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LE TRAITÉ
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DES
MALADIES ET PARASITES DU JARDIN
LE GUIDE INDISPENSABLE • Savoir repérer les symptômes • Les solutions pour chaque plante • Tous les conseils de prévention • Les bons gestes pour traiter bio
Ont collaboré à cet ouvrage : Conception graphique et couverture Sarbacane Design et Mathieu Tougne Mise en pages Amaëlle Génot, Sarbacane Design et Véronique Sommeilly Illustrations Dominique Klecka et Michel Sinier Suivi éditorial et iconographie Anne Bancilhon et Anaïs Rougale Relecture Isabelle Macé et Anaïs Rougale Fabrication Audrey Bord Photogravure IGS
© 2017, Éditions Rustica, Paris © 2006, Éditions Rustica/FLER, Paris Dépôt légal : février 2017 ISBN : 978-2-8153-0934-9 N° d’éditeur : 48569N2 (R17001)
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LE TRAITÉ
DES
MALADIES & PARASITES DU JARDIN Valérie Garnaud
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Avant-propos
I
névitablement, les plantes de votre jardin sont atteintes certaines années par des parasites ou des maladies. Comment identifier le problème, comment savoir pourquoi le feuillage de tel arbuste jaunit brutalement, pourquoi des taches apparaissent sur les pommes ou pourquoi des gousses de pois sont déformées ? Et que faire pour y remédier, préserver la récolte si possible ou la floraison à venir, ou au moins éviter la contamination d’autres plantes ? L’objet de ce livre est d’aider le jardinier néophyte ou confirmé à identifier avec précision et le plus rapidement possible les problèmes auxquels sont confrontées les plantes de son jardin, qu’il s’agisse de celles du verger, du potager, du jardin d’ornement ou des fleurs. Tout en étant faciles à mettre en œuvre, les solutions proposées visent à respecter au mieux notre environnement, la faune sauvage du jardin et les auxiliaires du jardinier. C’est pourquoi vous trouverez dans ce Traité Rustica des maladies et parasites du jardin une présentation détaillée et très illustrée des principales atteintes qui peuvent toucher telle ou telle plante et des remèdes appropriés. Cet ouvrage met aussi l’accent sur l’importance de la prévention pour éviter la réapparition année après année du même problème. L’essentiel à retenir en matière de prévention est qu’une plante cultivée dans des conditions d’environnement (sol, climat, exposition…) favorables sera plus robuste et donc résistera mieux aux attaques de maladies ou de parasites qu’une plante déjà fragilisée par des conditions difficiles. Le Traité Rustica des maladies et parasites du jardin a aussi pour objectif d’encourager le jardinier à accepter, dans des limites raisonnables, la présence de certaines maladies ou de certains parasites. Ceci est notamment possible pour les inévitables pucerons par exemple, en favorisant la présence d’auxiliaires qui permettront de maintenir à un niveau « acceptable » les populations de ces parasites sans autre intervention.
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Sommaire Petit guide d’utilisation du Traité 10
z Un jardin en bonne santé 12 Protéger son jardin 14
Pas d’excès d’engrais 22 Les traitements préventifs 23 Des mesures de protection efficaces 23 Quelques règles d’hygiène 23 Choisir les bonnes compagnes 23
Quels types d’atteintes ? 15 • Les maladies
Les bons réflexes 24
Qu’est-ce qu’une maladie virale ? 15
La surveillance régulière des plantes 24
Qu’est-ce qu’une maladie bactérienne ? 16
Les premières mesures 24
Qu’est-ce qu’une maladie cryptogamique 16
Que faire des organes ou plantes atteints ? 24
• Les parasites ou ravageurs 17
Comment lutter contre les maladies et les ravageurs 25
« Parasite » ou « ravageur » ? 17
• La lutte biologique 25
Les insectes 17
Les avantages de la lutte biologique 25
Les acariens 18
Les difficultés de mise en œuvre 25
Les nématodes 18
Les auxiliaires du jardinier 25
Les autres animaux 18
– Quelques exemples d’auxilliaires 25 – Comment favoriser leur présence dans le jardin 26
Quelle démarche adopter ? Comment choisir le bon produit ? 19
La lutte intégrée 27 – Quelques exemples d’appâts et de répulsifs 27 – Les pièges à phéromones 27
Les clés d’un beau jardin 20
– Les pièges englués 27
Tenir compte du sol et du climat 20
Les produits préconisés en jardinage biologique 28
Choisir le bon emplacement pour les plantes 21
– Des remèdes naturels à préparer soi-même 28
La rotation des cultures dans le potager 21
– Les purins, autres préparations 29
Un entretien régulier 21
– Quelques produits courants acceptés – en jardinage biologique 30
L’importance de la prévention 22 Les variétés résistantes ou tolérantes 22 Assurer une bonne circulation de l’air 22 Arroser à bon escient 22 6
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z Dix atteintes inévitables
dans nos jardins 32
• Framboisier 77 • Groseillier, cassissier, groseillier à maquereau 82
Cinq types de maladies à bien identifier 34
• Noisetier 85
Mildious 34
• Noyer 88
Oïdiums ou « blancs » 35
• Olivier 91
Pourridié 36
• Pêcher, nectarinier 94
Pourriture grise 37
• Poirier 100
Rouilles 38
• Pommier 104 • Prunier 110
Cinq types de parasites incontournables 39
• Vigne 114
Araignées rouges 39 Chenilles 40
Autres espèces fruitières 120
Cochenilles 41
Arbousier, châtaignier, grenadier, kaki (plaqueminier),
Escargots et limaces 43
myrtillier, nashi, néflier, passiflore (grenadille),
Pucerons 44
physalis (coqueret du Pérou).
z PARTIE 1 • Au jardin fruitier 46
z PARTIE 2 • Au jardin potager 122
Les insectes xylophages 48
Les parasites présents dans le sol 124
Les carences du sol 50
Les atteintes spécifiques aux semis 127
Quelques atteintes spécifiques 48
Les espèces fruitières courantes
Quelques atteintes spécifiques 124
Les espèces potagères courantes
• Abricotier 52
• Ail, échalote 128
• Actinidia (Kiwi) 56
• Artichaut 130
• Agrumes 58
• Asperge 133
• Amandier 62
• Aubergine 136
• Cerisier 66
• Betterave 140
• Cognassier 70
• Carotte 143
• Figuier 72
• Céleri 147
• Fraisier 74
• Chicorées : frisée, scarole 150 Sommaire • 7
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• Choux 153
Les espèces ornementales courantes
• Concombre, cornichon 158
• Arbre de Judée 230
• Courges : citrouille, courgette, pâtisson, potiron 161
• Aubépine 232
• Endive 164
• Aulne 235
• Épinard 166
• Azalée 237
• Fenouil bulbeux 168
• Berbéris, épine-vinette 240
• Fève 170
• Bouleau 242
• Haricot 172
• Buis 245
• Laitue 176
• Camélia 248
• Mâche 180
• Catalpa 251
• Maïs 182
• Cerisier à fleurs et autres Prunus 253
• Melon 184
• Charme 256
• Navet 187
• Chêne 258
• Oignon 190
• Chèvrefeuille 261
• Panais 194
• Clématite 264
• Piment, poivron 196
• Cognassier du Japon 266
• Poireau 198
• Conifères 268
• Poirée (Bette) 201
• Cornouiller 274
• Pois 204
• Cotonoéaster 276
• Pomme de terre 207
• Cytise 278
• Radis 211
• Érable 280
• Tomate 214
• Forsythia 284 • Frêne 286
Quelques plantes aromatiques 218
• Fuchsia 288
Aneth, basilic, cerfeuil, estragon, laurier-sauce, livèche,
• Fusain 292
menthe, persil, romarin, sauge.
• Glycine 295 • Groseillier à fleurs 298
Autres espèces potagères 220
• Hêtre 300
Angélique, crambe, crosne du Japon, ficoïde glaciale,
• Hortensia, hydrangéa 303
lentille, oseille, pois-asperge, rhubarbe, roquette, rutabaga,
• Houx 306
salsifis, scorsonère, tétragone cornue, topinambour.
• Laurier-cerise 308 • Laurier-rose 310
z PARTIE 3 • Au jardin d’ornement 224
• Lilas 312 • Mahonia 316
Quelques atteintes spécifiques 226
• Marronnier 318
Les maladies 226
• Orme 321
Les parasites 228
• Palmiers 324
8 • Sommaire
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• Peuplier 327
• Glaïeul 385
• Platane 330
• Gypsophile 386
• Pommier à fleurs 333
• Hellébore 387
• Pyracantha (Buisson ardent) 336
• Impatiens 388
• Rhododendron 340
• Iris 390
• Rosier 343
• Jacinthe 391
• Saule 348
• Lis 392
• Tilleul 351
• Lupin 393
• Troène 354
• Muflier 394
• Viorne 357
• Muguet 395 • Œillet 396
Les ennemis de votre pelouse 359
• Œillet d’Inde 398
• Gazon 360
• Pavot, coquelicot 399 • Pensée, violette 400
Autres espèces ornementales 364
• Pétunia 401
Althéa, bignone, buddléia, céanothe, daphné, deutzia,
• Phlox 402
genêt, lavande, lierre, magnolia, oranger du Mexique,
• Pivoine 403
seringat, spirée, sumac, vigne vierge, weigelia.
• Pois de senteur 404 • Primevère 406
z PARTIE 4 • Au jardin fleuri 368
• Reine-marguerite 407 • Rose trémière 408
Quelques atteintes spécifiques 370
• Rudbeckia 409
Les maladies 370
• Sauge 410
Les parasites 371
• Souci 411 • Tulipe 412
Les espèces florales courantes
• Zinnia 413
• Anémone 372 • Aster 373 • Bégonia 374
z Annexes 414
• Campanule 375
Glossaire 416
• Capucine 376
Adresses utiles 419
• Centaurée 377
Index 422
• Chrysanthème 378 • Dahlia 380
Crédits photographiques 434
• Delphinium 381 • Géranium 382 • Giroflée 384 Sommaire • 9
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Petit guide d’utilisation du Traité
Cet ouvrage, très illustré, consacré aux maladies et ravageurs qui peuvent affecter couramment les plantes de nos jardins, s’attache à la description détaillée des symptômes, à l’identification de l’agent responsable et aux moyens de lutte et de prévention appropriés. Afin d’aider le lecteur, jardinier amateur ou professionnel, à déceler puis traiter les problèmes rencontrés sur les végétaux, le Traité Rustica des maladies et parasites du jardin propose successivement :
Un jardin en bonne santé (pages 12 à 31) Ces quelques pages permettront notamment aux jardiniers peu expérimentés de mieux connaître les types de maladies et de parasites qui peuvent s’attaquer aux plantes du jardin. Le lecteur y trouvera aussi de très nombreux conseils généraux d’aménagement et d’entretien qui sont « les clés d’un beau jardin », l’accent étant mis sur la prévention et les bons réflexes à acquérir pour limiter autant que possible les dégâts dus aux maladies et parasites. Les différents moyens de lutte à la disposition des jardiniers sont ensuite rappelés, suivis de quelques recettes de remèdes naturels à préparer soi-même. Enfin, l’ouvrage reprend, sous forme de tableaux, une liste des principaux produits phytosanitaires naturels proposés aux jardiniers dans le commerce.
Dix atteintes inévitables dans nos jardins (pages 32 à 45) Pour ces quelques pages, nous avons choisi de détailler cinq maladies (ou groupes de maladies) et cinq parasites (ou groupes de parasites) qui sont : – soit très fréquents dans les jardins et auxquels tout jardinier est inévitablement confronté un jour ou l’autre (par exemple, les pucerons) ; – soit susceptibles d’attaquer une très large gamme de plantes. Ces atteintes sont bien entendu reprises par la suite dans les différentes parties de cet ouvrage, mais elles sont regroupées ici comme un préalable indispensable à prendre en compte.
Les maladies et parasites
du jardin en quatre parties
Avertissement Les atteintes présentées dans cet ouvrage, qu’il s’agisse de maladies ou de parasites, ne peuvent bien sûr constituer un « état des lieux » exhaustif de tous les problèmes phytosanitaires qui peuvent se manifester sur une plante. Nous avons essayé de sélectionner les atteintes les plus courantes qui concernent les plantes de nos jardins, mais d’autres peuvent aussi se déclarer, selon les régions, les années, les conditions climatiques, tandis que de nouveaux parasites sont introduits par le biais d’échanges commerciaux, comme ce fut le cas pour le phylloxéra ou plus récemment pour un parasite qui attaque les palmiers.
(pages 46 à 413)
Le corps principal de l’ouvrage est ensuite organisé en quatre parties, plus ou moins conséquentes selon le type de plantation.
• Partie 1 : Au jardin fruitier
• Partie 2 : Au jardin potager
• Partie 3 : Au jardin d’ornement (arbres, arbustes, grimpantes, gazon) • Partie 4 : Au jardin fleuri
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Quelle structure pour chaque partie ? Pour davantage de clarté et permettre une recherche rapide sans avoir à se reporter sans cesse à d’autres parties de l’ouvrage, chaque plante est traitée sous forme de fiche, de 2 à 6 pages.
1. L’organisation des trois premières parties
Les parties « Au jardin fruitier », « Au jardin potager » et « Au jardin d’ornement » sont organisées selon la même structure. z Les atteintes spécifiques Chaque partie s’ouvre par la description détaillée de quelques atteintes spécifiques aux végétaux concernés, et qui peuvent toucher de nombreuses espèces. Par exemple : les insectes xylophages et les carences du sol (bore, magnésium, fer…) pour les arbres fruitiers, les insectes présents dans le sol pour le potager… z Les fiches plante par plante Viennent ensuite les fiches, classées par ordre alphabétique, pour lesquelles nous avons sélectionné les plantes qui nous semblaient les plus couramment cultivées au jardin. Leur nombre diffère d’une partie à l’autre. Afin de permettre un repérage rapide et efficace, quel que soit le type de plantation, le lecteur retrouvera toujours les mêmes informations. ❙ En début de fiche
Nous proposons un texte de présentation illustré, puis une fiche d’identité de la plante, qui inclut la liste de ses principaux ennemis. Ceux-ci ne sont pas donnés par ordre alphabétique, mais selon leur ordre d’apparition dans la fiche générale. ❙ Le corps du texte Nous abordons tout d’abord « Les atteintes les plus • courantes », c’est-à-dire celles que nous avons considérées comme revenant fréquemment, parfois tous les ans ou presque pour certaines plantes sensibles. • Viennent ensuite « Les atteintes secondaires », c’està-dire celles que nous estimons moins fréquentes, mais pouvant survenir régulièrement, notamment dans de mauvaises conditions de culture. Ces deux rubriques que nous avons voulues facilement accessibles et rapides à consulter sont enrichies de nombreuses illustrations montrant les symptômes ou les agents responsables des différentes atteintes.
Grâce à cette distinction entre les atteintes courantes et les atteintes secondaires, le lecteur peut aller directement au problème concerné et établir facilement son diagnostic à l’aide des différentes rubriques proposées systématiquement pour chaque atteinte : « Quand », « Parties atteintes », « Symptômes » et enfin « Que faire ». ❙ Pour clore la fiche Une rubrique « Se déclarent parfois » signale d’autres atteintes qui peuvent apparaître, mais qui demeurent malgré tout assez rares. ❙ Les informations complémentaires À ces textes viennent s’ajouter s’il y a lieu des informations concernant la prévention et le choix des variétés, ainsi que de nombreux conseils. En outre, des renvois permettent au lecteur curieux d’aller consulter, par exemple, pour davantage de détails, les petits chapitres sur « Les 10 atteintes inévitables au jardin » ou « Les atteintes spécifiques ».
z Quelques autres espèces… À la fin de chaque partie, d’autres plantes moins couramment cultivées sont abordées succinctement. Par ailleurs, dans la partie « Au jardin potager », deux pages sont consacrées aux plantes aromatiques.
2. L’organisation de la partie « Au jardin fleuri »
Cette dernière partie est présentée de façon plus succincte. En effet, nous avons considéré que même si les fleurs méritent autant de soins attentifs que toute autre plantation au jardin, leur croissance rapide permet de les arracher plus facilement pour les remplacer, ce qui n’est pas le cas d’un arbuste, par exemple, qui demande plusieurs années pour se développer. Comme pour les pages précédentes, le lecteur y trouvera cependant de nombreux conseils et illustrations.
En bref…
Par cette présentation, nous espérons apporter un outil précieux pour le jardinier, qu’il soit confirmé ou encore débutant. Outil d’identification d’abord, puis d’intervention, chaque fiche a pour objectif de déterminer facilement les mesures à mettre en œuvre pour résoudre au mieux le problème rencontré. Que ce soit à titre curatif ou préventif, nous préconisons uniquement des traitements naturels afin de préserver notre environnement et de respecter la nouvelle législation concernant les jardins et les espaces verts. Petit guide d’utilisation du Traité • 11
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Un jardin en bonne santĂŠ 010-31_introduction_v4.indd 13
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ous les jardiniers sont confrontés à l’apparition de maladies et de parasites sur les plantes de leur jardin. Après avoir cru, pendant quelques décennies, au « tout chimique », à la possibilité pour les jardiniers, comme pour les agriculteurs, de préserver totalement le jardin des parasites ou des maladies à grand renfort de traitements curatifs ou préventifs, on mesure aujourd’hui l’inefficacité et les méfaits d’une telle démarche. Maladies et parasites sont toujours présents, sols et nappes phréatiques sont pollués, la faune auxiliaire est décimée.
Protéger son jardin
Une nouvelle philosophie s’impose désormais au jardinier du xxie siècle : protéger les plantes de son jardin le mieux possible, certes, mais aussi et surtout préserver notre environnement. Une double exigence qui implique de la part du jardinier des interventions raisonnées et limitées. Le jardinier doit apprendre la tolérance dans son jardin. Il n’est en effet pas toujours indispensable ni envisageable de lutter contre les parasites et les maladies. L’un des outils les plus précieux du jardinier, ce sont ses yeux. À force d’observation attentive de ses plantes, il apprend à détecter précocement une attaque de parasites ou les symptômes d’une maladie. L’objectif de cet ouvrage est simple : vous permettre d’identifier l’atteinte repérée et de déterminer ensuite quelles sont les meilleures solutions à mettre en œuvre, non pas pour éradiquer nécessairement le moindre insecte ou la moindre tache foliaire, mais pour atteindre un « seuil de tolérance » acceptable, le but étant de préserver autant que possible l’aspect esthétique de la plante (dans le jardin d’ornement) ou les promesses de récolte (dans le potager ou le verger).
Soyez tolérant ! • Une maladie comme l’oïdium, qui se manifeste en début d’automne, disparaîtra avec la chute des feuilles : il vous suffira de ramasser celles-ci, sans autres traitements. • Les grands arbres sont impossibles à traiter à l’échelle du jardin et du jardinier et, souvent, ils sont assez robustes pour résister aux pucerons ou aux taches foliaires ! • Vous ne parviendrez jamais à éradiquer totalement et durablement des ravageurs comme les pucerons. Apprenez à tolérer leur présence en faible nombre et surtout favorisez le développement dans le jardin de prédateurs naturels comme les chrysopes, les coccinelles, les syrphes, etc.
• Préservez le jardin de tout traitement peu avant la récolte. Mieux vaut perdre quelques pommes ou laitues que de consommer des produits du jardin présentant des résidus de pesticides ! • Une plante – qu’il s’agisse d’une culture légumière ou d’une espèce ornementale – qui présente chaque année la même attaque de maladie ne se plaît sans doute pas là où vous l’avez semée ou plantée. Plutôt que de la traiter chaque année, remplacez-la par une ou des plantes qui s’adapteront mieux aux conditions de culture.
Si vous découvrez des larves de coccinelles dans votre jardin, protégez-les, elles vous aideront à lutter contre les pucerons !
14 • Un jardin en bonne santé
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QUELS TYPES D’ATTEINTES ? • LES MALADIES
Dans un jardin, les agents pathogènes, c’est-à-dire les agents responsables des maladies des plantes, sont pour la plupart des champignons microscopiques, parfois des bactéries ou des virus. Qu’est-ce qu’une maladie virale ?
Les viroses ou maladies virales sont, comme leur nom l’indique, causées par des virus, des micro-organismes microbiens qui ne sont visibles qu’au microscope électronique, mais dont les symptômes sont souvent bien perceptibles. Il s’agit la plupart du temps de décolorations du feuillage ou de panachures en mosaïque ou en marbrures ; des panachures apparaissent parfois aussi sur les fleurs. Ces symptômes s’accompagnent généralement d’une perte de vigueur.
La transmission des viroses se fait :
• lors de la reproduction, par les graines ou les boutures
par exemple, si celles-ci sont virosées ; • par des blessures accidentelles de la plante ou par des outils utilisés pour la taille ; • par des vecteurs spécifiques, très souvent des insectes piqueurs et suceurs de sève comme les pucerons ou les cicadelles.
Quelques exemples Le nanisme buissonnant du framboisier, la mosaïque du concombre (voir p. 160), la jaunisse de la laitue (voir p. 178), la marbrure nanifiante de la carotte.
Les moyens de lutte
Présents dans les tissus de la plante malade, les virus sont transmis lors du bouturage.
Il n’existe aucun moyen curatif efficace, aussi estil indispensable d’éliminer les plantes malades et d’éviter autant que possible la contamination d’autres plantes.
ZÉRO PHYTO Les pesticides prochainement interdits dans les jardins Dans le cadre de la loi sur la transition énergétique, adoptée le 22 juillet 2015 par l’Assemblée Nationale, et dans un souci de préserver santé publique et environnement, les pesticides seront interdits d’utilisation dans les espaces verts (collectivités territoriales) dès 2017, puis d’achat et d’utilisation dans les jardins à partir du 1er janvier 2019. Les produits qui seront toujours autorisés : • Les produits autorisés en agriculture biologique (par exemple bouillie bordelaise, pyréthrine naturelle, huile de colza…) – produits qui ne sont pas pour autant inoffensifs. • Les produits de biocontrôle (mode de protection des végétaux par des mécanismes naturels), répartis en quatre groupes : les animaux auxiliaires (insectes, acariens ou nématodes utilisés pour la lutte biologique) ; les micro-organismes tels que champignons, virus ou bactéries utilisés pour protéger les cultures ou stimuler les défenses naturelles des plantes ; les médiateurs chimiques de type phéromones ; les substances naturelles (d’origine végétale, minérale ou animale) utilisées pour le biocontrôle. • Les produits qualifiés « à faible risque » (ou préparations naturelles peu préoccupantes, PNPP), de type purin d’ortie ou décoction de prêle. D’ores et déjà, certaines jardineries ont décidé depuis quelques années de ne plus proposer aux jardiniers amateurs que des produits naturels et organisent même des collectes de pesticides, désherbants et autres. Si les décennies suivant la seconde guerre mondiale ont été celles du « tout chimique », avec la découverte d’une infinité de substances de synthèse utilisées dans les champs et les jardins, les maisons, les véhicules, les textiles et tout notre quotidien, nous mesurons maintenant les effets négatifs de ces produits sur notre environnement et notre santé. Tout jardinier responsable se doit de réaliser qu’il est préférable de renoncer aux pesticides chimiques qui, même s’ils peuvent certes éradiquer le ravageur ou la maladie qui attaque ses plantes, ont des effets très négatifs sur la faune du jardin, la terre et la qualité de l’eau. Accepter quelques déboires – quelques pieds de tomates détruits par le mildiou, des boutons de roses envahis de pucerons (temporairement !)… – c’est toute la sagesse du jardinier qui veut faire de son jardin un endroit préservé, riche en biodiversité, en fleurs, légumes et fruits poussés sainement et non un lieu de lutte contre quantité d’ennemis… dont il faut relativiser l’importance !
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Dix atteintes inévitables dans nos jardins Vous avez peu de chances d’éviter au jardin les cinq maladies et les cinq parasites présentés dans les pages suivantes ! Le pourridié est un peu l’exception, mais lorsqu’il apparaît ses ravages peuvent s’étendre à de nombreux végétaux ligneux proches de la plante atteinte. Les autres maladies et ravageurs détaillés ici sont très courants, même s’ils ne se manifestent pas, et heureusement, chaque année.
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Cinq types de maladies à bien identifier MILDIOUS
L
es mildious sévissent surtout dans les potagers. Ainsi, par exemple, on peut rencontrer le mildiou des Composées ou meunier, qui ravage les laitues, le redoutable mildiou de la pomme de terre et de la tomate, ou encore le mildiou de l’oignon. La vigne y est bien sûr sensible, de même que certaines plantes ornementales comme la pensée. Ces maladies sont causées par divers champignons parasites. Parfois, on les confond avec les oïdiums. Quand : du début du printemps à la fin de l’automne, mais surtout en fin de printemps et été (périodes humides, pas trop chaudes). Des con ditions chaudes et humides favorisent le mildiou de la tomate. Parties atteintes : les feuilles, mais parfois aussi les tubercules (pomme de terre), les bulbes (oignon) ou les fruits (tomate, vigne). Symptômes : sur les feuilles, on repère des taches décolorées et jaunâtres (brunes chez la tomate et la pomme de terre). Au revers, un poudrage blanchâtre (à ne pas confondre avec celui de l’oïdium) correspond à ces taches. Celles-ci s’étendent et les feuilles sèchent, ou bien pourrissent par temps très humide. La pourri-
ture peut gagner les tubercules ou les bulbes. Sans intervention, les plantes herbacées dépérissent très rapidement. Les spores des champignons pathogènes sont surtout véhiculées par le vent et la pluie. Que faire • Les bons réflexes : supprimez sans attendre les organes malades, ou arrachez la plante entière si les dégâts sont déjà importants. Vous limiterez ainsi les risques de contamination des plantes voisines. • Les traitements biologiques : supprimez les feuilles, les tiges ou les fruits atteints. Lors de la récolte, éliminez les tubercules de pomme de terre tachés. Lorsque les conditions sont favorables à la maladie,
traitez avec de la bouillie bordelaise (20 g par litre d’eau). Renouvelez après un cumul de pluie de 20 mm. Pour limiter les traitements au cuivre (toxique pour la faune), utilisez un stimulateur des défenses naturelles des plantes à base de Bacillus subtilis. Ce qui favorise les mildious : les périodes et/ou les climats humides, les sols humides. Prévention • Privilégiez les variétés résistantes ou tolérantes lorsqu’il en existe (tomate, laitue, pomme de terre, par exemple). • En fin de culture, nettoyez soigneusement le sol pour éliminer tous les déchets végétaux, car les champignons responsables peuvent hiverner sur ces débris. • Évitez les arrosages excessifs et les arrosages par aspersion, surtout lorsque le temps est frais. • Ne plantez pas trop serré, veillez aussi à une bonne circulation de l’air entre les plantes.
Mildiou sur feuillage de pomme de terre.
• Envisagez des traitements préventifs pour les plantes sensibles en période humide.
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CHENILLES
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l existe toutes sortes de chenilles : des larves de papillons (ou lépidoptères) à la noctuelle du chou, ou à certaines mineuses des feuilles, sans parler des carpocapses qui s’attaquent aux fruits, ou des zeuzères qui pénètrent dans les tiges et les branches des végétaux. Parmi les plus courantes, celles qui s’attaquent au feuillage sont les plus faciles à repérer pour le jardinier.
jusqu’aux nervures, ou enroulées autour du nid soyeux tissé par les chenilles. Par contre, sur les fruits comme sur les tiges, les branches ou même les troncs, la présence de ces ravageurs n’est souvent détectable que par le petit orifice marquant leur entrée ou leur sortie.
Parties atteintes : le feuillage, les fruits, les tiges ou les branches, selon les chenilles.
Que faire • Les bons réflexes : lorsque vous les repérez sur les plantes, ramassez les chenilles pour les éliminer. S’il s’agit de noctuelles défoliatrices, surtout actives la nuit, une surveillance nocturne du jardin, à l’aide d’une lampe de poche, vous permettra de les dénicher.
Symptômes : lorsque c’est le feuillage qui est attaqué, les feuilles sont trouées, parfois dénudées
• Traiter avec discernement : tant que les chenilles restent peu nombreuses, et donc les dégâts limités,
Quand : surtout du début du printemps au début de l’été.
proscrivez les traitements et préférez vous contenter d’éliminer à la main toutes celles que vous découvrez (souvent à la tombée de la nuit) ! • Les traitements biologiques : le plus efficace, surtout sur les jeunes chenilles, est un produit à base de Bacillus thuringiensis, une bactérie qui parasite ces ravageurs puis les détruit, sans nuire pour autant aux insectes auxiliaires ou aux abeilles. • Les traitements d’hiver : sur les arbres régulièrement attaqués par certaines espèces de tordeuses, il est bon de procéder à un traitement d’hiver avec un insecticide naturel à base d’huile paraffinique pour détruire les formes hivernantes.
Dégâts de mineuse dont on aperçoit la larve.
40 • Cinq types de parasites incontournables
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partie
1
Au jardin fruitier Quoi de plus savoureux que les fruits du verger ? Rares sont les jardins qui ne comptent pas au moins quelques framboisiers, un pommier ou un cerisier pour les gourmands. Vous trouverez ici, répertoriés par culture fruitière, les parasites et les maladies qui les menacent et les moyens de les combattre, ou plutôt de les maîtriser.
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Quelques atteintes spécifiques
Les arbres fruitiers sont des plantes ligneuses appelées à demeurer des années en place. Ils sont de ce fait exposés à des problèmes spécifiques, en particulier à des attaques d’insectes xylophages ainsi qu’à des carences du sol, lorsqu’un élément nutritif ne peut être absorbé par leurs racines. Enfin, le feu bactérien est une redoutable maladie qui touche certaines espèces ligneuses de la famille des Rosacées, pommier et poirier notamment.
❚ Les insectes xylophages. Différents insectes, coléoptères ou lépidoptères, volent au printemps
et se nourrissent des feuilles de nombreux arbres, arbres fruitiers comme arbres d’ornement, avant d’y pondre. Leurs larves sont xylophages, c’est-à-dire qu’elles creusent des galeries dans le bois et s’y nourrissent, affaiblissant la plante. Leur présence peut entraîner le dépérissement de certaines branches, voire menacer le tronc. Une fois à l’abri dans le bois, ces larves sont hors de portée de tout traitement visant à les éliminer !
BUPRESTE Il existe plusieurs espèces de ces insectes xylophages, l’une spécifique du chêne, une autre des conifères, responsable en particulier du dépérissement de nombreux thuyas, une autre encore du poirier. La présence des petites larves blanchâtres dans les rameaux ou branches se traduit
par un dessèchement brutal pendant l’été. Les larves creusent des galeries aplaties sous l’écorce.
Q UE
FAIRE : coupez et brûlez sans attendre toutes les parties atteintes pour limiter l’infestation.
COSSUS GÂTE-BOIS Ce gros papillon, surtout présent dans les régions méridionales, vole en juin-juillet pendant la nuit, et pond sur l’écorce d’arbres souvent déjà affaiblis ou âgés. Les œufs donnent de grosses chenilles (jusqu’à 10 cm de long), de couleur rouge rosé, qui forent des galeries dans le tronc ou les branches. De petits tas de sciure, visibles à la base du tronc ou à l’aplomb des branches attaquées, signalent leur présence. Ces galeries importantes peuvent entraîner peu à peu le dépérissement de la branche.
QUE FAIRE : pour détruire les cossus,
deux possibilités d’intervention peuvent être envisagées, rabattre les branches sous l’orifice des galeries et les brûler, ou bien introduire un fil de fer dans la galerie pour détruire la chenille.
P RÉVENTION : surveillez attentivement les vieux arbres pour repérer tout dépérissement suspect. Éliminez notamment autant que possible les lambeaux d’écorce qui se soulèvent, car ils offrent autant de possibilités de ponte aux papillons adultes.
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FEU BACTÉRIEN
Cette redoutable maladie, due à une bactérie pathogène, attaque certains arbres et arbustes de la famille des Rosacées comme les pommiers, les poiriers, les cognassiers et les néfliers. Parmi les arbres et arbustes d’ornement, amélanchiers, aubépines, cotonéasters, photinias et pyracanthas y sont aussi sensibles.
S YMPTÔMES
CARACTÉRISTIQUES : au printemps, ce sont d’abord les fleurs ou les jeunes pousses qui roussissent brutalement, comme brûlées. Puis le feuillage se recroqueville, et les branches brunissent, avec un écoulement blanchâtre au niveau de l’écorce sur les parties malades.
FACTEURS FAVORISANT CETTE MALADIE : une période chaude et humide, des blessures de taille.
QUE FAIRE : cette maladie condamne rapidement le sujet atteint. Mieux vaut l’arracher et le brûler. En début d’attaque, il est malgré tout possible d’essayer un traitement curatif, en rabattant très court les parties malades (à au moins 50 cm en dessous des premiers signes de bois sain), et en appliquant un produit cicatrisant. Ayez recours alors à un fongicide naturel à base de cuivre ou à une décoction de prêle. Le feu bactérien étant très contagieux, vous devez obligatoirement déclarer la maladie auprès de votre mairie ou bien du service local de la Protection des végétaux, afin que les mesures nécessaires soient prises contre sa propagation.
PRÉVENTION : pour éviter l’apparition
de cette maladie, mieux vaut ne prendre aucun risque. Ainsi : – ne plantez que des végétaux certifiés indemnes de feu bactérien par les pépiniéristes ; – ne choisissez pas une plante sensible, comme l’aubépine ou le pyracantha, à moins que la variété ne soit résistante à cette maladie ; – arrachez les aubépines ou les pyracanthas anciens, si ce ne sont pas des sujets résistants. Évitez aussi de planter des variétés de poires ou de pommes sujettes au feu bactérien. C’est le cas notamment de certaines variétés anciennes de poires, comme ‘Conférence’, ‘Passe Crassane’ ou encore ‘Doyenné du Comice’, et parmi les pommes de ‘Golden’ et de ‘Granny Smith’.
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ABRICOTIER Proche du pêcher,
l’abricotier est plutôt moins fragile que celui-ci, car il n’est pas touché par la cloque, maladie dévastatrice. Criblure, moniliose et mouche des fruits sont les principales affections à surveiller au jardin, tandis qu’un dépérissement de l’arbre peut être la conséquence de mauvaises conditions de culture, d’une attaque de buprestes, d’une galle du collet ou encore d’armillaire. Les autres problèmes sont rares ou sans gravité.
FicHe D’iDenTiTÉ • Prunus armeniaca • Rosacées • Floraison : de fin février à début avril • Récolte : de mi-juin à mi-août • Sol : bien drainé, même sec et calcaire
PrinciPaUX maLadies • Criblure • Moniliose • Gommose • Oïdium
enneMis Parasites • Mouche des fruits • Araignée rouge • Pucerons
LES ATTEINTES LES PLUS COURANTES
z Criblure (Corynéum)
Quand : surtout en juillet-août. Parties atteintes : les feuilles, parfois les fruits. symPtômes : la maladie se déclare en été sur les feuilles et peut gagner les fruits. Les feuilles sont dans un premier temps marquées de ponctuations brun pourpré qui peuvent passer inaperçues. Les ponctuations se perforent ensuite, entourées d’un liseré rougeâtre. Les fruits atteints sont eux aussi marqués de petites taches gris brunâtre. La maladie peut toucher les rameaux dans l’hiver, formant de petits chancres qui suintent.
Que faire : commencez par éliminer et brûler les organes atteints et les fruits tombés pour éviter la persistance des spores de la maladie. Après la récolte, traitez avec un fongicide naturel à base de cuivre (de type bouillie bordelaise) accepté en jardinage biologique. Renouvelez le traitement à la chute des feuilles et au printemps peu avant la floraison.
Attention ! Cette maladie est due à un champignon microscopique, mais une attaque bactérienne peut parfois se traduire par des symptômes similaires. Le traitement est identique.
Taches perforées caractéristiques de la criblure.
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Pensez à supprimer régulièrement en hiver les branches devenues improductives.
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Ingénieur agronome de formation, spécialisée en horticulture, Valérie Garnaud travaille depuis une trentaine d’années comme journaliste horticole pour différentes revues spécialisées. Auteur de nombreux ouvrages sur le jardin, elle traduit également des livres de langue anglaise ou allemande traitant de jardinage ou de botanique. Elle vit et jardine en Lorraine depuis plus de vingt ans.
MDS : 48569N2
L’auteur