié une fois coupé.
Cela force également tout le réfrigérant à s’évaporer après la sortie de l’évaporateur. Cela garantit que seule la vapeur entre du côté aspiration du compresseur. La conception la plus populaire intégrant l’ILHX, utilisée avec un détendeur en H, est celle dotée d’un tuyau haute pression autour d’un tuyau basse pression. Cette configuration permet au réfrigérant liquide chaud du condenseur de circuler autour du tuyau interne qui, lui, fait circuler le réfrigérant vapeur plus frais sortant de l’évaporateur. Par la suite, la vapeur réchauffée circule à travers le tuyau du côté aspiration du compresseur. L’efficacité accrue du système de climatisation créée par l’ILHX est exploitée de plusieurs manières différentes. Réduire la quantité de réfrigérant nécessaire figure en haut de cette liste. Mais le besoin de composants plus petits et plus légers (comme les compresseurs) serait également un avantage pour les fabricants. Non seulement les économies liées au poids seraient très attrayantes pour les constructeurs qui se préoccupent des émissions, mais elles réduiraient la consommation d’énergie du 14
L’automobile • Mars–avril 2018
moteur en minimisant les pertes de pompage attribuées à ces petites gouttelettes de réfrigérant non évaporé. Cette quantité mesurable d’économies d’énergie, quand tout est additionné, réduit les émissions d’échappement et augmente l’économie de carburant. Les modèles Toyota, Hyundai et Mercedes Benz équipés de systèmes R-134a utilisent un ILHX à cause de l’efficacité accrue de la climatisation. On pensait que tous les systèmes R-1234yf en seraient équipés, mais la nouvelle Ridgeline 2017 de Honda, dotée du R-1234yf, n’utilise pas l’ILHX. La conception efficace du condenseur de la Ridgeline dispose d’une surface suffisamment grande pour maximiser le transfert de chaleur et la pièce supplémentaire n’est pas nécessaire.
Équipement spécialisé Le R-1234yf nécessitera une nouvelle machine d’air climatisé répondant aux nouvelles normes SAE. L’unité peut être consacrée au R-1234yf (SAE J2843) ou à une unité combinant le R-134a et le R-1234yf de manière indépendante, mais sur la même machine (SAE J3030). Ces nouvelles unités surveillent le flux d’air, à l’intérieur et à l’extérieur de l’appareil (les alarmes s’allumeront si le débit d’air
est bloqué ou restreint), et elles n’auront pas d’injection d’huile automatique. Un identifiant fera partie du mélange puisque les machines AC R-1234yf ont besoin de savoir quel réfrigérant se trouve actuellement dans le système. Le mélange de réfrigérants peut causer des problèmes de pression, des erreurs de diagnostic et des dommages aux composants. L’identifiant peut être une unité portative qui communiquera avec la machine d’air climatisé par l’intermédiaire d’un câble USB ou intégrée à l’unité elle-même, mais l’unité ne fonctionnera pas tant qu’elle n’aura pas reçu le rapport de l’identifiant. Avant la recharge, la machine effectuera deux tests d’étanchéité du système : un test d’étanchéité en dépression (vacuum) et un test en pression partielle. Si la variation de dépression est supérieure à 51 mm Hg/min en moins de cinq minutes, une fuite est détectée et elle doit être trouvée et réparée avant qu’on puisse passer à l’étape suivante. L’étape suivante consiste pour la machine à charger partiellement le système avec environ 15 % de la charge totale. Cette fois, elle examinera la chute de pression, mais exigera également l’utilisation d’un détecteur www.lautomobile.ca
Le nouvel embout de prise de pression R-1234yf.
maximum. Si aucune fuite n’est détectée, le système continuera à se remplir. Les détecteurs de fuites devront respecter les normes SAE J2913 qui ont une sensibilité améliorée de 4 g/an. Il s’agit en effet d’une très petite fuite. Les colorants utilisés doivent être conformes à la norme SAE J2297 afin de garantir leur compatibilité avec l’huile, les joints et les joints d’étanchéité. L’utilisation du colorant comme méthode de détection des fuites peut être compromise à moins que ce ne soit conçu en usine. Le colorant que nous utilisons généralement se mélange avec l’huile réfrigérante et se déplace dans le système, devenant détectable avec une lumière spéciale lorsqu’il trouve une fuite. Parce que l’emploi de compresseurs à courant alternatif retenant l’huile gagne en popularité, très peu d’huile circule dans le système. Si un colorant est ajouté, il faudra beaucoup plus de temps pour le détecter.
Plus de « règles empiriques »
Gros plan sur l’ancien embout de prise de pression R-134a.
de fuites électronique positionné près du volet de chauffage au plancher avec le moteur du ventilateur réglé au www.lautomobile.ca
L’utilisation du R-1234yf aidera notre environnement et augmentera l’économie de carburant, mais de nouveaux équipements et procédures seront nécessaires. Vous n’avez pas à vous précipiter pour acheter de nouveaux équipements aujourd’hui, mais si vous remplacez une machine R-134a, de toute façon, il serait peut-être judicieux d’envisager l’achat d’une machine double ou de demander si la machine R-134a que vous souhaitez acheter peut être convertie pour les systèmes R-1234yf.
La détection adéquate des fuites deviendra une priorité pour beaucoup d’ateliers parce que le réfrigérant est plus cher, si ce n’est pour une autre raison. Et le remplacement du compresseur nécessitera l’utilisation de la quantité exacte du bon type d’huile pour assurer un fonctionnement adéquat. L’ancienne règle de base selon laquelle il faut ajouter une once d’huile lors du remplacement d’un condenseur et deux onces lors du remplacement d’un évaporateur doit être ignorée. Les spécifications du fabricant doivent maintenant être suivies de près ou les performances du système de climatisation en souffriront. Et c’est une chose que le client remarquera immédiatement. Commencez à lire les autocollants afin d’avoir une idée de la quantité d’huile et de réfrigérant dans ces systèmes. Habituez-vous à cette quantité réduite, sinon vous vous retrouverez avec de nombreux retours de véhicules ! Le R-1234yf n’est plus une nouveauté, mais il deviendra encore plus répandu avec l’année-modèle 2017.
Traduit et adapté par Nathalie Savaria.
Jeff Taylor est technicien principal chez Eccles Auto Service, à Dundas, en Ontario
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CONSEILS D’EXPERT Diagnostic et réparation
Problème de réseau CAN ? De nos jours, nous ne pouvons pas ignorer le réseau de communication CAN. Quand il fonctionne selon les règles, c’est « magique » de voir tout ce qu’il peut accomplir. Quand un tout petit problème survient, c’est un cauchemar d’en trouver la source, car, généralement, plusieurs codes d’anomalie seront
nombre d’octets d’envoi ne correspond pas au nombre d’octets de réception. Voici un exemple. Code U0001 dans le PCM (Bus off) Code U0100 dans le TCM (Time out) Code C1611 dans les ABS (Time out avec le PCM) Code C1611 dans le module TPMS (Time out avec le PCM) Code C1611 dans le module de ballon gonflable (Time out avec le PCM) La façon d’interpréter ici le problème, c’est que le PCM a arrêté de communiquer sur le réseau CAN (Bus off) et que les autres modules qui étaient en attente des données de celui-ci ont codé un problème de Time out. La source du problème se situe sur le réseau CAN très près du PCM. Si celui-ci avait perdu l’alimentation ou la masse, il n’y aurait pas eu de code Bus off, car un ordinateur ne peut pas se retirer du réseau s’il n’est pas alimenté. Voici un autre exemple de codes d’anomalie qui sont enregistrés dans le module ABS :
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Photo 1
enregistrés en mémoire. Cet article va vous donner une base de compréhension sur l’identification de problème du réseau C-CAN en particulier. Chaque ordinateur sur le réseau est configuré pour détecter deux types d’anomalie : une erreur de transfert quand c’est lui qui émet ; une erreur de réception quand c’est lui qui reçoit l’information. En plus de ses fonctions de base, chaque ordinateur a dans sa programmation le rôle de vérifier un autre ordinateur sur le réseau. C’est pour cette raison que, généralement, on retrouve un code de problème de communication ABS dans le module de ballon gonflable. Voici d’autres aspects indispensables à connaître : La différence entre les codes d’anomalie L’ordinateur désactivé du réseau (Bus off) La temporisation (Time out) L’erreur de signal (Signal error) Cela va peut-être vous surprendre, mais un message CAN peut être erroné ou ne pas se rendre à son destinataire de 1 à 126 fois sans qu’aucun code d’anomalie soit enregistré. Quand le message est erroné entre 127 et 254 fois consécutives, un code de temporisation (Time out) est enregistré. Si le message fait défaut plus de 255 fois consécutives, le code d’anomalie devient un Bus off et l’ordinateur en question se désactive du réseau. Tous les autres ordinateurs peuvent continuer à communiquer, mais pas celui qui est à l’origine du code Bus off. Pour ce qui est du code d’erreur de signal (Signal error), c’est que le
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Photo 2
Il est possible de retrouver les trois types de codes d’anomalie pour un seul problème : un Time out, un Bus off et un signal d’erreur. La photo 2 m’informe que le module de frein ABS a perdu le signal de l’angle du volant de direction (C1623) ainsi que la communication avec le module MDPS qui sert à l’assistance du volant de direction (C1687), et que le message a été corrompu avec ce même module (C1688). Finalement, le module de frein ABS s’est désactivé du réseau (C1616) parce qu’il ne pouvait plus communiquer avec le module d’assistance du volant de direction. Tous ces codes nous dirigent vers le module MDPS qui a fait défaut !
Ghislain Roy Formation Technicien Expert
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CONSEILS D’EXPERT Environnement et innovation
Toyota et son rêve d’une voiture propulsée par l’hydrogène Toyota a présenté récemment son premier véhicule à pile à combustible à hydrogène dans le marché des véhicules électriques le plus actif au Canada, le Québec, un geste qui pourrait aider à éliminer les émissions provenant de l’utilisation de l’automobile au pays. Une cinquantaine de véhicules électriques à pile à combustible Mirai devraient être livrés au Québec en 2018 à l’intention des flottes gouvernementales et privées, a annoncé le constructeur automobile au Salon international de l’auto de Montréal.
La Mirai de Toyota
Toyota Canada ne peut révéler pour l’instant quand la Mirai sera disponible pour l’achat pour le grand public ni son prix de vente. En Californie, le véhicule se vend 57 000 $ US moins les remises, et cela inclut le service et l’hydrogène pendant trois ans. Comme l’hydrogène coûte très cher à produire et que la construction de stations de ravitaillement n’est pas donnée non plus, sans subventions, il n’y aurait probablement pas de véhicules à l’hydrogène au Québec. Le Québec a encouragé l’adoption des véhicules électriques, en partie en votant la première loi au Canada imposant un seuil minimal de ventes de véhicules électriques. Mais le ministre de l’Énergie du Québec, Pierre Moreau, a déclaré que le gouvernement était ouvert aux autres technologies. Donc, parlons un peu de la Mirai, regardons son allure, car les gens disent qu’elle a un look bizarre ! Lors de son www.lautomobile.ca
lancement, bien des gens disaient la même chose de la Prius, et pourtant, elle est devenue l’une des voitures les plus vendues en Amérique. Avec la Prius, Toyota savait qu’il avait une technologie révolutionnaire entre les mains. Le constructeur a pris un risque et cela a rapporté. Toyota tente de répéter son exploit avec la Mirai, et le temps nous dira si le constructeur pourra obtenir le même succès avec ce véhicule. À ce stade, peu de gens savent comment fonctionnent les piles à combustible. Et comme il n’y a pas beaucoup de pièces mobiles – pas de cylindres, de pistons, de vilebrequins, etc. –, comprendre le processus ressemble à un test de chimie. Voici, dans ses grandes lignes, son mode de fonctionnement. Dans une pile à combustible, l’électricité est produite à partir d’une réaction entre l’hydrogène et l’oxygène. Tout d’abord, les atomes d’hydrogène sont comprimés et stockés dans des réservoirs à haute pression, dont deux sont présents dans la Mirai, contenant au total environ 11 lb d’hydrogène à une pression de 10 000 psi. Les atomes d’hydrogène sont envoyés à travers une membrane de platine qui sépare les électrons des protons. Ces électrons produisent un courant électrique qui alimente un moteur-générateur électrique capable de développer 151 chevaux et 247 lb-pi de couple. Les protons d’hydrogène nouvellement libérés sont introduits dans l’oxygène pompé de l’autre côté de la membrane, qui, à son tour, crée de l’eau, soit environ 125 ml par km, qui sort du tuyau d’échappement. Eh oui, l’eau est potable et certaines personnes y ont goûté ! Afin de réduire les coûts, Toyota a dû rendre la pile à combustible compatible avec son système hybride existant et la batterie au nickel métal-hydrure de la Prius. Toyota a donc installé un convertisseur élévateur de tension à quatre phases qui a permis d’atteindre une tension de 650 V. Comme avec la Prius, elle est principalement utilisée pour aider pendant l’accélération et capturer l’énergie de freinage régénératif.
Maintenant, vous en connaissez plus sur les véhicules à hydrogène comme la Mirai. Oui, elle n’est pas très jolie. Bien que personne chez Toyota n’ait prétendu le contraire, le constructeur croit que la
Le fonctionnement de la pile combustible
Une vue en coupe de la Mirai
Mirai va contribuer à l’avènement de l’ère de l’hydrogène au Québec. Beaucoup de groupes s’y opposent, car l’hydrogène n’est pas vraiment efficace énergétiquement parlant, comparativement à l’hydroélectricité, qui est trois fois plus efficace. Les coûts et le manque d’infrastructure ne rendront la Mirai disponible que pour les flottes gouvernementales et privées. Une chose est certaine, nous devrons avoir des installations spéciales et normalisées pour en faire l’entretien en toute sécurité ! Yves Racette Enseignant spécialisé véhicule hybride et électrique Certifié SAE Diagnostic HEV avancé yves@yracette.com
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ENTREVUE
Nouvelles habitudes d’achat à l’ère de la mobilité
Changer de perspective et MULTIPLIER LES OCCASIONS D’AFFAIRES Par Nathalie Savaria
Les habitudes d’achat changent à mesure que de nouvelles générations de clients entrent dans les ateliers de réparation, y compris les milléniaux. 18
L’automobile • Mars–avril 2018
Les appareils mobiles sont désormais la norme. Certains propriétaires d’ateliers de mécanique s’en inquiètent. Or, pour Bob Greenwood, président et chef
de la direction du Automotive Aftermarket E-Learning Centre, les possibilités de développer ses activités commerciales sont grandes. www.lautomobile.ca
Bob Greenwood, président et chef de la direction du Automotive Aftermarket E-Learning Centre.
« La mobilité est le monde réel d’aujourd’hui, et elle offre d’énormes possibilités de se connecter avec le client, affirme M. Greenwood. Les milléniaux aiment communiquer, mais à travers "leur" appareil. Les textos et les médias sociaux sont leur norme quotidienne et ces caractéristiques sont devenues un moyen de communiquer avec de nombreux groupes d’âge aujourd’hui. » Selon notre expert, les exemples ne manquent pas non seulement pour développer ses affaires, mais également pour améliorer sa relation avec la clientèle. « Imaginez comment améliorer votre relation avec le client lorsque vous lui envoyez des textos pour lui faire savoir que son véhicule entre dans l’atelier et l’heure estimée à laquelle il sera prêt. Vous travaillez dans son fuseau horaire, et ne l’interrompez pas avec un appel téléphonique. Imaginez-vous en train d’envoyer un texto ou un courriel à votre client lorsque le prochain entretien sur son véhicule est requis. Imaginez que durant les intervalles d’entretien vous lui envoyez des articles informatifs sur ce qu’est le diagnostic aujourd’hui, sur les changements touchant les nouveaux véhicules, sur le type de formation technique que doivent suivre aujourd’hui les personnes travaillant sur votre véhicule. Cette mobilité vous permet d’améliorer votre relation individuelle avec le client. C’est une possibilité. » www.lautomobile.ca
Pour Bob Greenwood, il ne suffit pas d’apprendre l’art de fidéliser les jeunes clients, mais il faut aussi savoir interagir avec eux. « Les milléniaux doivent d’abord vous aimer : ils veulent des conseils honnêtes de votre part et s’attendent à ce que vous leur fournissiez des recommandations leur permettant d’économiser de l’argent. Prouvez-leur qu’ils ont raison de se fier à vous. Vous devez penser à leurs intérêts d’abord. S’ils sentent que vous tentez de les induire en erreur et qu’ils font d’autres recherches en ligne qui le confirment, vous ne les reverrez plus jamais. » En ce qui a trait à la fidélisation de la clientèle des milléniaux, M. Greenwood n’hésite pas à battre en brèche certaines idées reçues. « Cette génération est en fait très fidèle aux entreprises en qui elle a confiance et avec qui elle entretient des relations,
Les milléniaux doivent d’abord vous aimer : ils veulent des conseils honnêtes de votre part et s’attendent à ce que vous leur fournissiez des recommandations leur permettant d’économiser de l’argent. Prouvez-leur qu’ils ont raison de se fier à vous. » Bob Greenwood sinon elle continuera de magasiner. Ayez un intérêt sincère pour vos clients, ne leur parlez pas, parlez avec eux et observez combien de recommandations vous commencerez à obtenir lorsqu’ils mentionneront sur leurs réseaux sociaux que vous êtes une personne droite et honnête avec qui traiter... » Si l’approche multicanal, qui utilise plusieurs outils pour rejoindre les clients, est actuellement en vogue, Bob Greenwood émet une réserve quant au message à livrer. « En positionnant votre atelier sur plusieurs canaux, vous trouverez
différents types de personnes à atteindre. Faites attention à ce que vous ne vous affichiez pas comme un atelier axé sur le "prix". Vous êtes dans le "service" et la "qualité" des affaires et vous ne laisserez pas tomber votre client. C’est un message plus fort que les "clients de qualité" recherchent. Vous attirez ce que vous recherchez. Parlez prix et vous trouverez une personne soucieuse du prix, mais parlez de qualité et de valeur pour ce que vous apportez et vous trouverez ces personnes à votre porte. » À l’heure où le partage est populaire, spécialement chez les milléniaux, une politique de réseautage social est nécessaire pour tout atelier de réparation, peu importe sa taille, estime notre expert. « Si vous n’êtes pas là où se trouvent les joueurs, votre atelier finira par disparaître ou vous vous exposerez à des difficultés. Apprenez à connaître les sites de réseautage social que vos clients utilisent et examinez les façons dont vous pourriez y adhérer et y participer. » Si les ateliers peuvent créer leurs outils en interne, Bob Greenwood croit cependant qu’il est préférable d’embaucher une entreprise spécialisée en la matière. « Tenter d’économiser de l’argent en faisant quelque chose que vous ne maîtrisez pas vraiment et par l’intermédiaire duquel vous et votre entreprise deviendriez très visibles publiquement, c’est, à mon avis, jouer avec le feu. Embauchez la meilleure entreprise que vous puissiez trouver et, bien sûr, une entreprise qui comprend la vôtre et l’industrie dans laquelle vous vous situez. Avant de mettre votre site en ligne, laissez votre équipe critiquer tant l’exactitude que la présentation de toutes les informations. » Plusieurs analystes soulignent le fait que depuis quelques années les concessionnaires gagnent du terrain sur le marché secondaire, notamment grâce au service personnalisé qu’ils offrent à leurs clients. Pour Bob Greenwood, ce mouvement n’est pas irréversible. « Rappelons-nous, dit-il, ce que nous sommes en tant qu’atelier indépendant. Nous sommes dans le "commerce relationnel", et c’est la seule chose que nous faisons mieux que les concessionnaires quand nous nous concentrons sur cet aspect. » Mars–avril 2018 • L’automobile
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Et à ce titre, croit-il, le rôle du conseiller technique est indispensable. « C’est toujours l’expérience des clients dans votre atelier qui compte et c’est pourquoi vous embauchez un conseiller technique avec la bonne "attitude". Le bon conseiller technique sait que son rôle numéro un dans l’atelier est de "se connecter" avec le client et d’établir une relation digne de confiance. Cela prend du temps et là où la plupart des ateliers indépendants échouent, c’est parce qu’ils manquent de personnel. » Selon M. Greenwood, le ratio élevé entre le nombre de conseillers techniques et celui des techniciens mécaniciens est l’un des problèmes qui touchent les ateliers de réparation indépendants. « Le ratio actuel au comptoir devrait être d’un conseiller technique pour deux techniciens, mais pas plus de trois. Lorsque le conseiller technique s’occupe
de quatre ou cinq techniciens, il est débordé et n’a littéralement pas le temps de se "connecter" avec le client. Non
L’atelier indépendant moyen est en déficit d’un bénéfice net de 30 000 $ par aire de service de nos jours. C’est un nouveau marché secondaire et pour les propriétaires d’atelier qui le comprennent, l’avenir est incroyablement formidable. » Bob Greenwood seulement les conseillers techniques compétents gagneront un revenu très professionnel, mais avec "leurs" techniciens attitrés, ils feront gagner
beaucoup d’argent à l’entreprise. Cela crée une situation où les propriétaires d’atelier doivent réapprendre à connaître leur entreprise et "comment" elle fonctionne aujourd’hui afin de mettre en place la structure de dotation. » En définitive, l’époque actuelle est profitable pour tout propriétaire d’atelier capable de s’adapter et de saisir les occasions d’affaires. « L’atelier indépendant moyen est en déficit d’un bénéfice net de 30 000 $ par aire de service de nos jours, affirme Bob Greenwood. C’est un nouveau marché secondaire et pour les propriétaires d’atelier qui le comprennent, l’avenir est incroyablement formidable. Les commerçants qui gardent la tête dans le sable ne seront plus ici dans deux à cinq ans maximum. Il s’agit vraiment d’une profession aujourd’hui et c’est pourquoi certaines personnes qui comprennent vraiment les détails de cette possibilité sont très enthousiastes au sujet du marché secondaire. »
C'est vrai qu'on est vissé serré.
La bannière NAPA AUTOPRO, c’est 650 ateliers indépendants, forts de travailler sous la même enseigne bleue et jaune, d’un océan à l’autre.
Pour plus d’information : napaautopro.com
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L’automobile • Mars–avril 2018
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CONSEILS D’EXPERT Gestion automobile et coaching
Êtes-vous un garagiste ou un entrepreneur ? Si on vous posait la question, que répondriezvous ? Probablement que beaucoup d’entre vous répondraient : un entrepreneur ! Une seconde question peut se poser : êtes-vous vraiment un entrepreneur ? Tout d’abord, j’ai consulté le dictionnaire pour avoir une définition de ces deux mots. Sous « Garagiste », il est écrit : « Personne qui s'occupe d'un garage ou qui y travaille. » Sous « Entrepreneur », il est indiqué : « Celui qui dirige une entreprise. » Maintenant, vous avez un autre choix à faire : vous occuper d’un garage ou diriger une entreprise ! Si on vous interrogeait sur votre métier, lequel de ces choix seriezvous le plus fier de mentionner ? Prenons le temps d’identifier ce qu’est un « garagiste ». Comme plusieurs techniciens, vous avez décidé un jour de devenir propriétaire d’un atelier mécanique, porté par le désir d’être indépendant dans vos actions et décisions, et de servir la clientèle sous le signe de l’honnêteté. Et pour crémer le tout, le plaisir de profiter des avantages « d’être en affaires ». Tout le monde a droit au soleil. Il y a 34 ans, j’ai franchi cette étape avec la même vision. Jamais je n’ai pensé qu’il fallait mettre du temps dans l’analyse de mes ventes, instaurer des systèmes et procédures, et encore moins que tout se passait au comptoir. J’étais un technicien et je me disais que tant qu’il y a de l’argent dans le compte en banque, mon atelier est en santé ! Puis, avec les années et grâce à nos efforts, la clientèle augmente et on travaille de plus en plus fort pour garder www.lautomobile.ca
le cap, toujours en conservant la vision de donner le meilleur service possible. La plupart du temps, notre idée première de « donner le meilleur service possible » repose sur le fait de ne jamais dire non à un client. Décevoir quelqu’un qui requiert nos services est souvent quelque chose d’impensable à concevoir. Je pourrais citer d’autres exemples, mais
La plus belle image que vous pourriez donner à votre entreprise est celle d’un bateau dont vous êtes le capitaine. Un bateau a constamment besoin de corriger son cap ! Un entrepreneur doit savoir dans quelle direction il va. » en fin de compte, ne jamais dire non à un client finit par attaquer votre qualité de vie et celle de vos employés ainsi que votre capacité à vous occuper de vos clients. Identifions maintenant ce qu’est un « entrepreneur ». Pour un entrepreneur, ce qui l’intéresse, c’est le résultat de toutes les actions posées pour servir sa clientèle. Il lui importe d’analyser constamment tout ce qui se passe durant une journée, et, bien sûr, d’apporter les correctifs pour pallier les situations négatives et de féliciter son équipe pour les actions positives. Cela signifie qu’il doit analyser
le travail des gens au comptoir, des techniciens, les revenus de l’atelier ainsi que les systèmes et procédures qui dictent la mission et la vision de l’entreprise. Ce travail, obligatoirement, se fait avec une constance journalière. La plus belle image que vous pourriez donner à votre entreprise est celle d’un bateau dont vous êtes le capitaine. Un bateau a constamment besoin de corriger son cap ! Un entrepreneur doit savoir dans quelle direction il va. Son défi est de pouvoir comparer son atelier avec les meilleurs de l’industrie et d’aller chercher tout le potentiel de son commerce en motivant et en responsabilisant son équipe. Cela dit, il n’y a rien de facile. Un changement d’attitude et de mentalité est nécessaire, le tout accompagné par l’effort et la ténacité. Voilà tout un branle-bas de combat à l’horizon ! Les résultats se feront sentir, et votre ambition de devenir meilleur grandira à coup sûr. Être entrepreneur fera en sorte que vous deviendrez un passionné de la gestion et, croyez-moi, chaque journée apportera son lot de défis. Alors, en terminant, êtes-vous un garagiste ou un entrepreneur ? À vous de choisir !
Richard Castonguay Consultant et formateur en gestion automobile chroniqueauto@ videotron.ca
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PRODUIT VEDETTE
IL FAUT PLUS QU’OUVRIR L’ŒIL ! Courroies, boyaux et tuyaux flexibles Par Nathalie Savaria
Ensemble, elles actionnent plusieurs composants essentiels sous le capot, et pourtant, on les néglige. Des études ont démontré que près de 20 % des véhicules sur la route en Amérique du Nord ont une courroie serpentine devant être remplacée. Lorsqu’un véhicule entre dans votre atelier pour un entretien régulier, pensez à vérifier les courroies, les boyaux et les tuyaux flexibles. 22
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Des innovations qui changent la donne Au cours des 20 dernières années, les courroies ont connu certaines innovations importantes qui en ont amélioré la durabilité et l’efficacité, rapporte André Gamelin, président de Pièces d’auto Super, un magasin de pièces d’auto situé à SaintHubert sur la Rive-Sud.
Depuis l’apparition de l’EPDM (en anglais, ethylene-propylene terpolymer ou EPDM) au milieu des années 2000 sur le marché de l’équipement d’origine et vers 2007 sur le marché secondaire, les courroies et les serpentines s’avèrent beaucoup plus résistantes. Deux cents fois plus flexibles à long terme que le néoprène, l’EPDM ne se fissure pas comme le www.lautomobile.ca
néoprène, mais s’use plutôt en perdant de l’épaisseur, tout comme les pneus. La serpentine double face est une autre innovation des années 2000. Elle peut travailler soit de l’intérieur, soit de l’extérieur. Destinée aux systèmes d’entraînement auxiliaire nécessitant une transmission de puissance sur les deux faces, la serpentine double face permet d’accroître la capacité de charge tout en amoindrissant le bruit causé par le désalignement de la poulie. La courroie thermo-ajustable (en anglais, stretch belt) a permis quant à elle d’éliminer certaines composantes, tel le tendeur de courroie (en anglais, belt tensioner), pour remédier au manque d’espace sous le capot
considérablement les performances du moteur, qu’elle associe la longévité avec un faible niveau de bruit et une réduction de la friction qui entraîne une économie de carburant, « cette courroie devrait connaître une croissance dans les prochaines années », estime M. Gamelin. Par ailleurs, l’ère des tuyaux et des boyaux vendus en vrac semble révolue. « Par exemple, il y a des boyaux de petits diamètres pré-moulés qui sont vendus pour les systèmes de chauffage sur les véhicules et toutes sortes d’autres petits boyaux aux formes bizarres », mentionne M. Gamelin qui a ajoute « qu’un boyau non vérifié peut être une source de fuites et de pannes sur la route ».
Un choix complet mais ciblé en stock Tous ces nouveaux produits et bien d’autres, André Gamelin les connaît bien. Il tient en magasin les principales grandes marques, mais compose son stock de
Il faut voir l’ensemble comme un système et non pas comme des pièces séparées. » André Gamelin
André Gamelin, président de Pièces d’auto Super.
et en partie réduire le poids du véhicule. Quand la courroie se met à glisser et qu’elle ressent une chaleur, à ce moment-là, elle va se rétracter et se tordre. « Plus elle chauffe, plus les fibres se tordent pour maintenir la tension requise », dit André Gamelin. La courroie de distribution en bain d’huile (en anglais, belt in oil) a fait son apparition sur le marché secondaire il y a quelques années. Cette courroie est composée d’une matière qui lui permet de baigner dans l’huile. Parce qu’elle améliore www.lautomobile.ca
pièces en fonction de la demande tout en privilégiant la qualité. « Tu as le grand généraliste qui couvre tout, puis tu rajoutes d’autres compagnies pour offrir la gamme la plus complète de courroies et de tuyaux aux clients. » « Je suis fidèle à ma clientèle et non pas à une compagnie. J’offre un choix étendu selon ton portefeuille », ajoute le grossiste. M. Gamelin se tient informé auprès de son distributeur, Groupe Monaco, mais aussi des représentants des ventes des fournisseurs qui sont une source précieuse d’informations sur les pièces, dit-il.
Quelques conseils d’inspection Pour les courroies comme pour les tuyau x f lex ibles, des d irectives d’entretien doivent être suivies de près.
Par exemple, si on retire la courroie thermo-ajustable pour travailler sur un véhicule, il faut la remplacer. « En l’enlevant, on l’étire et on endommage les fibres à l’intérieur », affirme M. Gamelin. Selon les fabricants de composants au Canada, une inspection visuelle est recommandée tous les 100 000 kilomètres, puis un remplacement après 150 000 kilomètres ou 5 ans, selon la durée de vie normale, pour la courroie de distribution et la serpentine, sauf si elles présentent des signes d’usure avant. Comme l’usure peut être difficile à détecter à l’œil avec l’EPDM, il faut se munir d’une jauge en plastique pour inspecter la serpentine et la courroie thermo-ajustable. On insère la tige de la jauge dans les rainures de la courroie, puis on passe ensuite son doigt sur la tige. Si elle dépasse de la surface, l’usure maximale n’est pas atteinte, et la courroie est encore bonne, précise M. Gamelin. Tout comme pour les courroies, un œil averti ne suffit pas pour inspecter les boyaux et les tuyaux, dont la durée de vie normale est de 10 ans. Aujourd’hui, la plupart des boyaux du radiateur sont résistants à la dégradation électrochimique (ECR), mais ce n’est pas toujours le cas. La dégradation électrochimique fait en sorte que le boyau s’assèche de l’intérieur. « Il faut poser l’oreille dans une courbure du boyau et le presser avec son pouce. Si on entend des craquements, c’est signe que le boyau est asséché à l’intérieur et qu’il va te lâcher bientôt », explique André Gamelin, qui recommande même aux ateliers d’utiliser un stéthoscope pour réaliser cette inspection. Pour év iter les bris de pièces importantes sous le capot, telles que le compresseur d’air climatisé, la pompe de servo-direction, ou encore la pompe à eau ou l’alternateur, ce qui peut s’avérer très coûteux à réparer, M. Gamelin recommande d’inclure l’inspection des courroies, des boyaux et des tuyaux, ainsi que des pièces connexes, dans l’entretien régulier. « Il faut voir l’ensemble comme un système et non pas comme des pièces séparées. » Mars–avril 2018 • L’automobile
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EN BREF L’automobile en chiffres
21 812
47 177
Nombre de voitures électriques au Québec au 31 décembre 2017, selon l’Association des Véhicules électriques du Québec (AVÉQ).
atelier!
Nombre de voitures électriques au Canada au 31 décembre 2017, selon l’AVÉQ.
2,4 millions
Production mondiale prévue de véhicules électriques hybrides rechargeables en 2022, par rapport à 179 000 en 2015. Dans le même laps de temps, les véhicules électriques devraient passer de 273 000 unités à plus de 1,3 million. Source : IHS Automotive
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Pourcentage des consommateurs canadiens qui remplaceraient leur véhicule actuel par une voiture autonome dès maintenant si elle était facilement disponible. Source : DesRosiers - Étude sur les véhicules légers
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Revenus globaux prévus pour la vente de systèmes de télédétection par laser ou lidar, acronyme de l'expression en langue anglaise light detection and ranging, utilisés comme capteurs de véhicules, d’ici 2026. Source : IHS Markit
% 48
Pourcentage de la baisse de vente de pièces de collision auquel les constructeurs automobiles américains peuvent s'attendre entre 2015 et 2030 en raison des véhicules autonomes et de la technologie anticollision. Source : KPMG
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NOUVEL ARRIVAGE Produits du mois
Un chargeur de batterie destiné à l’atelier professionnel CTEK vient de lancer sur le marché le chargeur de batterie MULTI US 7002. Parmi ses principales caractéristiques, le chargeur charge, recharge, conditionne et maintient tous les types de batteries au plomb-acide de 12 V. Il est conçu pour gérer une vaste gamme de batteries, de 14 Ah à 150 Ah, et des batteries jusqu’à 225 Ah. Le chargeur peut supporter jusqu’à 7 A pendant les travaux d’entretien et dispose d’une source d’alimentation de 12 V lorsqu’il est déconnecté du véhicule. Le MULTI US 7002 peut reconditionner les batteries sulfatées grâce à une fonction de reconditionnement. Il comprend un boîtier soudé afin de le protéger de l’eau et de la poussière et dispose également d’un connecteur anti-étincelles protégé contre l’inversion de polarité.
Nouveaux produits de frein Raybestos Raybestos a élargi la couverture de ses gammes de disques de frein et d’étriers de frein RPT Rust Prevention Technology avec l’ajout de 67 numéros de pièce de disques de frein et de 72 numéros de pièce d’étriers de frein. Les disques de frein RPT Rust Prevention utilisent une technologie de finition pour recouvrir uniformément toute la surface de chaque disque. Le revêtement intégral Gris Fusion 4.0 aide à résister à la corrosion et retarde considérablement les problèmes de performance induits par la rouille. Les étriers de frein RPT Rust Prevention Technology sont conçus pour affronter les conditions météorologiques les plus difficiles. Un procédé exclusif de galvanoplastie au zinc aide à prévenir la rouille et offre une protection contre toutes les conditions météorologiques et une durée de vie accrue.
Lancement d’une nouvelle génération de produits Total Quartz Total Canada vient de lancer une nouvelle génération de produits Total Quartz 9000 Future FGC 0W-20 et 5W-30 avec la norme dexos®1 Gen2. Ces huiles ont étés conçues afin de répondre aux besoins des puissants moteurs compacts équipés de la technologie « GDI & TGDI », qui nécessitent des huiles moteur synthétiques de technologie récente. Les huiles Total Quartz 9000 Future FGC dexos®1 Gen2 ont notamment comme caractéristiques de faciliter le démarrage à froid, de protéger les systèmes de contrôle de la pollution, de maintenir une économie de carburant optimale, de réduire le pré-allumage à faible vitesse et l’accumulation de dépôts dans le turbo.
Nouveau feu de freinage Superior Signals Superior Signals Inc. (SSI) a ajouté un nouveau feu de freinage auxiliaire à sa gamme de produits. Le module de feux de freinage SYLED06-RBL est conçu pour la sécurité du client et des autres conducteurs. Lorsque le frein est actionné, la lumière clignote en rouge pendant trois secondes puis se transforme en un feu continu. Il comporte des lentilles en polycarbonate, une base de montage en aluminium moulé sous pression, un support en acier inoxydable, 6 DEL et 12 W de puissance. 26
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Nouveaux joints d’étanchéité dans le catalogue Fel-Pro 2018 Federal-Mogul Motorparts a annoncé le lancement de près de 100 nouveaux joints d’étanchéité et ensembles Fel-Pro pour les moteurs de course et de performance. Le catalogue Fel-Pro 2018 propose une offre accrue de joints de culasse en acier multicouche éprouvés sur piste et sur route, des ensembles de collecteur d’admission, des joints de turbocompresseurs HTA (alliage haute température) ainsi que d’autres produits. Les joints de culasse fonctionnent pour une gamme de moteurs, de tailles d’alésage et d’épaisseurs compressées. La gamme comprend également 11 ensembles de joints de collecteur d’admission, ainsi que des joints de collecteur d’échappement, des joints de couvercle de soupape et des joints de carter d’huile en une pièce. Les joints d’étanchéité peuvent supporter des températures allant jusqu’à 1 600 °F (871 °C).
dard. La mise à niveau offre une température de couleur allant jusqu’à 5 000 K par rapport à 4 300 K précédemment, ce qui se rapproche de l’éclairage naturel de jour. Les ampoules sont vendues avec le certificat d’authenticité de Philips dans le cadre de ses efforts pour protéger les clients contre l’achat d’articles contrefaits.
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De nouvelles ampoules de phare DHI au xénon Philips Les nouvelles ampoules de phare Philips Xenon CrystalVision sont plus lumineuses et plus blanches que son option à décharge à haute intensité DHI stanwww.lautomobile.ca
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Mars–avril 2018 • L’automobile
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Une clé dynamométrique pour espaces restreints Les clés dynamométriques Flex-Head TechAngle ATECH1FS240 et ATECH2CS240 de Snap-on facilitent la tâche des techniciens grâce à leur design compact et mince conçu pour un travail de dégagement rapproché. Chaque clé pèse moins d’une livre (0,4 kg), est inférieure à un pied de long (30,4 cm) et mesure un pouce (2,54 cm) de diamètre. Elles sont munies de poignées moletées pour une prise sûre. Quatre modules d’alerte indiquent par éclairage DEL, vibration et son quand le couple désiré est atteint. Les clés
peuvent mesurer le couple de roulement pour aider à vérifier la précharge et la traînée du roulement. Les outils comportent cinq références d’échelle : ft-lbs, in-lbs, Nm, Kg-cm et dNm. Une seule pile AA alimente chaque clé qui est accompagnée d’une garantie de deux ans.
Un tiroir pour recharger les outils Snap-on a ajouté un tiroir spécial, le « PowerDrawer », intégré à son coffre Roll Series Masters. Désormais, les outils et les appareils peuvent être rechargés grâce à une barre d’alimentation à deux prises et à deux ports USB dans un tiroir prévu à cette fin. Les techniciens peuvent ainsi recharger les batteries d’outils électriques, de téléphones cellulaires ou de tablettes. Les coffres à roulettes KMP1163 Masters Series constituent la dernière addition aux options de stockage Snap-on. Une variété de configurations et de couleurs sont disponibles.
Cardone lance de nouvelles pièces
Segments de piston de performance
Cardone a lancé plus de 250 nouvelles pièces en janvier dernier. Les pièces sont conçues pour une gamme de véhicules comprenant certains modèles Hyundai et Nissan comme les Hyundai Elantra 2013-2016 et des camions Nissan 2007-2017. Les pièces comprennent des boîtiers papillons, des essieux moteurs et plus de 125 étriers de frein.
Mahle a lancé de nouveaux segments de piston pour le marché de la performance. Les segments sont fabriqués à partir d’acier SAE9254, ce qui permet d’appliquer des revêtements à haut débit d’oxygène et des dépôts physiques en phase vapeur. C’est la première incursion de Mahle dans le marché des segments de piston de performance.
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L’automobile • Mars–avril 2018
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ANNONCEURS
Nouvelles bougies d’allumage NGK NGK Spark Plugs Canada vient d’annoncer le lancement de 96 nouveaux numéros de pièce pour les bougies d’allumage, les bougies de préchauffage et les jeux de fils NGK. Cette expansion offre une couverture additionnelle à plus de 12,3 millions de véhicules canadiens, y compris de nombreuses applications de véhicules de modèles récents.
AIA Canada ............................................... 31 www.aiacanada.com
Chevron ..................................................... 10 www.havoline.com
Dayco ........................................................... 4 www.daycoproducts.com
Goodyear Assurance WeatherReady Dans la foulée des pneus Toutes Conditions, dont le segment ne cesse de grandir et qu’on peut qualifier de quatre saisons 2.0 puisqu’ils sont assortis de l’homologation d’hiver, Goodyear présente son WeatherReady. Le manufacturier l’a élaboré sur une bande de roulement asymétrique aux allures résolument estivales avec plus de lamelles. Nos premiers essais ont démontré qu’il est accrocheur sur le sec, plutôt bien sous la pluie, mais commande beaucoup d’attention quand il est en présence de froid, de neige et encore plus de glace. D’ailleurs, des cotes 700-A-A et un indice de vitesse V font rarement bon ménage avec l’hiver. Offert en 40 dimensions, de 15 à 20 pouces, indice T à V.
Spectra Premium lance les quatre premiers radiateurs certifiés CAPA Ces radiateurs, fabriqués à l’usine de Laval, sont les premières pièces du système de refroidissement à recevoir une certification CAPA (Certified Automotive Parts Association). Les quatre nouvelles pièces (CU2311CC, CU2323CC, CU2362CC et CU2479CC) sont utilisées par plus de 1,1 million de véhicules sur la route comme la Dodge Caravan, la Chrysler Sebring, la Dodge Neon et le Dodge Ram. Au cours des prochains mois, des radiateurs certifiés CAPA seront régulièrement mis sur le marché. www.lautomobile.ca
L’automobile ............................................. 27 www.lautomobile.ca
NAPA ...................................................... 9, 20 www.daycoproducts.com
Shads.......................................................... 24
Snap-on........................................................ 2 www.snapon.com
VL Communications ................................ 25 www.vlcom.com
Worldpac ................................................... 32 www.worldpac.com/solutions/fr
Mars–avril 2018 • L’automobile
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AU FIL D’ARRIVÉE
Lithium En se pétant les bretelles, le gouvernement du Québec et son ineffable ministre de l’Environnement de l’époque, David Heurtel, ont promulgué en octobre 2016 la Loi visant l’augmentation du nombre de véhicules automobiles zéro émission (couramment nommée loi 104) afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et autres polluants. On ne peut critiquer nos élus quand ils désirent rendre le Québec plus vert, surtout quand nous avons des surplus d’électricité, notre or bleu et énergie la moins polluante sur la planète. Nous ne sommes pas les premiers à agir ainsi et à mettre de la pression sur les fabricants. Une dizaine d’États américains l’ont déjà fait, comme la Californie qui compte plus d’habitants que le Canada et dont les lois écologiques ont fait école depuis plus de 40 ans. Grosso modo, quand on parcourt le libellé du document, on se rend compte que les manufacturiers seront obligés dès cette année à vendre 3,5 % de leurs véhicules avec la mention zéro émission ou une quelconque forme d’hybridité. Valide seulement si un manufacturier vend plus de 4 500 véhicules au total, ce qui écarte toutes les marques dispendieuses et polluantes dont peuvent se prévaloir les mieux nantis. Mais quand on y regarde de plus près, il n’y aurait pas eu de loi 104 que la situation n’aurait pas changé d’un iota. Le calcul des crédits permet beaucoup de liberté aux fabricants, si bien que peu d’entre eux seront pénalisés. Cette loi 30
L’automobile • Mars–avril 2018
est bien davantage une déclaration de principe qu’un pistolet sur la tempe. Et s’il devait y avoir une hausse de prix, ce serait évidemment les consommateurs qui casqueraient, et cette fois, les moins riches. Notons au passage que c’est en Norvège qu’on constate le plus haut taux de pénétration des véhicules à zéro ou faible émission, avec 30 % des ventes ! Et ce pays est producteur de pétrole (14e mondial) autant que d’électricité (6e) ! Le Québec, seule province canadienne à poser ce genre d’ultimatum aux manufacturiers, devra donc suivre la parade des pays aspirant à la vertitude. Il n’y a pas de doute qu’on aimerait bien aligner des véhicules sans émission dans les parcs des concessionnaires, mais on ne soutient pas la cadence requise. Pendant que les membres de l’OPEP contrôlent assez bien le prix du baril de pétrole, malgré l’abondance mondiale de l’or noir, on peine à trouver plus de lithium, le nouvel eldorado en matière d’énergie. En deux ans, son prix a plus que doublé et on a du mal à dénicher de nouvelles sources d’approvisionnement. On peut évaluer le prix du lithium à quelques milliers de huards par véhicule. De plus, cette matière est à son tour contrôlée par une poignée de compagnies à but très lucratif, ce qui n’a rien de rassurant. Finalement, tout ce qui s’appelle véhicule motorisé avec des accumulateurs d’énergie doit utiliser le même produit que des milliards de cellulaires et autant de piles de toutes sortes. La baisse de prix annoncée avec l’augmentation des ventes et la venue de modèles
plus simples ne se produira jamais. On va donc rouler au pétrole polluant pendant un sacré bout de temps, n’en déplaise à tous les environnementalistes de la terre. Il faut tout de suite se tourner vers des produits alternatifs pour stocker l’électricité : l’ère du plomb est révolue et le lithium se fait rare. La commercialisation de l’hydrogène devra être devancée et passer du niveau expérimental – j’ai conduit un tel véhicule il y a plus de 10 ans déjà – à la salle de montre dans les plus brefs délais. C’est à se demander si l’histoire ne se répète pas encore une fois. Au tournant du 20e siècle, l’électricité était déjà répandue et les stations d’essence étaient plutôt rares. Rappelons-nous que le premier véhicule à passer le cap des 100 km/h était mû à l’électricité, en 1899. C’est toutefois l’incapacité à stocker cette énergie qui a permis au pétrole de prendre les devants. Près de 120 ans plus tard, nous en sommes au même carrefour. Le jour viendra où on éliminera la source d’énergie maudite, probablement quand nous suffoquerons sous la pollution. Cependant, comme disait un de nos grands poètes, « …mais nous nous serons morts, mon frère » !
Michel Poirier-Defoy Rédacteur sénior mpoirierdefoy @lautomobile.ca
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L’industrie du marchÊ secondaire survivra-t-elle?
Perturbateurs du marchÊ secondaire de l’automobile Le nouveau rapport de l’AIA Canada fournit une nouvelle feuille de route pour un avenir durable
L’ ĂŠtude Perturbateurs du marchĂŠ secondaire de l’automobile est disponible en anglais et en français! $ŕŁ?Ń´ŕŁ?1_-u];l;m| ! $& $ 7† voll-bu; ;ŠŕŁ?1Â†ŕŚž= Rapport GRATUIT pour les membres de l’AIA Prix pour les non-membres : 299 $ TĂŠlĂŠchargez-le maintenant : www.aiacanada.com/fr/ TĂŠlĂŠchargezr†0Ń´b1-াomv r†0Ń´b1-াomvņu;1_;u1_;ĹŠ;|ĹŠroŃ´bাt†;ņ
A ASSOCIATION DES INDUSTRIES DE L’AUTOMOBILE DU CANADA o†u rѴ†v 7; u;mv;b]m;l;m|vġ vÄ˝-7u;vv;u -† v;uˆb1; 7;v 1oll†mb1-াomvÄš Ć?ŃśĆ?ġ u†; Ń´]bmġ 0†u;-† Ć?Ć“Ć?Ć? ‚-‰- Ĺ? m|-uboĹ‘ Ć‘ Ć‘ Ć’ Ć?ĹŠŃśĆ?Ć?ĹŠŃśĆ?ќŊƑƖƑĆ?ġ rov|; ƑƓĆ? 1oll†mb1-াomvĹ -b-1-m-7-Äş1ol