Skip to main content

10 astuces indispensables pour débuter au potager

Page 1

Annie Lagueyrie

10 astuces indispensables pour

au

dĂŠbuter

potager


10 astuces indispensables pour

au

débuter

potager

1 Mettre un plan au point................................ 3 2 Préparer le terrain...................................... 9 3 Planter ou semer les légumes d’été............... 15 4 Semer au grand air................................... 21 5 Cultiver un peu chaque jour.........................27 6 Jardiner au naturel.................................. 33 7 Nourrir le sol et les plantes......................... 39 8 Céder aux irrésistibles !.............................. 45 9 Varier les plaisirs....................................... 51 10 Prolonger les récoltes................................. 57


Avant-propos Ce « rallye » potager a un objectif très concret : permettre à tout débutant de goûter dans l’été aux premiers légumes qu’il aura luimême semés ou plantés au printemps. Le potager a ceci de merveilleux : les résultats peuvent y être rapides car la plupart des plantes y produisent leur effet en quelques mois, voire en quelques semaines, contrairement aux arbres fruitiers ou aux chênes centenaires… Pour faire vite et bien quand on n’y connaît rien, nous vous proposons donc cette méthode simple et certes très dirigiste, en 10 « astuces indispensables » qui vous permettront d’aller tout de suite à l’essentiel et d’obtenir des résultats encourageants. Comme il n’y a pas de solution miracle et si vous en avez vraiment envie, cela suppose que vous vous en donniez les moyens : un petit bout de terrain ensoleillé, un budget minimum et du temps, si possible un peu tous les jours ou tous les deux jours. Disons-le clairement : une semaine tous les 3 mois, au potager, « ça le fait pas » !! 10 astuces, ça permet aussi de ne pas s’égarer en route en se posant des milliers de questions hors sujet que vous pourrez toujours creuser par la suite. Au potager comme ailleurs, la meilleure façon d’atteindre l’objectif fixé c’est de ne pas le perdre de vue. Cette méthode vous laisse d’abord libre de la suivre à la lettre en vous concentrant uniquement sur vos gestes et, une fois vos premières récoltes faites, de la perfectionner à votre idée !

Mettre un plan au point

Annie Lagueyrie

•2•


1

Mettre un plan au point


1

Définir les objectifs et les moyens de les réaliser, tel est l’objet de cette première étape, à faire dès que possible, par exemple en hiver pour prendre tout son temps avant que ne commence la saison des travaux pratiques… Prendre le temps

Les légumes sont un peu comme les enfants, ils ont besoin de soins réguliers et il n’est pas envisageable de les négliger trop longtemps, jamais plus de 5 jours au printemps et en été. Vous allez devoir garder les pieds sur terre et aussi lever les yeux au ciel pour accorder vos prévisions à celles de la météo. Pas question de jardiner quand il pleut à verse, même si justement vous aviez du temps libre à ce moment…

Un peu tous les jours

C’est vraiment l’idéal, surtout si vous apprenez à considérer cela comme une récréation et la meilleure façon d’avancer vers l’objectif que vous avez librement choisi (il est bon de se le rappeler régulièrement) et, accessoirement, de respirer au grand air, de vous vider la tête en suivant nos 10 astuces sans vous poser de questions… Par « un peu », entendez 15 à 25 minutes

•4•


par jour en moyenne. Soit 15 minutes pour des travaux d’entretien (désherbage, arrosage, taille) et 25 minutes pour la préparation du sol, un semis, des plantations ou la mise en place d’un paillis.

Un peu, trois fois par semaine

C’est un rythme encore possible qui équivaut à un jour de présence sur deux environ, aucun légume n’exigeant vraiment un suivi quotidien, si ce n’est toutefois certains semis qu’il vaut mieux arroser chaque jour durant les périodes les plus chaudes. Dans ce cas, prévoyez la plage de temps la plus longue, soit 25 à 30 minutes à chaque visite avec une petite attention supplémentaire le week-end.

Surtout le week-end ?

Nous vous déconseillons totalement de repousser tous vos efforts en fin de semaine… durant vos journées de repos ! Car alors le plaisir risque bien de se transformer en une corvée supplémentaire. De plus, si la météo est vraiment défavorable, mauvaises herbes et limaces vous auront pris de vitesse d’ici le prochain week-

end. Consacrez-y une heure en milieu de semaine, par exemple, entre le mardi et le jeudi, dès que le temps le permet.

Trouver une place au soleil Dans un endroit dégagé du jardin

Un potager dans un coin ensoleillé toute la journée ou au moins l’après-midi, à l’écart des racines des arbres ou d’une haie, voici l’endroit idéal. Attention toutefois aux emplacements vraiment très chauds en été (contre un mur au sud par exemple), où les plantes peuvent brûler par temps de canicule. Vous pouvez commen­cer avec un simple carré de 120 cm de côté ! Selon la méthode du potager en carrés (voir page 7), 3 à 6 de ces carrés peuvent déjà régaler une famille de 4 personnes. Commencez avec 3 au maximum, surtout pas plus.

Parmi d’autres plantes

Si votre jardin est déjà bien occupé côté soleil, vous allez devoir libérer de la place : convertir en potager un carré de pelouse, un massif de fleurs

•5•


Surfaces en chiffres Dans un carré de 120 cm de côté vous pouvez cultiver environ : – 1 à 3 pieds de courgettes (si le feuillage peut déborder sur les côtés) ; – 6 à 8 aubergines ou tomates ou poivrons (ou un mélange des 3) ; – 16 fraisiers, pieds de pommes de terre, céleris, chicorées frisées ou scaroles, poirées, plantes aromatiques ; – 20 à 25 laitues ou bulbes de fenouil ; – 30 à 50 betteraves rouges, échalotes, poireaux, radis noirs, navets, oignons ; – 140 carottes ; – 200 radis… Si vous ne cultivez que 2 ou 3 carrés, il est bien sûr conseillé de : – diviser un carré en 4, 6 ou 16 afin de diminuer les quantités au profit de la diversité : 3 pieds de tomates, 8 laitues, 4 plantes aromatiques ; – juxtaposer 2 ou 3 carrés (pas plus pour l’instant !) pour disposer de rangs plus longs. Par contre en largeur, ne dépassez pas 120 cm sans oublier de laisser une petite allée de 30 cm au moins, indispensable pour assurer les opérations d’entretien et de cueillette. Prenez une feuille quadrillée et faites des essais jusqu’à trouver le meilleur compromis en regroupant également les légumes en fonction du type d’arrosage requis.

•8•


2

Préparer le terrain

•9•


2

Même si l’envie de planter ou semer vous démange, ce préliminaire est essentiel ! Le temps que vous consacrerez à travailler le terrain sera largement gagné par la suite : les légumes s’y implanteront dans les meilleures conditions et produiront davantage. C’est une étape majeure. Le terrain parfait

Dans les « livres » on parle d’une bonne terre de potager… À quoi la reconnaît-on ?

Une terre meuble

Entendez par là le contraire de compacte, tassée. Une terre meuble est composée d’éléments fragmentés. On y enfonce facilement les outils. Pas besoin d’une pioche pour ouvrir un trou ! La terre est na-

turellement meuble quand elle contient une grande proportion de sable ou d’humus. Elle a tendance à se compacter quand elle contient une très forte proportion d’argile : elle se gorge d’eau quand il pleut, devenant très collante, puis elle sèche l’été en gros blocs durs et compacts. Quelques sondages dans votre terrain vous permettront de déterminer

• 10 •


quel est le cas dans votre jardin. Et rassurez-vous, on peut tou­ jours ameublir une terre compacte ! Une terre meuble facilite considérablement l’enracinement des plantes car les racines peuvent pousser et s’enfoncer sans rencontrer trop de résistance. Une épaisseur meuble de 25 à 30 cm convient à tout potager.

De couleur foncée

C’est le signe d’une forte proportion d’humus, indispensable à la fertilité du sol. Un sable pur a beau être meuble, il est stérile. C’est le désert où rien ne pousse ! L’humus peut également manquer dans des sols argileux très calcaires de couleur très claire, presque blanche parfois. Pas de soucis : l’humus, on peut toujours en ajouter en achetant du terreau ou en fabriquant son compost.

Les corps étrangers

Les pierres et cailloux : ils ne posent un réel problème que lorsqu’ils sont vraiment majoritaires ou trop gros. Au contraire les graviers et les petits cailloux favorisent la circulation de l’eau et un réchauffement plus rapide du sol au printemps. Ils ne gênent vraiment que les légumes à longues racines notamment les carottes qui se déforment à vouloir les contourner ! Les herbes folles : ce sont des concurrentes trop vigoureuses pour les laisser envahir le potager

En savoir L’humus

plus

Cette substance naturelle présente dans le sol en quantités variables résulte de la décomposition des déchets animaux et végétaux (feuilles et bois morts). C’est dans l’humus que les plantes puisent leur nourriture. On peut en produire en fabriquant du compost (voir plus loin).

• 11 •


Le bio au jardin à portée de main !

www.rusticaeditions.com

MDS : RU17658

Ce livre donne l’essentiel de ce qu’il faut savoir pour débuter et réussir son potager. Le découpage en 10 thèmes, traités de façon claire et précise, permet d’adopter d’emblée des méthodes de culture simples et efficaces. Avec un petit bout de terrain ensoleillé, un budget minimum et les conseils prodigués par l’auteur, vous obtiendrez facilement des légumes et des plantes aromatiques pour régaler votre famille.


Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook
10 astuces indispensables pour débuter au potager by Fleurus Editions - Issuu