ARGUMENTAIRE
POURQUOI UNE CONDITION DE « TRAVAIL EFFECTIF » EST-ELLE PRÉJUDICIABLE AUX FEMMES ? Contexte Le 19 juillet 2022, le Kern a décidé de lier l’accès à la pension minimum à une condition supplémentaire de 5.000 jours de travail effectif (3.120 pour les travailleurs et travailleuses à temps partiel). Et ce, en plus du critère actuel de 30 ans de carrière. Pour mémoire, le gouvernement est également parvenu à un accord sur la réintroduction du « bonus pension » et la revalorisation de cinq années de travail à temps partiel (pour l’accès à la pension minimum).
Inégalités femmes/hommes en termes de jours de travail effectif Une femme récemment pensionnée compte en moyenne 6.286 jours de travail effectif, contre 10.456 jours pour un homme. Plus de 40 % des femmes récemment pensionnées n’atteignent pas les 5.000 jours de travail effectif.
Graphique : répartition des jours de travail effectif (carrière pure de salarié·e) 14.000 12.000 10.000
10151
6286
6.000
0
12736 11522
7623
7061 4813
4005
4.000
12125
8869
8752
8.000
2.000
11018
10456
9777
11570
3327
1048
2101
d1
d2
d3
d4
Femmes
d5
d6
d7
d8
d9
Hommes
La cause de l’inégalité entre les femmes et les hommes est double : (1) Les femmes ont en moyenne des carrières plus courtes et, par conséquent, moins de jours de carrière (jours de travail effectif et assimilés) au compteur. (2) Les périodes assimilées - pour les tâches de soins ou les périodes d’inactivité involontaire - pèsent plus lourd sur la carrière des femmes.