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9782710505631 14 15 ans carnet seigneur tu nous appelles orange

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SEIGNEUR TU NOUS APPELLES

14-15

ans

- La Diffusion Catéchistique - Lyon -


Auteur : La Diffusion Catéchistique - Lyon Mireille Joly (diocèse de Belfort-Montbéliard), Père Michel Jeanpierre (diocèse de Besançon), Daniel Revaud (diocèse de Belley-Ars), Agnès Durand (diocèse de Nancy et de Toul), Germaine Dujoux (diocèse d’Annecy). Remerciements : Père Dominique Banet (diocèse de Besançon), Père Maurice Bez (diocèse de Besançon), Marie-Jo Gacek (diocèse de Besançon), Pierrette Guenebaut (diocèse de BelfortMontbéliard), les témoins : Cyril Billod, Blandine Vinsu, Pascal Semonin, Yves Huguenin, Pierre Imbert (diocèse de Besançon), Nicolas Siron (D. M. Production, diocèse de Besançon) ; les personnes qui ont relu ces modules, les catéchistes et les jeunes qui les ont expérimentés.

Illustrations : Julie Olivier (pp. 7, 11, 13, 15, 23, 34, 47, 54, 56, 61, 64) ; Grégoire Bonne (pp. 27, 28, 29). Iconographie : p.6 : Bible ©Freely Photos, Église ©Light Poet/Shutterstock, Mur des lamentations ©Oleg Zaslavsky/Shutterstock, Prière dans une mosquée ©Steve Raymer/Gettyimages ; p.8 : Journaux ©Roman Drits/ BarnImages, Ordinateur et recherches ©FirmBee, Radio ©BrAt82/Shutterstock, Télévision ©Tomislav Pinter/ Shutterstock, pp. 16 et 18 : ©Claire Amilhat ; pp.20-21 : Jésus parmi les docteurs, Ingres, 1862, Musée Ingres, Montauban ©Guy Roumagnac/Montauban, Musée Ingres, Tête du Christ, Rembrandt, Philadelphia Museum of Art, Philadelphie ©The Philadelphia Museum of Art/Scala, Florence, Le nouveau né, détail, Georges de La Tour, Musée des Beaux-Arts, Rennes ©DeAgostini/Leemage, Noli me tangere, Fra Angelico, Musée du couvent de Saint Marc, Florence ©Luisa Ricciarini/Leemage, Le baptême du Christ, Le Pérugin, 1490-1500, Musée de Kunsthistorisches, Vienne ©DeAgostini/Leemage, Christ Pantocrator, mosaïque, Sainte-Sophie, Istanbul ©Artur Bogacki/Fotolia, Le Christ jaune, Paul Gauguin, 1889, Albright-Knox Art Gallery, Buffalo ©DEA PICTURE LIBRARY/Collection De Agostini/Getty Images, Polyptyque du Jugement Dernier, Rogier Van Der Weyden, 1443-1452, Hôtel-Dieu de Beaune ©Photo 12/Collection Images Group/GettyImages ; p.22 : Église de Gaillon-sur-Montcient, Yveline ©Pack-Shot/Shutterstock, Cathédrale Notre-Dame de Paris © Lionel Antoni, Église de Quincey, Haute Saône ©Charlotte Walckenaer, Église Saint-Pierre de Rome ©Charlotte Walckenaer ; p.24 : Croix en pierre ©Rbonin/Fotolia, Croix en bois ©Freedom Studio/Shutterstock, Croix Église ©Osvaldo Pontes/Tookapic, Vélo et croix ©Charlotte Walckenaer ; P.26 : ©ServizioFotograficoOR/CPP/CIRIC ; p.46 : Téléphone et Facebook ©Kaboompics, Selfies ©Riccardo Piccinini/Shutterstock, ©Luis Wilker Perelo/Pixabay, ©Vita Khorzhevska/Shutterstock ; p.48 : Kiosque ©Bellena/Shutterstock, Lecture ©Chepko Danil Vitalevich/ Shutterstock, Magazines ©Yulia Reznikov/Shutterstock, Ordinateur ©Kaboompics ; p.50 : Arcabas, Le Baiser de Judas, polyptyque « Passion-Résurrection » , huile sur toile, 2003, Scherpenkeuvel, Belgique ©adagp 2016/ photo M.G. ; p.52 : ©DR ; pp. 53 et 55 : ©Digital Media Production ; p. 57 : ©Léa Crespi ; p.59 : ©DR ; p.62 : Arcabas, Autoportrait (collection particulière) ©adagp 2016/Photo M.G. Direction artistique : Elisabeth Hébert Conception graphique : Bleuenn Auffret Mise en page : Les PAOistes Nihil obstat, le 29 avril 2016, père Bruno Bataillon. Imprimatur à usage catéchétique, Cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, le 11 mai 2016. © Mame-Tardy, Paris, 2016 pour l’ensemble de l’ouvrage. Tous droits réservés pour tous pays. www.mameeditions.com - www.alarencontreduseigneur.fr Textes liturgiques : © AELF, Paris. « Loi n°49-956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse. » ISBN : 978-2-7105-0563-1 MDS : 538130 N° d’édition : 15121 Achevé d’imprimer par Toppan Leefung en mai 2016 Dépôt légal : août 2016 Avec ce document vous soutenez la responsabilité de catéchèse dans l’Église, et vous contribuez à une solidarité financière entre les diocèses de France. Les évêques de la Commission épiscopale de la catéchèse et du catéchuménat (CECC).


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Qui est Dieu pour moi ?

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Édito Dieu, Adonaï, Allah, Jésus…? Dis-moi le nom de ton Dieu ! Y a-t-il un jour où l’actualité ne parle pas de Dieu ? Aujourd’hui encore, on peut tuer ou être tué au nom de Dieu. Et pourtant Dieu est du côté de la vie ! Et toi, quelle place lui donnestu ? Pour l'accueillir, encore faut-il le connaître vraiment, l’accueillir et ne pas se servir de son nom pour l’utiliser à mal. Le nommer c’est déjà le reconnaître, lui faire une place dans ta vie : « Au nom du Père et du Fils et du SaintEsprit ! » Avec Jésus tu découvres un visage de Dieu surprenant, inattendu : un Père proche et aimant. Le prier, le célébrer, le servir dans l’attention aux autres, c’est le chemin du disciple : alors tu pourras témoigner qu’il est le Dieu de Vie ! Qu’il est grand son nom !

sommaire 8 DOSSIER Réfléchir, échanger

9 jeu test Qui donc est Dieu ?

10 mémo Découvrir, aller plus loin

30 À vos bibles ! Lire, partager

34 Silence, on prie ! Prier, méditer

36 Lala, lalala… Chanter

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1 Dis-moi e p a t É

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ton nom !

test

Qui donc est Dieu ? Pour toi, Dieu est : Un ami Une puissance surnaturelle « Celui qui est » Un confident « Le Créateur » Le père de Jésus Je ne sais pas

Aurais-tu besoin d’un lieu bienveillant pour parler de Dieu ? Oui Non

Que te manque-t-il pour parler de Dieu ? e la foi D Du courage Un ami pour te soutenir

Avec tes amis, il t’arrive de parler de Dieu : Toujours Souvent

Parfois Jamais

Quand tu parles de Dieu, tu dis volontiers : « Dieu est Amour » « Dieu sait tout et voit tout » « Dieu ne fait rien pour l’homme » « Dieu est présent à ma vie » Tu ne dis rien, tu es gêné(e)

u contenu D Rien

Qu’est-ce qui te rend le plus triste ? De ne pas pouvoir en parler avec tes ami(e)s De ne pas être entendu(e) et respecté(e) dans ta foi De manquer de mots (ou d’arguments)

En conclusion, tu dirais que : P arler de Dieu, ce n’est pas facile La foi, Dieu, c’est une affaire intime, on n’a pas à en parler J’ai besoin qu’on m’aide à en parler Parler de Dieu et parler à Dieu dans la prière, c’est important pour moi

Quand tu parles à Dieu tu dis : Père Seigneur « Tu »

Pourquoi pas ?

Les deux Tu ne lui parles pas

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Mémo

Le judaïsme • La prière quotidienne juive (Shema Israël) est, en quelque sorte, une proclamation de la foi juive : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’Unique. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. Ces paroles que je te donne aujourd’hui resteront dans ton cœur. Tu les rediras à tes fils, tu les répéteras sans cesse, à la maison ou en voyage, que tu sois couché ou que tu sois levé ; tu les attacheras à ton poignet comme un signe, elles seront un bandeau sur ton front, tu les inscriras à l’entrée de ta maison et aux portes de ta ville. (Dt 6,4-9). Selon la tradition orale, le juif prie trois fois par jour : le matin, l’après-midi et le soir (à la tombée de la nuit). • La synagogue est à la fois lieu de prière et d’étude. Chaque synagogue possède un ensemble de rouleaux de la Torah écrits à la main, qui sont traités avec un grand respect et gardés dans l'Armoire sainte : l’Arche sainte (Aron Kodesh). C’est l’endroit le plus saint de la synagogue. Il est contre le mur oriental, de sorte qu’en lui faisant face, les fidèles font face à la ville sainte de Jérusalem, où le Saint Temple se tenait jadis. L’Arche n’est ouverte que lors de certaines prières particulières et lorsqu’on en retire la Torah pour la lire lors des offices. Au centre, la bimah est la tribune surélevée où sont lues la Torah et les prières. Peut officier (c’est-à-dire présider au culte) tout juif qui a fait sa bar-mitzvah. Le rabbin est un conseiller qui donne des avis sur ce que l’on peut faire et ne pas faire dans la vie quotidienne. • Casher est le nom donné par les juifs aux lois concernant leur alimentation et sa préparation. La nourriture dite casher (Lv 11) exclut certains aliments ou certains mélanges et, de ce fait, oblige à prendre une certaine distance par rapport à la nourriture, à ne pas se comporter comme des animaux… • La Bible juive (que nous, chrétiens, appelons Ancien Testament) ou Torah écrite (immuable) est composée de trois parties : 1) le Pentateuque (Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome) ; 2) les Prophètes ; 3)

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les autres livres de sagesse, dont les Psaumes. La Torah orale (toujours modifiable), dont le monument central est le Talmud (littéralement « enseignement »), est à la base des 613 commandements : des commandements négatifs, au nombre de 365, comme les jours de l’année (pour se rappeler chaque jour qu’il est des choses qu’il ne faut pas faire), et 248 positifs, comme le nombre de membres du corps de l’homme (selon la médecine du ive s.), pour manifester que c’est tout l’être, sans distinction de « corps et d’âme », qui a à servir Dieu. Les 613 commandements ne sont pas tous à observer par tous les juifs, tous les jours ! • Les tefillin (ou phylactères) sont des objets de culte propres au judaïsme rabbinique. Constitués de deux petits boîtiers cubiques comprenant quatre passages bibliques, ils sont attachés au bras et à la tête par des lanières de cuir, et sont portés lors de la lecture du Shema et de la prière matinale des jours profanes, par les hommes ayant atteint leur majorité religieuse. • Les principales fêtes juives : - dans la Torah écrite : Roch Ha Chana (en septembre), célèbre Dieu Créateur ; Yom Kippour, dix jours plus tard, est la fête du grand Pardon, c’est pourquoi elle se déroule dans le jeûne et la prière ; Pessah (ou Pâque juive), commémore la sortie d’Égypte et la libération du peuple hébreu de l’esclavage ; Chavouot, ou Pentecôte, célèbre la remise des Tables de la Loi à Moïse sur le mont Sinaï. Enfin, Soukkot ou fête des Tentes, commémore l’errance des Hébreux dans le désert après la sortie d’Égypte. - dans la Torah orale : la fête de Pourim célèbre le sauvetage de la « solution finale » prévue par le roi de Perse (voir les évènements du Livre d’Esther) ; Hanoukkah est la fête de la lumière, où les lumières, qui doivent être vues de l’extérieur, manifestent le miracle fait par Dieu au temps de Judas Macchabée (iie s. av. J.-C.). • La bar-mitzvah est une cérémonie religieuse. Elle marque la majorité religieuse (treize ans) du jeune garçon juif. Elle lui permet d’intégrer le groupe des hommes qui célèbrent l’office collectif hebdomadaire. Bar veut dire « fils » et mitzvah signifie « bonne conduite/commandement ». En faisant sa bar-mitzvah, le jeune garçon affirme qu’il accepte les commandements de Dieu. La fête a lieu dans la semaine de la majorité religieuse. Le jeune garçon porte sur la tête les tefillin et sur les épaules le talit (châle de prière) et il fait la lecture de la Torah.

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Le christianisme • L’église est le lieu où se rassemble la communauté chrétienne et où sont célébrés les sacrements et autres événements de la vie (ex : les funérailles). Son plan a souvent la forme d’une croix. Elle se compose du chœur, avec en son centre l’autel et l’ambon (célébration de l’Eucharistie et proclamation de la Parole), et de la nef où sont rassemblés les fidèles. Généralement près de la porte se trouvent les fonts baptismaux (lieu du baptême), symbolisant l’entrée du croyant dans la famille des chrétiens. • La Trinité : les chrétiens croient que Jésus, habité par l’Esprit Saint, est le Fils de Dieu et qu’il a révélé, par son incarnation, le visage de Dieu le Père. Ainsi, les chrétiens croient en un seul Dieu, en trois personnes : Père, Fils et Esprit. C’est au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit que les chrétiens sont appelés à vivre et à témoigner de cette communion d’amour (mystère de la Trinité). • Les 7 sacrements sont : Baptême, Confirmation, Eucharistie (sacrements de l’initiation chrétienne), Mariage, Ordination, Réconciliation, Sacrement des malades. Un sacrement est un signe efficace donné par Dieu pour vivre la foi chrétienne. Il se compose toujours d’un geste et d’une Parole qui l’accompagne. Il y a des sacrements qui ne sont reçus qu’une seule fois au cours de la vie tels que le baptême, et d’autres qui sont reçus plusieurs fois. • La prière des chrétiens : elle prend des formes variées (louange, action de grâce, alliance, demande, bénédiction, contemplation). Elle peut être personnelle ou communautaire (ex : la messe). La prière chrétienne par excellence est celle du Notre Père, reçue de Jésus lui-même.

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Va voir S« eigneur, apprends-nous à prier » p. 147


• Les grandes fêtes chrétiennes : la plus grande est Pâques, elle célèbre la résurrection du Christ d’entre les morts, c'est le cœur de la foi chrétienne. À Noël, les chrétiens célèbrent la naissance de Jésus, Fils de Dieu, dans l’histoire humaine. À l’Épiphanie, ils reconnaissent en Jésus le Sauveur manifesté au monde. À l’Ascension, les chrétiens se souviennent que Jésus, en retournant auprès de Dieu son Père, leur a confié sa mission. À la Pentecôte, ils fêtent le don de l’Esprit Saint. L’Assomption (fêtée le 15 août) célèbre la montée au Ciel de la Vierge Marie, mère du Christ. La Toussaint fait mémoire de tous les saints connus et inconnus, de tous ceux et celles qui ont essayé de vivre l’Évangile au quotidien et qui sont auprès de Dieu. • Les temps liturgiques essentiels : l’année liturgique commence par le temps de l’Avent (avènement) : quatre dimanches préparatoires à Noël. La fête de Pâques est précédée par le temps du Carême (quarante jours), temps de conversion marqué par le partage, la prière et le jeûne. Ce temps se termine par la semaine sainte, où les chrétiens célèbrent l’entrée de Jésus à Jérusalem (Rameaux), son dernier repas (la Cène), sa mort sur la Croix (la Passion), et sa résurrection (veillée pascale et matin de Pâques). Le temps pascal qui suit cette fête s’achève avec la fête de la Pentecôte (don de l’Esprit Saint et naissance de l’Église).

Va voir S« eigneur, apprends-nous à prier » p. 69

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L'’islam • La mosquée est le lieu de prière des musulmans. Elle abrite une salle publique pour la prière conduite par l’imam. Depuis le minbar, sorte de chaire surélevée, il prononce un sermon lors de la prière du vendredi. Une niche dans le mur, le mihrab, indique la direction de La Mecque, appelée qibla. Cette salle est couverte de tapis sur lesquels les fidèles prient déchaussés. Les mosquées possèdent aussi un minaret, d’où le muezzin appelle les fidèles à la prière, et un bassin où le croyant vient se laver les mains, les pieds et le visage avant la prière. Les femmes peuvent participer aux prières, mais dans un lieu séparé. • Les « cinq piliers » ou obligations de l'islam sont : la chahada, la profession de foi en Dieu et en la mission de Mohammed ; la salât, prière rituelle accomplie cinq fois par jour en se tournant vers La Mecque ; la zakât, aumone légale ; le sawm, jeûne pratiqué dans la journée lors du mois du ramadan ; le hadj, pèlerinage à La Mecque, obligatoire pour chaque croyant capable de l'accomplir financièrement et physiquement. La profession de foi en Dieu se situe au même niveau que l’intérêt pour les pauvres, qui se manifeste dans la pratique de l’aumône. Cela dit le lien important entre la foi et les œuvres en islam. • Il y a deux fêtes (aïd) dans l'islam : après le ramadan, les musulmans font une fête, l’Aïd el Fitr, fête de la rupture du jeûne, ou Aïd el Seghir, petite fête qui célèbre la descente du Coran, dont les enseignements définissent l’islam. À la fin du pèlerinage l’Aïd el Adha, fête du sacrifice, ou Aïd el Kebir, grande fête, est célébrée à la mémoire de celui qui est considéré par les musulmans comme le père des prophètes : Abraham. C’est pendant cette fête qu’un mouton est sacrifié au nom de Dieu et sa viande partagée avec les voisins et les pauvres. Dans les deux cas, c’est une fête familiale où les enfants sont à l’honneur.

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• Les règles alimentaires : Le terme Halal désigne selon la loi musulmane, tout ce qui est licite, permis, notamment dans le domaine alimentaire. Pour être Halal, les animaux consommés doivent être égorgés d’une certaine manière et vidés de leur sang. En revanche, la viande de porc et les boissons alcoolisées sont Haram, c’est-à-dire interdites. • Ramadan est le neuvième mois du calendrier musulman. C’est au cours du mois de ramadan que le prophète Mohammed affirme que le Coran, le livre sacré de l’islam, a commencé à lui être révélé. Pour commémorer cet événement important pour eux, les musulmans pratiquants doivent jeûner, c’est-à-dire ni manger, ni boire, ni fumer, ni se parfumer, ni avoir de relations sexuelles au cours de la journée. Ils rompent le jeûne tous les soirs, et ce pendant les vingt-neuf ou trente jours que dure ce mois. • Le Coran est le livre sacré de l’islam, celui qui, selon la croyance des musulmans, contient la parole de Dieu (Allah en arabe) révélée à leur prophète Mohammed par l’intermédiaire de l’archange Gabriel. Les premiers versets du Coran ont été révélés à Mohammed au cours du mois de ramadan. Il est le premier livre significatif à avoir été écrit en langue arabe.

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le mot de... le mot dU

père que domini “

– Comment les juifs nomment-ils Dieu ? D. B. : Dans la Bible, Dieu dit son nom : « Yahvé », mais ce nom n’est pas prononcé, par respect. Dans la prière, les juifs, et les chrétiens à leur suite, ne disent pas simplement « Dieu », mais ils l’appellent « Seigneur ». – Juifs, chrétiens, qu’avons-nous en commun ? D. B. : Dans la Bible, nous avons en commun la plus grande partie de ce que nous appelons l’Ancien Testament, et que les juifs appellent la Torah écrite. Les juifs ont en plus le Talmud (appelé aussi la Torah orale), les chrétiens eux, ont le Nouveau Testament. Dieu fait alliance avec le peuple juif (judaïsme) et avec tous les hommes (christianisme). Le croyant cherche le visage du Seigneur, un Dieu qu’on peut aimer. – Quelles sont les différences avec le christianisme ? D. B. : Les juifs ne croient pas que Jésus est Fils de Dieu. Pour les chrétiens, Dieu est le Père de Jésus Christ, et notre Père. En Jésus (par son incarnation et sa passion), Dieu s’engage pour les hommes. C’est la « nouvelle alliance » : les chrétiens sont baptisés au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

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– Foi et pratique : quelles exigences ? D. B. : Pour les juifs et les chrétiens, il faut être fidèle à l’Alliance en pratiquant les deux commandements : aimer Dieu et aimer le prochain. Les juifs manifestent leur fidélité à l’Alliance en pratiquant les préceptes (par exemple la circoncision et l’alimentation casher). Ils confessent leur foi par les prières quotidiennes (« Écoute Israël » – Dt 6, 4), les fêtes, et surtout le shabbat chaque semaine. – Quels regards les juifs portent-ils sur le christianisme ? D. B. : En réalité, beaucoup de juifs ignorent tout simplement ce qu’est la religion chrétienne. Certains estiment que Jésus était un faux prophète, condamné par les Romains pour des raisons politiques. Plus récemment au contraire, il est de plus en plus question de reconnaître que Jésus était un maître spirituel juif, un rabbi, participant à la grande diversité du judaïsme du premier siècle de notre ère. Certains penseurs juifs estiment même que le christianisme, par une sorte de complémentarité, a accompli la vocation universelle du peuple juif.

YHWH

(Gn 2, 4), le tétragramme sacré, ne comporte pas de voyelles : il est donc illisible ! En effet, on ne peut appeler Dieu par son nom, car nommer quelqu’un donne un certain pouvoir sur lui (cf. Gn 2, 19 où Adam nomme les animaux). On ne peut donc nommer Dieu (dire « Yahweh » est, en quelque sorte, une profanation du nom divin). Quand, par respect, on ne peut appeler quelqu’un par son nom, on lui donne un titre : le tétragramme se lit « Seigneur » ou « mon Seigneur ».

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”

Père Dominique


le mot de... le mot dU

père e Mauric “

– Musulmans et chrétiens, avons-nous le même Dieu ? M. B. : Dieu est Dieu, il reste Dieu… La différence n’est pas en Dieu, elle est dans les religions qui proposent des chemins différents pour découvrir, aller à Dieu. Même si nous avons l’habitude de dire que, chrétiens et musulmans, nous appartenons à une religion monothéïste (foi en un seul Dieu), il reste que, pour moi, chrétien, le Dieu auquel je crois, c’est celui que Jésus m’a révélé : un Dieu « amour », plein de miséricorde, qui n’aime pas le péché, mais qui montre sa miséricorde envers le pécheur que je suis. – Quelles différences voyez-vous entre l’islam et le christianisme ? M. B. : La différence essentielle réside dans cette relation que nous avons avec Dieu. Dans l’islam (le mot islam veut dire : « soumission »), il faut se soumettre à Dieu, suivre ses prescriptions, et ainsi on peut être un bon musulman. Dans le christianisme, nous entrons dans une relation d’amitié, d’amour. Il y a quelqu’un avec qui je vis, qui est au cœur de ma vie, qui me respecte et me laisse libre. « Si tu veux… » me dit Jésus !

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– Quelles sont les pratiques de l’islam ? M. B. : Il y a 5 piliers qu’il faut pratiquer dans l’islam : 1. La profession de foi : « Il n’y a de Dieu que Dieu et Mohammed est son prophète. » 2. La prière cinq fois par jour : elle est toujours louange, contemplation et adoration de la grandeur de Dieu. 3. Le jeûne : durant le mois de ramadan. 4. L’aumône : imposée durant le mois du jeûne. 5. Le pèlerinage à La Mecque : obligatoire une fois dans sa vie, si on en a les moyens. – Quel nom les musulmans donnent-ils à Dieu ? M. B. : Dans l’islam, Dieu a 99 noms. Quiconque les énumère entrera dans le Paradis. « Invoquez Allah, ou invoquez le Tout Miséricordieux. Quel que soit le nom par lequel vous l’appelez, il a les plus beaux noms. » (Coran, 17, 110.)

”

Père Maurice

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