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Grande Imagerie - Le Débarquement

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LE DÉBARQUEMENT


LE DÉBARQUEMENT TEXTES SOPHIE LAMOUREUX


Jour J - 5 ans

LA SECONDE GUERRE MONDIALE Cinq ans avant le débarquement en Normandie, la Seconde Guerre mondiale éclate en Europe. Le 1er septembre 1939, l’Allemagne d’Adolf Hitler attaque la Pologne. Deux jours plus tard, la Grande-Bretagne et la France lui déclarent la guerre. En mai 1940, les Allemands envahissent les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg et le Nord de la France. Les Britanniques évacuent leur armée à Dunkerque et la France rend les armes.

La France occupée Le 22 juin 1940, la France signe sa reddition et accepte les conditions allemandes : toute la moitié nord du pays et les côtes atlantiques sont occupées par les vainqueurs. La moitié sud est administrée par un nouveau gouvernement français. Dirigé par le maréchal Philippe Pétain Pétain, ce régime autoritaire s'installe dans la ville de Vichy en Auvergne et collabore avec les Allemands. En novembre 1942, suite au débarquement des Anglais et des Américains en Afrique du Nord, les Allemands et les Italiens envahissent la zone sud de la France.

DEUX CAMPS La Seconde Guerre mondiale oppose les Alliés (la Grande-Bretagne, l’URSS, la France, la Pologne, les États-Unis, le Canada, la Belgique, la Norvège, le Danemark…) aux puissances de l’Axe (l’Allemagne, l’Italie, la Roumanie, la Bulgarie, la Hongrie et le Japon).

La Résistance française Des Français refusent la défaite et créent des groupes de résistance dans la zone nord occupée comme dans la zone sud libre. De son côté, Charles de Gaulle, un général français, gagne Londres, en Grande-Bretagne, d'où il lance un appel à la radio dès le 18 juin 1940 : il appelle les Français à venir le rejoindre pour continuer à se battre. De Gaulle charge un ancien préfet, Jean Moulin, d'unifier les différents mouvements de la Résistance française sous son autorité. Moulin réussit, avant d'être arrêté par les Allemands en juin 1943. Le 18 juin 1940, le général de Gaulle lance son appel à la radio depuis Londres.

À partir de 1933, en Allemagne, Adolf Hitler instaure une dictature totalitaire (totale), basée sur une idéologie nationale-socialiste (nazie) et nommée le Troisième Reich. On le voit ici saluer son armée.

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L'URSS et l'Allemagne L'URSS de Joseph Staline et l'Allemagne nazie d'Adolf Hitler se détestent. Pourtant, quelques jours avant le début de la guerre, le 23 août 1939, les Allemands et les Soviétiques signent un pacte de non-agression. Cet accord prévoit surtout leur partage de la Pologne et des pays baltes. Mais en juin 1941, Hitler, qui craint une invasion soviétique, lance l'opération Barbarossa pour envahir le premier l'URSS. Désormais, les grandes batailles se jouent sur le front de l'Est.

Un navire américain brûle après l’attaque des Japonais à Pearl Harbor.

L'entrée en guerre des États-Unis

Affiche annonçant l’opération Barbarossa

Tanks nazis en direction de Moscou, le 20 août 1941

En 1939, les États-Unis sont divisés entre ceux qui détestent les communistes et ceux qui détestent les nazis. Progressivement, les Américains se rapprochent de la Grande-Bretagne, qui leur achète des armes en grande quantité. L'Allemagne envoie alors des sous-marins dans l'océan Atlantique pour empêcher cet approvisionnement et les incidents se multiplient à l'automne 1941. Mais c'est surtout l'attaque par les Japonais de leur flotte navale basée dans le port de Pearl Harbor (Océanie), le 7 décembre 1941, qui entraîne les États-Unis dans la guerre.

Joseph Staline (URSS), Franklin D. Roosevelt (États-Unis), et Winston Churchill (Royaume-Unis) s’accordent à Téhéran (en Iran) fin 1943 sur le futur partage de l’Europe et le débarquement en Normandie.

L'URSS, un nouvel Allié ? À partir de l’invasion allemande de l’URSS, les Britanniques et les Américains fournissent des armes aux Soviétiques. Pourtant, ces deux camps se haïssent aussi. Ils incarnent deux organisations ennemies : Joseph Staline, à la tête de l’URSS, défend le communisme, alors que les Britanniques et les États-Unis prônent le libéralisme. Lorsque l’URSS parvient à repousser les Allemands, les Britanniques et les Américains décident de débarquer en Europe du Nord pour parvenir les premiers en Allemagne.

Affiche de propagande symbolisant l'écrasement d'Adolf Hitler par les trois grands alliés

LE HANDICAP DE L’ALLEMAGNE L’Allemagne doit se battre sur deux fronts : le front de l’Est contre les Soviétiques et le front de l’Ouest contre les Alliés. Quand il ne fait plus de doute que l’Allemagne a perdu, les Soviétiques et les Alliés se hâtent d’atteindre Berlin pour conquérir la plus large zone d’influence possible.


Jour J - 2 ans

LE MUR DE L’ATLANTIQUE À partir de 1941, la plupart des troupes

Des milliers d'obstacles En première ligne, sur les plages, sont installés des rails métalliques reliés à des obus, des radeaux minés, des explosifs, des « hérissons tchèques » (des barres en acier soudées entre elles), des barbelés... Ces dizaines de milliers d'obstacles sont destinés à éventrer les bateaux et empêcher les chars et les hommes de débarquer.

allemandes sont envoyées se battre sur le front de l’Est contre l’URSS. Les Allemands se doutent que, tôt ou tard, un débarquement allié sera tenté sur le front de l’Ouest. Pour se protéger, Adolf Hitler décide de fortifier les côtes atlantiques de l’Europe occupée, du Nord de la Norvège jusqu’à la frontière espagnole. L’ensemble, surnommé le mur de l’Atlantique, n’est pas un vrai mur, mais un assemblage

« Les hérissons tchèques » doivent empêcher les Alliés de débarquer.

de fortifications et d’obstacles.

Les blockhaus En deuxième ligne, les Allemands construisent 8 000 blockhaus, des abris en béton, souvent dissimulés sous des filets de camouflage. À l'intérieur, les soldats allemands sont bien protégés des tirs ennemis grâce à des parois de béton de deux mètres d'épaisseur. Ils surveillent les côtes et se tiennent prêts à tirer sur les ennemis qui débarqueraient par la mer. Ils disposent de canons capables d'atteindre les côtes de la Grande-Bretagne et de mitrailleuses comme les MG 42, qui tirent jusqu'à 1 500 balles par minute.

Une défense anti-aérienne Contre les avions ennemis, les Allemands installent des batteries d'artillerie à l'arrière des dunes. Ce sont des ensembles d’armes à feu rassemblées en un lieu stratégique. Pour détecter l'approche d'appareils ennemis et déclencher l'alerte si besoin, une centaine de stations radar et d'écoute sont dispersées dans la région. Elles restent à l'affût du moindre mouvement ou du moindre bruit.

Un blockhaus allemand, surnommé bunker par les Britanniques et les Américains

300 000 soldats allemands sont chargés de la surveillance du mur de l’Atlantique, dont environ 50 000 sont répartis sur les secteurs du débarquement.

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LE FORT DU ROULE Cherbourg, comme les autres villes portuaires du mur de l’Atlantique, est transformée en forteresse. Installés dans le fort du Roule qui domine la ville du haut de sa colline, les Allemands renforcent leur position en plaçant des batteries de canons sur le flanc de ce relief. Ils creusent aussi plusieurs galeries souterraines pour stocker de la nourriture en cas de siège.

Les Allemands postés au fort du Roule sont sous les cibles des bombardements alliés, comme le montre cette vue aérienne de Cherbourg datant de 1944.

Un mur de sable ? Très coûteux en béton, en acier et en ouvriers, le mur de l'Atlantique est-il aussi infranchissable que le veut Hitler ? Nommé responsable des défenses côtières de l’Europe occidentale à la fin de 1943, le maréchal allemand Rommel doute de son efficacité : les armes réunies possèdent des calibres différents, qui ne sont donc pas toujours adaptés aux munitions, et les stocks sont limités. Rommel fait considérablement renforcer les défenses pendant les premiers mois de 1944, mais le chantier n'est toujours pas terminé au moment du débarquement. Artillerie lourde positionnée sur le mur de l’Atlantique

Le chantier de l'OT Les travaux énormes du mur de l'Atlantique sont réalisés par l'organisation Todt (OT), un organisme civil et militaire qui réalise tous les grands chantiers du Troisième Reich, le régime nazi d'Adolf Hitler. Pour sa main d'œuvre, le groupe réquisitionne des prisonniers de guerre, des travailleurs français ou étrangers soumis au Service du travail obligatoire (STO) et aussi des ouvriers volontaires locaux.


TA B L E D E S M AT I È R E S

JOUR J - 5 ANS : LA SECONDE GUERRE MONDIALE 2 JOUR J - 2 ANS : LE MUR DE L’ATLANTIQUE 4 JOUR J - 8 MOIS : PRÉPARATIFS DU DÉBARQUEMENT 6 JOUR J - 6 MOIS : OPÉRATION FORTITUDE 8 JOUR J : OPÉRATION NEPTUNE 12 JOUR J + 100 JOURS : LA BATAILLE DE NORMANDIE 16 LES FRANÇAIS ET LE DÉBARQUEMENT 20 À LA MÉMOIRE DES COMBATTANTS 22

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MDS : FS88278

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