LE MAGAZINE DU CENTRE NATIONAL DE LA FONCTION PUBLIQUE TERRITORIALE – N° 30 – Février 2018
RÉINVENTER LES CENTRESVILLES
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CARTES DE VISITE
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ELLE.I L .S T ÉMO I G NE N T DAN S CE N UM É RO
GARDEZ LEUR CONTACT ET RESTEZ EN RELATION
YVES SINTOMER (P. 6) Professeur de sciences politiques à l’université Paris 8 www.sintomer.net
ÉTIENNE LENGEREAU (P. 10) Maire de Montrouge cabinet.maire@ville-montrouge.fr
MARLÈNE BADUEL (P. 14) Manager de centre-ville Saint-Flour mairie@saint-flour.fr
BERNARD DREYFUS (P. 17) Délégué général à la médiation avec les services publics auprès du Défenseur des droits defenseurdesdroits.fr
ÉMILIE JOUANNO (P. 12) Animatrice économique pour RAYNALD DESROY (P. 13) Ploërmel et Ploërmel communauté e.jouanno@ploermel-communaute.com Directeur du Commerce et de l’Artisanat, Manager de Centre-ville rdesroy@ville-dijon.fr
CATHERINE CABON (P. 25) Responsable du service sport région Occitanie catherine.cabon@laregion.fr
CÉDRIC MACAUD (P. 19) AMANDINE ROBIN
(P. 18)
Responsable de pôle de compétences dans les champs des politiques sociales à l’INSET d’Angers amandine.robin@cnfpt.fr
Directeur de e-collectivités Vendée cedric.macaud@cdg85.fr
CATHERINE BONNET
(P. 25)
SYLVAIN DELARUE (P. 25) Animateur et formateur sy.del@wanadoo.fr
Chargée de communication, région Occitanie catherine.bonnet@laregion.fr
LAURE JORDAN-AUBOIROUX (P. 30) Intervenante pour le CNFPT laure.jordan@iledefrance.fr
STÉPHANE HEINRICH (P. 25) Directeur adjoint formation à l’INSET de Montpellier stephane.heinrich@cnfpt.fr
SOMMAIRE
5 O U V E R T U R E P.5 N O T R E I N V I T É P.6
Yves Sintomer, professeur de sciences politiques à l’université Paris 8 L E G R A N D F O R M AT P.8
RÉINVENTER LES CENTRES-VILLES Service public territorial N° 30 – Février 2018 Bimestriel publié par le CNFPT Service public territorial 80, rue de Reuilly 75012 Paris Directeur de la publication : François Deluga Co-directeur de la publication : Jacques Goubin Rédactrice en chef : Alexandra Weinstein Rédaction : Yann Cabaret, Bruno Cargnelli, Frédérique Disant, Virginie Fauvel, Valérie Lachenaud
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Actualité législative, juridique et territoriale Ç A FA I T D É B AT P.16
Crédits photo : AFP, Antoine Cardi, Getty Images, IP3Press, iStock, Thinkstock, Myop, REA, Ville de Thionville - S.Thévenin, DR Illustration : Stereographic Mise en page : studio graphique du CNFPT Abonnements : 01 55 27 41 36, corinne.coitou@cnfpt.fr
L’e-administration O N A N T I C I P E P. 2 0
Quatre bibliothèques du troisième type
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ACTIONS O U V E R T U R E P. 2 3
Le guide à l’attention des intercommunalités sur les ressources humaines dans les mutualisations
Impression : Léonce Deprez Imprimerie
S U R L E T E R R A I N P. 24
ISSN 2118-0083
PA N O R A M A P. 2 6
Tirage : 25 000 exemplaires.
En Occitanie, une culture managériale collaborative L’accueil
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La pratique favorise la compréhension du principe de la laïcité F O C U S S U R P.31
Le nouveau Service Public Territorial
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SUR LE WEB
VO S LI ENS VER S LES TE N DAN CES ACTUE L L ES
Transport
« Depuis la mise en service du tramway et des bus hybrides, l’émission de gaz à effet de serre du réseau a diminué de 3 % ». François Rebsamen, maire de Dijon et président de Dijon Métropole. https://twitter.com/frebsamen/status/939448416857415681
NOMINATION
Éric Lombard, nommé mi-décembre directeur général de la Caisse des dépôts et consignation se déclare « impatient d’agir contre la fracture territoriale et d’opérer auprès de tous les territoires ». https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:6344964869992833025
NUMÉRIQUE « Nous généraliserons la 4G. L’objectif, c’est d’apporter la 4G dans les 10 000 communes qui ne l’ont pas, qui regroupent plus d’un million de Français et 10 % du territoire », Édouard Philippe lors de la conférence des territoires mi-décembre. https://twitter.com/EPhilippePM/status/941229662457548801
Statistiques
L’Insee vient de mettre au point un nouvel outil cartographique pour les collectivités qui va leur permettre de visualiser et comparer les données pour analyser les territoires. https://statistiques-locales.insee.fr/#c=home
LAÏCITÉ
À l’occasion de la journée de la laïcité, le CNFPT en partenariat avec l’Observatoire de la laïcité, le CGET et plusieurs collectivités, a présenté le Mooc « les clés de la laïcité », les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 23 avril. https://www.fun-mooc.fr/courses/course-v1:CNFPT+87015+session01/about#
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C’est le nombre de membres composant la délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation auprès de l’Assemblée nationale. http://www2.assemblee-nationale.fr/15/les-delegations-comite-et-office-parlementaire/ delegation-aux-collectivites-territoriales-et-a-la-decentralisation
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Revitalisation des centres-villes
« L’étalement urbain et périurbain s’est fait au détriment des terres agricoles »
ÉDITO FRANÇOIS DELUGA Président du CNFPT, Maire du Teich
Tout d’abord, je souhaite vous adresser à toutes et tous mes meilleurs vœux de bonheur et de réussite tant personnelle que professionnelle pour cette nouvelle année. Nous la commençons avec un Service public territorial entièrement revu, qui allie étroitement le magazine papier et le web, avec la médiathèque du site cnfpt.fr. Nous avons choisi de mettre en avant une problématique qui préoccupe beaucoup de communes et d’agglomérations, à savoir la revitalisation des centres-villes. En effet, le phénomène périphérique a entrainé la paupérisation des centres-villes, et dans certains endroits, leur quasi-abandon. L’étalement urbain et périurbain s’est fait au détriment des terres agricoles, dont nous aurons besoin dans les années à venir. À l’heure de la ville durable, il est primordial de stopper cet étalement au profit d’une densification qui doit passer par la revitalisation des centres-villes. Comme l’évoque notre dossier, beaucoup de villes sont d’ores et déjà engagées sur cette voie. C’est pourquoi le CNFPT a choisi d’accompagner cette nécessaire revitalisation des centres-bourgs notamment par des formations en management des centres-villes, permettant à la fonction publique territoriale d’être à la pointe de ce combat d’un nouveau type.
IDÉES.NOTRE INVITÉ
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YVES SINTOMER
« LES BUDGETS PARTICIPATIFS REDONNENT LA PAROLE AUX USAGERS » YVES SINTOMER Professeur de sciences politiques à l’université Paris 8
Né en 1962, Yves Sintomer, professeur de sciences politiques à l’université Paris 8, a publié de nombreux ouvrages et articles sur la théorie de la démocratie, la démocratie participative et la démocratie délibérative à l’échelle locale, ainsi que sur la représentation politique.
Grâce aux budgets participatifs, de plus en plus de citoyens peuvent désormais participer à la décision sur la manière dont une partie des finances publiques est utilisée. Une tendance positive pour Yves Sintomer qui y voit une solution pour vivifier la démocratie locale et renouveler le fonctionnement des services administratifs. Quelle définition peut-on donner du budget participatif ?
Y.S. : Il n’y a pas de définition unique dans le temps et l’espace mais quelques conditions à respecter. Un budget participatif permet aux citoyens non élus de participer à l’allocation des finances publiques. C’est un processus à l’échelle d’une autorité locale, répété dans le temps, bénéficiant d’une certaine publicité et devant rendre compte de ce qui est fait. Il doit permettre qu’on discute de financement, ce qui le distingue des autres processus de démocratie participative.
Quelle réalité recouvre-t-il en France aujourd’hui ?
Y.S. : Après une première vague dans les années 2000 où ces dispositifs s’inscrivaient le plus souvent dans la mouvance altermondialiste, les budgets participatifs connaissent depuis 3-4 ans un second souffle. En France, on compte ainsi une soixantaine de villes engagées — au moins oralement — dans cette démarche. Contrairement aux modèles latino-américains, les budgets participatifs sont politiquement pluriels, et rarement à vocation redistributive. Aujourd’hui, ils sont presque toujours décisionnels, et les procédures uniquement consultatives dépérissent rapidement. Qu’apporte ce caractère décisionnel ?
Y.S. : Par rapport aux dispositifs consultatifs, ces budgets participatifs bénéficient d’une meilleure adhésion des citoyens. Il faut, en effet, que les décisions suivent les consultations si l’on veut que l’implication citoyenne se maintienne. La manière dont la
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société civile joue le jeu dépend également de l’existence d’une volonté politique. La part relative de budget qui y est consacrée en dépend, comme la qualité de la discussion avec les citoyens. Comment ces budgets fonctionnent-ils ?
Y.S. : La mécanique des budgets participatifs est, à peu de chose près, toujours celle-ci : une part du budget est soumise à la décision citoyenne ; on lance un appel à projets ; les services de la municipalité travaillent sur le chiffrage, l’éventuelle fusion avec d’autres projets allant dans le même sens… ; on procède à une votation en ligne en général ou en présentiel pour hiérarchiser les projets. Quand un budget participatif est implémenté sérieusement, cela augmente la satisfaction en permettant d’agir rapidement sur des demandes jusqu’ici non prises en compte par les élus et élues. Quels sont les impacts sur les collectivités qui les mettent en œuvre ?
« Les budgets participatifs permettent aux collectivités de se transformer et donnent de l’air au système politique local. » Yves Sintomer
« Les nouvelles relations collectivités / usagers » c’est à lire aussi sur cnfpt.fr/la médiathèque
Y.S. : Les services sont amenés à découvrir une nouvelle proximité avec la société. Cela peut motiver les agents et redonner de l’air au système politique local, même si la mesure de ces effets n’est pas aisée… Il y a un autre effet positif qui tient à l’impact de la démarche sur la budgétisation. Sous l’influence des budgets participatifs, les collectivités peuvent en effet évoluer, comme Paris l’a fait récemment, vers une budgétisation par projet. À quelles conditions peut-on en tirer tous ces bénéfices ?
Y.S. : Cela dépend principalement de la manière dont l’administration s’articule autour du dispositif. Celle-ci doit apprendre à se mettre encore plus au service de la commande citoyenne. C’est souvent très nouveau pour elle et il ne faut surtout pas sous-estimer la remise en cause nécessaire, notamment en termes de méthodes et de timing. Il faut voir le budget participatif comme un instrument parmi d’autres de la modernisation politique et administrative qui permet d’agir vraiment. Un outil particulièrement utile pour qui souhaite rebondir dans un contexte de raréfaction de la ressource.
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AU CNFPT, LES CLÉS POUR AGIR Les acteurs publics et privés sont amenés à se mobiliser pour co-construire des réponses adaptées aux territoires confrontés au problème de
revitalisation. Cette question nécessite de travailler de manière transversale avec les acteurs mais aussi de nombreux champs des politiques publiques comme l’aménagement économique, la mobilité, l’habitat… La formation professionnelle permet aux agents de développer cette culture de la transversalité mais aussi d’acquérir des
compétences de pilotages et de connaissances des entreprises et de leurs contraintes. Par exemple, connaitre l’impact du e-commerce pour les commerçants et les artisans permet aux collectivités de mieux comprendre les enjeux du e-commerce et l’évolution des modes de consommation et de vie pour les activités de centre-ville.
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COMMERCES DE PROXIMITÉ, HABITAT…
UNE NOUVELLE CHANCE POUR LE CŒUR DES VILLES ? Moratoire sur l’extension des grandes surfaces, droit de préemption, embauche d’un manageur de centre-ville… Les collectivités sont de plus en plus nombreuses à s’emparer de tous les outils qui sont à leur disposition pour mettre un terme à la déshérence des centres‑villes. Depuis le cri d’alarme lancé en 2016 par le journaliste Olivier Razemon « Comment la France a tué ses villes », la prise de conscience de la nécessité de « sauver » les centres n’a cessé de monter en puissance. Les collectivités ont compris qu’elles avaient un rôle à jouer et surtout, que contrairement à ce que l’on avait pu penser il y a des années, il n’y avait aucune fatalité au déclin des petits commerces et à la perte d’attractivité des centres-villes. Focus sur cinq villes qui ont décidé de renverser la tendance et qui actionnent différents leviers pour revitaliser leur centre.
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Montrouge (92)
Pionnière du droit de préemption Avec 700 commerces, dont 25 % de cafés-restaurants et 16 % de commerces alimentaires pour près de 50 000 habitants, Montrouge fait des envieux. Un dynamisme commercial qui n’est pas un hasard. En 2003, la ville entreprend de maîtriser la destination des rez-de-chaussée d’immeuble. Elle fait préempter 1 700 m 2 de murs commerciaux par une société d’économie mixte et charge un manageur de centreville de rechercher les bons candidats. L’idée est de « choisir » les commerces, pour renforcer la cohérence et la diversité du tissu commercial. Pour attirer les commerçants, les loyers sont au départ attractifs : 200 à 300 euros/m 2 /an, contre une moyenne de 650 euros en centre commercial proche. Le dispositif porte ses fruits : en 30 mois, 40 implantations se réalisent, dont un poissonnier, un fromager affineur, un charcutier traiteur et un maraîcher. Quinze ans plus tard, les commerces sont pérennisés et le bilan positif. Comparée à ses voisines, Montrouge a réussi à maintenir une belle diversité dans le commerce de proximité. Au point de devenir un cas d’école et d’être imitée.
Fiche projet Contexte : • En 2003, la ville de Montrouge est confrontée à une perte de la diversité des commerces, notamment une raréfaction des commerces de bouche, au profit des banques.
Initiative : • Pour maîtriser l’offre commerciale, la municipalité décide de faire jouer son droit de préemption sur les fonds et baux de commerce, en rez-de-chaussée d’immeubles. Elle choisit les commerces et assure ainsi une plus grande diversité des activités. Depuis 2003, 1 700 m2 de pas-de-porte ont été acquis.
ÉTIENNE LENGEREAU Maire de Montrouge
« Si l’on veut défendre le commerce de centre-ville, il n’y a pas de secret : il faut maîtriser le foncier. Ce n’est pas la totalité du « trousseau de clefs » (il y a aussi l’animation, les services), mais c’est une clef fondamentale. Montrouge a été pionnière sur cette question, mais je constate que d’autres villes commencent à s’y intéresser, comme Clamart, Anthony ou Paris. Les collectivités prennent conscience que c’est leur rôle de tout mettre en œuvre pour développer un tissu commercial diversifié qui réponde aux besoins des habitants.
Évidemment, cette politique a un coût. Il faut investir, emprunter, jusqu’au moment où les recettes des loyers viennent compenser. Mon prédécesseur a fait le pari que cela deviendrait rentable à terme, et la suite lui a donné raison. Aujourd’hui les loyers que nous pratiquons atteignent le niveau du marché ».
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Avignon (84)
Le pari du moratoire Ce n’est pas encore un « raz de marée », mais l’idée d’un moratoire des grandes surfaces fait son chemin. En septembre dernier, l’association Centre-ville en Mouvement demandait au Gouvernement de déclarer la revitalisation des centres-villes « Grande cause nationale 2018 » et réclamait un moratoire d’un an sur l’extension de surfaces commerciales. Une poignée de villes n’a pas attendu cet appel pour prendre des mesures radicales. Dès 2014 , Avignon décrète un moratoire sur le développement et l’extension des grands projets commerciaux sur la commune. Une décision justifiée par le contexte national (augmentation de la vacance commerciale, mais aussi apparition de nouvelles opportunités à saisir pour le commerce de centre-ville), et local. Avignon est une ville touristique et culturelle, mais c’est aussi une ville pauvre (l’une des 10 villes les plus pauvres de France) et le centre-ville, 4 e polarité commerciale du bassin de vie, peine derrière les grandes surfaces de la périphérie. Pour redresser la barre, la ville s’appuie sur toutes les dispositions réglementaires qui se présentent à elle : moratoire des surfaces commerciales, préemption des fonds de commerce grâce à la loi Artisanat, commerce, très petites entreprises de juin 2014, etc. Dernier coup d’éclat ? L’opposition de Cécile Helle, la maire, à l’extension à 13 salles du multiplex « Capitole Studio » du Pontet, au nom de la sauvegarde des trois cinémas du centre-ville.
Fiche projet Contexte : • Taux de vacance commerciale estimé entre 7,5 % et 10 % (proche de la moyenne nationale). • Une présence commerciale particulièrement dense hors centre-ville : 190 commerces en périphérie pour 10 000 habitants, quand la moyenne nationale est de 135 pour 10 000.
Initiative : • Dès 2014, la ville décide un moratoire sur le développement et l’extension des grands projets commerciaux sur la commune.
LE CABINET DE LA MAIRE
« Nous ne pouvons pas d’un côté déplorer la perte d’attractivité de nos centres‑villes et de l’autre continuer à laisser se développer sans frein les géants du commerce »
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Ploërmel (56)
Le principe de la boutique à l’essai Difficile de savoir à l’avance si la greffe va prendre entre le quartier et un commerce. Pourquoi alors ne pas « tester » son activité durant un an, grâce à un loyer modéré et un accompagnement par des experts ? Après Pontivy communauté, la ville de Ploërmel s’est laissée séduire par le concept de « boutique à l’essai », développé par la fédération du même nom depuis 2013, après une expérience pilote menée avec la mairie de Noyon, dans l’Oise. « Ploërmel n’est pas confrontée à un important problème de vacance commerciale, mais certains locaux restent malgré tout régulièrement vides, alors qu’ils sont bien situés. Nous avons donc voulu tester le dispositif « ma boutique à l’essai », explique Émilie Jouanno, animatrice économique pour Ploërmel et Ploërmel communauté. Depuis mars, une boutique de puériculture s’est ouverte sur ce principe, bénéficiant d’un loyer minoré (négocié par la ville avec le propriétaire) et de l’appui d’experts nécessaires à la création d’un commerce (banque, expert comptable, etc.).
Fiche projet Contexte : • Recherche d’une solution permettant à la fois de résoudre le problème de vacances de certains commerces, et de faciliter la création d’activités commerciales.
Initiative : • Adhésion au dispositif national « Ma boutique à l’essai » : mise à disposition d’un local à loyer modéré, accompagnement du porteur de projet.
ÉMILIE JOUANNO Animatrice économique pour Ploërmel et Ploërmel communauté
« Depuis quelques années, le petit commerce est devenu une préoccupation majeure des élus et élues. Cela n’a pas toujours été le cas. Il y a dix ans, l’accent était beaucoup plus mis sur les pépinières d’entreprises, considérées comme sources de création d’emplois et subventionnées par les régions et les départements. Aujourd’hui, les collectivités ont compris qu’il fallait trouver un nouvel équilibre entre le commerce de périphérie et le commerce de centre-ville. D’autant plus que de nouvelles attentes de consommation apparaissent et qu’il faut y répondre. Des initiatives comme « Ma boutique à l’essai » nous donnent un cadre, une visibilité, une méthode qui nous permettent de travailler sur l’offre de commerce de cœur de ville. La fédération projette de créer un nouveau concept de commerce alimentaire à l’essai, adapté cette fois aux petites communes rurales et nous avons le projet de l’expérimenter dans l’une des communes de Ploërmel communauté ».
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Dijon (21)
Dynamisée par son manageur de cœur de ville En 2016, la ville de Dijon recrute Raynald Desroy comme manageur de cœur de ville. « Bonne pioche » pour ce dernier, qui hérite d’une ville dont le centre n’est pas sinistré. « Dans les pires années, à Dijon, le taux de vacances commerciale s’est élevé à 10 %. En 2016, on était à 7 %, et aujourd’hui, à 5,6 % ». Alors, pourquoi un manageur de centre-ville, s’il n’y a pas péril en la demeure ? Parce que le métier, créé à Lille dans les années 90, a fait ses preuves et parce que Dijon a pris, comme toutes les villes, conscience de la fragilité des cœurs de ville. Plusieurs rôles sont assignés au manageur du cœur de ville. Garant des équilibres commerciaux, il est aussi celui qui identifie les bons leviers de dynamisation et favorise les partenariats avec les autres acteurs (chambres d’agriculture, acteurs culturels et touristiques, transports, organisateurs d’évènements). Trois missions auxquelles Raynald Desroys s’est attelé avec la création d’un observatoire du commerce (préalable à tout travail sur la cohérence
du tissu commercial et des loyers), la mise en place du wifi gratuit cet été sur tout le centre-ville et la nouvelle appli « click and shop » pour découvrir offres et promotions, le travail avec la chambre d’agriculture pour mieux valoriser les circuits courts sur les marchés de la ville, etc. « Les attentes des consommateurs ont évolué et le commerce de centre-ville doit y répondre ». En septembre, Dijon a pu autoriser l’ouverture des commerces le dimanche en centre-ville (autorisé dans les zones touristiques internationales définies par la loi Macron*). « Cela a été très instructif. Les clients flânent dans les rues, prennent leur temps, achètent plus de livres et de disques, produits qui étaient plutôt en perte de vitesse jusqu’ici ». Une nouvelle opportunité pour le commerce de centre-ville ? * Depuis juillet dernier, une partie de Dijon bénéficie du statut de « zone touristique internationale » (ZTI) prévu par la loi du 6 août 2015 pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques (loi Macron).
Fiche projet Contexte :
• Taux de vacance commerciale maîtrisé (5,6 % en 2017), mais souhait de donner encore plus de vitalité aux commerces de centre-ville et de saisir les nouvelles opportunités générées par les évolutions des consommateurs.
Initiative : • Recrutement en 2016 d’un manageur de centre‑ville. Son rôle : mener des actions pour dynamiser les commerces et assurer la diversité de l’offre, favoriser les partenariats entre les commerces et les autres acteurs du territoire.
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Fiche projet Contexte : • En 2014, le dossier « Saint-Flour, un centre‑bourg à partager » est retenu parmi les 54 projets lauréats de l’appel à manifestation d’intérêt « centres-bourgs » lancé par le Gouvernement en 2014.
Initiatives : • Opération de rénovation de l’habitat et lutte contre les logements insalubres • Nouvelle signalétique pour le commerce de centre-ville (bornes interactives, totems d’entrée de villes) • Recrutement d’une manageuse de centre-ville • Développement d’une thématique « terre d’accueil des artisans d’art » • Poursuite de la politique de rénovation urbaine et de modernisation des espaces publics (projet de réfection de la Place d’Armes)
Saint-Flour (15)
Les vertus de la transversalité Persévérer, mobiliser les partenariats et agir sur tous les fronts : tels sont les mots d’ordre de Saint-Flour pour sa politique de défense du centre-ville. La ville n’en est pas à sa première opération de redynamisation urbaine. Depuis vingt ans, elle mène un travail de fond pour revitaliser le centre-ville. En 2014, l’État lance un appel à projet pour les centres-bourgs de moins de 10 000 habitants. Sa particularité ? Une approche transversale et concertée qui inclut à la fois le logement, les espaces publics, les commerces et les services dans le cadre d’un projet global pour le centre-ville. Aux côtés de la communauté de communes, Saint‑Flour pose sa candidature et se voit retenue parmi 54 lauréats, dont 11 sur le Massif Central. « Cela nous a permis de mieux appréhender notre projet d’ensemble et de travailler en même temps ces 5 axes : le développement économique, le projet urbain, le traitement de l’habitat, le social et les progrès sur le plan environnemental », explique Marlène Baduel, manageuse de centre-ville recrutée lors de l’appel à projet. Cinq axes fortement interdépendants… Soutenir les commerces dans un quartier miné par l’habitat insalubre n’aurait en effet aucun sens… Saint-Flour s’est donc mise au travail :
réhabilitation de l’habitat et lutte contre les logements insalubres, rénovation des façades et devantures pour les boutiques, accompagnement de nouveaux commerces par la commune et l’intercommunalité, travail sur la signalétique (totems à l’entrée de la ville, mise en place de bornes numériques en centre-ville pour présenter l’offre commerciale). La ville se positionne aussi comme « terre d’accueil des artisans d’art ». Depuis deux ans, elle les accompagne pour la création d’une boutique partagée et voudrait développer l’une de ses rues (la rue Marchande) par ces métiers, pour constituer une vitrine du savoir-faire du territoire et proposer des animations et ateliers aux visiteurs.
Retrouvez sur la médiathèque du portail cnfpt.fr un dossier complet sur la sauvegarde des centres-villes
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Ici et maintenant, l’essentiel du service public en action
DONNÉES PERSONNELLES
Compte à rebours
FEMME-HOMME
Vers une grande cause nationale ? Après la libération sans précédent de la parole des femmes à l’automne dernier, notamment sur le harcèlement sexuel subi au travail, le chef de l’État a présenté le 25 novembre 2017, un plan de lutte contre les violences faites aux femmes et a décrété l’égalité femme-
homme grande cause de son quinquennat. Le gouvernement va publier prochainement une circulaire relative à la lutte contre les violences sexuelles et sexiste dans la fonction publique. Les engagements pris par Emmanuel Macron devront ainsi être déployés dans les trois versants de la fonction publique. Premier axe de ce dispositif de lutte spécifique au secteur public : la prévention des violences par le biais d’un plan « ambitieux » de formation initiale et continue. « Chaque agent public devra, d’ici 2022, avoir été spécifiquement formé à la prévention et à la lutte contre des violences sexuelles et sexistes », précise le texte.
Le projet de loi relatif à la protection des données personnelles a été présenté, le 13 décembre en Conseil des ministres. Ce texte est indispensable à l’entrée en vigueur du règlement général sur la protection des données personnelles, prévue pour le 25 mai 2018. Sa vocation première est d’adapter le cadre normatif français, soit la loi informatique et libertés du 6 janvier 1978. Le principal changement qu’apporte le règlement européen réside dans le principe d’« accountability », la responsabilisation des acteurs qui traitent des données personnelles. Les collectivités territoriales vont devoir s’inscrire dans une posture de mise en conformité dynamique.
SERVICES PUBLICS
Action publique 2022 « Action publique 2022 » est une démarche de transformation des services publics, annoncée par circulaire en octobre par le Gouvernement Macron. Usagers, agents et agentes ont été invités à s’exprimer en ligne à l’occasion d’une consultation de trois mois qui s’est achevée en février. Rendez-vous en mars pour la restitution.
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L’E-ADMINISTRATION
GARANTIR L’ACCÈS DE TOUS AUX SERVICES En quelques années, les Français se sont familiarisés avec les services publics en ligne. Si les plus connectés attendent désormais un retour d’information instantané avec l’administration et les services des collectivités, comment aider celles et ceux les plus en difficulté avec les outils numériques ? Suivez le débat.
62 %
des Français ont eu recours au web pour réaliser leur démarches administratives en 2016.
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Des citoyens de plus en plus connectés En 2016, un cap a été franchi dans l’utilisation d’Internet par les Français pour leurs démarches administratives et/ou fiscales. Selon le Credoc*, 62 %(1) d’entre eux ont eu recours au web pour les réaliser, soit une hausse de 9 points en un an. Jamais une telle progression n’avait été enregistrée. Cependant, l’e-administration séduit encore de façon inégale. Les 25-59 ans, les diplômés, les CSP moyennes et supérieures et les habitants de l’agglomération parisienne en sont les plus friands.
27 %
des personnes n’ont pas accès à Internet ou éprouvent des difficultés à y trouver une information administrative.
BERNARD DREYFUS Délégué général à la médiation avec les services publics, auprès du Défenseur des droits.
« Si la dématérialisation des services publics vient simplifier l’accès aux droits de la majorité des usagers, elle constitue néanmoins un obstacle supplémentaire pour un grand nombre de personnes. En 2016, plus de 7,5 millions de consommateurs étaient en effet toujours privés d’une couverture Internet de qualité. La persistance de ces « zones blanches et grises » contribue à entraver l’accès aux droits des personnes domiciliées notamment en zone rurale. Cependant, même en dehors de ces zones, les personnes
9 000
communes de moins de 3 500 habitants n’ont pas accès à l’Internet haut débit.
handicapées, voire ayant de faibles ressources, rencontrent des difficultés. Notre enquête « relations des usagers avec les services publics » a montré que 27 % des personnes, soit n’ont pas accès à Internet, soit éprouvent des difficultés pour y effectuer des démarches administratives. Afin que la modernisation de l’État ne passe pas par l’exclusion d’une partie des usagers, il est nécessaire de maintenir différentes modalités d’informations et de contact physique avec les services publics. »
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Et d’autres toujours plus éloignés des prestations en ligne 85 % de Français connectés, cela signifie en regard que 15 % de la population ne disposait pas d’Internet à domicile en 2016. Cette proportion atteint 43 % chez les septuagénaires, 25 % des foyers disposant de bas revenus, et 21 % des personnes souffrant d’un handicap ou d’une maladie chronique. Des catégories qui sont aussi celles ayant le plus besoin d’aide et d’accompagnement pour faire valoir leurs droits aux prestations. Des lieux d’accueil permettant l’accès aux services en ligne des collectivités et des services publics sont prévus à leur attention. Les espaces « Net Public », réseau public d’accès Internet mis à disposition par divers organismes de service public, sont facilement identifiables grâce à des outils comme des cartes interactives. Mais ils demeurent encore insuffisamment connus.
AMANDINE ROBIN Responsable de pôle de compétences dans le champ des politiques sociales à l’INSET d’Angers
« Aujourd’hui, des collectivités pionnières cherchent à traiter la question de l’inclusion numérique. Même si elles bénéficient de retours d’expériences pilotes menées de longue date, comme à Brest, toutes se confrontent en premier lieu aux difficultés de coordination des acteurs des champs de l’action sociale et de la médiation numérique. L’accompagnement des personnes « exclues du numérique » par les travailleurs et travailleuses sociaux pose par ailleurs
des questions éthiques et déontologiques, ceux-ci étant parfois contraints de faire certaines démarches à la place des personnes. En réponse à ces nouvelles problématiques, le CNFPT a créé en 2017 un nouvel itinéraire de formation « travailleurs et travailleuses sociaux en service public territorial » ainsi qu’une formation spécifique sur l’inclusion numérique à l’INSET d’Angers. »
15 %
de la population ne disposait pas d’Internet à domicile en 2016. Cette proportion atteint :
43 %
chez les septuagénaires.
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21 %
25 %
des personnes souffrant d’un handicap ou d’une maladie chronique.
des foyers disposant de bas revenus.
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Les collectivités françaises ont largement entamé leur mutation numérique Au classement 2016 du développement de l’e-administration établi par l’ONU(2), la France se classe au dixième rang mondial, et en sixième position en Europe, derrière le Royaume-Uni, les pays scandinaves et les Pays-Bas. Un classement plutôt satisfaisant, établi sur la base du nombre de services publics en ligne offerts aux citoyens, les coûts associés aux infrastructures télécoms et au capital humain. Avec cette dynamique, les collectivités se saisissent pleinement de l’enjeu numérique et ont aujourd’hui, dans leur ensemble, largement entamé leur mutation digitale. En 2016, 48 % des élus et élues des communes(3) de moins de 10 000 habitants voient la dématérialisation comme une opportunité (contre seulement 33 % en 2015). Grâce à la mise en place de plateformes numériques mutualisées, les petites communes sautent le pas : 49 % ont adopté la signature électronique, 47 % la dématérialisation des bulletins de paie et 38 % celle de la transmission des actes au contrôle de légalité.
CÉDRIC MACAUD Directeur de e-collectivités Vendée
Une personne précaire sur quatre (26 %) déclare éprouver des difficultés à effectuer ses démarches administratives.
« Notre syndicat mixte a été créé en 2014 dans l’objectif de développer les usages numériques dans les collectivités du département de la Vendée. Nous proposons aux 400 collectivités adhérentes - 90 % des collectivités du territoire – une plateforme d’administration électronique départementale mutualisée, interfacée avec les principaux éditeurs de logiciels. Chaque collectivité peut ainsi facilement utiliser nos solutions et faciliter son fonctionnement quotidien, grâce notamment à la convocation électronique des élues et élus, à une
gestion électronique des documents, à la télétransmission des actes… Nous travaillons également sur un portail de gestion de la relation citoyen. Afin de proposer par exemple des services permettant de gérer en ligne les paiements de restauration scolaire, et de planifier les activités extrascolaires. Une autre de nos actions est de mutualiser les achats pour faire faire des économies aux collectivités en matière de télécoms ou pour les accompagner dans le développement de l’école numérique. »
(1) « Baromètre du numérique » du CREDOC (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie), édition décembre 2016, réalisé pour le compte du Conseil général de l’économie (CGE), de l’ARCEP et de l’Agence du numérique. (2) UN E-Government Survey 2016 (en anglais). (3) Baromètre de la dématérialisation 2016, JVS-Mairistem.
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TENDANCES.ON ANTICIPE
QUATRE BIBLIOTHÈQUES DU TROISIÈME TYPE La bibliothèque « troisième » lieu, après la sphère privée et professionnelle ? C’est déjà une réalité à Caen, Angoulême, Thionville et Caen qui ont toutes les quatre donné le jour à des concepts inventifs et innovants. Visite dans les espaces culturels du futur…
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Une ville, à l’intérieur de la ville Alpha est un lieu de vie et de services à la population du Grand Angoulême, ouvert à tous et aux pratiques culturelles de chacun. Cinq bâtiments appelés « mondes » permettent d’emprunter des ouvrages, de prendre un café, se restaurer, faire garder son enfant gratuitement, emprunter et jouer d’un instrument de musique, disposer du wifi en libre accès… L’Alpha et l’Omega des espaces culturels de demain ?
La reconquête d’un quartier Inaugurée en janvier 2017, la bibliothèque Alexis de Tocqueville est un bâtiment de la communauté urbaine Caen la mer en forme de croix de 11 700 m2, qui comprend un auditorium, des espaces d’exposition, un café restaurant. Situé au bord du bassin d’une friche portuaire, l’équipement se veut le « navire amiral » de la reconquête du quartier de la Presqu’île où se dessine la ville du futur.
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TENDANCES.ON ANTICIPE
Le rêve du vivre-ensemble Une médiathèque du futur dans une ville de 42 000 habitants ? C’est le pari qu’a relevé la municipalité de Thionville avec le Puzzle. Une architecture détonante au service d’un projet : créer un « troisième » lieu dédié à la rencontre et au vivre-ensemble en mettant sous le même toit une médiathèque, un café-restaurant, un studio de création numérique, une terrasse végétalisée. Bilan ? Le Puzzle est trois fois plus fréquenté qu’une médiathèque classique.
Un outil de transformation sociale Figurer parmi les villes de moins de 10 000 habitants les plus pauvres de France n’empêche pas l’ambition. Grenay, dans le Pas-de-Calais, bénéficie, elle aussi de sa bibliothèque « tiers lieu » : dans le même espace, une médiathèque, un café qui s’inspire de la tradition des « estaminets » et un pôle multiservices permettant d’accéder aux services à la population. Le tout ouvert 44 heures par semaine.
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Partageons notre vision de la formation
GUIDE
Les RH à l’heure des mutualisations Désormais inscrite dans un projet global de territoire, la mutualisation n’est plus seulement perçue sous l’angle d’une logique budgétaire mais adossée au projet de territoire dans une logique de développement de compétences. Tel est le principal message du nouveau « Guide à l’attention des intercommunalités pour faire émerger une réflexion stratégique sur les ressources
Consultez le guide et le bouquet de ressources consacré aux dynamiques intercommunales sur cnfpt.fr dans la rubrique médiathèque
humaines dans les mutualisations », édité par le CNFPT. Disponible sous forme de livre numérique d’une quarantaine de pages, il est destiné aux DGS et DRH d’EPCI, en particulier de Communautés de communes. Il a pour objectif de provoquer l’émergence d’une réflexion au sein des intercos sur la gestion Ressources humaines dans le cadre des mutualisations, le plus en amont possible, alors qu’elle est généralement traitée comme une variable d’ajustement a posteriori. Ce guide a une visée opérationnelle et s’articule en deux parties : une proposition de démarche et la description d’outils. Le guide est enrichi d’exemples de dispositifs et de retours d’expériences. Issu d’expérimentations menées pour le compte du CNFPT, ce guide ne standardise pas les démarches des collectivités mais insiste au contraire sur le contexte propre à chacune
d’entre elles : son projet de territoire, son schéma de mutualisation, ses éventuelles recompositions de périmètre. Expliquer l’interco aux agents La collection de guides d’accompagnement vise à soutenir les projets des collectivités et à compléter la professionnalisation des acteurs territoriaux. Dans la rubrique « Médiathèque / Publications » sur cnfpt.fr, sont disponibles d’autres thématiques tel que le guide « Expliquer l’intercommunalité à vos agents : accompagnement des encadrants ».
ACTIONS.SUR LE TERR AIN
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EN OCCITANIE, UNE CULTURE MANAGÉRIALE COLLABORATIVE La problématique Suite à la réorganisation de ses services due au rapprochement des conseils régionaux LangedocRoussillon et Midi‑Pyrenees, la Région Occitanie souhaitait voir ses encadrants adopter durablement et profondément une culture managériale plus collaborative et transversale. Mais comment les aider à évoluer vers ce management misant sur la délégation de responsabilité et la confiance ? La région avait une idée des modalités que la démarche devrait mobiliser : le principe du design (associer les usagers), de l’intelligence collective (ouverture, explorations…) et de la créativité. Elle n’avait, en revanche, pas de certitude sur la manière de le faire pour 330 encadrantes et encadrants ni de temps pour s’interroger seule, sur la méthode. En février, elle s’en est ouverte aux équipes formation des délégations Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon du CNFPT. Service Public Territorial – N° 30 – Février 2018
Le CNFPT vous accompagne dans vos projets, rendez-vous sur cnfpt.fr/Construire une formation sur mesure
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La réponse Appuyées par l’INSET de Montpellier, les délégations du CNFPT ont reformulé la demande et co-élaboré, avec la région, un dispositif innovant en faveur d’une nouvelle dynamique managériale. Des ateliers pour se questionner Entre le 30 mai et le 28 septembre dernier, quinze encadrants représen tatifs se sont réunis à quatre reprises lors d’ateliers animés par un formateur. Ils ont alterné présentations, travaux en petits groupes, vidéos, interventions du CNFPT et de l’extérieur (entreprises de l’ESS et entreprises libérées)... L’objectif étant que les encadrants, à l’issue de ces journées, se dotent d’un dispositif de développement managérial parfaitement adapté à leurs attentes et à leur contexte. Tout pour encourager la créativité « Nous avons pensé les ateliers de façon à créer un décalage et à générer la confiance mutuelle favorisant l’expression de tous et, y compris, d’idées dissonantes » explique Sylvain Delarue, animateur du dispositif et formateur. Cette méthode a notamment été employée lors de séances de prototypage de solutions qui ont permis de matérialiser les idées et de favoriser la créativité sans peur du jugement. « Le formateur et les ressources humaines n’étaient pas dans une posture de sachants et la bienveillance instaurée dès le début incitait à s’exposer » confirme Catherine Cabon, responsable du service sport à la région, qui a également apprécié le confort matériel de la salle de co-conception mise à disposition par l’Inset de Montpellier :
« Il était possible de travailler en petits groupes tout en restant ensemble, sans que les mouvements et les discussions ne génèrent le brouhaha habituel. » Une grande rapidité d’action Après trois jours en ateliers, un retour en poste a permis de tester les solutions retenues : café manageur, tutorat croisé, coaching, FAQ de l’ encadrant… L’action s’est achevée fin septembre, par une 4 e journée permettant de clôturer le plan d’accompagnement des encadrants. Celui-ci doit encore être présenté aux différents niveaux de direction de la région et, en mars 2018, à tous les encadrants. Certains dispositifs sont toutefois d’ores et déjà opérationnels comme les ateliers de co-développement, le coaching, la lettre d’information électronique… Cette efficacité et cette rapidité constituent pour la région un des points forts de l’action. « Nous avons exprimé notre besoin en février 2017 et, avec l’aide du CNFPT et du formateur, quelques semaines ont suffi pour élaborer le dispositif de co-construction, l’adapter à notre contexte et délivrer une solution d’accompagnement. Si cela a bien fonctionné, c’est aussi parce qu’il y avait une impulsion forte de la DG de la région qui a accompagné, soutenu et valorisé la démarche. » apprécie Catherine Bonnet qui animait la cellule de pilotage côté région. Ce genre d’actions devrait se
généraliser. D’une part parce que les approches issues de la pensée complexe (intelligence collective, design territorial…) sont adaptées au développement managérial. D’autre part, et surtout, parce que les collectivités territoriales en ont désormais parfaitement conscience. « C’est l’attente de modalités d’accompagnement permettant de faire émerger la réponse des encadrants eux-mêmes qui nous nous a conduits à adopter une posture différente – ni producteur classique de formation, ni consultant – et à renverser le schéma habituel » explique ainsi Stéphane Heinrich, directeur adjoint formation à l’INSET de Montpellier.
« Notre objectif était de favoriser l’expression de tous, y compris d’idées dissonantes. » Sylvain Delarue,
Animateur du dispositif et formateur
ACTIONS.PA NOR A M A
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Dans un contexte de développement de la présence numérique, l’accueil physique des collectivités est la vitrine matérialisée du service public local. Moment essentiel de contact à l’usager, il conditionne l’image que ce dernier se fait de la collectivité et la façon dont il se sent perçu. S’il est bien mené, l’accueil crée un climat favorable à la relation future. Cela permet d’apaiser ou prévenir les éventuelles tensions et de satisfaire ainsi l’usager.
L’ACCUEIL DANS TOUTES SES DIMENSIONS Retrouvez plus d’infos sur cnfpt.fr/choisir une formation
Service Public Territorial – N° 30 – Février 2018
GESTION DES CONFLITS ET DE L’AGRESSIVITÉ EN SITUATION D’ACCUEIL
Donner les clés pour prendre du recul 3 jours en deux sessions en présentiel (2+1). Dans un contexte social et économique qui peut être difficile, face à des situations personnelles ou familiales complexes, les chargés et chargées d’accueil, premier point de contact, sont en première ligne. Les agents peuvent, de ce fait, se retrouver démunis face à des conflits et de l’agressivité. L’enjeu de ce module est de permettre à l’agent d’identifier et d’adapter son comportement lors d’une situation conflictuelle afin de garder le meilleur recul possible et ne pas se laisser atteindre personnellement.
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SANDRINE AMBOURG
«
Chargée d’accueil à la mairie de Torcy (91)
L’ACCUEIL PHYSIQUE ET TÉLÉPHONIQUE EN COLLECTIVITÉ TERRITORIALE
Renforcer la confiance et la légitimité des agents 4 jours en deux sessions en présentiel (3+1). Dans cette offre de services, toutes les dimensions du métier de chargé d’accueil sont prises en compte : missions, valeurs, positionnement. La notion de service à rendre au public y est fondamentale. Au-delà des techniques de communication, ce module aide à placer l’agent dans la prise de conscience de sa légitimité, des valeurs qu’il incarne, de l’enjeu de sa tâche pour l’efficacité du service… La session repose sur des jeux de rôle entre pairs pour enrichir les pratiques, se poser des questions, prendre du recul. Les publics ciblés sont les chargés et les chargées d’accueil de catégorie C au sein d’accueils généraux ou spécialisés.
Les publics en situation de précarité sont nombreux et nous recevons de plus en plus de personnes stressées. Raison pour laquelle on a constaté un accroissement des comportements agressifs. La formation est une excellente piqûre de rappel sur les comportements que nous devons adopter face à des cas difficiles. La clé de la qualité de notre accueil réside dans la compréhension de l’autre, pour ne pas recevoir la colère pour soi-même. On s’arme pour bien réagir à ces comportements, et répondre aux usagers. Cela aide à ne pas absorber les tensions. Il s’agit aussi de communiquer avec les collègues pour « déposer » la surcharge émotionnelle, tirer des engagements et prendre du recul ! ».
ACTIONS.PA NOR A M A
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NATHALIE PINGLAUT
«
Chargée d’accueil au centre d’action sociale de Mitry-Mory (77)
La formation était intéressante car elle m’a fait prendre conscience de certains handicaps, pas toujours visibles ou facilement détectables. Parfois, on ne se positionne pas bien face à un interlocuteur qui doit lire sur les lèvres, ou par rapport à une personne qui se déplace en fauteuil. Ce qui est important c’est de parler à ces publics comme à des personnes valides, mais en s’adaptant discrètement à leur handicap. J’ai vraiment été aidée et conseillée lors de ce stage à travers des mises en situations, et maintenant j’ai moins peur de mal faire ».
L’ACCUEIL DU PUBLIC EN SITUATION DE H A NDICA P
Identifier le handicap et s’adapter 2 jours en présentiel. À travers ce module, le CNFPT illustre son soutien à l’une des grandes causes nationales en ajustant les modalités d’accueil et de prise en charge des personnes en situation de handicap. Les deux journées sont consacrées, d’une part, à la théorie : identification, compréhension et appréhension de ce public spécifique – quels sont les différents types de déficience ? Quelles sont les différences entre déficiences, incapacité et handicap ? – Il s’agit, d’autre part, de mettre en pratique des situations de communication avec une personne présentant un handicap et le rôle de l’agent face à celle-ci. Service Public Territorial – N° 30 – Février 2018
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VIRGINIE CAMBONIE
LA GESTION DU STRESS EN SITUATION D’ACCUEIL
Chargée d’accueil à l’EPHAD Les Grouettes de Saint-Michel-sur-Orge (91)
«
Se protéger et s’écouter Une session de 3 jours en présentiel. L’exposition permanente aux problématiques des publics peut conduire les agents à subir et intégrer du stress, parfois de manière inconsciente. Ce module permet de détecter les mécaniques du stress, d’appréhender les outils et techniques de prévention et de gestion des situations qui en génèrent.
COMPÉTENCES BUREAUTIQUES ET NUMÉRIQUES NIVEAU 1
Produire ses documents 4 jours en deux sessions (3 en présentiel + 1 à distance) Dans le cadre du développement de la culture et des usages du numérique, il s’agit de savoir produire des documents (textes, tableau) et de manipuler les outils du web 2.0 comme adopt connect.
LA LAÏCITÉ, L’ACCUEIL ET LES RELATIONS AVEC LE PUBLIC
Transmettre les valeurs de la République 3 jours en deux sessions en présentiel (2+1) Il s’agit d’un nouveau module intégré à l’offre de service 2018. L’objectif est d’aider les agents à activer, faire valoir et expliquer la notion de laïcité lorsqu’une situation avec le public l’exige. Toute la difficulté étant de l’utiliser à bon escient dans un climat particulier. C’est pourquoi le module repose sur des mises en situation très précises. L’agent comprend dans quelle situation il peut actionner et évoquer la laïcité ou si il doit seulement en demander le respect. Le module transmet le cadre réglementaire de référence de la laïcité et un argumentaire adapté qui conforte l’agent dans une posture professionnelle solide.
Je suis chargée de l’accueil téléphonique et physique de l’EPHAD qui accueille une cinquantaine de pensionnaires. Je traite aussi les inscriptions quotidiennes au restaurant, les demandes d’admissions et les demandes d’aides à domicile. En moyenne, je suis en contact avec une quarantaine de personnes par jour. Ces publics sont des séniors bien souvent en détresse ou dans l’urgence de trouver une solution de résidence ou de maintien à domicile. Ces quatre jours m’ont rappelé tous les fondamentaux du service : solidarité avec le public, mais aussi partage des difficultés avec les collègues, comportements à adapter en fonction des publics… Les mises en situation sont intéressantes car on s’inspire des pratiques et expérience d’agents d’autres structures. L’intersession permet de retourner sur son lieu de travail pour tester et revenir partager l’expérience ainsi enrichie. J’ai gagné encore plus en confiance ».
Retrouvez plus d’infos sur cnfpt.fr/choisir une formation
ACTIONS.ELLE TÉMOIGNE
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« LA PRATIQUE FAVORISE LA COMPRÉHENSION DE LA LAÏCITÉ. » LAURE JORDAN-AUBOIROUX Intervenante pour le CNFPT
Laure Jordan-Auboiroux a intégré la région Île-de-France en 2007 et est nommée cheffe de service à la direction de la formation professionnelle en 2011. En parallèle, elle a suivi un master 2 « Religion et laicité dans la vie professionnelle » à l’Institut européen en sciences des religions.
La laicité est un principe qui peut parfois être complexe à appréhender pour les agents. L’ancrer dans une réalité professionnelle quotidienne à travers l’utilisation de cas pratiques lors d’une formation permet de faciliter sa compréhension. Formatrice habilitée Plan national Valeurs de la République et Laicité, Laure JordanAuboiroux forme des agents territoriaux dans ce cadre mais aussi lors de sessions de sensibilisation à la laïcité. Elle utilise des cas pratiques pour illustrer ses propos et impliquer les stagiaires.
« Le plan Valeurs de la République et Laïcité propose une banque de cas, réels ou très réalistes. Mais les participants peuvent aussi soumettre des histoires vécues à l’ensemble du groupe » préciset-elle. Des minis groupes de stagiaires sont ensuite formés, chaque groupe devant analyser un cas pour le présenter à l’ensemble des stagiaires et susciter la discussion : quelle est la notion mise en jeu, comment l’appréhender dans le cadre juridique, existe-t-il différentes réactions possibles ? « Les cas pratiques sont particulièrement intéressants à étudier dans le cadre de la laicité, un concept très théorique. Ils permettent de comprendre comment la théorie s’applique à la réalité quotidienne professionnelle » explique Laure Jordan‑Auboiroux. Et la confrontation des différents points de vue élargit la réflexion. La parole peut aussi avoir une vertu cathartique en obligeant les stagiaires à réfléchir à la façon de verbaliser leur propre expérience et à prendre un recul bien nécessaire dans le cas d’un sujet sensible comme la laicité.
Service Public Territorial – N° 30 – Février 2018
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Service public territorial
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LA RUBRIQUE MÉDIATHÈQUE : UNE LECTURE QUI SE PROLONGE SUR CNFPT.FR. Afin que tous les agents publics aient accès au même niveau de culture sur la fonction publique territoriale, les articles présents dans le magazine sont désormais en ligne dans la médiathèque sous la forme de dossiers. Articles, vidéos, podcast… classés par thématiques sont dorénavant accessible sur cnfpt.fr/S’informer/ la médiathèque.
NE MANQUE Z PAS LES ÉVÉNEMENTS DU CNFPT WWW.CNFPT.FR rubrique manifestations
LES TEMPS FORTS LES RENCONTRES NATIONALES DE L’INGÉNIERIE TERRITORIALE : TRANSITION DES TERRITOIRES 14-15 MAI 2018 - MONTPELLIER
3e UNIVERSITÉ D’ÉTÉ DE L’INNOVATION PUBLIQUE TERRITORIALE : EXPÉRIENCES USAGERS, ESPÉRANCE DÉMOCRATIQUE 9-10-11 JUILLET 2018 - CLUNY / AIX-EN-PROVENCE / RENNES / STRASBOURG/ MARTINIQUE /LA RÉUNION
LES RENCONTRES TERRITORIALES ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE : LES COOPÉRATIONS ENTRE ACTRICES ET ACTEURS TERRITORIAUX MAI 2018 - PARIS
DÉVELOPPEMENT LOCAL : LA COOPÉRATION ENTRE LES ACTEURS ET LES ACTRICES, PILIERS DU DÉVELOPPEMENT TERRITORIAL JUIN 2018 - PARIS
ACTION ÉDUCATIVE : REPENSER LES TEMPS ET LES ESPACES ÉDUCATIFS 6 JUIN 2018 - PANTIN
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LES SENIORS 60-75 ANS : UNE RICHESSE POUR LES TERRITOIRES 14 JUIN 2018 - ANGERS
SÉCURITÉ INFORMATIQUE ET ADMINISTRATION DIGITALE 21 JUIN 2018 - PANTIN
LES ATELIERS DES TERRITOIRES PLANIFICATION ET CONTRACTUALISATION, UNE GOUVERNANCE COORDONNÉE 10 AVRIL 2018 - MONTPELLIER
LA MISE EN ŒUVRE DES COMPÉTENCES TECHNIQUES ET ENVIRONNEMENTALES TRANFÉRÉES ET SES INCIDENCES 10 JUIN 2018 - MONTPELLIER
QUAND LES TALENTS GRANDISSENT, LES COLLECTIVITÉS PROGRESSENT