·8· CENDRILLON de Charles Perrault
·10· HANSEL ET GRETEL de Jacob et Wilhelm Grimm
·12· BLANCHE-NEIGE de Jacob et Wilhelm Grimm
·14· PINOCCHIO de Carlo Collodi
·16· LE PETIT CHAPERON ROUGE de Jacob et Wilhelm Grimm
·18· LE PETIT POUCET de Charles Perrault
·20· LA REINE DES NEIGES de Hans Christian Andersen
·22· LE PETIT SOLDAT DE PLOMB de Hans Christian Andersen
·24· LA PETITE SIRÈNE de Hans Christian Andersen
·26· LE CHAT BOTTÉ de Charles Perrault
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C O N T E S
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M E R V E I L L E S
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CENDRILLON
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l était une fois, une jeune fille qu’on appelait Cendrillon parce qu’elle dormait dans la cendre, devant la cheminée. Elle avait perdu sa mère il y a bien longtemps, et vivait avec sa marâtre et ses deux horribles filles.
Les trois pestes la détestaient au motif que le regard de Cendrillon était plus pur que tous les bijoux qu’elles possédaient. La jeune fille était vêtue de haillons et travaillait dur. Chaque jour, une fois son labeur terminé dans la grande maison, elle chantait avec les colombes du noisetier qu’elle avait elle-même planté dans le jardin, au-dessus de la tombe de sa mère. Cendrillon ne pleurait et ne se plaignait jamais. Un jour, on annonça au village que, trois soirs durant, le Prince danserait avec toutes les jeunes filles du royaume, dans l’espoir de tomber amoureux de l’une d’entre elles. Les deux sœurs se précipitèrent au bal, mais pas Cendrillon : elle n’avait que des guenilles à se mettre. Alors, les colombes du noisetier lui préparèrent discrètement, entre les branches de l’arbre, une robe et une paire de chaussons d’or, puis l’accompagnèrent ainsi vêtue jusqu’au château. Quand le Prince la vit, il l’invita à danser, et elle fut sa seule cavalière de tout le bal. Il lui dit : « C’est toi. » Mais avant la fin, Cendrillon s’enfuit. Et elle fit ainsi les deux soirs suivants. La dernière nuit, elle perdit un chausson d’or, que le Prince s’empressa de ramasser. Il parcouru le royaume pour le faire essayer à chaque jeune fille qui avait participé au bal. Quand ce fut le tour des sœurs, elles allèrent jusqu’à se couper les orteils pour essayer de l’enfiler ! Rien n’y fit : le chausson n’allait qu’à une seule et unique personne. Lorsque le Prince la reconnut, Cendrillon lui chuchota : « Oui, c’est bien moi. »
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HANSEL ET GRETEL
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l était une fois, au milieu d’une forêt sombre et effrayante, une maisonnette
faite de pâte d’amande, de chocolat et de fruits confits. Un délice pour les yeux ! Hansel et Gretel ne savaient pas qui habitait là. Ils savaient seulement
que leur père avait épousé une femme méchante, qui l’avait convaincu d’abandonner ses enfants dans les bois. Fatigués, transis de froid et affamés, les petits trouvèrent le chemin de la maison alléchante. Ils croquèrent un bout de fenêtre sucré, et aussitôt la porte en chocolat s’ouvrit. Sur le seuil de nougat apparut une vieille femme presque aveugle qui, si on la regardait bien, ressemblait fort à leur marâtre. Elle demanda aux enfants d’arrêter de manger sa maison. En échange, elle leur préparerait un vrai festin. Mais c’était une sorcière perfide : après les avoir fait entrer, elle les enferma dans une cage pour les manger une fois bien engraissés. Chaque jour, elle tâtait le doigt d’Hansel à travers les barreaux. Pour la tromper, le petit garçon lui tendait un os de poulet, toujours fin et sec. Au bout d’un moment, la sorcière se lassa d’attendre et fit sortir Gretel de la cage pour l’aider à allumer le four. Il était temps de faire rôtir ces enfants ! Gretel fit semblant de ne pas comprendre comment il fonctionnait, et pour lui expliquer, la sorcière se pencha dedans. Alors Gretel la poussa tout entière et referma la porte brûlante. Une fois la sorcière dévorée par le feu, les deux enfants quittèrent la forêt pour rentrer chez eux. Ils retrouvèrent leur père mais la marâtre avait disparu. Sans doute avait-elle, comme la sorcière, fondue comme un bonbon au soleil.
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BLANCHE-NEIGE
I
l était une fois une enfant qu’on appelait Blanche-Neige parce qu’elle avait la peau blanche comme la neige, les joues rouges comme le sang et les cheveux noirs comme l’ébène. Sa marâtre était belle aussi, mais d’une beauté froide
et envieuse. Chaque jour, elle demandait à son miroir magique, qui ne savait pas mentir, qui était la plus belle du royaume. Les années passèrent… Blanche-neige grandit. Un funeste jour, le miroir répondit que c’était Blanche-Neige la plus belle du royaume. De rage, la Reine ordonna à son fidèle chasseur de tuer la jeune fille et de lui rapporter ses poumons
et son foie comme preuve de son crime. Il obéit, mais ne la tua pas et donna à la Reine les organes d’un sanglier, dont elle se délecta. Blanche-Neige, seule et abandonnée, décida de ne jamais rentrer au château. La forêt était immense et sombre mais cachait une petite maison avec sept chaises, sept assiettes, sept verres et sept lits. Blanche-Neige trouva la maisonnette douillette, et de fatigue, s’endormit dans un des lits. Le soir venu, sept nains rentrèrent de la mine voisine. Ils tombèrent sous le charme de la jeune fille et lui proposèrent : « Si tu t’occupes de notre maison, nous te protégerons. » Plus tard, lorsque le miroir révéla que la plus belle restait Blanche-Neige, puisqu’elle vivait toujours, la Reine partit à sa recherche. Elle mit en place des stratagèmes magiques pour la tuer : avec un lacet d’argent, puis un peigne, et finalement, une pomme empoisonnée. Blanche-Neige accepta la pomme qu’elle croqua naïvement. Elle tomba alors dans un sommeil mortel. Les nains fabriquèrent un cercueil de cristal, devant lequel ils veillèrent tour à tour. Un beau jour, un prince venu d’ailleurs eut la permission de déplacer le cercueil. Maladroitement, il trébucha sur une pierre et le cristal se brisa. Mais l’accident fut providentiel car Blanche-Neige recracha le morceau de pomme empoisonnée et se réveilla. À la fête de fiançailles du prince et de Blanche-Neige, la Reine eut pour punition de chausser des souliers chauffés à blanc, dans lesquels elle dansa et brûla d’envie, pour la dernière fois. ·
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