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Santé amiante sapeurs pompiers saint quentin aisne sdis 02 dec 2017

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SANTÉ

À Saint-Quentin, la caserne des pompiers malade de l’amiante Un premier cas de maladie liée à l’amiante vient d’être décelé chez un sapeur-pompier. En attendant les travaux de désamiantage de la caserne, l’inquiétude monte chez les soldats du feu. Par Olivier De Saint Riquier | Publié le 04/12/2017 PARTAGER TWITTER Le journal du jour à partir de 0.90€ 

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« Avant 2014, personne ne savait pour l’amiante », assurent les syndicats mais depuis 1976, date de la construction de la caserne, les agents sont potentiellement exposés aux poussières. - Gaël Hérissé

Construit en 1976, le centre de secours est le deuxième plus important en Picardie en nombre d’interventions. Il compte 150 sapeurs-pompiers, professionnels et volontaires, sans compter les services administratifs.


En 2014, des travaux de réfection dans les douches révèlent la présence d’amiante dans les locaux. En décembre 2016, à l’occasion de la Sainte-Barbe, le président de l’Agglo Xavier Bertrand tape du poing sur la table pour dénoncer l’insalubrité des locaux. Des travaux de désamiantage doivent être établis par le conseil départemental. ..............................................................................

C

ette année encore, la Sainte-Barbe pourrait être agitée au

centre de secours de Saint-Quentin. Un an après le coup de gueule du président de l’Agglo Xavier Bertrand sur les conditions sanitaires du bâtiment, les soucis demeurent. Davantage que le confort des chambres ou l’état des douches, c’est la question de l’amiante qui est sur toutes les lèvres. « C’est le sujet prioritaire », confirme François Bortzmeyer, professionnel à la caserne et secrétaire départemental CGT. La présence de cette fibre cancérigène a été découverte en 2014 à la suite de travaux effectués par les pompiers eux-mêmes. L’un d’entre eux, qui avait participé au chantier, vient tout juste d’avoir ses résultats d’analyses. Ils révèlent la présence d’une plaque pleurale dans ses poumons. Même si ce symptôme n’a en soi pas un caractère de gravité, il est un marqueur d’exposition à l’amiante.

« On a délaissé l’entretien courant » Plus inquiétant, le scanner thoracique a également révélé une asbestose, une affection pulmonaire sérieuse, avant qu’un deuxième avis médical ne démente ce premier diagnostic. Il est pour le moment un cas isolé mais le nombre d’agents touché par ces poussières est potentiellement très important. L’effectif de la caserne est d’environ 150 pompiers qu’ils soient professionnels ou volontaires. À cela, il faut ajouter le personnel administratif et d’entretien. Si l’on remonte à 1976, date de la création du bâtiment, le nombre de personnes exposées aux particules pourrait être énorme. « Nous voulons qu’il y ait un suivi médical, on demande une fiche


d’exposition de tout le personnel et de tous ceux qui ont travaillé au centre de secours », réclame Jean-Marc Deck, représentant CGT au Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). « Certains retraités ont des problèmes de santé qui sont peut-être liés à cette exposition pendant leur carrière », avance son collègue. Depuis quelques mois, les agents présents dans le bâtiment depuis 2014 – date des travaux – font l’objet d’examens médicaux. « Il y a eu ces travaux mais on a délaissé l’entretien courant, les murs s’effritent par endroits », complète François Bortzmeyer. « L’amiante se trouve principalement sur les enduits dans la remise. Or, l’enduit a parfois totalement disparu. Elle est bien partie quelque part cette poussière », s’inquiète Jean-Marc Deck. Les anciens se souviennent aussi de travaux de ponçage au début des années 90. Qui y a participé ? Les archives sont manquantes. « On peut retrouver les pros mais pour retrouver les pompiers volontaires, on a plus de difficultés, on ne sait plus où ils sont. Certains n’ont fait que passer », poursuit le représentant du CHSCT. En attendant que des travaux soient effectués, les soldats du feu continuent de travailler, et de vivre dans la caserne pendant les gardes. « On passe toujours avec nos tuyaux contre l’enduit des poutres », met en garde Jean-Marc Deck.

« On espère les travaux pour 2018 » Par L Aisne Nouvelle | Publié le 04/12/2017 La direction du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) semble enfin avoir pris la mesure du dossier. Environ 500 000 € devraient être débloqués par le conseil départemental pour entreprendre le désamiantage. Selon les syndicats, l’appel d’offres et les études devraient être lancés d’ici quelques jours. « On espère les travaux pour 2018 », souhaite la CGT. Un premier chantier, celui interrompu en 2014 après la découverte de l’amiante, a été effectué dans l’année. Les douches ont été changées même si des dysfonctionnements sont apparus depuis.


Mais c’est l’intégralité de la caserne, à commencer par la remise qu’il faudra désamianter. Pour le moment, on s’orienterait vers un chantier par tranche, sans déménagement du personnel. Nous n’avons pas eu confirmation de ce choix par la direction du SDIS de l’Aisne. Parallèlement, un autre chantier, celui de la reconnaissance en maladie professionnelle, commence pour l’un d’entre eux. Tout le monde au centre de secours espère qu’il restera le seul à mener ce combat.


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Santé amiante sapeurs pompiers saint quentin aisne sdis 02 dec 2017 by GAYRAUD - Issuu