SOMMAIRE LA TERRE
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LES OCÉANS
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L’EAU, LA VIE
53
LA MÉTÉO
77
LES CATASTROPHES NATURELLES
101
LA MONTAGNE
125
LES VOLCANS
149
LES MINÉRAUX
173
L’INVISIBLE
197
LES PLANTES
221
LES ARBRES
245
L’ÉCOLOGIE
269
LA TERRE T E X T E S A G N È S VA N D E W I E L E I L LU S T R AT I O N S G I A M P I E T R O C O S TA
LA VIE SUR TERRE La vie serait apparue sur Terre il y a 3,8 milliards d’années environ. Au cours des millénaires, de minuscules organismes très simples ont évolué pour devenir des êtres vivants très complexes. C’est à l’ère primaire qu’apparaissent les animaux à carapace, les vertébrés, les premières plantes terrestres et les premiers amphibiens et reptiles. L’ère secondaire voit naître les mammifères, les plantes à fleurs et les premiers oiseaux. Puis, à l’ère tertiaire, les mammifères connaissent un développement important qui mènera à l’apparition de l’homme.
Des bactéries, des cellules sans noyau
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DES ESPÈCES ÉTEINTES La longue histoire de la vie sur Terre est jalonnée de disparitions massives d’êtres vivants, causées par l’homme ou par des catastrophes naturelles.
LES DINOSAURES NON AVIENS Les dinosaures, apparus sur Terre il y a 230 millions d’années, se sont mystérieusement éteints voici 66 millions d’années. Les scientifiques expliquent l'extinction soudaine de la majorité d'entre-eux (les non aviens) par la collision d’une immense météorite avec la Terre et de violentes éruptions volcaniques. Seuls les dinosaures aviens, qui donnèrent naissance aux oiseaux, survécurent, ainsi que d’autres reptiles et de petits mammifères qui existaient déjà et ont continué de se développer. 16
Évolution de la vie au cours de l’ère primaire 1 Il est possible que la vie soit
d’abord apparue dans l’eau il y a 3,8 milliards d’années, sous forme de colonies de bactéries, des cellules sans noyau. Plus tard, il y a 2,2 milliards d’années, sont apparues des cellules plus évoluées, avec noyau, capables de se reproduire. Puis des algues de diverses formes et couleurs, bleues, rouges et vertes, se sont multipliées. C’est à partir de ce moment qu’ont évolué, de façon distincte, la lignée les plantes et celle des animaux.
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2 Aux alentours de 535 millions d’années sont apparus
sous la mer d’étranges animaux plats, à corps mou, en forme de feuilles ou de disques. Ils ressemblaient à des vers, des méduses ou des oursins. La vie a explosé dans les océans, où sont nés une grande diversité d’animaux de plus en plus complexes. Beaucoup étaient protégés par des coquilles. L'un des premiers mollusques connus, le latouchella, avait une coquille, se déplaçait en rampant et se nourrissait d’algues qu’il broutait. À côté se trouvaient des vers marins et des animaux portant de longs piquants sur le dos. 3 Les algues sortent de l’eau et envahissent la terme ferme, donnant naissance aux mousses (475 millions d’années), aux lichens et aux fougères (400 millions d’années).
LES HOMMES DE NEANDERTAL Ils vivaient en Europe occidentale et au Proche‑Orient entre 400 000 et 30 000 avant J.‑C. Le climat était froid ; ils chassaient et taillaient des outils. Leur disparition il y a 30 000 ans reste mystérieuse. Ils ont été contemporains de l’Homo sapiens, premier humain ayant les caractéristiques de l’homme moderne, qui les aurait peut-être supplantés.
Naissance de la vie
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4 Il y a 450 millions d’années, apparaissent des poissons cartilagineux
recouverts de plaques osseuses. Les amphibiens, qui dérivent des poissons, sont les premiers vertébrés à se déplacer sur terre. Les premiers vivaient dans l’eau et s’équilibraient grâce à leurs membres terminés par des doigts. Certains, comme Ichthyostega il y a 360 millions d’années, pouvaient se traîner sur la terre, comme les phoques, mais ils vivaient essentiellement dans l’eau. D'autres, comme Balanerpeton, qui vivait il y a 335 à 330 millions d'années, étaient totalement terrestres. Mais tous revenaient pondre leurs œufs dans l’eau. Dans les airs, il y a 300 millions d'années, les insectes se sont diversifiés : des libellules géantes, d’une envergure de 70 cm, peuplaient les forêts chaudes et humides du Carbonifère.
LE DODO DE L’ÎLE MAURICE Ce curieux oiseau au bec de pélican et de la taille d’un dindon ne volait pas. Découvert par les Portugais au XVIe siècle, il a été chassé par les Européens lorsqu’ils ont envahi l’île Maurice, et attaqué par des animaux importés par l’homme : chiens ou cochons sauvages. Le dernier dodo a disparu au XVIIe siècle.
En étudiant les fossiles, les scientifiques tentent de reconstituer les débuts de la vie sur Terre. Il y a 4 milliards d’années, l’atmosphère de la Terre, sans oxygène, était brumeuse, chargée de nuages de vapeur d’eau et de gaz volcaniques. L’énergie solaire, dans un premier temps, a transformé la vapeur d’eau et le gaz carbonique en oxygène, indispensable à l’apparition de la vie. Il y a 3,5 milliards d’années, l’atmosphère de la Terre était dense, des volcans crachaient de la lave et des gaz brûlants. La Terre fut également bombardée par des météorites et des comètes qui y auraient apporté des matières organiques, peut-être à l’origine des premières cellules vivantes. Puis la planète se refroidissant, l’eau s’est condensée dans l’atmosphère, créant les océans. L'eau des océans, où seraient apparus les premiers êtres vivants, pourrait aussi avoir été apportée par des comètes et des astéroïdes, corps riches en eau (sous forme glacée ou gazeuse). ll y a 2,4 milliards d’années, des cyanobactéries sont apparues et ont commencé à libérer de l’oxygène dans l’atmosphère : les conditions favorables à l’apparition d’organismes plus complexes étaient réunies.
LES MAMMOUTHS Les mammouths ont cohabité pendant des milliers d’années avec les hommes de Neandertal et les premiers Homo sapiens. Ces grands herbivores, qui pouvaient peser 3 tonnes, ont disparu il y a environ 10 000 ans, suite à un changement climatique et aussi à cause des hommes. Les derniers se sont éteints sur l’île de Wrangler, en Sibérie, il y a 4 000 ans.
LE LOUP DE TASMANIE Ce marsupial carnivore vivant en Australie et en Tasmanie se nourrissait de kangourous et d’oiseaux coureurs. Chassé par les aborigènes, il a disparu d’Australie il y a 12 000 ans. En Tasmanie, le dernier est mort en 1936.
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LES OCÉANS T E X T E S S Y LV I E D E R A I M E I L LU S T R AT I O N S B E T T I F E R R E R O R E L E C T U R E S C I E N T I F I Q U E G I L L E S D AW I D O W I C Z
L’OCÉAN INDIEN
Asie Océan
Formé au cours des 120 derniers millions s’éloignaient de l’Afrique, l’océan Indien
Pacifique
Afrique
d’années, tandis que l’Inde et l’Australie Océan Atlantique
est le troisième océan par son étendue.
Océan Indien
Son nom et sa situation, entre l’Afrique
Australie
et l’Australie, évoquent des mers chaudes parsemées de récifs colorés et bordées de plages où se balancent les cocotiers. Mais les côtes de l’océan Indien sont vulnérables face aux cyclones et aux tsunamis. Les pluies de mousson saisonnières inondent chaque année les terres basses du Bangladesh, à l’est de l’Inde.
Des forêts les pieds dans l’eau
Les palétuviers se plaisent sur les côtes tropicales chaudes de l’océan Indien. Ces arbres s’ancrent dans la vase grâce à des racines- échasses et respirent grâce à des racines aériennes. Les forêts qu’ils forment, appelées « mangroves », sont peuplées d’oiseaux et de singes. Côté mer, de nombreux poissons et crustacés s’abritent des prédateurs (comme le crocodile marin) entre les racines des palétuviers. Le périophtalme, un étrange poisson capable de respirer hors de l’eau, se hisse à marée basse sur celles-ci.
Les populations vivant sur les côtes de l’océan Indien pratiquent une pêche essentiellement artisanale. Les pêcheurs (ici, à Madagascar) utilisent des pirogues traditionnelles. Des flottes industrielles, venues de France, d’Espagne, de la Chine ou du Japon, déploient toutefoisleurs immenses filets dans l’océan Indien, où elles traquent en particulier les bancs de thons.
Le coco-fesse est le fruit du cocotier de mer. Cette noix, à la forme caractéristique, pèse jusqu’à 30 kg et abrite la plus grosse graine du règne végétal. Malgré son poids, elle flotte très bien et peut germer après être restée longtemps dans l’eau. Mais les cocos-fesses, très appréciés comme objets de décoration, ont été tellement collectés que le cocotier de mer ne pousse plus que sur deux des îles Seychelles.
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RÉCIFS ET ÎLES DE CORAUX L’océan Indien offre aux amateurs de plongée sous- marine de très beaux récifs coralliens. Ceux qui frangent les côtes du nord de la mer Rouge comptent parmi les plus spectaculaires et les plus riches en vie marine. Larges de quelques mètres, ils tombent abruptement vers le fond. Ils hébergent l’épineuse rascasse volante, et sont très fréquentés par les requins. L’océan Indien est réputé pour ses colonies de coraux mous, parmi lesquels nagent des poissons très colorés et la rascasse volante (ci-contre).
Le volcan Krakatoa, en Indonésie
Îles explosives
Les îles de la Sonde, qui forment une partie de l’Indonésie, sont nées à l’endroit où le fond de l’océan Indien plonge sous la plaque eurasiatique. Elles comptent encore plus de 70 volcans actifs, dont les éruptions explosives sont redoutées de la population. Au sud de l’archipel, la fosse de Java descend à 7 125 m. C’est le point le plus profond de l’océan Indien. Les mouvements de la croûte terrestre au niveau de cette fosse sont à l’origine de puissants séismes sous-marins. L’un d’eux a provoqué, en décembre 2004, un tsunami qui a ravagé les côtes de l’océan Indien et tué plus de 200 000 personnes.
Le canal de Suez
Le canal de Suez, qui relie la mer Rouge à la Méditerranée, est l’une des grandes voies maritimes de la planète : il relie l’Europe, une grande zone de consommation, aux champs de pétrole du golfe Persique et aux usines de l’Asie. Un million et demi d’ouvriers ont travaillé à sa construction entre 1859 et 1869. Il leur a fallu percer l’isthme de Suez, une bande de terre de l'Égypte rattachant l’Afrique à la péninsule arabique. Auparavant, pour passer des eaux européennes à l’océan Indien, il fallait contourner le continent africain.
L’ARCTIQUE Entièrement cerné par les côtes nord de l’Amérique, de l’Europe et de l’Asie, l’Arctique est le plus petit des océans et le moins profond. Recouvrant le pôle Nord, il est occupé en son centre par une banquise permanente, épaisse de 2 à 3 m en moyenne. Celle-ci s’étend l’hiver jusqu’au littoral des continents qui bordent l’océan. CLE CER
POLAIR E A
Pôle Nord
Un chasseur adapté
L’ours polaire traque les phoques sur la banquise arctique, guettant leur remontée au bord des trous où ces mammifères marins viennent respirer. Sa fourrure dense, qui recouvre jusqu’à la plante de ses pieds, et une épaisse couche de graisse le maintiennent au chaud et au sec. C’est aussi un excellent nageur !
Briser la glace
UE TIQ RC
Amérique du Nord
Asie
Icebergs
Groenland
Islande
La banquise, poussée par les vagues et le vent, peut broyer un navire ordinaire. Les brise-glaces à coque renforcée et à fond plat sont capables d’avancer à travers une glace épaisse de 2 m. Ils s’ouvrent un passage au moyen de la pointe avant du bateau, montant sur la glace qui se brise sous leur poids. L’hiver, les brise-glaces maintiennent les routes maritimes du Nord ouvertes pour les navires de commerce.
Bien que l’île du Groenland soit en grande partie recouverte par une calotte polaire, ses côtes sont habitées depuis des millénaires par des populations qui tirent parti de l’abondance saisonnière du poisson et des mammifères marins dans les eaux polaires.
Les icebergs qui dérivent dans les océans sont des blocs détachés des bordures des calottes glaciaires et des glaciers. Ils sont donc faits de glace terrestre. Leur forme et leur taille varient beaucoup en fonction de la température, de la force du vent et des vagues… mais aussi de l’action du sel de mer, qui les ronge. Ces énormes glaçons flottent très bien. Mais la plus grande partie de leur masse est dissimulée sous l’eau, ce qui les rend dangereux pour les navires. Les icebergs qui se détachent de la calotte du Groenland sont entraînés par les courants dans l’Atlantique nord. Ils flottent parfois jusqu’aux Antilles ! Europe
Au printemps, quand la banquise recule, la vie prolifère dans les eaux arctiques et australes. D’énormes essaims de krill, de tout petits crustacés à l’allure de crevettes, se forment. Les baleines en engloutissent des millions chaque jour. À l’approche de l’hiver, elles quittent les océans polaires pour aller se reproduire dans des eaux plus chaudes.
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L’OCÉAN AUSTRAL Situé à l’extrémité sud de la Terre, l’océan Austral entoure le continent Antarctique. Il est séparé du Pacifique, de l’Atlantique et de l’océan Indien par une frontière invisible mais bien réelle : ses eaux froides et tempétueuses, mais riches en vie, y rencontrent les eaux plus chaudes des océans voisins. L’hiver, la banquise qui encercle en permanence l’Antarctique s’étend du continent glacé.
ANTARC TIQU E
CER CLE
jusqu’à doubler la superficie
AIRE POL
Pôle Sud
Glace de mer
La banquise est constituée de glace de mer, formée quand l’eau de mer gèle en surface. Une partie de la banquise est permanente, une autre est saisonnière : elle s’étend l’hiver, quand la température de l’eau descend à – 1,8 ° C, puis elle se disloque et fond à partir du printemps. Cette banquise saisonnière est souvent morcelée : il demeure par endroits des zones d’eau libre.
Dans le froid de l’hiver austral
Plusieurs espèces de manchots et de phoques se nourrissent dans l’océan Austral, en bordure de la banquise. La plupart se reproduisent sur les îles subantarctiques plus au nord, sur des terres libres de glace. Seuls les manchots empereurs mâles affrontent les rigueurs de l’hiver austral sur la banquise : blottis les uns contre les autres, ils couvent pendant de longs mois un œuf unique, posé sur leurs pieds et protégé par un repli de leur ventre. Pendant ce temps, les mères pêchent en mer. Elles ne reviennent qu’aux beaux jours, quand les œufs éclosent.
Les plus grands icebergs sont ceux qui proviennent des plates-formes glaciaires bordant l’Antarctique. Les morceaux qui se détachent peuvent être aussi grands qu’un ou deux départements français. Ils se caractérisent par leur sommet plat et leurs parois abruptes : on les appelle des icebergs tabulaires.
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LA MÉTÉO T E X T E S C AT H Y F R A N C O I L L U S T R A T I O N S J A C Q U E S D AY A N
L’ORAGE Il survient souvent lorsque le temps est chaud et humide ; on dit qu’il fait « lourd ». L’écart de température entre l’air chaud qui s’élève et l’air froid en altitude est si grand qu’il se forme d’énormes cumulonimbus. À l’intérieur de ces nuages règnent de fortes turbulences qui engendrent du vent et de la pluie. Soudain,
On peut évaluer à quelle distance en kilomètres se situe un orage en comptant le nombre de secondes qui séparent l’éclair et le coup de tonnerre et en divisant ce nombre par trois. Le résultat obtenu représente la distance en kilomètres. Ainsi, s’il se passe 3 secondes entre l’éclair et le tonnerre, c’est que l’orage a éclaté à 1 km.
un éclair illumine le ciel et le tonnerre gronde. Tous deux sont la manifestation de la foudre, une gigantesque décharge électrique produite par le nuage qui peut atteindre le sol. Il est important de prendre des précautions pour éviter la foudre, car elle peut tuer.
CONSIGNES EN CAS D’ORAGE La foudre étant une décharge électrique, mieux vaut respecter quelques consignes en cas d’orage. Dehors, il faut éviter de s’abriter sous un arbre et lâcher tout objet en métal, le vélo y compris. Si l’on se trouve au milieu d’un champ ou d’un espace dégagé, il ne faut pas rester debout. S’accroupir ou se réfugier dans un creux de terrain est le mieux à faire. À la maison, il faut éteindre l’ordinateur et la télé. Dans une voiture, on est à l’abri : la carrosserie dévie la décharge électrique vers le sol.
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Comment se forment les éclairs ?
À l’intérieur du cumulonimbus, de forts courants d’air font se télescoper les gouttelettes d’eau et les cristaux de glace. Leur frottement produit de l’électricité. Celle-ci s’accumule dans le nuage et finit par se décharger dans l’atmosphère sous la forme d’éclairs, à la lumière aveuglante. Ils zigzaguent entre le nuage et le sol, à l’intérieur même du nuage ou encore entre deux nuages.
Quand un orage se prépare, le ciel s’assombrit, le vent se lève, et la température chute de plusieurs degrés.
Un orage entraîne fréquemment de fortes pluies. Lorsqu’il n’est pas accompagné de précipitations, on dit qu’il s’agit d’un « orage sec ».
D’où vient le tonnerre ? Sur le passage de l’éclair, l’air est chauffé à 30 000 °C. Il se dilate brutalement (augmente de volume), ce qui provoque un fracas retentissant : le tonnerre. L’éclair et le tonnerre se produisent exactement en même temps. Si nous voyons l’éclair avant d’entendre le tonnerre, c’est parce que, dans l’air, la lumière voyage beaucoup plus vite que le son.
La foudre a tendance à frapper les endroits les plus élevés. Pour protéger les bâtiments, on installe sur leur toit un paratonnerre, un dispositif en métal qui attire la foudre et la conduit directement jusqu’au sol par l’intermédiaire d’un câble. Au sol, la charge électrique se dissipe.
Quand la foudre frappe
La foudre peut casser net un arbre. Sous l’effet de l’échauffement intense de l’air, l’eau contenue dans la sève de l’arbre se vaporise littéralement, ce qui fait exploser l’écorce. La foudre est aussi à l’origine de nombreux feux de forêts ou de prairies sèches. Elle peut incendier des bâtiments, notamment ceux qui sont construits en bois. 85
MAGIE ET COULEURS DU CIEL La lumière du Soleil, qui nous paraît blanche, est en fait composée de sept couleurs : le rouge, l’orange, le jaune, le vert, le bleu, l’indigo et le violet. Lorsqu’elle traverse l’air, des nuages, des cristaux de glace ou des gouttes de pluie, elle est filtrée, reflétée, diffusée ou déviée, ce qui donne au ciel sa couleur bleue dans la journée ou rouge au crépuscule, ou provoque d’étonnants phénomènes visuels, comme l’arc‑en‑ciel, le rayon vert ou les rais de lumière. Autrefois, les hommes voyaient dans certains phénomènes célestes l’annonce de terribles
Les couleurs du ciel
Par temps clair, quand le Soleil brille haut dans le ciel, l’atmosphère diffuse essentiellement les couleurs à dominante bleue qui donnent au ciel sa couleur caractéristique. Au crépuscule, lorsque le Soleil est bas sur l’horizon, ses rayons doivent traverser une plus grande épaisseur d’atmosphère. Ce sont alors les couleurs à dominante orange et rouge qui sont diffusées et qui donnent les ciels flamboyants des couchers de soleil.
catastrophes.
Les rais de lumière
Quand des nuages passent devant le Soleil, ses rayons lumineux, diffusés par les gouttelettes d’eau en suspension ou les poussières atmosphériques, forment des faisceaux blancs.
L’arc-en-ciel
Quand le Soleil brille au travers d’une averse, les gouttes de pluie réfléchissent sa lumière et la décomposent en un arc qui fait apparaître les sept couleurs dont elle est constituée.
Les mirages
Ils naissent par temps chaud quand la lumière du Soleil, en traversant des couches d’air de températures différentes, est déviée et reflétée. Il se crée un effet miroir, qui fait apparaître au sol l’image inversée de certains objets plus ou moins éloignés. Par exemple, le ciel se reflète sur la route ou au milieu du désert, donnant l’impression de voir une étendue d’eau.
Les aurores polaires
Ces magnifiques voiles de lumière s’observent la nuit dans les régions polaires. Ils sont produits par des particules électriques émises par le Soleil, qui sont déviées vers les pôles et émettent des ondes lumineuses au contact de l’atmosphère.
Le rayon vert
Lorsque le Soleil se couche, le rouge, l’orangé, le jaune et les couleurs composant la lumière disparaissent tour à tour derrière l’horizon. Parfois subsiste une vive lumière verte pendant quelques secondes, dernière lueur du Soleil. On l’observe particulièrement quand l’air est pur et l’horizon parfaitement dégagé.
Les parhélies
Appelés également « faux soleils », ce sont deux points très lumineux à gauche et à droite du Soleil qui donnent l’impression que ce dernier est entouré de frères jumeaux. Ce phénomène, visible dans les régions polaires, est dû à la lumière du Soleil qui se reflète dans des cristaux de glace en suspension. 95
LES VOLCANS T E X T E S C AT H Y F R A N C O I L L U S T R A T I O N S J A C Q U E S D AY A N – G I A M P I E T R O C O A S TA ( L E A F I L LU S T R AT I O N )
LE FEU SOUS LA MER
Les fumeurs noirs
Les volcans sont dix fois plus nombreux sous l es océans que sur les continents. Certains grandissent tellement qu’ils deviennent des îles. Ainsi, le Mauna
Dans les rifts, le magma issu des profondeurs de la Terre s’échappe par une fracture. À proximité se dressent de drôles de cheminées, les fumeurs noirs. Le panache sombre qui s’en échappe n’est autre que de l’eau de mer qui s’est infiltrée profondément, a été chauffée par le magma, puis est ressortie, chargée d’éléments minéraux, de gaz, de soufre et de particules de métaux. La t empérature de cette eau très acide peut atteindre 400 °C.
Kea, à H awaii, mesure plus de 9 000 m de haut, dont 5 000 m sont sous la surface de l ’eau ! L’essentiel de l’activité volcanique sous-marine se situe au niveau des rifts océaniques créés par l’écartement de 2 plaques. Là, autour d’étranges cheminées appelées « fumeurs » , des o rganismes vivants parviennent à se développer.
L’Institut de recherche Ifremer a pris d’étonnantes photos de la faune qui prospère autour des fumeurs noirs. Les vers riftias (1) se nourrissent des bactéries attirées par la chaleur ambiante. On trouve aussi des pieuvres (2), des essaims de crevettes aveugles, des poissons, des coquillages, des anémones (4). On a même découvert un drôle de crustacé velu (3) !
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Au contact de l’eau froide, l’eau chaude qui jaillit dépose des cristaux et diverses particules métalliques qui édifient peu à peu les fumeurs. Certains atteignent 20 m de haut ! Aux alentours, la vie fourmille, formant une véritable oasis au milieu du désert glacial environnant. Plus de 500 espèces ont été répertoriées !
NAISSANCE D’UNE ÎLE VOLCANIQUE Dans le fond des océans, les volcans ont des éruptions paisibles. Plus ils approchent de la surface de l’eau, plus ils sont explosifs. Un combat acharné se livre alors entre le feu et l’eau jusqu’à ce que le volcan crève la surface. Ci-dessous, une é ruption du Hunga Tonga-Hunga Ha’apai, un volcan des îles Tonga, en 2009. Depuis 1912, ce géant sous-marin, apparu en trois points hors de l’eau, continue sa lente progression vers la surface.
Oreillers de lave
Écrasée par le poids de l’eau, la lave qui surgit au fond des océans s’épanche tranquillement. Vite refroidie au contact de l’eau, elle prend des formes arrondies que l’on appelle des coussins de lave.
LES ATOLLS Quand une île volcanique s’éloigne d’un point chaud (voir pp. 4-5), son activité diminue (A). Autour se développent des récifs de coraux. Usé par les vagues et le vent, le volcan s’affaisse peu à peu (B). Après quelques millions d’années, il ne reste plus qu’une étendue d’eau claire, que l’on appelle un lagon, entourée d’une barrière de corail (C). Un atoll est né.
Le splendide atoll de Bora-Bora, en Polynésie française.
C
B
A
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LES BIENFAITS DES VOLCANS Bien que redoutables, les volcans sont aussi source de vie. Sous l’océan, ils libèrent des minéraux apportant des substances riches en nutriments, dont se nourrit le plancton, à la base de toute une chaîne alimentaire. Sur les continents, les sols des régions volcaniques sont souvent très fertiles. Les volcans fournissent en outre des matières utiles pour l’homme, et la chaleur du sous-sol permet de produire de l’énergie. Riche en sels minéraux, l’eau des sources chaudes peut guérir certaines maladies.
Sable bienfaisant La plage d’Ibusuki, sur l’île de Kyushu, au Japon, est célèbre pour ses bains de sable chauffé à plus de 80 °C par des remontées de gaz volcaniques. On s’y fait ensevelir pour se détendre, régénérer son corps, et soulager douleurs et courbatures.
Des terres fertiles Déposées en fines couches, les cendres volcaniques constituent un excellent engrais naturel. En Italie, les pentes de l’Etna et du Vésuve sont cultivées. Java, en Indonésie, qui compte de nombreux volcans actifs, est l’île la plus fertile du monde. 170
Le soufre
Il est employé dans l’industrie pour rendre le caoutchouc plus résistant, blanchir le sucre, et entre dans la composition de certains médicaments. Il est déposé par les fumerolles, des émanations de gaz chaud qui s’échappent des fissures des volcans. Ces gaz cristallisent en refroidissant et donnent le soufre. Les zones volcaniques riches en soufre sont appelées « solfatares » (en italien : mines de soufre).
L’énergie des volcans
La chaleur du sous-sol peut être utilisée pour produire de l’énergie : on parle d’énergie géothermique. Les régions volcaniques sont des lieux privilégiés pour ce type d’exploitation. À Svartsengi, en Islande, la centrale géothermique pompe ainsi l’eau chauffée dans les profondeurs de la Terre par l’activité volcanique pour fournir de la chaleur aux serres et aux habitations et fabriquer de l’électricité. Le surplus des eaux chaudes coule dans un grand bassin où l’on peut se baigner en toute saison.
Sur les flancs du volcan Kawah Idjen, des hommes transportent dans des conditions particulièrement difficiles de gros blocs de soufre pour les redescendre dans la vallée.
La pierre de Volvic
Certaines roches volcaniques constituent d’excellents matériaux de construction, solides et capables de résister au temps. En Auvergne, une région de France où dorment de nombreux volcans, la pierre de Volvic, de couleur sombre, est exploitée depuis des siècles. Elle a servi à construire des maisons, des églises et même la cathédrale de Clermont-Ferrand.
Beppu, ville thermale
Dans cette ville située au cœur du Japon, la vapeur jaillit de partout. On y dénombre pas moins de 3 000 sources chaudes dont la température varie de 45 à 100 °C ! L’eau, chauffée par l’activité volcanique en profondeur, a permis la création de nombreux établissements de bains. 171
© 2021, FLEURUS ÉDITIONS 57, rue Gaston Tessier, CS 50061, 75166 Paris Cedex 19 www.fleuruseditions.com Direction : Guillaume Arnaud Direction éditoriale : Emmanuelle Braine Bonnaire Conception de la collection : Émilie Beaumont et Jack Delaroche Édition : Élodie Condé Conception graphique : Éric Laurin sous la direction de création de Élisabeth Hébert Direction artistique : Bleuenn Auffret, assistée de Julien Di Giorgio Mise en page originale : Graph'M Mise en page : Studio Cromatik Direction de fabrication : Thierry Dubus Fabrication : Sabine Marioni Loi n° 49-956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse, modifiée par la Loi n° 2011-525 du 17 mai 2011. Dépôt légal : octobre 2021 N° d’édition : J21289 ISBN : 978-2-2151-6681-8 • MDS : FS66818 Achevé d’imprimer en septembre 2021 en Pologne par Interak
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