LE MAGAZINE DU CENTRE NATIONAL DE LA FONCTION PUBLIQUE TERRITORIALE – N° 31 – Avril 2018
LES COLLECTIVITÉS À LA POINTE DU « BIEN MANGER »
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CARTES DE VISITE
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I LS T ÉMO I G NEN T DAN S CE N UM É RO
GARDEZ LEUR CONTACT ET RESTEZ EN RELATION
HERVÉ LE TREUT (P. 6) Climatologue spécialiste de la simulation numérique du climat herve.letreut@ipsl.fr
DAVID TOLLIS (P. 11) Directeur général adjoint jeunesse, éducation, culture, sport, solidarité à la ville. d.tollis@bayonne.fr
JEAN-FRANÇOIS CARON (P. 10) Maire de Loos-en-Gohelle jean-françois.caron@loos-engohelle.fr.
ANNE TERLEZ (P. 13) Vice-présidente en charge de la transition énergétique et de la politique de la ville. anne.terlez@seine-eure.com
NATHALIE ALLAMANNO (P. 14) Responsable de la restauration scolaire n.allamanno@mairie-briancon.fr
THIÉBAUT DEVERGRANE (P. 17) Docteur en droit, consultant RGPD www.donneespersonnelles.fr
NICOLINE LAURENT
(P. 25)
Intervenante pour le CNFPT nicoline.laurent@gmail.com
VIRGINIE LANGLET (P. 18) Déléguée à la protection des données du département des Alpes-Maritimes, référente RGPD de l’ADF (association des départements de France) vlanglet@departement06.fr
PATRICK WEISSE (P. 19) Responsable Sécurité des systèmes d’information du CNFPT patrick.weisse@cnfpt.fr
AMANDINE VILLEMAGNE (P. 24)
AURÉLIE COUFFY (P. 25)
Responsable adjointe du service Ressources Humaines amandine.villemagne@mairiesorbiers.fr
Conseillère formation, délégation de Rhône-Alpes-Lyon aurelie.couffy@cnfpt.fr
MÉLANIE MUTADU (P. 30) Intervenante pour le CNFPT m.mutadu@ville-ajaccio.fr
THIERRY GOURLAIN (P. 27) Chargé de communication interne, département du Pas-de-Calais gourlain.thierry@pasdecalais.fr
ISABELLE BRUGEL (P. 28) Responsable du service Budget et Programmation, département de la Charente-Maritime isabelle.brugel@charente-maritime.fr
FABIEN CAILLERE (P. 29) Responsable équipements sportifs Métropole de Brest (29) fabien.caillere@brest-metropole.fr
SOMMAIRE
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Hervé Le Treut, climatologue L E G R A N D F O R M AT P.8
LES COLLECTIVITÉS À LA POINTE DU « BIEN MANGER » Service public territorial N° 31 – Avril 2018 Bimestriel publié par le CNFPT Service public territorial 80, rue de Reuilly 75012 Paris Directeur de la publication : François Deluga Co-directeur de la publication : Jacques Goubin Rédactrice en chef : Alexandra Weinstein Rédaction : Yann Cabaret, Bruno Cargnelli, Virginie Fauvel, Valérie Lachenaud
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Actualité législative, juridique et territoriale
Crédits photo : Raphaël Fournier, Thomas Louapre / Divergence, iStock, Thinkstock, Myop, REA, DR
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La protection des données O N A N T I C I P E P. 2 0
La mobilité, un enjeu environnemental et social
Illustration : Stereographic Mise en page : studio graphique du CNFPT Abonnements : 01 55 27 41 36, corinne.coitou@cnfpt.fr Impression : Léonce Deprez Imprimerie ISSN 2118-0083 Tirage : 25 000 exemplaires.
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ACTIONS O U V E R T U R E P. 2 3
Le prélèvement à la source S U R L E T E R R A I N P. 24
À Sorbiers, la titularisation pour tous les agents PA N O R A M A P. 2 6
Égalité femmes-hommes, mieux comprendre et pouvoir agir E L L E T É M O I G N E P.3 0
Le webinaire, une réponse immédiate F O C U S S U R P.31
La médiathèque sur cnfpt.fr
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SUR LE WEB
VO S LI ENS VER S LES TE N DAN CES ACTUE L L ES
JURIDIQUE
« Le Conseil d’État donne son feu vert pour un pouvoir de dérogation local mais sous conditions ». @Lagazette.fr
Open data
« On est à mi-chemin entre les difficultés et le rêve mais il faut militer plus que jamais pour que cet open data puisse être bien compris et surtout pour que nos citoyens puissent être en phase avec les décisions que nous prenons ». Jean Rottner, Maire de Mulhouse, co-président du groupe de travail numérique de l’Association des maires de France. www.youtube.com
TRANSPORT « Les gares sont aujourd’hui des lieux de vie, elles doivent devenir des lieux de travail. Il est nécessaire de penser la gare comme la nouvelle entrée de la ville ». Étienne Darmagnac, DGS d’Épinay-sur-Seine lors du premier séminaire du Grand Paris Express en février dernier.
Parité www.youtube.com
« 33 femmes sont élues députées : 17 communistes, 6 socialistes, 9 représentantes du Mouvement républicain populaire (MRP) et 1 du Parti républicain de la liberté (PRL). » #8mars - Le 21 octobre 1945, à l’occasion de l’élection des membres de l’Assemblée nationale constituante, les femmes votent et sont éligibles pour la première fois dans un scrutin national. twitter.com/AssembleeNat
NUMÉRIQUE
« La fibre optique est un facteur discriminant : s’il n’y a pas de fibre optique sur un territoire, les entreprises ne s’y installeront pas ». Élus, maires, sénateurs députés réunis en atelier collaboratif lors du premier séminaire du Grand Paris Express en février. www.youtube.com
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L’éducation alimentaire
« L’alimentation, une question primordiale »
ÉDITO FRANÇOIS DELUGA Président du CNFPT, Maire du Teich
« Manger mieux » s’impose ces dernières années, au gré des différents scandales alimentaires. Trop de gras, trop de sucre, perte du goût, présence de pesticides, composition des produits, etc. La liste est longue et on peut légitimement se demander si ce qui est dans notre assiette ne devrait pas faire plus que nous nourrir. Se rajoute à cette problématique celle de l’égalité. La scolarisation obligatoire, gratuite et de qualité est certes un très grand facteur de réduction des inégalités. Mais l’alimentation de nos enfants est également primordiale. Dans ce domaine, beaucoup est déjà mis en place par les collectivités territoriales. De l’accès à la cantine pour tous à l’éducation et à la pratique du « mieux manger », en passant par le développement de l’agriculture bio et des circuits courts ; ces enjeux sont plus que jamais fondamentaux. Ils rejoignent la problématique de l’étalement urbain et de la préservation des terres agricoles à proximité des lieux de vie, que j’évoquais dans le numéro précédent. En effet, la lutte contre le changement climatique global passe par des actions locales, et les collectivités territoriales sont en première ligne.
IDÉES.NOTRE INVITÉ
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HERVÉ LE TREUT
« LES COLLECTIVITÉS DOIVENT SE PRÉPARER AU CHANGEMENT CLIMATIQUE » HERVÉ LE TREUT Climatologue spécialiste de la simulation numérique du climat
Hervé Le Treut préside AcclimaTerra, un comité scientifique régional sur le changement climatique, créé à l’initiative du Conseil régional de la Nouvelle-Aquitaine. Ce groupe d’experts scientifiques appuie les acteurs du territoire dans leur stratégie d’adaptation au changement climatique.
Les scénarios les plus optimistes prévoient pour les années à venir un réchauffement de deux degrés. Les acteurs locaux doivent se préparer dès aujourd’hui aux changements. « En gardant en tête que ces derniers sont complexes, multiples, et parfois contradictoires », précise Hervé Le Treut, climatologue. Est-il déjà trop tard pour éviter le changement climatique dans les années à venir ?
H.L.T. : Ce phénomène ne pourra pas être complètement évité. Aujourd’hui, les scénarios les plus optimistes prévoient un réchauffement de deux degrés dans les prochaines années. Aucun retour en arrière n’est envisageable, ni même une stabilisation du phénomène dans les prochaines décennies. Une chose est sûre, nous ne faisons pas à l’heure actuelle ce qu’il faut pour endiguer la situation. À chaque fois que nous envoyons dans l’atmosphère des gaz à effet de serre, nous engageons le futur de manière irréversible. Nous continuons, chaque année, à ajouter
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des émissions, sans diminuer le rythme. Nous continuons à remplir le « verre des gaz à effet de serre. » Comme il se vide extrêmement lentement, il ne peut que déborder. Quelles seront les conséquences de ce réchauffement ?
H.L.T. : Le réchauffement climatique ne veut pas dire la fin de tout. Mais il aura un très grand nombre de conséquences en matière de confort pour la population, de santé, de biodiversité, de modification du paysage et pour nos territoires. Les atteintes à la biodiversité sont particulièrement inquiétantes car on ne sait pas réparer le vivant. Quand une espèce disparaît, c’est définitif. Par ailleurs, le réchauffement climatique va considérablement renforcer les inégalités territoriales et sociales. Les hommes ne sont pas égaux face à ce phénomène. Si on n’a pas les moyens d’acheter un véhicule non polluant, on perd sa mobilité. Si on ne peut pas isoler son logement, on souffre davantage des épisodes de canicule, etc.
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Quels sont les leviers sur lesquels les collectivités peuvent jouer face aux changements climatiques ?
H.L.T. : Face au réchauffement climatique, il convient de jouer sur deux leviers : limiter la production des gaz à effet de serre, bien sûr, et adapter les villes à ces changements qui sont inévitables. Le deuxième levier est venu tardivement, car ceux qui l’évoquaient étaient considérés comme des « défaitistes »… Ils avaient en effet déjà intégré le fait que le réchauffement était inéluctable. Les pays du Sud ont contribué à faire évoluer les esprits : ils sont les premiers touchés par le réchauffement et ont interpellé très tôt les autres pays sur ces questions, demandant appui et expertise. Comment les villes peuvent-elles se préparer ?
« Nous continuons à remplir “ le verre ” des gaz à effet de serre. Comme il se vide extrêmement lentement, il ne peut que déborder ! » Hervé Le Treut
Le dossier sur le développement durable est à lire aussi sur cnfpt.fr/la médiathèque
H.L.T. : Il y a tout un ensemble de mesures à prendre, en fonction de l’endroit où elles se trouvent (littoral, montagne, métropoles, etc.). Certaines relèvent de l’évidence : éviter les îlots de chaleur, rafraîchir les villes avec des espaces verts, des toits végétalisés, re-densifier les villes pour limiter les déplacements, source d’émission de gaz à effet de serre, etc. En pratique, c’est moins simple qu’il n’y paraît, car tout est toujours très compliqué en matière d’écologie. La densification des villes limite les gaz à effet de serre mais elle risque de renforcer les îlots de chaleur. Il est important de garder une vision globale et intégrée de ces politiques. Quel conseil donneriez-vous aux collectivités ?
H.L.T. : Il faut concevoir le développement d’un territoire, non pas en fonction de ce que l’on voit, mais en imaginant ce qu’il sera dans une trentaine d’années. En gardant en tête qu’il vaut mieux se préparer à un bouquet de scénarios possibles. Sur un même territoire, les politiques doivent ainsi très souvent se préparer à des périodes de sécheresse, entrecoupées de précipitations intenses et de risques d’inondation. La planète choisira quand ! À nous de nous adapter de manière préventive à l’ensemble de ces éventualités…
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L’ÉD U C AT I ON AL IM E N TAIRE
UNE OFFRE GLOBALE PROPOSÉE PAR LE CNFPT Les enjeux de santé publique sont au cœur de l’offre de formation du CNFPT dans le domaine de la restauration
collective. En effet, l’offre nationale « Pour une restauration collective de qualité » inscrit la restauration collective dans une démarche de développement durable avec comme objectif, la santé et le bien-être des usagers. Produire des repas équilibrés et sains en favorisant l’approvisionnement en produits locaux de qualité ou bio, intégrer
une démarche respectueuse de l’environnement dans la gestion de son service de restauration, assurer l’accompagnement éducatif des usagers afin qu’ils deviennent des consomm’acteurs, tels sont les objectifs de cette offre de formation organisée au sein des délégations régionales du CNFPT.
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L’ALIMENTATION
LES COLLECTIVITÉS À LA POINTE DU « BIEN MANGER » Les collectivités ne se sont jamais autant préoccupées des assiettes de leurs administrés. Elles ont fait progresser la part du bio et des circuits courts dans les cantines, dans un double souci de contribuer aux efforts en matière de développement durable et de préserver la santé des enfants. Aujourd’hui, cette politique est devenue un mot d’ordre généralisé, les communes les plus ambitieuses visent le 100 % bio. Désormais, les collectivités s’intéressent aux assiettes des plus grands et de toutes les classes sociales, considérant qu’elles ont un rôle à jouer pour inciter leurs administrés à se nourrir plus sainement, à respecter les principes du programme national nutrition santé (PNSS). Certaines vont encore plus loin, en jouant un rôle décisif dans la conversion des agriculteurs au bio et un rôle actif pour structurer les circuits courts. Au fil des années, l’alimentaire est devenu un sujet fédérateur, dont les collectivités se sont emparées avec appétit.
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L’ÉD U C AT I ON AL IM E N TAIRE
Loos-en-Gohelle (62)
Se convertir au bio grâce à la mairie À Loos-en-Gohelle (7000 habitants), 10 % des surfaces agricoles sont converties au bio. Soit beaucoup plus que la moyenne nationale (4 %) et régionale (2 %). Une réussite qui ne doit rien au hasard. Le maire, Jean-François Caron, a pris une part décisive dans cette bascule des agriculteurs et agricultrices. Il les a incités à se convertir au bio et leur a ouvert un marché. Le déclic a lieu en 2013. La municipalité acquiert 14 hectares et les met à disposition des agriculteurs et agricultrices (grâce à l’intervention de la Safer (1)), à une condition : qu’ils optent pour le bio). Parallèlement, elle crée un marché local en éveillant la population au « bien manger », tandis que l’association d’insertion locale les Anges Gardiens structure le circuit court avec des paniers bio hebdomadaires. Un écosystème est né : « aujourd’hui, ceux qui sont passés au bio sont considérés par les agriculteurs et les agricultrices eux-mêmes comme ceux qui ont pris le bon virage », résume Jean-François Caron. (1) Société d'aménagement foncier et d'établissement rural.
Fiche projet Contexte : • Ancienne cité minière, Loos-en-Gohelle s’est donnée en 2012 un nouveau souffle avec le projet Vital (Villes, Transition et Alimentation locale), qui vise à développer de nouveaux réflexes alimentaires auprès de la population et à inciter les agriculteurs et agricultrices à cultiver autrement.
Initiative : • Mise à disposition de 14 hectares de terres agricoles auprès d’une coopérative d’agriculteurs et agricultrices bio. Leur production s’écoule en partie par un système de paniers bio hebdomadaires mis en place par l’association les Anges Gardiens.
JEAN-FRANÇOIS CARON Maire de Loos-en-Gohelle
« L’alimentaire est un sujet majeur pour les élues et élus, qui a des conséquences sur le développement économique d’un territoire, sur la santé des habitants, l’écologie, etc. Ma conviction, en tant que maire, est que nous avons un nouveau rôle à jouer : travailler à connecter l’offre locale de produits bio et la demande. L’échelle de l’agglomération est parfaite pour offrir aux agriculteurs et agricultrices des débouchés grâce aux cantines et services de restauration collective ; les circuits courts doivent être par ailleurs structurés et favorisés par les
collectivités. Les agriculteurs et agricultrices ne sont pas sensibles aux grands discours moraux. En revanche, si on leur prouve que le bio est rentable, ils y vont ! À Loos-en-Gohelle, ce sont les agriculteurs et agricultrices les plus modernes qui font du bio, ceux qui utilisent des drones et des tracteurs à commande laser ! ».
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Bayonne (64)
Des menus sans viande ni poisson Branle-bas de combat il y a trois ans… La ville de Bayonne, berceau du célébrissime jambon, décidait de proposer aux enfants, à la cantine, un menu hebdomadaire sans viande ni poisson ! À l’époque, l’initiative est pionnière. On parle beaucoup moins dans les médias de « menus non carnés », et le gouvernement n’a pas encore encouragé les cantines à proposer un menu végétarien hebdomadaire. « Au moment de sa mise en œuvre, notre initiative a suscité un certain nombre d’interrogations de la part des parents. Certains s’inquiétaient que leurs enfants n’aient pas les apports nutritionnels suffisants. D’autres encore ont cru que la ville voulait faire des économies… », se souvient David Tollis, directeur général adjoint Jeunesse, Éducation, Culture, Sport, Solidarité à la ville. L’équipe municipale a alors dû prouver que ses motivations étaient autres, qu’il était à la fois question de développement durable et de santé publique. « Avec le recul, nous avons péché par précipitation. Nous n’avons pas suffisamment expliqué les enjeux de notre démarche aux parents », analyse David Tollis. Trois ans plus tard, les inquiétudes sont levées et le menu sans viande est entré dans les mœurs. « Nous organisons des visites sur le site de production du prestataire qui a remporté le marché. Une initiative très appréciée par les parents », témoigne David Tollis.
Fiche projet Contexte : • Dans le contexte de sa démarche Agenda 21, la ville de Bayonne a voulu aller plus loin dans ses efforts en faveur du développement durable. Le marché de la restauration scolaire arrivant à échéance, elle a souhaité instituer un menu hebdomadaire sans viande.
Initiative : • Une fois par semaine, les enfants mangent un menu sans viande ni poisson. Les protéines animales sont compensées par des protéines d’origine végétale.
CHRISTINE MARTIN-DOLHAGARAY Adjointe au maire de Bayonne, en charge de l’éducation
« Notre objectif était de faire évoluer les idées reçues sur les protéines : elles ne sont pas forcément animales »
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Strasbourg (67)
Une prise en charge précoce de l’obésité En 2014, Strasbourg s’est lancée dans le programme PRECCOSS, un programme de prise en charge globale des enfants en surpoids. L’initiative découle d’un inquiétant constat : 18 ,6 % des enfants et adolescents sont en surpoids en Alsace (23,9 % des enfants de CE2 à Strasbourg), contre 15 % en France métropolitaine. S’attelant à ce problème, la ville choisit une approche pluridisciplinaire. Orientés vers le dispositif par leur médecin traitant, les services de PMI ou la santé scolaire, les enfants de moins de 12 ans sont suivis par une équipe constituée d’une infirmière coordinatrice, d’une éducatrice médicosportive, d’une diététicienne et d’un psychologue. Une approche qui a fait ses preuves. Depuis le début, 380 enfants sont entrés dans le dispositif. 80 % de ceux qui l’ont suivi intégralement ont vu leur poids stabilisé ou réduit. Fort de ce succès, la ville va élargir le dispositif aux jeunes de 12 à 18 ans à la fin 2018.
Fiche projet Contexte : • Forte prévalence de l’obésité infantile dans la région : 18,6 % pour les enfants et adolescents en Alsace, contre 15 % en France (chiffres 2012).
Initiative : • Dispositif PRECCOSS (prise en charge coordonnée des enfants obèses et en surpoids à Strasbourg) : une prise en charge coordonnée, globale et pluridisciplinaire des enfants, qui s’appuie sur une équipe constituée d’une infirmière coordinatrice, d’une diététicienne, d’une psychologue et une éducatrice médico-sportive.
ÉLODIE SIGNORINI Responsable du projet PRECCOSS
« Notre objectif n’est pas de “mettre” les enfants au régime, mais de les amener à changer progressivement leurs habitudes. Nous veillons à ne “culpabiliser” personne et nous ne focalisons pas sur la question de la nourriture, ce qui serait contre-productif. Nous amenons plutôt les enfants à vivre autrement : manger plus sainement, faire la cuisine (par le biais d’ateliers culinaires), passer moins de temps devant les écrans, retrouver le goût de l’effort physique, dormir mieux. Cela ne marche pas à tous les coups. Parfois les enfants sortent du dispositif pour revenir quand ils se sentent prêts. Mais quand cela marche, la transformation peut être spectaculaire. Des enfants qui avaient tendance à s’isoler retrouvent des copains, s’inscrivent à un club de sport, deviennent beaucoup plus épanouis ».
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Seine-Eure (27)
Un défi « Familles à alimentation positive » On connaît le défi « Familles à énergie positive », un projet européen qui invite les volontaires à réduire leurs consommations d’énergie et d’eau. On connaît moins son cousin, le défi « Familles à alimentation positive », déployé notamment dans l’agglomération de Seine-Eure. Son principe ? Donner aux citoyens l’envie de manger mieux grâce à un challenge. L’objectif étant de les inciter à consommer durant toute la période du défi le maximum de produits bio et locaux. Les tickets d’achat faisant foi… L’initiative de l’agglomération de Seine-Eure date d’octobre 2015. « Elle s’insère dans un projet beaucoup plus large de création d’un pôle d’agriculture biologique, issu de notre programme d’Agenda 21. L’agglomération, soucieuse de préserver sa ressource en eau, s’est lancée dans une politique d’acquisition foncière et a remis un certain nombre de terres en culture biologique », explique Anne
Terlez, vice-présidente en charge de la transition énergétique et de la politique de la ville. Le défi Familles est venu par la suite, à un moment où la collectivité cherchait une action susceptible d’entraîner toutes les catégories de la population avec elle. « Derrière, il y avait une ambition sociale : faire en sorte que le bio et le local ne soient pas réservés aux ménages les plus favorisés ». Mission accomplie avec la montée en puissance de l’opération. En octobre 2017, 250 personnes, soit 12 équipes, ont par ticipé à la troisième édition du défi Familles. « Avec cette initiative, nous touchons un public extrêmement diversifié ». Public que l’action « convertit » au bien manger. « Nous accompagnons le challenge de cours de cuisine, visitons des fermes, leur faisons découvrir toutes les ressources locales. Les comportements, les habitudes évoluent, de manière souvent durable ».
Fiche projet Contexte : • Très engagée en faveur de l’Agenda 21, l’agglomération de SeineEure a favorisé la naissance d’un pôle d’agriculture biologique et la mise en place de circuits courts. Pour accroître l’audience de ces produits, notamment auprès des familles à revenus modestes, elle a voulu mettre en place un challenge ouvert à tous, « Familles à alimentation positive ».
Initiative : • Le principe du défi est simple : des équipes d’une dizaine de foyers se regroupent et font en sorte, durant le challenge, de faire progresser leur consommation de produits bio et locaux sans augmenter leur budget.
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Fiche projet Contexte : • En 2017, Briançon s’est vu remettre le 1er prix des cantines « bio et rebelles » pour la qualité de son service de restauration. Ses efforts en faveur du bien manger concernent aussi les adultes.
Initiative : • Mise en place par le CCAS d’ateliers gratuits de découverte cuisine santé. L’idée est de montrer qu’on peut cuisiner de bons repas avec un petit budget.
NATHALIE ALLAMANNO Responsable de la restauration scolaire
« Chacun apprend à se nourrir avec des produits non transformés et devient ainsi moins dépendants des industriels ».
Briançon (05)
Bio et rebelle à la fois L’alimentation, est-ce un sujet dont doivent s’emparer les collectivités? Et est-ce un bon levier pour agir en matière sociale ? La ville de Briançon en est persuadée. Et ce n’est pas pour rien qu’elle a remporté cette année le premier prix des cantines « bio et rebelles » organisé par l’association « Un plus Bio », dans la catégorie « Manger mieux, c’est politique ». « Nous sommes tous acteurs du changement. Les consommateurs exercent une forme de pouvoir pour faire évoluer les pratiques de la chaîne agro-alimentaire, les collectivités peuvent jouer sur les leviers des achats et de l’éducation alimentaire », pointe Nathalie Allamano, responsable de la restauration scolaire. Briançon joue sur les deux. Elle fait régulièrement progresser la part du bio dans le menu des cantines (elle vise actuellement un objectif de 50 % de bio). Les produits servis à la cantine font systématiquement l’objet d’explications sur leur origine, leurs qualités nutritionnelles et des agriculteurs et agricultrices viennent à l’occasion faire déguster aux enfants leur production. Et les adultes ne sont pas en reste… Depuis 2016, le CCAS organise des ateliers de découverte cuisine santé pour ré-apprendre aux citoyens
à cuisiner simple, sain, bon et pas cher. « Notre idée, à l’origine, était de montrer que l’on pouvait faire un très bon repas pour deux euros cinquante par personne ». Les ateliers, qui réunissaient une dizaine de participants la première année, en attirent aujourd’hui une cinquantaine… Des curieux en quête d’une meilleure alimentation, des personnes aux revenus modestes, parfois orientées par les travailleurs sociaux, qui saisissent la chance d’alléger leur budget tout en améliorant leur santé. « Ces démarches attirent un nombre croissant de personnes. Les Français sont de plus en plus conscients des méfaits de certains aliments industriels, transformés, sur leur santé ».
Retrouvez sur la médiathèque du portail cnfpt.fr un dossier complet sur l’éducation alimentaire cnfpt.fr/la médiathèque
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Ici et maintenant, l’essentiel du service public en action
URBANISME
Renouveler les entrées de ville
SERVICE PUBLIC
Une société apprenante Des expérimentations de démarche apprenante dans les territoires font partie des propositions du rapport « Un plan pour co-construire une société apprenante », de François Taddei, directeur du Centre de recherches interdisciplinaires (CRI). Remis aux ministres du Travail, de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur le
4 avril 2018, le rapport envisage une quinzaine d’expérimentations avec des rectorats, collectivités territoriales, ou des établissements publics d’enseignement supérieur et de recherche. Parmi les thématiques qui pourraient être couvertes : la création de tiers-lieux physiques et numériques pour faciliter les échanges de connaissances, l’organisation d’une « fête de l’apprendre » pour célébrer tous les apprentissages et créer une dynamique dans les territoires, à l’image du Téléthon ou autres grands événements de ce type, en collaboration avec tous les acteurs institutionnels, les collectivités, les associations, les familles. Les territoires pourront aussi tester la création de « labs des métiers de demain » pour construire ensemble les évolutions des métiers de demain et les formations adaptées.
Pour inciter les maires à soigner la périphérie de leur commune, « Patrimoine Environnement » et « Sites et Cités remarquables » organisent l’édition 2018 du Concours national des entrées de ville et franges urbaines. Les entrées de ville présentent souvent des architectures provisoires. Des franges urbaines s’étendent en périphérie, consommant terres agricoles et espaces naturels. Véritable enjeu, le renouvellement urbain pour les entrées de ville nécessite une politique active de recherche et d’innovation. Les candidats au concours ont jusqu’au 15 mai pour présenter leurs projets.
JUSTICE
Les collectivités sollicitées pour les TIG Début mars 2018 à Agen, dans le cadre du lancement du plan global sur les prisons et les peines, le président de la République a préconisé d’amplifier les mesures de travaux d’intérêt général (TIG). Il prône une plus grande implication des collectivités territoriales et a réaffirmé sa volonté de créer une Agence du travail d’intérêt général.
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PROTECTION DES DONNÉES
LA MISE EN ŒUVRE DU RÈGLEMENT EUROPÉEN
Pour garantir la sécurité des données personnelles des utilisateurs de services numériques, le règlement général pour la protection des données (RGPD) s’appliquera le 25 mai 2018. L’ensemble des intervenants impliqués dans le traitement des données personnelles (entreprises, services de l’État, collectivités… et même particuliers blogueurs) devront scrupuleusement respecter ses dispositions. Suivez le débat.
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Pourquoi un règlement européen ?
72 heures :
le délai maximal pour notifier la commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) en cas de violation constatée des données à caractère personnel
La mondialisation et l’évolution rapide des technologies numériques ont considérablement amplifié la collecte et le partage de données à caractère personnel. Elles sont de plus en plus utilisées par des entreprises privées comme par des autorités publiques. Parfois sans y penser, chacun de nous rend publiques des informations le concernant lorsque nous utilisons une application. Or la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel est un droit fondamental, formalisé par l’article 16 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Le RGPD a été adopté pour garantir le respect de ce principe. L’enjeu : créer les conditions de la confiance, clé de voûte du développement de l’économie numérique.
20 M€ ou 4 % du chiffre d’affaires :
c’est le montant maximum des amendes prévues en cas de non respect du RGPD
THIÉBAUT DEVERGRANE Docteur en droit, consultant RGPD
« L’adoption du RGPD marque la prise en compte du niveau de risque accru en matière de gestion et traitement des données personnelles. Au regard des sanctions importantes prévues par le règlement, négliger l’impact de son entrée en vigueur serait une erreur. Un conseil à ceux qui découvriraient tardivement cette problématique : ne paniquez pas, mais agissez ! Des mesures simples et rationnelles, comme la vérification de la conformité RGPD des logiciels utilisés permettent déjà de limiter considérablement les risques. Formation et mutualisation des DPO (data protection officer) sont d’autres pistes à explorer pour aborder sereinement l’échéance. »
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L’O U VERT U RE DES DON N É ES
Les 3 objectifs généraux du RGPD 1- Renforcer les droits des personnes.
C’est le cas notamment avec la création d’un droit à la portabilité(1) des données personnelles et l’entrée en vigueur de dispositions propres à la protection des mineurs.
VIRGINE LANGLET
2- Responsabiliser les acteurs traitant des données.
Déléguée à la protection des données du département des Alpes-Maritimes, référente RGPD de l’ADF (association des départements de France)
Cela concerne les responsables des traitements - et parmi eux les collectivités - et leurs sous-traitants.
« Avec 1 million d’habitants et 4 500 agents, le département des Alpes-Maritimes a souhaité anticiper et a mis en place, dès 2009, des fonctions dédiées à la protection des données personnelles. Leur bonne gestion est, pour le département, une clé du déploiement réussi de nouveaux services d’e-administration attendus par les citoyens. Le département s’est donc engagé dès 2012 dans un travail d’anticipation en s’appuyant sur les premiers textes du futur RGPD, dans le but de mettre pleinement en œuvre ses préconisations au moment de l’entrée en vigueur de ce dernier. Il est depuis devenu chef de file dans le cadre d’un groupe de travail technique national ADF/CNIL
3- Mettre en œuvre une régulation efficace pour les traitements transnationaux de données.
Des sanctions renforcées sont prévues ainsi qu’une coopération accrue entre les autorités de protection des données (les équivalents de la CNIL) des Étatsmembres. (1) La personne peut récupérer ses données personnelles et les transférer d’un organisme à l’autre.
visant à aider les 102 départements à se mettre en conformité avec la réglementation. Au sein de ce groupe, certains départements sont très avancés et ont lancé des actions poussées pour garantir la stricte conformité des traitements au règlement européen. De leur côté, les communes s’organisent et profitent de l’expérience de DPO mutualisés ou externalisés qui les aident à franchir les étapes fondamentales prévues par le règlement européen et la loi sur la protection des données. »
10 %
50 %
9
31 %
le pourcentage de collectivités estimant être totalement prêtes pour l’échéance du 25 mai 2018 selon la CNIL (juillet 2017).
le pourcentage d’entreprises européennes qui ne seraient pas en mesure de répondre aux exigences du RGPD à la fin 2018 selon le Gartner Group.
Français sur 10 se disent préoccupés par la protection des données personnelles sur internet selon une étude du CSA.
des Français font confiance aux collectivités locales pour la protection des données personnelles.
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Le rôle central du Délégué à la protection des données Le RGPD prévoit la nomination d’un responsable, le DPO (data protection officer) ou DPD (délégué à la protection des données), qui sera à partir du 25 mai 2018 l’interlocuteur des organismes de contrôle (la CNIL en France). Sa nomination est obligatoire dans les collectivités publiques et les entreprises qui traitent des données à grande échelle — cela inclut toute collectivité — même si la possibilité est ouverte de mutualiser cette compétence. Le DPD a pour mission d’informer et de conseiller le responsable des traitements. Il doit à la fois disposer d’une connaissance approfondie de l’organisation, et maîtriser la réglementation applicable aux données personnelles. Autre compétence clé : la communication, afin de sensibiliser l’ensemble des agents à l’importance d’organiser la sécurité des données.
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le nombre d’articles total du règlement européen à respecter le 25 mai
PATRICK WEISSE Responsable sécurité des systèmes d’information du CNFPT
« Tous les stagiaires s’inscrivent en ligne aux sessions de formation. Le CNFPT est donc concerné par l’entrée en vigueur du RGPD. Il nous faut veiller à sécuriser les flux de données lors des inscriptions et tout au long du parcours de formation. Le RGPD prévoit également un droit à l’oubli qui nous impose de supprimer des données personnelles sur demande, et il impose d’assurer la portabilité des données, c’est-à-dire la possibilité offerte au stagiaire de récupérer ses données dans un format ouvert. Enfin, il faut être en mesure de notifier dans les 72 heures l’autorité de contrôle en cas de violation des données.
Au printemps 2017, une équipe projet a été constituée au sein de l’établissement. Elle a remis sa feuille de route à l’automne. Une étude a permis de dresser un état des lieux des risques potentiels, et de prioriser les actions à mener. Nous avons sensibilisé les directions Métier et la direction juridique a été mise à contribution. L’objectif est d’avoir totalement intégré les règles du RGPD et d’être prêt pour l’échéance. »
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TENDANCES.ON ANTICIPE
LA MOBILITÉ TERRITORIALE SE RÉINVENTE Face aux enjeux environnementaux, économiques et sociaux, les collectivités territoriales adaptent des solutions d’éco-mobilités innovantes à leurs contextes et à leurs contraintes budgétaires.
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VAE : le vélo qui fait oublier la voiture Depuis 2010, la communauté urbaine du Grand Poitiers mise sur le vélo à assistance électrique (VAE). Un choix judicieux quand on vise un bon report modal de la voiture vers le vélo sur un territoire marqué par des pentes de 7 à 9 % ! Lancé avec 50 VAE, le dispositif en compte aujourd’hui 717 et séduit 64 % d’anciens automobilistes.
Des navettes silencieuses, écologiques et sûres Dans l’hyper centre de Lyon, ou au bois de Vincennes mais aussi le long de la plage du Lido entre Sète et Marseillan… les expérimentations de véhicules électriques sans chauffeurs se multiplient. Bardées de capteurs et de caméras, suivies par de nombreux GPS avec une grande précision, ces navettes sont silencieuses et écologiques.
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TENDANCES.ON ANTICIPE
En voiture mais plus tout seul Et si, pour compléter l’offre de transports publics à peu de frais, les collectivités territoriales favorisaient le covoiturage en mettant en relation les personnes pour les trajets domicilestravail ? Dans le massif du Jura, depuis 2011, les 40 000 travailleurs pendulaires transfrontaliers entre la France et la Suisse, sont de plus en plus nombreux à partager leurs trajets et permettent ainsi d’éviter 1,1 tonne d’émissions de CO2 par an.
Le conseil en mobilité Les conseillères et conseillers en mobilité apportent aux employeurs et acteurs publics toute l’information réglementaire et technique relative aux nouvelles mobilités. Ce nouveau métier intervient aussi en accompagnement de la mise en œuvre de solutions ou sur l’organisation du travail… Un regard transverse précieux pour les référents mobilité des collectivités territoriales.
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Partageons notre vision de la formation
F O R M AT I O N
Prélèvement à la source À partir du 1er janvier 2019, les collectivités territoriales devront, comme tout employeur, collecter et reverser les prélèvements à la source de l’impôt sur le revenu à l’administration fiscale. Pour accompagner les employeurs territoriaux dans la mise en œuvre de cette nouvelle modalité, le CNFPT a élaboré des ressources de formation, qu’il propose dans le cadre de journées d’actualité. Ces journées sont animées avec des agents des Directions régionales des finances publiques (DRFiP) et organisées dans chaque
Pour vous inscrire aux journées d’actualité, rendez-vous sur cnfpt.fr/Participez à nos événements
département, depuis mars 2018. Elles sont principalement destinées aux DGS, DRH, DSI, secrétaires de mairie et responsables financiers. Le dispositif pédagogique est composé d’une synthèse et d’un quiz, permettant au stagiaire de tester ses connaissances avant la formation ; d’un support de présentation des journées d’actualité, qui synthétise les grandes lignes de la réforme, le rôle des collecteurs dans le cadre du dispositif du Prélèvement à la source pour les revenus autres (PASRAU) et auprès de leurs agents. Ce support inclut deux séquences vidéo. La première comprend le témoignage des collectivités expérimentatrices, la ville de Lille et le Conseil départemental du Nord. La seconde donne la parole à l’entreprise qui gère l’interface informatique pour le ministère. Ce dispositif pédagogique a été conçu par la délégation du CNFPT et la DRFIP du Nord-Pas-de-Calais.
Les prochains rendez-vous Les inscriptions aux Rencontres nationales de l’ingénierie territoriale (RNIT), qui auront lieu les 15 et 16 mai 2018 à Montpellier, sont ouvertes. Cette édition 2018 est consacrée aux transitions à l’œuvre sur les territoires : transitions démocratiques, numériques, écologiques. Pierre Rabhi, figure représentative du mouvement politique et scientifique de l’agroécologie en France, introduira ces rencontres et témoignera de ses expériences de transitions, de l’agir local au penser global.
ACTIONS.SUR LE TERR AIN
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À SORBIERS, LA TITULARISATION POUR TOUS LES AGENTS La problématique Pour pouvoir titulariser son agente atteinte de trisomie 21, la mairie de Sorbiers voulait un dispositif d’intégration adapté mais équivalent à la formation statutaire obligatoire. Depuis 2004, Julie était mise à disposition de la mairie de Sorbiers par l’association Trisomie21, comme agente d’entretien et aide aux enseignantes et enseignants. Une mission réussie pour cette jeune femme dont la présence profitait réellement aux enfants, aux enseignants et enseignantes. La municipalité a donc souhaité professionnaliser Julie en lui proposant un contrat d’apprentissage au terme duquel, CAP d’agent de propreté et d’hygiène en poche, elle fut nommée fonctionnaire stagiaire. Pour être titularisée, Julie devait suivre une formation d’intégration. Un dispositif qui, dans sa forme statutaire obligatoire habituelle, était trop long et trop abstrait pour elle. Amandine Villemagne, responsable adjointe du service Ressources humaines de Sorbiers, s’est tournée vers l’antenne départementale de la Loire du CNFPT pour savoir s’il existait un accompagnement adapté. Service Public Territorial – N° 31 – Avril 2018
Le CNFPT vous accompagne dans vos projets, rendez-vous sur cnfpt.fr/Construire une formation sur mesure
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La réponse Grâce à une collaboration étroite avec les employeurs territoriaux, les équipes pédagogiques du CNFPT ont pu proposer une formation adaptée, dans la forme et sur le fond, au handicap mental. La délégation Rhône-Alpes-Lyon, avec l’expertise de sa référente handicap, avait déjà monté une formation d’intégration adaptée au handicap mental en 2010. Mais pour pouvoir en bénéficier, encore fallait-il que Julie ne soit pas la seule stagiaire… Se former à plusieurs « Avoir suffisamment d’agents à former est la condition du dynamisme de l’animation pédagogique mais aussi du confort de stagiaires qui peuvent se fatiguer plus vite que les autres, » analyse Aurélie Couffy, responsable des formations d’intégration à la délégation. Or, en 2017, trois employeurs du territoire avaient fait la même demande : le SDIS de l’Ain, la mairie de Dardilly dans le Rhône et celle de Meximieux dans l’Ain. En amont de la formation, l’inter venante du CNFPT est allée à la rencontre des agents et de leurs encadrants-tuteurs pressentis pour leur présenter la démarche et évaluer leur motivation. Après s’être assurée que l’homogénéité des situations permettrait de regrouper les stagiaires, la délégation a conçu une formation permettant de concilier, comme la loi le permet, les obligations de formation statutaire et les besoins des agents et des employeurs.
Partir de ce qu’ils connaissent Avec une reconfiguration en quatre séances d’1h30 maximum, tous les objectifs de la formation statutaire obligatoire ne pouvaient être poursuivis. « La consigne des collectivités était de partir de la réalité quotidienne des agents et d’élargir, un peu, sur ce que font « les autres ». Il fallait rendre simple, privilégier le concret et l’aspect ludique. Nous parlions de service, de métier ou de chef plutôt que de compétences ou de missions et utilisions par exemple des jeux de cartes produits par le CNFPT » explique Nicoline Laurent, la formatrice. Une animation assez exigeante qui nécessite, au-delà du savoir-faire, une connaissance fine du handicap mental. L’implication forte des employeurs L’implication des employeurs était également capitale pour la réussite de la formation. Présents dès le montage du dispositif, ils ont joué un rôle essentiel dans l’animation, à travers l’encadrant-tuteur que le stagiaire connait bien. Une ressource clé pour trouver les exemples concrets tirés de la pratique professionnelle de l’agent, garantir l’ancrage des notions abordées et aussi, toujours rassurer. Pour Julie, la formation d’intégration s’est ainsi parfaitement déroulée d’octobre à décembre 2017. « Julie a apprécié sa formation qui lui a permis de prendre de la hauteur
sur le fonctionnement général de la collectivité et de comprendre ses droits et obligations, comme n’importe quel fonctionnaire. Elle entre désormais dans le schéma classique des obligations de formation de professionnalisation et la mairie peut s’appuyer sur une agente bien intégrée qui prend ses missions à cœur » apprécie pour sa part Amandine Villemagne.
« Nous avons pu échanger avec des collectivités attachées à l’intégration de tous leurs agents. » Aurélie Couffy,
Responsable des formations d’intégration, délégation Rhône-Alpes-Lyon
ACTIONS.PA NOR A M A
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WEB RADIO
Des émissions qui donnent à penser l’égalité Le CNFPT développe le traitement du sujet de l’égalité femmeshommes sur sa web radio (radio.cnfpt.fr). Des formats d’une dizaine de minutes animés par Nadine Jasmin, auteure de plusieurs ouvrages sur le sujet, permettent d’alimenter la réflexion et de trouver de nouveaux angles d’attaque. La première émission pose le cadre légal de l’égalité professionnelle ; les prochaines aborderont les bonnes pratiques d’égalité professionnelle ou se demanderont si les métiers ont un sexe. Une dizaine de nouvelles émissions inspirantes sont programmées cette année, elles sont disponibles en podcasts.
En prise avec une actualité particulièrement dense ces derniers mois, l’offre de services égalité femmeshommes du CNFPT s’enrichit. Pour donner les meilleures clés de compréhension mais aussi permettre à chaque agent d’agir et favoriser l’égalité réelle.
ÉGALITÉ FEMMESHOMMES, MIEUX COMPRENDRE POUR AGIR Retrouvez plus d’infos sur cnfpt.fr/choisir une formation
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E-COMMUNAUTÉ ÉGALITÉ/DIVERSITÉ
Trouver des ressources utiles et échanger L’e-communauté « égalité/diversité » du CNFPT s’adresse à tous, il suffit de s’inscrire. Les membres de ce réseau social territorial y trouvent à tout moment des outils de diagnostics, des rapports de situations comparées et de nombreux documents de référence notamment sur le plan juridique. Ils peuvent également s’y retrouver, autour d’un fil d’actu pour prolonger les échanges nés dans les formations, partager leurs expertises et expériences. Pour s’inscrire : e-communautes.cnfpt.fr/ egalitediversite
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THIERRY GOURLAIN Chargé de communication interne, département du Pas-de-Calais (62)
L’ÉGALITÉ FEMMES-HOMMES : UN NOUVEAU REGARD ET LA MISE EN ŒUVRE D’UNE COMMUNICATION INSTITUTIONNELLE
L’égalité au cœur de toute communication 3 jours en deux sessions en présentiel (1+2). Pour un chargé ou une chargée de communication, les questions posées par l’égalité femmes-hommes sont innombrables et quotidiennes. À travers l’analyse de supports (image, textes…), l’évocation de l’histoire de la langue… la formation permet d’abord aux stagiaires de prendre conscience et de questionner leurs propres représentations. Au-delà des connaissances transmises, elle donne également des outils opérationnels (quiz, argumentaires, images non genrées…) pour pouvoir commencer à imaginer la communication interne et externe à mettre en place.
J’ai apprécié les échanges entre agents venus de collectivités ayant des niveaux de maturité différents sur ces sujets et dans les démarches mises en œuvre. Je suis ressorti de ces deux modules avec de nouvelles idées sur les actions à conduire et sur la manière de communiquer sur nos plans d’actions… Je suis reparti aussi avec pas mal de matériels utiles (quizz, messages pour éduquer, images, argumentaires…). Désormais, je sais juger d’un texte ou d’un visuel pour qu’ils ne véhiculent pas les stéréotypes de sexe. Je suis également capable d’aider mes collègues dans la conduite de leurs plans d’actions ou pour la rédaction des rapports de situations comparées.
ACTIONS.PA NOR A M A
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ISABELLE BRUGEL Responsable du service Budget et Programmation, département de la Charente-Maritime (17)
« Les supports étaient nombreux et le formateur très expérimenté sur ces questions. Le constat de l’inégalité d’accès aux ressources, de la manière dont nos stéréotypes contribuent à entretenir ces inégalités, montraient l’intérêt de construction des politiques publiques selon le genre. Un budget pourrait en effet être construit en appliquant pour chacune des dépenses une cotation afin de savoir si elle bénéficiera autant aux femmes qu’aux hommes… La formation qui jonglait entre fondamentaux et recherche d’opérationnalité directe nous a ainsi amenés à chercher par quels moyens chacun de nous pouvait intégrer une telle démarche dans sa propre collectivité. »
LE BUDGET, UN OUTIL STR ATÉGIQUE POUR L’ÉG A LITÉ FEMMES-HOMMES
Intégrer le genre dans le cycle budgétaire 2 jours en présentiel. Ce module de formation vise la prise en compte du genre dans le cycle budgétaire. Autrement dit, l’égalité femmes-hommes dans la conception et la ventilation des budgets au sein des services internes et du service public. La formation donne les moyens aux responsables financiers d’intégrer concrètement les réalités différenciées des femmes et des hommes à différents stades : conception, exécution et évaluation des politiques publiques. Avec, au programme : analyse comparée des approches européennes, études de cas, recensement des freins et leviers, pistes d’action pour faire évoluer ses pratiques professionnelles, partage d’expériences et leviers de mobilisation des participants. Service Public Territorial – N° 31 – Avril 2018
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BANQUE DE RESSOURCES FORMATIVES
Un partenariat avec la MIPROF* Partenaire actif de la MIPROF, le CNFPT fait partie du groupe de travail interministériel en charge de l’élaboration d’un kit pédagogique destiné aux encadrants des trois fonctions publiques pour accompagner les femmes victimes de violences dans la vie professionnelle. Ce groupe de travail, qui comprend également les écoles de service public et structures de formation continue, des ministères, l’AP-HP et la Fédération hospitalière de France (FHF), a pour mission d’élaborer un kit pédagogique utilisé lors des formations initiales et continues et mis en œuvre dans toutes les écoles du service public. *mission interministérielle pour la protection des femmes victimes de violences et la lutte contre la traite des êtres humains.
KIT D’ORGANISATION D’ÉVÈNEMENT
Votre région fait l’évènement Partout sur le territoire, les collectivités territoriales peuvent disposer de leur propre évènement égalité femmes-hommes. Toutes les délégations du CNFPT sont en mesure d’organiser ces journées grâce à l’appui d’un kit d’organisation. La délégation Guyane a notamment organisé, à l’occasion de la journée internationales des droits des femmes, une matinée comprendre et agir, avec un état des lieux des inégalités sexuées sur le territoire et au sein de la fonction publique territoriale, le portrait de femmes retraçant leurs parcours professionnels et une séquence dédiée à la communication sans stéréotype de sexe.
SEXISME AU TRAVAIL : IDENTIFIER ET COMPRENDRE, POUR MIEUX RÉAGIR ET PRÉVENIR
Reconnaître toutes les violences sexistes et sexuelles 2 jours en présentiel pour les encadrants Cette nouvelle formation résonne avec la prise de conscience actuelle et l’engagement au plus haut niveau de l’État dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Son but : identifier les violences sexistes et sexuelles au travail et leurs différentes formes, comprendre leur impact sur les inégalités, prendre conscience de ses responsabilités d’encadrant, savoir réagir et agir par la prévention… Un atelier de co-création d’outils (kit de sensibilisation, jeu…) permet de proposer des actions dès la sortie de la formation. Construite pour et avec Brest Métropole, expérimentée fin 2017, cette formation sera déployée dans toute la France dès cette année.
FABIEN CAILLIÈRE Responsable équipements sportifs Métropole de Brest (29)
« J’ai en charge la gestion des équipements sportifs de Brest et je peux témoigner que les comportements machistes sont encore très répandus dans le sport. Mais même en y étant personnellement sensibilisé et confronté dans le cadre professionnel, je n’avais pas conscience de toutes les formes que ces agressions pouvaient prendre. Apprendre à les détecter, les caractériser et savoir agir en protégeant les victimes ou en connaissant les conséquences pénales potentielles de certains actes serait utile à tout le monde. »
Retrouvez plus d’infos sur cnfpt.fr/choisir une formation
ACTIONS.ELLE TÉMOIGNE
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« LE WEBINAIRE RÉPOND AUX BESOINS D’IMMÉDIATETÉ » MÉLANIE MUTADU Intervenante pour le CNFPT
Passionnée de droit public, Mélanie Mutadu est entrée à la mairie d’Ajaccio en 2009 comme cheffe de service état civil. Désormais directrice du service population et citoyenneté, elle intervient aussi comme formatrice en état civil pour le compte du CNFPT.
Fin 2017, Mélanie Mutadu a préparé et animé ses premiers webinaires pour le compte du CNFPT. Une modalité de formation innovante qui permet de répondre aux contraintes des collectivités, tout en mobilisant plus fortement les participants. Compte tenu des contraintes pesant sur la disponibilité des agents et les finances publiques, les webinaires constituent une nouvelle modalité de formation particulièrement attractive. Ces web-séminaires permettent, de suivre une formation sans quitter son lieu de travail. À l’heure dite, chaque
Service Public Territorial – N° 31 – Avril 2018
stagiaire se connecte depuis son poste de travail pour participer à une session et peut reprendre son activité après la fin de la séance. Au-delà des avantages pratiques indéniables, Mélanie Mutadu confirme l’intérêt du dispositif après avoir animé trois webinaires sur le transfert du PACS aux mairies. « Sur ce sujet, les besoins de formation des secrétaires de mairie et agents des services d’état civil étaient considérables et il fallait faire vite. Le webinaire était la solution pour transmettre les informations pratiques utiles immédiatement aux agents sans les contraintes de déplacement jusqu’au lieu de formation. » Le format ne permet pas d’aborder tous les cas ni toutes les subtilités du sujet et une formation complémentaire en présentiel peut être utile pour compléter cette première approche. Par ailleurs, la distance impose de devoir parfaitement synchroniser la transmission de supports visuels avec la présentation orale. La gestion des questions, quant à elle, est plus qualitative. Elles peuvent être posées à tout moment par les stagiaires via le tchat, l’intervenant les récupère synthétisées et hiérarchisées, à la fin de sa présentation. « Cette structuration de la partie questions-réponses fait gagner en qualité sur le fond de l’échange. D’une manière générale, le webinaire exige une plus grande concentration de tous et rend la formation plus intense. »
Service public territorial
EST AUSSI SUR CNFPT.FR La lecture de Service public territorial se poursuit sur cnfpt.fr ! Retrouvez tous nos dossiers et plus encore dans la rubrique Médiathèque, onglet S’informer.
En ce moment… LES BIBLIOTHÈQUES DU TROISIÈME TYPE L’Alpha à Angoulême, le Puzzle à Thionville, l’Estaminet à Grenay… ces espaces appliquent dorénavant le concept de la « bibliothèque troisième lieu ». Soit créer un lieu de rencontres culturelles pour des populations et des pratiques diversifiées.
QUAND L’INNOVATION PUBLIQUE DEVIENT COLLABORATIVE La question de l’innovation publique n’est pas neuve... En revanche, la manière dont les acteurs publics l’abordent actuellement rompt radicalement avec les démarches précédentes. Bienvenue au pays de l’innovation collaborative !
MOBILITÉ : MIEUX PENSER NOS DÉPLACEMENTS Devenue centrale, la question de la mobilité porte dorénavant des attentes nouvelles en matières économique, sociale et environnementale, elle fait désormais l’objet d’une approche globale et complexe.
NE MANQUE Z PAS LES ÉVÉNEMENTS DU CNFPT WWW.CNFPT.FR rubrique manifestations
FONCTION PUBLIQUE TERRITORIALE : LES DÉFIS DE LA LUTTE CONTRE LES DISCRIMINATIONS 12 ET 13 JUIN 2018 – CAMP DES MILLES AIX-EN-PROVENCE La France s’est fondée sur des principes d’égalité, de laïcité, de neutralité des services publics. Aujourd’hui, notre société fait face à une résurgence de la discrimination, du racisme et de l’antisémitisme et des crispations identitaires. Dans ce contexte, les fonctionnaires territoriaux se trouvent en première ligne pour affronter ces défis : leur déontologie et leur formation professionnelle doivent permettre de prévenir et de combattre les discriminations. Aussi, les élus locaux et l’ensemble des usagers attendent, de leur part, exemplarité et neutralité. Face à ces défis, les congressistes sont invités, à l’occasion de ce colloque, à réfléchir ensemble aux possibilités individuelles et collectives de résistance face à des dérives contraires aux valeurs de la République.
CO-ORGANISATEUR :
QUAND LES TALENTS GRANDISSENT, LES COLLECTIVITÉS PROGRESSENT