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indian queen Henry Purcell
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SUBVENTIONNÉ PAR LA VILLE DE GENÈVE
PARTENAIRES DU GRAND THÉÂTRE DE GENÈVE ASSOCIATION DES COMMUNES GENEVOISES
CERCLE DU GRAND THÉÂTRE DE GENÈVE
ÉTAT DE GENÈVE
PARTENAIRE DE SAISON
PARTENAIRE DE SAISON
PARTENAIRE FONDATEUR DE LA TROUPE DES JEUNES SOLISTES EN RÉSIDENCE
PARTENAIRE DU PROGRAMME PÉDAGOGIQUE
PARTENAIRE DES RÉCITALS
FONDATION VALERIA ROSSI DI MONTELERA
PARTENAIRES DE PROJET
FAMILLE LUNDIN
FAMILLE FIRMENICH
PARTENAIRES MÉDIA
PARTENAIRES DU GENEVA OPERA POOL BANQUE PICTET & CIE SA CARGILL INTERNATIONAL SA HYPOSWISS PRIVATE BANK GENÈVE SA TOTSA TOTAL OIL TRADING SA UNION BANCAIRE PRIVÉE, UBP SA
PARTENAIRES D’ÉCHANGE CARAN D’ACHE EXERSUISSE FLEURIOT FLEURS GENERALI ASSURANCE TAITTINGER UNIRESO / TPG
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À L’OPÉRA DES NATIONS VERSION DE CONCERT 4 SEPTEMBRE 2016 À 19 H 30
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indian queen Henry Purcell SEMI-OPÉRA EN UN PROLOGUE ET 5 ACTES Masque final de Daniel Purcell Livret de John Dryden et Robert Howard Créé en 1695 à Londres, au Théâtre Royal Drury Lane.
Chanté en anglais avec surtitres anglais et français Durée : approx. 3 h 45 (incluant 1 entracte)
Xochipilli, prince aztèque des Fleurs (détail) Art précolombien, XIVème Musée National d’Anthropologie, Mexico Statue
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Direction musicale
Teodor Currentzis Doña Isabel Teculihuatzin Hunahpú Don Pedro de Alvarado Don Pedrarias Dávila Ixbalanqué Sacerdote Maya Récitante
Johanna Winkel Paula Murrihy Ray Chenez Jarrett Ott Thomas Cooley Christophe Dumaux Willard White Maritxell Carrero
Orchestre musicAeterna Chœur de l’Opéra de Perm Direction
Vitalii Polonskii
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La « Reine Indienne » de Purcell Edité et traduit de « Purcell’s The Indian Queen » d’Andrew Pinnock paru dans le livret du DVD The Indian Queen, Peter Sellars’ New Version, Sony Classical, 2015
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ès ses débuts, l’opéra anglais a été une entreprise dominée par la politique. Dans la période entre 1603 et 1640 l’art lyrique et dramatique était sponsorisé par la cour, qui aimait voir ses mœurs reflétés et glorifiés dans des spectacles de masque 1 destinés uniquement à l’élite. C’étaient de véritables opéras qui avaient la splendeur scénique et l’ambition musicale de l’opéra italien, mais qui, à la différence de celui-ci, offraient sous forme de texte parlé des éloges de la royauté, et des commentaires aux affaires politiques courantes. 1
Le masque était un type de spectacle particulier au XVIIème siècle anglais qui combinait allégorie, féerie, danse et musique. Au début du XVIIème siècle le masque était devenu si populaire que certains de ses éléments furent adoptés dans le drame scénique des théâtres publics, telle La Tempête de Shakespeare.
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Mais le début de la Guerre Civile et la décapitation publique de Charles I, exécutée comme un spectacle parfait et subversif, jetant une ironie macabre sur les conventions du masque, inauguraient la fin de l’art royaliste. Les théâtres fermaient pour ne plus ouvrir pendant les dix-huit années à venir. En revanche, l’administration de Cromwell, qui avait banni les pièces de théâtre, se montrait tolérante envers les expérimentations opératiques, pourvu qu’elles restaient discrètes et présentaient des sujets sérieux. Ainsi, vers la fin des années 1650, Charles Davenant, l’ancien poète-lauréat de Charles I, rassemble une équipe de musiciens désoeuvrés de la cour pour produire plusieurs opéras dans le style du masque, à contenu éducatif. Parmi eux figure The Cruelty of the Spaniards in Peru (« La Cruauté des espagnols à Pérou »), un prédécesseur fascinant de The Indian Queen (« La Reine indienne ») de Purcell. Les récits des richesses fabuleuses arrachées à l’Amérique centrale par les
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conquistadors du XVIème siècle attisaient l’ambition impérialiste à travers l’Europe entière… Un tournant s’annonce avec la restauration au trône de Charles II. Elle amène la nécessité de reconstruire le vaste édifice du rituel royal, où le spectacle théâtral allait de pair avec le spectacle religieux de la messe, sollicitant souvent les mêmes musiciens. En réalité, la culture de la cour de Charles II était très riche et avait une orientation morale beaucoup plus forte que ce qu’on pouvait attendre de ce surnommé « Joyeux monarque » à la réputation d’un bourreau de sexe… La décennie 1660-70 voit la naissance d’un nombre de pièces de théâtre écrites par des lettrés de la cour, qui cherchaient à s’imposer comme des poètes dramatiques. Parmi eux étaient Sir Robert Howard et son beau frère, le futur poète-lauréat John Dryden – les deux co-auteurs de la pièce originale The Indian Queen. Les deux poètes partageaient le même logement à Londres au début des années 1660 et collaboraient sur un nombre de projets littéraires, avant de commencer à se disputer en public sur l’utilité da la rime au théâtre… La première de The Indian Queen en janvier 1664 au Théâtre Royal, Bridges Street rencontre un succès immédiat, mais qui n’allait pas durer. Elle avait attiré l’attention du public surtout grâce aux costumes et décors exotiques, « tels qu’on n’avait jamais vus auparavant dans un théâtre commercial », selon une chronique contemporaine. Après sa première triomphale la version théâtrale de The Indian Queen était seulement sporadiquement donnée. La dernière représentation eut lieu le 27 juin 1668, avant qu’on en reparle en 1694/5, au moment où le projet de transformer la pièce de théâtre en opéra avec la musique de Henry Purcell voit le jour. Purcell avait été au service de Charles II depuis son enfance. Il avait rejoint le Chœur de la Chapelle Royale à l’âge de sept ou huit ans et était resté à la cour après que sa voix avait mué, s’occupant à composer et à jouer de la musique dans tous les genres pratiqués. A l’âge de 25 ans Purcell était complétement habitué à la routine de la cour, et s’investissait d’une manière importante dans le projet
culturel de Charles qui visait à établir la légitimité de sa cour. Mais la mort soudaine du monarque en 1685 laissa ses successeurs devant une montagne de dettes et la nécessité de réduire les frais consacrés à des projets musicaux. Purcell, même s’il continuait à obtenir des commissions à la cour et à composer pour les rois James et William, et ensuite pour la reine Mary, avec qui il entretenait des relations proches, saisit néanmoins l’occasion pour se construire un profil de compositeur de théâtre commercial. Dans ce domaine le compositeur atteignit un niveau de popularité dont ni ses prédécesseurs anglais, ni ses contemporains moins habiles, ne pouvaient rêver. En trois années consécutives, entre 1690 et 1692, trois grands opéras de Purcell sollicitant des budgets importants avaient vu le jour – ils étaient tous produits par la United Company qui en ce moment détenait le monopole théâtral : Dioclesian (printemps 1690), King Arthur (printemps 1691) et The Fairy-Queen (printemps 1692). Tous les trois avaient un succès énorme, les recettes étaient importantes, mais les artistes étaient mal payés. Ainsi, afin d’éviter un échec artistique et commercial dû à la faible morale au sein de la troupe, la United Company opta pour des pièces-avec-musique qui coûtaient moins cher, tout en préservant les apparences et les services de Purcell. C’est à cette catégorie de spectacles qu’appartient The Indian Queen. Ce n’était pas un « opéra » qui s’approchait même de loin de l’envergure de Dioclesian, King Arthur ou The Fairy-Queen, et aucune comparaison n’est possible. L’histoire de The Indian Queen commence par une émeute au sein de la United Company. En hiver 1694, l’acteur principal et génie dramaturgique de la compagnie Thomas Betterton menace d’initier une démission collective, suivi par les plus expérimentés de ses collègues. Mis sous pression, les dirigeants de la compagnie décident d’acheter sa loyauté au prix d’un bonus de 50 livres pour « raviver » The Indian Queen. C’était un choix habile de leur part, car un des auteurs de la pièce de théâtre – Sir Robert Howard, dramaturge aspirant 30 ans auparavant, devenu par la suite politicien che-
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LA «REINE INDIENNE» DE PURCELL ANDREW PINNOCK
vronné et habitué à la cour, avait été demandé par le Lord Chamberlain de présider aux négociations afin d’éviter une scission de la troupe théâtrale. La direction espérait qu’en proposant à Howard de produire sa propre pièce, ils allaient le disposer à voter dans leur intérêt… Henry Purcell allait écrire la musique – par coïncidence (ou peut-être pas) il était proche de Howard et de sa famille. Il donnait des cours de musique à la quatrième épouse de ce dernier, Annabella, qui, à la mort de Purcell un an plus tard, en hiver 1695, paya pour le monument du compositeur dans la Westminster Abbey. Lorsque la veuve de Purcell, Frances, publia sous le titre « Orpheus Britannicus » une collection posthume de ses chansons, elle la dédicaça justement à Lady Howard, en disant que certains des poèmes de Robert Howard avaient occasionné les dernières et plus grandes compositions de Purcell. Il s’agissait probablement de nouvelles chansons pour The Indian Queen qui avaient fourni à Howard l’occasion de revivre sa jeunesse artistique tout en collaborant avec un véritable génie musical. Mais même les plans les mieux tramés peuvent parfois tourner court… En fin de compte, Howard prit le côté des artistes rebelles le moment venu, et les autorisa de quitter la United Company et d’ouvrir un nouveau théâtre. Cette décision n’avantagea guère la réalisation de son propre projet artistique – en partant, Betterton avait emmené non seulement les meilleurs artistes et son énorme expérience de l’opéra (Dioclesian, King Arthur et The Fairy-Queen étaient tous ses productions à lui), mais aussi son projet dramaturgique pour The Indian Queen. Du coup se trouvait manquant l’arrangement optimal de l’alternance entre scènes parlées et scènes chantées, et des liens entre elles. L’anciennement United Company exécuta The Indian Queen aussi bien qu’elle put, avec une distribution d’artistes récemment recrutés dans la plupart des rôles, le script de Howard et Dryden massivement réduit, et la musique de Purcell qui ne tombait pas toujours au bon moment…. La première de The Indian Queen eut lieu le plus probablement entre le début et mi-juin 1695,
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calculée pour marquer une revanche quelques semaines après la première inaugurale de la nouvelle troupe de Betterton le 30 avril 1695. En 1696, pour sa reprise, le frère de Purcell, Daniel écrivit la musique pour un masque final d’une jovialité incongrue. Cette addition, qui fut vraisemblablement nécessaire afin de satisfaire aux goûts de l’audience contemporaine, témoigne encore une fois des compromis artistiques que la défection de Betterton et la mort prématurée de Purcell avaient forcés sur The Indian Queen… On ne peut qu’imaginer ce que l’œuvre serait devenue dans des circonstances plus propices. Même si une reconstruction archéologique de cette œuvre a toujours beaucoup à offrir aux amateurs de la musique baroque, une production contemporaine se doit de confronter les faits de génocide qui n’étaient pas connus au public des années 1690, mais qu’il est impossible d’ignorer aujourd’hui. La version de Peter Sellars rassemble l’intégrale de la musique écrite par Purcell pour The Indian Queen en y ajoutant des musiques sacrées ou séculières du compositeur jouées à d’autres occasions. Le résultat présente une dramatisation douloureusement vraisemblable de la brutalité des conquistadors dans le « Nouveau monde ». La plupart de l’histoire se déroule à travers la musique, car la version de Sellars évite le caractère sporadique du semi-opéra « authentique », où les épisodes musicaux interrompent plutôt que de faire avancer l’action. Sont inclus certains des plus beaux hymnes religieux mis en musique par Purcell, dont les textes porteurs d’une puissance extraordinaire et d’une forte dimension théâtrale servaient de commentaire moral pour les audiences du XVIIème siècle. Ces hymnes se transportent bien sur scène et donnent à The Indian Queen de Peter Sellars une dimension de repentir qui manquait complètement en 1695. Une véritable tragédie humaine émerge des vestiges confus de la version originale – c’est une transformation extraordinaire et une revendication passionnée du pouvoir de l’art de surmonter les crises… Edition & traduction de Petya Ivanova
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PREMIÈRE PARTIE Danse (Cinq créations Maya)
PROLOGUE Éveille-toi, Teculihuatzin, éveille-toi – Pourquoi les hommes se querelleraient-ils (Hunahpù, Teculihuatzin) D’anciennes prophéties nous l’ont appris – Si ce sont eux (Hunahpù, Teculihuatzin) De leurs regards – S’il en est ainsi (Hunahpù, Teculihuatzin)
ACTE I SCÈNE 1 Ô Solitude de « O Solitude, my sweetest choice » Z406 (Doña Isabel) de Katherine Philips, traduit du poème « La Solitude » de Marc-Antoine Girard de Saint-Amant SCÈNE 2 Elle comprit, dès ces premiers instants (Récitante) Je chanterai le Seigneur de « Ô chantez le Seigneur », Z44 ; Psaumes 104 : 33-35 (Chœur) SCÈNE 3 Je suis celle en qui il a le plus confiance, la meilleure (Récitante) Sonnez de la trompette de « Sonnez de la trompette à Sion », Z10 ; Joel 2 : 15-17 (Chœur) SCÈNE 4 Il accepte mon amitié (La nuit des noces) (Récitante) Plus doux que les roses de « Pausanias, le traitre de son pays », Z585 ; de Richard Norton (Hunahpù)
ACTE II SCÈNE 1 Symphonie SCÈNE 2 Je viens pour chanter l’histoire de la grande Teculihuatzin – Quel sont ces sons flatteurs (Don Pedrarias Dàvila, chœur, Shamane maya, Hunahpù, Ixbalanqué) Je fuis l’endroit – Disparaissez, maudits démons d’Enfer (Shamane maya, Ixbalanqué) Nous venons pour chanter (Chœur) SCÈNE 3 J’ai été élue pour quelque chose de transcendant (Récitante) SCÈNE 4 Vois, même la Nuit est là de « The Fairy Queen », Z629 ; d’après Le Songe d’une nuit d’été de Shakespeare (Doña Isabel) J’ai rêvé (Récitante) SCÈNE 5 La musique, pour un temps de « Œdipe, Roi de Thèbes », Z583 ; de John Dryden et Nathaniel Lee (Ixbalanqué) J’aime et je ne peux m’en défendre de « Bell Barr », Z382 ; texte anonyme (Doña Luisa) SCÈNE 6 Air – Danse de jeunes guerriers SCÈNE 7 Seigneur, écoute ma prière de « Seigneur, écoute ma prière », Z15 ; Psaumes 102 : 1 (Chœur)
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DEUXIÈME PARTIE ACTE III SCÈNE 1 Ne garde pas en mémoire, Seigneur, nos offenses de « Ne garde pas en mémoire, Seigneur, nos offenses », Z50 ; Texte Anonyme (Chœur) SCÈNE 2 Ainsi, aux environs de l’an 1521 de Notre Seigneur Jésus-Christ (Récitante) Les yeux malades et affamés de « Les yeux malades et affamés », Z200 ; de George Herbert (Don Alvarado) J’ai commencé à réaliser (Récitante) Tous mes tourments ne peuvent émouvoir ta pitié de « Tous mes tourments ne peuvent émouvoir ta pitié », Z400 ; texte anonyme (Doña Luisa) SCÈNE 3 Vous utilisez leur aide nécessaire – L’air de musique doucement enlacé de « Circe », Z575 ; de Charles Davenant (Hunahpù, Shamane maya, Ixbalanqué, Chœur) Ô vous, deux fois dix centaines de divinités (Shamane maya) Symphonie – Ne cherche pas à savoir (Ixbalanqué) Ouverture – Canzone SCÈNE 4 Don Alvarado m’emmenait avec lui en expéditions (Récitante) SCÈNE 5 Ah ! Bienheureux (Don Alvarado, Don Pedrarias Dàvila) SCÈNE 6 Si la tristesse a le pouvoir de faire mourir de « Si la tristesse a le pouvoir de faire mourir », Z378 ; texte anonyme (Don Pedrarias Dàvila) SCÈNE 7 Oh ! Conduis-moi dans de paisibles ténèbres de « Bonduca ou l’héroine Britanique », Z378 ; de John Fletcher (Hunahpù) Nous, les esprits de l’air Hunahpù, (Ixbalanqué, chœur) SCÈNE 8 C’est en vain que je tente d’échapper à la maladie d’amour (Doña Luisa)
ACTE IV SCÈNE 1 Oh Seigneur, ne m’accable pas de « Ô Seigneur, ne m’accable pas », Z40 ; Psaumes 6 : 1-7 (Doña Isabel, Doña Luisa, chœur) SCÈNE 2 L’odeur de l’encens (Récitante) Ils nous disent (Doña Luisa, chœur)
ACTE V Tandis que nous nous inclinons – Vous qui vous tenez devant l’autel (Chœur, Shaman maya) Ces chants lugubres (Chœur)
Tous les numéros précédés par la lettre Z réfèrent aux compositions musicales de Purcell
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LIBRETTO / LE LIVRET
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indian queen Semi-opéra en un prologue et 5 actes de Henri Purcell Masque final de Daniel Purcell Livret de John Dryden et Robert Howard Créé en 1695 à Londres, au Théâtre Royal Drury Lane. Nouvelle version de Peter Sellars Textes chantés de John Dryden, Katherine Philips, George Herbert... Textes parlés de Rosario Aguilar
cast of characters personnages
Teculihuatzin, the Indian Queen, later Doña Luisa Don Pedro de Alvarado, conquistador Doña Isabel, Wife of Don Pedrarias Dávila Don Pedrarias Dávila, Captain General and Governor of Terra Firma Hunahpu, Mayan Hero / Trickster Twin Deity Xbalanque, Mayan Hero / Trickster Twin Deity Zapatista, Mayan Shaman Leonor, Daughter of Teculihuatzin and Don Pedro De Alvarado
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dancers & chorus Tecum Umán, Mayan Chief Mayans and spanish soldiers
Teculihuatzin, la Reine indienne, plus tard Doña Luisa Don Pedro de Alvarado, conquistador Doña Isabel, épouse de Don Pedrarias Dávila Don Pedrarias Dávila, général et gouverneur de Terra Firma Hunahpu, héros maya / Divinité double Xbalanque, héros maya / Divinité double Zapatista, Un chamane Léonor, fille de Teculihuatzin et Don Pedro de Alvarado
danseurs & chŒur Tecum Umán, chef Maya Divinités mayas, Mayas & soldats espagnols
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THE INDIAN QUEEN LIBRETTO / LE LIVRET
PART ONE
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PREMIÈRE PARTIE
Danse (Five Mayan creations)
Danse (Cinq créations Maya)
Trumpet Tune (First entry of Spanish soldiers)
Air de trompette (Première entrée des Soldats espagnols)
PROLOGUE
PROLOGUE
hunahpu
hunahpu
Wake, Teculihuatzin, wake, our soft rest must cease, and fly together with our country’s peace; no more must we sleep under plantain’s shade, which neither heat could pierce nor cold invade; where bounteous nature never feels decay, and opening buds drive falling fruits away.
Éveille-toi, Teculihuatzin, éveille-toi, notre doux repos doit cesser,] et s’envoler avec la paix de notre contrée ; nous ne pouvons plus dormir à l’ombre des bananiers, où ni la chaleur ni le vent ne parviennent à pénétrer, où la nature opulente jamais ne se fane, et où les boutons de fleurs remplacent les fruits mûrs.
teculihuatzin
teculihuatzin
Why should men quarrel here, where all possess as much as they can hope for by success? None can have most where nature is so kind as to exceed man’s use, though not his mind. Why should men quarrel here, where all possess as much as they can hope for by success?
Pourquoi les hommes se querelleraient-ils ici, où chacun possède autant qu’il peut espérer ? Nul ne peut s’arroger davantage là où Nature est si bonne] qu’elle excède les besoins des hommes, à l’exception de son esprit.
hunahpu
hunahpu
By ancient prophecies we have been told, our land shall be subdu’d by one more old: and see that world already hither come.
D’anciennes prophéties nous l’ont appris, notre pays sera soumis à un autre plus ancien : et voici que ce monde est déjà là.
teculihuatzin, hunahpu
teculihuatzin, hunahpu
If these be they we welcome then our doom.
Si ce sont eux, c’est notre ruine que nous accueillons.
hunahpu
hunahpu
Their looks are such that mercy flows from hence, more gentle than our native innocence; by their protection let us beg to live: they come not here to conquer, but forgive.
De leurs regards semble s’écouler un flot de pitié, plus tendres que notre innocence originelle ; implorons de vivre sous leur protection : ils ne viennent pas ici conquérir, mais pardonner.
teculihuatzin, hunahpu
teculihuatzin, hunahpu
If so your goodness may your power express, and we shall judge both best by our success.
S’il en est ainsi, votre puissance saura laisser parler votre bonté,] et nous apprécierons les deux selon notre réussite.
Trumpet Tune Reprise (Return of Spanish soldiers)
Reprise de l’Air de trompette (Retour des Soldats espagnols)
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LIBRETTO / LE LIVRET THE INDIAN QUEEN
ACT ONE
ACTE PREMIER
SCENE 1 Doña Isabel in the Rainforest
SCÈNE 1 Doña Isabel dans la forêt tropicale
She opened her eyes when the priest turned around, made the sign of the cross as he lifted the golden monstrance and traced a blessing with it in the air. She lowered her head in self-communion. A knot formed in her throat. She was the first woman to arrive, settle, and govern Terra Firma, accompanying her husband, the first woman with her own court on this side of the Ocean Sea, of that sea she had sailed across when it was still unclear what was on the other side. A new life was beginning for her, one full of intrigues and envy unequalled in the Court. That was to be the last day her husband would act as a gentleman and true Christian. Once they disembarked, he would become an ambitious, violent, and despotic man. His name would pass into history with those epitaphs, and she would be mentioned in passing: Doña Isabel de Bobadilla, his wife. While she prayed, she had a premonition: in that Terra Firma which they would have to govern, that Terra Firma inhabited by unknown fierce animals, that Terra Firma whose silhouette was before her eyes, there all of them would die or would change so much that they would never be able to live again in Spain. But where was the city, Santa Maria de la Antigua del Darién, to which she was arriving to govern at the side of her husband? Merciful God! There was no city. All that had been constructed was makeshift. There were no closed and protected places, refuges where one could take the chamber pot to relieve oneself. There were no real houses. With her eyes closed, she prayed that God in his compassion would bless the enterprise that she and her husband were about to initiate as Governors of Darién.
Elle ouvrit les yeux quand le prêtre se retourna, se signa quand il éleva l’ostensoir d’or et donna sa bénédiction d’un signe dans l’air. Elle inclina la tête en signe de recueillement. Sa gorge se noua. Elle était la première femme à arriver, à s’installer et à gouverner Terra Firma, accompagnant son mari, la première femme avec sa propre cour de ce côté-ci de l’océan, de cette mer qu’elle avait déjà traversée alors même que ce que l’on trouverait de l’autre côté était encore incertain. Une nouvelle vie commençait pour elle, une vie pleine d’intrigues et de jalousies sans rien d’équivalent à la cour. Ce serait le dernier jour où son époux agirait en gentilhomme et en bon chrétien. Une fois à terre, il deviendrait un homme ambitieux, violent et despotique. Son nom allait passer à la postérité avec ces épitaphes, où on ne parlerait d’elle qu’en passant : Doña Isabel de Bobadilla, son épouse. Tandis qu’elle priait, elle eut un pressentiment : dans cette Terra Firma qu’ils devaient gouverner, peuplée de bêtes féroces inconnues, et dont les contours se dessinaient devant ses yeux, là, tous allaient mourir ou bien changer à tel point qu’ils ne pourraient plus jamais revivre en Espagne. Mais où était la ville, Santa Maria de la Antigua del Darién, où elle arrivait pour gouverner aux côtés de son mari ? Dieu de miséricorde ! Il n’y avait pas de ville. Tout n’était que constructions de fortune. Il n’y avait aucun lieu fermé et protégé, aucun refuge où l’on pût prendre un pot de chambre pour se soulager. Il n’y avait aucune vraie maison. Les yeux fermés, elle pria pour que Dieu, dans sa mansuétude, bénisse l’entreprise qu’elle et son mari étaient sur le point de commencer en tant que Gouverneurs de Darien.
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doña isabel
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O solitude O solitude, my sweetest choice! Places devoted to the night, Remote from tumult and from noise, How ye my restless thoughts delight! O solitude, my sweetest choice! O heav’ns! what content is mine To see these trees, which have appear’d From the nativity of time, And which all ages have rever’d, To look today as fresh and green As when their beauties first were seen. O, how agreeable a sight These hanging mountains do appear, Which th’ unhappy would invite To finish all their sorrows here, When their hard fate makes them endure Such woes as only death can cure. O, how I solitude adore! That element of noblest wit, Where I have learnt Apollo’s lore, Without the pains to study it. For thy sake I in love am grown With what thy fancy does pursue; But when I think upon my own, I hate it for that reason too, Because it needs must hinder me From seeing and from serving thee. O solitude, O how I solitude adore!
Ô solitude Ô solitude, mon plus doux choix ! Que ces lieux consacrés à la nuit Loin du tumulte et du bruit plaisent à mon inquiétude. Ô solitude, mon plus doux choix ! Ô cieux ! Quel n’est pas mon contentement De voir ces bois, qui sont apparus Depuis la nuit des temps, Et que tous les âges ont révérés, Sembler aujourd’hui aussi jeunes et verts Qu’aux premiers jours de l’univers. Ô, quelle vue agréable Que ces monts suspendus, Qui invitent les malheureux À finir là tous leurs soucis, Quand leur dur destin les fait souffrir Des peines que la mort seule peut calmer. Ô, comme j’aime la solitude ! C’est l’élément des plus nobles esprits. Par elle j’ai appris l’art d’Apollon Sans avoir eu besoin de l’étudier. C’est grâce à toi que j’ai grandi dans l’amour, Dans le sillage de ta propre imagination; Mais quand je pense à la mienne, Je la hais pour cette raison même, Car elle pourrait me ravir L’heur de te voir et de te servir. Ô solitude, ô comme j’aime la solitude !
SCENE 2 Conversion of the Mayans
SCÈNE 2 Conversion des Mayas
She realized right from those first moments that this could in no way be like the Court of Doña Isabella. Here it would be more difficult. All the women were scrutinized and desired by the more than fifteen hundred men that had sailed in their company for so many months, and even more so by those men already there when they arrived, men full of nostalgia and anxiety. She devoted herself to the religious instruction of some of the Indian women, making sure they were baptized. She taught them to dress like Europeans–more than anything else for their own well-being. If they dressed like
Elle comprit dès ces premiers instants que cela ne pourrait en aucun cas ressembler à la cour de Doña Isabella. Ici, ce serait plus difficile. Toutes les femmes étaient observées avec désir par plus de quinze mille hommes qui venaient de naviguer en leur compagnie durant de si longs mois, et plus encore par ces hommes présents à leur arrivée, des hommes pleins de nostalgie et d’inquiétude. Elle se consacra à l’instruction religieuse de quelques Indiennes, veillant à ce qu’elles soient baptisées. Elle leur apprit à s’habiller comme des Européennes – avant toute autre chose pour leur propre bien être. Si elles s’habillaient comme des Européennes,
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Europeans, they did not look as attractive and were abused less by the Christian men. Their attire was unimportant. It was more essential they be baptized so that the pretext that they were not baptized could not be used to justify their mistreatment. She despised the lusting of the soldiers and captains, and even some of the clergy. The horrible things her eyes saw in those years caused her so much distress: “Merciful God, forgive all of us.”
elles étaient moins séduisantes et se faisaient moins abuser par les chrétiens. Leurs tenues n’avaient pas d’importance. L’essentiel était surtout qu’elles fussent baptisées pour que le prétexte de ce qu’elles n’étaient pas baptisées ne puisse pas être invoqué pour justifier les mauvais traitements qui leur étaient imposés. Elle méprisait la convoitise des soldats et des capitaines, et plus encore celle de certains membres du clergé. Les horreurs que ses yeux virent en ces années lui causèrent de grandes souffrances : « Dieu de miséricorde, pardonne-nous tous. »
(Baptism in the Rainforest at Gunpoint)
(Baptême dans la forêt tropicale sous la menace d’une arme)
chorus
chœur
I will sing unto the Lord as long as I live I will sing unto the Lord as long as I live; I will praise my God while I have my being, And so shall my words please him. My joy shall be in the Lord; As for sinners, They shall be consumed out of the earth And the ungodly shall come to an end. But praise ye the Lord, O my soul, praise the Lord.
Je chanterai le Seigneur aussi longtemps que je vivrai Je chanterai le Seigneur aussi longtemps que je vivrai; Je prierai mon Dieu tant que je serai en vie, Et ainsi, mes mots pourront lui être agréables. Ma joie sera dans mon Seigneur; Quant aux pécheurs, Ils disparaîtront de la Terre Et l’homme impie ne sera plus. Prie le Seigneur, Ô mon âme, prie le Seigneur.
SCENE 3 The Wedding of Don Pedro de Alvarado and Doña Luisa, “The Indian Queen”
SCÈNE 3 Mariage de Don Pedro de Alvarado et Doña Luisa, « La Reine indienne »
doña luisa
doña luisa
The most trusted, the best. I’m the only daughter of my father, Chief Xicotenga. I’m highly educated. I’m beautiful and of noble lineage. Unexpectedly, I was chosen, with four other virgins–all daughters of chieftains--as part of a war strategy disguised as hospitality. This sudden decision will completely alter the plans that destiny had laid out for me. I’m frightened, but at the same time anxious and expectant... We became aware of the foreigners when they attacked in the area of Tabasco, defeating those who governed there. News had reached us earlier of a landing in the Yucatán, but it was not until we heard about the battle in Tabasco that we really became concerned. Since then, messengers,
Je suis celle en laquelle il a le plus confiance, la meilleure. La fille unique de mon père, le Chef Xicotenga. J’ai reçu la meilleure éducation. Je suis belle et de noble lignée. Contre toute attente, je fus choisie, avec quatre autres vierges – toutes filles de Chefs de tribus – comme élément de stratégie de guerre sous couvert d’hospitalité. Cette décision soudain modifiera radicalement le cours de mon destin. Je suis terrifiée, mais en même temps, il me tarde que cela se réalise… Nous avons remarqué les étrangers quand ils ont attaqué dans la région de Tabasco, infligeant une défaite à ceux qui commandaient là. Des nouvelles nous étaient parvenues plus tôt d’un débarquement au Yucatán, mais nous ne nous sommes sentis concernés que lorsque nous avons entendu parler de cette défaite
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sketchers, and painters have come and gone...eyes and ears, translators. In the paintings they have brought to us, eleven strange ships on the sea rush toward the Sun, and seven hundred god-men...some of them with four deer-like hooves, a tail, and a human face on top, and others totally covered by a something that is said to be hard and shiny... Firearms, like lightning bolts and thunder, powerful and frightening, so frightening that they have continued to advance and advance... In hundreds of meetings, every possible manner of stopping them was proposed. Then they defeated us in the first battle and arrived in our towns and entered our homes. It was necessary to seek an alliance with these godwarriors against the Aztecs. We five virgins had been chosen to infiltrate the privacy of the invaders so we could know them thoroughly and determine once and for all whether they were gods or men. A subtle strategy. An alternative, in case we couldn’t defeat them in battle, was to have these extraordinary beings who were invading our lands procreate with us, virgins from the governing classes. Under no circumstances should I forget the purpose of the mission entrusted to me: to conquer him slowly, to get to know him very well, and to pass information to my father, the Great Chief Xicotenga. When the Captain General took me from the hand of my father and I felt his celestial contact, my heart was frightened. Addressing my father, Xicotenga, who is blind, the Captain General said: “This is Pedro de Alvarado, my brother and lieutenant. Give Doña Luisa to him.” They gave me a new name. It was for them a solemn and meaningful act. Mine is a strange destiny. I raised my eyes as I passed from my father’s hands to those of the Capitain General, and from his hands to those of his Lieutenant, Don Pedro de Alvarado. But it was the most handsome of his men, the one they call Tonatiuh–son of the Sun–one of the strongest and bravest, who took me by the hand! I have agreed to convert to Catholicism, to enter its heaven and not that of my elders, to renounce my beliefs and customs. My birth name and identity remain stored only in the deepest regions of my heart and mind.
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à Tabasco. Depuis lors, messagers, dessinateurs et peintres sont venus et repartis… des yeux, des oreilles, des traducteurs. Dans les peintures qu’ils nous ont apportées, onze navires étranges sur la mer s’élancent vers le Soleil, et sept cents hommes-dieux… Certains d’entre eux avec quatre sabots comme des chevreuils, une queue, et un visage d’homme, et d’autres entièrement recouverts par quelque-chose qui semblait dur et luisant. Des armes à feu, comme des éclairs et des coups de tonnerre, puissantes et effrayantes, si effrayantes qu’ils ont continué à avancer et à avancer… Au cours de centaines de conseils, toutes les solutions possibles pour les arrêter furent proposées. Puis ils nous ont vaincus lors de la première bataille et sont arrivés dans nos villes et sont entrés dans nos maisons. Il fut nécessaire de chercher une alliance avec ces guerriersdieux contre les Aztèques. Nous, les cinq vierges, avions été choisies pour pénétrer l’intimité de ces envahisseurs afin de les connaître à fond et déterminer une fois pour toutes s’ils étaient des dieux ou des hommes. Subtile stratégie. Une alternative pour le cas où nous ne pourrions les vaincre au combat, était d’inciter ces êtres extraordinaires qui envahissaient nos terres à procréer avec nous, nous les vierges des classes gouvernantes. En aucun cas je ne devais oublier le but de la mission qui m’avait été confiée : le conquérir patiemment, parvenir à le connaître aussi bien que possible, et transmettre les informations à mon père, le Grand Chef Xicotenga. Lorsque le Général me prit de la main de mon père et que je sentis son contact céleste, mon cœur fut saisi d’effroi. S’adressant à mon père, Xicotenga, qui est aveugle, le Général dit : « Voici Pedro de Alvarado, mon frère et mon lieutenant. Donne-lui Doña Luisa. » Ils m’ont donné un nouveau nom. C’était pour eux un acte solennel et d’une haute signification. Étrange est ma destinée. J’ai levé les yeux en passant des mains de mon père à celles du Général, puis de ses mains à celles de son Lieutenant, Don Pedro de Alvarado. Mais c’était le plus beau de ses hommes, celui qu’ils appellent Tonatiuh – fils du Soleil – l’un des plus forts et des plus courageux, qui me prit par la main ! J’ai accepté de me convertir au catholicisme, accepté d’entrer dans son paradis au lieu de celui de mes ancêtres, de renoncer à mes croyances et à mes coutumes. Mon nom de naissance, mon identité, demeurèrent enfouies au plus profond de mon cœur et de mon esprit.
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chorus
chœur
Blow up the trumpet Blow up the trumpet in Sion, Sanctify a fast, gather the people, And sanctify the congregation. Assemble the elders, Gather the children and those that suck the breasts. Let the bridegroom go forth of his chamber, And the bride out of her closet. Let the priests, the ministers of the Lord, Weep between the porch and the altar, And let them say: spare thy people, O Lord. And give not thine heritage to reproach, That the heathen should rule over them. Wherefore should they say among the people: Where is their God?
Sonnez de la trompette Sonnez de la trompette en Sion, Décrétez un jeûne sacré, réunissez le peuple, Et sanctifiez l’assemblée. Réunissez les vieillards, Réunissez les enfants, et ceux qui tètent encore leur mère. Que l’époux sorte de sa demeure, Et l’épouse de sa chambre. Que les prêtres, que les ministres du Seigneur, Pleurent entre le porche et l’autel. Et qu’ils disent : épargne ton peuple, ô Seigneur! Et ne livre pas ton héritage à l’opprobre, Le païen pourrait en profiter. Pourquoi dirait-on parmi les peuples : Où est leur Dieu ?
SCENE 4 The Wedding Night “He Was My God”
SCÈNE 4 La Nuit de Noces « C’était mon Dieu »
doña luisa
doña luisa
He accepts my friendship and solicitousness with reluctance and distrust. He is wise. With his heavy warrior’s apparel off, I have him in front of me, standing nude. He is in front of me, like a fruit without its peel, a tree without bark or a plucked bird. How my brothers and my father’s warriors would enjoy this, having him like this so vulnerable! I was becoming more confident, overcoming his indifference...I gave him a massage with my hands. I scrubbed his body with a sponge impregnated with herbs and flowers brought for that purpose. I continued passing it over his white body and his sun-reddened arms, as a slave would to her master... Little by little he became submissive. He obeyed me when I indicated for him to lie such and such a way or that he lie on one side or the other. And they portrayed him as such a fierce man! Secretly, deep inside, I smiled to myself: the cruelest and most astute of the enemy warriors was in my hands... Without realizing it, he breathed the incense and started to feel good, calm, comfortable. He was a god. My god! I passed my hands smoothly over the rest of his body; what did it matter now whether he was divine or human!
Il accepte mon amitié et ma sollicitude à contrecœur et avec méfiance. Il est intelligent. Il a enlevé son lourd attirail de guerrier, et je l’ai face à moi, debout, nu. Il est en face de moi, comme un fruit pelé, un arbre sans son écorce ou un oiseau plumé. Comme mes frères et les guerriers de mon père aimeraient ça, l’avoir ainsi, si vulnérable ! Je commençais à prendre de l’assurance, surmontant son indifférence… Je l’ai massé de mes mains. J’ai frotté son corps d’une éponge imprégnée d’herbes et de fleurs que j’avais apportées à cet effet. J’ai continué à en enduire son corps blanc et ses bras rougis par le soleil, comme une esclave le ferait à son maître… Petit à petit, il devenait plus soumis, plus obéissant quand je lui indiquais de quelle manière s’allonger, de quel côté se mettre. Et ils faisaient de lui un portrait si terrible ! En secret, au plus profond de moi-même, je souriais : le plus cruel et le plus rusé des guerriers ennemis était entre mes mains… Sans s’en rendre compte, il respirait l’encens et commençait à se sentir bien, calme, à l’aise. C’était un dieu. Mon dieu ! Je passai doucement mes mains sur le reste de son corps; qu’importait alors qu’il fût d’essence divine ou humaine ! Quand il se releva, il me sembla si grand que je lui fis signe de se mettre à genoux. Il me plaisait de l’avoir à genoux. J’ai
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When he stood up again, he seemed so tall to me, that I motioned for him to get down on his knees. It pleased me to have him on his knees. I caressed his beautiful face that always seemed to smile when he was riding his beast. I spoke and sang to him in my language, wooing him. He seemed so childlike! I was feeling an infinite sweetness. I was swelling with it. How could I not feel anything for him? So far from his own world. How could I not woo him, or sing for him the beautiful songs of our poets?
caressé son beau visage qui semblait toujours sourire quand il chevauchait son animal. Je lui ai parlé, j’ai chanté pour lui dans ma propre langue, cherchant à lui plaire. Il avait un air si enfantin ! Je ressentais une infinie tendresse. Elle grandissait en moi. Comment aurais-je pu ne rien ressentir pour lui ? Si loin de son propre monde. Comment aurais-je pu ne pas le séduire, ou ne pas chanter pour lui les belles chansons de nos poètes ?
hunahpu
hunahpu
Sweeter than Roses Sweeter than roses, or cool evening breeze On a warm flowery shore, Was the dear Kiss. First trembling made me freeze, Then shot like fire all o’er. What magic has victorious love! For all I touch or see Since that dear Kiss, I hourly prove, all is love to me.
Plus doux que les roses Plus doux que les roses ou que la brise fraîche du soir Sur une rive tiède et fleurie, Fut le cher baiser. D’abord tremblant il me glaça, Puis je fus comme tout embrasé par un feu. Quelle magie que celle de l’amour victorieux ! Car tout ce que je touche ou vois Depuis ce cher baiser, À toute heure je l’éprouve, tout est amour pour moi.
ACT TWO
ACTE DEUX
SCENE 1 The Mayan Gods Return: Gods Enter the Dreams of the Sleeping Couple.
SCÈNE 1 Les dieux mayas reviennent : les Dieux entrent dans les rêves du couple endormi.
Symphony Entrada The Gods Emerge from the Otherworld Canzona The Invasion of Human Dreams Adagio Divine Mirror of the Lovers Allegro Dance of the Solar Fire Dieties
Symphonie Entrée Les Dieux surgissent de l’Au-delà Chanson L’invasion des rêves humains Adagio Miroir divin des amants Allegro Danse des divinités du feu solaire
SCENE 2 The Gods Speak to Teculihuatzin in a Dream: The Masque of Envy and Fame
SCÈNE 2 Les dieux parlent à Teculihuatzin dans un rêve : Masque de l’Envie et de la Gloire
don pedrarias dávila
don pedrarias dávila
I come to sing I come to sing great Teculihuatzin’s story, whose beauteous sight so charming bright outshines the lustre of glory.
Je viens pour chanter Je viens pour chanter l’histoire de la grande Teculihuatzin, dont la beauté charmante et rayonnante éclipse l’éclat de la gloire.
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chorus
le chœur
We come to sing great Teculihuatzin’s story, whose beauteous sight so charming bright outshines the lustre of glory. (Danza de la Conquista)
Nous venons pour chanter l’histoire de la grande Teculihuatzin,] Dont la beauté charmante et rayonnante Éclipse l’éclat de la gloire. (Danse de la Conquête)
zapatista, hunahpu, xbalanque
zapatista, hunahpu, xbalanque
What flatt’ring noise is this What flattering noise is this, at which my snakes all hiss? I hate to see fond tongues advance high as the Gods the slaves of chance. What flatt’ring noise is this?
Quels sont ces sons flatteurs Quels sont ces sons flatteurs, Qui font siffler mes serpents ? J’ai horreur des langues mielleuses Qui élèvent au rang de dieux les esclaves du hasard. Quels sont ces sons flatteurs ?
xbalanque (for the Captain General) Scorn’d Envy Scorn’d Envy, here’s nothing that thou canst blast: her glories are too bright to be o’ercast.
xbalanque (au Général) Envie bafouée Envie bafouée, il n’est rien ici que tu puisses foudroyer : Sa gloire est trop éclatante pour être ternie.
zapatista
zapatista
I fly from the place I fly from the place where flattery reigns, see, see those mighty things that before such slaves like gods did adore condemn’d and unpitied in chains. I fly from the place where flattery reigns, I hate to see fond tongues advance. What flatt’ring noise is this?
Je fuis l’endroit Je fuis l’endroit où règne la flatterie, Voyez, voyez ces choses puissantes qu’auparavant, De tels esclaves adoraient comme des dieux, Condamnées et enchaînées sans pitié. Je fuis l’endroit où règne la flatterie, J’ai horreur des langues mielleuses. Quels sont ces sons flatteurs ?
xbalanque (for the Captain General) Begone, curst fiends of Hell Begone, curst fiends of Hell, sink down, where noisome vapours dwell, while I her triumph sound, to fill the universe around.
xbalanque (au Général) Disparaissez, maudits démons de l’Enfer Disparaissez, maudits démons de l’Enfer, Retombez dans des abîmes aux vapeurs repoussantes, Tandis que je célèbre son triomphe Et le fais retentir dans tout l’univers.
chorus
le chœur
We come to sing We come to sing great Teculihuatzin’s story whose beauteous sight so charming bright outshines the lustre of glory.
Nous venons pour chanter Nous venons pour chanter l’histoire de la grande Teculihuatzin, Dont la beauté charmante et rayonnante Éclipse l’éclat de la gloire. (Danse de la Conquête)
(Danza de la Conquista)
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SCENE 3 “I Have Been Chosen for Something Transcendental”
SCÈNE 3 « J’ai été choisie pour quelque-chose de transcendant »
doña luisa
doña luisa
I moved, in a slow dance, with all the smoothness and ardor befitting a woman of my class and that my blood was capable of transmitting to me: the experiences of ancestors who had lived in these lands for a long time. May he know me from the perspective of love, and may he stay forever conquered; may his very being change. Slowly, sweetly, in a dance, as no woman–real or imaginary–could offer him on the other side of the sea. Conscious of the importance of my actions, I knew, I understood–in spite of my youth-- what that meant: its transcendence. Thus–seduced–I repeated my surrender. Loving him, shaking like the earth beneath us. Like an open furrow. Like a fertile field of dark earth, hot and burning! Like the water of the lagoon moved by the friction of the wind on its surface. Impregnating myself with him and he with me. Quivering, I shook each time... Live a dove, like a female in heat. Inside my flesh, I felt the urgency, the pleasure, the joy of his thrusts, his virility or his divinity. It did not matter to me now... Beyond any human sensation, it seemed to me that our joy, our ardor, was divine. The product of the intercourse of beings, who like gods, transported themselves to the celestial world... There where the gods make love to mortals and are loved by them. Because he was a god. In those moments I had no doubts at all...and I would report so to my people. In my heart, in secret, I prayed that he would never leave and that he would procreate in me. How fortunate I was to have been chosen for something so transcendental: the fusion of two races, that of the gods who had come from the other side of the sea and ours.
J’entamai une danse lente, avec toute la douceur et toute l’ardeur qui conviennent à une femme de ma classe et que mon sang était capable de me conférer : les expériences des ancêtres qui avaient vécu dans ces contrées depuis longtemps. Puisse-t-il me connaître sous le jour de l’amour, et puisse-t-il me rester à jamais conquis; puisse son être profond changer. Lentement, doucement, par une danse telle qu’aucune femme – réelle ou imaginaire – ne pourrait lui en offrir de l’autre côté de la mer. Consciente de l’importance de mes actes, je savais, je comprenais – en dépit de ma jeunesse – ce que cela signifiait : sa transcendance. Ainsi – séduite – je répétai ma soumission. L’aimant, tremblant comme la terre sous nos pieds. Comme un sillon ouvert. Comme un champ fertile de terre noire, chaude et brûlante ! Comme l’eau du lagon mue par le frôlement du vent à sa surface. M’imprégnant de lui, et lui de moi. En frémissant, je tremblais à chaque fois… Comme une colombe, une femelle en chaleur. Dans ma chair, je ressentais l’urgence, le plaisir, la joie de ses pénétrations, de sa virilité, de sa divinité. Cela ne m’était plus alors d’aucune importance… Par-delà toute sensation humaine, il me semblait que notre joie, notre passion, étaient divines. Le résultat des rapports entre des êtres qui, comme des dieux, se transportaient jusqu’au monde céleste… Là où les dieux faisaient l’amour aux mortels et sont aimés d’eux. Parce que c’était un dieu. Dans ces moments, je n’en avais aucun doute… et j’en témoignerais ainsi à mon peuple. Dans le fond de mon cœur, en secret, je priais pour qu’il ne parte jamais et pour qu’il procrée en moi. Quelle chance j’avais d’avoir été choisie pour quelque-chose d’aussi transcendant : la fusion de deux races, celle des dieux venus depuis l’autre rive de la mer, et la nôtre.
SCENE 4 Doña Isabel Meets Teculihuatzin in a Dream and Banishes the Evil Spirits
SCÈNE 4 Doña Isabel rencontre Teculihuatzin dans un rêve et bannit les Esprits malins
teculihuatzin (For Doña Luisa)
teculihuatzin (pour Doña Luisa)
See, even Night herself is here See, even Night herself is here
Vois, même la Nuit est là Vois, même la Nuit est là
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To favour your design, And all her peaceful train is near, That men to sleep incline.
Pour favoriser tes desseins, Et tout son calme cortège approche, Qui incline les hommes au sommeil.
Let Noise and Care, Doubt and Despair, Envy and Spite, The fiend’s delight, Be ever banish’d hence.
Que le Bruit et le Souci, Le Doute et le Désespoir, L’Envie et la Malveillance, Délices du démon, Soient à jamais bannis d’ici.
Let soft Repose Her eyelids close; And murm’ring streams Bring pleasing dreams; Let nothing stay to give offence.
Que le tendre repos Ferme ses paupières; Et que des flots murmurants Apportent des rêves agréables; Que rien de blessant ne demeure.
SCENE 5 “I Dreamed I Had Convinced Him to Give Up War”
SCÈNE 5 « J’ai rêvé que je l’avais convaincu d’abandonner la guerre »
doña luisa
doña luisa
And I dreamed that I had convinced him to give up war and conquest, and the destruction of my world... We would go to live, like any couple, by the crystalline waters of a river, in a house of white stones adorned with red decorations; we would plant maize, and I would weave the cloth for our clothing which I would decorate with feathers! He was no longer a stranger to me... No one had seen physical strength as exceptional as his; nothing like it was known among us. He seemed to have boundless energy, both in combat and in bed. Yes, he seemed to possess inside him the force of the immense sea he had crossed. Everyone spoke of his feats... Let them remain silent in my presence! I knew each lance thrown by his arm pierced a brother of my race and that every time he lowered his sword from the height of his beast it cut the flesh and spilled the blood of my people. I wanted to change him... Yes, I was already changing him. I passed my wise hands over him to calm his warrior’s restlessness.
J’ai rêvé que je l’avais convaincu d’abandonner la guerre et la conquête, et la destruction de mon monde… Nous allions vivre, comme n’importe quel autre couple, près des eaux cristallines d’une rivière, dans une maison de pierre blanche aux ornements rouges; nous planterions du maïs, et je tisserais les tissus de nos vêtements, que j’ornerais de plumes ! Il n’était plus un étranger pour moi… Personne n’avait jamais vu de force physique aussi exceptionnelle que la sienne; rien de tel n’était connu parmi nous. Il semblait avoir une énergie sans limites, au combat comme au lit. Oui, il semblait posséder en lui la force de la mer immense qu’il avait traversée. Tout le monde parlait de ses exploits… Qu’ils se taisent en ma présence ! Je savais que chaque lance projetée par son bras avait transpercé un frère de ma race et que chaque fois qu’il abattait son épée du haut de son cheval, elle mutilait la chair et versait le sang de mon peuple. Je voulais le changer… Oui, j’étais déjà en train de le changer. Je passais mes mains habiles sur lui pour calmer son impatience de guerrier.
xbalanque
xbalanque
Musick for a while Musick for a while, Shall all your Cares beguile; Wond’ring how your Pains were eas’d,
La musique, pour un temps La musique, pour un temps, Charmera tous vos Soucis; Vous vous demanderez comment vos peines ont été calmées,
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And disdaining to be pleas’d, Till Ix’che’el free the Dead From their Eternal Band; Till the Snakes drop from her Head; And the Whip from out her Hand.
Et dédaignerez d’avoir été charmé, Jusqu’à ce qu’Ixchel libère les Morts De leur compagnonnage éternel ; Jusqu’à ce que les Serpents tombent de sa Tête ; Et le Fouet de sa Main.
doña luisa
doña luisa
I wooed him and let him suckle my breast so that he would believe he never left his homeland and was safe in the arms of his mother, full and content—in need of nothing, especially not gold. No, he hadn’t crossed the ocean. We had always been together and happy; we were of the same race. All of sudden he would get up and stand erect, interrupting my dreams. And he went back to his battles, or he took me with unusual, unexpected force. More and more, I started to ask myself why I loved him; why I didn’t betray him. My brothers forcefully urged me to do so. No matter what I tried, I could not bring about any change in him. I was hopelessly in love with the one all had begun to hate. Maybe I myself had begun to hate him too. But I loved him. I loved the man to whom I had been given, the one whom, I discovered, was in no way a god. I fell madly in love and didn’t report truthfully, and when my people were going to murder the foreigners in a treacherous ambush, I alerted him. It was in Cholula; he carried me like a hostage with the whole entourage, my relatives and servants. Yes, he even used me as a hostage, so that my father would not change his mind and attack. Anyway, it’s already too late... for I carry his child.
Je l’ai séduit et l’ai laissé téter mon sein pour qu’il puisse croire n’avoir jamais quitté sa terre natale, qu’il était en sécurité dans les bras de sa mère, rassasié et content – n’ayant besoin de rien, surtout pas d’or. Non, il n’avait pas traversé l’océan. Nous avions toujours été ensemble, et heureux; nous étions de la même race. Soudain, il se levait et se dressait, interrompant mes rêves. Et il revenait à ses batailles, ou il me prenait avec une force inhabituelle, inattendue. De plus en plus, je me demandais pourquoi je l’aimais ; pourquoi je ne l’avais pas trahi. Mes frères m’y poussaient avec insistance. Quoi que je fasse, je ne pouvais apporter aucun changement en lui. J’étais éperdument amoureuse de celui que tous s’étaient pris à haïr. Moi aussi, peut-être, avais-je commencé à le haïr. Mais je l’aimais. J’aimais l’homme à qui j’avais été donnée, l’homme qui, comme je le découvrais, n’était en rien un dieu. Je suis tombée follement amoureuse de lui et je n’ai pas fait mes rapports avec sincérité, et quand mon peuple s’apprêtait à assassiner les étrangers dans une embuscade perfide, je l’en alertais. C’était à Cholula; il m’emmena comme otage, avec toute ma suite, mes parents et mes domestiques. Oui, il se servit de moi comme otage, afin que mon père ne change pas ses plans et qu’il attaque. Qu’importe, il est désormais trop tard… car je porte son enfant.
I love and I must I love and I must, and yet I would fain, With a large dose of reason cure my pain, But I am past hope, and yet it seems strange A thing that’s call’d man not subject to change. Had I power to scorn as he to despise, I might at once be inconstant and wise, Then tell me, oh! tell me, how it should be So easy to men, yet so hard to me.
J’aime et je ne peux m’en défendre J’aime et je ne peux m’en défendre, pourtant bien volontiers, ] Je voudrais avec une bonne dose de raison soigner ma peine, ] Mais je suis par-delà tout espoir possible, et pourtant comme il est étrange] Qu’une chose qu’on appelle « homme » ne soit pas sujet à changement.] Si j’avais le pouvoir de mépriser comme lui le fait, Je pourrais en un instant me faire volage et sage, Alors dites-moi; oh ! Dites-moi comment ce peut être Si simple pour les hommes, et si difficile pour moi.
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LIBRETTO / LE LIVRET THE INDIAN QUEEN
SCENE 6 Troop Maneuvers
SCÈNE 6 Manœuvres militaires
Third Act Air “Dance of Young Warriors”
Air du Troisième Acte « Danse des Jeunes Guerriers »
SCENE 7 The Apotheosis of Chief Tecum, The Massacre and The River of Blood
SCÈNE 7 L’Apothéose du Chef Tecum, Le Massacre et La Rivière de Sang
And then the Spaniards began to fight the ten thousand Indians that Chief Tecum had brought with him. The Indians were armed with bows and arrows, slings and rocks. Chief Tecum defended himself and refused to surrender. They fought for three hours, and the Spaniards killed many Indians, countless numbers of them perished, and not a single Spaniard was killed. Only the Indians that accompanied Chief Tecum, and much blood flowed from all the Indians that the Spaniards had killed. And then Chief Tecum fled, with feathers that grew out of his skin. They weren’t adornments. Wings also sprouted from his body. And he was wearing three crowns: one of pearls and the others of diamonds and emeralds. Chief Tecum returned and tried to kill Tonatiuh, who was on horseback. Trying to kill Tonatiuh he struck and decapitated his horse with his lance. The lance wasn’t of iron, but of selenite. Tecum did this through a spell. And as he saw it was the horse that had been killed and not the Lieutenant, he took flight once more, heading towards the sky so as to attack and kill the Lieutenant from high above. Then the Lieutenant waited for him with his lance, and he passed it right through Tecum. And then the Lieutenant called his soldiers to come and see the beauty of the Quetzal Indian. Then the Lieutenant told his soldiers that he had never seen another Indian as gallant and regal, and as full of Quetzal feathers. They were more beautiful than any he had seen in Mexico or in Tlaxcala, or in any of the areas he had conquered. From that time on that place was called Quetzaltenango. When the Indians saw that the Spaniards had killed their chief, they fled. And then Don Pedro de Alvarado, seeing that Chief Tecum’s soldiers were fleeing, said that they also must die. And then the Spanish soldiers, along with two hundred Tlaxcalecans that accompanied them, pursued the Quiché Indians. They caught up with them and killed them; not a single
Et c’est alors que les Espagnols commencèrent à se battre avec les dix mille Indiens que le Chef Tecum avait emmenés avec lui. Les Indiens étaient armés d’arcs et de flèches, de frondes et de pierres. Le Chef Tecum se défendit jusqu’au bout et refusa de se rendre. Ils se battirent trois heures durant, et les Espagnols tuèrent de nombreux Indiens, on ignore combien, mais pas un seul Espagnol ne fut tué. Seuls les Indiens qui accompagnaient le Chef Tecum, et beaucoup de sang coula de tous les Indiens que les Espagnols avaient tués. Et le Chef Tecum s’envola, avec des plumes qui jaillirent de sous sa peau. Ce n’étaient pas des plumes d’apparat. Des ailes aussi jaillirent de son corps. Et il portait trois couronnes : l’une de perles et les autres de diamants et d’émeraudes. Le Chef Tecum s’en retourna et tenta de tuer Tonatiuh, qui était à cheval. En essayant de tuer Tonatiuh, il frappa et décapita son cheval de sa lance. La lance n’était pas de fer, mais de sélénite. Tecum réalisa cela par la magie. Et lorsqu’il vit qu’il avait tué le cheval et non le lieutenant, il prit son envol une fois encore, fonçant vers le ciel pour attaquer et tuer le Lieutenant de là-haut. Alors, le Lieutenant l’attendit avec sa lance, et il en transperça Tecum. Et alors, le Lieutenant appela ses soldats pour qu’ils viennent admirer la beauté de l’Indien Quetzal. Alors le Lieutenant dit à ses soldats qu’il n’avait jamais vu d’Indien aussi vaillant et majestueux, ni aussi riche en plumes de Quetzal. Elles étaient plus belles que toutes celles qu’il avait pu voir à Mexico ou à Tlaxcala, ou dans aucune des contrées qu’il avait conquises. Depuis ce temps, ce lieu se nomme Quetzaltenango. Quand les Indiens virent que les Espagnols avaient tué leur chef, ils s’enfuirent. Et alors Don Pedro de Alvarado, voyant que les soldats du Chef Tecum étaient en fuite, décréta qu’eux aussi devaient mourir. Et alors les soldats espagnols, avec deux cents hommes de Tlaxcala qui les accompagnaient, se mirent à poursuivre les Indiens Quichés. Ils les rattrapèrent et les tuèrent; pas un seul ne survécut. Le nombre des Indiens tués fut si élevé que leur sang forma une
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one of them survived. The number of Indians killed was so great that their blood formed a river that became the Olintepeque. That’s how the river got its name: all of the waters came as blood, and all of the blood that day turned its waters red.
rivière, qui devint l’Olintepeque. C’est ainsi que la rivière prit son nom : toutes les eaux se firent sang, et tout le sang, ce jour-là, teignit ses flots en rouge.
chorus
le chœur
Hear my prayer, O Lord Hear my prayer, O Lord And let my crying come to Thee.
Seigneur, écoute ma prière Seigneur, écoute ma prière, Et laisse mes pleurs monter jusqu’à Toi.
INTERMISSION
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ENTRACTE
PART TWO ACT THREE
SECONDE PARTIE ACTE TROIS
SCENE 1 Aftermath of a Massacre
SCÈNE 1 Séquelles d’un massacre
chorus
le chœur
Remember not, Lord, our offences Remember not, Lord, our offences, Nor the offences of our forefathers; Neither take thou vengeance of our sins, good Lord. Spare thy people whom thou has redeemed with thy most precious blood, And be not angry with us for ever. Spare us, good Lord.
Ne garde pas en mémoire, Seigneur, nos offenses Ne garde pas en mémoire, Seigneur, nos offenses, Ni les offenses de nos aïeux ; Ne tire pas vengeance de nos péchés, Seigneur. Épargne ton peuple, que Tu as racheté de Ton sang le plus précieux, Et ne sois pas en colère contre nous à jamais. Épargne-nous, Seigneur.
SCENE 2 “With Sick and Famished Eyes”
SCÈNE 2 « Les yeux malades et affamés »
doña luisa
doña luisa
Thus, around the year of Our Lord Jesus Christ fifteen hundred and twenty one, the entirety of our Only World was defeated, conquered... Don Pedro had already forgotten who I was: a princess to give orders, not to obey them. I was born to be served, not to serve him. His face was no longer happy. He severed bodies with ease, or ordered that they be taken as slaves and branded on their cheeks with a white-hot royal iron. He didn’t know the meaning of the word mercy, so common in the Catholic liturgy. His eyes were blinded; he saw neither child nor pregnant woman.
Ainsi, aux environs de l’an 1521 de Notre Seigneur Jésus-Christ, notre Seul Monde fut défait et conquis dans sa totalité… Don Pedro avait déjà oublié qui j’étais : une princesse qui devait donner des ordres, pas en recevoir. J’étais née pour être servie, pas pour le servir. Son visage n’était plus heureux. Il rompait tous les corps avec aisance, ou ordonnait qu’ils soient emmenés comme esclaves et marqués au fer rouge sur les joues du sceau royal. Il ne connaissait pas le sens du mot pitié, si courant pourtant dans la liturgie catholique. Ses yeux étaient aveuglés; il ne voyait ni enfant, ni femme enceinte.
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don alvarado
don alvarado
With sick and famished eyes With sick and famish’d eyes, With doubling knees and weary bones, To thee my cries, To thee my groans, To thee my sighs, my tears ascend: No end?
Les yeux malades et affamés Les yeux malades et affamés, Les genoux pliés en deux, les os affaiblis, Vers toi mes pleurs, Vers toi mes gémissements, Vers toi mes soupirs, mes larmes s’élèvent : Sans fin ?
My throat, my soul is hoarse, My heart is wither’d like a ground Which thou dost curse; My thoughts turn round and make me giddy; Lord, I fall, Yet call.
Ma gorge, mon âme sont enrouées, Mon cœur est flétri comme un sol Que tu aurais maudit; Mes pensées tournent en rond Et me donnent le vertige ; Seigneur, je tombe, Et pourtant j’appelle.
Bowels of pity, hear! Lord of my soul, love of my mind, Bow down thine ear! Let not thy wind Scatter my words, and in the same Thy name.
Entrailles de miséricorde, écoute ! Seigneur de mon âme, amour de mon esprit, Daigne pencher ton oreille ! Ne laisse pas ton vent Éparpiller mes mots, et avec eux, Ton nom.
Look on my sorrows round! Mark well my furnace! O what flames, What heats abound! What griefs, what shames! Consider, Lord; Lord, bow thine ear And hear!
Regarde mes peines ! Remarque bien ma fournaise ! Ô quelles flammes, Quelle chaleur en abondance ! Quels chagrins, quelles hontes ! Vois, Seigneur; Seigneur, penche ton oreille Et écoute !
Lord Jesu, thou didst bow Thy dying head upon the tree; O be not now More dead to me! Lord, hear! shall he that made the ear Not hear?
Seigneur Jésus, tu as penché Ta tête mourante sur la croix ; Ô ne sois pas maintenant Davantage mort pour moi ! Seigneur, écoute ! Celui qui a créé l’oreille Peut-il ne point entendre ?
Behold, thy dust doth stir, It moves, it creeps to thee, Do not defer To succour me, Thy pile of dust wherein each crumb Says “Come”.
Regarde, ta poussière s’agite, Bouge, rampe vers toi, Ne tarde pas plus À me porter secours, Moi, ta colonne de poussière Où la moindre particule dit : « Viens ».
My love, my sweetness, hear! By these thy feet, at which my heart Lies all the year, Pluck out thy dart,
Mon amour, ma tendresse, écoute ! Par ces pieds qui sont les tiens, sur lesquels mon cœur Se trouve tout au long de l’année, Retire ta flèche,
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And heal my troubled breast, which cries, Which dies.
Et soigne mon cœur troublé, qui pleure, Qui meurt.
doña luisa
doña luisa
I began to realize that he longed for someone who could give him what I had lost: power, control, riches. Someone from the other side of the sea. Although he lacked nothing, he wasn’t happy. He was no longer satisfied in my bed; on the contrary, the blankets and feathers from Tlaxcala seemed to suffocate him... I sensed implicitly a kind of threat to my life, for anything that might displease him. He might leave me or have me excommunicated. I became a silent, submissive, fearful woman. My conversion into the most faithful, pious and fervent of Christians was also to no avail, although I strictly followed all of the rites and prayers of the Catholic faith... As hard as I insisted, he wouldn’t have the Church bless our wedding. What did it matter to him, for us to kneel down for the sacramental blessing that I so longed for! It was as if, after everything that happened, I wasn’t married to him in any established way...I was to be a concubine forever! And it was for that very reason—for not being married to him—that he began to despise me, to disdain me every day; in spite of my having given him a daughter, whom he adored.
J’ai commencé à réaliser qu’il aspirait à quelqu’un qui pût lui donner ce que j’avais perdu : pouvoir, contrôle, richesse. Quelqu’un venu de l’autre côté de la mer. Bien qu’il ne manquât de rien, il n’était pas heureux. Il n’était plus satisfait dans mon lit; au contraire, les couvertures et les plumes de Tlaxcala semblaient l’étouffer… Je sentis implicitement une sorte de menace pour ma vie, pour tout ce qui pouvait lui déplaire. Il pouvait me quitter ou me faire excommunier. Je devins une femme silencieuse, soumise, apeurée. Ma conversion en la plus fidèle, pieuse et fervente des chrétiennes n’était en outre d’aucune utilité, même si je suivais scrupuleusement tous les rituels et les prières de la foi catholique… Aussi fort que j’aie pu insister, il ne voulut pas que l’Église bénisse notre mariage. En quoi pouvait-il bien lui importer que nous nous agenouillions à la bénédiction du sacrement auquel j’aspirais tant ! C’était comme si, après tout ce qui s’était passé, nous n’étions pas officiellement mariés… J’étais destinée à rester à jamais une concubine ! Et c’était précisément parce que je n’étais son épouse qu’il commença à me mépriser, à me dédaigner chaque jour ; malgré la fille que je lui avais donnée, et qu’il adorait.
Not all my torments can your pity move Not all my torments can your pity move, Your scorn increases with my love, Yet to the grave I will my sorrows bear; I love, tho’ I despair.
Tous mes tourments ne peuvent émouvoir ta pitié Tous mes tourments ne peuvent émouvoir ta pitié, Ton mépris croît avec mon amour. Pourtant jusque dans la tombe je porterai mon chagrin. J’aime, et pourtant je désespère.
SCENE 3 Shaman Divination Ceremony: “Masque of Dreams”
SCÈNE 3 La Cérémonie de divination du Chamane – « Masque de rêves »
doña luisa
doña luisa
He took my daughter from me. Her love. I found out from letters he wrote to Spain that he was scheming, negotiating a wedding with a very noble woman from the Spanish Court. He went to Spain...to marry a woman of his race. A woman so beautiful, so white—they said—that the Court
Il me prit ma fille. Son amour. Je découvris dans des lettres qu’il envoyait en Espagne qu’il était en train de négocier, d’organiser en secret un mariage avec une très noble dame de la cour d’Espagne. Il alla en Espagne… pour épouser une femme de sa race. Une femme si belle, si blanche – à ce qu’on dit – que les peintres
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painters could use her as a model for their paintings of the Holy Virgin. I started to inquire whether he would bring her to these lands. What would be my role then? I wanted to change myself, transform myself into Cuahuicihiuatl, Snake Woman, and poison him, or Cuacijuatl, Eagle Woman, and tear his flesh with my claws. He forced me to seek once again the help of my gods, the ones that I had almost forgotten. I began to pray in secret to Coatlique, my Mother Goddess, so that she would prevent all of this from happening.
de la cour l’avaient prise comme modèle pour peindre la Sainte Vierge. Je commençai à m’enquérir de savoir s’il l’emmènerait avec lui dans nos contrées. Quel serait alors mon rôle ? Je voulais me changer, me transformer en Cuahuicihiuatl, la Femme Serpent, et l’empoisonner, ou en Cuacijuatl, la Femme Aigle, et lui déchirer la chair avec mes serres. Il me força à chercher de nouveau l’aide de mes dieux, eux que j’avais presque oubliés. Je me mis à prier en secret Coatlique, ma Déesse Mère, pour qu’elle empêche tout cela d’advenir.
hunahpu
hunahpu
Their necessary aid you use Their necessary aid you use, Those pois’nous herbs and roots to choose, Which mingl’d and prepar’d by your strong art, Do to your charms their chiefest force impart.
Vous utilisez leur aide nécessaire Vous utilisez leur aide nécessaire, Pour choisir herbes et racines vénéneuses qui, Mêlées et préparées par votre art puissant, Donnent à vos charmes leur terrible force.
zapatista
zapatista
Your censers to the altar take, And with smoking copal sweet odors make.
Portez vos encensoirs jusqu’aux autels, Et avec du copal fumant, créez de douces flagrances.
xbalanque
xbalanque
The air with music gently wound The air with music gently wound, Sweet smells they love, and ev’ry pleasing sound.
Enveloppez tendrement l’air avec de la musique Enveloppez tendrement l’air de musique, Ils aiment les douces odeurs, Et le moindre son plaisant.
chorus
le chœur
The air with music gently wound, Sweet smells they love, and ev’ry pleasing sound.
Enveloppez tendrement l’air de musique, Ils aiment les douces odeurs, Et le moindre son plaisant.
zapatista
zapatista
Ye twice ten hundred deities Ye twice ten hundred deities, to whom we daily sacrifice, ye pow’rs that dwell with fates below and see what men are doom’d to do, where elements in discord dwell: thou god of sleep arise and tell great Teculihuatzin what strange fate must on her dismal vision wait. By the croaking of the toad in their caves that
Ô vous, deux fois dix centaines de divinités Ô vous, deux fois dix centaines de divinités, À qui chaque jour nous faisons sacrifice, Vous, puissances qui habitez les profondeurs avec les destinées, Et voyez ce à quoi les hommes sont condamnés, Là où les éléments sans cesse se livrent combat : Toi, dieu du sommeil, lève-toi et révèle À la grande Teculihuatzin quel destin étrange Dépend de sa sombre vision. Par le coassement du crapaud
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make abode, earthy dun that pants for breath with her swell’d sides full of death, by the crested adders’ pride that along the cliffs do glide, by thy visage fierce and black. by the death’s head on thy back, by the twisted serpents plac’d for a girdle round thy waist, by the hearts of gold that deck thy breast, thy shoulders and thy neck, from thy sleeping mansion rise and open thy unwilling eyes, while bubbling springs their music keep, that used to lull thee in thy sleep.
Qui a fait des grottes sa demeure, Bête de somme qui cherche son souffle, Ses flancs enflés et pleins de mort, Par la fierté des vipères à cornes Qui glissent le long des falaises, Par ton visage cruel et noir, Par la tête de mort sur ton dos, Par les serpents enlacés Qui en ceinture pendent à ta taille, Par les cœurs d’or qui ornent Ta poitrine, tes épaules et ton cou, Surgis de ton manoir ensommeillé Et ouvre tes yeux réticents, Tandis que les sources bouillonnantes chantent leur musique, Qui te berçaient dans ton sommeil.
Symphony for Hautboys
Symphonie pour hautbois
cuacijuatl (eagle woman) and cuahuicihiuatl (snake woman)
cuacijuatl (la femme aigle) et cuahuicihiuatl (la femme serpent)
xbalanque
xbalanque
Seek not to know Seek not to know what must not be reveal’d joys only flow when hate is most conceal’d. Too busy man would find his sorrows more if future fortunes he should know before; for by that knowledge of his destiny he would not live at all but always die. Enquire not then who shall from bonds be freed, who ’tis shall wear a crown and who shall bleed. All must submit to their appointed doom, fate and misfortune will too quickly come. Let me no more with powerful charms be press’d, I am forbid by fate to tell the rest.
Ne cherche pas à savoir Ne cherche pas à savoir ce qui ne doit être révélé, Les joies ne coulent que lorsque la haine reste cachée. L’homme trop affairé trouverait ses soucis multipliés S’il savait à l’avance ce que l’avenir lui réserve ; Car, par cette connaissance de sa destinée Il ne vivrait pas du tout mais mourrait sûrement. Ne demande donc pas qui sera Libéré de ses chaînes, Qui recevra une couronne et qui versera son sang. Tous doivent se soumettre au sort qui leur est réservé, Destin et malheur ne viendront que trop vite. Cesse de me presser Par tes charmes puissants, Le destin m’interdit de révéler la suite des événements.
SCENE 4 Don Alvarado terrorizes villages with his daughter on his shoulders
SCÈNE 4 Don Alvarado terrorise des villages avec sa fille sur ses épaules
leonor
léonor
Don Alvarado took me with him on expeditions and campaigns of conquest. I was his little girl. At our campsites, in the light of the lanterns, he would sit me on his knees and teach me prayers.
Don Alvarado m’emmenait avec lui dans ses expéditions et ses campagnes de conquête. J’étais sa petite fille chérie. Dans les campements, à la lueur des lanternes, il me prenait sur ses genoux et m’apprenait des prières.
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The encampments were full of hundreds of birds and doves that had been given to me as presents. The conquered people watched me while I fed my birds wheat or corn. The birds flew in the air around me, and followed me – hundreds of birds of every color. My father taught me how to ride horseback, and I would venture fearlessly out on nearby roads; no one would have dared to harm me. Even the fiercest enemy stepped aside to let me pass. Although my father had loved me with all his heart, he had also used me, carrying me with him like a symbol, a talisman for his conquests. Something pretty – mysterious and mystical – that distracted his worst enemies among the natives – who were by nature very religious and superstitious. I was just a child, I was naive and not aware of everything that was happening around me...
Les camps étaient remplis de centaines d’oiseaux et de colombes que j’avais reçus en cadeaux. Le peuple conquis me regardait alors que je donnais des céréales en nourriture à mes oiseaux. Les oiseaux volaient dans l’air autour de moi, et me suivaient – des centaines d’oiseaux de toutes les couleurs. Mon père m’enseigna à monter à cheval, et je m’aventurais sans peur sur les routes alentour; personne n’aurait osé me faire du mal. Même le plus farouche ennemi reculait pour me laisser passer. Bien que mon père m’ait aimé de tout son cœur, il m’a aussi utilisée, me portant avec lui comme un symbole, un talisman pour ses conquêtes. Quelque-chose de joli – mystérieux et mystique – qui détournait l’attention de ses pires ennemis parmi les autochtones – qui étaient par nature très religieux et superstitieux. Je n’étais qu’une enfant, j’étais naïve et ne me rendais pas compte de tout ce qui se passait autour de moi…
Trumpet Overture
Ouverture à la trompette
SCENE 5 The Conquistador Don Pedro de Alvarado and Captain General Don Pedrarias Dávila Have a Drink in a Bar in Chiapas
SCÈNE 5 Le Conquistador Don Pedro de Alvarado et le Général Don Pedrarias Dávila prennent un verre dans un bar de Chiapas
pedro de alvarado, don pedrarias dávila
pedro de alvarado, don pedrarias dávila
Ah! how happy Ah, how happy are we! From human passions free. Ah, how happy are we! those wild tenants of the breast, no, never can disturb our rest. Ah, how happy are we! Yet we pity tender souls whom the tyrant of love controls. Ah, how happy are we, from human passions free!
Ah ! Bienheureux Ah ! Bienheureux que nous sommes ! Libres de toute passion humaine. Ah ! Bienheureux que nous sommes ! Ces poitrines abritant des cœurs sauvages, Non, jamais ne troubleront notre repos. Ah ! Bienheureux que nous sommes ! Et pourtant, nous prenons en pitié ces tendres âmes Sur lesquelles l’amour exerce sa tyrannie. Ah ! Bienheureux que nous sommes ! Libres de toute passion humaine !
SCENE 6 The Captain General Speaks to His Wife About Suicide
SCÈNE 6 Le Général parle de suicide à son épouse
don pedrarias dávila
don pedrarias dávila
If Grief Has any Pow’r to Kill If grief has any pow’r to kill, I have receiv’d my Doom; the Tyrant has declar’d his will,
Si la tristesse a le pouvoir de tuer Si la tristesse a le pouvoir de tuer, Alors je suis près de mourir ; Le tyran a déclaré sa volonté,
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my Time’s not long to come; So close he has besieged my heart, no moment’s ease I find; in vain I struggle with the Dart, that galls my tortur’d Mind.
Mon heure va venir sous peu ; Il a assiégé mon cœur de si près, Que je ne trouve aucun repos ; En vain je lutte avec la flèche Qui supplicie mon âme torturée.
Nor do I beg for a Reprieve, I’m not so fond to live; Nor will I any longer grieve, Will you one Smile but give, Your mercy then should to my Heart, Any easy Death convey; I’d then defy the pow’r of Smart, and melt in Joys away.
Je ne demande pas de sursis, Je ne tiens pas tant à la vie ; Et je n’aurai plus de peine, Si tu as ne serait-ce qu’un sourire à me donner, Et ta pitié alors à mon cœur Apportera une mort paisible ; Je pourrais alors défier le pouvoir du Malin, Et me fondre totalement dans les Joies.
SCENE 7 Doña Luisa and Doña Isabel Meet the Spirits Deep i n the Rainforest
SCÈNE 7 Doña Luisa et Doña Isabel rencontrent les Esprits dans la profonde forêt tropicale
hunahpu
hunahpu
Oh! Lead Me to Some Peaceful Gloom Oh! Lead me to some peaceful gloom, where none but sighing Lovers come; where the shrill Trumpets never sound, but one Eternal Hush goes round.
Oh ! Conduis-moi dans de paisibles ténèbres Oh ! Conduis-moi dans quelques paisibles ténèbres, Où ne viennent que des amoureux soupirants ; Où les trompettes ne font jamais entendre leur sonorité éclatante,] Mais où partout règne le Silence éternel.
There let me sooth my pleasing pain, and never, never think of War again: what glory can a Lover have to Conquer, yet be still a slave?
Là, fais que ma peine soit apaisée, Et que jamais, jamais plus je ne songe à la Guerre : Quelle gloire un Amant peut-il conquérir, Lui qui reste toujours esclave ?
hunahpu, xbalanque
hunahpu, xbalanque
We the spirits of the air We the spirits of the air that of human things take care, out of pity now descend to forewarn what woes attend. Greatness clogg’d with scorn decays, with the slave no empire stays. Cease to languish then in vain, since never to be loved again.
Nous, esprits de l’air Nous, esprits de l’air Qui prenons soin des choses humaines, Par pitié nous descendons Pour annoncer les malheurs à venir. La grandeur entravée Par le mépris s’effondre, Nul empire ne saurait durer en s’appuyant sur l’esclavage. Cessez donc de vous lamenter en vain, Puisque vous ne retrouverez jamais plus l’amour.
chorus
le chœur
We the spirits of the air,
Nous, esprits de l’air
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that of human things take care, out of pity now descend to forewarn what woes attend.
Qui prenons soin des choses humaines, Par pitié nous descendons Pour annoncer les malheurs à venir.
SCENE 8 Doña Luisa Falls Ill as the Gods Begin to Draw Her Away From This World
SCÈNE 8 Doña Luisa tombe malade tandis que les dieux commencent à l’emporter de ce monde-ci.
DOÑA LUISA
DOÑA LUISA
I attempt from love’s sickness I attempt from love’s sickness to fly in vain, Since I am myself my own fever and pain. No more now, fond heart, With pride no more swell; Thou canst not raise forces enough to rebel. I attempt from love’s sickness to fly in vain, Since I am myself my own fever and pain. For love has more power and less mercy than fate, to make us seek ruin and love those that hate. I attempt from love’s sickness to fly in vain, Since I am myself my own fever and pain.
C’est en vain que je tente… C’est en vain que je tente d’échapper à la maladie d’amour, Puisque je suis à moi-même mon tourment et ma peine. Cesse maintenant, cœur épris, De te gonfler d’orgueil ; Tu ne peux réunir assez de forces pour te rebeller. C’est en vain que je tente d’échapper à la maladie d’amour, Car l’amour a plus de force et moins de pitié que le destin, Pour nous faire souhaiter la ruine et aimer ceux qui haïssent. C’est en vain que je tente d’échapper à la maladie d’amour, Puisque je suis à moi-même mon tourment et ma peine.
Third Act Tune Dance of the Divine Mirror of Sleep and Death
Air du Troisième acte Danse du Miroir divin du Sommeil et de la Mort
ACT FOUR
ACTE QUATRE
SCENE 1 Leonor Takes Her Mother to Her Last Mass Where They Meet Doña Isabel
SCÈNE 1 Léonor accompagne sa mère à sa dernière messe, où elles rencontrent Doña Isabel
doña isabel, doña luisa
doña isabel, doña luisa
Oh Lord rebuke me not O Lord, rebuke me not in thine indignation, neither chasten me in thy heavy displeasure. Have mercy upon me, O Lord, for I am weak; O Lord, heal me, for my bones are vexed. My soul also is sore troubled; but, Lord, how long wilt thou punish me? Turn thee, O Lord, and deliver my soul; O, save me, for thy mercy’s sake. For in death no man rememb’reth thee;
Oh ! Seigneur, ne m’accable pas Oh ! Seigneur, ne m’accable pas de ton indignation, Et ne me châtie pas dans ton grand mécontentement. Aie pitié de moi, ô Seigneur, car je suis faible; Ô Seigneur, soigne-moi car mes os sont fatigués. Mon âme aussi est toute troublée ; Mais, Seigneur, jusques à quand me puniras-tu ? Reviens, ô Seigneur, et délivre mon âme ; Ô, dans ta miséricorde, sauve-moi. Car, dans la mort, nul ne se souvient de toi ;
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and who will give thee thanks in the pit? I am weary of my groaning; every night wash I my bed, and water my couch with my tears. My beauty is gone for very trouble, and worn away because of all mine enemies.
Qui alors, dans la tombe, chantera tes louanges ? Je suis épuisée de mes lamentations ; Chaque nuit ma couche est baignée de mes larmes, Mon lit est inondé de mes pleurs. Les chagrins ont chassé ma beauté, Et elle s’en est allée à cause de tous mes ennemis.
chorus
le chœur
Turn thee, O Lord, and deliver my soul; O, save me, for thy mercy’s sake.
Reviens, Seigneur, et délivre mon âme; Ô, dans ta miséricorde, sauve-moi.
SCENE 2 “Very Soon I Shall Travel on the Road of the Star”
SCÈNE 2 « Très bientôt, je voyagerai sur le chemin de l’étoile »
leonor
léonor
The smell of incense saddens me. My mother used to choke me with the smell of incense, while in her language she secretly prayed for things that I could not understand. Oh! Poor Mother! It is only much later that I begin to understand. And now, I think about her often. I need to be forgiven for having felt contempt for my mother, deep inside, secretly; for having considered her inferior because she was a native. In her last days, an old woman, she lost her memory. She began to speak solely in her native tongue, which only a few Mexica Indian girls could understand. She spoke the names of gods that were obviously not Christian. She would start to tell stories and no one could tell whether they were true or a product of her senility. That was when they confined her to the rooms in the back of the house. My God, may no one hear her.
L’odeur de l’encens me rend triste. Ma mère avait pour habitude de m’étouffer de l’odeur de l’encens, tandis que dans sa langue, elle priait en secret pour des choses que je ne comprenais pas. Oh ! Ma pauvre mère ! Ce n’est que bien plus tard que j’ai commencé à comprendre. Et maintenant, je pense souvent à elle. J’ai besoin d’être pardonnée pour le mépris que j’ai eu à l’égard de ma mère, au fond de moi, secrètement; pour l’avoir considérée comme un être inférieur parce qu’elle était née ici. Dans ses derniers jours, avec le grand âge, elle perdit la mémoire. Elle se mit à ne plus parler qu’en sa langue natale, que seules quelques Indiennes de Mexica pouvaient comprendre. Elle prononça les noms de dieux qui, de toute évidence, n’étaient pas chrétiens. Elle se mettait à raconter des histoires dont personne ne pouvait dire si elles étaient vraies ou le produit de sa sénilité. Ce fut alors qu’ils l’enfermèrent dans les appartements à l’arrière de la maison. Mon Dieu, que personne ne l’entende.
doña luisa
doña luisa
I still love him. And when he came to me, tired, discouraged, urgent with desire... Once again, he was my god and I served him as such, with a passion that had matured. And we became once again two distinct, overflowing rivers that united one with the other. Profound, dark. We could not stop the surging waters that converged and flooded everything. They had to flow, escape... How could they be stopped? Inside our bodies, desires surged forth like great rain showers sent by Tláloc, the rain god. And my heart beat
Je l’aime toujours. Et quand il venait à moi, fatigué, découragé, brûlant de désir… il était de nouveau mon dieu et je le servais comme tel, avec une passion qui avait mûri. Et nous redevenions deux rivières débordantes distinctes qui s’unissaient l’une à l’autre. Profondes, sombres. Nous ne pouvions empêcher le surgissement de ces eaux qui convergeaient et inondaient tout. Il fallait qu’elles coulent, qu’elles s’échappent… Comment auraient-elles pu être stoppées ? À l’intérieur de nos corps, les désirs déferlaient comme une grande ondée envoyée par Tlaloc, le dieu de la pluie. Et mon
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LIBRETTO / LE LIVRET THE INDIAN QUEEN
wildly upon feeling again his thrust, his divine strength, his warmth...complete, full, yet...still... My life is ending, everything is passing. Let me go, let me march to my kingdom. Don’t stop me. Very soon I shall travel on the road of the star.
cœur battait follement à sentir sa pénétration, sa force divine, sa chaleur… Complète, pleine, et pourtant… encore… Ma vie prend fin, tout passe. Laisse-moi partir, laisse-moi aller dans mon royaume. Ne m’arrête pas. Très bientôt, je voyagerai sur le chemin de l’étoile.
They tell us They tell us that your mighty powers above Make perfect your joys and your blessings by love. Ah! Why do you suffer the blessing that’s there. To give a poor lover such sad torments here? Yet though for my passion such grief I endure, My love shall like yours still be constant and pure.
On nous dit On nous dit que vous, puissants pouvoirs célestes, Savez rendre parfaits vos joies et vos plaisirs par l’amour. Ah ! Comment pouvez-vous accepter les délices d’en-haut Et infliger au pauvre amoureux de tels tourments ici-bas ? Et pourtant, bien que je souffre tant pour ma passion, Mon amour restera, comme le vôtre, constant et pur.
To suffer for him gives an ease to my pains; There’s joy in my grief and there’s freedom in chains. If I were divine he cou’d love me no more, And I in return my adorer adore. O, let his dear life then, kind gods, be your care, For I in your blessing have no other share.
Souffrir pour lui apaise mes tourments ; Il y a de la joie dans mon chagrin, et de la liberté dans mes chaînes.] Même si j’étais d’essence divine, il ne pourrait m’aimer davantage,] Et moi, en retour, j’adore mon adorateur. Ô, de sa chère vie, dieux cléments, prenez donc soin, Car je n’ai pas d’autre part à votre bénédiction.
ACT FIVE
ACTE CINQ
Secret Ritual in the Rainforest at Midnight
Rituel secret dans la forêt tropicale à minuit
chorus
le chœur
While thus we bow While thus we bow before your shrine, that you may hear great pow’rs divine, all living things shall in your praises join.
Tandis que nous nous inclinons Tandis que nous nous inclinons devant votre tombe, Afin que vous puissiez entendre les puissances divines, Tous les êtres vivants se joignent dans votre louange.
leonor
léonor
I intertwine my Christian prayers with the poems that you softly sang. Who am I? To which of these two races do I really belong? Of the two bloods that run through my veins, which one governs me? Is my race so new that it does not even exist? I don’t receive an answer when I examine myself from head to toe in the Mayan mirrors. My skin is more white than dark. My figure slender. My beauty so unusual that everyone comments upon it. The mirror reflects my image. It emerges, moves forward, breaking space and time
Je mêle à mes prières chrétiennes les poèmes que tu chantais doucement. Qui suis-je ? A laquelle de ces deux races est-ce que j’appartiens vraiment ? Des deux sangs qui coulent dans mes veines, lequel me gouverne-t-il ? Ma race est-elle si nouvelle qu’elle n’existe même pas ? Je n’obtiens nulle réponse quand je m’examine des pieds à la tête dans mes miroirs mayas. Ma peau est plus blanche que sombre. Ma silhouette est élancée. Ma beauté si inhabituelle que chacun la commente. Le miroir reflète mon image. Elle en émerge, s’avance, rompant l’espace et le temps.
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THE INDIAN QUEEN LIBRETTO / LE LIVRET
mayan shaman
un chamane maya
You who at the altar stand You who at the altar stand waiting for the dread command, the fatal word shall soon be heard, answer then, is all prepared?
Vous qui vous tenez devant l’autel Vous qui vous tenez devant l’autel Dans l’attente du verdict terrible, On entendra bientôt le mot fatal, Alors, répondez, tout est-il prêt ?
chorus
le chœur
All’s prepared.
Tout est prêt.
mayan shaman
un chamane maya
Let all unhallow’d souls begone before our sacred rites come on. Take care that this be also done.
Que toute âme impie se retire Avant que ne commencent nos rites sacrés. Veillez à ce que cela aussi soit respecté.
chorus
le chœur
All is done.
Cela est respecté.
mayan shaman
un chamane maya
Now in procession walk along and then begin your solemn song.
Commencez maintenant la procession Et entonnez votre chant solennel.
chorus
le chœur
All dismal sounds All dismal sounds thus on these off’rings wait, your pow’r shown by their untimely fate; while by such various fates we learn to know, there’s nothing, no, nothing to be trusted here below.
Ces chants lugubres Ces chants lugubres attendent ces offrandes, Leurs jeunes vies sacrifiées montrent l’étendue de votre puissance;] De si diverses destinées nous enseignent Qu’il n’est rien, non, rien En quoi avoir confiance ici-bas.
Traduction du livret : Richard Neel
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PRODUCTION Orchestre musicAeterna Directeur de l’orchestre Nikita Lebedev Producteur général Marc de Mauny Directrice de production Catherine Brittan Régisseur Castro Robert Concepteur lumière Reiser Seth Chef de plateau Aleksandr Veselkov Équipe du Grand Théâtre Régisseur plateau Jean-Pierre Dequaire Chef de plateau Gabriel Lanfranchi
Réalisation des surtitres Richard Neel Régie surtitres Joëlle-Anne Cavat Roulin Équipe Eclairage Marius Echenard Robin minkhorst Blaise Schaffter Stéphane Gomez David Martinez Renato Campora
Premiers violons Afanasii Chupin Inna Prokopeva-Rais Ivan Peshkov Elena Rais Mariia Stratonovich Dariya Ziatdinova Andrey Sigeda Anton Kogun Iuliia Gaikolova Armen Pogosyan Seconds violons Artem Savchenko Vadim Teifikov Ekaterina Romanova Dina Turbina Olga Galkina Liana Erkvanidze Tabigat Amrenov Artem Naumov Altos Irina Sopova Andrei Serdiukovskii Zoia Karakutsa Dmitrii Parkhomenko Oleg Zubovich Grigorii Chekmarev
Violoncelles Igor Bobovich Alexey Zhilin Marina Ivanova Iurii Polyakov Denis Dmitriev Aleksandr Prozorov Contrebasses Leonid Bakulin Diliaver Menametov Andrei Shynkevich Evgeny Sinitsyn
Théorbe Israel Golani Archiluth Yavor Dimov Genov Harpe Hannelore Nancy Arnold Devaere
Hautbois Geuchen Clara Ivan Sherstnev Basson Talgat Sarsembaev Trompettes Joao Antonio de Pinho Moreira Pavel Kurdakov Timbales Nikolay Dulskiy Percussions Roman Romashkin
Chœur de l’opéra de Perm Sopranos Irina Bagina Eleni Lydia Stamellou Ganna Baryshnikova Elena Iurchenko Aleksandra Kozhedub Olga Malgina Arina Mirsaetova Elena Podkasik Valeriia Safonova Altos Anastasiia Egorova Elvira Fazlutdinova Alfiya Khamidullina Irina Makarova Ivan Petrov Asiya Rakhmatullina Elena Shestakova Elena Tokareva Tatiana Ikatova
Ténors Anton Bagrov Nikolai Fedorov Albert Kucherbaev Konstantin Pogrebovskii Serafim Sinitcyn Konstantin Tretiakov Aleksei Tseloukhov Basses Aleksandr Egorov Alexei Fitisenko Evgenii Ikatov Dmitrii Kamaletdinov Almaz Khaibrakhmanov Anton Mosolov Viktor Shapovalov Aleksei Svetov Denis Bagrov
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BIOGRAPHIES
Orchestre musicAeterna MusicAeterna est un des orchestres russes les plus demandés dans le domaine de la musique baroque. L’orchestre rencontre aussi un grand succès avec ses interprétations de musique du XXème siècle. Fondé en 2004 par Teodor Currentzis, l’orchestre se produit à Vienne, Amsterdam, Berlin, Londres, Paris, Baden-Baden, Athènes, Moscou, Saint-Petersbourg et Perm. Sur invitation du Berliner Philharmoniker l’orchestre présente en 2014 le Dixit Dominus de Haendel et Dido and Aeneas de Purcell. Récemment, musicAeterna se produit notamment au festival Ruhrtriennale (Das Rheingold), à Dortmund (trilogie Da Ponte en version de concert), à Berlin, Vienne, Zurich et Rotterdam (concerts avec Patricia Kopatchinskaja), à Perm (La Traviata avec Bob Wilson), à SaintPétersbourg et Moscou (concerts). Ces dernières
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saisons, musicAeterna fait ses débuts aux festivals d’Art lyrique d’Aix-en-Provence, zu Ostern de Lucerne, Klara de Bruxelles, Radialsystem de Berlin, d’Helsinki, de Baden-Baden et Bregenz, ainsi qu’au Musikverein de Vienne et au Concertgebouw d’Amsterdam. L’orchestre enregistre en exclusivité avec le label Sony Classical. Teodor Currentzis et musicAeterna enregistrent une intégrale des opéras Mozart-Da Ponte : Le Nozze di Figaro en 2014 (prix ECHO d’opéra), Così fan tutte en 2015 et Don Giovanni en 2016. Parmi leurs projets est aussi l’enregistrement d’un programme de concert avec des œuvres de Jean-Philippe Rameau.
Débuts au Grand Théâtre de Genève.
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BIOGRAPHIES
Teodor Currentzis
Johanna Winkel
Né en Grèce, Teodor Currentzis entre au conservatoire d’Athènes à l’âge de douze ans pour étudier le violon, et à quinze ans la composition avec George Hadjinikos. Il fait de la Russie sa patrie dès le début des années 1990, lorsqu’il étudie la direction d’orchestre au conservatoire de musique de Saint-Pétersbourg auprès de Ilya Musin. Il est directeur artistique de l’opéra de Perm, ainsi que de son orchestre et chœur – musicAeterna, fondé en 2004 – période durant laquelle il est aussi directeur musical de l’opéra de Novossibirsk (2004-2010). En 2006, il fonde le prestigieux festival d’art moderne Territoria à Moscou. Récemment, Teodor Currentzis dirige Macbeth à l’Opernhaus de Zurich. Parmi les enregistrements de Teodor Currentzis citons : Dido & Aeneas, la Symphonie No 14 de Chostakovitch, le Requiem de Mozart, Le Sacre du printemps et The Sound of Light (compilation d’œuvres de Rameau). Il reçoit plusieurs fois le « Masque d’or » notamment pour La Cenerentola en 2007, Le Nozze di Figaro en 2008 (prix spécial du jury), pour Wozzeck en 2011 (meilleur chef d’orchestre) et, avec l’opéra de Perm, pour The Indian Queen en 2015 (5 prix dont celui de meilleur chef).
Johanna Winkel fait ses débuts professionnels comme soliste en 2008 à Nantes avec le Concerto Köln dirigé par Peter Neumann et se fait co n n a î t re r a p i d e m e n t dans le répertoire de l’oratorio. Elle collabore ensuite avec des chefs et formations comme Jeffrey Tate, Andreas Spering, le NDR Sinfonieorchester, Hamburger Symphoniker, Freiburg Barockorchester, le Chœur philharmonique tchèque de Brno, le RIAS Kammerchor et NDR Chor. Après avoir fait ses preuves dans le répertoire baroque, elle étend sa palette vocale à la musique romantique et contemporaine. Elle se produit bien sûr en Allemagne lors de concerts, mais aussi à Lucerne, Bruxelles, Oslo, Paris et Moscou. Elle participe à une tournée à Vancouver et Montréal avec Frieder Bernius et le Kammerchor Stuttgart, ainsi qu’à Lima, São Paulo et Rio de Janeiro avec la Bachakademie de Stuttgart, sous la direction de Hans-Christoph Rademann. Elle chante le War Requiem à la Tonhalle de Zurich, le Messiah de Haendel au Teatro Colón de Buenos Aires et le Ein Deutsches Requiem de Brahms à Tel-Aviv. Elle est aussi invitée en Chine avec l’orchestre symphonique de Shanghai. À l’opéra, on a pu l’entendre en Alcina à Bayreuth, Rosalinde à Erfurt et récemment en Leonore (Fidelio) à Hildesheim. Ses enregistrements comprennent : Die letzten Dinge de Louis Spohr avec le Deutsche Kammerphilharmonie Bremen (prix de la critique allemande en 2014), Moses und Aron, avec le SWR Sinfonieorchester dirigé par Sylvain Cambreling (nominé aux Grammy Awards 2015). En 2016, elle travaille à une série de projets avec l’Akademie für Alte Musik Berlin et avec les chœurs des Bayerischer Rundfunk et WDR Rundfunk, sous la direction de Christian Thielemann.
Débuts au Grand Théâtre de Genève.
© TATJANA DACHSEL
Doña Isabel • Soprano
© BERNARD MARTINEZ
Direction musicale
Débuts au Grand Théâtre de Genève.
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BIOGRAPHIES
Paula Murrihy
Ray Chenez
Né e d a n s l e Ke r r y e n Irlande, Paula Murrihy étudie au DIT Conservatory of Music and Drama de Dublin, puis au New England Conservatory. Elle participe au Britten-Pears Young Artist Program, puis est engagée au Santa Fe Opera et au San Francisco Opera’s Merola Program. Après sa participation au concours Neue Stimmen 2009, elle est engagée dans la troupe de l’Oper Frankfurt ; elle y incarne récemment Hänsel (Hänsel und Gretel), Polinessa (Radamisto) et fait ses débuts en Carmen. Aux États-Unis, elle interprète Ino (Semele) à Boston, la 2ème Dame (Die Zauberflöte) à Santa Fe, Annio (La Clemenza di Tito) à Chicago, Cherubino (Le Nozze di Figaro) à St Louis et Dido (Dido & Aeneas) à Los Angeles. En Europe, elle fait ses débuts à Covent Garden en Tebaldo (Don Carlo) et y retourne pour Mercedes (Carmen), elle est Annio à Toulouse, Medoro (Or l a n d o f u r i o s o ) à Nice et Ascanio (Benvenuto Cellini) à l’English National Opera. Elle est invitée à la Haendel & Haydn Society de Boston, notamment pour Semele, et par le Boston Symphony Orchestra pour la 6ème Symphonie de John Harbison. On a pu l’entendre récemment au Nederlandse Programma Stichting dans Solomon et Alexander’s Feast de Haendel, Judith de Honneger et, avec l’Orchestra of the Age of Enlightenment dans la Passion selon saint Matthieu. Elle donnera un récital avec Malcolm Martineau à Francfort cet automne. Durant la saison 2015-2016, elle fait ses débuts au De Nationale Opera d’Amsterdam et Staatsoper de Stuttgart dans le rôle d’Octavian (Der Rosenkavalier). Parmi ses projets : Ruggiero (Alcina) au Santa Fe Opera, le Messiah avec l’Orchestre de Chambre de Paris et la Passion selon saint Matthieu avec le St. Paul Chamber Orchestra.
Né à Lockport (NY) aux États-Unis, Ray Chanez termine ses études de chant à la State University de New York puis à la Florida State University. Il est lauréat du Metropolitan Opera National Council District Auditions et remporte le George London Award 2014. Il fait partie de la troupe du Santa Barbara Opera, où il interprète Orphée (Orphée et Eurydice) et se produit lors de concerts dans un répertoire allant de Haendel à Bach et Bernstein. Durant la saison 2014-2015, il fait ses débuts au Lincoln Center dans le rôle de la Sorcière (Dido & Aeneas), il est Cherubino (Le Nozze di Figaro) au Nickel City Opera, rôle qu’il interprète avec succès en 20132014 au Pacific Opera Victoria. Il fait ses débuts européens avec les Parnassus Arts Productions en 2015 dans le rôle de Marzia (Catone in Utica de Leonardo Vinci) aux côtés de Max Emanuel Cenčić et Franco Fagioli à l’Opéra royal de Versailles, au Hessisches Staatstheater de Wiesbaden, au Bergen International Festival, au festival Enescu de Bucarest et au Theater an der Wien. En 2016, il chante les rôles de la Nourrice et d’Amore (L’Orfeo) à l’Opéra national de Lorraine à Nancy et à l’Opéra royal de Versailles, mis en scène par Luigi Rossi et dirigé par Raphaël Pichon, et dans celui d’Athamus (Semele) à l’Opera Omaha, sous la baguette de Stephen Stubbs.
Débuts au Grand Théâtre de Genève.
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© JULIEN BENHAMOU
Hunahpú • Contreténor
© BARBARA AUMÜLLER
Teculihuatzin • Mezzo-soprano
Débuts au Grand Théâtre de Genève.
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BIOGRAPHIES
Jarrett Ott
Thomas Cooley
Diplômé du Curtis Institute of Music, il étudie auprès de Randall Scarlata et Marlena Kleinman Malas. Au Curtis Opera Theatre, il tient des rôles comme Dandini (La Cenerentola), Marquis de la Force (Dialogues des Carmélites), Argante (Rinaldo), Aeneas (Dido & Aeneas), Valentin (Faust de Gounod), Harašta (La Petite Renarde rusée) et le Mari (Les Mamelles de Tiresias). De 2009 à 2012, il fait partie de la Chautauqua Institution. Il fait ses débuts professionnels au Gotham Chamber Opera. Il se produit souvent à l’Opera Philadelphia, notamment en Gregor Mitterhhofer (Elegy for Young Lovers), le Narrateur (Owen Wingrave), WP Inman de Cold Mountain de Jennifer Higdon, Marchese d’Obigny (La Traviata) et Der Graf de Capriccio. En 2015, il prend part au Santa Fe Opera’s Apprentice Program, interprétant Marullo (Rigoletto) et Inman (Cold Mountain), il est invité à l’Annapolis Opera pour Guglielmo (Così fan tutte). En 2015-2016, il se produit en concert pour ses débuts européens avec l’Ensemble intercontemporain à Paris, sous la direction de Matthias Pintscher. Autres débuts importants : Masetto de Don Giovanni au Santa Fe Opera et Falling Man de Kenneth Fuchs au Symphony Space à New York. Il donne aussi de nombreux récitals en Amérique du Nord à la Brooklyn Art Song Society et au Carnegie Hall (Israel in Egypt avec la New York Choral Society). En 2016-2017, il participe à une tournée le l’opéra de Perm et musicAeterna avec The Indian Queen en version de concert, il fait ses débuts dans le rôle de Curly (Oklahoma !) au Glimmerglas Festival, Anthony (Sweeney Todd) au New Orleans Opera et Zurga (Les Pêcheurs de perles) au North Carolina Opera.
Salué pour ses compétences en musique baroque, Thomas Cooley est un interprète particulièrement demandé pour les œuvres de Bach et de Haendel. Dans ce répertoire, il se produit avec des formations comme les Philharmonia Baroque Orchestra, Music of the Baroque (où il est artiste en résidence en 2015-2016), Bethlehem Bach Choir, Akademie für alte Musik, Boston Baroque, Violons du Roy et Münchener Bach-Chor. Dans le domaine de l’opéra, il se focalise sur des rôles d’œuvres de Mozart, Haendel et Britten. Il chante aussi le Comte Almaviva (Il Barbiere di Siviglia), le rôle-titre de Candide et Tristan (Le Vin herbé). Également actif sur la scène symphonique, il est récemment engagé pour la première mondiale de Creation/Creator de Christopher Theofanidis avec l’Atlanta Symphony, Psalmus Hungaricus de Kodály, le Te Deum de Bruckner et Parsifal avec le St. Louis Symphony. Il se produit fréquemment aux festivals Lincoln Center Mostly Mozart et d’Atlanta, avec le St. Paul Chamber Orchestra, les orchestres symphoniques du Minnesota, de Québec, les philharmonies de Copenhague et d’Osaka, le Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks, le National Arts Center Orchestra d’Ottawa et le Gewandhausorchester de Leipzig. Cette saison, il chante au Carnegie Hall avec l’Indianapolis Symphonic Choir dans Les Illuminations de Britten et Zabur de Mohammed Fairouz, avec le Minnesota Orchestra dans le Messiah de Haendel, avec le Music of the Baroque dans Alexander’s Feast de Haendel et Der Tag des Gerichts de Telemann et avec le Berner Kammerchor dans la Passion selon saint Jean de Bach. Il interprète Idomeneo en version de concert au Carmel Bach Festival et Joshua avec le Philharmonia Baroque Orchestra et Nicholas McGegan.
Débuts au Grand Théâtre de Genève.
© PAUL FOSTER-WILLIAMS
Don Pedrarias Dávila • Ténor
© DR
Don Pedro de Alvarado • Baryton
Débuts au Grand Théâtre de Genève.
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BIOGRAPHIES
Christophe Dumaux
Willard White
Adolescent, Christophe Dumaux participe aux Masterclasses de Ja m e s B o w m a n e t d e Noelle Barker, puis poursuit ses études au Conservatoire de Paris. En 2002, à 22 ans, il fait des débuts professionnels remarqués dans le rôle d’Eustazio (Rinaldo) sous la direction de René Jacobs au Festival de Radio-France. Il est depuis lors régulièrement invité sur de prestigieuses scènes lyriques et festivals. En 2011, il est invité à l’Opéra national de Paris pour Akhmatova de Bruno Mantovani et Giulio Cesare (Tolomeo). Cette même année, il est salué dans le rôle-titre de Giulio Cesare au Château de Versailles et dans celui de Rinaldo à Glyndebourne. En 2012, il fait ses débuts au Festival de Salzbourg dans une nouvelle production de Giulio Cesare (Tolomeo). Il reprend ce rôle l’année suivante au Metropolitan Opera et à l’Opéra national de Paris. On a pu l’entendre à l’Opernhaus de Zurich dans Sale et plus récemment dans Il Ritorno d’Ulisse in patria (l’Humana Fragilità/Pisandro) et La Verità in cimento de Vivaldi. En 2014, il interprète son premier rôle mozartien en Farnace dans Mitridate, re di Ponto au Festival Drottningholm de Stockholm. Récemment, il est Tamerlano à La Monnaie de Bruxelles et au De Nationale Opera d’Amsterdam, Ottone au Theater an der Wien, Farnace au Théâtre des Champs-Élysées, Polinesso (Ariodante) à l’Opéra de Lausanne et chante dans le Messiah avec le Philadelphia Orchestra. Il enregistre de nombreux disques dont des Arias de Bach et Septem verba a Christo de Pergolesi dirigés par René Jacobs. Parmi ses projets : Ariodante au Staatstheater de Stuttgart.
Né en Jamaïque, il étudie à la Jamaican School of Music, puis à la Juilliard School. Depuis ses débuts au New York City Opera en 1974, il chante sur les plus prestigieuses scènes lyriques internationales. Parmi les moments phares de sa carrière figurent : le Commandeur (Don Giovanni) à La Monnaie, Wotan (Das Rheingold) avec le Mariinski en tournée, Trinity Moses (Aufstieg und Fall der Stadt Mahagonny) et Klingsor (Parsifal) à Covent Garden, Ibn-Hakia (Iolanta) au Festival d’Aix-enProvence, le Pape Clément VII (Benvenuto Cellini) à l’English National Opera, Hercule (Alceste) au Teatro Real, le Prêtre (Babylon de Jörg Widmann) au Bayerische Staatsoper, Tannhäuser au Kongelige Teater, Arkel (Pelléas et Mélisande) au Metropolitan Opera et Goriantchikov (De la maison des morts) au Berliner Staatsoper et plus récemment Trinity Moses à Rome, Arkel, Ibn-Hakia à Lyon et Vodnik (Rusalka) à Glasgow. En concert, on a pu l’entendre en Méphistophélès avec le Cleveland Orchestra et Charles Dutoit au Festival de Verbier, Golaud avec le Chicago Symphony Orchestra, Barbe-Bleue avec le Royal Philharmonic Orchestra au Royal Festival Hall, dans une version de concert de Pelléas et Mélisande et de Porgy and Bess avec le Berliner Philharmoniker et Simon Rattle, et en Barbe-Bleue avec le Los Angeles Philharmonic et Esa-Pekka Salonen. Il est nommé Commander of the Order of the British Empire en 1995 et anobli par la reine Elizabeth II en 2004. Il est président du Royal Northern College of Music. Parmi ses projets, des invitations au Royal Opera House, à l’Opéra national de Paris, au De Nationale Opera d’Amsterdam et au Festival d’Aix-en-Provence.
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Au Grand Théâtre de Genève : Il Ritorno d’Ulisse in patria
Au Grand Théâtre de Genève : La Damnation de Faust
(L’Humana Fragilità) 05-06, L’Incoronazione di Poppea (Ottone)
(Méphistophélès) 08-09, Billy Budd (John Claggart) 93-94, Don
06-07.
Giovanni (Leporello) 90-91.
© DR
Sacerdote Maya • Baryton
© DR
Ixabalanqué • Contreténor
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BIOGRAPHIES
Maritxell Carrero Actrice, comédienne et musicienne, Maritxell Carrero étudie au Margie Haber Studio à Los Angeles, à la BFA Florida International University, à l’Actors Movement Studio à New York (technique Chekhov) et auprès de Ted Morrison et Janice Orlandi. Elle joue dans plusieurs telenovelas au Mexique, dont Bajo la riendas del amor (TV), Las dos caras de Ana (Venevision) et Dame Chocolate (Telemundo). Au théâtre, elle interprète Adela de La casa de Bernarda Alba (Foundation of the Arts), Maria Teresa de In the Time of Butterflies au San Diego Rep., Martina de Becoming Cuba au North Coast Repertory Theater, Lydia (All my Sons) au Matrix Theater (LA), Hermia et Fairy (A Midsummer Night’s Dream) à La Jolla Playhouse, Violet (Picked) et Patrice (Bureau of Missing) au Baldwin New Play Festival, La Lupe (Besito Pa’Ti) au Centro Cultural Raza de San Diego, Conchita (Anna in the Tropics) au Wertheim Performing Arts et Maria (West Side Story) au CABA Performing Arts Center Training. Au cinéma, elle joue dans El Abuelo, Break from Reality, Deliver Us et Freedom Granted. Récemment, elle reçoit les honneurs de la ville de Mayagüez au Porto Rico pour sa contribution aux Arts. En 2015, elle se produit dans The Indian Queen mis en scène par Peter Sellars et nominé aux « Golden Mask 2015 » - à l’English National Opera, au Teatro Real de Madrid et à l’Opéra de Perm. Elle écrit A Revolutionary Mystic – a one woman show basé sur la vie de la prisonnière politique portoricaine Lolita Lebron, et COMA – pièce qui explore les sentiments de perte et d’amour.
© DR
Leonor • Récitante
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INFORMATIONS PRATIQUES OPÉRA DES NATIONS Horaires des représentations Les représentations ont lieu généralement à 19 h 30 en soirée et à 15 h en matinée. Pour certains spectacles, ces horaires peuvent être différents. Les horaires sont toujours indiqués sur les billets. Ouverture des portes L’accès à la salle est possible trente minutes avant le spectacle. Retardataires Par respect pour le public et les artistes, après le début du spectacle l’accès à la salle se fait à la première interruption et aux places accessibles. Un circuit vidéo permet généralement de suivre le début du spectacle. Aucun remboursement ou échange de billet ne sera effectué en cas de retard. Vestiaires Des vestiaires payants sont à la disposition du public à l’entrée de l’Opéra des Nations (Fr. 2.-). Jumelles Des jumelles peuvent être louées dans tous les vestiaires (Fr. 5.-).
BARS Dès 1 heure avant le spectacle et à l’entracte Les bars du hall d’entrée et de la mezzanine vous proposent boissons et petite restauration.
CONFÉRENCE DE PRÉSENTATION
Trente minutes avant chaque opéra, un musicologue vous donne quelques clés pour mieux apprécier le spectacle.
SUR L’ŒUVRE
Pour chaque opéra et création chorégraphique de la saison 15-16, une conférence très complète sur l’œuvre est organisée quelques jours avant la première représentation, toujours à la même heure, 18 h 15, par l’Association genevoise des amis de l’opéra et du ballet au Théâtre de l’Espérance, 8, rue de la Chapelle, 1207 Genève. www.amisdelopera.ch
Rehausseurs Disponibles aux vestiaires (service gratuit). Enregistrements Il est interdit de photographier, de filmer ou d’enregistrer les spectacles. Tout contrevenant peut être soumis à des poursuites. Surtitrage Les ouvrages font généralement l’objet d’un surtitrage bilingue français-anglais. Le Grand Théâtre remercie vivement la Fondation Hans-Wilsdorf grâce à laquelle ce surtitrage vous est proposé. Programmes Les programmes du spectacle sont en vente sur place auprès du personnel de salle ainsi qu’à la billetterie du Grand Théâtre située à l’Opéra des Nations et à la Maison des Arts du Grütli.
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Réservation de groupe Les associations et groupements à but non lucratif peuvent réserver des places de spectacle à tarifs préférentiels durant toute la saison. Dossier spécial et réservation T +41 22 322 50 50 F + 41 22 322 50 51 groupes@geneveopera.ch Soirées entreprises Les entreprises souhaitant organiser une soirée au Grand Théâtre peuvent prendre contact avec Aurélie Élisa Gfeller, notre responsable du mécénat. T +41 22 322 50 58 F + 41 22 322 50 98 mecenat@geneveopera.ch
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BILLETTERIE DU GRAND THÉÂTRE À l’Opéra des Nations 40, avenue de France. Du lundi au vendredi de 10 h à 18 h, sauf le lundi, ouverture à 12 h. Les jours de spectacle jusqu’à l’heure de la représentation. Si le spectacle a lieu le samedi ou le dimanche, la billetterie est ouvertes 1 h 30 avant le début de la représentation. À la Maison des Arts du Grütli 16, rue du général Dufour. Du lundi au samedi de 10 h à 18 h, sauf le lundi, ouverture à 12 h. Fermeture le samedi à 17 h. Par téléphone T + 41 22 322 50 50. Du lundi au vendredi de 10 h à 18 h Par courriel, fax ou courrier Billetterie du Grand Théâtre CP 5126 - CH 1211 Genève 11 billetterie@geneveopera.ch F + 41 22 322 50 51 En ligne sur le site www.geneveopera.ch Réservez vos places et collectez-les à la billetterie du Grand Théâtre ou imprimez-les directement à votre domicile. Les places réservées sont à régler dans les 48 h. Selon les délais, les billets réservés et payés peuvent être envoyés à domicile (Frais de port : Fr. 4.-). Modes de paiement acceptés : Mastercard et Visa Dans le réseau FNAC en Suisse et en France Tarifs réduits Un justificatif doit être présenté ou envoyé pour tout achat de billet à tarif réduit. Remboursement / échange Les billets sont remboursés ou échangés seulement lors d’annulation de spectacle et non en cas de modifications de programmation ou de distribution en cours de saison. Les abonnés du Grand Théâtre ainsi que les détenteurs de la carte fidélité du Grand Théâtre de Genève peuvent changer leurs dates de spectacles jusqu’à la veille de la représentions avant midi (1 er échange gratuit, puis Fr. 5.- par commande sauf pour les détenteurs du Grand abonnement Carré d’or).
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TARIF SPÉCIAUX
BILLETS JEUNES 25 % de réduction sur le plein tarif billetterie à partir de la catégorie C pour les jeunes de moins de 26 ans. CARTE 20 ANS/20 FRANCS Réduction de Fr 2.- sur l’achat de billet au tarif jeune et un programme de spectacle offert (Une pièce d’identité sera demandée pour accéder à la salle). TITULAIRES DU CHÉQUIER CULTURE Réduction de Fr. 10.- par chèque sur l’achat de places de spectacle à la billetterie du Grand Théâtre (chèques cumulables) PASSEDANSE Avec le Passedanse (valeur de Fr. 20.-), vous obtenez des réductions tarifaires sur les spectales chorégraphiques du Grand Théâtre de Genève et des partenaires du Passedanse. TARIFS PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP Gratuité pour l’accompagnant d’une personne malvoyante ou aveugle ; surclassement pour les personnes à mobilité réduite, malentendantes ou sourdes. OFFRE 30-30-30 Dans la limite des places disponibles, des places à Fr. 30.- sont proposées une demi-heure avant le début des spectacles aux personnes ayant jusqu’à 30 ans révolus sur présentation d’une pièce justificative.
3 30’ 0.30 s
an
BILLETS LAST MINUTE Dans la limite des places disponibles, des places à Fr. 30.- ou Fr. 50.- sont proposées une demi-heure avant le début des spectacles pour tout étudiant ou demandeur d’emploi de plus de trente ans sur présentation d’une pièce justificative.
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LE CERCLE DU GRAND THÉÂTRE Fondé en 1986, le Cercle du Grand Théâtre s’est donné pour objectif de réunir toutes les personnes et entreprises qui tiennent à manifester leur intérêt aux arts lyrique, chorégraphique et dramatique. Son but est d’apporter son soutien financier aux activités du Grand Théâtre et ainsi, de participer à son rayonnement. Bureau (mai 2016) M. Luc Argand, président M. Rémy Best, vice-président M. Jean Kohler, trésorier Mme Véronique Walter, secrétaire Mme Françoise de Mestral Autres membres du Comité (mai 2016) Mme Christine Batruch-Hawrylyshyn Mme Claudia Groothaert Mme Vanessa Mathysen-Gerst Mme Coraline Mouravieff-Apostol Mme Brigitte Vielle M. Gerson Waechter Membres bienfaiteurs M. et Mme Luc Argand M. et Mme Guy Demole Fondation Hans Wilsdorf M. et Mme Pierre Keller Banque Lombard Odier & Cie SA M. et Mme Yves Oltramare M. et Mme Adam Saïd Union Bancaire Privée – UBP SA M. Pierre-Alain Wavre M. et Mme Gérard Wertheimer Membres individuels S. A. Prince Amyn Aga Khan Mme Diane d’Arcis S. A. S. La Princesse Étienne d’Arenberg M. Ronald Asmar Mme René Augereau Mme Véronique Barbey Mme Christine Batruch-Hawrylyshyn
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Mme Maria Pilar de la Béraudière M. et Mme Philippe Bertherat Mme Antoine Best M. et Mme Rémy Best Mme Saskia van Beuningen Mme Françoise Bodmer M. Jean Bonna Prof. et Mme Julien Bogousslavsky Mme Christiane Boulanger Mme Clotilde de Bourqueney Harari Comtesse Brandolini d’Adda M. et Mme Robert Briner M. et Mme Yves Burrus Mme Caroline Caffin M. et Mme Alexandre Catsiapis Mme Maria Livanos Cattaui Mme Muriel Chaponnière-Rochat M. et Mme Neville Cook M. Jean-Pierre Cubizolle M. et Mme Claude Demole M. et Mme Olivier Dunant Mme Denise Elfen-Laniado Mme Diane Etter-Soutter Mme Clarina Firmenich M. et Mme Eric Freymond Mme Elka Gouzer-Waechter Mme Claudia Groothaert M. et Mme Philippe Gudin de La Sablonnière Mme Bernard Haccius M. Alex Hoffmann M. et Mme Philippe Jabre M. et Mme Éric Jacquet M. Romain Jordan Mme Madeleine Kogevinas M. et Mme Jean Kohler M. Marko Lacin Mme Brigitte Lacroix M. et Mme Pierre Lardy M. Christoph La Roche Mme Éric Lescure Mme Eva Lundin M. Bernard Mach M. et Mme Colin Maltby Mme Catherine de Marignac M. Thierry de Marignac
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Mme Mark Mathysen-Gerst M. Bertrand Maus M. et Mme Olivier Maus Mme Béatrice Mermod M. et Mme Charles de Mestral Mme Francis Minkoff Mme Jacqueline Missoffe M. et Mme Christopher Mouravieff-Apostol Mme Pierre-Yves Mourgue d’Algue M. et Mme Philippe Nordmann M. Yaron Ophir M. et Mme Alan Parker M. et Mme Shelby du Pasquier Mme Sibylle Pastré M. Jacques Perrot M. et Mme Wolfgang Peter Valaizon M. et Mme Gilles Petitpierre M. et Mme Charles Pictet M. et Mme Guillaume Pictet M. et Mme Ivan Pictet M. et Mme Jean-François Pissettaz Mme Françoise Propper Comte de Proyart Mme Adeline Quast Mme Ruth Rappaport M. et Mme François Reyl M. et Mme Andreas Rötheli M. et Mme Gabriel Safdié Comte et Comtesse de Saint-Pierre M. Vincenzo Salina Amorini M. Julien Schoenlaub Mme Claudio Segré Baron et Baronne Seillière Mme Christiane Steck M. et Mme Riccardo Tattoni M. et Mme Kamen Troller M. et Mme Gérard Turpin M. et Mme Jean-Luc Vermeulen M. et Mme Julien Vielle M. et Mme Olivier Vodoz Mme Bérénice Waechter M. Gerson Waechter M. et Mme Stanley Walter M. et Mme Rolin Wavre M. et Mme Lionel de Weck
Membres institutionnels 1875 Finance SA Banque Pâris Bertrand Sturdza SA Christie’s (International) SA Credit Suisse SA FBT Avocats SA Fondation Bru JT International SA Lenz & Staehelin MKB Conseil & Coaching SGS SA Vacheron Constantin
Inscriptions Cercle du Grand Théâtre de Genève Mme Gwénola Trutat 11, boulevard du Théâtre • CH-1211 Genève 11 T +41 22 321 85 77 F +41 22 321 85 79 du lundi au vendredi de 8 h à 12 h cercle@geneveopera.ch Compte bancaire N° 530 290 MM. Pictet & Cie Organe de révision Plafida SA
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PROCHAINEMENT OPÉRA
RÉCITAL
Manon
Opéra en 5 actes de Jules Massenet Coproduction Opéra Comique / Grand Théâtre de Genève à l’Opéra des Nations 12, 15, 17, 19, 21, 23, 27 septembre 2016 à 19 h 30 25 septembre 2016 à 15 h Direction musicale Marko Letonja Mise en scène Olivier Py Décors & costumes Pierre-André Weitz Lumières Bertrand Killy Avec Patricia Petibon, Bernard Richter, Pierre Doyen, Rodolphe Briand, Marc Mazuir, Bálint Szabó, Mary Feminear, Seraina Perrenoud, Marina Viotti Chœur du Grand Théâtre Direction Alan Woodbridge Orchestre de la Suisse Romande Conférence de présentation par Teresa Chevrolet en collaboration avec l’Association genevoise des amis de l’opéra et du ballet. Au Théâtre de l’Espérance Mercredi 7 septembre 2016 à 18 h 15
Thomas Hampson Baryton
À l'Opéra des Nations Mardi 13 septembre 2016 à 19 h 30 Piano Wolfram Rieger Schumann, Mahler
CONCERT
Erwin Schrott Baryton-basse
ROJOTANGO À l'Opéra des Nations Jeudi 29 septembre 2016 à 19 h 30 Bandonéon Claudio Constantini Piano Federico Lechner Violon Alejandro Loguercio Trombone Roberto Pacheco Percussions Jorge Perez Contrebasse Gina Schwarz Gardel, Cobián, Piazzolla, Veloso, Ziegler, Schwarz, Velázquez, Dominguez, Farrés, Lecuona y Casado, Puebla, Sandoval
Directeur de la publication Tobias Richter Responsable de la rédaction Daniel Dollé Responsable de l’édition Aimery Chaigne ont collaboré à ce programme Sandra Gonzalez, Petya Ivanova, Isabelle Jornod Impression Atar Roto Presse SA ACHEVÉ D’IMPRIMER EN AOÛT 2016
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DÈS
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Week-end
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À L’OPÉRA DES NATIONS
UN FAUTEUIL À VOTRE NOM Accompagnez-nous dans cette belle aventure en parrainant l’un de ses fauteuils.
ODN Mécénat du Grand Théâtre mecenat@geneveopera.ch
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www.geneveopera.ch T +41 22 322 5058
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