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Isidore Dé, couturier des fées

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aussi nous serions très honorées si vous acceptiez d’être

le couturier de notre petit peuple de fées. » Plongez dans l’univers enchanté et surprenant de Frédéric Clément et découvrez les fabuleuses robes de Mélusine, Morgane, Viviane et bien d’autres fées.

17,50 €

Frédéric Clément couturier des fées

« Cher Isidore Dé, depuis votre naissance nous observons votre talent d’aiguilles,

isidore dé

Sur une plage de l’île Madame, Isidore Dé trouve un ravissant nécessaire de couture en forme de coquillage… Dans ce gros coquillage, une paire de ciseaux minuscules et un dé. Dans ce dé, un message roulotté de trois illustres fées :

Frédéric Clément

isidore dé couturier des fées


À la fin de l’œuvre,

Piqué par la curiosité, en ce quinzième jour de mai sur l’île Madame, un mardi, jour de mes 15 ans, je pose les ciseaux minuscules devant mes yeux, la pointe entre le pouce et l’index, comme des bésicles ou un antique face-à-main de poupée.

si notre reine est satisfaite vous trouverez pour paiement, enroulé dans le dé,

70 millimètres de fil du temps*, notre monnaie courante au pays des fées. (* Il faut savoir que 10 millimètres de fil = 10 ans de vie d’homme.)

Alors, chère Mademoiselle Cybèle,

premier tour de magie ou merveilleux mirage ?

Par les anneaux des ciseaux minuscules, j’aperçois, perchées sur la margelle du puits,

trois fées pas plus grandes que trois dés,

trois demoiselles à peine vêtues de rubans d’algues

«

et de lentilles d’eau.

Nous sommes les trois fées fileuses, vos messagères chargées d’une première demande :

Titania reine des fées,

»

P.-S. : Sur une feuille de lierre glissée dans votre carnet sont inscrites les royales mensurations de notre chère Titania. Quand la robe sera prête, il vous suffira de toquer de votre dé, sept fois

puis trois, à l’entrée du puits.

J’acceptai le défi et me mis à l’ouvrage…

Pourtant…

notre souveraine au rire de ruisseau,

souhaiterait vous commander TI TAN IA Titania, reine des fées, est indépendante et fière. Elle est mariée à Obéron, roi des elfes, d’une grande beauté mais ensorcelé à sa naissance par une fée mécontente qui l’a condamné à conserver la taille d’un enfant. William Shakespeare, grand homme de théâtre du XVIe siècle à Londres, s’inspira de ces personnages pour créer sa célèbre et féerique pièce, Songe d’une nuit d’été.

une robe pour une nuit d’été,

Trouver un tissu aussi léger qu’un songe n’était pas tâche facile. Et c’est à mon deuxième tour de Terre que je trouvai enfin la pièce précieuse dans une mercerie de Papouasie.

fraîche et légère comme

un songe, à la traîne longue et langoureuse comme un soupir de Shakespeare, aussi chuchotante d’histoires que la Tamise.

Enfin !


À la fin de l’œuvre,

Piqué par la curiosité, en ce quinzième jour de mai sur l’île Madame, un mardi, jour de mes 15 ans, je pose les ciseaux minuscules devant mes yeux, la pointe entre le pouce et l’index, comme des bésicles ou un antique face-à-main de poupée.

si notre reine est satisfaite vous trouverez pour paiement, enroulé dans le dé,

70 millimètres de fil du temps*, notre monnaie courante au pays des fées. (* Il faut savoir que 10 millimètres de fil = 10 ans de vie d’homme.)

Alors, chère Mademoiselle Cybèle,

premier tour de magie ou merveilleux mirage ?

Par les anneaux des ciseaux minuscules, j’aperçois, perchées sur la margelle du puits,

trois fées pas plus grandes que trois dés,

trois demoiselles à peine vêtues de rubans d’algues

«

et de lentilles d’eau.

Nous sommes les trois fées fileuses, vos messagères chargées d’une première demande :

Titania reine des fées,

»

P.-S. : Sur une feuille de lierre glissée dans votre carnet sont inscrites les royales mensurations de notre chère Titania. Quand la robe sera prête, il vous suffira de toquer de votre dé, sept fois

puis trois, à l’entrée du puits.

J’acceptai le défi et me mis à l’ouvrage…

Pourtant…

notre souveraine au rire de ruisseau,

souhaiterait vous commander TI TAN IA Titania, reine des fées, est indépendante et fière. Elle est mariée à Obéron, roi des elfes, d’une grande beauté mais ensorcelé à sa naissance par une fée mécontente qui l’a condamné à conserver la taille d’un enfant. William Shakespeare, grand homme de théâtre du XVIe siècle à Londres, s’inspira de ces personnages pour créer sa célèbre et féerique pièce, Songe d’une nuit d’été.

une robe pour une nuit d’été,

Trouver un tissu aussi léger qu’un songe n’était pas tâche facile. Et c’est à mon deuxième tour de Terre que je trouvai enfin la pièce précieuse dans une mercerie de Papouasie.

fraîche et légère comme

un songe, à la traîne longue et langoureuse comme un soupir de Shakespeare, aussi chuchotante d’histoires que la Tamise.

Enfin !


Un casoar coquet, tenant boutique de boutons, de plumes et d’étoffes rares, me tendit, plié menu dans une noix, un gros lot d’organdi de soie ressemblant comme deux gouttes d’eau à un rideau de pluie, frais et fleuri comme un matin de printemps. Le marchand ajouta, pour le soupir de Shakespeare, une fiole de zéphyr, mêlé à douze larmes de saule pleureur qui ferait fondre – m’assura-t-il – le cœur de pierre des fées les plus revêches.

Imaginez, Mademoiselle Cybèle,

pendant des nuits et des nuits, je taille, je pique, je couds, je brode, je dentelle, je passe et repasse…

Puis, après des jours et des tours de cadran,

pointe sur l’île Madame la première heure du premier matin d’été.

Robe terminée ! À temps !

pliée avec mille précautions dans sa coque de noix. L’objet noué d’une herbe folle. Je tapote les sept puis les trois coups de dé sur la margelle. Attente. Tremblant. Coup d’œil par les ciseaux. Je vois…


Un casoar coquet, tenant boutique de boutons, de plumes et d’étoffes rares, me tendit, plié menu dans une noix, un gros lot d’organdi de soie ressemblant comme deux gouttes d’eau à un rideau de pluie, frais et fleuri comme un matin de printemps. Le marchand ajouta, pour le soupir de Shakespeare, une fiole de zéphyr, mêlé à douze larmes de saule pleureur qui ferait fondre – m’assura-t-il – le cœur de pierre des fées les plus revêches.

Imaginez, Mademoiselle Cybèle,

pendant des nuits et des nuits, je taille, je pique, je couds, je brode, je dentelle, je passe et repasse…

Puis, après des jours et des tours de cadran,

pointe sur l’île Madame la première heure du premier matin d’été.

Robe terminée ! À temps !

pliée avec mille précautions dans sa coque de noix. L’objet noué d’une herbe folle. Je tapote les sept puis les trois coups de dé sur la margelle. Attente. Tremblant. Coup d’œil par les ciseaux. Je vois…


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