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Périménopause

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Sommaire Introduction Partie 1 Repenser la ménopause et travailler son état d’esprit Déconstruire les croyances et stéréotypes LA CONCEPTION DE LA FEMME

8 13 14 14

LA MÉNOPAUSE CONÇUE COMME UNE MALADIE

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LA VALORISATION DE LA JEUNESSE FÉMININE

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LA MÉNOPAUSE SOCIALE

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L’HORLOGE BIOLOGIQUE

17

L’ÂGISME

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La ménopause physiologique

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LA PRÉMÉNOPAUSE

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LA PÉRIMÉNOPAUSE

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LA MÉNOPAUSE

20

Une période riche en émotions

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QUAND VOS ÉMOTIONS VOUS PARLENT

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TOUR D’HORIZON DES ÉMOTIONS ET DE CE QU’ELLES RÉVÈLENT

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LES ÉMOTIONS AUTOUR DE LA MÉNOPAUSE

23

Changer de regard

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ZOOM SUR L’ÉTAT D’ESPRIT NOLD : UNE FORME DE POSITIVE ATTITUDE INSPIRANTE

25

REVOIR LE SCÉNARIO

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PRENDRE LA VIE DU BON CÔTÉ

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COMPRENDRE VOS BESOINS ET PASSER À L’ACTION

32

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Partie 2

La grande détox : nettoyer le corps en 6 semaines

Semaines 1 et 2 : Nettoyer le système digestif

37 38

ZOOM SUR LE SYSTÈME DIGESTIF

38

PRENDRE SOIN DE VOTRE MUQUEUSE INTESTINALE

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RENFORCER LA SANTÉ DE VOTRE MICROBIOTE INTESTINAL

44

Semaines 3 et 4 : Nettoyer le foie et les reins

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LA DÉTOX DU FOIE

50

LA DÉTOX DES REINS

54

Semaines 5 et 6 : La détox

57

LES CONDITIONS IDÉALES

57

LES PLANTES DE VOTRE DÉTOX

58

LES PRÉPARATIONS

60

MES CONSEILS DÉTOX

60

5


Partie 3

Le mode de vie anti‑inflammatoire : les 5 B

L’inflammation

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LE MÉCANISME DE L’INFLAMMATION

66

LES FACTEURS FAVORISANT L’INFLAMMATION

66

L’INFLAMMATION CHRONIQUE : UN FLÉAU MODERNE

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Bien manger

68

CONSERVER LES BONNES PRATIQUES DE VOTRE DÉTOX

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ÉVITER AU MAXIMUM LES ALIMENTS PRO-INFLAMMATOIRES

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PRIVILÉGIER LES LÉGUMES, LES ANTIOXYDANTS ET LES FIBRES

70

RÉGULER LA GLYCÉMIE EN PRIVILÉGIANT LES ALIMENTS À IG BAS

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DES PROTÉINES À CHAQUE REPAS

71

Le calendrier des fruits et légumes de saison

72

EN PRATIQUE, COMMENT CONSTITUER VOS REPAS ?

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COMMENT RALENTIR LES EFFETS DU VIEILLISSEMENT ?

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LES MODES DE CUISSON ANTI-INFLAMMATOIRES

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Bien bouger

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BOUGER, C’EST BON POUR LA SANTÉ !

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10 EXERCICES POUR PRENDRE DE L’ÂGE EN DOUCEUR

80

Bien dormir

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POURQUOI EST-CE IMPORTANT DE BIEN DORMIR ?

91

FAITES LE POINT SUR VOTRE SOMMEIL

91

COMMENT FAVORISER VOTRE SOMMEIL ?

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VOTRE JOURNAL DE SOMMEIL

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Bien boire

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UNE EAU INDISPENSABLE

96

QUELLE QUANTITÉ BOIRE ET QUAND ?

96

LES SIGNES DE DÉSHYDRATATION

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Bien vous détendre

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PRENDRE LE TEMPS DE RESPIRER

98

QUELQUES EXERCICES

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Partie 4

Adoucir les signes de la ménopause avec les plantes

Les modifications de l’apparence

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LA PRISE DE POIDS

106

LA GRAISSE ABDOMINALE

107

LA CELLULITE

111

LA PEAU ET LES CHEVEUX MOINS ÉCLATANTS, PLUS SECS

112

Les désordres physiologiques

113

DES SEINS DOULOUREUX

113

LES BOUFFÉES DE CHALEUR

114

LES RAIDEURS DES ARTICULATIONS

114

L’OSTÉOPOROSE

115

LES PROBLÈMES URINAIRES

116

Les tracas liés aux cycles menstruels

117

LE SYNDROME PRÉMENSTRUEL INTENSE

117

LES RÈGLES TROP ABONDANTES OU PEU ABONDANTES

119

Émotions et confort de vie

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LES PROBLÈMES DE SOMMEIL

120

L’IRRITABILITÉ

120

LA FATIGUE

121

LA DÉPRIME

122

Conclusion L’auteure

123 127

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- Partie 1 -

Repenser la ménopause et travailler son état d’esprit Comme à la puberté, période durant laquelle les jeunes filles passent de l’enfance à l’adolescence, le corps de la femme change à partir de 40 ans. Tous ces changements entraînent leur lot de questionnements sur l’avenir et sur le sens à donner à tout cela. C’est une sorte de deuxième adolescence, un moment où les femmes se demandent ce qu’elles veulent faire et être pour les 30 à 35 années à venir, avant d'entrer à proprement parler, dans le grand âge. Plusieurs injonctions, croyances et stéréotypes relatifs à cette période encore très largement diffusés aujourd’hui découlent de la conception médicale et sociale de la ménopause, tout comme de la définition biologiste de la femme formulée au XIXe siècle. Pour les mettre à distance, il est bon de les identifier et de cerner leurs ramifications. Nous aborderons ensuite ce qu’il se passe physiologiquement et psychologiquement au cours de cette période et vous proposerons des clés pour adopter un état d'esprit serein afin de traverser au mieux ce moment de votre vie.


Déconstruire les croyances et stéréotypes ... Nombre de femmes font un lien entre vieillesse et ménopause et, en conséquence, ont peur d’être concernées par l’arrêt de leurs règles. En effet, dans leur imaginaire, la ménopause marque l’entrée dans la vieillesse. Mais d’où vient ce lien et comment a été scellée cette relation hautement toxique ?

La conception de la femme Avant le XIXe siècle, les femmes étaient consi­ dérées comme des hommes pas très réussis. Au début du XIX e siècle, la séparation entre homme et femme est créée autour de l’idée des fluides et du corps. Les choses changent sous l’impulsion de médecins qui séparent le modèle préalablement existant en deux modèles différents, deux sexes dont l’un se différencie de l’autre par des caractéristiques biologiques. Les médecins mettent alors en avant comme caractéristiques du féminin les règles et la capacité à procréer 1. Cette définition impliquerait que les femmes qui ne soient plus en âge de procréer ne sont plus à proprement parler des femmes, au sens

où l’entendent ces médecins. Poursuivant cette logique, ils en viennent à énoncer l’idée selon laquelle les rapports sexuels hors période de procréation n’ont pas de raison d’être. L’idée encore très répandue selon laquelle la libido disparaît après la ménopause vient de ce jugement moral. Les rapports sexuels ne servent plus à rien puisque les femmes ne peuvent plus avoir d’enfants. Les femmes mé­ nopausées n’ont donc pas à être considérées comme de possibles partenaires sexuelles. D’un fait biologique est tirée une représenta­ tion sociale basée sur la morale. Selon cette vision des choses, la femme est réduite à sa biologie et à sa capacité à faire des enfants. Si

1 Sur cette question, vous pouvez lire Dorlin Elsa, « Genre, santé, nation à l’âge classique » in Féminin, masculin : anthropologie des catégories et des pratiques médicales, Le Portique, 2007, p. 17 à 47. Accessible en ligne.

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Repenser la ménopause et travailler son état d’esprit


elle ne peut plus en faire, elle est sexuellement et socialement disqualifiée.

La ménopause conçue comme une maladie La ménopause telle qu’elle est présentée au­ jourd’hui est une construction sociale fondée sur le discours médical. Jusqu’au début du XIXe siècle, les médecins par­ laient d’âge critique pour évoquer cette période de la vie des femmes. Le terme apparaît en 1821 dans le livre du médecin français Charles­Pierre­ Louis de Gardanne De la ménopause ou de l’âge critique des femmes. Le terme est formé à partir de menstrues, du grec mêniaio, qui signifie « mois » et de pausis, qui signifie « pause ». Comme le note la sociologue Cécile Charlap dans son introduction à l’ouvrage La Fabrique de la ménopause (p. 20) : « Les discours médicaux procèdent ainsi d’une réduction des femmes au biologique et aux questions de reproduction, en faisant de la cessation de la fertilité un proces­ sus chargé de significations et en essentialisant les expériences. Ils produisent et reproduisent ce faisant des représentations de genre du vieil­ lissement, faisant de la ménopause le prélude d’une vieillesse plus disqualifiante pour les femmes que pour les hommes. »

Quelques données démographiques _ Jusqu’au milieu du XVIIIe siècle, l’espérance de vie des femmes était de 25 ans. Peu de femmes étaient donc finalement concernées par la ménopause, n’ayant pas la chance d’atteindre cette période. À cette époque, les femmes mourraient souvent en couche. Les hommes se remariaient, généralement avec des femmes plus jeunes que leur femme précédente, pour pouvoir assurer leur descendance. En 1810, l’espérance de vie passe à 37 ans, pour atteindre les 45 ans en 1900.

Notes :

La ménopause a donc une place importante dans la représentation sociale du vieillissement des femmes. Comme le montre très bien Cécile Charlap dans son ouvrage, les représentations courantes de la ménopause se nourrissent presque exclusivement des discours médicaux. Au XIXe siècle, la ménopause est conçue comme la cause des maladies qui touchent la femme à

Déconstruire les croyances et stéréotypes

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cette période de sa vie. Mais au XXe siècle, un pas de plus est franchi : c’est la ménopause qui devient une maladie en elle­même. On parle alors des symptômes de la ménopause. Les mé­ decins expliquent cette malade par la chute des hormones2. Dans cette optique, la femme ménopausée est considérée comme une malade, sa santé est dès lors dégradée. C’est le début de la fin. La mé­ nopause ouvre la porte de la vieillesse et d’une prise en charge médicalisée.

La valorisation de la jeunesse féminine L’idée que, par définition, une femme est for­ cément jeune, vient directement des construc­ tions sociales formées au XIXe siècle, que nous avons évoquées précédemment. En effet, puisque la féminité vient à la femme par ses hormones et par la capacité que lui offrent celles­ci d’être féconde, alors être femme, c’est être en capacité de procréer. Ce jeunisme, qui a une assise médicale, s’est dif­ fusé et a été récupéré par la société de consom­ mation qui y a vu un grand débouché en ma­ tière de marchés. L’injonction à rester jeune, coûte que coûte, s’est déclinée dès lors en produits cosmé­ tiques supposés combattre le vieillissement : crèmes anti­âge, soins pour la femme méno­ pausée, fitness, offres de massage, de spa… Le marché du bien­être et du soin s’est ouvert et ne cesse depuis de croître. Dans son livre Sorcières, la puissance invaincue des femmes, Mona Chollet parle de la valeur accordée à une femme pour sa jeunesse, qui dévalorise la femme et ne la prend pas en compte en tant que personne. Cela fait de la femme un objet dont la date de péremption correspond à la fin de sa fertilité, voire avant, à la ménopause sociale, qui l’avance de dix ans.

2 Mac Pherson Kathleen, Menopause as disease : the social construction of a metaphor, 1981, vol 3 (p. 105).

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Repenser la ménopause et travailler son état d’esprit


La ménopause sociale Avant même la ménopause réelle, le corps médical a donné forme au concept de méno­ pause sociale en installant dans les esprits le phénomène des grossesses à risque. On parle même de grossesses tardives ou géria­ triques comme si, à partir de 40 ans, il fallait arrêter de faire des enfants. Dans les repré­ sentations collectives, 40 ans est donc l’âge limite à partir duquel une femme est consi­ dérée comme trop vieille pour accomplir ce qui fait d’elle une femme. Ce ne serait plus de leur âge, ce serait les mettre en danger, elle et leur enfant, et prendre ce risque ne serait pas convenable. Les femmes souhaitant deve­ nir mères à cet âge sont culpabilisées. Elles sont stigmatisées par le corps médical et, par élargissement, par toute la société qui a bien compris le message et le relaie largement. Il s’agit évidemment d’un jugement moral plus que d’un réel danger clinique. De fait, la réci­ proque n’existe pas et jamais les hommes de­ venant père, même à plus de 60 ans, ne sont montrés du doigt. Au contraire, ils sont sou­ vent même valorisés pour cela.

L’horloge biologique L’horloge biologique consiste en un discours provenant d’abord du milieu médical puis se propageant dans la société. Son objectif est de maintenir une pression sur les femmes en âge de procréer, les invitant à le faire le plus tôt possible, sous prétexte que le temps tourne et joue contre elles.

L’âgisme L’âgisme est très répandu dans nos sociétés. Il regroupe toutes les formes de discriminations et de préjugés liés à l’âge. Le terme a été créé aux

À la recherche d’un nouveau mot pour nommer cette période _ On est en droit de se demander s’il ne faudrait pas trouver un nouveau mot pour évoquer la période de transition hormonale que représente la ménopause. Les sciences cognitives nous le confirment : les mots que l’on utilise ont un impact sur notre conception des choses et sur notre manière de penser. Il conviendrait de remplacer ce mot au lourd passé très discriminant, aux injonctions et aux stéréotypes nombreux et si dévalorisants.

Quelques pistes : _ Cela pourrait être un mélange de « eschatos » qui signifie « dernier » en grec ancien et de « menstrues » qui signifie « règles ». Cela pourrait donner ménatos, ménarchatos… Ou alors, comme cette période est finalement la puberté en sens inverse, on pourrait pousser cette idée. Cela pourrait donner « l’étrebup » ! Ce n’est peut-être pas très convaincant, mais c’est drôle à dire. Bref, un débat est à lancer. Alors, à vos idées !

Déconstruire les croyances et stéréotypes

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États­Unis en 1969 pour désigner explicitement des personnes âgées et est employé aujourd’hui plus largement pour renvoyer à toutes les popu­ lations qui peuvent être victimes de discrimi­ nations liées à l’âge, et ce quels que soient leurs âges. Aujourd’hui, les femmes se sentent vieilles et mises de côté même très jeunes, notamment du fait des réseaux sociaux. Il y a toujours plus jeune et le mal­être généré par cette concur­ rence peut être important. Tous ces préjugés reposent sur des jugements de valeur dont l’objectif est de dévaloriser la per­ sonne incriminée.

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Repenser la ménopause et travailler son état d’esprit

En résumé, le corps féminin est soumis à de nombreuses injonctions physiques : un idéal mince, lisse, jeune et donc forcément sans ride, sans graisse, sans poil, sans cheveux blancs… Nous verrons plus loin comment sortir de ce conditionnement sociétal. Pour l’heure, in­ téressons­nous à ce qu’il se passe dans votre corps pour mieux comprendre les changements propres à cette période et faire en sorte de la tra­ verser le plus agréablement possible.


La ménopause physiologique ... La ménopause dans son ensemble est une période de transition d’un état hormonal à un autre. Comme les hormones impliquées ne servent pas qu’à la reproduction, mais aussi à des tas d’autres choses dans le corps, alors ce dernier tâtonne, cherche une nouvelle manière de bien fonctionner. Il arrive peu à peu à accorder le fonctionnement des différents organes et des systèmes internes sur un nouveau rythme de croisière. Ce réajustement est normal, nécessaire et parfois un peu long.

La préménopause Après une longue période de stabilité pendant laquelle les cycles se sont enchaînés les uns à la suite des autres de manière régulière, le corps de la femme se met à changer à partir de 40 ans. À cette période, il y a un ralentissement progressif du fonctionnement des ovaires, en­ traînant peu à peu une raréfaction de l’ovula­ tion, puis sa disparition totale, en moyenne vers l’âge de 51 ans. Durant toute cette période, le corps passe d’un état hormonal à un autre et il lui faut du temps pour s’adapter et trouver son nouvel équilibre.

Deux hormones rythment le cycle menstruel. Pendant la première partie du cycle et jusqu’à l’ovulation, les taux d’œstrogène montent jusqu’à atteindre leur paroxysme. Puis, ils chutent tout à coup, et c’est la progestérone qui commence à être sécrétée par le follicule de l’ovule pour la deuxième période du cycle. Le rôle de cette deuxième hormone serait de favoriser l’implantation de l’œuf dans l’utérus s’il y avait fécondation. Mais s’il n’y a pas de fé­ condation alors le taux de progestérone baisse et les règles arrivent. Chacune de ces hormones joue sa partition pen­ dant les quelques 40 ans que dure la vie féconde.

La ménopause physiologique

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Et puis, tout à coup, sans crier gare, les choses commencent à se modifier À partir de 40 ans, le métabolisme se ralentit. Il y a également un ralentissement progressif du fonctionnement des ovaires, entraînant peu à peu une raréfaction de l’ovulation. Doucement, sans que vous vous en rendiez compte et que cela ne soit forcément très vi­ sible, vos niveaux d’hormones commencent à bouger. D’abord, c’est la progestérone qui baisse, entraînant mécaniquement l’augmen­ tation de l’œstrogène, qui devient dominante. Vous pouvez ressentir quelques inconforts comme des douleurs aux seins, des migraines, une baisse de la libido, un syndrome prémens­ truel intense, des règles plus abondantes ou des cycles plus courts. Chez les femmes sous contraception, ces signes peuvent être atténués ou retardés. Si vous avez mis en place le mode de vie anti­ inflammatoire (voir p. 65) et que votre corps fonctionne bien, vous pouvez traverser cette pé­ riode sans encombre, en voyant juste s’éloigner peu à peu votre période fertile. Par contre, si vous arrivez à la préménopause en carence d’oli­ go­éléments, avec beaucoup de fatigue, des sur­ rénales à plat, une glycémie élevée ou si votre ni­ veau d’inflammation est haut… alors vos signes de pré, puis de périménopause risquent d’être très nombreux et très intenses. Vous pourrez vous sentir comme au cœur d’une tempête tu­ multueuse. Et cela n’est pas du tout souhaitable.

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Repenser la ménopause et travailler son état d’esprit

La périménopause À partir de 47­49 ans, selon les femmes, il de­ vient difficile de ne pas se rendre compte que la ménopause approche. Vos hormones bougent, cette fois c’est l’œstrogène qui chute et les signes ressentis sont plus visibles : les règles n’arrivent plus tous les mois et vous pouvez avoir des bouffées de chaleur, une sécheresse de la peau et des cheveux, des troubles du som­ meil, montrer de l’irritabilité, de la fatigue, de la déprime ou encore souffrir de douleurs arti­ culaires. Normalement, les surrénales et les tissus adi­ peux prennent le relais des sécrétions d’œs­ trogènes, mais quand les femmes arrivent épuisées à cette période, le relais ne se fait pas comme il devrait.

La ménopause La ménopause est un état hormonal qui survient une année révolue après les dernières règles. Les principaux signes qui peuvent être ressentis à ce moment­là sont l’ostéoporose, les bouffées de chaleur, la sécheresse de la peau et des che­ veux, des troubles du sommeil, des fuites uri­ naires, de la fatigue, de la déprime et des dou­ leurs articulaires. Toutes les femmes ne développent pas tous ces symptômes, évidemment. Certaines peuvent en avoir seulement un ou deux, d’autres plus. L’ob­ jectif de ce livre est d’arriver en bonne santé à cette période de la vie, de ne pas avoir de carences ou de facteurs aggravants ces signes de manière à prendre de l’âge dans de bonnes conditions.


Nous ne sommes pas tous égaux devant la vieillesse ... Une étude publiée en 2015 montre que, dès la trentaine, le corps de certaines personnes vieillit beaucoup plus vite que celui d’autres personnes. Les chercheurs ont étudié une cohorte de 954 individus suivis de­ puis leur naissance et pendant quarante ans. L’étude révèle que les personnes de 38 ans ont un âge biologique pouvant varier de moins de 30 ans à 60 ans. Le vieillissement du corps commence donc très tôt et peut donc beaucoup varier d’une personne à l’autre. Pour les femmes, à partir de 40 ans, le corps bouge, il entre en transition.

La ménopause physiologique

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