ADMINISTRATION
Le «fiasco» dont la mairie de SaintQuentin se serait passée Une erreur est survenue dans les comptes rendus des évaluations des agents. La CGT-Territoriaux dénonce un « fiasco ». La situation est rentrée dans l’ordre et l’administration minimise l’incident. Par Alice Meunier | Publié le 19/10/2017 PARTAGER TWITTER Le journal du jour à partir de 0.75€
Les syndicats ont signalé des dysfonctionnements au sein de l’administration municipale : les évaluations des agents qui avaient reçu un avis favorable se sont retrouvées ensuite avec un avis défavorable sur les listes d’avancement. - (Photo d’archives Fred HASLIN)
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iasco », selon la CGT, « dysfonctionnement » selon le
cabinet du maire. Une chose est sûre, au-delà de la bataille sémantique, la commission administrative paritaire (CAP) de la catégorie C des agents de la Ville (les plus bas salaires), n’est pas passée inaperçue cette année. Même si le problème est aujourd’hui résolu, Yvon Brin, délégué CGT, n’en démord pas : « C’est plus qu’un gros cafouillage. Ça ne devrait pas arriver. » Retour sur les faits. Des agents ont été évalués et ont reçu un avis favorable. Sauf que, dans le listing d’avancement de grade et de promotion interne, ce fameux avis est devenu défavorable. Le tract que fait circuler la CGT pointe des « avis transformés par certains directeurs (…). Sans qu’ils en informent ni l’évaluateur, ni l’agent. Ce qui est inadmissible et illégal. » L’administration a vite réagi à ce tract par un mail interne : « Les avis favorables des évaluateurs n’ont jamais été transformés sur les fiches d’évaluation en avis défavorables par les directeurs et je suis choqué qu’on cite des noms, c’est de la diffamation. » Le directeur général des services, Éric Pelisson, aurait menacé de porter plainte. Une information qui ne nous a pas été confirmée par le cabinet du maire. La directrice de cabinet, Christelle Chabanne, confirme : « Le document communiqué n’était pas le bon, d’où la confusion. » Elle pointe un « dysfonctionnement ». Quelle en est l’origine ? Motus. « Les trois syndicats (CGT, Sud et FA) ont fait un signalement. Il a été pris en compte et ne devra plus avoir lieu. » Lors de la commission définitive, les avis modifiés sont redevenus favorables. « Nous déplorons que la donne ait été faussée pour ces agents car ils ne pouvaient plus bénéficier d’un avancement ou d’une promotion », continue le tract de la CGT. La réponse de l’administration à ce sujet : « Il est faux d’écrire que la donne a été faussée pour les agents qui ne pouvaient plus bénéficier d’un avancement ou d’une promotion, car une réunion a été organisée au sein de l’administration pour examiner les conséquences de ces erreurs. » Une quarantaine d’agents étaient concernés.
La CGT pointe également le faible nombre d’agents proposés pour une évolution de carrière (70). Près de 205 agents restent « sur le carreau ». « Pour l’instant, nous nous battons sur ce qui est proposé par l’administration. Le maire a un mois pour valider le nombre d’agents promus », termine Yvon Brin. La vie d’une administration qui doit faire attention à son budget n’est pas un long fleuve tranquille. ALICE MEUNIER