ERWIN
SCHROTT Basse-baryton
ROJOTANGO
SAISON1617
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À L’OPÉRA DES NATIONS
UN FAUTEUIL À VOTRE NOM Accompagnez-nous dans cette belle aventure en parrainant l’un de ses fauteuils.
ODN *
Mécénat du Grand Théâtre mecenat@geneveopera.ch
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www.geneveopera.ch T +41 22 322 5058
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SUBVENTIONNÉ PAR LA VILLE DE GENÈVE
PARTENAIRES DU GRAND THÉÂTRE DE GENÈVE ASSOCIATION DES COMMUNES GENEVOISES
CERCLE DU GRAND THÉÂTRE DE GENÈVE
ÉTAT DE GENÈVE
PARTENAIRE DE SAISON
PARTENAIRE DE SAISON
PARTENAIRE FONDATEUR DE LA TROUPE DES JEUNES SOLISTES EN RÉSIDENCE
PARTENAIRE DU PROGRAMME PÉDAGOGIQUE
PARTENAIRE DES RÉCITALS
FONDATION VALERIA ROSSI DI MONTELERA
PARTENAIRES DE PROJET
FAMILLE LUNDIN
FAMILLE FIRMENICH
PARTENAIRES MÉDIA
PARTENAIRES DU GENEVA OPERA POOL BANQUE PICTET & CIE SA CARGILL INTERNATIONAL SA HYPOSWISS PRIVATE BANK GENÈVE SA TOTSA TOTAL OIL TRADING SA UNION BANCAIRE PRIVÉE, UBP SA
PARTENAIRES D’ÉCHANGE CARAN D’ACHE
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EXERSUISSE
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CONCERT-RÉCITAL Jeudi 29 septembre 2016 à 19 h 30 À l’Opéra des Nations
ERWIN
SCHROTT Basse-baryton
ROJOTANGO
© THOMMY MARDO
Bandonéon Piano Violon Trombone Percussions Contrebasse
Claudio Constantini Federico Lechner Alejandro Loguercio Roberto Pacheco Jorge Perez Gina Schwarz
CARLOS GARDEL El día que me quieras
PABLO ZIEGLER Rojotango
OSVALDO FARRÉS Acércate más
JUAN CARLOS COBIÁN Nostalgias
Entracte
ERNESTO LECUONA Y CASADO Canto Indio
ASTOR PIAZZOLLA Milonga del Angel (instrumental)
GINA SCHWARZ Pásadlo bien! (instrumental)
CARLOS MANUEL PUEBLA Hasta siempre
CAETANO VELOSO Desde que o samba e samba… ASTOR PIAZZOLLA Rinascerò J'oublie (Oblivion)
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CONSUELO VELÁZQUEZ Bésame Mucho ALBERTO DOMÍNGUEZ Perfidia
VIOLETA PARRA SANDOVAL Gracias a la vida OSVALDO FARRÉS Quizás, quizás, quizás
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Les origines Conférence donnée en 1969 par Jorge Luis Borges
© DR
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esdames, messieurs, chers amis, […] Pour considérer l’histoire du tango, nous commencerons par le théâtre, l’environnement, pour ensuite passer aux personnages, puis à son évolution qui se déroule depuis plus d’un demi-siècle et après cela peut-être m’aventureraije quelque remarque timide sur le présent et l’avenir du tango. Nous pourrions peut-être également rappeler comment le jazz évolua de manière analogue, du hot jazz et de la navigation fluviale sur le Mississipi, jusqu’au cool jazz de certains musiciens intellectuels de Chicago et de Californie, loin des lieux et du contexte de ses origines. […] Je vous inviterais à oublier un moment le tango et à considérer – fût-ce de manière très succincte
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du tango – notre histoire argentine, cette histoire si brève dans le temps, qui atteint à peine deux siècles, et pourtant si riche, comme toutes les histoires et peut-être plus que les autres histoires, en événements dramatiques. Pensons cette récapitulation – rassurez-vous, elle ne sera pas exhaustive –, pensons à la reconquête partielle de ces territoires, pensons que notre pays fut l’une des colonies les plus pauvres et reculées, les plus suburbaines pourrait-on dire, du vaste empire espagnol, puisqu’il n’y avait pas ici ni de métaux précieux ni beaucoup d’habitants à convertir à la foi du Christ. Nous pourrions aussi penser au paradoxe qu’il ne fallut que quelques poignées d’espagnols pour renverser des empires comme celui du Mexique ou celui du Pérou. […]
[ci-dessus]
Buenos Aires, 1880 : la gare de Plaza Constitución, construite en 1865, où la pampa et les gauchos rencontrent les bords de la ville moderne. [à gauche]
Couverture de partition des années 30, La Cumparsita, tango de G. H. Matos Rodriguez.
Pensons ensuite à la fondation de villes qui ne seront au départ que de simples garnisons. Nous avons ensuite les invasions anglaises repoussées non par les autorités, mais par le petit peuple de Buenos Aires. Ensuite, la Révolution de Mai, les guerres de l’Indépendance, entreprises en grande partie par des Argentins, des Vénézuéliens, des Colombiens ; ces guerres qui emmenèrent tant d’Argentins au champ de bataille et les firent parfois mourir pour la patrie, puisque dans le dernier combat, celui d’Ayacucho, il y eut des grenadiers qui avaient commencé tout jeunes sous San Martín […] Puis le fait que Buenos Aires allait devenir l’une des grandes villes du monde. (…) Et pensons, avant tout, à ce que signifient plusieurs générations humaines : pensons aux batailles, aux
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LES ORIGINES DU TANGO JORGE LUIS BORGES
Il semble plutôt que le petit peuple, au départ, ait dédaigné le tango parce qu’il connaissait ses origines scabreuses. Cela se confirme par quelque chose que j’ai pu voir aux débuts du siècle dans Palermo, le quartier de mon enfance, et que j’ai vu, bien des années plus tard, aux carrefours de la rue Boedo, avant la deuxième dictature. À savoir, j’ai vu des couples d’hommes dansant le tango, disons le boucher ou un charretier, l’un d’eux arborant parfois un œillet à l’oreille, dansant le tango au rythme d’un orgue de Barbarie. Car les femmes du peuple connaissaient les provenances infâmes du tango et refusaient de le danser. Et comme le dit Bates dans son Histoire du tango, il y avait des maisons, dont une s’appelait « Le Filet » dans la rue Defensa je crois, spécialement pour danser le tango, et seulement entre hommes. exils, aux maladies ou aux morts, à cette ultime tragédie que toute destinée humaine signifie. Et tout cela en l’espace d’un peu plus de cinquante ans. Et tout cela qui se passe d’une manière un peu obscure, puisque cela ne touche pas le reste du monde (à part quelques réalisations intellectuelles : le Modernisme, par exemple qui a lieu d’abord en Amérique et qui vient ensuite en Espagne, où il inspire de grands poètes comme Manuel et Antonio Machado, del Valle-Inclán et Juan Ramón Jimenez pour ne citer qu’eux). Et pensons que toute cette intrigue qui commence avec
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une prairie perdue sur laquelle il n’y avait même pas – ou alors très peu – d’herbe ou de gazon. Pensons que tout cela nous amène vers un grand pays comme celui que nous sommes, ou que nous fûmes jusqu’à il n’y a pas longtemps. Et pensons que le monde sait peu de chose à son sujet, mis à part deux mots : deux mots que si on les prononce à Édimbourg, à Stockholm, à Prague, voire Tokyo ou Samarcande, évoquent la République argentine et correspondent à un homme et à une musique (qui est par la même occasion une danse). Cet homme, c’est le gaucho.
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JORGE LUIS BORGES LES ORIGINES DU TANGO
Et il y a quelque chose de mystérieux à cela, parce que le type du berger à cheval solitaire se trouve partout en Amérique : depuis le Nebraska et le Montana jusqu’aux limites australes du continent. Nous avons le sertanejo, le ranger, le guaso, le gaúcho, le cowboy, le gaucho. Et celui qui devient célèbre en premier, sans se distinguer particulièrement des autres, c’est le gaucho. La preuve de cela se trouve dans un poème d’un grand poète nord-américain, Walt Whitman, qui en 1856 – quelques années après la chute du dictateur Rosas, écrit un poème généreux et cordial, au titre français (langue qu’il ignorait) « Salut au monde » où il commence par se parler à lui-même et à se demander : « Que vois-tu, Walt Whitman ? ». Et il répond qu’il voit une sphère, une sphère où il fait jour d’un côté et nuit de l’autre et qui tourne dans l’espace. Et ensuite : « Qu’entends-tu, Walt Whitman ? ». Et il entend alors les artisans et des chants surgissant de tous côtés. Il revient ensuite au « Que vois-tu, Walt Whitman ? », « Donne-moi la main, Walt Whitman ». Et quant il arrive, après les tumultes des vikings et les pèlerins du Gange, à nos régions, il dit : « Je vois le wacho traversant les plaines – je vois l’incomparable cavalier de chevaux son lasso sur le bras ; / Je vois sur les pampas la poursuite du bétail sauvage pour leurs cuirs.» Si Whitman n’avait écrit que « je vois l’incomparable cavalier », il n’aurait rien écrit du tout ; mais – pensant sans doute au dernier vers de l’Iliade qui dit : « Et c’est ainsi qu’ils accomplirent les funérailles de Hector, dompteur de chevaux » – il a écrit rider of horses, « cavalier de chevaux ». C’est cela qui donne sa force au vers. Et la mention du gaucho est loin d’être anodine, puisque le gaucho est l’un des personnages du tango, bien que Whitman n’ait peut-être jamais connu cette musique ou dansé cette danse. […] Et maintenant nous arrivons à une date, à une date et à un lieu. La date est antérieure à celle qu’on attribue d’ordinaire au tango, […] cette date, c’est l’an 1880. On suppose que c’est alors que paraît, de manière obscure, « clandestine » serait le terme plus juste, le tango. Et maintenant, pour ce qui est de la géographie du tango, […] nous avons
devant nous une ville de maisons basses, une ville provinciale. Le Dr. Bioy […] m’a parlé d’un pâté de maisons, dans la rue San José, où ne vivaient que des Noirs. Moi-même, étant gamin, j’ai eu l’occasion de voir plus d’habitants noirs à Buenos Aires qu’aujourd’hui, maintenant les Noirs ont pratiquement disparu. Ces Noirs étaient descendants d’esclaves et portaient les noms de leurs anciens maîtres avec lesquels ils maintenaient des relations fort cordiales, quasi familiales. De plus, à la différence des États-Unis, les Noirs argentins ne travaillaient pas la terre et se dédiaient aux travaux domestiques ; ils grandissaient et mouraient dans la maison de leurs maîtres, auxquels on les identifiait. Puis vint l’immigration et la transformation démographique : la ville allait grandissant. […] Voyons, donc, ce Buenos Aires d’autrefois, ce Buenos Aires de maisons basses, sans arbres, aux cours intérieures ; un Buenos Aires avec des tramways de chevaux, des tramways qui ne laissaient pas le passager au coin de la rue mais souvent devant la porte même de sa maison, où tout le monde se connaissait, où tous étaient parents, ou alors parents de ses parents. […] Nous avons une date, 1880, nous avons un lieu, Buenos Aires. Rendons-nous maintenant sur les lieux mêmes du tango. Quelle fut l’origine du mot ? Pour moi, elle me semble africaine, ou pseudo-africaine, tout comme le mot « milonga ». D’après Ventura Lynch, la milonga fut créée par les compadritos (ndt : dialecte portègne pour voyous, racailles) pour se moquer des Noirs et de leurs candombes (ndt : musique festive des habitants noirs du Rio de la Plata) et ils la dansaient dans les cabarets de bas étage des quartiers de Once et de Constitución. […] On en arrive aux lieux. On a beaucoup répété – et de nombreux films ont insisté là-dessus – que le tango est une créature des faubourgs (ndt : dans le texte, « el arrabal »), que le tango est de la banlieue. Et cette banlieue, bien entendu, était alors très proche du Centre. Mais les conversations que j’ai eues avec les témoins de cette époque m’ont indiqué que la notion de « faubourg » n’est pas du tout topographique. De plus, à l’époque on ne disait
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pas « faubourg » mais « bords» (ndt : dans le texte, « orillas ») et ces bords n’étaient pas seulement les bords du fleuve, mais plutôt, surtout, les bords de la terre. Et les bords les plus typiques et caractéristiques, étaient les bords des enclos à bétail d’autrefois, à savoir les bords de la campagne, de la poussière, des vachers et des lieux de distraction pour ce genre de personne. Alors, d’où provient le tango ? Tous s’accordent pour dire qu’il provient des mêmes lieux d’où proviendrait, quelques années plus tard, le jazz aux États-Unis. C’est à dire, des « casas malas » (ndt : litt. « maisons mauvaises », bordels et maisons closes). De nos jours, on trouve ces maisons dans tous les quartiers de la ville, mais à l’époque il y avait des quartiers, disons, spécialisés, […] comme le « quartier ténébreux » à l’angle des rues Junín et Lavalle. […] C’étaient de grandes maisons, avec des cours intérieures qu’on utilisait, de plus, comme lieux de réunion ; c’est-à-dire que des gens les fréquentaient pour jouer aux cartes, pour boire un verre de bière ou pour retrouver leurs amis. […] Cependant, si le tango était une danse venue des bords de la ville, son instrument d’alors aurait été celui qu’on entendait dans tous les magasins de Buenos Aires, l’instrument populaire par excellence, la guitare. Mais la guitare ne s’est ajoutée que bien plus tard aux instruments du tango, ou pas du tout. Et je crois que ce n’est que des années plus tard, dans le quartier d’Almagro me semblet-il, que s’est ajouté le bandonéon, instrument venu d’Allemagne. C’est cet argument qui me paraît concluant : dans les maisons de mauvaise vie, ce sont des instruments comme le piano, la flûte et le violon qui jouent la musique du tango, des instruments qui ne sont pas populaires et qui indiquent des moyens économiques supérieurs à ceux du compadrito dans son immeuble miteux. […] Il semble plutôt que le petit peuple, au départ, ait dédaigné le tango parce qu’il connaissait ses origines scabreuses. Cela se confirme par quelque chose que j’ai pu voir aux débuts du siècle dans Palermo, le quartier de mon enfance, et que j’ai vu, bien des années plus tard, aux carrefours de la rue Boedo,
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avant la deuxième dictature. À savoir, j’ai vu des couples d’hommes dansant le tango, disons le boucher ou un charretier, l’un d’eux arborant parfois un œillet à l’oreille, dansant le tango au rythme d’un orgue de Barbarie. Car les femmes du peuple connaissaient les provenances infâmes du tango et refusaient de le danser. Et comme le dit Bates dans son Histoire du tango, il y avait des maisons, dont une s’appelait « Le Filet » dans la rue Defensa je crois, spécialement pour danser le tango, et seulement entre hommes. […] Contrairement au destin de roman sentimental que lui ont réservé les films, ce n’est pas le peuple qui invente le tango ou l’impose aux gens bien. C’est exactement le contraire : ce sont les garçons bien, ces garçons qui adorent se battre, les premiers à pratiquer la boxe en Argentine, qui l’ont amené à Paris, où on l’a approuvé et rendu décent pour le ramener chez eux et l’imposer à la ville entière de Buenos Aires. C’est un hasard heureux que cela se soit passé ainsi. Voilà nos personnages : le compadrito, la canaille, le garçon bien et son équipe, la fille de mauvaise vie. C’est l’homme qui faisait la figure du corte, jamais la femme ; c’est l’homme qui décidait toutes les figures et la femme les acceptait. […] On a affirmé que le tango est « une pensée triste que l’on danse », comme si la musique provenait de pensées et non d’émotions ce qui n’a rien à voir avec les tangos célèbres de la première heure, comme « El Choclo ». […] Quant à l’étymologie possiblement africaine du mot tango, il ne faut pas oublier qu’il existe une musique espagnole appelée elle aussi « tango », bien différente de notre tango, ou plutôt de nos tangos et qu’il y a une différence quasi irrésoluble entre « El Choclo » et « La Cumparsita » et les dernières expériences de nos musiciens d’avant-garde. Lugones propose comme étymologie le mot latin tangere. Oui… Tangere, tango, tetigi, tactum. (ndt : « toucher ») mais il me semble tout à fait invraisemblable que les hôtes des bordels de l’époque fussent si humanistes pour choisir ainsi des mots latins. Je ne crois pas dans l’érudition des compadritos. Traduit de l'espagnol par Christopher Park
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JORGE LUIS BORGES LES ORIGINES DU TANGO
El tango mot tango, il ne faut pas oublier qu’il existe une ¿Dónde estarán? pregunta la elegía musique espagnole appelée elle aussi « tango », de quienes ya no son, como si hubiera bien différente de notre tango, ou plutôt de nos una región en que el Ayer, pudiera tangos et qu’il y a une différence quasi irrésoluble ser el Hoy, el Aún, y el Todavía. entre « El Choclo » et « La Cumparsita » et les dernières ¿Dónde estarán? (repito) el malevaje expériences de nos musiciens d’avant-garde. que fundópropose en polvorientos callejones le mot latin Lugones comme étymologie de tierraOui… o en perdidas tangere. Tangere, poblaciones tango, tetigi, tactum. (ndt : la secta del cuchillo y del coraje? « toucher ») mais il me semble tout à fait invraisemblable que les hôtes des bordels de l’époque fussent ¿Dónde estarán aquellos que pasaron, si humanistes pour choisir ainsi des mots latins. Je dejando a la epopeya un episodio, ne crois pas dans l’érudition des compadritos. una fábula al tiempo, y que sin odio, Traduit de l'espagnol par Christopher Park lucro o pasión de amor se acuchillaron?
Le tango
Los busco en su leyenda, en la postrera brasa que, a modo de una vaga rosa, guarda algo de esa chusma valerosa de Los Corrales y de Balvanera.
Je les cherche dans leur légende, au soir, Dans la braise qui, incertaine rose, Garde de cette pègre quelque chose, Pègre des Halles et du Vieil Abattoir.
¿Qué oscuros callejones o qué yermo del otro mundo habitará la dura sombra de aquel que era una sombra oscura, Muraña, ese cuchillo de Palermo?
Quelles sombres ruelles, quelle plaine D’un autre monde habite l’ombre dure De celui qui était une ombre obscure, Ce Muraña, ce couteau de Palerme ?
¿Y ese Iberra fatal (de quien los santos se apiaden) que en un puente de la vía, mató a su hermano, el Ñato, que debía más muertes que él, y así igualo los tantos?
Et ce terrible Iberra, (que Dieu l’ait En sa sainte garde) qui sur un pont Tua Nez-Plat son frère qui avait Fait plus de morts, et le compte était bon.
Una mitología de puñales lentamente se anula en el olvido; Una canción de gesta se ha perdido entre sórdidas noticias policiales.
C’est une mythologie de poignards Qui lentement s’annule dans l’oubli ; Une chanson de geste qui périt En de sordides et policières histoires.
Hay otra brasa, otra candente rosa de la ceniza que los guarda enteros; ahí están los soberbios cuchilleros y el peso de la daga silenciosa.
Il est une autre braise, un autre feu Dans la cendre où ils sont, une autre rose ; Tous ces fiers bretteurs sont là qui reposent Avec le poids du couteau silencieux.
Aunque la daga hostil o esa otra daga, el tiempo, los perdieron en el fango, hoy, más allá del tiempo y de la aciaga muerte, esos muertos viven en el tango.
S’ils ont perdu dans la boue le couteau Hostile, ou cet autre couteau, le temps, Malgré la mort et le temps accablant Tous ces morts sont vivants dans le tango.
En la música están, en el cordaje de la terca guitarra trabajosa, que trama en la milonga venturosa la fiesta y la inocencia del coraje.
Ils sont dans la musique, le cordage De la guitare obstinée, laborieuse, Qui trame dans la milonga heureuse La fête et l’innocence du courage.
Où sont-ils donc ? demande l’élégie Des disparus, comme s’il existait Une région où le passé serait L’Encore, le Toujours, et l’Aujourd’hui. Où donc (je le redis) la populace Qui a fondé dans des hameaux déserts, Dans des rues de poussière et de terre, La secte du couteau et de l’audace? Où sont-ils donc, ceux-là qui sont passés, Laissant à l’épopée un peu d’action, Leur fable au temps, et qui sans aversion, Lucre ou passion se sont entretués.
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LES ORIGINES DU TANGO JORGE LUIS BORGES
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Gira en el hueco la amarilla rueda de caballos y leones, y oigo el eco de esos tangos de Arolas y de Greco que yo he visto bailar en la vereda,
Dans le vide la roue jaune tournoie Avec chevaux et lions, j’entends l’écho Des tangos d’Arolas et de Greco Qu’on dansait sur le trottoir devant moi,
en un instante que hoy emerge aislado, sin antes ni después, contra el olvido, y que tiene el sabor de lo perdido, de lo perdido y lo recuperado.
Dans un instant qui émerge, isolé, Sans avant ni après, contre l’oubli, Et qui a goût de ce qui s’est enfui, Qui s’est enfui et qui est retrouvé.
En los acordes hay antiguas cosas: el otro patio y la entrevista parra. (Detrás de las paredes recelosas el Sur guarda un puñal y una guitarra.)
Dans les accords, il est des choses vieilles : L’autre patio et, entrevue, la treille (Entre les murs, à l’abri des regards, Le Sud conserve et guitare et poignard.)
Esa ráfaga, el tango, esa diablura, los atareados años desafía; hecho de polvo y tiempo, el hombre dura menos que la liviana melodía,
Rafale, le tango, ou diablerie, Aux années affairées, il se mesure ; Fait de poussière et de temps, l’homme dure Bien moins que la légère mélodie,
que solo es tiempo. El Tango crea un turbio pasado irreal que de algún modo es cierto, el recuerdo imposible de haber muerto peleando, en una esquina del suburbio.
Qui n’est que temps. Le tango crée, brumeux, Un passé irréel mais sûr alors, L’impossible souvenir d’être mort En se battant, dans un coin de banlieue.
JORGE LUIS BORGES EL OTRO, EL MISMO, 1964
JORGE LUIS BORGES L'AUTRE, LE MÊME (TR. ROGER CAILLOIS), 1965
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JORGE LUIS BORGES LES ORIGINES DU TANGO
Alguien le dice al tango
Quelqu’un dit au tango
Tango que he visto bailar contra un ocaso amarillo por quienes eran capaces de otro baile, el del cuchillo.
Tango, toi que j’ai vu danser Contre un long crépuscule jaune, Par tous ceux qui étaient capables De cette danse du couteau.
Tango de aquel Maldonado con menos agua que barro, tango silbado al pasar desde el pescante del carro.
Tango venu de ce ruisseau, qui avait plus de boue que d’eau, Tango qu’on sifflait en passant Depuis le siège du chariot.
Despreocupado y zafado, siempre mirabas de frente. Tango que fuiste la dicha de ser hombre y ser valiente.
Insouciant et effronté, Tu regardais toujours en face, Tango qui as été la joie D’être homme et d’avoir de l’audace.
Tango que fuiste feliz, como yo también lo he sido, según me cuenta el recuerdo; el recuerdo fue el olvido.
Tango qui as été heureux Comme je l’ai été aussi, C’est ce que dit mon souvenir ; Le souvenir ce fut l’oubli....
Desde ese ayer, ¡cuántas cosas a los dos nos han pasado! Las partidas y el pesar de amar y no ser amado.
Depuis ce passé que de choses A tous deux nous sont arrivées ! Les départs avec les chagrins D’aimer et n’être pas aimé.
Yo habré muerto y seguirás orillando nuestra vida. Buenos Aires no te olvida, tango que fuiste y serás.
Je serai mort, tu resteras Coulant au bord de notre vie. Pour Buenos Aires pas d’oubli, Tango tu fus et tu seras.
JORGE LUIS BORGES
JORGE LUIS BORGES (TR. ROGER CAILLOIS)
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Carlos Gardel
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(1890-1935)
El día que me quieras (Arr. : Natalia Villanueva-García/Erwin Schrott) Alfredo Le Pera (1900-1935)
Le jour où tu m’aimeras
Acaricia mi ensueño el suave murmullo de tu suspirar, ¡como ríe la vida si tus ojos negros me quieren mirar! Y si es mío el amparo de tu risa leve que es como un cantar, ella aquieta mi herida, ¡todo, todo se olvida!
Le doux murmure de ta respiration Caressait mon rêve. Comme la vie rit Si tes yeux noirs Veulent me regarder! Et si l’abri de ton rire léger, Qui est comme une chanson, Est à moi, Il apaise ma blessure, J’oublie tout, tout.
El día que me quieras la rosa que engalana, se vestirá de fiesta con su mejor color. Y al viento las campanas dirán que ya eres mía y locas las fontanas me contarán tu amor.
Le jour où tu m’aimeras, La rose qui décore Mettra ses habits de fête Avec sa meilleure couleur. Et les cloches diront au vent Que tu m’appartiens, Et les fontaines folles Me raconteront ton amour.
La noche que me quieras desde el azul del cielo, las estrellas celosas nos mirarán pasar. Y un rayo misterioso hará nido en tu pelo, luciérnaga curiosa que verás ¡que eres mi consuelo!
La nuit où tu m’aimeras Depuis le bleu du ciel, Les étoiles jalouses Nous regarderont passer. Et un rayon mystérieux Fera son nid dans tes cheveux, Des vers luisants qui verront Que tu es mon réconfort.
El día que me quieras no habrá más que armonía. Será clara la aurora y alegre el manantial. Traerá quieta la brisa rumor de melodía. Y nos darán las fuentes su canto de cristal.
Le jour où tu m’aimeras Il n’y aura plus que de l’harmonie. L’aurore sera claire Et la source, joyeuse. La brise calme apportera La rumeur d’une mélodie. Et les fontaines nous donneront Leur chant de cristal.
El día que me quieras endulzará sus cuerdas el pájaro cantor, florecerá la vida, no existirá el dolor…
Le jour où tu m’aimeras L’oiseau chanteur Adoucira ses cordes. La vie fleurira La douleur n’existera pas.
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Juan Carlos Cobián
(1896-1942)
Nostalgias (Arr.: Natalia Villanueva-García/Erwin Schrott) Enrique Cadícamo (1900-1999)
Nostalgies
Quiero emborrachar mi corazón para apagar un loco amor, que más que amor es un sufrir: Y aquí vengo para eso, a borrar antiguos besos en los besos de otras bocas... Si su amor fue flor de un día ¿porqué causa es siempre mía esta cruel preocupación? Quiero por los dos mi copa alzar para olvidar mi obstinación y más la vuelvo a recordar.
Je veux saouler mon coeur pour oublier un amour fou Qui est une souffrance plus qu’un amour… Et je viens ici pour cela, pour effacer d’anciens baisers dans les baisers d’une autre bouche… Si ton amour fut fleur d’un jour, Pourquoi porter toujours en moi cette cruelle obsession ? Je veux, pour tous les deux, lever mon verre afin d’oublier mon obstination… Et je m’en souviens plus encore…
Nostalgias de escuchar su risa loca y sentir junto a mi boca como un fuego su respiración. Angustia de sentirme abandonado, y pensar que otro a su lado pronto, pronto le hablará de amor. Hermano, Yo no quiero rebajarme, ni pedirle, ni llorarle, ni decirle que no quiero más vivir... Desde mi triste soledad veré caer las rosas muertas de mi juventud.
Nostalgies d’écouter son rire fou, de sentir près de ma bouche, comme un incendie, sa respiration… Angoisse, de me sentir délaissé et de penser qu’une autre bouche bientôt… bientôt lui parlera d’amour… Mon frère, je ne veux pas m’humilier, ni l’appeler, ni la pleurer, ni lui dire que je ne pourrai plus vivre… Depuis ma triste solitude je verrai tomber les roses mortes de ma jeunesse.
Gime, bandoneón, tu tango gris, quizás a ti te hiera igual algún amor sentimental... Llora mi alma de fantoche, sola y triste en esta noche, noche negra y sin estrellas... Si las copas traen consuelo, aquí estoy con mi desvelo para ahogarlo de una vez. Quiero emborrachar mi corazón para después poder brindar por los fracasos del amor.
Gémis, bandonéon, ton tango gris – peut-être toi aussi es-tu blessé… par la nostalgie d’un amour… Pleure mon âme de pantin, seule et triste dans cette nuit, nuit de ténèbres sans étoiles… Puisque la boisson réconforte, j’ai apporté mon amertume pour la noyer d’un seul coup… Je veux me saouler sans regrets pouvoir trinquer à tous les malheurs de l’amour.
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Astor Piazzola
(1921-1992)
Milonga del Angel (instrumental) (Arr.: Pablo Ziegler/Erwin Schrott)
Caetano Veloso
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Milonga de l'Ange
(1942-)
Desde que o samba e samba … (Arr.: Pablo Ziegler/Erwin Schrott) Caetano Veloso (1942-)
Depuis que la samba est samba
A tristeza é senhora Desde que o samba é samba é assim A lágrima clara sobre a pele escura A noite, a chuva que cai lá fora Solidão apavora Tudo demorando em ser tão ruim Mas alguma coisa acontece No quando agora em mim Cantando eu mando a tristeza embora
La tristesse est seigneure Depuis que la samba est samba il en est ainsi La larme claire sur la peau foncée La nuit, la pluie qui tombe là dehors La solitude effraye Tout mettant longtemps à être aussi mauvais Mais quelque chose arrive Entre-temps maintenant en moi Chantant je renvoie la tristesse
A tristeza é senhora Desde que o samba é samba é assim A lágrima clara sobre a pele escura A noite e a chuva que cai lá fora Solidão apavora Tudo demorando em ser tão ruim Mas alguma coisa acontece No quando agora em mim Cantando eu mando a tristeza embora
La tristesse est seigneure Depuis que la samba est samba il en est ainsi La larme claire sur la peau obscure La nuit, la pluie qui tombe là dehors La solitude effraye Tout mettant longtemps à être aussi mauvais Mais quelque chose arrive Entre-temps maintenant en moi Chantant je renvoie la tristesse
O samba ainda vai nascer O samba ainda não chegou
La samba va naître encore La samba n’est pas encore arrivé
O samba não vai morrer Veja o dia ainda não raiou
La samba ne vas pas mourir Vois le jour n’a pas encore rayonné
O samba é o pai do prazer O samba é o filho da dor
La samba engendre le plaisir La samba naît de la douleur
O grande poder transformador
Le grand pouvoir transformateur.
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Astor Piazzola
(1921-1992)
Rinascerò (Preludio para el año 3001) (Arr.: Natalia Villanueva-García/Erwin Schrott) Horacio Ferrer (1933-2014)
Je renaîtrai (Prélude pour l'an 3001)
Io nascerò un’altra volta, in una sera di giugno, con questa voglia di amare e di vivere più che mai. Rinascerò, è destino, nell’anno 3001, sarò une festa di colori nella mia bella città.
Je naîtrai à nouveau, un soir de juin, avec cette envie d’aimer et de vivre plus que jamais. Je renaîtrai, c’est écrit, en l’an 3001, je serai une fête de couleurs dans ma belle ville.
I cani randagi abbaieranno alla mia ombra, col mio modesto bagaglio giungerò dall’aldilà; inginocchiato sulla riva del mare transparente un cuore nuovo di sale e fango mi plasmerò.
Les chiens errants aboieront contre mon ombre, avec mon modeste bagage j’arriverai de l’au-delà ; agenouillé sur la rive de la mer transparente, je me modèlerai un cœur neuf fait de sel et de boue.
Verranno un vagabondo, un pagliaccio e un mago, i miei immortali compagni, diranno: “Forza, su! Così! Così! Coraggio fratello, nasci che è duro, ma difficile è il lavoro di morire e rinascere poi!”
Un vagabond, un clown et un magicien arriveront, mes immortels compagnons, et ils diront : « Allez, courage ! Oui, comme ça ! Courage, mon frère, mais, c’est dur, mais mourir et renaître est un travail difficile ! »
Rinascerò, rinascerò, rinascerò, e una gran voce extraterrestre mi darà la forza grande, pura che mi servirà. Ritornerò, ricrederò e lotterò, e un fiore rosso all’occhiello porterò, e se nessuno è mai ritornato, io potrò. Paese mio, secolo trenta, tu vedrai, rinascerò, rinascerò, rinascerò!
Je renaîtrai, je renaîtrai, je renaîtrai, et une grande voix extraterrestre me donnera la force grande et pure qui me servira. Je reviendrai, je croirai à nouveau et je lutterai, et je porterai une fleur rouge à la boutonnière, et si nul n’a jamais su renaître, moi, j’y arriverai. Mon pays, trentième siècle, tu verras, je renaîtrai, je renaîtrai, je renaîtrai !
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ASTOR PIAZZOLA
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Rinascerò dalle cose che ho amato molto, tanto quando le ombre della casa diranno piano: “Qui!” Io bacerò il ricordo dei tuoi occhi taciturni, per terminare il poema che lasciai a metà.
Je renaîtrai des choses que j’ai beaucoup aimées, quand les ombres de la maison diront tout bas : « Ici ! » J’embrasserai le souvenir de tes yeux taciturnes pour terminer le poème que j’ai laissé à moitié inachevé.
Rinascerò dalla frutta di un mercato rionale, e dalla sciocca atmosfera di un romantico caffè, e dalle rovine d’un piccolo paese terremotato, e dalla rabbia della gente del sud… rinascerò!
Je renaîtrai des fruits d’un marché de quartier, et de la folle ambiance d’un café romantique, et des ruines d’un petit village victime d’un séisme, et de la rage des gens du Sud… je renaîtrai !
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ASTOR PIAZZOLA
J’oublie (Oblivion) (Arr.: Natalia Villanueva-García/Erwin Schrott) Astor Piazzolla (1921-1992) Lourds, soudain semblent lourds les draps de velours de ton lit quand j’oublie jusqu’à notre amour. Lourds, soudain semblent lourds tes bras qui m’entourent déjà dans la nuit. Un bateau part, s’en va quelque part, les gens se séparent, j’oublie, j’oublie… Tard, autre part dans un bar d’acajou des violons nous rejouent notre mélodie (mais j’oublie) Tard, on se sépare dansant joue contre joue, tout devient flou, et j’oublie, j’oublie. . . Court, le temps semble court, le compte à rebours de nos nuits, quand j’oublie jusqu’à notre amour. Court, le temps semble court, quand tes doigts parcourent ma ligne de vie. Sans un regard, des amants s’égarent sur un quai de gare. J’oublie, j’oublie. . . ERWIN SCHROTT | RÉCITAL-CONCERT | ROJOTANGO • GRAND THÉÂTRE DE GENÈVE
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Pablo Ziegler
(1944-)
Rojotango (Arr.: Natalia Villanueva-García/Erwin Schrott) Oscar Balducci († 2012)
Rouge tango
El cielo y el infierno de tu voz me están rompiendo la cabeza. Me dicen que se ha muerto todo amor en aquel rojo atardecer. Y queda solo un tango y la vereda, testigos de su amor y su querer.
Le ciel et l’enfer de ta voix me martèlent la tête. Ils me disent que tout l’amour est mort lors de ce rouge crépuscule. Et il ne reste qu’un tango, et le trottoir, témoins de son amour et de sa tendresse.
En vano uno pretende no cantar el compás rojo de su herida; en vano uno pretende no cantar el compás rojo de sus penas. El tango siempre llega en despedida al odio de tu ausencia sin adioses, y canta nuestra pena chiquitita, nuestros sueños sin adioses en la esquina de los dioses,
En vain prétendons-nous ne pas chanter le rythme rouge de notre blessure, en vain prétendons-nous ne pas chanter sur le rythme rouge de nos peines. Le tango arrive toujours pour les adieux, il déteste que tu partes sans dire au revoir, et il chante notre toute petite peine, nos rêves sans adieux, là où demeurent les dieux.
es rojo como el fiel de la traición, es rojo como el filo del puñal, humilde como el alma del carbón.
Il est rouge comme le fiel de la trahison, il est rouge comme le fil du poignard, humble comme l’âme du charbon.
Lo que nos queda cuando ya es tarde, cuando ya es tarde cuando diste el corazón, y quedan aquel rojo atardecer el cielo y el infierno de su voz, (el fuego y el incendio de su voz) tu voz.
Ce qu’il nous reste quand il est trop tard, quand il est trop tard, quand on a donné son cœur et qu’il ne reste en ce rouge crépuscule que le ciel et l’enfer de sa voix, (que le feu et l’enfer de sa voix) de ta voix.
Tu voz, el corazón que siempre di, su voz, el corazón que siempre di, el mismo corazón, el rojo corazón, el mismo corazón que siempre, rojo tango, rojo, rojo tango.
Ta voix, le cœur que j’ai toujours donné, sa voix, le cœur que j’ai toujours donné, ce même cœur, ce rouge cœur, le cœur de toujours, rouge tango, rouge, rouge tango.
El tango siempre llega en despedida…
Le tango arrive toujours pour les adieux…
Entracte
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Gina Schwarz
(1968-) Amusez-vous !
Pásadlo bien! (instrumental)
Consuelo Velázquez
(1916-2005)
Bésame Mucho (Arr.: Claudio Constantini) Consuelo Velázquez
Embrasse-moi beaucoup
Bésame, bésame mucho, Como si fuera esta la noche La última vez
Embrasse, embrasse-moi beaucoup Comme si cette nuit était La dernière fois Embrasse, embrasse-moi beaucoup Parce que j’ai peur de te perdre te perdre après Je veux t’avoir tout près Me regarder dans tes yeux, te voir à côté de moi Pense que peut-être demain Je serai déjà loin, très loin de toi Embrasse, embrasse-moi beaucoup Comme si cette nuit était La dernière fois Embrasse, embrasse-moi beaucoup Parce que j’ai peur de te perdre te perdre après Embrasse, embrasse-moi beaucoup
Bésame, bésame mucho, Que tengo miedo a perderte Perderte después Quiero tenerte muy cerca, Mirarme en tus ojos, verte junto a mi Piensa que tal vez mañana Yo ya estaré lejos, muy lejos de ti Bésame, bésame mucho, Como si fuera esta la noche La última vez Bésame, bésame mucho Que tengo miedo a perderte Perderte después Bésame, bésame mucho
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Alberto Domínguez
(1913-1975)
Perfidia (Arr.: Christian Kolonovits)
Perfidie
Nadie comprende lo que sufro yo, canto pues ya no puedo sollozar, solo, temblando de ansiedad estoy, todos me miran y se van.
Personne ne saura comment je souffre, autant qu’il n’y a même pas de sanglots, seul et tremblant d’anxiété, tous me regardent et s’en vont. Femme, si tu avais une parole avec Dieu demande-lui si je n’ai jamais une fois cessé de t’adorer. Et à la mer, reflet de mon cœur, ces instants qu’elle me vit pleurer la perfidie de ton amour. Je te cherche partout où je vais sans te retrouver ; Pourquoi vouloir d’autres baisers si tes lèvres se refusent à m’en donner ? Et toi, qui sait où tu iras, qui sait quelles aventures tu vivras, puisque tu es loin de moi!
Mujer, si puedes tu con Dios hablar pregúntale si yo alguna vez te he dejado de adorar. Y al mar, espejo de mi corazón, las veces que me ha visto llorar la perfidia de tu amor. Te he buscado por donde quiera que yo voy y no te puedo hablar; para que quiero otros besos si tus labios no me quieren ya besar? Y tú, quién sabe por donde andarás, quién sabe que aventuras tendrás, qué lejos estás de mí.
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Osvaldo Farrés
(1902-1985)
Acércate más (Arr.: Erwin Schrott) Osvaldo Farrés
Viens plus près
Acércate más, y más, y más, pero mucho más.
Viens plus près, et plus, et plus, mais beaucoup plus. Et embrasse-moi donc, tellement, tellement, comme toi tu sais embrasser. Mais embrasse-moi vite, parce que je souffre, ne le vois-tu pas, que je te désire, sans que tu le veuilles.
Y bésame así, así, así, como besas tú. Pero besa pronto, porque estoy sufriendo, no lo estás tú viendo, que lo estoy queriendo, sin quererlo tú. Acércate más, y más, y más, pero mucho más. Y bésame así, así, así, como besas tú. Acaso pretendes a desesperarme? Ven por Dios a darme ese beso tuyo que te pido yo.
Viens plus près, et plus, et plus, mais beaucoup plus. Et embrasse-moi donc, tellement, tellement, comme toi tu sais embrasser. Peut-être veux-tu m’amener au désespoir Mais, pour l’amour de Dieu, donne-moi ce baiser celui que je demande.
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Ernesto Lecuona y Casado
(1895-1963)
Canto Indio (Arr.: Erwin Schrott) Ernesto Lecuona y Casado
Chant Indien
Hubo una vez una princesa divina oriental que prendada quedó de un servidor de su corte gentil mas el rey ordenó segura muerte al esclavo infeliz y la pobre princesa llora su amor en este cantar Ya mi corazón y mi alma se han de morir de dolor porque no verán jamás tus ojos de zahorí y de pasión
Il était une fois une divine princesse orientale qui s’était éprise d’un serviteur aimable à sa cour mais le roi ordonna une mort certaine au malheureux esclave et la pauvre princesse pleura son amour à travers ce chant Et mon cœur et mon âme s’en vont mourir de peine parce qu’ils ne verront plus jamais tes yeux de clairvoyant] et de passion Si je pouvais te ramener à la vie, te revoir à mes côtés si je pouvais embrasser ta bouche encore une fois douce illusion
Si pudiera hacerte yo vivir verte de nuevo junto a mí si yo otra vez tu boca pudiera besar dulce ilusión
Carlos Manuel Puebla
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(1917-1989)
Hasta siempre (Arr.: Erwin Schrott) Carlos Manuel Puebla
À toujours
Aprendimos a quererte Desde la histórica altura Donde el sol de tu bravura Le puso cerco a la muerte. Aquí se queda la clara, La entrañable transparencia, De tu querida presencia, Comandante Che Guevara. Tu mano valiosa y fuerte Sobre la historia dispara Cuando todo Santa Clara Se despierta para verte.
Nous avons appris à t’aimer Depuis ta grandeur historique Où le soleil de ta bravoure A fait une place à la mort. Ici reste claire La chère transparence, De ta présence chérie, Commandant Che Guevara. Ta main vaillante et forte Se déploie sur l'histoire entière Lorsque tout Santa Clara Se réveille pour te voir.
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Aquí se queda la clara, La entrañable transparencia, De tu querida presencia, Comandante Che Guevara. Vienes quemando la brisa Con soles de primavera Para plantar la bandera Con la luz de tu sonrisa. Aquí se queda la clara, La entrañable transparencia, De tu querida presencia, Comandante Che Guevara. Tu amor revolucionario Te conduce a nueva empresa Donde esperan la firmeza De tu brazo libertario. Aquí se queda la clara, La entrañable transparencia, De tu querida presencia, Comandante Che Guevara. Seguiremos adelante Como junto a tí seguimos Y con Fidel te decimos: Hasta siempre Comandante. Aquí se queda la clara, La entrañable transparencia, De tu querida presencia, Comandante Che Guevara.
Ici reste claire La chère transparence, De ta présence chérie, Commandant Che Guevara. Tu viens brûlant la brise Avec des soleils de printemps Pour planter le drapeau Avec la lumière de ton sourire. Ici reste claire La chère transparence De ta présence chérie, Commandant Che Guevara. Ton amour révolutionnaire Te conduit vers de nouvelles entreprises Où l’on attend la fermeté De ton bras qui aime la liberté. Ici reste claire La chère transparence, De ta présence chérie, Commandant Che Guevara. Nous irons de l’avant Comme nous t’avons suivi à tes côtés Et avec Fidel nous te disons À toujours Commandant ! Ici reste claire La chère transparence, De ta présence chérie, Commandant Che Guevara.
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Violeta Parra Sandoval
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(1917-1967)
Gracias a la vida (Arr.: Pablo Ziegler/Erwin Schrott) Violeta Parra Sandoval
Merci à la vie
Gracias a la vida, que me ha dado tanto, Me dio dos luceros que, cuando los abro, Perfecto distingo lo negro del blanco. Y en el alto cielo su fondo estrellado Y en las multitudes el hombre que yo amo.
Merci à la vie qui m’a tant donné, qui m’a donné des yeux vifs, et quand je les ouvre, je distingue parfaitement le noir du blanc. Et au firmament, le fond étoilé du ciel, et au sein des foules, l’homme que j’aime.
Gracias a la vida, que me ha dado tanto, Me ha dado el sonido y el abecedario. Con él las palabras que pienso y declaro: Madre, amigo, hermano y luz alumbrando La ruta del alma del que estoy amando.
Merci à la vie qui m’a tant donné, qui m’a donné la voix et l’alphabet. Et avec lui, les mots que je pense et que je dis: Mère, ami, frère et lumière qui éclaire le chemin de l’âme de celle que j’aime.
Gracias a la vida, que me ha dado tanto, Me ha dado la marcha de mis pies cansados. Con ellos anduve ciudades y charcos, Playas y desiertos, montañas y llanos, Y la casa tuya, tu calle y tu patio.
Merci à la vie, qui m’a tant donné, qui m’a donné la démarche de mes pieds fatigués; Avec eux j’ai foulé villes et flaques d’eau, Plages et déserts, montagnes et plaines, Et ta maison, ta rue et ton patio.
Gracias a la vida que me ha dado tanto, Me dio el corazón que agita su marco. Cuando miro el fruto del cerebro humano, Cuando miro al bueno tan lejos del malo, Cuando miro al fondo de tus ojos claros.
Merci à la vie qui m’a tant donné, qui m’a donné le coeur qui s’agite dans son envelope. Quand je contemple le fruit du cerveau humain, Quand je contemple le bien si éloigné du mal, Quand je plonge au fond de tes yeux clairs.
Gracias a la vida, que me ha dado tanto, Me ha dado la risa y me ha dado el llanto. Así yo distingo dicha de quebranto, Los dos materiales que forman mi canto, Y el canto de ustedes, que es mi mismo canto, Y el canto de todos que es mi propio canto.
Merci à la vie, qui m’a tant donné, qui m’a donné le rire et qui m’a donné les larmes. Ainsi je distingue la joie de la douleur, Les deux éléments qui constituent mon chant, et votre chant, qui n’est autre que mon chant, Et le chant de tous, qui est mon propre chant.
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Osvaldo Farrés
(1902-1985)
Quizás, quizás, quizás (Arr.: Claudio Constantini) Osvaldo Farrés
Peut-être, peut-être, peut-être (« Qui sait, qui sait, qui sait »)
Siempre que te pregunto Que, cómo, cuándo, y dónde Tú siempre me respondes Quizás, quizás, quizás.
Chaque fois que je te demande Quoi, comment, quand et pourquoi Tu me réponds toujours Peut-être, peut-être, peut-être.
Y así pasan los días Y yo, desesperando Y tú, tú contestando Quizás, quizás, quizás.
Et ainsi passent les jours Et moi, désespéré, Et toi, toi tu me réponds Peut-être, peut-être, peut-être.
Estás perdiendo el tiempo Pensando, pensando Por lo que más tú quieras ¿Hasta cuándo? ¿Hasta cuándo?
Tu es en train de perdre ton temps À penser, à penser À ce que tu aimerais le plus, Jusqu’à quand ? Jusqu’à quand ?
Y así pasan los días Y yo, desesperando Y tú, tú contestando Quizás, quizás, quizás.
Et ainsi passent les jours Et moi, désespéré, Et toi, toi tu me réponds Peut-être, peut-être, peut-être.
Estás perdiendo el tiempo Pensando, pensando Por lo que más tú quieras ¿Hasta cuándo? ¿Hasta cuándo?
Tu es en train de perdre ton temps À penser, à penser À ce que tu aimerais le plus, Jusqu’à quand ? Jusqu’à quand ?
Y así pasan los días Y yo, desesperando Y tú, tú contestando Quizás, quizás, quizás.
Et ainsi passent les jours Et moi, désespéré, Et toi, toi tu me réponds Peut-être, peut-être, peut-être.
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BIOGRAPHIES Erwin Schrott
Claudio Constantini
Erwin Schrott est acclamé sur les scènes internationales les plus prestigieuses, comme La Scala de Milan, le Metropolitan Opera de New York, l’Opéra national de Paris, le Washington National Opera, les Staatsopern de Vienne et de Hambourg, le Teatro Colón de Buenos Aires, le Royal Opera House, Covent Garden de Londres, le Maggio Musicale et Teatro Comunale de Florence, le Théâtre royal de La Monnaie de Bruxelles et le Teatro San Carlo de Naples. En 1998, il gagne le 1er Prix et le Prix du public au concours Operalia. Il est particulièrement salué dans son interprétation des rôles de Don Giovanni et de Leporello (Don Giovanni) et dans le rôle-titre des Nozze di Figaro. En été 2008, il fait ses débuts au Festival de Salzbourg en Leporello. Récemment, il incarne Don Giovanni à Londres, Milan, Florence, Washington DC, Los Angeles, Séville, Turin et lors d’une tournée du Metropolitan au Japon, ainsi que Figaro au Metropolitan, Covent Garden, Wiener Staatsoper, Opernhaus Zürich et Palau de les Arts Reina Sofía de Valence. Son répertoire comprend aussi des rôles tels que Pagano (I Lombardi de Verdi), Attila, Banquo (Macbeth) et Escamillo (Carmen). En 2012, il fait ses débuts dans le rôle de Procida (Les Vêpres siciliennes) à Covent Garden, puis en 2015 au Théâtre royal de Copenhague. Artiste en exclusivité avec Sony Classical, il enregistre en 2011 Rojotango, qui remporte le prix ECHO. Parmi ses engagements récents figurent : Figaro à Covent Garden, Leporello au Wiener Staatsoper, Don Giovanni au Bayerische Staatsoper et au Teatro Colón, Attila au Teatro Massimo de Palerme, Mefistofele (Faust de Gounod) au Festspielhaus de Baden-Baden, rôle qu’il reprendra en novembre au Bayerische Staatsoper.
Originaire de Lima. La carrière de Claudio Constantini a plusieurs facettes : bandonéoniste et pianiste, il est aussi compositeur et arrangeur musical de renommée internationale. Son premier CD, enregistré en 2014, fut la première intégrale des œuvres pour piano de Debussy. Il interprète ses propres œuvres pour bandonéon et piano avec d’autres musiciens dans un CD intitulé Suite Latinoamericana. Comme bandonéoniste, il se concentre sur le tango argentin, la musique classique et le jazz. Il se produit sur la scène du jazz avec le groupe qu’il dirige, le Constantini TangoJazz Ensemble.
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Basse-baryton
Bandonéon
Débuts au Grand Théâtre de Genève
Federico Lechner Piano
Originaire de Buenos Aires. Il collabore avec de nombreux musiciens dans le circuit du jazz espagnol, dont Jorge Pardo, Antonio Serrano, Chano Dominguez, Perico Sambeat, Javier Colina, Pedro Ruy Blas, Bob Sands, Ximo Tébar, Israel Sandoval et Chema Saiz. Il participe à des tournées aux États-Unis, en Europe et en Amérique du Sud avec des artistes tels que Jerry Gonzalez, Christian Howes, Sonny Fortune, Ugonna Okegwo et Rez Abbasi. Son Tango & Jazz Trio s’est produit en Espagne, Argentine, Europe et aux États-Unis. Ses enregistrements comprennent Gardelería, qui reçut le prix Gardel, en tant que meilleur album de tango alternatif.
Débuts au Grand Théâtre de Genève Débuts au Grand Théâtre de Genève
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BIOGRAPHIES
Alejandro Loguercio
Jorge Perez
Originaire de Valencia (Venezuela). Alejandro Loguercio commence ses études musicales au programme d’éducation musicale vénézuélien El Sistema, puis au Conservatorio de Música de Valencia. Il est ensuite engagé comme premier violon à l’Orquesta Sinfónica de Carabobo. Puis il joue deux ans dans l’orchestre de chambre Filarmónica del Caribe en Colombie. En 2003, Alejandro Loguercio se rend à Vienne pour étudier auprès de Klaus Maetzl (ancien musicien du quartette Alban Berg) et jouer dans l’orchestre de chambre Johannes Meissl. Mis à part son engagement dans la musique de chambre avec les trios Arcos et Garufa, Alejandro Loguercio est premier violon à l’orchestre Max Steiner depuis 2013.
Originaire de Madrid, né à Boston. En 2004, il commence à jouer sur la scène du jazz en Espagne avec des groupes tels que Mojo Project, La Chuma Segura Hot Band et La Calle Caliente. Il étudie la musique à Cuba et au Berklee College of Music à Boston. Il collabore avec des artistes comme Victor Mendoza, Mark Walker, John Lockwood, Alaín Pérez, Daniel García, Paco Ortega, Ernesto Hermoza et Jorge Pardo et des orchestres comme les Kalani Trinidad Trio, Afrodisian Orchestra, La Orquestra Nacional de Jazz et Mahavishnu Flamenco Project. Il s’est produit aux festivals de jazz de Newport et de Monterey. Il dirige le groupe Patáx, un des jazz bands les plus populaires d’Espagne.
Débuts au Grand Théâtre de Genève
Débuts au Grand Théâtre de Genève
Roberto Pacheco
Gina Schwarz
Originaire de Madrid. Roberto Pacheco étudie la musique au conservatoire royal de Madrid, au Centro Superior Estudios del País Musikene et à l’Universidad Rey Juan Carlos de Madrid. Il s’est produit avec Terence Blanchard, Patti Austin, Jerry González, Alain Pérez, Javier Colina, Jorge Pardo, Pepe Rivero, Bob Sands, Bobby Martínez, Chayanne Shakira, Miguel Bosé et Nena Daconte, notamment. Il joue avec des groupes comme la Compañía de Flamenco de Joaquín Cortés, Gato Charro, Patáx, Afrodisian Orchestra et FONJAZZ. Ses enregistrements comprennent un concert avec Paquito D’Rivera (nominé aux Grammy Awards) et Alamedadosoulna (nominé aux Goya).
Originaire de Hollabrunn. Interprète et compositrice, Gina Schwarz étudie la musique à l’Universität für Musik und darstellende Kunst de Vienne, puis au Berklee College of Music de Boston et à New York auprès de Buster Williams, Cecil McBee et Dennis Irvin. Elle enseigne à l’Universität für Musik und darstellende Kunst de Vienne. Ses nombreux albums comprennent Gina Schwarz & SchwarzMarkt (son premier enregistrement en 2006) et un solo intitulé Jazzista édité en 2013. Elle participe aussi à des enregistrements avec Mike Scharf & Urban Dreamtime, le HH Jazz Quartet et le Robert Bachner Big Band.
Débuts au Grand Théâtre de Genève
Débuts au Grand Théâtre de Genève
Violon
Trombone
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Percussions
Contrebasse
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PROCHAINEMENT BALLET
OPÉRA
Ba\rock
Der Vampyr
Création chorégraphique mondiale
En coproduction avec le Komische Oper Berlin
À l'Opéra des Nations 21, 22, 24, 28, 29, 31 octobre 2016 à 19 h 30 23 octobre 2016 à 15 h 1er novembre 2016 à 19 h 30
À l'Opéra des Nations 19, 21, 23, 24, 26, 29 novembre 2016 à 19 h 30 27 novembre 2016 à 15 h
Ballet sur des musiques de Scarlatti, Couperin & Rameau
Chorégraphie Jeroen Verbruggen Scénographie Émilie Roy Costumes Emmanuel Maria Lumières Rémi Nicolas Piano Aleksandr Shaikin* * finaliste 2015 du prix Géza Anda
Ballet du Grand Théâtre de Genève Direction Philippe Cohen Conférence de présentation par Camille Girard en collaboration avec l’Association genevoise des amis de l’opéra et du ballet. Au Théâtre de l'Espérance 8, rue de la Chapelle, 1207 Genève Mardi 18 octobre 2016 à 18 h 15 RÉCITAL
Camilla Nylund
Théâtre musical d'après Heinrich Marschner
Direction musicale Ira Levin Mise en scène Antú Romero Nunes Reprise de la mise en scène Tamara Heimbrock Décors Matthias Koch Costumes Annabelle Witt Lumières Diego Leetz Costumes Ulrich Lenz Avec Tómas Tómasson, Jens Larsen, Laura Claycomb, Shawn Mathey, Ivan Turšic, Maria Fiselier Chœur du Grand Théâtre de Genève Direction Alan Woodbridge Orchestre de la Suisse Romande Conférence de présentation par Christophe Imperiali en collaboration avec l’Association genevoise des amis de l’opéra et du ballet. Au Théâtre de l'Espérance 8, rue de la Chapelle, 1207 Genève Mercredi 16 novembre 2016 à 18 h 15
Soprano
À l'Opéra des Nations Mercredi 12 octobre 2016 à 19 h 30 Piano Helmut Deutsch Mahler, Sibelius, Strauss
Directeur de la publication Tobias Richter Responsables de la rédaction Daniel Dollé & Christopher Park Responsable de l’édition Aimery Chaigne Impression Atar Roto Presse SA ACHEVÉ D’IMPRIMER EN SEPTEMBRE 2016
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