Clément Chabot & Pierre-Alain Lévêque
Low-tech Meuble garde-manger, marmite norvégienne, chauffe-eau solaire, puits canadien, poêle de masse, phytoépuration, toilettes sèches…
Low-tech
Les auteurs, Clément Chabot et Pierre-Alain Lévêque, nous livrent une année d’expérimentation au sein de leur habitat low-tech, au cours de laquelle ils ont testé différentes technologies responsables afin de repenser nos besoins pour nous chauffer, nous nourrir, nous loger, tout cela de façon écologique et écoresponsable ! Fiches détaillées et explicatives, carnets de bord et cheminements pour trouver les meilleures solutions, c’est un véritable guide-témoignage qui nous permet de repenser nos modes de vie sans perdre en confort et en qualité ! Bien loin d’un retour en arrière, les low-tech sont une vraie (r)évolution
!
14,95 € TTC MDS : RU17801
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Clément Chabot & Pierre-Alain Lévêque du Low-tech Lab Préfaces de Corentin de Chatelperron et Roland Jourdain
Lowtech
Repenser nos technologies pour un monde durable
CONSEILS ET TÉMOIGNAGES
SOMMAIRE Préface, Corentin de Chatelperron 4 Préface, Roland Jourdain et Sophie Vercelletto 7
LOW-TECH ET ÉNERGIE
AVANT-PROPOS 10
Introduction 50 Tour d’horizon 50 L’énergie dans un habitat low-tech 50 Mise en pratique avec la démarche négawatt 52 Et l’électricité dans tout ça ? 53 Cap vers l’autonomie : focus sur nos besoins 54 Le chauffage 55 Sobriété 55 Efficacité 55 Renouvelable 55
INTRODUCTION 14 Qu’est-ce que les « low-tech » ? 14 Notre approche 15 Notre méthode d’expérimentation 16 Low-tech tour France 18 L’« Habitat low-tech » 19
LOW-TECH ET EAU
23
Introduction 24 Quelques chiffres 24 Où va l’eau dite consommée ? 25 Cap vers l’autonomie : état des lieux 26 Accéder à l’eau 28
➪ Le circuit d’eau pluviale (Dé)consommation d’eau à la maison
➪ Les toilettes sèches à litière biomaîtrisée ➪ La douche à recyclage L’assainissement low-tech
➪ La phytoépuration En conclusion
29 33 34 38 42 43 47
49
➪ Le capteur à air chaud ➪ Le poêle de masse
56
➪ Le chauffe-eau solaire
66
59 D’autres idées pour le chauffage 62 La maison passive 62 La maison-serre 62 Le mur Trombe 62 Le puits canadien 62 Le poêle bouilleur 63 La méthode Jean Pain 63 Chauffer l’eau 64 Sobriété 64 Efficacité 65 Renouvelable 65
D’autres idées pour l'eau chaude Le chauffe-eau solaire en thermosiphon Le chauffe-eau Jean Pain Le chauffe-eau à bois Le récupérateur de chaleur sur eaux usées La cuisson Efficacité
72 72 72 72 72 74 74
➪ La marmite norvégienne
Quelques idées pour la conservation 92 Lactofermentation 92 Déshydratation 92 Fumage 92 En conclusion 93
LOW-TECH ET MOBILITÉ
95
75 D’autres idées pour la cuisson 78 L’isolant pour casserole 78 Le méthaniseur 78 Le four et le concentrateur solaires 79 La cuisinière et le réchaud à bois 79 L’électricité spécifique 80 Sobriété 80 Efficacité 81 Renouvelable 81 En conclusion 83
Introduction 96 Établir nos besoins 96 La longue route vers la mobilité active 97 Une solution : le vélo 99 D’autres possibilités pour se déplacer 100 La voiture électrique 100 Le gazogène 101 Le biodigesteur 101 L’huile végétale recyclée 101
LOW-TECH ET CONSERVATION ALIMENTAIRE 85
Conclusion 104 Notes 106 Bibliographie 108 Index 111 Remerciements 112
Introduction 86 Quelques chiffres 86 La démarche zéro déchet 87
➪ Le meuble garde-manger
88
POUR FINIR…
103
low-tech et
eau
Cap vers l’autonomie : état des lieux
Avant de vivre dans l’Habitat low-tech, nous vivions chacun en colocation. Bien qu’étant économes, nous ne prêtions pas particulièrement attention à notre dépense en eau. Armés de papiers et crayons, de seaux, de pichets doseurs, nous prenons mesures et notes sur nous-mêmes.
Nous identifions les dépenses que nous pouvons réduire et définissons de nouvelles con sommations : Pour l’hygiène (pouvoir se lave r le corps, les mains, les dents, etc.), après observation et questionnement, nous estimons avoir besoin d’une ving taine de litres d’eau à 37 °C par jour et par person ne. Le point d’attention est d’être efficace sous la douche . Cette eau a besoin d’être propre, mais pour notre expérimentation, nous considérons qu’elle n’a pas beso in d’être potable. Pour le linge, nous sommes hab itués à faire notre lessive à la main lors des déplace ments ou des voyages plus lointains. C’est donc en plei ne connaissance de cause que nous apprécions le confort princier d’une bonne machine à laver (n’impo rte quelle personne assez ridée pourra en témoign er mieux que nous). Nous ne voulons pas passer à côté. En revanche, notre fréquence d’utilisation individ uelle de la machine est d’environ 3 fois par mois. Cela nous invite, comme pour beaucoup d’autres apparei ls, à mutualiser son utilisation. Nous n’avons don c pas de machine à laver personnelle, mais utilisons cell es déjà en place chez les amis, au travail ou bien dans les robustes lavomatiques. La mutualisation, en plus d’as surer une forme de lien social, en opposition à l’indivi dualisme à la mode, permet de réduire la consommat ion de biens.
26 LOW-TECH ET EAU
En outil « optionnel », il existe des petits compteurs d’eau pédagogiques13 à brancher sur n’importe quelle douche ou robinet. Du high-tech pour servir la sobriété, qu’il est possible de partager à plusieurs foyers.
Pour les toilettes, nous voulons absolument nous passer de faire nos besoins dan s l’eau (voir toilettes sèches, p. 34) : nous sommes des machines à produire du compost, nous comptons bien en profiter. Du coup, nous évitons par la même occa sion la production d’eaux noires. Pour boire et manger, nous avo ns besoin d’environ 5 l d’eau potable par jour et par personne. Pour faire la vaisselle et le mén age, nous avons besoin de 5 l d’eau par jour, pour l’en semble de l’habitat, de préférence chaude, mais non -potable.
Vu la taille de la maison, nous n’avons besoin que de 3 points d’eau : la douche, l’évier de la cuisine et un robinet extérieur. Ce sont les seuls besoins courants que nous avons identifiés, élevant le total à environ 30 l par jour et par personne (pour rappel, la moyenne française est de 150 l quotidiens par personne). C’est à partir de cette base que nous pouvons dimensionner correctement toutes nos installations low-tech pour répondre de manière juste à nos besoins.
Cette étape est super intéressante à réaliser et est propre à chacun•e. On se rend compte que sans installer quoi que ce soit, juste en rationalisant nos usages et en établissant des règles du jeu simples, voire des défis, on peut réduire nos consommations.
LOW-TECH ET EAU 27
Accéder à l’eau Même si notre Habitat low-tech est installé au milieu d’un champ, éloigné de tous réseaux, il nous reste encore pas mal de possibilités d’accès à l’eau. Une rivière coule en contrebas du terrain et il y a même un puits à une centaine de mètres, le seau et sa chaîne étant toujours en place. D’ailleurs, avec Guénolé Conrad, du Nomade des Mers, nous avons installé une « pompe bélier » dans la rivière. L’expérience n’étant pas franchement légale, après la joie et la magie de cette réussite, nous avons démonté le bélier. La pompe bélier est une pompe 100 % mécanique, qui, avec la seule énergie du courant de la rivière, permet de remonter de l’eau sur des dizaines de mètres.
Ayant quelques incertitudes sur la teneur en pesticides et autres engrais au niveau du puits et de la rivière, c’est de l’eau pluviale dont nous avons choisi de dépendre.
28 LOW-TECH ET EAU
LOWTECH
Le circuit d’eau
SOLUTIONS
pluviale
Toit
Gouttière Douche
Robinet Cuve Eau potable
Filtre 20 m Pompe
Filtre à charbon
FONCTIONNEMENT ET USAGE La pluie est captée par la toiture de la maison. Via la gouttière, l’eau de pluie passe d’abord par une crépine, un filtre grossier, qui retient sur le toit les feuilles ou insectes morts. Nous le nettoyons régulièrement. Au début, nous avions un système de préfiltration à partir de gravier et de sable. Mais lors des grosses pluies, le sable réduisait tellement le débit que la majorité du précieux liquide débordait.
Dans un second temps, nous avons renouvelé l’expérience avec seulement du gravier. Le premier problème était résolu, un deuxième se présentait : retirer les matières filtrées était très compliqué, trop pour nous. Depuis, une crépine métallique puis un tissu en tulle font le travail à merveille : une filtration efficace et très simple à rincer.
LOW-TECH ET EAU 29
Low-tech et
énergie
LOWTECH
SOLUTIONS
Le capteur à air chaud
FONCTIONNEMENT ET USAGE
Sortie d'air chaud
Même en hiver, une voiture garée au so- Circuit d'air leil chauffe à l’intérieur. C’est exactement le Cadre même principe pour le capteur à air chaud : utiliser la capacité d’un « corps noir » à transLinteaux former le rayonnement solaire en chaleur. Chez nous, il s’agit d’un fond en bois sur lequel est monté un cadre, en bois également. Sur le fond, on positionne des tasseaux de bois en chicane, pour dessiner une sorte de Ardoises serpentin. On recouvre l’ensemble de ces tasseaux d’un lit d’ardoises qui font office de « corps noir ». Une vitre à l’avant et un panneau d’isolant à l’arrière permettent d’assurer un bon fonctionnement indépendamment de la température extérieure. On installe le système sur la façade sud d’une Entrée d'air maison, qui reçoit le soleil en hiver, lorsqu’il froid est bas, à l’horizon. Quand le soleil frappe les ardoises, la chaleur dégagée est transmise à l’air, dans le capteur. Le système est relié à la maison par une ouverture, en haut. C’est par ce trou que l’air passe du système Selon son inventeur, Guy Isabel, le à la maison. Une seconde ouverture, en capteur à air chaud génère environ bas, permet à l’air d’entrer dans le système. 300 W/m² en hiver. Selon ses préNaturellement l’air se met à circuler le long conisations, environ 2 m² pour 15 du serpentin, entrant frais par le bas et sorm² de surface habitable, il permet tant chaud par le haut. de se passer de chauffage les jours ensoleillés.
56 LOW-TECH ET ÉNERGIE
À l’usage, le capteur à air chaud est l’une des low-tech les plus simples, il ne demande aucune attention particulière. Il fonctionne très bien de manière autonome. Les seules interventions sont à faire à la mi-saison, quand il commence à faire plus chaud et que l’on souhaite arrêter de chauffer la maison. On ouvre manuellement une trappe sur le dessus du capteur, qui laisse s’échapper l’air chaud directement à l’extérieur de la maison. La version de Guy Isabel est bien adaptée pour des projets de rénovation : il s’adapte facilement à un mur ensoleillé qui n’aurait pas suffisamment d’ouvertures vitrées, comme c’est le cas de nombreuses habitations aujourd’hui. Un des points d’amélioration qu’on a constatés dans le cadre de cette expérimentation est l’orientation. Nous l’avons mis plein sud, mais, en hiver, il ne commence à chauffer qu’en fin de matinée. Il serait intéressant d’en installer un aussi au sud-est pour capter le soleil plus tôt dans la journée. Une autre piste de réflexion concerne l’inertie : dès que le système ne reçoit plus de rayonnement solaire, il arrête de chauffer. En couplant le capteur à air chaud à une masse, à l’intérieur de la maison, comme une paroi en pierre ou en brique, la chaleur serait stockée et pourrait diffuser plusieurs heures dans l’habitat, comme un vrai « mur Trombe » (voir p. 62). Dans tous les cas, l’installation du capteur à air chaud alourdit la maison, on touche aux limites de l’habitat léger, restreint en poids pour « pouvoir se déplacer ».
QUEL IMPACT ÉCONOMIQUE ?
L’ensemble des matériaux nécessaires à la construction du système nous a coûté 300 € environ. La plupart des matériaux peuvent d’ailleurs se trouver en réemploi ou d’occasion. Le prix n’en sera que plus intéressant. De la manière dont nous l’avons dimensionné sur notre Habitat low-tech, nous avons estimé qu’il permettait 25 % d’économie sur le chauffage.
QUEL IMPACT ÉCOLOGIQUE ?
Utiliser le soleil pour produire de la chaleur est très pertinent d’un point de vue écologique. Il est d’ailleurs bien plus facile et plus efficace de se servir de cette énergie pour produire de la chaleur que de l’électricité. Ça tombe bien, c’est le chauffage de la maison qui consomme le plus !
LOW-TECH ET ÉNERGIE 57
D’autres idées pour l’eau chaude LE CHAUFFE-EAU SOLAIRE EN THERMOSIPHON
Abordé à plusieurs reprises, le chauffe-eau solaire en thermosiphon, qui permet de se passer de régulateur électronique et de circulateur électrique, est beaucoup plus low-tech. Nous supposons le diamètre de nos échangeurs trop faible pour permettre la convection naturelle du fluide, mais nous n’avons pas encore pris le temps d’essayer…
LE CHAUFFE-EAU JEAN PAIN
On ne peut pas se le cacher, le soleil permet rarement de passer l’hiver complet sous l’eau chaude, du moins en Bretagne. La technique Jean Pain présentée pour le chauffage pourrait permettre de compléter les 10 à 40 % de solaire manquant en profitant de la chaleur du compost. Le besoin étant bien moindre que pour le chauffage, le compost peut être réduit d’autant ; pour rappel, en moyenne, la facture du chauffage d’un foyer est 7 fois supérieure à celle de l’eau chaude sanitaire. Mais prenons soin des bactéries, car ce sont elles qui dégagent la chaleur en dégradant les matières organiques. Si le compost est trop refroidi par un système en tirant profit, on risque fort de tuer les bactéries et d’arrêter le compostage. Bien dimensionnée, on ne peut enlever une certaine classe à cette symbiose.
72 LOW-TECH ET ÉNERGIE
LE CHAUFFE-EAU À BOIS
Passage chez des amis du côté de la pointe Finistère. Ils viennent d’emménager dans un petit habitat. Le système de chauffage de l’eau, collé à la douche, retient notre attention : c’est un ballon d’eau chaude de 80 l monté sur une petite chambre de combustion à bois. Le conduit d’évacuation des fumées passe au milieu du ballon. Le tout est isolé. Un pommeau de douche sort directement du ballon, qui a aussi l’avantage de pouvoir être relié à un chauffe-eau solaire. Côté usage, nous trouvons intéressant de savoir que la douche chaude pour 2 habitants équivaut à 2 bûches, ça rend le kWh palpable.
LE RÉCUPÉRATEUR DE CHALEUR SUR EAUX USÉES
Une fois notre douche prise, la vaisselle faite, le linge lavé, ce sont des litres d’eau usée encore chaude qui partent aux égouts emportant avec elles d’énormes quantités de calories. Serait-il possible de les récupérer pour préchauffer l’eau des robinets ? Certains projets travaillent sur le sujet : grâce à des échangeurs thermiques eau-eau, ils arrivent à récupérer plus de la moitié de la chaleur des eaux usées, un vrai gain écologique et économique, si le volume est important !
LOW-TECH ET ÉNERGIE 73
Clément Chabot & Pierre-Alain Lévêque
Low-tech Meuble garde-manger, marmite norvégienne, chauffe-eau solaire, puits canadien, poêle de masse, phytoépuration, toilettes sèches…
Low-tech
Les auteurs, Clément Chabot et Pierre-Alain Lévêque, nous livrent une année d’expérimentation au sein de leur habitat low-tech, au cours de laquelle ils ont testé différentes technologies responsables afin de repenser nos besoins pour nous chauffer, nous nourrir, nous loger, tout cela de façon écologique et écoresponsable ! Fiches détaillées et explicatives, carnets de bord et cheminements pour trouver les meilleures solutions, c’est un véritable guide-témoignage qui nous permet de repenser nos modes de vie sans perdre en confort et en qualité ! Bien loin d’un retour en arrière, les low-tech sont une vraie (r)évolution
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14,95 € TTC MDS : RU17801
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Clément Chabot & Pierre-Alain Lévêque du Low-tech Lab Préfaces de Corentin de Chatelperron et Roland Jourdain
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