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Lise Davidsen - Soprano | Programme de spectacle, Saison 26/27

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Lise Davidsen soprano


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Saison 26/27

Lise Davidsen soprano

James Baillieu, piano Lieder de Franz Schubert 12 novembre 2026, 20h Bâtiment des Forces Motrices Récital chanté en allemand avec surtitres français et allemands

Avec le soutien de FONDATION VRM


Récital Lise Davidsen

Franz Schubert (1797-1828)

PARTIE I

Am Bach im Frühling (Près du ruisseau au printemps), op. posth. 109, n° 1, D 361, 1816 Texte : Franz von Schober, « Am Bache », Gedichte, 1842 Ganymed (Ganymède), op. 19, n° 3, D 544, 1817 Texte : Johann Wolfgang von Goethe, « Ganymed », Goethes Schriften, 1789 Der Zwerg (Le Nain), op. 22, n° 1, D 771, 1822 Texte : Matthäus von Collin, « Treubruch », Selam, 1813 Gretchen am Spinnrade (Marguerite au rouet), op. 2, D 118, 1814 Texte : Johann Wolfgang von Goethe, scène « Gretchens Stube », Faust I, 1808 Mignon – Kennst du das Land (Mignon – Connais-tu le pays), D 321, 1815 Texte : Johann Wolfgang von Goethe, « Kennst du das Land », Les Années d’apprentissage de Wilhelm Meister, 1795–1796 Gesänge aus Wilhelm Meister, op. 62, D 877, 1826 Textes : Johann Wolfgang von Goethe, Les Années d’apprentissage de Wilhelm Meister, 1795–1796 II. Lied der Mignon – « Heiß mich nicht reden » (Chant de Mignon – « Ne me demande pas de parler ») III. Lied der Mignon – « So laßt mich scheinen » (Chant de Mignon – « Laissez-moi garder cette apparence ») IV. Lied der Mignon – « Nur wer die Sehnsucht kennt » (Chant de Mignon – « Seul celui qui connaît le désir ardent ») 2


Programme

Der Tod und das Mädchen (La Jeune Fille et la Mort), op. 7, n° 3, D 531, 1817 Texte : Matthias Claudius, « Der Tod und das Mädchen », Poetische Blumenlese auf das Jahr 1775, 1775

— Entracte —

PARTIE II

Der Musensohn (Le Fils des muses), op. 92, n° 1, D 764, 1822 Texte : Johann Wolfgang von Goethe, « Der Musensohn », Goethe’s neue Schriften, 1800 Lachen und Weinen (Rire et pleurer), op. 59, n° 4, D 777, 1823 Texte : Friedrich Rückert, « Lachen und Weinen zu jeglicher Stunde », Roses orientales, 1822 Suleika I – « Was bedeutet die Bewegung? » (Souleika I – « Que signifie ce mouvement ? »), op. 14, n° 1, D 720, 1821 Texte : Marianne von Willemer, « Suleika (Ostwind) », Divan occidental-oriental (recueil de Goethe), 1819 Auf dem See (Sur le lac), op. 92, n° 2, D 543, 1817 Texte : Johann Wolfgang von Goethe, « Auf dem See », Goethes Schriften, 1789 Der blinde Knabe (Le Garçon aveugle), op. 101, n° 2, D 833, 1825 Texte : Colley Cibber, « The Blind Boy », The British Musical Miscellany, 1734 (traduction allemande : Jakob Nikolaus Craigher de Jachelutta) Du bist die Ruh (Tu es le repos), op. 59, n° 3, D 776, 1823 Texte : Friedrich Rückert, « Du bist die Ruh », Roses orientales, 1822

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Récital Lise Davidsen

Die Allmacht (La Toute-Puissance), op. 79, n° 2, D 852, 1825 Texte : Johann Ladislaus Pyrker, « Elisa », Perlen der heiligen Vorzeit, 1821 Die junge Nonne (La Jeune Nonne), op. 43, n° 1, D 828, 1825 Texte : Jakob Nikolaus Craigher de Jachelutta, « Die junge Nonne », Poetische Betrachtungen in freyen Stunden, 1828 Erlkönig (Le Roi des aulnes), op. 1, D 328, 1815 Texte : Johann Wolfgang von Goethe, « Erlkönig », Die Fischerin, 1782 Litanei auf das Fest Aller Seelen (Litanie pour la fête de toutes les âmes), D 343, 1816 Texte : Johann Georg Jacobi, « Litaney auf das Fest aller Seelen », Iris, 1776

Afin de préserver la continuité musicale et poétique des œuvres, nous vous remercions de réserver vos applaudissements pour la fin de chaque partie du récital. 4


Voyage à travers les sensibilités schubertiennes par Andrea Palandri Sensible et introverti, Franz Schubert a fait du lied un espace d’intériorité où s’expriment les plus subtils mouvements de l’âme. Capable d’évoquer des émotions avec un minimum de moyens, le compositeur viennois est devenu une figure incontournable de cette forme musicale brève : mort à 31 ans seulement, il aura composé près de 700 lieder, dont bon nombre sont de véritables chefs-d’œuvre d’habileté musicale et littéraire. Car le lied, c’est aussi et avant tout un texte. Et la profondeur humaine des textes choisis par Schubert révèle sa sensibilité de lecteur. Celui-ci puise ses textes aussi bien dans son entourage que chez de grands poètes, notamment Johann Wolfgang von Goethe, qu’il admire profondément. Les vers de ce dernier lui inspirent quelque 70 lieder, dont dix des plus applaudis ponctuent le programme proposé par Lise Davidsen et James Baillieu. À deux reprises Schubert tentera de susciter l’approbation du poète. Mais l’oreille classiciste de ce dernier l’empêchera de reconnaître le génie schubertien du vivant du compositeur. Ce n’est qu’en 1830, deux ans après sa mort, que Goethe s’émerveille de la puissance évocatrice d’Erlkönig. Le récital s’ouvre avec une promenade printanière au bord d’un ruisseau, Am Bach im Frühling (1816), où se mêlent tendresse contemplative, berçante nostalgie et impuissante révolte. Avec Ganymed (1817) de Goethe, nous assistons à la jouissance du jeune poète dans sa fusion avec la beauté du 5


Récital Lise Davidsen

monde, emporté dans un irrésistible mouvement ascendant par Zeus, figure de l’Idéal. Puis, Der Zwerg (1822) nous emmène dans un registre d’une lugubre noirceur, où des passions amoureuses mènent à une mort tragique. Le tourment des personnages est exprimé par un tremolo sombre et inexorable. Extrait de Faust, Gretchen am Spinnrade (1814) est le premier lied que Schubert compose sur un texte de Goethe. Marguerite y file sa laine d’un fil d’angoisse : le frénétique ostinato qui parcourt l’ensemble de la composition confond le mouvement répétitif du rouet avec la passion obsédante de la femme. Suivent quatre lieder centrés sur le personnage goethéen de Mignon. En elle est incarnée la Sehnsucht, une forme particulière de mélancolie liée à un manque intérieur inextinguible et à un désir ineffable d’un autre et d’un ailleurs. Un sentiment profondément ancré dans la sensibilité schubertienne. Kennst du das Land (1815) est le souvenir confus de son lieu d’origine, entre tendre nostalgie et entrain d’enfant. Heiß mich nicht reden (1826) explore, lui, le poids de l’indicible et de la solitude, et So laßt mich scheinen, la résignation de l’adieu. L’émouvant Nur wer die Sehnsucht kennt décrit l’état de souffrance, d’isolement et d’impuissance de « celui qui connaît la Sehnsucht ». La sombre douceur de l’ensemble est brièvement troublée par la panique face à l’abîme du désespoir, fugace et non résolutive. Les tons solennels de Der Tod und das Mädchen (1817) concluent le premier temps du récital. Une jeune femme s’épouvante de sa mort imminente, qui survient pourtant avec une bienveillance et un apaisement exprimés par un passage du ré mineur initial au majeur. Après l’entracte, les spectateurs se laissent emporter par le bondissant Der Musensohn (1822), hymne dansant à une créativité dionysiaque, têtue et si contagieuse, puis par le court et léger Lachen und Weinen (1823) qui aborde les états contrastés de l’esprit mélancolique. Avec Suleika (1821), nous retrouvons la complexité expressive que Schubert réserve à Goethe : dès les premières mesures, l’anxiété de l’amante monte en bouffées et l’ardeur de son désir déferle comme ce coup de vent venu lui 6


Voyage à travers les sensibilités schubertiennes

apporter un signe de l’être aimé. Bien qu’en majeur, la dernière strophe assombrit l’extase de Suleika d’une conscience funeste : la vie ne tient-elle pas qu’à ce fil d’amour ? Schubert ne savait pas qu’il mettait en musique un texte de Marianne von Willemer, dédié à Goethe et publié par lui dans son Divan occidental-oriental. Auf dem See (1817) évoque lui aussi un souvenir de l’être aimé, mais par les tons bien différents d’une lumineuse barcarolle. Avec Der blinde Knabe (1825), Schubert explore le sentiment d’empathie envers un enfant aveugle tentant de convaincre ses interlocuteurs de la légèreté de son infirmité. Son pathétisme tendre et mesuré rend ce lied particulièrement émouvant. D’une même touchante intensité, la prière Du bist die Ruh (1823) berce l’âme amante d’un désir d’apaisement. Le caractère inatteignable de la Sehnsucht confère à cette supplique la tristesse d’une illusion consciente – la biographie de Schubert affleurerait-elle dans ce chef-d’œuvre ? Dans Die Allmacht (1825) s’exprime le romantisme le plus saisissant : la proclamation de la toute-puissance de Dieu, à travers une large palette de tons contrastés et culminant dans un crescendo presque wagnérien. Une vive tempête traverse aussi Die junge Nonne (1825) : dans le cœur d’une religieuse se déchaîne une passion amoureuse dévastatrice, caractérisée par un tremolo qui ne s’éteindra qu’avec l’invocation de sa mort. Plus sombre tempête dans la ballade aux notes gothiques Erlkönig (1815) : un enfant chevauchant avec son père dans la forêt est emporté par un démon maléfique. Le tremblement obsédant du piano figure aussi bien le galop que la terreur de l’enfant et du père. L’intensité de ce lied en fait un véritable trésor dramatique. Enfin, Litanei (1816) clôt ce programme avec un poignant hommage aux âmes de ceux qui ont vécu dans la souffrance : « Reposez en paix », tel est le souhait répété avec grande douceur et compassion. Docteur en lettres, Andrea Palandri est spécialiste du livret d’opéra italien et collabore activement avec le Centre d’études Giacomo Puccini. 7


Récital Lise Davidsen

Lise Davidsen soprano

Saluée par la presse comme la soprano wagnérienne la plus remarquable de sa génération, la Norvégienne Lise Davidsen se produit régulièrement sur les plus grandes scènes internationales. Parmi ses succès récents figurent ses débuts dans le rôle d’Isolde (Tristan et Isolde) au Gran Teatre del Liceu, suivis de représentations au Metropolitan Opera de New York (Met), ainsi que ses interprétations de Lady Macbeth (Macbeth) en version de concert sous la direction de Sir Antonio Pappano, de Leonore (Fidelio) au Met, et de Tosca à Vienne, Munich, Berlin et New York. Parmi les temps forts de sa saison 2026/27 figurent l’ouverture de la saison du Metropolitan Opera, où elle aborde pour la première fois sur scène le rôle de Lady Macbeth, ses débuts dans le rôle de Brünnhilde (La Walkyrie) au Festival de Pâques de Salzbourg, ainsi que ses reprises des rôles de Leonora (La Force du destin) au Staatsoper de Berlin

et d’Elisabeth (Don Carlo) à l’Opéra de Zurich. Elle se produit en concert avec l’Ukrainian Freedom Orchestra à New York dans le cadre d’un événement caritatif, participe à un gala anniversaire du Met et à un concert en plein air à l’Opéra de Zurich, et interprète le rôle de Tove dans les Gurre-Lieder à l’Opéra national de Norvège. Artiste en exclusivité chez Decca, elle publie en septembre 2026 l’album Verdi, enregistré avec le London Philharmonic Orchestra. Sa discographie comprend également Live at the Met avec James Baillieu, Le Vaisseau fantôme, les Quatre Derniers Lieder de Strauss, des mélodies de Grieg enregistrées avec Leif Ove Andsnes, ainsi qu’un album de Noël plébiscité par le public. Elle fait ses débuts au Grand Théâtre.

Lise Davidsen se produit en accord avec MWA Management. La robe de Lise Davidsen est une création de Cårejånni Enderud.

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Biographies

James Baillieu piano

Formé à l’Université du Cap puis à la Royal Academy of Music de Londres, le Sud-Africain James Baillieu est salué par la presse comme l’un des pianistes les plus marquants de sa génération. Il se produit dans le monde entier aux côtés de chanteurs et d’instrumentistes de premier plan, parmi lesquels Lise Davidsen, Benjamin Appl, Jamie Barton, Ian Bostridge, Allan Clayton, Louise Alder, Dame Kiri Te Kanawa, Timothy Ridout, Adam Walker et Pretty Yende. Sa saison 2026/27 est notamment marquée par des tournées en Europe et aux États-Unis avec Lise Davidsen, une tournée américaine avec Benjamin Appl, ses débuts à Taïwan au Festival de Kaohsiung avec Timothy Ridout, ainsi que plusieurs concerts au Wigmore Hall, notamment avec Allan Clayton. Il conçoit également des cycles de concerts pour le Wigmore Hall, BBC Radio 3 et les festivals de Verbier et de Brighton. Il se produit régulièrement dans

des salles prestigieuses telles que le Carnegie Hall, le Concertgebouw d’Amsterdam, le Musikverein et le Konzerthaus de Vienne, le Konzerthaus et la Pierre Boulez Saal de Berlin, ainsi que le Barbican de Londres. Il est également l’invité des festivals d’Aix-en-Provence, Édimbourg et Aldeburgh. Parallèlement à sa carrière de concertiste, il est directeur associé du Britten Pears Young Artist Programme, professeur principal à la Royal Academy of Music et responsable du programme de mélodie et de lied à l’Académie du Festival de Verbier. Sa discographie, plusieurs fois primée, comprend notamment Forbidden Fruit, Winterreise et Heimat, enregistrés avec Benjamin Appl, l’intégrale des œuvres originales pour violon et clavier de C. P. E. Bach avec Tamsin Waley-Cohen, ainsi que A Lionel Tertis Celebration avec Timothy Ridout. Au Grand Théâtre, il accompagne Benjamin Appl lors d’un récital en 2025. 9


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Prochainement

La Grande Histoire de l’opéra

Idylle Récital Lea Desandre

Spectacle musical tout public écrit par Louis Geisler, d’après une idée originale de Jérémie Lebreton Création du Grand Théâtre de Genève

Lea Desandre, mezzo-soprano Thomas Dunford, luth

Un conférencier, une prima donna et un pianiste embarquent pour une odyssée musicale et théâtrale à travers quatre siècles d’opéra, au fil de saynètes tour à tour bouffes, dramatiques et poétiques. 1er au 6 décembre 2026 Conservatoire de Genève À partir de 12 ans

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Impressum Rédacteur en chef : Louis Geisler. Réalisation graphique : Sébastien Fourtouill Crédits : Couverture : © James Hole, Page 8 : © James Hole, Page 9 : © Kaupo Kikkas Contact : Grand Théâtre de Genève – Boulevard du Théâtre 11 – Case postale 44 – 1211 Genève 8 +41 22 322 50 00 – info@gtg.ch – gtg.ch


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Lise Davidsen - Soprano | Programme de spectacle, Saison 26/27 by Grand Théâtre de Genève - Issuu