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Gates Foundation Africa Brochure - French version

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SURVIVRE

PROSPÉRER TRANSFORMER AUTONOMISER

INSPIRER


« Ce qui me rend vraiment optimiste à propos de l'Afrique, c'est que ce continent est maintenant en position de reprendre son destin en main. » Bill Gates


Tout a commencé par une information relayée par le New York Times dans un article sur l'Afrique en 1997.

Une coupure de presse qui a capté l'attention de Bill Gates, un homme qui avait déjà transformé le monde grâce à la micro-informatique. La triste vérité de cet article va le conduire, avec sa femme, Melinda, à tenter de sauver le monde une nouvelle fois, et cette fois-ci d'une manière bien différente. L'information était la suivante : en Afrique, des millions d'enfants décèdent chaque année de maladies transmises par des virus, dont la plupart ont été quasiment éradiquées dans les pays développés. Après cette révélation, Bill a envoyé un message à son père, Bill sénior : « Papa, nous pouvons peut-être faire quelque chose. Des décennies plus tard, ce simple appel est à l'origine d'une chose remarquable. La Fondation Bill & Melinda Gates travaille aujourd'hui dans plus de 45 pays en Afrique, en se concentrant sur les pays dans lesquels nous pensons que nous pouvons avoir le plus grand impact. Nous soutenons des travaux ambitieux et novateurs qui solutionnent peu à peu ce qui est à l'origine de notre mission.


Dr Ayo Ajayi, directeur pour l'Afrique


Ce qui marque le plus l'histoire de l'humanité naît souvent de très petites choses. De minuscules moustiques et de microscopiques virus coûtent tous les jours la vie à des centaines d'enfants à travers toute l'Afrique. Ce sont de tous petits organismes qui ont un lourd impact sur la capacité des familles, des communautés et des nations à survivre et à prospérer.

Aucun enfant ne devrait mourir d'une maladie que l'on peut traiter, ou aller se coucher le ventre vide, ou encore souffrir de retard de croissance et être incapable d'atteindre tout son potentiel simplement parce qu'il est pauvre.

Pourtant, à la Fondation Gates en Afrique, nous découvrons tous les jours que les réponses les plus efficaces à certains des plus grands défis rencontrés sur le continent africain résultent aussi de choses tout aussi petites (vaccins, graines, technologie, idées) et qui changent le destin des communautés.

Nous soutenons les efforts de développement de plusieurs façons. D'une part grâce au fonds catalytique qui peut aider à lancer des projets et attirer des fonds supplémentaires. Nous savons que si nous agissions seuls, nous n'aurions pas suffisamment d'argent pour générer l'impact durable que nous souhaitons produire. Nous apportons une expertise technique ainsi qu'une grande expérience acquise au cours des travaux et des engagements que nous avons entrepris aux quatre coins de la planète au cours des vingt dernières années. Nous investissons d'importantes sommes dans la recherche et le développement car nous sommes convaincus du pouvoir de l'innovation. Nous accordons la priorité aux investissements basés sur des données et qui ont un impact mesurable, afin de pouvoir mieux appréhender les défis auxquels nous faisons face et évaluer l'efficacité de nos interventions. Nous possédons des bureaux en Éthiopie, au Nigéria et en Afrique du Sud, mais nous concentrons nos efforts sur les pays dans lesquels nous pensons que nous pouvons avoir le plus d'impact. Je vous invite à découvrir le travail que nous réalisons à travers tout le continent, et à vous joindre à nous, pour améliorer ensemble la qualité de vie des Africains. Dr Ayo Ajayi directeur pour l'Afrique (@DrAAjayi)


Bill Gates entouré de dirigeants internationaux lors du Forum économique mondial de Davos, en Suisse

World Economic Forum détient le copyright (www.weforum.org) Photo de Peter Klaunzer


La majorité des fonds investis dans le développement en Afrique provient des pays africains eux-mêmes.

En 2012 le revenu fiscal en Afrique subsaharienne était 10 fois supérieur aux 51,9 milliards de dollars que le continent a officiellement reçu pour l'aide au développement. Utiliser le revenu fiscal pour investir dans le développement humain n'est pas uniquement bénéfique pour les individus et les familles, cela contribue également à la croissance économique. La façon d'augmenter les ressources nationales pour le développement et la prospérité en Afrique pourrait être le problème le plus important auquel doit faire face notre équipe dédiée au développement, aux politiques et au financement. C'est pourquoi nous soutenons les travaux de recherche et d'analyse qui pourront mener à de nouvelles idées en matière de finances publiques. Nous mettons à disposition des gouvernements nos observations et notre expérience pour leur permettre de faire progresser le financement du développement de ces travaux. Par exemple, la recherche menée par la Fondation a montré que, en moyenne, les recettes provenant des réserves et des découvertes récentes de gisements de pétrole, de gaz et de minerais pourraient apporter entre 9 % et 34 % de revenus publics supplémentaires pour les pays tels que le Mozambique, la Tanzanie, l'Ouganda, la Sierra Leone, le Liberia et le Kenya.


SUR VI

Une mère amène son enfant à la clinique maternité Laura à Accra (Ghana) pour qu'elle soit vaccinée et bénéficie d'un bilan de santé


En Afrique subsaharienne, les principaux problèmes qui empêchent de mener une vie saine et productive se présentent dès la naissance. En 2013, 2,9 millions d'enfants de moins de cinq ans sont décédés d'une maladie qui aurait pu être traitée, comme la pneumonie, les maladies entériques et diarrhéiques, et par manque d'accès à une alimentation adéquate.

Cette région est naturellement devenue le point central de l'un de nos domaines d'action prioritaires : nous assurer de la survie et de la prospérité de davantage d'enfants et de jeunes personnes.

Nous concentrons nos efforts sur des interventions simples : l'accès aux soins de santé primaires, la vaccination pour les enfants et des méthodes innovantes permettant d'apporter aux communautés ces traitements qui sauvent des vies. À échelle mondiale, l'association de vaccins, de la prévention du paludisme et de meilleurs soins aux nouveaux nés a permis de réduire le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans depuis 1960, réduisant les 20 millions de vie perdues en 1960 à 6 millions en 2015. Chiffre que nous, nos partenaires et d'autres organisations visons à réduire davantage. Nous soutenons Gavi, l'Alliance du Vaccin, qui a permis d'immuniser un demimilliard d'enfants dans le monde entier, sauvant ainsi 7 millions de vies entre 2001 et 2013. Au cours de la même période, le taux de mortalité dû au paludisme en Afrique a été réduit de 54 %. Les résultats sont prometteurs, mais il reste encore beaucoup à faire.


CH AN GER

Birke Fisaha, infirmière au poste sanitaire Achamo en Éthiopie, montre comment fonctionne le Dispositif de Stockage de Vaccin Passif, qui conserve les vaccins au froid jusqu'à 30 jours


Nous avons soutenu l'idée ingénieuse de recourir à une solution de l'ère spatiale pour le transport des vaccins : une excellente isolation.

Pour rester efficaces, les vaccins contre des maladies telles que la polio et la rougeole doivent être conservés à des températures très précises. Cela pose problème dans les pays où l'électricité, la réfrigération et des moyens de transport rapide et fiables ne sont pas facilement disponibles. Pour trouver une solution, nous avons soutenu le développement de l'appareil Arktek, un dispositif de stockage des vaccins en forme de tonneau qui ne nécessite pas d'électricité mais dispose d'une excellente isolation pour stocker et transporter de façon sécurisée les vaccins pendant des jours, voire des semaines dans certains cas. « Des choses sont souvent inventées sans que personne ne réalise l'utilité qu'elles peuvent avoir dans les pays défavorisés. C'est pour cela que l'on utilise ces tonneaux isothermes, dans lesquels la chaleur ne pénètre que très, très lentement. Ils ont été inventés il y a environ 15 ans, et personne n'avait pensé alors qu'ils pouvaient être utiles dans les pays où il est difficile de préserver la chaîne du froid », a déclaré Bill Gates à propos de l'appareil. L'Arktek a déjà permis de sauver des millions de vies. Il a été utilisé en Afrique de l'Ouest pour transporter le vaccin expérimental contre Ebola lors de la récente épidémie. Un subtil changement d'approche a également permis à la Fondation de mettre au défi des penseurs créatifs pour « réinventer les toilettes ». Seuls 30 % des habitants de l'Afrique subsaharienne ont accès à de vrais sanitaires, ce qui facilite la propagation de maladies dans les communautés les plus pauvres. Le défi qui consiste à réinventer les toilettes a été lancé en 2011 pour que les cerveaux les plus brillants de la planète se penchent sur une alternative au système de toilettes à chasse d'eau, qui est cher, peu efficace et utilise 30 litres d'eau saine par chasse.


INN OV ER

Bill Gates visite l'entrepôt frigorifique national pour vaccins à N’djamena, au Tchad


Nous pensons qu'il est possible d'éradiquer les maladies et nous travaillons pour que cela devienne une réalité. Nous espérons que d'ici 2017, le Nigeria franchisse une étape historique : l'éradication complète de la polio.

Ce sera une réussite significative pour un pays qui, en 2012, recensait plus de la moitié des cas de polio mondiaux. Et ce succès est dû aux petites actions de plus de 200 000 agents de santé, qui ont immunisé sans relâche 45 millions d'enfants de moins de cinq ans.

C'est aussi le résultat d'actions coordonnées de la part des chefs religieux qui ont lutté contre les préjugés entourant le vaccin de la polio. Et peut-être surtout l'installation d'un système de surveillance pour tester et dépister la présence de virus dans les eaux usées, afin de prévenir de nouvelles épidémies, et la mise en place dans tout le pays de centres d'opérations d'urgence. De telles actions coordonnées sont essentielles pour parvenir à notre objectif, qui est de combattre les maladies infectieuses qui touchent particulièrement les populations les plus pauvres. Nous travaillons également en partenariat avec des programmes et des organisations qui prennent des mesures novatrices et audacieuses pour lutter contre les maladies infectieuses telles que le VIH, le paludisme, les maladies orphelines, la pneumonie et la tuberculose, qui continuent de faire des victimes dans les communautés défavorisées. Nous soutenons le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, qui, avant 2015, avait versé 80 millions de dollars aux pays africains pour aider la recherche et le développement en matière de lutte contre ces maladies mortelles. Nous avons également soutenu le développement d'un vaccin bon marché contre la méningite A (MenAfriVac) pour ce que l'on appelle la ceinture africaine de la méningite, qui a abouti à la maîtrise et à la quasi-élimination de la maladie dans la région. Nous poursuivons nos investissements dans des solutions novatrices telles que les nouveaux tests de diagnostic rapide (TDR) du paludisme qui permettent d'éviter de mauvais traitements et des traitements excessifs, qui peuvent être à l'origine de résistances aux médicaments et de gaspillage de médicaments ; et le projet DOVE (Delivering Oral Vaccine Effectively, ou administration efficace des vaccins oraux) qui permet de s'assurer que les personnes qui vivent dans une région où le risque de contamination par le choléra est élevé sont correctement prises en charge.


AUTO NOMI SER Des enfants à l'école primaire Young Tajudeen Agbangudu dans l'État d'Osun au Nigeria. Le nombre d'inscriptions à l'école a doublé depuis l'introduction d'un programme de nutrition


Nous soutenons des programmes de nutrition qui se concentrent sur de petites interventions au niveau local, et qui ont de profondes répercussions sur la vie des enfants concernés.

Par exemple le programme d'alimentation locale dans les écoles, un de nos programmes dans l'État d'Osun au Nigeria, permet aux enfants scolarisés de recevoir un repas nourrissant, afin d'augmenter le nombre d'inscriptions et de maintenir la scolarisation des enfants le plus longtemps possible, dans l'idéal jusqu'à la fin des études primaires. Depuis le lancement du programme à l'école primaire Young Tajudeen Agbangudu, le nombre d'élèves inscrits a doublé.

Nous sommes également l'un des principaux soutiens des efforts mondiaux pour une meilleure nutrition des enfants. Nous travaillons aux côtés de nombreux partenaires, notamment Alive & Thrive, Helen Keller International, HarvestPlus et l'Alliance mondiale pour une meilleure nutrition (Global Alliance for Improved Nutrition, ou GAIN). Ces partenaires ont recours à des approches novatrices de la nutrition dans des pays en voie de développement du monde entier. Par exemple, toute la farine de blé consommée au Ghana est désormais fortifiée avec huit micronutriments différents, dont le fer. Nous soutenons l'initiative Chaque femme, chaque enfant, un mouvement mondial pour traiter les principaux problèmes de santé que rencontrent les femmes et les enfants. Entre 2000 et 2010 le Malawi a réduit de 7 % par an la mortalité des enfants âgés de un mois à cinq ans. L'accès aux soins pour les femmes enceintes et les nouveaux nés est essentiel pour que les enfants puissent atteindre l'âge de cinq ans.


AC TI ON

« Tupange », l'Initiative urbaine pour la santé sexuelle et reproductive au Kenya, a été créée en 2009 pour donner accès à la planification familiale dans les zones urbaines défavorisées du Kenya, où seulement autour d'une personne sur trois a un accès fiable à la contraception


Le simple fait d'être en mesure de choisir le moment d'avoir un enfant peut tout changer.

Notre travail s'appuie sur cette idée clé pour nous assurer que nous permettons aux plus démunis de devenir autonomes, en particulier les femmes et les jeunes filles, afin de transformer leur vie. Une cause à laquelle Melinda tient particulièrement.

Cette mission a pris son essor en Afrique de l'Ouest avec le partenariat de Ouagadougou, un groupe de neuf gouvernements qui travaillent à l'amélioration de l'accès à la planification familiale. En 2015, le partenariat avait dépassé ses objectifs en matière de planification familiale de 20 %. L'Initiative pour la santé sexuelle et reproductive aide à répondre à la demande croissante pour la planification familiale. En seulement quatre ans, l'utilisation de moyens contraceptifs modernes a progressé de 11,4 % dans cinq centres urbains du Kenya, et de 10 % dans dix grandes villes du Nigeria. Pamela Obuya est une infirmière expérimentée et une marraine de l'initiative, qui est surnommée « Tupange » au Kenya. Elle conseille les mères adolescentes (certaines n'ont pas plus de 15 ans) qui souffrent souvent de stigmatisation sociale, même dans leur propre famille. Obuya a formé le club des jeunes mères, un groupe de soutien et un espace sécurisant pour les jeunes femmes où elles peuvent parler librement de leurs expériences, de leurs traumatismes et de leurs peurs.

« Un grand nombre de ces jeunes mères manquent de soutien parental, ou deviennent victimes de la pression de leur entourage. Beaucoup d'entre elles ne comprennent simplement pas les options qui leur sont offertes. »

Pamela Obuya

Le projet est en place dans 68 centres de santé publics et privés répartis dans trois grandes zones urbaines du Kenya.


OPT IMI SME

La conseillère de village Hellen Nyaga, dans sa ferme à Njuki-ini, au Kenya


Nous nous efforçons d'autonomiser les communautés les plus défavorisées en soutenant des initiatives qui conduisent à des innovations agricoles.

En Afrique le secteur de l'agriculture emploie plus de 500 millions personnes dans de petites exploitations, en majorité des femmes.

Le système de conseillers de village au Kenya est un exemple d'initiative novatrice. Ce programme unique mené par l'Alliance pour une révolution verte en Afrique (Alliance for a Green Revolution in Africa, ou AGRA), vise à améliorer l'accès des exploitants à une meilleure éducation agricole, afin d'augmenter la productivité et les profits. Hellen Wanjuki Nyaga est conseillère pour Farm Input Promotions Africa (FIPS-Africa). Elle travaille auprès des agriculteurs locaux à Njuki-ini, situé dans les contreforts verdoyants du Mont Kenya. Son influence ne peut être sous-estimée : elle est en contact avec 200 agriculteurs actifs, et projette d'en rassembler 500 de plus. Elle parcourt les villages environnants pour partager son savoir en matière de bonnes pratiques agricoles, de meilleures pratiques de gestion des cultures et des sols, ainsi que des informations sur les services de soutien disponibles pour les agriculteurs. C'est une solution novatrice qui encourage la sécurité alimentaire et crée de nouvelles opportunités pour générer et maintenir des revenus plus importants pour les agriculteurs, ainsi que les conseillers comme Hellen.

Elle se souvient : « il y a quelques années, j'étais une agricultrice en difficulté. Je m'investissais beaucoup dans la ferme, mais les résultats étaient toujours les mêmes : faibles rendements, insécurité alimentaire et incertitude. »


AUTO NOMI SER

Des femmes faisant la queue à la banque mobile qui permet un accès facile à des services financiers en milieu rural


« D'ici 2030, deux millions de personnes qui n'ont aujourd'hui pas de compte en banque placeront leur argent et effectueront des paiements avec leurs téléphones. » Bill et Melinda Gates, 2015

Nous pensons que cette révolution bancaire permettra un degré d'accès aux services financiers sans précédent pour des millions de personnes dans toute l'Afrique.

Nous avons versé des fonds à un certain nombre de projets novateurs, notamment TAP (Tap and Pay) au Kenya, un dispositif peu onéreux et sans contact permettant aux commerçants d'accepter et de traiter plus facilement les payements effectués avec un téléphone portable, et Farm Buddy au Zimbabwe, une application peu coûteuse pour téléphone qui permet aux agriculteurs de rester en contact les uns avec les autres ainsi qu'avec les organismes locaux. Les innovations qui offrent un accès internet aux communautés les plus pauvres s'avèrent être une aubaine pour les économies locales. Nous soutenons par exemple le Réseau d'information sur les terres arides (RITA), qui met en place et gère les centres maarifa, faits à partir de conteneurs maritimes, dans les communautés les plus isolées au Kenya, en Ouganda, et en Tanzanie. Les centres sont équipés d'ordinateurs dotés d'une connexion internet pour que les entreprises et les agriculteurs puissent faire des recherches relatives aux bonnes pratiques. Les agents de terrain utilisent également les centres pour documenter et partager les connaissances locales.


INN OV ER

5ème réunion annuelle des Grands défis de santé mondiale, Arusha, Tanzanie. Les employés de l'usine A to Z Textile Mills près d'Arusha fabriquent des moustiquaires durables


La prochaine grande idée peut provenir de l'Afrique elle-même. C'est pourquoi nous incitons les gens à agir pour changer le monde.

Cet effort se matérialise dans les programmes tels que le Grand Challenges Africa, dans lequel nous lançons un défi les plus brillants esprits du continent.

Des applications pour les téléphones portables permettant d'avoir accès à des services bancaires dans les communautés rurales, aux repas supplémentés pour les écoles, nous avons soutenu des idées novatrices portant sur des problèmes de longue date. Par exemple, nous avons accordé une subvention à l'Afrique du Sud pour le développement d'une suspension à base d'huile de l'antibiotique amoxicilline, utilisée pour traiter la pneumonie chez les enfants. La nouvelle méthode permet de conserver le médicament pendant deux ans, au lieu de deux semaines. Au Nigeria, nous avons soutenu un projet appelé Box in a Truck : le développement d'une méthode de stockage permettant de prolonger la durée de conservation du manioc, qui se gâte habituellement seulement quelques jours après avoir été récolté. Et en Ouganda, nous avons accordé une subvention pour le développement d'un outil permettant de retirer plus rapidement les cacahuètes de leur coque, pour faciliter cette tâche longue et laborieuse.


CH AN GER

Une ouvrière effectue un croisement de plantes dans une parcelle de démonstration à la station de recherche agricole de Melkassa en Éthiopie. La Fondation a aidé et soutenu le développement de stratégies de transformation agricole en Éthiopie


En 2009, lors de la rencontre entre l'ancien Premier Ministre Meles Zenawi et les membres de la Fondation Bill et Melinda Gates, l'Éthiopie envisageait de lancer son premier plan pour la Croissance et la Transformation. Le pays cherchait de nouveaux moyens d'accélérer la croissance économique en exploitant le potentiel agricole du pays. Les membres de la Fondation ont rencontré le cabinet du ministère de l'Agriculture et ont géré huit programmes de diagnostic au cours des deux années suivantes pour identifier les lacunes dans ce secteur. Il en est résulté une série de recommandations pratiques et innovantes sur la façon de transformer l'agriculture en Éthiopie.

Tout a commencé par une rencontre.

Depuis sa création en 2011, l'Agence de transformation de l'agriculture (ATA) en Éthiopie s'est concentrée sur des objectifs spécifiques allant d'un plan de cartographie des sols à échelle nationale pour assurer que les fertilisants soient utilisés de façon plus efficace dans le pays, à une assistance téléphonique gratuite pour les agriculteurs. Au cours des cinq premières années, l'agence a été en contact avec plus de 13 millions d'agriculteurs, permettant ainsi de produire 270 millions de quintaux de récoltes.


L'optimisme pour moi ne consiste pas à attendre passivement que les choses s'améliorent. C'est la conviction que nous pouvons améliorer les choses, quelle que soit la souffrance dont nous sommes témoins et peu importe les difficultés, nous pouvons aider les autres si nous ne perdons pas espoir et si nous ne détournons pas le regard. Melinda Gates


Bill & Melinda Gates Foundation www.gatesfoundation.org/Where-We-Work/Africa-Office


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