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Pour Clara. Nouvelles d'ados. Prix Clara 2021

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Prix Clara


Publié avec le concours de la Fondation d’entreprise La Poste. www.fondationlaposte.org

Et le concours de la Fondation Orange.

Et le soutien de la mairie de Paris

© Fleurus, Paris, 2021, pour l’ensemble de l’ouvrage www.fleuruseditions.com ISBN  : 978-2-2151-6629-0 MDS  : FS66290 Tous droits réservés pour tous pays. «  Loi n° 49-956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse, modifiée par la loi n° 2011-525 du 17 mai 2011.  »


Sommaire

11 Émilie Mahé Funambules 55 Camille Benveniste La silhouette de l’ombre 93 Luna Dauger Le repas du dimanche soir 103 Bertille Bricou Ta bohème 143 Eve Renard La bande dessinée 161 Aliénor Vanoutryve Une si belle planète


Émilie Mahé

Funambules

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Chacun d’entre nous est en quête d’un Quelque Chose. Ce Quelque Chose peut sembler insignifiant, parfois banal, ou alors complètement fou, et d’ailleurs, on en a plus ou moins conscience. Cependant, il nous fait vivre dans l’optique secrète de le rencontrer un jour. Bonheur, amitié, réussite… Pour moi, aussi commun que cela puisse paraître, mon Quelque Chose, mon « idéal », est la liberté. Et je l’ai cherchée longtemps, cette liberté, sans jamais vraiment l’atteindre. Cet « idéal », c’est l’écriture qui me l’a fait découvrir. Écrire ce que je veux, ce que je pense, m’évader au gré de mes pensées et de mes rêves ; car après tout, si « écrire » ne rime pas avec « liberté » de façon très conventionnelle, « liberté » et « écrire » riment ensemble dans ce qu’ils inspirent et transmettent. Et c’est pour cette raison que j’aime écrire. Je m’appelle Émilie Mahé, j’ai seize ans, et ce récit s’est construit à coups d’insomnies passées enfermée dans ma chambre, avec pour seul but de me faire voyager pendant une poignée d’heures volées à la nuit. S’il y a un thème dans cette nouvelle, c’est probablement celui du périple que représente une fugue, mais peut-être aussi celui de notre propre reconnaissance et de la prise de conscience de notre liberté, autant dans notre pensée et dans nos sentiments que dans nos actes.

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Dans la vie, il y trois sortes de personnes : les

Enthousiastes, les Mitigés et les Apathiques. C’est ce qu’on pourrait appeler la théorie de l’EMA. Pour mieux illustrer cette théorie, prenons l’exemple d’un cours d’EPS, ou plus ­précisément celui d’un cours de gymnastique, où ces trois types de personnalités se côtoient. Commençons par les Enthousiastes. Pour les repérer, c’est très simple : ce sont eux qui donnent un semblant d’animation dans le gymnase, qui installent et rangent sans se poser de questions, car ils sont motivés. Deuxième catégorie, les Mitigés : ils traînent au beau milieu de la salle et se rangeront du côté des Enthousiastes si l’activité proposée les intéresse ; dans le cas contraire, ils s’en iront dans le camp opposé, à savoir celui des Apathiques. On peut trouver ceux-ci sur les bancs et les tapis, silencieux ou non, éveillés ou non. Heureusement, la plupart des gens se situent dans la catégorie des Mitigés, assurant ainsi l’équilibre de la société. Éloïse soupira. Elle réfléchissait à cette théorie en se situant mentalement dans la catégorie des Mitigés. Mais comme la gymnastique en cours d’EPS l’ennuyait 13


Émilie Mahé plus que tout, elle modifia son statut pour prendre un profil apathique. Elle inspira profondément avant de laisser l’air ressortir de ses poumons à toute allure. Les crampes menaçaient ses bras tandis que l’édifice de son corps était au bord de l’effondrement dans un grand craquement d’os. Elle se laissa glisser des barres parallèles pour ­s’allonger sur un tapis. Éloïse se rassit après s’être accordé quelques minutes pour souffler. À bien y réfléchir, seule la volonté était l’aspect du sport qui lui correspondait le plus. Mais celle-ci, elle la conservait pour plus tard, quand elle en aurait vraiment besoin, pour quelque chose qui lui tiendrait réellement à cœur. Elle sourit, d’un imperceptible plissement de lèvres. Voilà comment on trouvait des excuses à sa propre fainéantise. Une ombre la survola, la noyant dans toute sa hauteur. –  Allez, Éloïse, c’est bien ! Continue comme ça ! L’intéressée se tourna vers son prof de sport. Il circulait, en bon vieux géant qu’il était, tout en remontant systématiquement son masque, qui tombait à chaque fois qu’il encourageait un élève. Finalement, dans ce doux brouhaha d’agrès et de sueur, la seule personne à se sentir dans son élément était aussi la seule personne à ne pas pratiquer la gymnastique. C’était à se poser des questions sur cette discipline. 14


Funambules Éloïse se laissa de nouveau retomber sur le matelas de gym aux couleurs criardes. À quoi bon ? Sous cet angle, les barres en tous genres semblaient se trouver à plusieurs mètres au-dessus d’elle, parfaitement inaccessibles. Mieux valait rester ici, à écouter et regarder quelques Enthousiastes braver les poutres et les chevaux ­d’arçons. –  Psitt ! Éloïse ! Celle-ci soupira. Ç’aurait été trop beau de goûter à un bref instant de tranquillité. –  Ça te dit qu’on passe le weekend ensemble ? Éloïse regarda son interlocuteur dont le bandeau de sport rose fluo avait tendance à lui glisser sur les yeux. Elle côtoyait Thibaut depuis la maternelle, et elle le connaissait assez pour deviner que s’il lui proposait cela, un vendredi après-midi une heure avant la fin des cours, c’était qu’il avait une idée bien précise derrière la tête. Elle glissa son coude derrière sa nuque, de façon à s’installer plus confortablement. Thibaut avait réussi à piquer sa curiosité. D’autant plus que même s’il ne lui avait pas demandé, ils auraient passé leur fin de semaine soit chez l’un, soit chez l’autre, mais ensemble de toute façon. –  Avec plaisir mon vieux, pour changer, répondit-elle d’un ton sarcastique. 15


Émilie Mahé –  Cool ! Je t’accompagne prendre des affaires de rechange chez toi ? –  Génial ! Deux jours comme on les aime avec ce cher Thibaut ! Son ami fit une grimace. –  Ce ne serait pas légèrement ironique, par hasard ? –  Qu’est-ce qui te fait dire ça ? fit innocemment Éloïse. Je ne vois vraiment p… –  ALLEZ, ALLEZ, ALLEZ ! Au boulot ! Éloïse et Thibaut sursautèrent en même temps. Ils n’avaient pas entendu monsieur Bernachou arriver dans leur dos. Ils savaient pourtant qu’il les avait à l’œil, étant définitivement des Apathiques de la gymnastique. –  Ils ne vont pas s’user tout seuls, ces agrès… *** Éloïse et Thibaut marchaient avec difficulté sur le trottoir étroit. Le ciel était plutôt dégagé et une légère brise leur soufflait l’odeur enivrante de la boutique du fleuriste tout proche. Le printemps s’était imposé et les beaux jours arrivaient à grands pas. Un léger sourire couronnait les lèvres des passants qu’ils croisaient, indicateur infaillible d’une belle soirée en perspective. –  Rassure-moi Thibaut, lança Éloïse, brisant ainsi le silence qui les environnait depuis qu’ils avaient quitté le 16


Funambules lycée. Ton petit weekend, ce n’est pas un weekend sportif ? Ce sont mes muscles douloureux qui parlent, là. –  Non, non… Éloïse lui jeta un regard soupçonneux. –  T’as l’air moyennement convaincu… Thibaut, qui était de plus en plus mal à l’aise, parut soulagé lorsqu’ils se trouvèrent devant l’immeuble de son amie. Cela marquait la fin des questions auxquelles il ne préférait pas répondre. Du moins, pour l’instant. –  Salut papa ! lança joyeusement la jeune fille en passant la porte. Devine quoi ? Je vous fiche la paix pour tout le weekend. –  C’est trop beau pour être vrai… répondit son père, mi-figue mi-raisin. Je veux voir notre sauveur… Son regard s’arrêta sur Thibaut, qui restait les bras ballants au milieu de l’entrée. –  J’aurais dû m’en douter. Bonjour ! –  Bonjour, monsieur. Éloïse les abandonna à leur semblant de conversation, retrouvant sa chambre au pas de course. Elle attrapa son sac à dos et y fourra les quelques vêtements que nécessitait une absence de deux jours. Le bourdonnement de la discussion, à laquelle elle n’avait pas vraiment prêté attention jusque-là, l’interrompit, au moment même où elle finissait de faire glisser la fermeture éclair. 17


Émilie Mahé –  Alors comme ça, vous partez deux jours dans la maison de tes grands-parents ? À la campagne, donc. –  C’est ça. Et sans réseau. De nos jours, ça semble fou, non ? Éloïse sourit. Elle n’avait pas besoin de voir son ami pour sentir qu’il était en train de se tordre nerveusement les mains. –  Pas de problème. Ça veut dire deux jours d’un calme magistral ! Je souhaite bien du courage à tes parents ! Éloïse enfila les bretelles de son sac. Il était temps de libérer son ami. Elle se faufila dans le couloir avant de saisir Thibaut par le bras. –  On y va ! Salut papa ! Bon weekend ! fit-elle en passant l’encadrement de la porte. –  Amusez-vous bien ! Et surtout : soyez sages… Éloïse soupira. Le fameux « soyez sages » commun à tous les parents, de toutes les époques, de tous les pays, de tous les âges. Comme quoi, une simple phrase peut réunir tout individu quel qu’il soit. Elle lui fit le sourire le plus candide possible et claqua la porte derrière elle. *** Une fois devant la porte de l’immeuble de son ami, Éloïse commença à monter les marches, mais en se retournant, elle s’aperçut que Thibaut ne la suivait pas. 18


Funambules –  Bah ! qu’est-ce que tu fais ? –  On ne monte pas ! Viens, on va dans le local vélos. Éloïse le regarda avec étonnement. Il y avait mieux, comme destination, qu’un vieux local vélos qui sentait l’humidité, mais bon. Pourquoi pas ? Une fois à l’intérieur, Thibaut s’assit en tailleur sur le sol. Surprise, son amie l’imita tant bien que mal. Décidément, la gymnastique, ce n’était vraiment pas son truc. Elle soutint le regard du garçon qu’elle sentait posé sur elle, malgré la pénombre environnante. La rouille sur les volets ne permettait plus de les ouvrir, ce qui ne leur laissait d’autre choix que de s’observer approximativement dans le noir. –  D’accord, lâcha Thibaut, comme s’il avait perdu le duel de regards. Je t’explique. En fait, on ne va pas vraiment à la campagne. On n’y va même pas du tout. Éloïse leva un sourcil étonné. Thibaut n’avait pas l’habitude de mentir, ni de lui cacher des choses. Elle sentit malgré elle un sourire se dessiner sur ses lèvres. La suite des aveux semblait prometteuse. –  Et mes parents pensent que je vais chez tes cousins. Son amie haussa un deuxième sourcil. –  Où on va, alors ? –  On part en skate trip. –  Pardon ? – En skate trip. 19


Émilie Mahé –  Ça existe, ça ? –  Maintenant, oui. –  Ok. Et on va où ? –  Respirer en altitude. –  Mais encore ? –  Tu poses beaucoup de questions ! Le mot « surprise », tu connais ? Éloïse se renfrogna. Elle n’aimait pas les surprises. Surtout pas celles qui correspondaient avec un prétendu skate trip. Et pourtant, elle n’avait qu’une envie : suivre Thibaut dans son délire. Alors elle ne le questionna pas davantage. Elle l’aida à sortir les deux longboards dissimulés derrière un vélo rongé par la rouille. Elle ne les avait jusqu’à présent pas remarqués, pas plus que ­l’espèce de remorque que Thibaut tira d’un coin de la pièce. –  Stop ! Tu n’avais pas dit qu’on ne partait que deux jours ? –  Si, pourquoi ? –  Et ça, c’est quoi ? Un sac à dos ? –  Oui. Le sac à dos en question était énorme. Il remplissait à lui seul la quasi-totalité de la remorque, laissant seulement de la place pour une besace, plus petite. Éloïse lança un regard non plus étonné, mais effaré à son ami. 20


Funambules Elle venait tout juste de comprendre qu’il voulait faire du skate AVEC une remorque. Thibaut empoigna le sac à dos de la jeune fille, et le glissa à côté des autres bagages. Pour finir, il sangla le tout, attacha la remorque à une longboard, saisit son skate d’une main, le lien de la remorque de l’autre, et se campa devant Éloïse. –  Bon, on y va ? On a un peu de route qui nous attend… *** Les deux skates étaient posés côte à côte sur la piste cyclable qui passaient devant chez Thibaut, la remorque attelée à l’un d’eux. –  Faudra quand même que tu m’expliques comment tu veux rouler avec ce truc derrière, commenta Éloïse. Ta remorque est plus grosse que ton skate et pèse à peu près une tonne, ajouta-t-elle avec une moue ­réprobatrice. Son ami s’agenouilla auprès de la planche. Il fit signe à Éloïse de l’imiter, puis il retourna le skate. –  Tu vois ça ? fit-il en indiquant une espèce de petite boîte noire au niveau des roues. Eh bien, c’est un moteur électrique. On l’a bricolé l’autre jour avec maman. Et il y en a aussi un sur l’autre. 21


Remerciements

Nombreux sont ceux qui ont mis leurs compétences, leur énergie et leurs moyens au service du prix et du livre. Nous exprimons notre reconnaissance aux entreprises et aux institutions suivantes  : La Fondation Orange, pour leur aide et leur contribution. La Fondation d’entreprise La Poste, pour son soutien à l’édition. La mairie de Paris, pour son accueil lors de la cérémonie de remise du prix. Toute notre gratitude aux médias qui nous ont gracieusement offert des encarts publicitaires. Page des libraires, Play Bac Presse, engagés à nos côtés dès l’origine. Nous remercions tous ceux qui, au sein de ces entreprises et institutions, se sont personnellement impliqués en faveur du prix Clara. 181


Remerciements Nous remercions également le service éditorial des éditions Fleurus qui a travaillé à la réalisation de cet ouvrage, ainsi que le service marketing et presse qui en assure le rayonnement. Merci aussi au cabinet JONES DAY et ses précieux conseils. Merci également à Olivier Mentz, qui œuvre au rayonnement du prix Clara en Allemagne. Enfin, cette liste ne serait pas complète si nous ne mentionnions les équipes de commerciaux et les libraires qui ont accueilli et défendu ce prix avec générosité et conviction. Comme dans chaque liste de remerciements, il y aura des oubliés. Par avance nous demandons à ceux-ci leur indulgence. Cette aventure étant collective, nous sommes certains que l’anonymat ne leur pèsera pas.


Le jury du prix Clara

Présidé par Erik Orsenna et composé de Christine Albanel, Camilla Antonini, Dominique Blanchecotte, Gilles Cohen-Solal, Philippe Delelis, François Dufour, Isabelle Lebret, Bernard Lehut, Sarah Léon, Sarah Malherbe, Vincent Montagne, Héloïse d’Ormesson, Claire Renaud, Jorge Semprun †, Romain Sardou, Margaux Solinas, Bernard Spitz, Hugo Spitz, Alexandre Wickham.


Comment participer au prix Clara 2022

Pour concourir à la prochaine édition du prix Clara, il faut être âgé de moins de dix-huit ans et de plus de treize ans au 28 septembre 2022 et soumettre une nouvelle de cinq à vingt pages (de 7 500 à 30 000 signes, espaces compris). Votre texte, en langue française, doit être envoyé avant le 14 mai 2022 par voie postale ou par courriel avec une attestation sur l’honneur de l’avoir rédigé sans l’aide d’une tierce personne. Le prix Clara sera décerné au cours de l’automne 2022. Les lauréats verront leur œuvre publiée par les Éditions Fleurus. Le livre étant à vocation caritative, les bénéfices de sa vente seront versés à l’Association pour la recherche en cardiologie du fœtus à l’adulte de l’hôpital Necker-­ Enfants malades (Arcfa). 187


Comment participer au prix Clara 2021 Pour participer, envoyez votre texte, accompagné de l’attestation sur l’honneur, par courrier postal à   : Éditions Fleurus Prix Clara 57, rue Gaston-Tessier 75019 Paris ou par courrier électronique à : prixclara@fleuruseditions.com

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Pour faire vos dons

Clara souffrait d’une malformation cardiaque de nais-

sance. Les jeunes qui en sont atteints vivent rarement plus de vingt ans.

Il est possible de dépister cette malformation. Cepen-

dant, aucun élément ne permet d’être alerté, car ­l’enfant

ne manifeste aucun signe annonciateur. Les médecins ne savent ni pourquoi ni comment ce type de malformation cardiaque, grave, se développe.

Deux mois avant la mort de Clara, un professeur de

cardiologie pédiatrique de l’hôpital Necker-Enfants malades avait créé l’Arcfa   : l’Association pour la recherche en cardiologie du fœtus à l’adulte.

Vous aussi, aidez-nous à soutenir ces recherches pour

qu’un jour, des outils de diagnostic puissent exister et que ces enfants soient soignés. Vous trouverez des infor-

mations sur les progrès du programme de recherche de l’association sur le site du prix Clara. 189


Pour faire vos dons Vos dons, déductibles fiscalement, seront reversés à l’Arcfa à l’UMC de cardiologie congénitale et pédiatrique de l’Hôpital Necker-Enfants malades à Paris. Ils sont à adresser à l’Association du PRIX CLARA : 31, rue d’Anjou 75008 PARIS. Chèques à l’ordre de l’Association PRIX CLARA.

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N° d’édition : J21391 Achevé d’imprimer en octobre 2021 en France par Sepec (Z.A des Bruyères - 01960 Peronnas). Dépôt légal : novembre 2021 Les Éditions Fleurus utilisent des papiers composés de fibres naturelles, renouvelables, recyclables et fabriquées à partir de bois issus de forêts qui adoptent un système d’aménagement durable. En outre, les Éditions Fleurus attendent de leurs fournisseurs de papier qu’ils s’inscrivent dans une démarche de certification environnementale reconnue.


dos, Six a ps ou Six c ur de cœ

« Écrire a toujours été une évidence. Toujours. Les mots ouvrent une infinité de portes, donnent corps aux rêves les plus fous, apaisent les flots de l’inspiration en la laissant voguer au gré des histoires. Ils permettent de s’évader, plus loin, sans cesse. L’écriture est exigeante, mais elle vous procure ce sentiment d’être libre et unique. »

Ce prix a été créé en mémoire de Clara, décédée subitement à l’âge de 13 ans des suites d’une malformation cardiaque. Destiné aux adolescents qui, comme elle, aiment lire et écrire, il est décerné par un jury présidé par Erik Orsenna et composé de personnalités du monde des lettres et de l’édition.

La vocation du prix Clara est caritative. Les bénéfices de la vente de ce livre seront versés à l’Association pour la Recherche en Cardiologie du Fœtus à l’Adulte (ARCFA) de l’hôpital Necker-Enfants malades.

10 € France TTC

Graphisme et illustration de couverture : Laurence Ningre.

Six jeunes auteurs nous proposent dans ce recueil leur façon « libre et unique » de voir le monde. Des histoires d’amour, de haine, de voyage, de repas qui tourne mal, d’art… De la poésie, de l’humour, du drame, de l’anticipation, chaque texte s’affirme ici par sa singularité et son talent.


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Pour Clara. Nouvelles d'ados. Prix Clara 2021 by Fleurus Editions - Issuu