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Malaise des agents region hauts de france janvier 2018 voix du nord

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MA COMMUNE  

LES PLUS LUS FAITS DIVERS  RÉGION  SPORTS ENDUROPALE  PLUS

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RÉGION

AUDIT

Le grand malaise chez les agents du conseil régional Hauts-de-France se confirme Une grande enquête vient confirmer ce que des signes avant-coureurs laissaient présager : les agents de la Région vont plutôt mal et la fusion (entre le Nord – Pasde-Calais et la Picardie en janvier 2016) n’est pas seule responsable. « 43 % des employés des services centraux sont fortement ou très fortement exposés à des risques psycho-sociaux ».


Par Laurent Decotte | Publié le 31/01/2018

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En novembre, des agents du conseil régional Hauts-de-France manifestaient. PHOTO STÉPHANE MORTAGNE - VDNPQR

LECTUREZEN

« Alerte à la Région Hauts-de-France ». Ainsi la CFDT titre-t-elle sa synthèse des résultats de la grande enquête réalisée auprès des 3


000 agents des services centraux de la Région (hors personnel des lycées) sur leur ressenti au travail. Le premier syndicat de l’institution a diffusé ce document en interne et nous avons pu la consulter. Quelque 57 % des sondés (soit 1 713 agents) ont répondu au cabinet indépendant SECAFI, ce qui est « significatif », reconnaît Laurent Vercruysse, directeur général des services (DGS). L’enquête a été demandée par les syndicats et acceptée et financée par la Région. Premier enseignement, la fusion des deux Régions Nord – Pas-deCalais et Picardie n’est pas bien vécue : 78 % des agents estiment qu’elle n’a « pas amélioré leurs conditions de travail », et une très large majorité que ce grand bouleversement n’a « pas été assez accompagné » et le personnel « pas assez écouté ».

« Organisation incohérente » Mais au-delà, les personnels pointent des problèmes d’organisation : 53 % se plaignent d’« une organisation de leur direction incohérente », 43 % « de responsabilités pas clairement définies ».

LIRE AUSSIDes agents dénoncent « une culture de la soumission » Benoît Guittet de la CFDT relève aussi une quête de sens. « Beaucoup d’agents à la Région sont des cadres A (50 % des 3 000 ce qui est plus élevé qu’ailleurs).Ils estiment qu’on ne fait pas assez appel à leur expertise. Proch’emploi* ne peut pas être l’alpha et l’omega d’une politique, il faut une vision. » Si bien que selon lui, on assisterait à une « fuite des cerveaux ». Et puis il y a la somme de travail : 47 % estiment leur charge de travail « importante », 15 % « excessive » et, à l’inverse, 6 % la jugent « insuffisante ». En tout, ils sont 54 % à trouver leur travail « stressant ». « Tous les jours, je vois des gens qui se font la gueule, ne sont pas bien, râlent, ne viennent pas au boulot avec plaisir », déplore Benoît Guittet. Un quart des sondés trouvent que l’ambiance de travail n’est pas bonne et sept sur dix déclarent devoir « cacher leurs émotions » ou « faire semblant d’être de bonne humeur ».

Troubles du sommeil


Pire, 73 % des agents ayant répondu se plaignent de troubles du sommeil que près de 8 sur 10 imputent au travail. 71 % invoquent des douleurs (74 % l’attribuent au travail) et près d’un quart fondent parfois en crises de larmes ou de nerfs (84 % l’associent au travail). Le syndicat SUD avait déjà mené une enquête, mais sur une centaine d’agents. Des témoignages ont afflué en marge demouvements syndicaux sur la révision des régimes indemnitaires ( « ils sont allés au moins disant, ça n’a pas motivé les agents »). Mais cette fois, le diagnostic est incontestable, ça va mal. Si bien que le DGS a détaillé un plan d’actions aux vœux de Xavier Bertrand au personnel vendredi à Douai. Le syndicaliste de noter que « pas plus d’un agent sur dix étaient présent. Je suis là depuis 1996, je n’avais jamais vu ça ». * Lancé en janvier 2016, ce dispositif vise à mettre en lien les chômeurs de la région à une offre d’emploi existante. Pour joindre Proch’emploi, il faut composer le 0 800 02 60 80, un numéro vert.


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