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Ma super école - Tome 3 - la bibliothèque est hantée !

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Véronique Cauchy • Maximiliano Luchini

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ecole La bibliothèque est hantée !


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La bibliothèque est hantée !


Éditions de Noyelles 31, rue du Val de Marne, Paris Avec l’autorisation des éditions Fleurus ISBN : 978-2-298-164732 N° éditeur : 95442 Dépôt légal : Septembre 2020 Direction : Guillaume Arnaud Direction éditoriale : Sarah Malherbe Édition : Claire Renaud Conception graphique : Willem Meerloo Mise en pages : Hélène Léonard Direction de fabrication : Thierry Dubus Fabrication : Marie Guibert © Fleurus, Paris, 2020, pour l’ensemble de l’ouvrage. www.fleuruseditions.com Tous droits réservés pour tous pays. « Loi n°49-956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse, modifiée par la loi n°2011-525 du 17 mai 2011. »


Véronique Cauchy Maximiliano Luchini

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La bibliothèque est hantée !


LES PERSONNAGES M AR I N

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T RO P, C ’ ES T T ROP ! – Bon sang de bois ! Vous êtes sûre ? J’arrive immédiatement. M. Courtecuisse coupe précipitamment la communication et glisse son téléphone portable dans la poche de son pantalon - hum, pas facile : ce pantalon le serre, il a dû rétrécir au lavage ! Le directeur sort de son bureau comme un diable de sa boîte, engoncé dans son costume. (S’est-il trompé de programme en allant à la laverie automatique ? À moins qu’il n’ait encore grossi… Mais non, impossible avec ce 7


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nouveau régime, il se fait des idées.) – Un peu de sport ne peut pas me faire de mal, souffle-t-il entre ses dents. Il s’engage dans l’escalier en petites foulées. – Mon corps me… dira… merci… M. Courtecuisse collectionne les régimes alimentaires afin de perdre ses kilos en trop, mais à chaque tentative, il ne fait que perdre un peu plus d’espoir. Depuis une semaine, il s’est mis au régime deux repas par jour : un le matin et un le soir. Autant dire que sa journée est sacrément saucissonnée ! Quand M. Courtecuisse ne mange pas, il passe son temps à y penser : que mijotera-t-il pour le dîner ? Bœuf bourguignon ou escalope de dinde ?... Sauf en ce moment. En ce moment, c’est l’affolement. Là, tout de suite, une chose horrible est arrivée. Une chose qui le détourne de la nourriture. En dévalant les dernières marches, M. Courtecuisse entend un bruit suspect. 8


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Crrreuuu… Pour une fois, ce n’est pas son estomac ! – Manquerait plus que les coutures de mon pantalon craquent ! dit-il tout bas. (De fait, son pantalon n’est pas entraîné à tant d’efforts !) Mais là, la chose horrible retient toute son attention ; alors malgré la possibilité d’un trou dans son pantalon, M. Courtecuisse continue bravement sur sa lancée. Il traverse en flèche la cour de récréation, déserte à cette heure, les élèves étant en classe ; et c’est à bout de souffle qu’il pénètre dans la bibliothèque flambant neuve. On y a rassemblé toutes les collections de livres de l’école. Comme l’école de Tinchebroc possède beaucoup de livres, la nouvelle bibliothèque est déjà entièrement remplie. Dans ce royaume de papier, deux mamans d’élèves, Camille Briva et Perrine Beau, tournent en rond en vociférant. Parfois, elles lancent leurs bras en l’air en signe 9


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d’indignation ou d’intimidation, difficile à dire. À l’entrée du directeur, elles se précipitent sur lui. – Regardez ! Mais regardez donc ! s’écrie Mme Briva. – Tout notre travail, réduit à néant ! enchérit Mme Beau. M. Courtecuisse prend peur. Ces deux femmes ne sont plus les deux charmantes mères de famille qu’il a toujours connues. Elles sont… déchaînées ! Auraient-elles perdu la tête ? (Ou bien serait-ce lui qui est train de devenir fou ? ...) – On est gentilles, mais on n’a pas que ça à faire, s’égosille Camille Briva. Le bénévolat, c’est comme n’importe quel travail : ça mérite le respect ! – C’est vrai, on veut bien rendre service, mais il y a des limites. Tous les livres qu’on a classés hier… Sous le coup de l’émotion, Perrine Beau s’interrompt. Constatant qu’elle tremble, M. Courtecuisse pose une main paternelle sur son épaule et lui tend un mouchoir : – Il ne faut pas vous mettre dans cet état, ce n’est pas la fin du monde… 11


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– Quand même, hoquette Perrine Beau. On y a mis tout notre cœur, et voilà le résultat. Elle se mouche bruyamment, et de sa main libre, montre l’étendue des dégâts. Le directeur jette un coup d’œil suspicieux aux caisses de livres disséminées à travers la pièce. La main de Perrine Beau désigne à présent les étagères fixées au mur. M. Courtecuisse les considère avec une grande méfiance. Quand la main de Perrine Beau valse dans les airs avant de retomber mollement, c’est l’ensemble de la pièce que M. Courtecuisse regarde avec incertitude. – Et puis c’est… dégoûtant ! s’énerve Camille Briva. Regardez, mais regardez donc comme c’est sale ! Circonspect, le directeur s’avance vers la caisse que montre Mme Briva. À l’intérieur, une vingtaine de livres couverts d’une épaisse couche de poussière. – Sûrement les retombées du chantier. La bibliothèque vient d’ouvrir, ne l’oubliez pas, dit M. Courtecuisse, pensant apaiser les choses. 12


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– Je ne crois pas : ça fait un mois que le chantier est terminé. Regardez mieux ! Tout au fond, il y a des petites pierres. – Que font ces cailloux au milieu des livres ? demande le directeur. – C’est la question que nous nous posions avant votre arrivée. – Ça doit être une mauvaise blague, avance le directeur. – Entre les caisses déplacées, la poussière partout, les « cailloux », moi j’appelle ça du vandalisme. M. Courtecuisse est bien de son avis ; mais en tant 13


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que responsable des lieux, sa mission est de faire régner l’ordre. Et de rassurer. Surtout les parents d’élèves. Alors, tant pis, il s’apprête à dire le contraire de ce qu’il pense. – Du vandalisme ?! Comme vous y allez, Mme Briva ! Personnellement, je n’y vois que des jeux d’enfant. Les deux mamans sont interloquées. – M’enfin ! Vous allez réagir, tout de même ? s’inquiète soudain Perrine Beau. Le directeur réalise ce qu’on attend de lui : de la fermeté. Alors il bombe le torse. Souple, mais ferme, c’est ainsi qu’il veut apparaître aux yeux des parents. Son costume le boudine davantage, mais il reste imperturbable et répond : – Dans mon école, je ne tolèrerai aucun relâchement ! Quelle est la dernière classe à avoir emprunté des livres ? – Hier, en fin d’après-midi, Mlle Printemps est venue avec ses CM1. Encore eux ! pense aussitôt le directeur. Depuis la 14


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rentrée, ils ne me posent que des problèmes. Entre eux, ils s’appellent par ces surnoms ridicules, comment déjà ? Ah oui ! Un mince sourire déforme sa face lunaire, tandis que mentalement, il les passe un à un en revue. Calculator, c’est Calypso Briva, celle qui calcule plus vite que son ombre… Bricoman, Andy Ferguson, le roi du bricolage… Illustrator, Aïssa Alaoui, l’artiste… Poétor, Marin Beau, le poète qui se met à rimer dès qu’il est stressé… Cloclo la Glu, Clodoald Delamire-Crampon, quel pot de colle, celui-là ! Ces cinq-là, il faut toujours qu’ils se fassent remarquer. Oui, oui, oui… Je suis sûr qu’ils sont derrière tout ça. – Mesdames, vous avez eu assez d’émotions pour aujourd’hui. Rentrez chez vous, je vais mener mon enquête. Et pour bien appuyer son propos, M. Courtecuisse se redresse comme un coq. 15


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Pourvu que mes coutures tiennent le coup ! penset-il pile au moment où l’on entend un bruit fort suspect. Crrreuuu… Une fois seul, M. Courtecuisse explose : – Trop, c’est trop. Ils vont me le payer ! Il s’arrache une grande touffe de cheveux - 5 grammes en moins sur la balance ! À bout de forces, il se laisse tomber sur une chaise (Crrreuuu !) et plonge dans ses souvenirs. Dire que tout avait si bien commencé…

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DÉCOU VRE LES 5 H É ROS DE MA S U PER É COLE !


DANS LA MÊME COLLECTION


ma super

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La bibliothèque est hantée ! Les 5 supers élèves de ma super école, Cloclo la glu, Calculator, Bricoman, Poétor et Illustrator entendent des bruits bizarres à la bibliothèque qui vient de rouvrir. On dirait des voix… Des fantômes même…

Dans la même collection :

7,95 e France TTC www.fleuruseditions.com


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