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La nature s'invite en ville

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Michel Luchesi

nature S’INVITE VILLE La

en

Animaux et plantes sauvages du coin de la rue


Sommaire La nature autour de nous… 6

DANS LES RUES

COURS D’IMMEUBLE OU D’ÉCOLE 102

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Chélidoine 10 Étourneau sansonnet 12 Fouine 15 Fourmi noire 16 Laiteron maraîcher 19 Marronnier d’Inde 20 Pariétaire de Judée 23 Pigeon de ville 24 Pinson des arbres 27 Pissenlit 28 Platane commun 31 Renard roux 32

PARCS ET JARDINS

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Cétoine dorée 52 Chouette hulotte 55 Corneille noire 56 Écureuil roux 59 Geai des chênes 60 Hérisson d’Europe 63 Lierre grimpant 64 Merle noir 67 Moineau domestique 68 Musaraigne 71 Perruche à collier 72 Pic épeiche 75 Plantain lancéolé 76 Trèfle des prés 79

Citron 104 Cloporte commun 107 Coccinelle 108 Escargot petit-gris 111 Gendarme 112 Guêpe commune 115 Lombric 116 Mésange charbonnière 119 Pie bavarde 120 Polypode commun 123 Rouge-gorge familier 124 Tilleul commun 127 Tourterelle turque 128

FRICHES ET TERRAINS VAGUES 80 SUR LES TOITS

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Abeille domestique 36 Faucon crécerelle 39 Hirondelle de fenêtre 40 Martinet noir 43 Pipistrelle commune 44 Rouge-queue noir 47 Souris grise 48

Azuré commun 82 Bardane officinale 85 Bourdon 86 Clématite des haies 89 Criquet 90 Lézard des murailles 93 Mulot sylvestre 94 Ortie dioïque 97 Robinier faux-acacia 98 Séneçon commun 101

Glossaire 157 Index 158

AU BORD DE L’EAU Crapaud commun 132 Épilobe en épi 135 Foulque macroule 136 Grenouille verte 139 Héron cendré 140 Libellule 143 Mouette rieuse 144 Peuplier noir d’Italie 147 Poule d’eau 148 Ragondin 151 Rat d’égout 152 Saule blanc 155

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LA NATURE AUTOUR DE NOUS… Grâce à ce guide, explorez votre environnement avec le regard du naturaliste curieux de tout, même de ce qui se passe au pied d’un immeuble.

Un nouveau terrain de découverte Les amoureux de la nature ont pour habitude de se rendre à la campagne pour observer la faune et la flore. Les zones urbaines réservent pourtant bien des surprises. Un grand nombre d’espèces y vivent : dans les espaces verts, au bord de l’eau, au coin d’une rue, dans les égouts, dans les habitations et leurs dépendances. Chaque parcelle de terrain constitue un habitat potentiel.

pesticides et autres produits chimiques néfastes aux insectes est par ailleurs moins importante en milieu urbain que dans certaines zones rurales. Le cas des abeilles Elles vivent mieux en ville. Plusieurs études le confirment et montrent un lien étroit entre la quantité de miel produit et l’emplacement des ruchers. Aussi étonnant que cela puisse paraître, plus ils sont proches de l’espace urbain et plus les apiculteurs ont des chances d’obtenir de bonnes récoltes. Le taux de mortalité des abeilles citadines est par ailleurs inférieur à celui des abeilles campagnardes.

Une vie plus foisonnante qu’il n’y paraît Parmi la faune, certains animaux sont là depuis belle lurette. C’est le cas du pigeon de ville et du moineau domestique. Peu farouches, ces oiseaux s’approchent volontiers des hommes. Il y a aussi des animaux plus sauvages, comme la fouine, qui partagent notre environnement avec discrétion. Parmi les végétaux, on trouve bien sûr des plantes ornementales, dont les beaux arbres de nos parcs et jardins, mais également des espèces spontanées, disséminées çà et là grâce au vent et aux oiseaux.

Des corridors écologiques Autrefois, la création des espaces verts était surtout motivée par un souci d’esthétisme. Aujourd’hui, l’objectif est également de préserver la biodiversité. Plusieurs régions se sont lancées dans la mise en place de trames vertes et bleues qui constituent des corridors écologiques et des refuges pour la faune et la flore. Elles reconnectent la ville à la campagne en permettant la libre circulation des espèces.

Des conditions favorables Chose à peine croyable, certaines espèces trouvent plus d’avantages que d’inconvénients à s’installer dans les villes et leur périphérie : des conditions climatiques relativement clémentes tout au long de l’année, une nourriture abondante et des abris providentiels offerts par les bâtiments. L’utilisation des

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Étourneau sansonnet

Pinson des arbres

Pigeon de ville Chélidoine Renard roux


dans les

rues

Pissenlit

Platane commun

Laiteron maraîcher

Marronnier d’Inde

Pariétaire de Judée Fouine

Fourmi noire


ÉTOURNEAU SANSONNET Pourquoi donc cet étourneau est appelé sansonnet ? Certains étymologistes font le rapprochement avec Samson, d’autres avec « sassonet »(crible). Les explications demeurent floues.

FICHE D’IDENTITÉ NOM SCIENTIFIQUE Sturnus vulgaris. FAMILLE Sturnidés. TAILLE 19-21 cm. ENVERGURE 37-42 cm. POIDS 75-90 g. LONGÉVITÉ jusqu’à 5 ans. CHANT mélange de sifflements, de cliquetis, de gloussements et d’imitations de chants d’autres oiseaux. PÉRIODE DE NIDIFICATION avril-juillet. NID herbes sèches et autres matériaux grossièrement assemblés dans une cavité.

Alimentation et mode de vie C’est un omnivore. Il mange donc un peu de tout : insectes, larves, chenilles, vers de terre, gastéropodes, araignées, graines, baies et fruits. Durant la journée, il recherche sa nourriture. À l’approche de la nuit, il se réfugie dans les arbres ou sur les immeubles. C’est une espèce très grégaire, sauf pendant la période de reproduction où des couples se forment.

Comment l’observer ? Dans les agglomérations, les étourneaux se font surtout remarquer à la saison froide, lorsqu’ils rejoignent leurs dortoirs. Cet oiseau ressemble au merle noir (voir p. 67), mais son plumage est plus coloré, avec de jolis reflets irisés verts et pourpres. En hiver, ses plumes sont tachetées de beige et son bec change de couleur. Il passe du jaune vif au brun.

Une espèce menacée ? L’étourneau n’est pas en danger et fait l’objet de campagnes d’effarouchement pour l’éloigner des villes. En hiver, les populations augmentent nettement, avec l’arrivée de migrateurs venus du nord et de l’est de l’Europe.

Ses indices de présence Dès l’automne, des milliers d’individus forment des nuages tournoyants dans le ciel. Ces ballets aériens très impressionnants ont lieu le soir, avant le coucher du soleil.

Quand les étourneaux s’installent dans un arbre, mieux vaut ne pas garer sa voiture en dessous. Ils rejettent de nombreuses fientes corrosives.

Attention aux nuisances !

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FOUINE La fouine est difficilement observable. Vous pouvez la surprendre le soir ou tôt le matin, lorsqu’elle part chasser ou rentre d’une virée nocturne.

FICHE D’IDENTITÉ NOM SCIENTIFIQUE Martes foina. FAMILLE Mustélidés. TAILLE 40-50 cm (sans la queue). POIDS 1,2-2,3 kg. LONGÉVITÉ 8-10 ans. PÉRIODE DE REPRODUCTION juin-août. NID dans le creux d’un arbre, une anfractuosité rocheuse, un terrier abandonné, un grenier, une grange…

Alimentation et mode de vie Elle se compose de petits mammifères, d’oiseaux, d’œufs, mais aussi d’insectes, de vers et de fruits. Parfois, elle va chercher dans les poubelles ce qu’elle ne trouve pas dans la nature. À la tombée de la nuit, la fouine se met en quête de nourriture. Elle furète un peu partout pour dénicher ses proies qu’elle chasse avec beaucoup d’habileté. À la saison des amours, les partenaires se poursuivent et lancent des cris aigus. Lorsque le mâle étreint la femelle, il lui mord la nuque.

Comment l’observer ? Opportuniste, elle profite des ressources liées aux activités humaines et n’hésite pas à établir son gîte dans les maisons où elle cause des nuisances : bruits intempestifs, mauvaises odeurs, grignotage des matériaux d’isolation. Elle a la taille d’un chat, mais sa silhouette est beaucoup plus allongée. Vue de face, sa tête fait penser à celle d’un petit renard à la truffe rosâtre et aux yeux noirs. La majeure partie du pelage est brun-gris. Son poitrail se caractérise par la présence d’une tache blanche qui s’étend de la gorge jusque sur le haut des pattes avant.

Une espèce menacée ? La fouine fait partie des animaux chassables et peut être classée parmi les nuisibles. Malgré tout, les populations se portent plutôt bien. Le piégeage et la circulation routière sont les deux premières causes de mortalité chez cette espèce.

Une gestation différée

Ses indices de présence La fouine dépose ses crottes sous forme de tas. Ce sont des cylindres sombres et torsadés, en pointe effilée à l’une des extrémités. Contrairement aux déjections de la martre, un autre mustélidé, elles ne dégagent pas une odeur de musc, mais sentent mauvais.

La fouine s’accouple durant l’été. Elle met bas au printemps de l’année suivante. La gestation est précédée d’une période de latence embryonnaire qui dure huit mois.

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Pipistrelle commune

Abeille domestique

Rougenoir -queue

Hirondelle de fenêtre


Faucon crécerelle Martinet noir

Sur les

toits Souris grise


ABEILLE DOMESTIQUE Il existe un grand nombre d’espèces d’abeilles. Celle-ci est particulière, car elle fournit à l’homme une gourmandise très appréciée : le miel.

Alimentation et mode de vie Les butineuses prélèvent le nectar et le pollen des fleurs, mais aussi le miellat produit par les pucerons. La reine consomme exclusivement de la gelée royale, une substance prédigérée par les abeilles. Dans une colonie, les différentes castes d’abeilles jouent un rôle essentiel. Les faux-bourdons fécondent la reine qui est la seule femelle à pondre des œufs. Les ouvrières fabriquent les rayons de cire, le miel, entretiennent la ruche, s’occupent des jeunes abeilles et bloquent l’accès de la ruche aux intrus.

FICHE D’IDENTITÉ NOM SCIENTIFIQUE Apis mellifera. FAMILLE Apidés. TAILLE • Reine : 1,5-2 cm. • Ouvrières : 1,1-1,3 cm. • Faux-bourdons : 1,5-1,6 cm. PÉRIODE D’ACTIVITÉ principalement de mars à octobre.

Comment l’observer ? Les abeilles ont trouvé refuge en ville. Installées en milieu urbain, les ruches sont plus productives que dans certaines zones de nos campagnes, car il y a moins de pesticides. Comme tous les insectes, l’abeille a trois paires de pattes. Les quatre ailes membraneuses sont reliées par paire. Le corps brun-noir, avec des raies jaunâtres sur l’abdomen, est recouvert de poils. Elle possède deux gros yeux à facettes et la tête se termine par des antennes coudées. Les ouvrières ont un dard cranté venimeux (celui de la reine est lisse) et des pattes équipées pour la récolte du pollen.

Une espèce menacée ? Plusieurs facteurs sont responsables de la diminution de leurs populations : les insecticides et autres produits utilisés en agriculture intensive, la pollution atmosphérique, les champs électromagnétiques, la raréfaction des fleurs sauvages, mais aussi les agents infectieux et les parasites.

Une alliée des fleurs L’abeille domestique est un insecte pollinisateur. En transportant le pollen d’une fleur à l’autre, elle participe à leur reproduction. C’est aussi le cas du bourdon (voir p. 86), de l’osmie (une abeille solitaire) ou encore du syrphe (une mouche).

Ses indices de présence Observez la végétation au printemps et en été et vous saurez rapidement s’il y a des abeilles actives dans les parages. Elles seront toutes occupées à butiner les fleurs.

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FAUCON CRÉCERELLE Parfois confondu avec l’épervier, ce rapace diurne est moins rapide en vol, mais tout aussi doué pour attraper ses proies.

FICHE D’IDENTITÉ NOM SCIENTIFIQUE Falco tinnunculus. FAMILLE Falconidés. TAILLE 32-35 cm. ENVERGURE 71-80 cm. POIDS 160-250 g. LONGÉVITÉ 10-15 ans. CHANT cris aigus. PÉRIODE DE NIDIFICATION avril-juillet. NID cavité dans un arbre, une falaise, un édifice, anciens nids de corvidés.

Alimentation et mode de vie Il mange des petits rongeurs, des passereaux, des insectes, des vers, des amphibiens, des lézards. En ville, il s’attaque souvent aux souris et aux moineaux. Le faucon crécerelle passe beaucoup de temps à chasser. Pour repérer ses proies, il se poste en haut d’un perchoir (bâtiment, arbre, poteau…) ou pratique le vol stationnaire. Grâce à sa vue perçante, rien ne lui échappe, et il est capable d’effectuer des piqués foudroyants.

Comment l’observer ? L’habitat du faucon crécerelle est varié. Il se plaît dans les campagnes cultivées, à proximité des marais et des tourbières, mais aussi dans les zones urbaines. Pour preuve, on en croise même à Paris ! Le plumage de la femelle est majoritairement brun, avec des barres et des taches sombres. Celui du mâle se caractérise par un manteau plus uniforme, mais la queue et la tête sont teintées de gris. Chez les deux sexes, le bout de la queue est noir.

Une espèce menacée ? Le faucon crécerelle est une espèce protégée sur tout le territoire. Selon les spécialistes, les effectifs des oiseaux nicheurs seraient en baisse d’environ 20 %, mais l’aire de répartition des populations semble stable. Il est en fait difficile de se prononcer, faute de suivi systématique et de données historiques fiables.

À la une !

Ses indices de présence Si un couple niche près de chez vous, vous verrez peut-être le mâle faire des allées et venues pour ravitailler la femelle. Chaque livraison de nourriture s’accompagne d’une série de cris caractéristiques, aigus et nerveux.

Ce rapace fait quelquefois les titres de la presse : « Le faucon crécerelle de retour dans les villes ! » En réalité, il ne les a jamais vraiment quittées.

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LA NATURE S’INVITE EN VILLE La nature est là, partout autour de nous, même au cœur des grandes métropoles. Il suffit de changer de regard et d’être attentif pour s’émerveiller de cette présence sauvage. Un faucon crécerelle fend le ciel entre les immeubles, un pissenlit pousse au pied d’un majestueux platane, un écureuil passe d’arbre en arbre tout en légèreté, un renard mulote la nuit dans le parc… Cet ouvrage vous propose plus de 65 espèces d’animaux et de végétaux sauvages classés par endroits citadins : dans les rues, sur les toits, au bord de l’eau… Des repères pour vivre des rencontres sauvages à tout moment ! Né à Lyon, Michel Luchesi a débuté sa carrière professionnelle dans le journalisme avant de collaborer avec de nombreux éditeurs, dont Rustica. Aujourd’hui, il se consacre à l’écriture d’ouvrages sur la nature.

www.rusticaeditions.com

MDS : RU19621

14,95 € TTC


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