SAINT-QUENTINOIS
POLITIQUE LOCALE
Le résultat contesté de la consultation des agents de la Ville Le dépouillement sur la consultation du temps de travail des agents de la Ville a été effectué hier. Par Le Courrier Picard | Publié le 06/12/2017 PARTAGER TWITTER Le journal du jour à partir de 0.75€
La CGT et le syndicat Autonomes ont appelé à deux manifestations. - (photo d’archives)
LECTUREZEN
L
a CGT ne décolère pas. Les résultats de la consultation des
agents de la Ville sont tombés hier, mercredi 6 décembre. L’avis des agents sur le passage aux 1 607 heures avait été demandé. « Mais nous ne savons ni le jour ni l’heure du dépouillement », regrettait Yvon Brun, CGT, hier matin. La CGT, comme le syndicat Autonomes, n’était pas conviée. Seul Sud, qui s’était opposé au mouvement de grève, avait le droit d’assister à la déclaration des résultats. « Ce sont de drôles de méthodes, c’est même du jamais-vu », pestait-il. « Ça nous surprend fortement » Yvon Brun Hier après-midi, le syndicat a envoyé un mail laconique à tous les agents. « Le dépouillement sur la consultation du temps de travail a eu lieu ce matin en présence de notre organisation syndicale. Tout s’est bien déroulé. Nous vous donnerons le choix qui est retenu dès que nous aurons la confirmation du président de la CASQ et de Madame le maire. » De quoi faire bondir la CGT. « Ça nous surprend fortement. Il n’y a aucun chiffre et il faut attendre la confirmation du président et du maire. » Le maire, Frédérique Macarez, ne souhaite pas faire de commentaires sur la réaction épidermique de la CGT. « Les choses sont claires : une loi doit s’appliquer, nous n’avons pas le choix. Nous avons été très ouverts. Toute la démarche a été ouverte. » Autrement dit, la CGT et Autonomes n’ont pas joué le jeu en ayant recours à la grève. Le directeur général des services de l’Agglo, Matthieu Gressier, n’a pas donné suite à nos sollicitations. Les collectivités ont suivi les recommandations de la Chambre régionale des comptes. Pour la fédération Territoriaux de la CGT, « les 1 607 heures sont bien un maximum et non pas une obligation de conformité à mettre en œuvre impérativement. » Selon la mairie, 83 % des suffrages exprimés (749 votants), ont choisi la proposition numéro 3 à savoir une semaine de 38 heures (au lieu de 37 sans enlever de jours de congé). Au moment où nous écrivons ces lignes,
nous n’avons pas reçu les résultats officiels (ou la « confirmation »). Les nouveaux temps de travail seront appliqués en mars. ALICE MEUNIER