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Nos post-partum

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Morgane Koresh • Ayla Saura • Masha Sexplique

La grossesse est rythmée par les prises de sang, les rendez-vous médicaux, les échographies, les séances de préparation à la naissance… Plus on avance, plus on nous met en condition dans la perspective du fameux « jour J ». Or, l’accouchement n’est pas uniquement la fin d’un processus ; c’est aussi le début du post-partum. Entre récupération physique et mentale, soins à donner au bébé, nouvelle vie à trois (ou à plus !) à organiser… Les mois qui suivent l’accouchement sont intenses et déstabilisants. À l’initiative du hashtag #MonPostPartum, lancé en 2020 sur les réseaux sociaux, Morgane Koresh, Ayla Saura et Masha Sexplique donnent dans ce guide des outils concrets à toutes les personnes qui souhaitent se préparer à cette période et mieux la vivre.

Nos post-

partum

N o s po st - pa r t u m

Un guide pour accompagner en douceur les mois de l’après-accouchement

Morgane Koresh est un·e illustrateur·ice et street-artiste féministe non binaire et a deux enfants. Sur son compte Instagram, elle écrit et illustre ses réflexions sur l’éducation non genrée à l’épreuve du quotidien. Ayla Saura est gérante d’une librairie à tendance féministe située à Rennes et maman d’une petite fille de deux ans. Sur les réseaux sociaux, elle partage son quotidien, ses doutes et des portraits qu’elle réalise en tant que photographe. Masha Sexplique est créatrice de contenus sur les sexualités, autrice de plusieurs livres et maman d’une enfant de trois ans. Sur son compte Instagram, on déconstruit les tabous, on s’informe, et surtout, on décomplexe !

MDS : MN27598

17,95 € TTC

Morgane Koresh • Ayla Saura • Masha Sexplique

www.mangoeditions.com

NosPostPartum_couv5.indd 2,6

15/12/2021 11:43


SOMMAIRE Le début de la fin ?............................................................... 6 Accessibilité..........................................................................11 Accouchement................................................................... 14 Aides.......................................................................................17 Alimentation........................................................................ 21 Allaitement........................................................................... 26 Amour pour son bébé....................................................... 38 Baby blues............................................................................ 41 Bébé secoué........................................................................ 47 Biberon................................................................................. 51 Charge mentale.................................................................. 54 Contraception..................................................................... 57 Couches...............................................................................64 Couper le cordon...............................................................66 Couple..................................................................................69 Culpabilité............................................................................ 75 Dépression post-partum.................................................. 79 Deuil périnatal..................................................................... 83 Douleur................................................................................. 87 Épisiotomie.......................................................................... 93 Estime de soi....................................................................... 95 Frustration............................................................................99 Hormones..........................................................................102 Hygiène et soins...............................................................104 Identité............................................................................... 107

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Kilos.....................................................................................109 Lectures.............................................................................. 112 Modes de garde................................................................ 115 Mort inattendue du nourrisson.....................................120 Périnée................................................................................ 122 Pleurs.................................................................................. 126 Portage et poussette....................................................... 129 Professionnel·les de santé.............................................. 135 Réseaux sociaux............................................................... 138 Retour au travail............................................................... 141 Retour de couches..........................................................144 Saignements...................................................................... 147 Sexualité.............................................................................150 Solitude............................................................................... 154 Sommeil............................................................................. 158 Tire-lait............................................................................... 162 Ventre.................................................................................168 Vêtements.......................................................................... 170 Vergetures.......................................................................... 172 Violences............................................................................ 175 Warrior................................................................................ 182 (Accoucher sous) X..........................................................184 X : l’inconnue de l’équation...........................................188

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LE DÉBUT DE LA FIN ? La grossesse est rythmée par les prises de sang, les rendez-vous chez la sage-femme, les échographies, les séances de préparation à la naissance… Plus on avance, plus on nous met en condition dans la perspective du fameux « jour J ». L’accouchement est, pour beaucoup, le point culminant de la montagne. Après ? Ce n’est que de la descente, ça va ! Or, toutes les personnes qui pratiquent l’escaladent savent que la descente peut être plus éprouvante que la montée. En sous-estimant la descente, on ne s’y prépare pas, et on se retrouve démuni·e le moment venu. Le post-partum est une descente de montagne. On pense souvent qu’il sera plus facile à vivre que la grossesse et/ou l’accouchement, pourtant, c’est une période de grande fragilité, d’autant plus difficile que nous peinons à en parler, tant nous continuons à nourrir collectivement l’idée qu’après l’accouchement, le plus dur est passé. Nous, Ayla, Masha, et Morgane, trouvons que toutes les personnes qui accouchent méritent d’avoir à leur disposition un kit d’outils complet. Nous aussi, comme beaucoup, nous avons souffert du manque d’accompagnement et de ressources après nos accouchements. Nous souhaitons rétablir un cercle de transmission. Nous pensons que le partage de nos expériences nous renforce et nous élève. Plus nous parlons, plus nous brisons les murs invisibles qui nous séparent les un·es des autres. L’image de la mère parfaite nous muselle. Elle renforce notre culpabilité. Et quoi de pire que d’imaginer que l’on n’est peut-être pas normal·e ? 6


Ce livre est là pour mettre à l’honneur la multiplicité et le singulier, loin du cliché tout lisse de la maman modèle qui ne connaît pas les fuites urinaires, reprend le sport trois jours après son accouchement et déguste une tasse de thé avec le bruit des oiseaux en regardant son bébé dormir tranquillement pour la dixième heure consécutive. Le déclic de cette aventure a eu lieu en février 2020, lorsque nous avons pris conscience du pouvoir de la parole. Après la censure des publicités Frida Mom, vantant les mérites des protections pour le postpartum, nous avons lancé le hashtag #MonPostPartum. La publicité avait été jugée trop crue pour la cérémonie des Oscars : il faut dire que montrer une femme en couche de post-partum, avec des pleurs de bébé en fond, est encore trop subversif, tant le monde occidental est attaché à son image de mère miraculeusement rayonnante dans la maternité. Heureusement, et comme beaucoup d’autres fois encore, nous avons pu compter sur Ashley Graham, mannequin américain, pour éveiller les consciences sur Instagram. Elle a rapidement posté une photo d’elle en plein post-partum, vêtue d’une couche. Illana Weizman et nous trois l’avons immédiatement suivie en postant à notre tour des photos de nos post-partum sur le réseau des apparences, avec un hashtag associé. Ce fut un véritable succès. Le hashtag réunit actuellement plus de 12 000 témoignages et montre enfin au grand jour cette période invisibilisée. Le mot post-partum n’avait jamais été autant googlé en cinq ans qu’au moment du hashtag. Depuis, de nombreux ouvrages ont vu le jour pour parler du post-partum et nous sommes fièr·es d’apporter ici notre pierre à l’édifice. Ce livre est également destiné à l’entourage de toutes les personnes enceintes ou en post-partum. Vous y trouverez de nombreux conseils spécialement conçus pour vous, notamment à la fin des différentes entrées. N’hésitez pas à les lire pour accompagner au mieux les personnes qui donnent la vie autour de vous. Tous les conseils de ce livre ne vous correspondront peut-être pas. Certains seront à adapter, d’autres ne vous parleront tout simplement pas, mais nous espérons de tout cœur que la majorité d’entre eux vous aideront et faciliteront votre quotidien.

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Parce qu’il existe des papas transgenres, des mamans endeuillées, des mamans solos, des mamans sans bébé, des mères lesbiennes, des parents non binaires, nous avons voulu ce guide le plus inclusif possible. Ce qui nous unit, c’est le post-partum, alors autant essayer de le rendre plus agréable… pour tout le monde !

Les auteur·ices Nous ne sommes pas des professionnel·les de la santé. En revanche, Christiane David, sage-femme, a relu notre ouvrage et y a apporté ce que ses années de travail auprès des bébés lui ont enseigné. Merci à elle pour son travail.

Morgane Koresh est un·e illustrateur·ice et street-artiste féministe non binaire. Par ses textes, dessins et photos, Morgane milite pour changer les représentations et injonctions liées à la maternité, mais aussi celles des corps et des vécus encore trop peu mis en avant dans les médias. Sur son compte Instagram, elle écrit et illustre ses réflexions sur l’éducation non genrée à l’épreuve du quotidien.

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Ayla Saura est gérante d’une librairie à tendance féministe située à Rennes. Elle est aussi maman d’une petite fille de deux ans. Sur les réseaux sociaux, elle partage son quotidien, ses doutes et aussi des portraits qu’elle réalise en tant que photographe, même si, depuis la naissance de sa fille, elle a beaucoup de mal à prendre du temps pour cette activité.

Masha Sexplique, blogueuse et créatrice de contenus sexo depuis 2018, ouvre les débats sur les sexualités. Sur son compte Instagram, on déconstruit les tabous, on s’informe, et surtout, on décomplexe ! Elle est l’autrice de Sexplorer (Mango, août 2021) et de Un corps pour deux (Leduc Graphic, octobre 2021), et maman à temps plein d’une enfant de trois ans.

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CHARGE MENTALE La charge mentale, c’est tout l’espace mental et toute l’énergie que l’on consacre à organiser les tâches qui nous incombent. On peut porter également la charge mentale d’autrui, comme par exemple organiser la préparation de l’anniversaire de sa belle-mère alors que c’était notre conjoint qui devait s’en occuper. Actuellement, la charge mentale repose essentiellement sur les personnes sexisées, et il est très courant qu’elle augmente à l’arrivée d’un enfant.

Différencier charge mentale et tâches domestiques Grâce au travail de beaucoup de créatrices de contenus sur les réseaux sociaux, le concept de charge mentale se démocratise. Cependant, il est parfois mal compris. Dans son livre T’as pensé à… ? Guide d’autodéfense sur la charge mentale, Coline Charpentier définit la charge mentale comme « l’ensemble des pensées qui planifient et gèrent le foyer ». Par exemple, faire les courses, ce n’est pas de la charge mentale, c’est une tâche domestique. En revanche, penser à quoi acheter, organiser le budget, penser à mettre de l’essence dans la voiture, organiser son trajet pour retirer de l’espèce… cela relève de la charge mentale. La répétition de ces pensées et leur quantité empêchent le repos. Dans la majorité des cas, la personne qui assume les tâches domestiques est aussi celle qui supporte la charge mentale. Dans sa bande dessinée intitulée La Charge émotionnelle, Emma Clit aborde la charge émotionnelle, qui est également une charge mentale : c’est celle de prendre sur soi pour ne pas mettre en colère ou ne pas déclencher de conflit, celle qui invite à écouter, à panser, à se documenter pour alléger la charge de l’autre. Elle est en majorité portée par les personnes sexisées (victimes du sexisme).

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Quiz : saurez-vous distinguer la charge mentale des tâches domestiques ? A. Vérifier le contenu du sac d’école ou du sac pour chez la nounou de votre enfant. B. Préparer le déjeuner. C. Se renseigner sur les modes de garde. D. Penser à prendre sa pilule. E. Préparer le sac pour la maternité. A, C, D : charge mentale

Les impacts de la charge mentale Avoir la tête gonflée des mille et une tâches à accomplir avant la fin de la journée, que l’on espérerait plus longue, entrave le lâcher-prise et le repos mental, diminue le temps pour les projets personnels… Plus on porte de charge mentale, plus notre qualité de vie se désagrège à cause de ce brouhaha incessant. La charge mentale augmente le stress et donc les risques d’anxiété et de dépression. On ne la considère que rarement comme un motif de consultation légitime, pourtant les thérapeutes peuvent proposer beaucoup de solutions pour réduire les effets de la charge mentale, comme faire un bilan sur sa vie de couple et réussir à prendre du recul.

Répartir la charge mentale Parfois, pour répartir la charge mentale, il faut déjà faire prendre conscience à l’autre de tout ce qui nous incombe. Ce que nous vous proposons va peut-être vous paraître puéril, mais lorsque l’asymétrie est trop grande, cet outil est très puissant pour illustrer ce qui pèse sur vos épaules. 55


À chaque fois que vous effectuez une tâche domestique, chronométrezvous et notez la tâche. À chaque fois que vous planifiez, organisez, que l’on vous délègue des tâches ou de la charge mentale, notez-le. Faites-le pendant 24 heures. Le constat vous permettra d’avoir une base concrète de discussion. Une fois que les deux membres du couple se rendent compte de l’asymétrie, on peut établir une liste de toutes les tâches domestiques et de toutes les choses auxquelles il faut penser afin de se les répartir équitablement, selon les possibilités de chacun·e. Bien sûr, ce processus implique que votre partenaire reconnaisse ces inégalités et qu’elle ou il ait envie de réparer cette injustice.

CONSEILS POUR L’ENTOURAGE Si vous êtes un homme cisgenre, il y a de fortes chances pour que votre charge mentale soit moins élevée que celle de votre partenaire. N’attendez pas de votre partenaire qu’elle vous dise quoi faire ou comment. Prenez les devants et assurezvous d’un partage équitable. Vous pouvez consulter les livres ressources pour mieux comprendre le sujet.

Ressources Les livres T’as pensé à… ? Guide d’autodéfense sur la charge mentale, Coline Charpentier, Le Livre de Poche, 2020. Libérées ! Le combat féministe se gagne devant le panier de linge sale, Titiou Lecoq, Fayard, 2017. La Charge émotionnelle, Emma Clit, Massot Éditions, 2018.

Instagram @taspensea

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CONTRACEPTION Après un accouchement, la question de la contraception se pose rapidement. À la maternité, les sages-femmes peuvent vous donner une ordonnance de pilule, mais également vous présenter d’autres moyens de contraception. Par la suite, vous pourrez bénéficier d’un suivi ou changer de moyen de contraception si vous le souhaitez en vous adressant au ou à la professionnel·le de santé de votre choix : sage-femme, gynécologue, médecin traitant…

La fertilité et le post-partum N’importe quelle personne peut retomber enceinte dès son accouchement. Le risque zéro n’existe pas. L’allaitement bloque l’ovulation théoriquement, mais si vous pratiquez un allaitement mixte, il y a de fortes chances pour que votre ovulation reprenne rapidement. De plus, même avec un allaitement exclusif, certaines personnes retrouvent leurs règles très rapidement, voire tombent enceintes. Tous les corps ne réagissent pas de la même façon et il est un peu hasardeux de se reposer sur l’allaitement comme seul moyen de contraception. Même si vous n’avez pas encore eu votre retour de couches, vous pouvez être fertile. Le mieux est de mettre en place un moyen contraceptif dès que vous sentez que votre couple est prêt à avoir des relations sexuelles (pénétratives ou non).

Les différentes contraceptions Le préservatif Le préservatif interne ou externe, pour les pénis ou les vagins, est un moyen très efficace pour vous prémunir contre grossesse non désirée. Il vous protégera également des IST, à condition de l’utiliser correctement.

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SOMMEIL Votre sommeil va être intimement lié à celui de votre enfant pendant plusieurs mois, voire plusieurs années. S’il dort bien, vous dormirez bien, et s’il dort mal, vous serez épuisé·e. Le manque de sommeil est une vraie torture, mais il est possible de gagner quelques précieuses minutes grâce à des astuces qui vous faciliteront la vie.

Le jour Votre tout-petit n’a pas encore acquis le rythme jour/nuit, et ne l’acquerra pas avant ses trois ans. Pour l’aider à faire la différence, ne lui faites pas faire ses siestes dans le noir complet. Laissez la lumière filtrer pour qu’il puisse se rendre compte des différences de luminosité. Faites des siestes ! Au diable la vaisselle, le linge à étendre et les petits plats à cuisiner. Dormir est un besoin vital. Sans sommeil, vous serez irritable, vous aurez moins de patience et votre convalescence sera plus longue et difficile. Votre enfant dort ? Profitez-en aussi, autant de fois que possible.

La nuit Astuces pour des nuits plus douces Profitez des quelques jours ou semaines de congé du coparent pour déléguer au maximum. Faites des tours de garde et utilisez des boules Quies afin de ne pas être dans l’hypervigilance lorsque c’est votre tour de dormir. Ne changez la couche de l’enfant qu’en cas de caca, de fuite ou d’érythème fessier (ces irritations rougeâtres qui apparaissent

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quand la peau de votre enfant est très sensible). Vous lui éviterez ainsi un réveil trop franc et vous resterez aussi au lit à grappiller quelques minutes de sommeil supplémentaires. Investissez dans une veilleuse douce et transportable qui vous permettra de fermer les yeux et de vous endormir, même si vous avez oublié de l’éteindre. Si votre enfant prend une tétine pour dormir, optez pour des tétines fluorescentes. Vous les trouverez ainsi plus facilement dans le noir : pas besoin d’allumer la lumière et de vous réveiller complètement. Préparez les biberons en amont : dosez le lait dans des petits pots vides et remplissez les biberons avec l’eau, comme ça, il ne vous restera plus qu’à verser la poudre dans l’eau, sans avoir à compter le nombre de mesurettes alors que vous êtes à moitié endormi·e. Essayez l’emmaillotage. Certains bébés aiment être contenus pour dormir et auront un sommeil beaucoup plus profond et apaisé s’ils sont emmaillotés. Et vous aussi, si vous pratiquez le cododo, car cela à l’avantage de diminuer le réflexe de Moro (équivalent du sursaut chez l’adulte), présent jusqu’aux trois mois de l’enfant environ. Si votre enfant ne dort pas dans la même pièce que vous, il peut être rassurant d’avoir une caméra de surveillance ou un babyphone, pour surveiller son endormissement, ses pleurs, sa position…

Le cododo et le sommeil partagé On distingue le cododo (l’enfant dort dans un lit collé à ou proche de celui des parents) du sommeil partagé (l’enfant dort sur le même matelas que ses parents). Le cododo est recommandé par l’OMS jusqu’à l’âge de six mois. Le sommeil partagé est, en France, assez décrié, même s’il est plutôt courant dans la pratique. Pour les nuits, ces deux techniques sont les moins fatigantes, surtout si vous allaitez. Ne pas avoir à sortir de son lit pour nourrir l’enfant est un gain de temps précieux, et vous pourrez vous rendormir très vite. Il s’agite dans son sommeil ? Vous pourrez lui prendre la main, lui caresser le visage sans même quitter votre couette.

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En pratique : le sommeil partagé Pour ne rien risquer, il y a quelques règles de sécurité à garder en tête : – ne pas faire de sommeil partagé dans un lit mou (matelas à eau, par exemple) ; – ne pas boire d’alcool ni prendre de drogue ; – ne pas fumer dans la chambre où dort l’enfant ; – ne pas dormir avec un animal ; – faire dormir l’enfant sur le dos ; – enlever oreiller et couverture lourde (grosse couette, par exemple) qui pourraient recouvrir l’enfant ; – veiller à ce que la température de la pièce ne dépasse pas 19 °C.

Si vous allaitez, le cododo et le sommeil partagé sont particulièrement adaptés. En dormant en position allongée sur le côté, bébé pourra rapidement attraper votre mamelon seul pour se nourrir en limitant vos réveils. De plus, les tétées nocturnes déclenchent des libérations d’hormones qui favorisent un retour rapide au sommeil profond. Si vous ne souhaitez pas faire de cododo, pour les nuits difficiles, un matelas ou un lit d’ap­point dans la chambre de votre enfant sera votre meilleur ami (valable plusieurs années). Durant les trois premiers mois de sa vie, votre enfant aura peut-être besoin de dormir sur vous. Il a tout de même vécu neuf mois à l’intérieur de vous. Votre odeur, votre chaleur et votre respiration peuvent le rassurer. Si tel est le cas, vous pouvez opter pour une écharpe de portage en journée. Elle vous permettra de faire dormir votre enfant contre vous, tout en libérant vos mains pour manger ou étendre votre linge, par exemple. Voir Allaitement, Mort inattendue du nourrisson, Portage et poussette

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Morgane Koresh • Ayla Saura • Masha Sexplique

La grossesse est rythmée par les prises de sang, les rendez-vous médicaux, les échographies, les séances de préparation à la naissance… Plus on avance, plus on nous met en condition dans la perspective du fameux « jour J ». Or, l’accouchement n’est pas uniquement la fin d’un processus ; c’est aussi le début du post-partum. Entre récupération physique et mentale, soins à donner au bébé, nouvelle vie à trois (ou à plus !) à organiser… Les mois qui suivent l’accouchement sont intenses et déstabilisants. À l’initiative du hashtag #MonPostPartum, lancé en 2020 sur les réseaux sociaux, Morgane Koresh, Ayla Saura et Masha Sexplique donnent dans ce guide des outils concrets à toutes les personnes qui souhaitent se préparer à cette période et mieux la vivre.

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N o s po st - pa r t u m

Un guide pour accompagner en douceur les mois de l’après-accouchement

Morgane Koresh est un·e illustrateur·ice et street-artiste féministe non binaire et a deux enfants. Sur son compte Instagram, elle écrit et illustre ses réflexions sur l’éducation non genrée à l’épreuve du quotidien. Ayla Saura est gérante d’une librairie à tendance féministe située à Rennes et maman d’une petite fille de deux ans. Sur les réseaux sociaux, elle partage son quotidien, ses doutes et des portraits qu’elle réalise en tant que photographe. Masha Sexplique est créatrice de contenus sur les sexualités, autrice de plusieurs livres et maman d’une enfant de trois ans. Sur son compte Instagram, on déconstruit les tabous, on s’informe, et surtout, on décomplexe !

MDS : MN27598

17,95 € TTC

Morgane Koresh • Ayla Saura • Masha Sexplique

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