20 plantes multi-usages
pour devenir autonome Se nourrir
Se soigner
Se chauffer
Fabriquer Caroline Calendula
Sommaire Introduction
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20 plantes multi-usages pour devenir autonome L’ail des ours La bardane La berce commune Le châtaignier Le chêne L’églantier L’égopode L’épicéa Le frêne élevé Le noisetier L’ortie Le peuplier Le pissenlit Le plantain Le pourpier La reine-des-prés La ronce Le sureau noir Le tilleul La violette
10 14 20 26 32 38 44 50 56 62 68 74 80 86 92 96 102 108 114 120
Les plantes à ajouter à sa pharmacie L’armoise Le calendula (souci) Le millepertuis
124 126 128
Tableau des cueillettes Tableau des affections Tableau des recettes
130 132 140
Glossaire Bibliographie Remerciements
142 143 144
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Introduction Pourquoi ce livre ? Ce livre a été écrit pour apporter de la joie au quotidien ! Les événements de ces dernières années ont bouleversé nos repères et le monde dans lequel nous vivons : que nous le voulions ou non, une transition environnementale, économique, voire sociétale, ou même personnelle est amorcée. Chacun essaie de redessiner sa manière de vivre en fonction de ses convictions, de son idéal et surtout de ses impératifs. Imaginé comme le compagnon d’un quotidien en pleine mutation, cet ouvrage a pour but d’aider tout un chacun à prendre conscience de l’abondance naturelle qui nous entoure afin d’aborder les grands changements en cours et à venir avec confiance et enthousiasme. Car les solutions sont parfois toutes simples… juste à nos pieds ! Ce manuel est conçu comme un outil pratique, qui permet d’identifier et d’utiliser dans son quotidien 20 plantes courantes en apportant repères, aide et inspiration en cuisine et pharmacie familiale. D’autres domaines sont abordés, comme les utilisations au jardin, l’outillage ou le chauffage, et la voie est également ouverte à des explorations végétales comme le cordage, le tannage ou la vannerie. Afin que ces pages soient facilement et rapidement accessibles à toutes et à tous, il a été nécessaire de restreindre le nombre de plantes retenues, ainsi que toutes les possibilités liées à leurs utilisations : il ne s’agit donc pas d’un ouvrage exhaustif ! Et pourtant, il fournit déjà de nombreuses clés qui permettront la cueillette et une mise en pratique quotidienne tout au long de l’année et dans de multiples domaines. Soutien bienvenu du quotidien, mais également point de départ d’une relation nouvelle ou revisitée avec le végétal et avec notre environnement immédiat, ce livre ne manquera pas de changer à tout jamais le regard du lecteur – et surtout de l’expérimentateur ! – sur la nature qui l’entoure. En ouvrant ainsi la voie à de nouveaux paradigmes, il accompagnera aussi les personnes désireuses de participer à la construction du monde de demain, dans un esprit de respect et de reconnexion au vivant.
Le contenu et l’organisation Les fiches plantes Chaque fiche plante propose une description précise de la plante et les informations nécessaires à la récolte : lieux et périodes de cueillette, confusions possibles, conseils, précautions.
Fiche Terrain
L’ail des ours
L’ail des ours Nom scientifique : Allium ursinum Famille : Amaryllidacées
Un résumé visuel des points forts de la plante
afin de systématiquement vérifier les caractéristiques d’identification, à la base du pétiole, pour pouvoir faire une seconde vérification une fois rentré. Ne vous fiez pas à l’odeur : après avoir cueilli quelques feuilles, les mains sentent fortement l’ail. Les colonies sont souvent immenses, et pourtant, certaines d’entre elles sont aujourd’hui menacées par des pratiques industrielles intensives. Ne cueillez que ce dont vous avez besoin, et prélevez les parties souterraines uniquement en cas de nécessité absolue.
Infrutescences : composées de capsules à 3 loges renfermant des graines noires. Parties souterraines : bulbe allongé, blanchâtre.
POINTS FORTS Les feuilles permettent de faire le plein de verdure au sortir de l’hiver, aussi bien dans les plats crus que cuits.
CONFUSIONS POSSIBLES
•
Doté de puissantes propriétés antibactériennes utiles autant en utilisation externe qu’interne ; capacité de déloger des substances toxiques, comme les métaux lourds.
• RICHESSE NUTRITIONNELLE 100 g d’ail des ours apportent en moyenne : • 84 mg de calcium (l’équivalent de 700 ml de lait) ; • 1,91 mg de fer (l’équivalent de 64 g d’épinards) ; • 12,9 mg de vitamine C (l’équivalent de 25 g d’orange) ; • 35 calories (l’équivalent de 23 g de blé).
•
Avec le muguet (Convallaria majalis), toxique mortel à faible dose, et qui peut pousser au sein d’une colonie d’ail des ours : ses 2 feuilles sont tout d’abord enroulées l’une dans l’autre et sont pourvues de pétioles verts à section ronde ; Avec le colchique (Colchicum autumnale), toxique mortel, dont les feuilles non pétiolées sont imbriquées et groupées par 4 ou plus ; Avec l’arum (Arum maculatum), toxique, dont les nervures ne sont pas parallèles et dont le pétiole vert est légèrement creusé.
PRÉCAUTIONS D’EMPLOI
CUEILLETTE Bulbe : septembre-mars ; réservez cette cueillette, qui tue la plante, aux cas extrêmes. Feuilles : fin février-juin. Fleurs : avril-mai. Graines : mai-juin. Lieux : en sous-bois humide, particulièrement le long des cours d’eau. Présent sur tout le territoire, sauf sur la Côte d’Azur.
IDENTIFICATION Plante herbacée formant d’immenses colonies dégageant une forte odeur d’ail. Tige Florale : longue, pourvue de 2 feuilles basales. Feuilles : entières, ovales à lancéolées, aux nervures parallèles, semblant sortir directement de terre, pourvues d’un long pétiole semi-cylindrique, blanchâtre du côté plat. Inflorescences : formant des ombelles terminales de fleurs blanches à 6 tépales.
CONSEILS DE RÉCOLTE La cueillette d’ail des ours, qui a déjà causé des accidents mortels, demande une grande vigilance. Cueillez feuille par feuille,
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Long pétiole semi-cylindrique
RECETTES À BASE D’AIL DES OURS
• Câpres de boutons de fleurs d’ail des ours • Polenta de feuilles d’ail des ours
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Les infos indispensables à la cueillette
La rubrique
L’ail des ours a un effet anti-agrégant plaquettaire. Pour cette raison, soyez prudent si vous prenez des anticoagulants, et ne mangez pas d’ail des ours avant une intervention chirurgicale. Évitez également d’en manger en cas de gastrite ou d’irritation urinaire. La plante est un puissant détoxifiant, notamment des métaux lourds, grâce à sa teneur en sélénium, qui se lie aux métaux. Pensez à bien boire, afin de vous débarrasser des substances remises en circulation dans votre organisme.
SE NOURRIR
, qui liste les différentes parties comestibles de la plante, ainsi que leurs saveurs, et qui propose des recettes familiales, faciles à préparer avec des ingrédients courants. Elles sont envisagées comme des bases, à adapter aux différentes saisons et situations, et à faire évoluer au gré de son imagination ! Pour cela, des variantes sont suggérées et des indications pour chaque recette donnent la possibilité de substituer certains ingrédients à d’autres et de réaliser la même recette avec d’autres plantes comestibles.
L’herbier, pour identifier facilement la plante
Certaines des recettes n’indiquent pas de quantités précises : il s’agit de recettes plus intuitives, à adapter suivant le volume de plantes disponibles, la taille des contenants utilisés et les goûts de chacun (notamment en ce qui concerne les condiments et l’assaisonnement). Dans tous les cas, même pour une recette qui propose des quantités précises, il est important de goûter le résultat obtenu (avant cuisson le cas échéant) et de réajuster en fonction de ses propres critères !
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Fiche Terrain
L’ail des ours Nom scientifique : Allium ursinum Famille : Amaryllidacées
Infrutescences : composées de capsules à 3 loges renfermant des graines noires. Parties souterraines : bulbe allongé, blanchâtre.
POINTS FORTS Les feuilles permettent de faire le plein de verdure au sortir de l’hiver, aussi bien dans les plats crus que cuits.
CONFUSIONS POSSIBLES
•
Doté de puissantes propriétés antibactériennes utiles autant en utilisation externe qu’interne ; capacité de déloger des substances toxiques, comme les métaux lourds.
• RICHESSE NUTRITIONNELLE 100 g de feuilles d’ail des ours apportent en moyenne : • 84 mg de calcium (l’équivalent de 700 ml de lait) ; • 1,91 mg de fer (l’équivalent de 64 g d’épinards) ; • 12,9 mg de vitamine C (l’équivalent de 25 g d’orange) ; • 35 calories (l’équivalent de 23 g de blé).
•
Avec le muguet (Convallaria majalis), toxique mortel à faible dose, et qui peut pousser au sein d’une colonie d’ail des ours : ses 2 feuilles sont tout d’abord enroulées l’une dans l’autre et sont pourvues de pétioles verts à section ronde. Avec le colchique (Colchicum autumnale), toxique mortel, dont les feuilles non pétiolées sont imbriquées et groupées par 4 ou plus. Avec l’arum (Arum maculatum), toxique, dont les nervures ne sont pas parallèles et dont le pétiole vert est légèrement creusé.
CUEILLETTE Bulbe : septembre-mars ; réservez cette cueillette, qui tue la plante, aux cas extrêmes. Feuilles : fin février-juin. Fleurs : avril-mai. Graines : mai-juin. Lieux : en sous-bois humide, particulièrement le long des cours d’eau. Présent sur tout le territoire, sauf sur la Côte d’Azur.
IDENTIFICATION Plante herbacée formant d’immenses colonies dégageant une forte odeur d’ail. Tige florale : longue, pourvue de 2 feuilles basales. Feuilles : entières, ovales à lancéolées, aux nervures parallèles, semblant sortir directement de terre, pourvues d’un long pétiole semi-cylindrique, blanchâtre du côté plat. Inflorescences : formant des ombelles terminales de fleurs blanches à 6 tépales.
CONSEILS DE RÉCOLTE La cueillette d’ail des ours, qui a déjà causé des accidents mortels, demande une grande vigilance. Cueillez feuille par feuille,
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L’ail des ours
afin de systématiquement vérifier les caractéristiques d’identification, à la base du pétiole, pour pouvoir faire une seconde vérification une fois rentré. Ne vous fiez pas à l’odeur : après avoir cueilli quelques feuilles, les mains sentent fortement l’ail. Les colonies sont souvent immenses et, pourtant, certaines d’entre elles sont aujourd’hui menacées par des pratiques industrielles intensives. Ne cueillez que ce dont vous avez besoin et prélevez les parties souterraines uniquement en cas de nécessité absolue. PRÉCAUTIONS D’EMPLOI L’ail des ours a un effet anti-agrégant plaquettaire. Pour cette raison, soyez prudent si vous prenez des anticoagulants, et ne mangez pas d’ail des ours avant une intervention chirurgicale. Évitez également d’en manger en cas de gastrite ou d’irritation urinaire. La plante est un puissant détoxifiant, notamment des métaux lourds, grâce à sa teneur en sélénium, qui se lie aux métaux. Pensez à bien boire, afin de vous débarrasser des substances mises en circulation dans votre organisme.
Long pétiole semi-cylindrique
RECETTES À BASE D’AIL DES OURS
• Câpres de boutons de fleurs d’ail des ours • Polenta de feuilles d’ail des ours
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Utilisations dans la vie quotidienne Tiges florales Saveur : aillée, moins prononcée que les feuilles ; très juteuses. Consommation : en sauce, omelette, etc.
SE NOURRIR
Fleurs Saveur : aillée. Consommation : crues en salade ou en décorations comestibles ; en boutons, elles se conservent comme des câpres ou encore lactofermentées (voir fiche berce, p. 22).
Saveur & utilisations culinaires Bulbe Saveur : aillée. Consommation : en remplacement des oignons.
Graines Saveur : piquante. Consommation : en condiment.
Feuilles Saveur : aillée, un peu plus prononcée avant la floraison. Consommation : crues en salade ou pesto ; cuites en sauce, dans des quiches, lasagnes, gratins, soufflés, etc. La cuisson détruit une partie de leur saveur : évitez de les faire préalablement blanchir.
Nutriments L’ail des ours contient entre autres des protéines complètes, du calcium, du fer, de la vitamine C, de la provitamine A.
Câpres de boutons de fleurs d’ail des ours • Boutons floraux d’ail des ours • Vinaigre blanc et eau à parts égales • Sel • Aromates au choix (poivre, baies • rouges, baies de genièvre, thym, • estragon, romarin, clous de girofle…) • Des pots en verre avec couvercles • twist-off
1. Rincez les boutons et mettez-les dans des pots en verre stérilisés (remplissez-les aux 3/4). Ajoutez les aromates choisis. 2.
Dans une casserole, versez le mélange eau et vinaigre. Salez et portez à ébullition, puis versez dans les pots, jusqu’en haut.
3. Fermez et mettez à l’envers. Laissez les pots retournés jusqu’à ce qu’ils soient complètement refroidis.
Conservation Conservez dans un lieu frais. Le couvercle creusé garantit la bonne conservation. Si avant l’ouverture vous constatez qu’il n’est plus creusé, ne consommez pas les câpres.
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L’ail des ours
Substitution Pour remplacer les boutons floraux d’ail des ours Dans cet ouvrage : pissenlit. Autres : pâquerette, capucine, marguerite.
SE SOIGNER
Polenta de feuilles d’ail des ours
En pharmacie familiale, la plante est dotée de propriétés supérieures à celles de l’ail cultivé, celles-ci n’ayant pas été atténuées par la sélection et les hybridations.
Pour 4 personnes • 100 g de feuilles d’ail des ours • 800 ml d’eau • 200 g de polenta • 200 ml de crème animale ou végétale • Sel
Parties utilisées & propriétés Feuilles : fraîches (crues). Parties aériennes : fraîches (teinture mère). Puissantes antimicrobiennes, désinfectantes, dépuratives, détoxifiantes (foie), digestives, diurétiques, hypotensives, vermifuges.
1. Lavez les feuilles et hachez-les au couteau. 2. Dans une casserole, versez l’eau, salez
Affections & remèdes
et portez à ébullition. Versez la polenta en pluie, en mélangeant au fur et à mesure. Ajoutez la crème et l’ail des ours.
*** Vers intestinaux • Feuilles d’ail des ours crues, quotidiennement (en salade, pesto…) pendant plusieurs jours d’affilée. • Teinture mère (voir fiche p. 84) de parties aériennes : 30 gouttes, 3 fois par jour.
3. Tournez avec une cuillère jusqu’à ce que le mélange épaississe, puis arrêtez le feu et versez la polenta dans un plat à gratin.
4. Laissez refroidir. Coupez des parts à ser-
*** États grippaux, affections des voies respiratoires
vir telles quelles, ou à faire revenir dans la poêle avec de l’huile d’olive.
• Teinture mère de parties aériennes (voir fiche p. 84) : 10 gouttes, 3 fois par jour.
Variantes
*** Désinfection interne (flore intestinale) ; désinfection externe (plaies)
Lorsque vous incorporez l’ail des ours, vous pouvez également ajouter des champignons, des olives dénoyautées, des lardons frits, du fromage, du poulet, etc.
• Teinture mère de parties aériennes (voir fiche p. 84) : 10 gouttes, 3 fois par jour pour désinfecter la flore intestinale. • Teinture mère de parties aériennes (voir fiche p. 84) : 1 volume de teinture pour 4 vol d’eau pour désinfecter les plaies externes.
Substitution Pour remplacer les feuilles d’ail des ours Dans cet ouvrage : feuilles de violette, berce, égopode, ortie, poudre de feuilles de tilleul, pulpe de cynorhodons. En mélange : feuilles de pissenlit, de plantain. Autres : feuilles d’amarante, de chénopode blanc, de chénopode bon-Henri, de consoude, d’épiaire des bois, de galinsoga, de lamier tacheté, de mauve… Ajoutez de l’ail écrasé à la préparation quelle que soit la plante de substitution choisie.
*** Détoxification des métaux lourds • Teinture mère de parties aériennes (voir fiche p. 84) : 10 gouttes, 3 fois par jour.
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Fiche Terrain
La violette Nom scientifique : Viola odorata Famille : Violacées
CONFUSIONS POSSIBLES
POINTS FORTS
•
Présence de mucilage (substance que l’on trouve dans les graines de lin ou de chia) dans toutes les parties de la plante, qui permet d’épaissir les soupes ou d’apporter de l’onctuosité aux sauces, lasagnes, etc.
•
Feuilles bien pourvues en mucilage, qui adoucit et aide à la cicatrisation en externe, apaise l’inflammation des muqueuses digestives en interne et régule un transit perturbé ; agit également comme un prébiotique.
Avec d’autres espèces de violettes, non odorantes, mais comestibles. Avant la floraison : avec la raiponce en épi (Phyteuma spicatum), comestible, dont les feuilles laissent échapper un latex blanc à la cassure ; avec la ficaire (Ficaria verna), comestible UNIQUEMENT avant floraison, à petites doses, dont les feuilles sont luisantes ; avec le lierre terrestre (Glechoma hederacea), comestible, dont les feuilles à la marge largement crénelée dégagent un fort parfum au froissement.
CUEILLETTE Feuilles : janvier-décembre, hors périodes enneigées. Fleurs : fin février-début avril. Lieux : en bordure de sous-bois, dans les haies, dans les pelouses ensoleillées et humides.
RICHESSE NUTRITIONNELLE 100 g de feuilles de violette apportent en moyenne : • 8 300 UI de provitamine A (l’équivalent de 75 g de carottes) ; • 210 mg de vitamine C (l’équivalent de 396 g d’oranges).
CONSEILS DE RÉCOLTE Récoltez de préférence les fleurs sauvages, dont les principes actifs sont plus puissants, sans leur pédoncule. Faites sécher le plus rapidement possible, dans un lieu aéré à l’abri du soleil direct. Stockez tout de suite après le séchage, à l’abri de la lumière, dans un contenant respirant. Si vous comptez utiliser les fleurs pour leur parfum, assurez-vous que vous cueillez une espèce parfumée : la violette odorante (décrite ci-contre), ou la violette admirable (Viola mirabilis). Les fleurs des autres espèces
IDENTIFICATION Petite plante herbacée courante formant des touffes, fleurissant à la fin de l’hiver. Tiges : réduites à des stolons. Feuilles : en forme de cœur, à la marge finement crénelée, molles et douces au toucher, à long pétiole. Fleurs : violettes, longuement pédonculées, à 5 pétales (dont 1 pétale muni d’un éperon).
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La violette
de violette, dépourvues de parfum, font tout de même de belles décorations comestibles.
Marge finement crénelée
PRÉCAUTIONS D’EMPLOI Comme les mucilages capturent les substances actives, veillez à utiliser les feuilles de violette loin d’une prise de médicaments.
RECETTES À BASE DE VIOLETTE
• Lasagnes de printemps • Sirop de fleurs de violette • Macération de feuilles fraîches : extraction des mucilages • Cataplasme de feuilles fraîches
Long pétiole
Long pédoncule
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Utilisations dans la vie quotidienne et en automne, lorsque les plantes sont plus coriaces, faites-les blanchir au préalable.
2. Épluchez et émincez l’oignon, et faites-le revenir à la poêle, dans un peu d’huile d’olive. Lorsqu’il est blond, salez, puis versez la sauce tomate (ne versez pas tout : réservez-en un peu !) et ajoutez les herbes de Provence. Laissez cuire environ 5 min.
SE NOURRIR Saveur & utilisations culinaires
3.
Coupez le beurre en cubes et faites-le fondre dans une casserole. Arrêtez le feu puis ajoutez la fécule de maïs puis peu à peu le lait, en tournant vigoureusement afin d’éviter la formation de grumeaux. Ajoutez les feuilles hachées, salez et poivrez.
Feuilles Saveur : douce, peu marquée. Consommation : crues dans les salades ; cuites dans les soupes, gratins, lasagnes…
Fleurs Saveur : florale et sucrée. Consommation : fraîches pour parfumer des sirops et gelées, cuisinées avec du chocolat ou cristallisées avec des blancs battus en neige et du sucre glace.
4.
Faites préchauffer le four à 200 °C. Dans un plat huilé, disposez une couche de lasagnes, puis la sauce tomate, la béchamel et continuez ainsi jusqu’en haut du plat.
5. Délayez la sauce tomate réservée dans
Nutriments
1/2 l d’eau et versez sur les lasagnes. Saupoudrez éventuellement de fromage râpé, enfournez et laissez cuire 25-30 min.
Les feuilles sont riches en protéines, vitamine C, provitamine A, mucilages.
Lasagnes de printemps
Substitutions
Pour 6 personnes Les mucilages des feuilles de violette apportent une texture crémeuse et onctueuse aux lasagnes. • 3/4 de saladier de feuilles d’ail des ours • 1/4 de saladier de feuilles de violette • 1 oignon • 750 ml de sauce tomate • 120 g de beurre environ • 50 g de fécule de maïs • 1 l de lait animal ou végétal • Des plaques de lasagnes • Herbes de Provence • Huile d’olive • Sel, poivre • Du fromage râpé (facultatif)
Aubergines ou courgettes grillées, tranchées dans le sens de la longueur.
Pour remplacer les plaques de lasagnes
Pour remplacer la sauce tomate Pulpe de cenelles (fruits de l’aubépine) ou de cynorhodons (fruits de l’églantier, voir p. 40 pour l’extraction de la pulpe).
Pour remplacer le lait de la béchamel Au printemps : sève de bouleau.
Pour remplacer les feuilles de violette Feuilles de mauve, de roses trémières ou très jeunes feuilles de tilleul.
Pour remplacer les feuilles d’ail des ours Dans cet ouvrage : feuilles de berce, égopode, ortie ; feuilles de pissenlit, de plantain en mélange ; tiges feuillées de pourpier. Autres : feuilles d’amarante, de chénopode blanc, de chénopode bon-Henri, de galinsoga… ; feuilles d’épinard, vert de blettes.
1. Lavez les feuilles d’ail des ours et de violette, séchez avec l’essoreuse à salade et hachez finement au couteau ou au hachoir demi-lune. Réservez. En fin d’été 122
La violette l’eau et ajoutez le même poids en sucre. Remettez à chauffer jusqu’à ébullition.
5. Embouteillez dans des bouteilles propres
et ébouillantées, avec un bouchon twistoff. Fermez immédiatement les bouteilles et retournez-les jusqu’à refroidissement.
SE SOIGNER
Conservation
Parties utilisées & propriétés
Au frais (cave...). Le bouchon creusé garantit la bonne conservation du sirop : s’il est bombé avant ouverture, ne le consommez pas.
Fleurs : fraîches (sirop), séchées (infusion). Adoucissantes, expectorantes, antitussives. Feuilles : fraîches (cataplasme, emplâtre, macération, nourriture). Adoucissantes, apaisantes, réparatrices.
Utilisations • En pharmacie familiale : voir plus haut. • En cuisine : sirop pour boisson, pour parfumer les salades de fruits, faire pocher des fruits…
Affections & remèdes *** Rhumes, toux, affections des voies respiratoires • Infusion de fleurs (voir p. 59) : 2-10 g de fleurs/500 ml, à boire dans la journé en cas de maux de gorge. • Sirop de fleurs (voir ci-dessous) : 1-4 c. à soupe par jour (affections de la poitrine). *** Transit perturbé, intestin irrité • Macération de feuilles fraîches (voir ci-dessous) : 1 tasse le matin en cas de constipation. ** Petites plaies (aide à la cicatrisation), contusions, brûlures légères, coups de soleil, érythème fessier, problèmes cutanés • Cataplasme (voir ci-contre) de feuilles fraîches.
Substitutions Pour remplacer les fleurs de violette Dans cet ouvrage : fleurs de châtaignier, de reine-des-prés, de sureau noir, de tilleul. Autres : feuilles de lierre terrestre, mélisse, menthe ; fleurs d’acacia ou de coquelicot… ; sommités fleuries : aspérule, mélilot.
Macération de feuilles fraîches : extraction des mucilages 1. Remplissez 1/2 tasse avec des feuilles lavées et hachées au couteau. Versez de l’eau jusqu’en haut de la tasse. 2. Laissez reposer 4 h, puis filtrez.
Sirop de fleurs de violette Cuisine et pharmacie familiale • 100 g de fleurs fraîches • 750 g de sucre environ • 1 l d’eau
Cataplasme de feuilles fraîches 1. Lavez des feuilles et séchez-les dans un torchon.
1. Divisez les fleurs en 3 tas égaux. Menez l’eau à ébullition, ajoutez le 1er tas et laissez bouillir 1 min.
2. Hachez-les au couteau, puis écrasez-les dans un mortier, pour obtenir une consistance pâteuse. Si besoin, ajoutez un petit peu d’eau chaude.
2. Arrêtez le feu, ajoutez le 2e tas de fleurs
et laissez infuser jusqu’à ce que la température du liquide passe sous 60 °C.
3. Étalez sur la partie à soigner et couvrez d’une gaze, pour que le cataplasme reste en place. Laissez agir jusqu’à ce que les feuilles commencent à sécher.
3. Ajoutez le 3e tas, laissez infuser 12 h. 4. Filtrez en pressant bien les fleurs. Pesez 123
Véritable outil pratique, ce guide vous permettra d’identifier 20 plantes courantes. Grâce à des repères visuels simples, vous identifierez rapidement toutes les utilisations possibles de la plante pour vous nourrir, vous soigner et soulager les petits maux, vous chauffer, fabriquer… Pour chaque plante, découvrez un véritable trousseau pour devenir autonome et vous adapter à toutes les situations : • Les fiches terrain, avec les points forts de la plante et une description précise pour la cueillir au bon moment et en toute sécurité. • Les multiples utilisations pour bénéficier des vertus de la plante et préparer recettes de cuisine et de pharmacie familiale, connaître les autres usages possibles pour se chauffer et fabriquer des objets. • De nombreuses clés pour substituer la plante à une autre lors de la confection des recettes et des remèdes et toujours faire avec les ingrédients dont on dispose. • Des tableaux récapitulatifs pour trouver facilement l’information désirée et les nombreuses alternatives de substitution.
L’auteure
Ethnobotaniste, auteure, conférencière et formatrice Caroline s’est formée au Collège Pratique d’Ethnobotanique de François Couplan. Passionnée de nature et de plantes sauvages, elle est sur le terrain toute l’année et transmet ses connaissances à travers des formations, des stages, des livres et des conférences, et la maison d’édition qu’elle a fondée avec deux de ses collègues :
www.rusticaeditions.com
14,95 € TTC
Photographies de Claire Curt
MDS : RU18075
L’Aventure au Coin du Bois (www.laventureaucoindubois.org). Son blog : https://carolinecalendula.blog