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Les increvables au jardin

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MICHÈLE ET JEAN-CLAUDE LAMONTAGNE

Les increvables au jardin

QUE PLANTER POUR MOINS ARROSER


SOMMAIRE • Introduction..........................................................7

POURQUOI UN JARDIN SOBRE ?......................................................... 8 • Penser autrement le jardin................................ 10 • Concevoir un jardin sobre.................................. 14

QUELQUES NOTIONS DE BASE........................................................ 18 • Le sol, réservoir n° 1 du jardinier..................... 20 • Bien traiter son sol............................................ 24 • Un jardin sec en sol argileux............................ 26 • Les responsables du dessèchement............... 28 • Préparer son sol pour retenir l’eau.................. 32 • Couvrir le sol d’un paillis................................... 36 • L’art de bien arroser.......................................... 42 • Les bonnes techniques d’arrosage.................. 46 • Récupérer l’eau du ciel...................................... 52 • Des idées fausses sur la sécheresse............... 54 • L’eau et les pots, un mariage à surveiller........ 58 • Pour un bon entretien....................................... 60 • Quelques cas particuliers................................. 62

LE MONDE DES PLANTES......... 66 • Les ruses des plantes....................................... 68 • Les fleurs........................................................... 74 • Les graminées de plein soleil........................... 82 • De grandes vedettes : les feuillages gris......... 84 • Nos colonisatrices préférées........................... 90 • Les bulbes.......................................................... 92 • Les meilleurs arbres pour jardin sec............... 94 • Les arbustes...................................................... 98 • Clore son jardin : les haies.............................. 104 • Des grimpants pour une autre dimension................................. 108 • Pour le bord de mer et les zones ventées...... 112 • Un peu d’exotisme............................................ 114 • Un autre gazon................................................. 116 • Les plantes couvre-sol.................................... 120 • Le jardin gourmand..........................................126

UN MODÈLE D’AVENIR : LE JARDIN DE GRAVIERS........ 132 • Carnet d’adresses............................................ 140 • Index................................................................. 142


De bas en haut : sedum âcre, Stachys et céraiste, graminées, têtes d’Allium, sauge violette, Verbascum.


POURQUOI

jardin SOBRE ? un

Nouvelle tendance, mode éphémère ? A priori rien de tout cela mais plutôt un réveil que certains jugeront tardif pour un jardinage plus écologique, mieux adapté à l’environnement naturel, et surtout plus économe en eau, en temps, en fatigue et en produits. Un choix de bon sens en somme, qui compose avec les exigences des sols et du climat local, qui, plutôt que de recourir à des artifices, privilégie une lutte à armes inégales avec des périodes de sécheresse, sans doute appelées à devenir de plus en plus fréquentes, et un sol pauvre et assoiffé entre juin et octobre.


POURQUOI UN JARDIN SOBRE ?

Penser

autrement le jardin Aujourd’hui, nombre de jardiniers amoureux de la nature sont prêts à modifier leurs habitudes. Ce faisant, ils rendent compte de la prise de conscience de plus en plus aiguë des menaces planant sur notre environnement et veulent jeter un regard clairvoyant sur les ressources naturelles dont l’eau fait partie. À la recherche d’une approche moins artificielle du jardinage, ils s’inspirent des paysages naturels, privilégient les espèces locales, spontanées, au charme simple. Tout cela en accord avec leurs soucis d’esthétique et d’harmonie.

UNE NOUVELLE

approche du jardin L’idée-force est de bien observer son terrain, la végétation sauvage qui l’entoure (bois, friches, jardins abandonnés…) et de s’inspirer au mieux des végétaux qui sont parvenus à s’adapter naturellement. On saura alors choisir judicieusement des plantes qui ont fait leurs preuves, sous son propre climat ou dans des conditions similaires à travers le monde. On apprendra à connaître leurs exigences, leur rythme de vie, leurs points forts et leurs faiblesses. Et tout cela sans modifier fondamentalement les conditions de culture. Quelques techniques simples et peu onéreuses pourront éventuellement les favoriser, mais ce sont avant tout les bonnes plantes à la bonne place qui feront la différence. De bas en haut : achillée, géranium vivace, sauge et agapanthe.

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DES PLANTES BIEN ADAPTÉES Avant d’accueillir une nouvelle espèce, posez-vous les questions suivantes : • D’où vient cette plante (zone semidésertique, tempérée, tropicale sèche ou humide…) ? • Quelles sont ses exigences quant à la nature de sol et sa résistance aux froids de l’hiver ? • Quel type de sécheresse peut-elle supporter ? (brève et brutale, longue et plus permanente…) ? Si les réponses obtenues paraissent peu en accord avec vos conditions de culture, oubliez cette nouveauté, même si elle vous tente. De bas en haut : géranium vivace, kniphofia, Phalaris et Imperata.

CHOISIR

Avec elles, vous oublierez les corvées de l’arrosage abondant et quotidien, les angoisses de l’absence, la tristesse d’un jardin trop délaissé pendant vos vacances. Bien sûr, il faudra en bien des régions abandonner vos rêves des traditionnelles plates-bandes herbacées à l’anglaise, de fraîches bordures d’hostas, de bosquets, d’azalées, de rhododendrons ou d’hortensias, renoncer à la dernière clématite à la mode, à quelques nouvelles roses ou, bien souvent, au vert uniforme d’un tendre gazon si gourmand en eau.

des espèces adaptées à un jardin sobre Un tel jardin ne risque-t-il pas de se montrer trop uniforme avec un éventail restreint de végétaux, un manque de diversité, d’éclat et de couleurs ? Comment s’informer pour un bon choix, large, judicieux et adapté à vos besoins ? Cet ouvrage va essayer d’apporter quelques réponses à vos interrogations bien légitimes en vous proposant des techniques qui ont fait leurs preuves, des plantes indigènes souvent délaissées ou parfois venues de contrées lointaines. Elles sauront vous offrir une vaste palette de couleurs, de formes, d’utilisations pour créer un monde élégant, subtil, raffiné, mais qui saura rester sobre.

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arbuste lors de la première année), accepter la disparition d’une espèce qui n’est plus faite pour votre « jardin sec ». Tout ceci ne vous empêchera pas de conserver une partie proche de la maison qui demeurera plus verdoyante, plus diversifiée, avec des espèces pas réellement sobres, mais peu exigeantes en eau. Vous pourrez ainsi continuer à jouir des parfums des chèvrefeuilles, genêts ou rosiers botaniques. Tenter aussi l’adoption de quelques sujets et décider plus tard de les conserver dans votre futur jardin économe en eau.

SE LAISSER GUIDER par la nature

Vous allez devenir sage et réaliste, optimiste et curieux pour une nouvelle vie au jardin. Tout ne va pas se transformer d’un coup. Vous changerez peu à peu vos habitudes en faisant des choix : sélectionner des végétaux bien adaptés et sobres, arroser selon un meilleur rythme (voir p. 42) en fonction de nécessités vitales (bonne reprise et ancrage dans le sol d’un arbre ou d’un

QU’EST-CE QUE L’EAU DANS LA NATURE

la sécheresse ?

• L’eau couvre environ 70 % de la surface terrestre. Depuis 3,5 milliards d’années, le volume d’eau sur notre planète n’a pas changé, son cycle fonctionnant en circuit fermé.

La sécheresse est une notion aussi vague que fluctuante, variable selon les pays, les régions, les types de sol et la bonne volonté du ciel. • Pour une plante, on peut la définir comme un « stress hydrique » avec risque de dépérissement total lorsque le sujet perd plus d’eau par évaporation que la quantité mise à sa disposition par l’absorption racinaire. Le feuillage devient flasque, avant de se flétrir peu à peu. Les jeunes pousses meurent les premières, puis l’ensemble des feuilles se dessèche et tombe afin de protéger le végétal. Finalement, le manque d’eau entraîne la mort des organes aériens et, en dernier lieu, des racines.

• L’eau douce représente moins de 3 % des ressources. Elle est stockée à 70 % dans les glaciers polaires. • L’homme n’a accès qu’à environ 1 % des volumes d’eau douce. Entre le début et la fin du xxe siècle, les besoins en eau ont été multipliés par 7, conséquences du développement et de la croissance démographique. • La France, pays tempéré, dispose d’une pluviométrie moyenne de 700 mm par an. Son réseau hydrographique (fleuves, rivières, lacs, étangs…) est dense et les nappes phréatiques demeurent facilement exploitables. Cependant, on note de plus en plus de déficits en de nombreuses régions.

• La plupart des jardins de nos régions tempérées reçoivent du ciel des quantités d’eau suffisantes à la bonne vie des plantes. L’été demeure le vrai problème :

• Le bilan annuel marque un déficit de 4 milliards de mètres cubes entre besoins et prélèvements, soit un peu moins de 1 % des précipitations.

– l es pluies semblent plus rares qu’autrefois ;

• Les plantes ne peuvent vivre sans eau, qui représente 4/5 de leur poids en moyenne.

– vous souhaitez limiter les arrosages, par souci d’économie, respect des restrictions ou des interdits, volonté d’éviter un gaspillage de « l’or bleu ».

– vos absences sont plus longues et fréquentes en cette période de l’année ;

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POURQUOI UN JARDIN SOBRE ?

DES CHIFFRES À RETENIR • 1 m3 de terre peut retenir entre 50 et 300 litres d’eau selon sa nature, sa richesse en humus et sa capacité à filtrer plus ou moins vite. Il abrite quelque 500 millions d’organismes divers (protozoaires, acariens, arthropodes, nématodes…).

• La consommation annuelle d’un jardin moyen tourne autour de 3 300 litres d’eau, soit 3,3 m3. • La consommation individuelle ne représente qu’un petit quart de la consommation totale du pays, loin derrière l’agriculture (68 %), l’industrie (5 %) et l’énergie (3 %). L’agriculture restitue cette eau en intégralité par le cycle naturel : 99 % de l’eau utilisée par les racines retournent dans l’atmosphère par évapotranspiration végétale. Mais ces volumes d’eau ne sont pas forcément restitués sur les lieux où ils ont été puisés, d’où les problèmes locaux de nappes phréatiques. Le 1 % restant est un élément constitutif des végétaux qui vont servir à nourrir hommes et animaux.

• Un jardinier utilise en moyenne 9 litres d’eau par jour pour l’entretien de ses plates-bandes. • Chaque individu consomme en France environ 130 litres d’eau par jour, répartis en 60 litres pour la toilette, 30 litres pour les sanitaires, 20 litres pour la lessive, 15 litres pour la vaisselle et 5 litres pour l’alimentation et autres usages. L’arrosage des jardins vient en 5e place dans la consommation domestique, sachant qu’en été on utilise pour cet usage deux fois plus d’eau qu’à la mauvaise saison.

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POURQUOI UN JARDIN SOBRE ?

Concevoir

un jardin sobre Comme toute création qui se veut harmonieuse et durable, un jardin sobre se construit peu à peu. Il s’agit d’abord de réfléchir aux solutions qui paraissent les mieux adaptées aux besoins comme aux exigences des lieux. L’idée directrice (que l’on peut juger un peu restrictive) sera d’oublier l’écrin du gazon et autres conceptions traditionnelles pour faire place à des surfaces gravillonnées que l’on habillera de végétaux résistants. Viendront bien vite s’y installer des éléments solides, verdoyants, mélanges d’arbres et arbustes judicieusement choisis qu’égaieront des massifs de fleurs de longue durée. De la terrasse au grand jardin, en passant par la courette ou le patio urbain, le jardin sobre deviendra une création originale, changeante au fil des saisons, qui saura vous libérer des contraintes les plus fastidieuses qui se nomment arrosage et désherbage. Une bonne manière de se faire plaisir, d’oublier soucis d’entretien et présence obligatoire. Couleurs, formes, textures porteront la marque de vos goûts et de votre imagination.

UN

nouveau style Oublions l’esprit de collection ou le désir souvent absurde de cultiver à tout prix une espèce végétale dans un lieu où elle ne se plaira jamais (un rhododendron dans un terrain sec et calcaire, par exemple). Oublions aussi l’idée qu’en recevant de l’eau régulièrement, toutes les plantes seront heureuses de croître et embellir – ce qui vous vaudra, en outre, de devenir esclave de la corvée d’arrosage. À l’inverse, recherchez des plantes qui ont bon caractère, savent se débrouiller seules, se multiplier sans votre aide et sont adaptées à votre climat, votre sol et votre style. Certes, le choix des espèces va s’en trouver plus limité et il ne sera plus question de chercher à reproduire les chromos des catalogues ou de remplir inconsidérément votre Caddie dans 14


la jardinerie voisine. Mais vous pourrez sans souci disposer d’une vingtaine (c’est souvent suffisant), voire d’une cinquantaine de plantes aptes à vous donner toute satisfaction au cours de nombreuses saisons. Bien souvent, elles se plairont tellement dans votre jardin qu’elles coloniseront l’espace et même se ressèmeront jusque chez vos voisins.

livrer à la bonne saison. L’automne est le plus souvent la période idéale, car les plantes ont alors le temps de s’enraciner dans un sol encore chaud avant de passer l’hiver. Une plantation printanière est toujours plus aléatoire si les premières fortes chaleurs arrivent vite ; les jeunes sujets vont souffrir en cette période cruciale de reprise et de bonne installation dans le sol.

CRÉER

• Préparez à l’avance votre terrain (voir p. 24) qui saura ainsi mieux accueillir l’implantation des jeunes racines.

un véritable jardin sec

• Creusez des trous assez larges et profonds pour pouvoir y placer les plantes sans risque de plier ou briser leurs racines. Bien vite, des radicelles se développeront ainsi sans effort pour fixer la plante et la nourrir.

Il est important de procéder par étapes, en prenant le temps de la réflexion. • Établissez une liste des végétaux susceptibles de convenir à la situation de votre jardin et à vos goûts.

• Rebouchez les trous avec un mélange terreux aéré, bien drainant, et tassez au pied autour des plantes.

• Commandez-les dans une pépinière ou une jardinerie réputée, pour les acheter ou les faire

POUR OUBLIER LE DÉSHERBAGE Occupez au maximum l’espace disponible en faisant disparaître la terre nue. Alternez des sujets caducs et persistants, verticaux ou rampants, en touffes… pour créer un dégradé de couleurs, de textures, de formes. Les plantes dites couvre-sol sont d’un grand secours, mais attention à l’envahissement (voir p. 120) ! Souvenez-vous aussi que plus la plante dispose d’un feuillage épais et dense, moins les mauvaises herbes viendront se développer, car son ombre gênera considérablement leur germination.

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De bas en haut : santoline, lavande, bambou.


POURQUOI UN JARDIN SOBRE ?

• Formez une cuvette d’arrosage assez vaste pour y verser un, voire deux arrosoirs bien pleins sans devoir attendre la lente pénétration de l’eau dans le sol. Des petits rebords bien stables viendront former une barrière retenant l’eau, au moins durant la première année. • Paillez (voir p. 36) la terre nue tout autour de la cuvette en laissant un espace près de la jeune plante qui permettra de maîtriser les apports d’eau, nécessaires dans un premier temps. • Si la plante demande un tuteur, enfoncez- le profondément avant de placer la motte ou les racines. Attachez d’abord votre plante de façon très lâche ; vous resserrerez les liens plus tard, quand la terre récemment travaillée et encore bien meuble sera définitivement tassée. En suivant ces quelques règles, votre jardin sec – arrosé l’année de mise en place – va peu à peu s’installer, trouver son équilibre et grandir sans votre intervention, un peu comme une friche ou une garrigue naturelle.

Euphorbes

L’OPTION

essayer un substitut des graminées classiques comme Phyla nodiflora, une petite verveine rampante de très bonne composition, ou des couvre-sol très ras tels le thym laineux ou le serpolet, qui supportent une circulation passagère tout en exhalant un parfum puissant.

du jardin semi-arrosé Avant de faire ce choix, pensez aux oasis du désert et à leurs charmes : ombrage, fraîcheur, parfum, bruits d’eau, reflets, cultures exubérantes… • Choisissez le système d’arrosage qui vous convient le mieux (puits, citerne, réserve, eau de la ville, ruisseau…) en fonction de la consommation probable de ce type de jardin qui va se limiter à un écrin proche de la maison.

En cas de très forte sécheresse avec interdiction de pompage ou d’arrosage (cas de plus en plus fréquent dans bien des départements ces dernières années), cette partie du jardin sera la plus fragile, la plus vulnérable et bien vite la moins élégante et la plus difficile à faire revivre.

• N’oubliez pas que l’arrosage sera toujours nécessaire pour un coin potager ou une collection de plantes en pots. • Même dans cette zone de votre jardin, le gazon est fortement déconseillé (voir p. 116). Sur de petites surfaces, peu piétinées, vous pouvez

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Les increvables au jardin

QUE PLANTER POUR MOINS ARROSER MICHÈLE ET JEAN-CLAUDE LAMONTAGNE Marre de passer vos étés à arroser votre jardin tous les deux jours ? Triste de voir souffrir les végétaux autour de vous, les feuilles pendantes voire brûlées par des températures record ? Le dérèglement climatique et ses étés caniculaires nous invitent à penser autrement nos jardins. Et si vous choisissiez de planter des végétaux sobres en eau ? Arbres, arbustes, vivaces, grimpantes, couvre-sol, légumes, fruits… vous trouverez dans cet ouvrage une sélection de plantes aux multiples couleurs et textures se contentant de peu d’eau. Du travail du sol au choix des végétaux adaptés à la région en passant par des méthodes culturales raisonnées, qui vont de pair avec des arrosages réalisés à bon escient, les auteurs de ce livre vous donnent ici une mine de conseils pour éviter de gaspiller l’eau. Découvrez les jardins « secs » et laissez-vous séduire par leur beauté. Michèle et Jean-Claude Lamontagne sont auteurs et photographes spécialisés dans le domaine du jardin. Ils ont publié de nombreux ouvrages aux éditions Rustica.

MDS : RU19690 / 14,95 € TTC

www.rusticaeditions.com


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